Affichage des articles dont le libellé est Almagro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Almagro. Afficher tous les articles

jeudi 5 juin 2025

Comme un pied de nez aux autorités, Tango + Tango s’offre une deuxième édition [à l’affiche]


Le festival Tango + Tango se tient à partir de ce soir et jusqu’à dimanche à Hasta Trilce, un café et salle de spectacle du quartier de Almagro.

Ce festival, petit par la taille et les moyens mais grand par le courage qu’il suppose en ces temps si difficiles à Buenos Aires, rassemble la fine fleur du tango d’avant-garde : instrumentistes, chanteurs, groupes, paroliers, compositeurs et danseurs.

Comme tout festival digne de ce nom, il enchaînera tout au long de ces quatre jours des concerts, des tables-rondes, des milongas et des ateliers d’initiation et d’apprentissage.

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Prix des places pour chaque élément du programme : 15 000 pesos argentins. Et ça vaut le coup même si c’est une dépense que beaucoup de gens sur place hésiteront à engager par les temps qui courent.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 qui a interviewé les trois organisateurs de la manifestation
accéder au site Internet de Hasta Trilce qui présente en détail tout le programme et permet de réserver des places

vendredi 10 mai 2024

Tango + Tango, trois jours à fond à Hasta Trilce [à l’affiche]

L'affiche générale avec tous les soutiens économiques
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Dans le quartier de Almagro, dans le centre de Buenos Aires, le café Hasta Trilce, Maza 177, propose du 10 au 12 mai 2024 trois jours d’une programmation tango très complète et centrée sur le tango contemporain, underground, et ses problématiques actuelles.

Présentation du festival pour les candidats musiciens
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Il y aura de tout : danse, musique, tables-rondes et beaucoup de politique pour défense le secteur du tango et au-delà, la vie culturelle du pays, sérieusement menacée par les annonces du gouvernement, bien décidé à abandonner dans les grandes largeurs le financement de cette partie du secteur non-marchand. Les artistes participant ont présenté leur candidature au comité organisateur sur la base d’un cahier des charges.

Présentation du festival côté danse
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Ce soir, le festival commence à 18h et se termine largement après minuit, comme demain. Dimanche, on commence à 17h.

On peut boire un verre et dîner à partir de 18h sur place.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :

visiter le site Internet de Hasta Trilce

vendredi 3 mars 2023

Fusion Tango, folklore et jazz ce soir à Hasta Trilce [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 3 mars 2023, à 21h, à Hasta Trilce, Maza 177, dans le quartier d’Almagro, le batteur Luis Ceravolo et son groupe (Cristián Zárate au piano et Juan Pablo Navarro à la contrebasse) donne un dernier concert à Buenos Aires avant de s’envoler pour une tournée en Europe.

Pour présenter leur disque, de musique argentine précise le compositeur à Página/12, Odisea Invisible, sorti en 2021 chez Acqua Records, ils ont invité la bandonéoniste belge mais adoptée par l’Argentine depuis longtemps Eva Wolff et la chanteuse Alejandra Marin Martin.

La soirée n’est pas donnée mais c’est l’inflation qui veut cela : 2 000 pesos argentins pour une place achetée au guichet ce soir, ou 1 800 si vous réservez auprès de la salle avec un peu d’avance. Ce à quoi il convient d’ajouter les consommations (c’est un bar-restaurant, comme presque toutes les salles où se produisent les artistes de musique populaire en Argentine).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 6 octobre 2022

On attend le troisième saint argentin dimanche [ici]

Le nouveau saint à la fin de sa vie


Le bienheureux Artemides Zatti, soignant italien, frère coadjuteur dans la congrégation des Salésiens, fondée en Italie par saint Jean Bosco et répartie dans toute l’Amérique du Sud, exerça ses talents infirmiers et pharmaceutiques dans un hôpital catholique en Patagonie, auprès des populations locales et notamment des peuples premiers.

