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jeudi 17 septembre 2015

Milonga de la Liberación ce dimanche [à l'affiche]


Tous les mois, un dimanche, une milonga se tient depuis août à ECuNHi, le centre culturel fondé par Madres de Plaza de Mayo, à Palermo, à l'initiative des deux co-directrices, la chanteuse Lucrecia Merico et la fille de Teresa Parodi, ancienne directrice qui est passée en juin 2014 au Ministère de la Culture (niveau national).

La milonga est précédée d'un cours à 18h, puis d'un concert à 19h30 (en l'occurrence celui de la Tuba Tango, un ensemble de tubas de toutes les tessitures qui jouent du tango, ce qui donne une sonorité peu commune, les cuivres étant quasiment inexistant dans la tradition tanguera) puis de démonstrations de danse et enfin le bal, à 21h, animé par le groupe Sexteto Milonguero (qui joue en style plutôt traditionnel, pour des danseurs habitués aux enregistrements des années 40 et 50).

Entrée libre et gratuite.

Et vous aurez remarqué sur l'affiche que le Ministère de la Culture est partenaire de cette manifestation.

mercredi 28 octobre 2009

Lucas Kohan au Sanata ce samedi minuit [à l’affiche]

Illustration diffusée par l'artiste

Le guitariste Lucas Kohan se produira avec son groupe, autour de la présentation de son récent disque, Partiendo (sur le départ), le samedi 31 octobre à minuit, au Sanata Bar, situé esquina Sarmiento y Sánchez de Bustamante, dans le quartier de Almagro (lire mon premier article, de novembre dernier, sur la sortie de ce disque).
Autour du guitariste et compositeur, il y aura Luis Vázquez au bandonéon, Gonzalo Braz à la clarinette (clarinettes au pluriel sur l’annonce originale, pour tenir compte des diverses tessitures de l’instrument), Daniel Figueroa à la percussion et Alejandro Ponte à la flûte traversière. Clarinette, flûte traversière et percussion ne font pas partie des instruments traditionnels du tango, depuis les années 20. Ils ont été réintégrés dans l’orchestre de tango par Astor Piazzolla puis des compositeurs comme Raúl Garello.

Lukas Kohan présente lui-même ainsi Partiendo :
El disco tiene la particularidad de haber sido grabado en estudio pero “como en vivo”, en tomas con el grupo tocando completo, con un sonido muy natural y espacio para la improvisación.
Autodefinido como música contemporánea rioplatense, el CD abre con el tema que le da su nombre, un solo para guitarra; incluye dos canciones con textos del propio Kohan –interpretadas por Sandra Marquez y el Cardenal, respectivamente; pero también algunos temas con instrumentaciones para vientos y hasta un cuatro venezolano, que toca Kohan. Los aires son de tango, candombe o milonga, pero también de jazz y música contemporánea.
Le disque présente la particularité d’avoir été enregistré en studio mais comme en public, grâce à des prises du groupe au complet, avec une sonorité très naturelle et de la place pour l’improvisation.
(Lucas Kohan)

Auto-défini comme musique contemporaine du Río de la Plata, le CD s’ouvre avec le morceau qui lui donne son nom, un solo de guitare, comprend deux chansons avec des textes de Kohan lui-même, respectivement interprétées par Sandra Marquez et Cardenal (1) et aussi quelques morceaux avec des instrumentalisations intégrant des instruments à vent et même un cuatro vénézuelien (2), dans les mains de Kohan. Les mélodies sont des tangos, des candombes ou des milongas mais aussi du jazz et de la musique contemporaine.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

En novembre, Lucas Kohan et son quintette seront au Centro Cultural Julio Cortázar, rue O’Higgins 3050, dans le quartier de Nuñez, le vendredi 20, à 21h (entrée libre et gratuite) et à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le quartier de la Recoleta (20 $ l’entrée), le vendredi 27 novembre à 23h45.
Pour en savoir plus sur l’artiste et découvrir sa musique, connectez-vous à son site bilingue (espagnol-anglais) ou à sa page Myspace.
Pour lire les autres articles de Barrio de Tango sur ce musicien, cliquez sur le mot-clé constitué par son nom, en haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre.
(1) Surnom du chanteur de tango Javier Domínguez (voir mes articles sur lui, donc en français).
(2) cuatro venezolano : instrument de musique à (quatre) cordes pincées, de la même famille que la guitare. Sa caisse de résonance est néanmoins plus ventrue. Les luthiers qui fabriquent le cuatro vénézuelien veillent à employer des bois locaux, au nombre de deux ou trois types pour un même instrument (deux pour la caisse et un autre pour le manche), des bois qui permettent au cuatro de bien sonner. Traditionnellement, le haut de la caisse de résonance est de couleur sombre et le bas de couleur claire. L’instrument ne doit être ni verni ni peint, ce qui nuirait à sa qualité sonore. Attention aux instruments bon marché dans les boutiques de souvenirs dans les pays du nord de l’Amérique du Sud (A Buenos Aires, dans ce type de commerce, vous trouverez d’autres articles de bimbeloterie, estampillés Recuerdo de la Argentina mais made in China).

vendredi 19 décembre 2008

Lucas Kohan et son quintette à la Scala de San Telmo samedi [à l’affiche]

La page d'accueil du site de la Scala de San Telmo


Le guitariste et compositeur Lukas Kohan présente, à la Scala de San Telmo, son nouveau disque, Partiendo. Il sera entouré de ses musiciens : Diego Braconi au bandonéon, Gonzalo Braz à la clarinette (plusieurs tessitures), Daniel Figueroa à la percussion et Carla Mouchard au violon.
Partiendo est un disque de musique rioplatense qui mêlent les genres du tango, du candombe et du jazz contemporain.

