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jeudi 17 septembre 2026

Les frères Ruggiero lancent leur Festival du Bandonéon à Buenos Aires, Avellaneda et Rosario [à l’affiche]

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Ce soir, jeudi 17 septembre 2026, les frères Adrián et Daniel Ruggiero, musiciens et fils du grand bandonéoniste Osvaldo Ruggiero, connu pour avoir été pendant de nombreuses années le premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese, lancent ce soir la 4e édition de leur Festival Internacional del Bandoneón Osvaldo Ruggiero, qui se déploiera cette année à Buenos Aires, dans la ville de banlieue populaire de Avellaneda, qui abrite un célèbre conservatoire de musique populaire, et dans la capitale culturelle et économique de la Province de Santa Fe, la ville de Rosario.

Le festival se déploiera jusqu’à la fin du mois où un concert de Víctor Lavallén, autre grand de l’instrument, aujourd’hui octogénaire, au CAFF, dans le quartier de l’Abasto de Buenos Aires, celui où vécut Carlos Gardel et Aníbal Troilo, autre immense maître du bandonéon.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

consulter le site Internet du CAFF pour les informations concernant ce concert final du 26 septembre prochain

vendredi 14 novembre 2025

Rosario : de nouveau une « capitale du crime » ? [Actu]

"Cerné de plus en plus près", dit le gros titre
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Rosario, la capitale économique et culturelle de la province de Santa Fe et aujourd’hui la seconde ville culturelle d’Argentine, était au début du 20e siècle aux mains d’une mafia qui en avait fait son fief, comme une autre avait fait à Chicago aux États-Unis à peu près à la même époque.

Aujourd’hui, différents scandales secouent la ville.

Il y a quelques années, on a vu des menaces très claires être adressées publiquement à Lionel Messi et sa famille, qui vit et travaille à Rosario, par des réseaux locaux de narco-trafiquants.

Hier (Une ci-dessus), on apprenait qu’un magistrat avait fait l’objet d’une perquisition en bonne et due forme pour des faits d’abus de pouvoir sur fond de trafic de dollars, alors que le marché des changes est régulé afin de ne pas épuiser les réserves fédérales.

Aujourd’hui, Página/12, toujours lui, titre son édition locale (ci-dessous) sur un complexe trafic de carburant opéré dans la province de Santa Fe par un gang qui a adopté la même organisation que la police et que dirigerait un ancien haut responsable des forces de l’ordre locales.

"En bande organisée" dit le gros titre
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Une régression historique pour cette belle ville qui vu naître le drapeau national en 1812.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 d’hier
lire l’article de Página/12 d’aujourd’hui

mercredi 9 juillet 2025

Le troisième lapin de Mileí à la patrie [Actu]

Intérieur de la Casa Histórica de Tucumán
La salle de réunion du Congrès indépendantiste
Le livre d'or semble attendre un président qui ne s'est pas présenté


En prenant pour prétexte l’épais brouillard qui règne actuellement sur Buenos Aires et qa prenui aurait empêché son retour dans la capitale après les célébrations à Tucumán, tout à l’ouest de l’Argentine, Javier Mileí a renoncé à se rendre dans la ville qui vit proclamer la déclaration d’indépendance le 9 juillet 1816. Il a célébré à Buenos Aires, par un froid de canard, cette deuxième fête nationale argentine.

Le comportement de Mileí est si minable
que Página/12 préfère titrer sur un scandale
qui éclabousse le président : 10 valises en provenance de Miami
escortées par des connaissances de Mileí
sont entrées en Argentine sans passer de contrôles
En haut, à côté de la photo de la Casa Histórica :
"Ne nous explique pas que la nuit tombe"
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En réalité, les gouverneurs avaient presque tous annoncé qu’ils n’assisteraient pas à la cérémonie que le chef de l’État préside traditionnellement en personne. Ils entendaient ainsi protesté contre la politique de Mileí qui refuse de répartir aux provinces leur part de la trésorerie nationale, une part qui est censé rééquilibrer les ressources inégales dont elles disposent.