Zatti avec l'allure du parfait immigrant italien

Dimanche prochain, il sera canonisé sur la place Saint-Pierre, par le pape François, son compatriote, qui semble vouloir rattraper le retard pris par son pays natal qui compte pas mal de figures qui, toute édifiantes qu’elles soient pour les croyants, ne bénéficient pas de la part de l’Église universelle de la reconnaissance qu’elles mériteraient. Une injustice qui sent son ancien esprit colonial !

C’est ainsi que Zatti n’est que le troisième saint du pays après le très populaire Cura Brochero (une sorte de Curée d’Ars où les montagnes de Córdoba remplacent les hauteurs du Lyonnais) et Héctor Valdiviedo Sáez, un martyr qui jouit d’une bien moindre notoriété dans son pays.

Une photo de Zatti
avec un verset évangélique manuscrit

A Buenos Aires, dans le quartier central de Almagro, Artemides Zatti, assez médiocrement connu lui aussi dans l’ensemble du pays, est en revanche largement vénéré à la basilique San Carlos y María Auxiliadora, l’église des salésiens et aussi celle de la paroisse locale, là où Carlos Gardel a appris à chanter dans la chorale de l’école salésienne (devenue publique depuis) où il se formait au métier de typographe (qu’il n’a jamais vraiment exercé), où Aníbal Troilo, né pas très loin de là, aimait assister à la messe de Minuit et à partir de laquelle fut fondé le Club Atlético de San Lorenzo de Almagro (et Boedo), dont le pape est sociétaire (là, on parle foot, vous aviez compris). Je me souviens de ce portrait de Zatti qui trônait dans l’une des chapelles latérales alors qu’il n’était encore que vénérable à mon premier séjour à Buenos Aires en 2007, quand je logeais à un jet de pierre de là. La paroisse s’enorgueillissait alors de ses deux vénérables : d’un côté, cet infirmier italien mort à Viedma ; de l’autre, le jeune étudiant mapuche, fauché en pleine jeunesse par la tuberculose, à Rome, pendant ses études au grand séminaire, Ceferino Namuncurá, le tout premier bienheureux argentin (lui aussi élevé aux autels par François), qui était aussi, paradoxalement, le petit-fils du dernier cacique mapuche qui ait pris les armes contre l’État argentin pendant la mal nommée « Conquête du Désert » du général et futur président de la République, Julio Argentino Roca (la conquête de la Patagonie argentine par les descendants d’Européens au détriment du peuple mapuche qui depuis plusieurs semaines se rappelle au bon souvenir de Buenos Aires avec des occupations de terrains qui leur ont été pris à la suite de cette campagne militaire sanguinaire).

C’est aussi dans cette basilique que le Pape lui-même a été baptisé le jour de Noël 1936. C’est vous dire qu’il connaît la question !

Zatti dans son service hospitalier
dans la cour de l'établissement où il travaillait, au milieu des patients
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Pendant tout le week-end, samedi et dimanche, la basilique San Carlos y María Auxiliadora accueillera de grandes célébrations pour accueillir ce nouveau saint qui avait vécu dans le coin à son arrivée en Argentine et avait prononcé ses vœux religieux dans la congrégation sans prendre l’habit puisqu’il n’était pas allé jusqu’au sacerdoce.

La cérémonie romaine, qui commencera à 10 h (heure italienne), sera retransmise en Argentine à 5 h du matin ! Pour les courageux et les convaincus.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

samedi 9 octobre 2021

FETAA : un nouveau festival militant à Almagro [à l’affiche]

 

Une affiche avec le nom de tous les artistes participants
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Deux coins de Buenos Aires, menacés par une gentrification galopante (la municipalité est à droite depuis plus de trois mandats), Almagro et Abasto, s’associent pour offrir à partir d’aujourd’hui et pendant trois jours un festival de tango militant pour la culture populaire authentique, l’égalité des genres et le soutien aux artistes, si durement touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire, qui fait peu à peu régresser la vaccination qui s’étend à tous les habitants, de tous âges (les enfants de plus de trois ans commencent à être vaccinés).