Le musicien a sa page sur Myspace : vous pouvez donc aller écouter sa musique et voir à quoi il ressemble (mais vous aviez déjà sa photo sur un précédent article de Barrio de Tango, cliquez sur son nom, en dessous du titre de cette entrée, parmi les mots clés).

La Scala de San Telmo, Pasaje Giuffra, 371, samedi 20 décembre à 20h, participation : 15$ Arg (voir le site de cette salle).

mercredi 12 novembre 2008

Lukas Kohan au CCC Floreal Gorini [à l’affiche]

Affiche communiquée par le CCC Floreal Gorini

Lucas Kohan présentera ce soir pour la deuxième fois son disque Partiendo. Il avait déjà assuré une première présentation dans le même lieu, la petite salle Osvaldo Pugliese, tout au fond du rez-de-chaussée du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, à côté du bar, le 23 octobre, mais; débordée par l’abondance de l’information en octobre, je l’avais passé par pertes et profits. D’où ce rattrapage, encore à temps à 5 semaines de Noël...

Le spectacle est annoncé à 21h30. L’entrée est fixée à 15$.

Lucas Kohan est un guitariste et un compositeur qui dirige actuellement deux formations : d’une part son propre quintette avec lequel il se produit ce soir (cliquer sur l’affiche : les noms des musiciens sont lisibles en bas à droite) et la Tubatango, un orchestre de tango composé de joueurs de tuba de toutes les tessitures dont il est tout à la fois le chef et l’arrangeur (la Tubatango reprend le répertoire classique... adapté pour tubas).


Partiendo, ce premier disque du Quinteto Lucas Kohan, contient 12 morceaux originaux, de sa propre composition (texte et musique), interprétés avec des invités, instrumentistes et chanteurs, dont les chanteurs Javier Cardenal Domínguez, avec qui il a déjà beaucoup travaillé, et Sandra Marquez ainsi qu’un quatuor d’instruments à vent vénézuélien. L’enregistrement, réalisé en studio, est néanmoins constitué de prises d’un seul tenant, sans retouche, avec un son que Kohan voulait naturel et une marge d’improvisation, comme dans le jeu traditionnel du tango dit jeu a la parilla (1).


Lucas Kohan classe son travail dans le domaine de la musique rioplatense contemporaine : dans Partiendo, il a donc mêlé du tango, du candombe, de la milonga, du jazz et de la musique qu’il dit contemporaine.

Lui-même se produit avec plusieurs autres formations : le quatuor de guitares La Bagayera, le Sexteto Milonguero, un orchestre "típica" de jeunes musiciens menés par le chanteur Javier Di Ciriaco, qui se consacre au tango bailable (pour le bal) et la Orquesta Silencio, un ensemble international européen. Compositeur de musique de cinéma, il a aussi signé une oeuvre de musique contemporaine, créée au British Art Center, et s'est déjà produit en Europe et un peu partout sur le continent américain.

Le 26 novembre, à 20 h, Lucas Kohan sera avec La Bagayera au Centro Cultural Torcuato Tasso, bien connu désormais des lecteurs de ce blog (c’est dans le quartier de San Telmo). Entrée : 30 $.
Le 28 novembre, à 21h, il se produit avec son Quintette dans le cadre du Programme Culturel du Quartier, au Centro Cultural Julio Cortázar, rue O. Higgins au n° 3050, dans le quartier de Nuñez.
Et le 20 décembre à 19h30, il sera, là encore avec le Quintette et pour une nouvelle présentation du disque, à La Scala, une autre salle de San Telmo, Pasaje Giufra 371 (entrée : 15 $).

Partiendo est déjà disponible dans le commerce et vous pouvez écouter la musique de Lucas Kohan en visitant son site (pour l’instant en construction) qui vous permet d’accéder à sa page My Space dont l’image de fond reprend la très belle jacquette de son CD.

(1) tocar a la parilla : littéralement jouer à la grille. En français, une bonne traduction serait peut-être "jouer sans filet". Les premiers musiciens de tango ne savaient pas tous lire une partition. Ils jouaient donc d’oreille et de mémoire, en improvisant beaucoup et en enjolivant à partir de la ligne mélodique connue de tous. La tradition a perduré jusqu’à nos jours et nombreux sont les formations qui aiment se lancer dans des interprétations de ce type.