"Les politiques désertent et ne respectent même pas
la Fête de l'Indépendance", gronde le gros titre
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Or en moins d’un mois, c’est la troisième fois que Mileí fait la cérémonie buissonnière. Il ne s’est pas non plus déplacé à Salta le 17 juin pour l’anniversaire de la mort du général Güemes, un grand héros populaire de la guerre d’indépendance, ni trois jours plus tard, à Rosario, lieu où le général Manuel Belgrano a pour la première fois hissé le drapeau national en 1812 au jour anniversaire de la mort de celui-ci qui sert de fête du drapeau. Dans les deux cas, il est de tradition que le président se déplace et préside les deux cérémonies. Il a présenté des excuses tout aussi invraisemblables que celles d’hier.

"Mileí ne s'est pas rendu à Tucumán à cause de la météo
et de l'absence des gouverneurs", dit le gros titre
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En fait, tout se passe comme s’il avait la trouille de se faire huer…

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

L’article de Une de La Prensa n’est pas disponible en ligne.

lundi 30 juin 2025

La gauche reprend des couleurs aux élections locales de Formosa et Santa Fe [Actu]

"Rosario a toujours été près"
(comprenez comme vous voulez près de la victoire
ou près de Cristina)
En photo principale : le discours de victoire
du principal opposant municipal
Au-dessus : dans un rapport confidentiel, la banque JP. Morgan
déconseille à ses clients d'investir en Argentine
Pour aller plus loin sur ce point :
lire l'article de Página/12
lire l'article de Clarín
lire l'article de La Nación
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Avec une participation plus élevée que dans les précédentes élections provinciales où elle était autour de 50 % seulement, des élections de mi-mandat se sont tenues localement, en avance du calendrier national, dans les provinces de Formosa, à l’extrême nord de l’Argentine, et Santa Fe, au nord-ouest de Buenos Aires. Dans les deux cas, la gauche péroniste, sans aucun doute galvanisée par la condamnation définitive et la résidence surveillée imposée à Cristina Kirchner, fait de bons résultats, devançant même et, dans ce cas, assez largement le PRO, la droite libérale de Mauricio Macri (ou ce qu’il en reste après les raids opérés sur elle par Javier Mileí et consorts) et LLA (La Libertad Avanza, la mal-nommée mileíste).

Pratiquement rien sur les élections,
sauf cette photo de la soirée électorale
du gouverneur de Sante Fe qui fait silence sur Rosario
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C’est dans les élections municipales de Rosario, la seconde ville argentine, capitale culturelle et économique de la province de Sante Fe, que le résultat est le plus spectaculaire : il y avait 52 ans que le péronisme attendait d’y gagner un scrutin. C’est fait : la liste kirchnériste remporte 30,60 % des suffrages exprimés dans le cadre du renouvellement partiel du conseil municipal (assemblée élue qui exerce le pouvoir législatif pour la ville, tandis que le maire, dont le mandat n’était pas en jeu, exerce le pouvoir exécutif), devant la majorité provinciale (LLA), qui atteint 28,8 %, et la droite libérale de l’actuel maire (25,6%). Et pourtant, le taux de participation à Rosario a été très faible, de l’ordre de 50 % (les taux varient selon les sources). Ce qui veut sans doute dire que les électeurs de la gauche de gouvernement se sont mobilisés contrairement à ceux qui votent à droite (libéraux et libertariens) et qui n’ont pas sans doute pas vu venir les bons résultats de leurs opposants. Dans le reste de la province, c’est plutôt la droite libérale qui l’a emporté, selon une tradition qui ne se dément donc que très difficilement. Les résultats sont donc moins satisfaisants pour la gauche mais comme ils concernent une population beaucoup plus clairsemée, c’est la victoire à Rosario qui s’impose dans les esprits et dans les analyses partisanes, en vue des élections nationales de mi-mandat où la gauche espère casser l’actuelle majorité dont l’incohérence et la volatilité profitent à la politique libertarienne, anti-sociale et anti-étatique de Mileí.