Le programme d'aujourd'hui, samedi
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Pendant ce long week-end (lundi sera férié), concerts de tango underground, milongas, cours divers et variés, conférences et tables-rondes, sous la présidence d’honneur du chanteur octogénaire Osvaldo Peredo, un vrai militant de gauche qui n’a jamais été attiré par le tango à touristes, certes un peu plus rémunérateur mais au prix de quelles concessions culturelles !

Voilà ce qu'est l'Abasto
Une image revendicative reprise
par la communication du festival

Un festival qui s’annonce féministe et social et qui revendiquera par tous les moyens le caractère populaire du quartier...

Le programme toujours bien fourni
de demain, dimanche
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

La manifestation s’appelle Festival émergent de Tango de l’Abasto et d’Almagro (l’acronyme évoque un célèbre fromage grec, une bonne idée eu égard au caractère traditionnellement cosmopolite du coin) et convoque le souvenir du grand Carlos Gardel, qui a vécu toute sa vie dans ce district de Buenos Aires.

Le festival se distribue sur de très nombreux points : salles de spectacle, places et cafés...


Programme d'après-demain, lundi, jour férié
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 8 octobre 2021

Ramiro Gallo revient à Hasta Trilce [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 8 octobre 2021, à 20h puis à 22h, le violoniste et compositeur Ramiro Gallo sera sur la scène de Hasta Trilce, Maza 177, une des salles de spectacle du quartier de Almagro, au centre de Buenos Aires.

Dans un spectacle intitulé Musique pour les pannes d’électricité, il présentera des nouveaux morceaux, son travail pendant les confinements.

Le Quinteto Ramiro Gallo se compose, outre de son fondateur et directeur, du pianiste Adrián Enriquez, du guitariste Santiago Vera Candioti, du bandonéoniste Joaquín Benítez Kitegroski et du contrebassiste Lautaro Muñoz.

Prix des places : 1 000 $ ARG.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

vendredi 1 octobre 2021

Les éditeurs indépendants reprennent leur salon dans la rue [à l’affiche]


Ce week-end, le salon des éditeurs indépendants se tiendra de ce vendredi à midi à dimanche à 20h dans le nouvel espace vert proche de la Estación Once à la limite entre les quartiers de Balvanera et de Almagro dans le centre géographique de Buenos Aires.

Ce sera donc un salon de plein air avec accès libre et gratuit.

Deux cents éditeurs prendront part à la manifestation qui offrira des espaces de rencontre avec les auteurs, des conférences et des présentations d’ouvrage.

Página/12 en a fait la une de son supplément culturel quotidien.

Dans la ville de Buenos Aires, le masque reste obligatoire dans l’espace public y compris en plein air. Ce ne sera donc pas encore tout à fait un salon comme les précédentes éditions mais peu à peu, la vie revient à la normale.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :


Ajout du 2 octobre 2021 :
lire cet article de La Nación

vendredi 27 août 2021

Du Piazzolla au Konex et au CCK : ce week-end est au centenaire [à l’affiche]

Le gros titre se comprend tout seul !
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Ce soir, au CCK et tout ce week-end à la Ciudad Cultural Konex, dans le quartier de Almagro, hommage à Astor Piazzolla à l’occasion du centenaire de sa naissance (en mars dernier).

Les deux institutions culturelles, l’une nationale, l’autre privée, retransmettent en direct les concerts sur les réseaux sociaux et leur chaîne Youtube.

Capture d'écran

A la Konex (on dit aussi au Konex, parce qu’autrefois « il » s’appelait Centro Cultural et non Ciudad), ce sera ce soir, 27 août, demain et après-demain, à 21 h (soit 2 h du matin pour l’Europe atlantique). Ce soir, participeront entre autres le Sexteto Mayor avec comme chanteur invité Guillermo Fernández et le Quinteto Grande ainsi que les chanteuses solistes Julieta Laso, Lula Bertoldi et María de los Angeles « La Bruja » Salguero.

