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jeudi 29 novembre 2012

Gricel : l'histoire vraie au cinéma [à l'affiche]


Le réalisateur argentin Jorge Leandro Colás vient de signer un docu-fiction qui sort sur les écrans à Buenos Aires aujourd'hui et qui se penche sur l'histoire d'amour peu connue entre le poète de tango José María Contursi et d'une jeune fille qu'il a avait rencontrée dans un petit village de la province de Buenos Aires, du nom de Gricel. Il était alors marié et père de famille, il n'était pas question pour un homme de cette génération de quitter sa femme pour cette aventure adultère. Mais les deux amants se retrouvèrent plus tard, Contursi était veuf,  elle était restée célibataire. Alors ils reprirent leur histoire là où ils l'avaient laissée et vécurent ensemble. C'est auprès d'elle que le poète a achevé sa vie.

Gricel, c'est aussi le titre d'un de ses plus beaux tangos, que l'on trouve sur toutes les anthologies discographiques dans l'un ou l'autre des nombreux enregistrements qu'il a connus. Un morceau déchirant, très souvent diffusé dans les milongas du monde entier. La jeune femme lui aura ainsi inspiré de nombreux textes qui forment aujourd'hui le fonds traditionnel du répertoire du tango-canción.

Parmi les interprètes du film, d'une durée de 67 minutes, on retrouve les chanteurs Juan Pablo Villareal et Josefina Rozenwasser (1), que connaissent déjà les lecteurs assidus de ce blog.

Le guide cinéma de La Nación a mis en ligne l'affiche et la bande-annonce du documentaire et indique bien entendu toutes les salles où il sera projeté à partir d'aujourd'hui.

Hier, le quotidien Página/12 publiait une interview du réalisateur sur cette histoire réelle et le fil conducteur, un brin artificiel et d'une banalité à pleurer, que Colás a choisi pour dérouler son action (un chanteur lyrique cherche une idée d'argument pour un livret d'opéra !). Il y parle aussi des documents sur lequel il s'est appuyé : la correspondance, les photos, des interviews...

Cela vaut donc sans doute le coup d'oublier le prétexte banal et d'aller passer une heure dans une salle de cinéma si vous vous trouvez en Argentine en ce moment !

Pour aller plus loin :
consulter la fiche du film sur Guía La Nación.

(1) C'est la chanteuse du Alan Haksten Grupp.

vendredi 21 septembre 2012

El Faro demain soir : un festival à lui tout seul ! [à l'affiche]



Guitariste (Claudia Humoller), percussion (Hugo Bochard) et chanteuse (Josefina Rozenwasser, que vous connaissez déjà comme la voix -magnifique- de Alan Haksten Grupp) et un couple de danseurs (Eladia Córdoba et José Garofalo) pour présenter le récent disque de la chanteuse et compositrice Clori Gatti et du bandonéoniste et guitariste (et arrangeur) Pablo Zapata (1) et en profiter pour saluer l'arrivée du printemps dans ce café-restaurant de quartier, situé, comme le savent mes lecteurs fidèles, à l'angle des avenues La Pampa et Constituyentes, sur le trottoir du côté Villa Pueyrredón (de l'autre côté, c'est Villa Urquiza et encore de l'autre côté du carrefour, c'est un autre quartier, Parque Chas).

Samedi 22 septembre 2012, à 22h, avec 30 $ de droit au spectacle.

Pour en savoir plus :
visiter le site Internet de Gatti y Zapata.

(1) Le duo s'était séparé sans avoir pu mettre ces morceaux sur le marché, la réalisation de ce disque ayant été interrompue par cette séparation. Le temps a passé, le duo se reforme...

mercredi 29 juin 2011

Josefina Rozenwasser présente son premier album solo au CCC ce soir [à l'affiche]


La chanteuse Josefina Rozenwasser, qui est la voix du Alan Haksten Grupp, présente ce soir, mercredi 29 juin 2011, à 20h30, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, son premier album solo, intitulé Proyección.

Le disque se compose de classiques du répertoire et de morceaux beaucoup plus récents.

Elle est accompagnée sur le CD par 5 musiciens, Néstor Díaz à la guitare (il est aussi le directeur musical de l'album et son arrangeur), Matías Albamonte à la guitare, Alejandro Abbonizio à la contrebasse, María Florencia Prieto au violon et Agustín Uriburu au violoncelle. Adolfo Trepiana y est invité au bandonéon.

Entrée : 30 €.

Belle voix et artiste sans prétention, franche, directe, très jeune, qu'il faut découvrir. Le concert de ce soir est une bonne occasion.

jeudi 6 mai 2010

Un concert et puis Cannes [à l'affiche]

L'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone, dont je vous ai parlé à plusieurs reprises, donne demain soir, vendredi 7 mai 2010, un concert au Torcuato Tasso, Defensa 1575, à 23h45. Entrée : 40 $. Le spectacle porte le nom de son prochain disque, Escucháme una cosa, Vicente (Ecoute-moi une seconde, Vicente).

En l'occurrence, Juan sera accompagné par son ami de toda la vida, le guitariste Victor Lasear, et son autre complice, le pianiste Gustavo Corrado. Il a aussi invité le duo Tajo y Tajo (couteau et couteau), composé de la chanteuse Josefina Rosenwasser et du pianiste Juan Ignacio Pesteguy.

Après quoi, direction Ezeiza, l'aéroport international de Buenos Aires. Juan Vattuone s'envole pour le festival de Cannes : il est l'un des interprètes d'un film de la sélection argentine. Il y a joué aux côtés de Rodrigo de la Serna, le jeune premier vedette de la télévision argentine qui est aussi un grand connaisseur et un bon promoteur du tango, comme vous pourrez le constater en allant visionner la série de documentaires qu'il a produits pour la chaîne de télévision culturelle publique argentine Canal Encuentro (lire mon article n° 1200 que j'ai consacré à cette série et particulièrement au numéro 9, qui porte sur la ville de La Plata et sur Alorsa).

Pour mieux connaître Juan Vattuone, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous pourrez découvrir les autres articles que j'ai écrits sur lui dans ce blog.

Juan Vattuone est l'auteur-compositeur de Tierra Negra, la letra la plus récente (2008) de mon anthologie, Barrio de Tango (ed. du Jasmin). Tierra Negra est l'un des titres de ce prochain disque qu'il présente en avant-première demain avec son nouveau spectacle, étreiné pendant le Festival de Tango de Buenos Aires d'août 2009 (lire mon article du 26 août publié le 14 septembre, sur sa prestation à Harrods ce jour-là).