"A Formosa, [le gouverneur] Insfrán faisait
passer en force sa réélection ;
A Rosario, la victoire du péronisme est une surprise"
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A Formosa, province très pauvre et assez peu connue des Argentins eux-mêmes, c’est la gauche kirchneriste qui l’emporte sans que cela constitue une surprise. Formosa est un bastion du péronisme depuis le retour à la démocratie. Il le reste. La majorité vient de remporter 68 % des suffrages exprimés pour le renouvellement complet de la Legislatura provinciale, le tout avec une participation plutôt haute par les temps qui courent de 64,34 %. En comparaison, LLA obtient 11 % des voix et arrive troisième du scrutin.

"Large victoire de Insfrán pour défier la Cour [suprême]
et aller chercher une nouvelle réélection", dit le gros titre
au-dessus d'une image de Messi,
dont l'équipe a été défaite par le PSG... aux Etats-Unis !
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Dans cette province, les têtes changent très peu souvent. L’actuel gouverneur en est à son septième mandat (après avoir été le vice-gouverneur de son prédécesseur) et la Cour suprême de la Nation commence à froncer les sourcils, estimant que l’article de la constitution provinciale qui autorise cette candidature perpétuelle doit être révisé. Les observateurs pensent que, fort de cette nouvelle majorité incontestable, le gouverneur va lancer une réforme constitutionnelle dans le sens inverse : pour rendre plus difficile à attaquer l’article récemment visé par la Cour. Et sans doute lancer une huitième candidature pour un huitième mandat (tant qu’on a la santé…). Tout cela entraîne bien entendu l’expression rageuse de la part de l’opposition de ses soupçons quant à la sincérité de ce scrutin et des précédents, cette opposition qui sans doute se comporterait de la même manière si elle en avait les moyens.

"Le futur est déjà là", proclame la Une de
l'édition rosarine de Página/12
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Les élections nationales et les autres scrutins provinciaux que les gouverneurs ont laissées calés sur une date unique se tiendront en octobre et définiront la suite du mandat de Mileí, qui a déjà annoncé qu’il comptait se représenter dans deux ans.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 sur Rosario (Santa Fe)
lire l’article de Página/12 sur Formosa
lire l’article de La Prensa sur Santa Fe
lire l’article de La Prensa sur Formosa
lire l’article de Clarín sur Formosa (l’article sur Rosario est réservé aux abonnés. Tiens, tiens ! Et pourquoi donc ?)
lire l’article de La Nación sur Santa Fe
lire l’article de La Nación sur Formosa

jeudi 25 janvier 2024

Première manifestation contre Mileí : des rues pleines ! [Actu]

"A bon entendeur, salut", dit le gros titre
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Dans toutes les villes d’Argentine et sous une chaleur accablante due à la vague caniculaire qui affecte le pays, des foules compactes sont sorties dans les rues, hier tout au long de l’après-midi, pour protester contre la politique de Javier Mileí. Le mot d’ordre avait été lancé début janvier après la présentation au Congrès du projet de loi « Omnibus », ces 614 articles qui vendent l’État à l’encan et dérégulent tous les secteurs de l’économie.

"Aussi pacifique qu'inutile", condamne La Prensa
le journal de la droite réactionnaire, de la catholicité bien pensante
et plutôt hostile au pape François
Le journal a préféré la photo d'un des orateurs syndicaux à Buenos Aires
Cela permet de ne pas montrer la densité de la foule
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Foules massives à Buenos Aires et dans certaines grandes villes comme La Plata ou Rosario, plus clairsemée bien sûr dans les villes des provinces dépeuplées, notamment celles du sud du pays.

Dessin de Miguel Rep, sur le site de Página/12 aujourd'hui.
A gauche : "La patrie n'est pas à vendre" (l'un des slogans des manifestants)
au fond (sur le bâtiment du Congrès) : "Députés à louer"
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A Buenos Aires, le lieu de rassemblement a été la place du Congrès non pas tant pour sa taille que pour sa symbolique : le projet de loi est actuellement examiné par les parlementaires en vue du débat qui doit avoir lieu à la chambre des Députés dans les jours qui viennent. Mileí n'a aucune majorité dans aucune des deux chambres constituant le Congrès de la Nation.