Demain, ce sera au tour de Escalandrum, le groupe de jazz fondé et dirigé par Pipi Piazzolla, petit-fils du compositeur et directeur artistique de la manifestation, et de l’ensemble de Juan Pablo Navarro. Le réalisateur de Los años del tiburón, célèbre long-métrage documentaire sur Piazzolla, viendra en parler avec Lalo Mir, le Monsieur Loyal du week-end.

Dimanche, Ramiro Flores et son groupe partageront la scène avec les trois chanteuses déjà citées, tandis que Lalo Mir bavardera avec Pipi Piazzolla.

Le programme de ce soir
Capture d'écran
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Tout cela est gratuit, grâce à la crise sanitaire. Elle empêche le spectacle vivant de reprendre le cours normal de sa vie et il se débrouille comme il peut pour continuer d’exister.


Au CCK, on aura cette nuit, à 20 h (soir 1 h du matin chez nous) l’une des soirées thématiques consacrées aux disques qui ont fait l’histoire et aujourd’hui, ce sera Libertango, enregistré en Italie en 1974. Participeront à cet hommage Juan « Pollo » Raffo (direction et claviers), Fernando Ferman (flûtes), Martín Pantyrer (clarinettes), Lautaro Greco (bandonéon), Elizabeth Didolfi (alto), María Laura Antonelli (piano), Tomás Pagano (basse électrique) et Rodrigo Genni (batterie et samples). Le concert se donne dans l’Auditorium national avec jauge et sur toutes les plateformes dont dispose l’institution : Facebook, Youtube et Cont.ar.

Página/12 ouvre aujourd’hui son supplément culturel quotidien, Cultura y Espectaculos, sur ce double hommage avec cette photo ancienne d’un Piazzolla encore jeune et délibérément provocateur ! Ce pied sur le tabouret pour jouer, à l’opposé de ses prédécesseurs dans la tradition tanguera, qui jouaient tous assis !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le programme de la CCKonex
lire l’article de Página/12 sur la soirée au CCK
lire la présentation du week-end sur le site de la CCKonex
lire la présentation du spectacle de ce soir sur le site de la CCKonex
lire la présentation du concert de ce soir sur le site du CCK

samedi 26 septembre 2020

Le centenaire de Piazzolla s’annonce en ligne depuis le Centro Cultural Konex [à l’affiche]


Ce soir, samedi 26 septembre 2020, à 20h (heure argentine), la Fundación Astor Piazzolla, la Fundación Konex et le Centro Cultural Konex anticipent à travers un concert en ligne le centenaire de la naissance de Astor Piazzolla, qui devrait marquer l’année prochaine si la pandémie nous laisse respirer.

L’événement sera retransmis en direct, à partir d’1 heure du matin (heure française), sur la chaîne Youtube du CC Konex et sur le site Internet Experienciapiazzolla.com.

Participeront à l’événement le petit-fils du grand compositeur, Daniel Pipi Piazzolla, percussionniste et fondateur du groupe rock-jazz Escalandrum, le Quinteto Astor Piazzolla, le Trio Luminar, la saxophoniste Yamila Burich et son sextuor et les chanteuses Paula Maffia et Sandra Mihanovich.

Pour aller plus loin :

lundi 16 décembre 2019

Les « Saints » aussi changent de président [Actu]

Les bureaux de vote samedi dans l'ancien Carrefour vidé de ses gondoles

Matías Lammens propulsé ministre de Tourisme et des Sports, il a bien fallu que le Club Atlético de San Lorenzo de Almagro, le club du pape, repérable à son maillot à rayures bleu et grenat comme celui du Barça, a dû, samedi, élire de toute urgence son nouveau président. Et c’est l’ancien secrétaire général du club, le très médiatique producteur d’émissions télé de variétés (1), qui l’a emporté avec un score de république bananière : plus de 80 % des suffrages exprimés.

