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dimanche 5 septembre 2021

Litto Nebbia sort un nouveau disque sur une poétesse de La Pampa [Disques & Livres]

"De cette bouche [la mienne], dans ce monde", dit le titre


Litto Nebbia, chanteur, auteur et compositeur, inventeur du rock à texte de langue espagnole, mais aussi producteur de disques indépendant, vient de sortir en collaboration avec César Franov, l’un de ses plus fidèles partenaires musicaux, un disque autour de l’œuvre de Olga Orozco (Troay, La Pampa, 1920 – Buenos Aires, 1999), une poétesse populaire de cette province du nord de la Patagonie.

Il s’agit en fait d’une reprise d’un enregistrement que les deux musiciens avaient réalisé un jour avec elle en improvisant sur leurs instruments tandis qu’elle disait ses poèmes.

Le Secrétariat d’État à la Culture de La Pampa s’est associé à la maison Melopea, fondée et dirigée par Litto Nebbia, pour produire ce disque au sujet duquel Página/12 est allé interviewer le chanteur.

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Comme vous pouvez le voir, jeudi dernier, Litto Nebbia, sur qui le temps semble ne plus avoir aucun effet, et son actualité discographique faisaient la une du supplément culturel quotidien du journal de gauche.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mardi 18 mai 2021

En Argentine, les courbes menacent la fête nationale [Actu]

L'incidence sur les deux dernières semaines
Infographie La Nación
(capture d'écran)
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Après de légers signes d’amélioration il y a dix jours en province de Buenos Aires, les chiffres sont à nouveau à la hausse dans plusieurs régions : à Buenos Aires intra-muros, dans sa banlieue, plus largement dans la province homonyme mais aussi à Córdoba, à Río Negro, à Catamarca, à Chaco, à Entre Ríos, à Formosa, à La Pampa et à San Juan. La carte d’incidence montre un Cône Bleu devenu tout rouge (1).

Données totales depuis mars 2020
De gauche à droite
Nombre de personnes touchées, nombre de personnes symptomatiques,
nombre de patients guéris; nombre de décès
Capture d'écran La Nación
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Hier, le nombre de morts a à nouveau dépassé le chiffre symbolique de 500. Quant aux cas dépistés, on en comptait hier 28 680, ce qui est très élevé pour un pays de 44 millions d’habitants.

"Vers une fermeture totale pour un temps plus délimité"
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Devant cette catastrophe pourtant prévisible, Horacio Rodríguez Larreta, qui tenait tant à maintenir ouvertes les écoles malgré une décision contraire au niveau fédéral, est en train d’envisager de les fermer. Il était temps.

Le gouvernement fédéral lui aussi laisse fuiter qu’il va prendre de nouvelles mesures de restrictions qui devraient être annoncées vendredi. Autrement dit, c’est raté cette année encore pour la fête nationale qui se tiendra mardi prochain, le 25 mai. Le pont accordé en début d’année a même déjà été annulé à la fin de la semaine dernière pour éviter de trop amples déplacements pendant le week-end prolongé.

Et pendant ce temps-là, les doses de vaccins atterrissent les unes derrière les autres à l’aéroport international de Buenos Aires : Sputnik V, Sinopharm et depuis peu Astra Zeneca mais les difficultés sont les mêmes qu’ailleurs sur la planète. Les quantités ne suffisent pas à compenser la vitesse de propagation du virus.

"On cherche à freiner l'augmentation des cas
par des mesures plus dures auxquelles la Ville s'associerait"
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Presque tous les journaux ce matin détaillent la situation en trois articles : l’un porte sur les hésitations du chef de gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, un autre sur les mesures envisagées par le président, le troisième fait le point sur les chiffres.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

A la Casa Rosada :
A Buenos Aires (ville autonome)
Les chiffres :
lire l’article de La Nación



(1) Le Cône Bleu, c’est l’Argentine. Comme on dit l’Hexagone pour désigner la France.

lundi 18 février 2019

Premier indice tendanciel en cette année électorale [Actu]

Jeu de mots sur le nom du candidat PRO, Mac Alister,
ici à la droite du président Macri, dans un décor qui évoque le golf
"Mac Macri Mac Dégelée"

Hier, dans la Province de La Pampa, au nord de la Patagonie, ont eu lieu les primaires (PASO) pour les prochaines élections provinciales (gouverneur et chambre législative), dans le cadre de scrutins dont la date a été avancée sur le calendrier national.
Clarín a préféré mettre en vedette le président en voyage officiel en Inde et en Asie
Les PASO de La Pampa sont traitées en petit titre, en haut à droite
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Or dans l’alliance aujourd’hui au pouvoir au niveau national, Cambiemos (changeons), ce n’est pas le parti majeur, le PRO, qui est arrivé en tête mais la UCR, qui se contenait en 2015 de venir compléter la formule lorsque celle-ci a été formée. Le président Mauricio Macri est issu du PRO. Ce résultat d’hier est donc interprété comme un formidable échec du président. A juste titre, eu égard aux chiffres : le candidat UCR a remporté 65,7 % des suffrages tandis que celui du PRO a rassemblé 34,3 %, soit un peu plus de la moitié.