"Pas à vendre", dit le gros titre de ce quotidien
local de la province de Santa Fe,
sur une photo du Monument au Drapeau de Rosario,
la seconde ville de la province
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Côté grévistes, La Nación estime que la mobilisation a raté. Cela reste à voir car on est en pleine période estivale et les grèves, dans le secteur public, ne pouvaient pas avoir les effets qu’elles auraient eus en pleine période d’activité.

"Une demi-grève et une manifestation costaude
qui ne changeront rien", dit le gros titre
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De très nombreux quotidiens, y compris les journaux locaux des provinces les plus éloignées de la capitale fédérale, ont arrêté leur choix sur la même photo pour illustrer leur une : une photo de Plaza del Congreso, à Buenos Aires, qui montre en plongée, au-dessus de la coupole du Congrès, la place couverte de monde à perte de vue.

"La CGT a mis en mouvement tout son appareil
et menacé le gouvernement avec une grève
de peu d'ampleur", dit le gros titre
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Le gouvernement ne semble toutefois pas très impressionné. Il prétend vouloir continuer sur le même chemin, comme il est de tradition lorsqu’un gouvernement reçoit une gigantesque claque ! Faisons comme s’il ne s’était rien passé. En revanche, il faut relever un détail : les manifestants n’ont pas fait de gros dégâts sur leur chemin. Ils ont respecté les monuments patrimoniaux, ce qui n’a pas toujours été le cas notamment sous la mandat de Mauricio Macri, où la rage les avait poussé notamment à couvrir de slogans à la peinture les murs du Cabildo de Buenos Aires et de peinture la copie du Penseur de Rodin qui se trouve sur Plaza de Congreso. Il semblerait donc que la foule des manifestants soit restée très maîtrisée, très disciplinée, très consciente des enjeux pour la démocratie argentine qui vient de fêter, en demi-teintes, ses quarante ans.


"Monument à la marche", titre cette une de l'édition
de Rosario de Página/12, sur cette photo de l'ensemble
du Monumento a la Bandera, dédié au souvenir de Manuel Belgrano,
créateur du drapeau national (bandera), à Rosario, en février 1812
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A la mi-décembre, peu après la prestation de serment du nouveau président, je pensais que ce type de manifestation interviendrait à la rentrée, donc au mois de mars. Je n’avais pas imaginé que Mileí irait si vite pour détruire un siècle et demi de législation qui a construit l’Argentine démocratique d’aujourd’hui que le peuple n’attende pas la fin des vacances pour lui exprimer son rejet.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

dimanche 27 août 2023

Fleurs Noires en tournée en Argentine [à l’affiche]


Fleurs Noires est un orchestre féminin fondé en France en 2003 par une pianiste et compositrice argentine, Andrea Marsili, qui a suivi une formation musicale à Rosario, dont elle est native, puis s’est perfectionnée en France, où elle a aussi fait un cursus universitaire de haut niveau.

Les dix musiciennes présentent depuis hier leur nouveau disque, le quatrième de l’orchestre, Tangos en Aleph, en Argentine avec un demi-douzaine de concerts dans plusieurs villes.

Le premier de ces spectacles a été donné hier à la Casa de Tango de Rosario, à 300 km au nord de Buenos Aires, dans la province de Santa Fe. Ce soir, elles seront au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575 dans le sud de San Telmo, à 21 h.

Puis elles descendront à San Pedro, dans l’extrême sud de la Province de Buenos Aires, avant de changer de cap pour se rendre au nord-ouest, à San Juan, au pied des Andes, dans la province homonyme, où elles se produiront dans le prestigieux et magnifique Teatro del Bicentenario. Elles sont attendues le 2 septembre à Río de la Paz, dans la province de Entre Ríos, où elles joueront dans le cadre d’un festival. La tournée se terminera le lendemain, à Buenos Aires, dans le prestigieux cadre de la Manzana de las Luces, tout récemment réouverte au public après de longues années d’un interminable et chaotique chantier de restauration et de réhabilitation de ce site historique fondé par la Compagnie de Jésus au 17e siècle.