La légitimité de BoJo, c'est de la rigolade à côté de ça !

Marcelo Tinelli, tel est le nom de la vedette télévisée, bientôt 60 ans, a été consacré dans les bâtiments de l’ancien Carrefour qui a fermé ses portes il y a quelques mois pour rendre le terrain au San Lorenzo qui en avait été exproprié sous la dictature militaire au profit d’une juteuse opération immobilière. Le Club envisage de réinstaller à cet endroit, dans le quartier de Boedo, ses installations sportives, en souvenir du Viejo Gazómetro (traduisez l’usine à gaz), le bon vieux stade historique à jamais regretté par les sociétaires, que Clarín nomme Tierra Santa, pour rendre compte de l’attachement des supporters à cet endroit et adopter la culture très confessionnelle de ce club à part (2).

Le nouveau président va changer un peu l’équipe technique qui encadre les 27 footballeurs de ce club professionnel, comme Buenos Aires en compte plusieurs, dont les plus célèbres avant l’élection du pape François étaient le populaire Boca Juniors (qui vient aussi de changer de président) et l’élitiste River Plate.

Pour aller plus loin :



(1) des émissions populaires au plus mauvais sens du mot : creuses, à la limite du vulgaire, spotlights et paillettes.
(2) Il a été fondé au début du 20e siècle par le père Lorenzo, vicaire de la basilique San Carlos de Almagro, et il est resté fidèle à ses valeurs, liées à la pastorale catholique et à la doctrine sociale de l’Église. De là, leurs deux principaux surnoms : los Santos et los Cuervos (les corbeaux, à cause des soutanes).

mercredi 12 juin 2019

La Semaine Tragique revit dans le tango d’aujourd’hui [à l’affiche]


1919 Armonía Inconclusa (1919 Harmonie inachevée) est une comédie musicale militante qui évoque la Semaine Tragique, cette révolte ouvrière du sud de Buenos Aires, autour des Ateliers Varsena (détruits depuis), férocement réprimée par la majorité de droite dure qui gouvernait l’Argentine au lendemain de la Révolution bolchévique en Russie. C'était il y a cent ans.

Le spectacle a été créé le 5 juin dans une salle de spectacle du quartier de Almagro, Hasta Trilce, où il se donne à nouveau ce soir, mercredi 12 juin 2019, à 21h.
Prix : 250 ou 300 $ ARG.

Les auteurs ont voulu évoquer l’événement historique à travers une rencontre imaginaire entre trois artistes de l’époque, Paquita Bernardo, la première bandonéoniste de l’histoire du tango, le pianiste de son orchestre, Osvaldo Pugliese, qui allait devenir une figure majeure du genre, comme pianiste, comme chef d’orchestre, comme compositeur et comme militant communiste champion du modèle coopératif dans le secteur du tango, et Leopoldo Marechal, un grand écrivain qui sut capter l’esprit de Buenos Aires. Les trois artistes avaient pris part chacun à sa manière aux événements. Paquita Bernardo et Leopoldo Marechal avaient alors 19 ans. Pugliese n’en avait que 14.

Sur scène, l’œuvre croise histoire et présent et, en cette année électorale, elle dénonce la violence qui hante encore l’actualité argentine.

Lire la présentation du spectacle sur le site de Hasta Trilce.
L’œuvre dispose d’une page Facebook.

samedi 4 mai 2019

La victoire de San Lorenzo… à Boedo [Actu]

Les supporters devant le Carrefour qui ferme ce week-end

L’ancien site du stade historique du club San Lorenzo de Almagro va se libérer puisque Carrefour ferme demain son supermarché de l’avenue La Plata dans le quartier de Boedo. Le club de football compte bien faire démolir la grande surface, dégager tout cet espace et reconstruire un stade d’une capacité de 42.000 spectateurs.