C’est un tremblement de terre politique qui renverse les rapports de force à l’intérieur de Cambiemos. C’est aussi la confirmation de ce que l’on sent monter dans le pays, en but à une crise économique formidable dans laquelle le président a rompu avec ses engagements les plus symboliques, comme celui de ne jamais faire appel au FMI, et ses arguments électoraux qui se retournent contre lui (il avait accusé la précédente majorité d’être incapable de gouverner à cause du taux de 25 % d’inflation mais l’inflation est maintenant de plus de 49 %). Le pays se détourne du président et de sa politique néolibérale pour préférer un Etat plus interventionniste et plus redistributif.

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Avant ce scrutin, dans plusieurs provinces, notamment celle, assez importante, de Mendoza, l’UCR commençait à vouloir prendre son autonomie dans le cadre de Cambiemos, voire à reprendre sa liberté complète. Une tendance risque de s’amplifier jusqu’aux PASO, qui doivent avoir lieu le 11 août au niveau national. Se détacher du PRO peut être une stratégie pour éviter de tout perdre, au moins sur le plan électoral. C’est le cas à Mendoza, dont le gouverneur est issue de l’UCR et tente de dégager son parti pour les PASO.

Pour aller plus loin :

vendredi 7 décembre 2018

Corps constitués et ONG : même refus [Actu]

"N'apprenons pas à nos policiers à tuer dans le dos" dit le gros titre
en citant ce responsable de la police de la Province de La Pampa

Peu à peu, des voix s’élèvent contre la modification du code d’utilisation des armes à feu imposé au début de la semaine à la police fédérale et qui élargit la notion de légitime défense au tir sur des fuyards.

Aujourd'hui à la une de Página/12
Patricia Bullrich : Ici, nous n'avons besoin d'aucun Bolsonaro pour faire des bolsonarises
Traduction © Denise Anne Clavilier

Le directeur de la police provinciale de La Pampa et le secrétaire d’État en charge des droits de l’homme au gouvernement de la province de Buenos Aires condamnent la mesure. María Eugenia Vidal, la gouverneure de la province de Buenos Aires, alliée du président Mauricio Macri, dont elle était la seconde lorsqu’il était chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, a annoncé qu’elle refusait de faire appliquer la nouvelle mesure à la police bonaerense (les forces de l’ordre provinciales, dont provient Luis Chocobar, le sous-officier passablement bas de plafond, qui a tué un mineur en abusant de sa fonction et dont les ennuis judiciaires sont à l’origine de cette déplorable décision). Par prudence politique, elle se garde bien de condamner la ministre Patricia Bullrich mais on sent bien qu’avec l’intelligence qui la caractérise, María Eugenia Vidal a compris que cette mesure risque fort d’ajouter de la violence à la violence, au lieu d’y apporter un remède.

On est néanmoins surpris par l’inertie de la population générale. Les Argentins ne descendent pas dans la rue pour exprimer leur désapprobation. Il est probable que les soucis économiques sont en train d’amoindrir leur capacité de prise de conscience. Il y a dix mois, quand cette mesure a commencé à pointer son nez dans l’actualité, le rejet était beaucoup plus manifeste. Mais ceci se passait avant la brutale aggravation de la crise économique et avant que le pays ait recours au FMI.

Dans l'édition de ce jour de Página/12
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Les années du crabe. « En arrière toute, youh-ouh ! (1)
... L’avantage de marcher toujours à reculons
… c’est qu’on tourne pas le dos. Et donc tu ne cours pas le risque qu’on te tire dessus »
Traduction © Denise Anne Clavilier

Peut-être lundi 10 décembre verra-t-il le thème envahir les pancartes et les slogans des citoyens qui marcheront pour honorer la journée des Droits de l’homme.

Pour aller plus loin :
lire l’article de une de Página/12 qui a interviewé le commandant de la police de La Pampa

Ajout du 8 décembre 2010 :
lire cet article de Página/12 sur la demande faite par l'opposition parlementaire nationale à la Procuraduría Contra la Violencia Institucional (Procuvin) pour qu'elle s'oppose juridiquement à la nouvelle norme policière.



(1) En fait, le crabe marche sur le côté, pas à reculons. Mais la BD marche quand même !

samedi 27 février 2016

Première Rencontre nationale de musique pour les enfants [à l'affiche]

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Depuis 1997, le collectif Momusi (Movimiento para la música para niños y niñas) organisait à Buenos Aires une série d'activités pour promouvoir la musique auprès des enfants. Ce travail de longue haleine, d'artistes et d'enseignants pleins de passion et de courage, aboutit pour la première fois cette année à une manifestation qui va se dérouler à partir d'aujourd'hui et pendant les quelques semaines de la rentrée scolaire à Buenos Aires mais aussi dans plusieurs provinces du pays ainsi que dans de simples villes de ces mêmes provinces. Ce sera donc la première Rencontre nationale de musique pour les enfants.

Concerts, cours et ateliers gratuits seront animés par des musiciens professionnels, parfois de véritables vedettes, avec des programmes locaux qui obéissent chacun aux particularités de la province ou de la ville.

Le programme d'aujourd'hui dans la ville de Buenos Aires

Página/12 et La Nación s'en font l'écho dans la presse nationale. Il existe une répercussion certaine mais inégale dans la presse régionale.

Le collectif est présent sur Facebook et s'en donne à cœur joie depuis quelques jours.

Pour aller plus loin :
se connecter sur la page Facebook de Momusi.

vendredi 11 juillet 2014

Demain, ce sera à Santa Rosa [à l'affiche]


Le Centenaire Aníbal Troilo aura sa fête demain, 12 juillet 2014, au lendemain du jour J, dans la capitale provinciale de La Pampa, à Santa Rosa. Chanteurs et musiciens...