Tout au long du circuit, nos Fleurs Noires seront accompagnées sur scène par le percussionniste argentin établi en France et très connu dans son pays d’origine Minimo Garay et le chanteur Aureliano Marín.

Le disque bénéficie quant à lui de surcroît de la participation de Daniel Melingo, bien connu du public argentinophile français.

A cette occasion, qui ne se présente pas tous les jours, Página/12 publie aujourd’hui une interview de Andrea Marsili dans les pages de son supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 21 juillet 2023

Litto Nebbia, à 75 ans, en enfant du pays, chante à Rosario ce soir [à l’affiche]


Litto Nebbia fête aujourd’hui ses soixante-quinze ans. Le musicien a créé le premier rock à texte de langue espagnole en Argentine, dans les années 1960. Auteur-compositeur et interprète dont le répertoire englobe tout ce que l’Argentine produit de musiques populaires, depuis le tango jusqu’au folklore, en passant par le rock et le jazz, Litto Nebbia va fêter ce soir l’événement lors d’un grand récital qu’il donnera dans sa ville natale, Rosario, dans le sud de la province de Santa Fe.

Un grand théâtre public, provincial, la Sala Lavardén, ouvrira ses portes ce soir pour cette soirée exceptionnelle à entrée libre et gratuite !

"Vivre toujours plus", titre le magazine
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C’est le début d’une tournée dans toute l’Argentine avec, à la clé, la sortie de nouveaux disques. C’est toujours comme ça avec lui.

En effet, Litto Nebbia est sans doute l’un des musiciens argentins qui comptent le plus d’albums à son compteur. Il est vrai aussi que depuis une trentaine d’années, il est lui-même producteur. Il voulait en effet se donner tous les moyens de travailler en toute liberté, hors des contraintes commerciales que les grands labels lui avaient imposés dans ses premières années de carrière.

La une est occupée par les manifestations
contre la répression très violente en province de Jujuy
depuis plus d'un mois
Litto Nebbia a droit à une manchette en haut à droite
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Bon anniversaire, donc !

Et bon concert.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire la longue interview de Litto Nebbia dans Página/12 dans son édition nationale, dans le supplément culturel quotidien Cultura y Espectáculos (le rockeur est en une principale et en une de C&E)
lire l’autre interview de l’artiste dans le même quotidien, mais cette fois-ci dans son édition locale de Rosario
lire l’article de La Capital, l’un des quotidiens locaux de Rosario, à la date du 18 juillet dernier.

mercredi 24 mai 2023

Festival de tango coopératif à Rosario [à l’affiche]

L'un des participants : Alejandro Guyot et son récent travail
sur l'art gardélien du chant (dont j'ai déjà parlé il y a quelques jours)


Tout ce week-end de fête, qui commence demain avec l’anniversaire de la Révolution de Mai 1810, qui est la fête nationale principale de l’Argentine, se tiendra à Rosario, la capitale culturelle de la province de Santa Fe, la 8e édition d’un festival coopératif de tango alternatif, résolument moderne.


Au programme de ces trois jours, tout ce qui fait un vrai festival : des concerts, des milongas, des ateliers, des cours, des conférences, de la danse, de la poésie, du chant, de la musique instrumentale et de la composition…

Atelier sur la manière de mettre une musique sur un texte
animé par Analia Goldberg

Le festival se déploiera dans plusieurs lieux emblématiques de la cité.

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :

lire l’article de Página/12
consulter la page Facebook de la coopérative d’artistes qui l’organise.

vendredi 24 mars 2023

Comme tous les 24 mars, l’Argentine se souvient : Nunca más [Actu]

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Tout en bas : "Face à face avec Joe Biden" :
le président Fernández vient de partir pour un sommet
des Amériques où il doit avoir un entretien particulier avec
son homologue des Etats-Unis


En Argentine, le 24 mars est un jour férié consacré au souvenir du dernier coup d’État militaire intervenu le 24 mars 1976 et à toutes ses victimes : Nunca más – Pus jamais ça !