San Lorenzo envisage de baptiser son nouveau stade Papa Francisco, son plus prestigieux supporter, celui qui lui a permis d’accéder à une notoriété mondiale.

Le dernier match joué ici date de 1979, sous la dernière dictature qui favorisa à cet endroit une vaste opération immobilière au détriment de ce club de quartier, qui fut pourtant plusieurs fois champion d’Argentine. Le San Lorenzo s’était affronté à Boca Juniors.

Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12, qui aime le caractère très populaire du club et le symbole de l’injustice sociale sous la dictature
lire l’article de La Prensa, qui apprécie la dimension confessionnelle du club, fondé par un prêtre de saint Jean Bosco.

vendredi 11 mai 2018

La Milonga de la Uni vous attend ce soir à 21h [à l'affiche]


Une fois par mois, le CETBA (centre de formation au tango de Buenos Aires) propose une milonga gratuite avec deux pistes, l'une consacrée au tango traditionnel et l'autre au tango alternatif, avec cours pour les débutants d'abord, pour les autres ensuite, tombola, petite restauration et musique vivante.

Ce soir, vendredi 11 mai 2018, le thème du jour tourne autour du maquillage : cette animation sera confiée à Karin Marcado, l'une des enseignantes de l'institution.

Rendez-vous donc rue Agrelo 3231, dans le quartier de Almagro.

vendredi 17 novembre 2017

Ce soir Viviana Scarlassa à Las Violetas [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour obtenir une haute résolution

Las Violetas a récemment été élu comme meilleur Bar Notable de la Ville de Buenos Aires. Une bonne raison supplémentaire pour aller écouter la chanteuse Viviana Scarlassa qui s'y produit ce soir, vendredi 17 avril 2017, à 21h30, et que mes lecteurs fidèles connaissent déjà bien.

L'affiche nous annonce des invités suprise.

Entrée : 150 $ ARG.

Le café Las Violetas est l'un des plus beaux des établissements historiques de l'avenue Rivadavia, dans le quartier de Almagro.

mardi 31 octobre 2017

Las Violetas élu meilleur Bar Notable par les portègnes [Actu]


A la suite d'un vote organisé auprès de la population de Buenos Aires, le café-salon de thé Las Violetas, du quartier de Almagro, devient le meilleur café remarquable (bar notable) de la capitale argentine.

Un coup de cœur pour moi puisque cet établissement a été plusieurs années mon lieu favori pour y rencontrer un certain nombre d'artistes qui sont maintenant devenus des amis. C'est là en particulier que j'ai fait la connaissance de Luis Alposta, en août 2008, et il s'en souvient lui aussi avec émotion. Ce premier contact s'était prolongé quelques jours plus tard par un dimanche en famille, chez lui, avec son épouse et leurs quatre enfants, qui sont tous des adultes à présent.
Quelques mois plus tard, Luis acceptait de postfacer mon premier livre, Barrio de Tango, Recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin).


Las Violetas est un lieu charmant à Buenos Aires. Les en-cas et les desserts y sont délicieux. Le café et le submarino (1) aussi.

Pour aller plus loin :



(1) Submarino (sous-marin) : lait chaud dans lequel on laisse fondre un gros carré de chocolat noir.

mardi 13 juin 2017

Cucuza à Almagro vendredi soir [à l'affiche]


Le chanteur Cucuza Castiello se produira au club de musique Mamerta, situé dans la rue Lavalle au numéro 4080, dans le quartier de Almagro, ce vendredi 16 juin 2017, à 20h30.

L'artiste sera accompagné de ses musiciens préférés : la pianiste Noelia Sinkunas, le bandonéoniste Sebastián Zasali et le guitariste Mateo Castiello. Ils seront entourés de nombreux invités, dont le chanteur El Negro Falótico et le pianiste Matías Alvarez (pour le reste, la liste reste encore une surprise : ce sont les joies de l'organisation au dernier moment dont les Argentins sont champions du monde).