"La culture n'est pas amnésique", dit le gros titre
sur les photos des disparus de la Dictature
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La presse de droite en fait à peine mention. Quelques articles pour indiquer les lieux où les manifestations officielles et les défilés militants auront lieu. C’est tout. Les unes sont consacrées à la victoire de la Scaloneta, nouveau surnom de l’équipe nationale de foot, dans un match amical qui a permis aux supporters de fêter une fois encore la troisième étoile de leurs champions. La droite prend ce jour pour des vacances comme les autres et cette année, chic, ça tombe un vendredi, ça fait donc un long week-end.

"Nous aimons tellement Nora" dit le gros titre
de ce supplément féministe
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En revanche, c’est la presque intégralité de son édition de ce jour que Página/12 consacre à la question des Droits de l’Homme et à l’histoire du coup d’État comme à celle des associations militantes de victimes de la répression. Les unes nationale et locales y font référence. Celles de plusieurs suppléments thématiques aussi !

"La Province a eu son Hitler", dit le gros titre
En rouge au-dessus : Rapport spécial sur la dictature à l'école
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Le plus choquant dans tout cela, c’est que, depuis que la CPI a émis l’ordre d’arrestation contre Poutine et sa blonde commissaire aux droits des enfants, ce journal, si prompt à relayer (à juste titre) toutes les informations concernant la recherche des enfants volés à leur famille sous la Dictature, prend fait et cause contre l’Ukraine et pour Poutine au sujet des enfants volés par l’ennemi, déportés en Russie et adoptés là-bas sous des identités falsifiées rendues possibles par un décret tout ce qu’il y a de plus officiel du président de la Fédération de Russie ! Au moins, la Junte avait-elle conscience de commettre un crime. Elle a tout manigancé en secret ! A longueur d’articles et d’éditoriaux, Página/12 parle à ce sujet de « soi-disant crimes », exactement comme le fit en son temps cette même Dictature que la rédaction honnit ce matin.


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Au mois d’août lorsque j’étais à Buenos Aires, j’ai été sidérée par l’hostilité à l’Ukraine et le mépris abyssal que beaucoup de mes amis de gauche professaient contre le président Zelensky dont ils ne savent finalement que fort peu de choses et la plupart du temps, en plus, ce sont des choses fausses. Et ils ne manifestaient aucune curiosité pour sortir de leurs croyances, toutes moulées par la propagande russe qui agit avec la force d’une secte. Désolant !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article du supplément quotidien Cultura & Espectáculos sur le programme culturel de la journée sur ce thème
lire l’article de Las 12, le supplément féministe hebdomadaire, sur les souvenirs de Nora Cortiñas, militante des droits de l’Homme, féministe, militante de la dépénalisation de l’avortement et elle n’est plus de prime jeunesse !
lire l’article de l’édition de La Plata, Buenos Aires (pour la province homonyme), consacré à un responsable de la Police d’il y a 47 ans, comparé à Hitler (mais la même comparaison rapportée à Poutine fait ricaner les mêmes journalistes)
lire l’article de l’édition de Rosario où l’ancien président bolivien, Evo Morales, doit participer aux manifestations locales (un président qui a voulu se représenter alors qu’il n’en avait pas le droit constitutionnel, mais cela ne dérange personne à Página/12, tout au contraire !)

jeudi 16 mars 2023

La murga Falta y Resto entame sa tournée argentine à Rosario [à l’affiche]


Falta y Resto est une célèbre murga uruguayenne, une troupe d’artistes qui cultive ce genre né dans les traditions du carnaval où se mêlent le chant, la danse, la satyre politique et sociale et toutes les formes de pastiches.

La troupe commence une grande tournée en Argentine ce soir, jeudi 16 mars 2023, à 21 h, à Rosario, dans la Sala Lavardén, la salle de spectacle provinciale dans la capitale culturelle de Santa Fe.

Prix des places ce soir : 4 000 $ ARG.

Falta y Resto tournera pendant les quinze prochains jours dans les provinces centrales de l’Argentine : Córdoba, San Juan, Mendoza, Santa Fe une seconde fois (sur le chemin du retour) pour finir par Buenos Aires et la province homonyme.

Une troupe qui est l’une des meilleures représentantes de la murga à la mode uruguayenne.

Un spectacle qui vaut le détour.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12, édition de Rosario
lire la présentation sur le site Internet du ministère de la Culture de la province de Santa Fe.

vendredi 10 mars 2023

Un peu de douceur dans un monde de brutes : des tangueras ces jours-ci à Rosario [à l’affiche]

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On dit que la musique adoucit les mœurs. Or le tango, c'est de la musique. Donc ça tombe à pic !

Dans une Rosario qui depuis deux semaines fait la une de tous les journaux pour la terrifiante violence de narcotrafiquants qui semblent à nouveau régner en maîtres dans plusieurs de ses quartiers (la pègre de Rosario dominait déjà la ville au milieu du 20e siècle), ce soir, vendredi 10 mars 2023, à 21 h, à l’Espacio Lavarden, le grand centre culturel public de la province de Santa Fe, trois tangueras santafésines, la chanteuse Andrea Eletti, la pianiste Ailén Heredia et l’écrivaine Rosa García conjugueront leurs talents pour une soirée musicale et poétique sobrement intitulée Ellas dicen Tango (elles disent Tango).

Si les sites officiels de la Province et singulièrement celui de son ministère de la Culture écrivent que le spectacle est gratuit, la salle, quant à elle, annonce des places à partir de 1 000 $ ARG par unité ! C’est légèrement différent…

Des invitées sont annoncées ce soir : la percussionniste Fatima Latino , la chanteuse Verónica Marchetti et l’autrice-compositrice interprète Dani Lesté.

Au programme : des tangos contemporains composés et écrits exclusivement de femmes en cette semaine dominée par la Journée Internationale des Droits des Femmes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 25 novembre 2022

A l’occasion du Mundial, on boira en l’honneur de Fontanarrosa et son humour footeux à Rosario [Disques & Livres]

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A l’occasion du Mundial, le café El Cairo, à Rosario, rue Santa Fe 1102, propose une nouvelle présentation d’un livre d’inédits de l’humoriste Roberto Fontanarrosa, surnommé "El Negro Fontanarrosa" et hélas décédé il y a quelques années.

Pause-café made in El Cairo

Ce sera demain, 26 novembre 2022, à 11 h, avec Marcelo Scalona et Jesús Emiliano.

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Il s’agit d’un ouvrage édité par Planeta Argentina et disponible uniquement sous format numérique (e-pub 2) au prix raisonnable de 10,99 € (pour l’Europe). Le livre se présente comme un manuel du parfait supporter de foot en dix leçons. Désopilant comme tout ce qui est toujours sorti du crayon de ce dessinateur qui est la hauteur de Quino (et de tant d’autres ), même si son œuvre n’a pas connu le même succès à l’extérieur du pays.

Proposition apéro argentin : du Fernet Branca avec du Coca
Super traditionnel partout dans le pays
Pub El Cairo sur Facebook

Pendant ces trois semaines de compétition internationale, El Cairo s’est mis en quatre : l’établissement propose des promotions gastronomiques à la hauteur de l’événement et la retransmission des matchs. Tout cela dans l’espoir que l’Argentine gagne, bien sûr !

Pause-café de luxe avec viennoiserie française au premier plan
Pub Facebook El Cairo

© Denise Anne Clavilier


S'il vous reste un petit creux,
vous pourrez enchaîner avec le déjeuner grâce à
cette généreuse tostada, le croque-monsieur argentin
Pub Facebook El Cairo

Pour aller plus loin :

lire l’entrefilet de Página/12, édition de Rosario
lire l’article de La Nación, illustré d’excellents dessins !
lire l’article de La Capital, quotidien de Rosario
lire la présentation du livre sur le site Internet de l’éditeur argentin