La réservation est vivement conseillée.

mardi 13 septembre 2016

El Tata Cedrón présente jeudi la réédition d'un de ses vieux albums [à l'affiche]


Le compositeur, chanteur et guitariste Juan Tata Cedrón présente ce jeudi 15 septembre 2016 la réédition d'un ancien album publié pour la première fois en 1972 dans lequel il a mis en musique des vers du défunt poète Juan Gelman, intitulé Cantata del Gallo cantor (cantate du coq chanteur).

Cette présentation aura lieu les prochains jeudis à Hasta Trilce, Maza 177 à Almagro.

Entrée : 180 $ ARG.


Página/12, qui est l'un des fervents supporters du chanteur et dont Juan Gelman était l'une des plus prestigieuses signatures jusqu'à sa mort, profite de l'occasion pour l'interviewer en une de ses pages culturelles ce matin.

Plus d'information sur le site Internet de la salle et sa page Facebook.

vendredi 13 mai 2016

Maximum syndical pour la musique [à l'affiche]


Le Fondo Nacional de las Artes, toujours dirigé par le compositeur et guitariste folkloriste Juan Falú, a choisi de s'associer au syndicat UOCRA (plutôt catalogué kirchneriste) pour développer une série de concerts de musique populaire sous la devise Cultura y Trabajo (culture et travail), dans la salle de théâtre dont dispose l'organisation ouvrière, le Teatro Gastón Barral, situé Rawson 42, dans le quartier de Almagro. C'est la douzième édition de cette programmation, une continuité donc et un renforcement !


C'est en effet une volonté du FNA, qui dépend directement du ministère de la Culture, que d'associer plus étroitement et de manière pluraliste les syndicats au développement des propositions culturelles publiques. On pouvait ne pas s'attendre à cette ouverture d'esprit de la part du Gouvernement Cambiemos.


Les concerts ont lieu tous les vendredis à 20h30 depuis la semaine dernière. Ils sont gratuits. Ce soir, vendredi 13 mai 2016, c'est la chanteuse Laura Albarracín qui occupera cette scène.

En voilà une belle et bonne nouvelle !

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 qui ne peut qu'approuver
lire l'article de la Nacional Foklórica, station spécialisée de Radio Nacional
lire le communiqué du ministère de la Culture
lire la présentation des concerts sur le site UOCRA Cultura
lire la présentation du programme sur le site de la Fondation UOCRA
consulter la page du théâtre sur le site Internet de l'UOCRA
consulter la page Facebook du syndicat (dans ses activités culturelles).

vendredi 29 avril 2016

Patricia Barone et Javier González à Hasta Trilce [à l'affiche]


Demain, samedi 30 avril 2016, la chanteuse Patricia Barone et son mari, le guitariste et compositeur, Javier González (1), se produiront avec leur groupe habituel au Bar Hasta Trilce, Maza 177, dans le quartier de Almagro, dans le centre de Buenos Aires.

Ils partageront la soirée avec un homonyme, le Willy González Trío.

A eux tous, ils offriront un concert représentatif des tendances contemporaines de la musique urbaine en Argentine... Cela promet un vrai régal pour les oreilles. Ils comptent parmi les meilleurs musiciens de leur génération.

Entrée : 120 $ A2RG.

Il est conseillé de réserver.



(1) Plusieurs des tangos composés par Javier González ont fait l'objet d'une présentation en version bilingue dans mon anthologie bilingue, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, parue chez Tarabuste Editions, revue Triages (il s'agit d'un numéro spécial), décembre 2010. D'ici quelques jours, j'aurai la joie d'en parler au micro de RAE (Radio Nacional), à dans une nouvelle émission sur le tango, dans Siempre Argentina, conexión francés (version française de l'émission).