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mercredi 25 mai 2011

Beaucoup de musique au Festival de Tarbes [ici]

Cet été, le festival de Tarbes offre une belle affiche en matière de musique, un avantage culturel pour cette manifestation qui se distingue de la majorité des festivals de France qui s'intéressent presque exclusivement à la danse.

A l'affiche à Tarbes, vous retrouverez l'harmoniciste Franco Luciani et son trio, le Quinteto Ramiro Gallo (l'ex-violoniste de l'orchestre El Arranque, qui est également compositeur), la Tubatango (une formation exclusive de tubas, de toutes les tessitures, qui s'adonne au tango) et l'orchestre international européen Orquesta Silencio, entre autres.

Du 20 au 28 août 2011.

Plus d'informations :
connectez-vous au site Internet de la ville de Tarbes et sur celui de l'association organisatrice, Tangueando Ibos.

samedi 29 mai 2010

2ème édition de Tangopostale à Toulouse du 5 au 11 juillet [ici]

Le festival toulousain Tangopostale organise sa deuxième édition du 5 au 11 juillet 2010. Vous pouvez cliquer sur l'affiche ci-contre pour la télécharger en plus grande résolution et l'imprimer.

Ce festival se caractérise par la grande variété de ses animations culturelles : conférences, présentation de livres, cours de danse (tango et folklore), cours de chant (folklore), projections de films, milongas, démonstrations, concerts et fêtes jusqu'à l'aube.

Le festival se passe dans toute la ville de Toulouse, au Centre Culturel Bellegarde, au Centre culturel Alban Minville, à la librairie Privat (où je ferai une présentation-dédicace de Barrio de Tango, mon anthologie parue en mai aux Editions du Jasmin, le jeudi 8 juillet à 16h (attention : changement d'horaire par rapport à l'heure annoncée initialement, qui était 18h), 14 rue des Arts, voir mes articles sur le contenu de ce livre), à la Cinémathèque, à la Maison du Tango, au Gymnase Fontaine Lestang, au cinéma Utopia, à l'auditorium Saint Pierre des Cuisines, au Parc Municipal des Sports, à l'Institut Cervantes...
Le festival propose aussi de nombreuses activités en plein air, dont plusieurs bals et fêtes, sur le Quai de la Daurade, sur la place du Capitole, sur la place Saint Georges et sur la place de la Trinité.

Parmi les participants attendus :
les professeurs de tango Barbara Carpino et Claudio Forte, Mariela Samerband et Alberto Colombo,
les artistes de folklore Eleonora Eubel, Gustavo Gancedo et Matias Reynoso qui animeront des stages de musique et de chant
une vingtaine d'associations de tango, une de folklore ainsi que l'école de danse Harold Paturet
les conférenciers José Cuesta qui parlera de l'indépendance argentine en cette année de bicentenaire (voir mes articles sur les célébrations de cet anniversaire en cliquant sur le mot-clé Bicentenaire, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus), Jean Andreu qui parlera de Carlos Gardel, dont la Ville Rose est la cité natale, José María (Pepe) Kokubu, de la Academia Nacional del Tango, qui parlera de l'invention du tango depuis la musique classique jusqu'au répertoire de Carlos Gardel le 9 juillet à 18h à la Médiathèque José Cabanis (lire à ce sujet mon article du 14 juin 2009 où je présentais pour la première fois au public francophone cet impressionnant travail de recherche en musicologie appliquée au tango) et Solange Bazely, qui parlera du bandonéon avec sa pertinence habituelle, le samedi 10 juillet à 14h30 à la Salle Osète (cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher pour en savoir plus sur ses causeries),
le bandonéoniste et compositeur néerlandais Carel Kraayenhoff et son Sexteto Canyengue,
la Orquesta Típica Silencio...

Pendant toute la durée du festival et au-delà, du 29 juin au 18 juillet, en partenariat entre Tangopostale, la médiathèque José Cabanis et l'association Carlos Gardel, se tiendra à la Médiathèque, 1 allée Chaban Delmas, une exposition intitulée Carlos Gardel ou le tango universel. L'exposition sera ouverte six jours sur sept, les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 19h, le jeudi de 14h à 19h et le dimanche de 14h à 18h.

Le programme complet, avec les dates, les horaires précis, les modalités d'entrée (beaucoup d'activités gratuites) et les adresses est à découvrir sur le site du festival.

vendredi 20 février 2009

Festival de tango argentin en terre arabophone [ici]

Jusqu'à présent, pour ne pas me laisser déborder par la tâche, j'ai veillé à ne pas sortir d'une zone de francophonie européenne (pour la rubrique ici). Si je ne me mettais pas des limites, je ne m'en sortirais pas. Mais là !
Comment ne pas faire écho à cet événement si riche d'espoir par les temps qui courent ?



D'ici quelques semaines, la capitale libanaise, Beyrouth, accueillira un véritable festival de tango-baile. Comme très souvent, de ce côté-ci de l'Atlantique, la danse sera l'axe de la manifestation. Ce sera, semble-t-il, le premier événement de cet ordre dans cette région, si passionnante et si douloureuse, qu'est le Moyen-Orient. Et l'affiche (c'est loin d'être toujours le cas) laisse présager de la qualité et de l'authentique.

L'orchestre invité, Silencio (du nom du tango de Gardel et Le Pera-Petterrossi), vaut le coup. L'affiche les annonce en formation de quatuor mais Silencio est en fait un vrai orchestre typique qui rassemble 11 musiciens, 10 instrumentistes et un chanteur (Omar Fernández). Les membres de cet ensemble viennent d'un peu partout, Argentine, Uruguay, Allemagne, Italie, USA et Cuba, et ce n'est pas très fréquent pour un bon orchestre de tango, soucieux d'authenticité. Tout en se montrant fidèles à la tradition de la Orquesta típica, ces musiciens se projettent géographiquement hors de l'estuaire natal du tango, comme l'indique leur site web, rédigé exclusivement en anglais. Leur sonorité propre et leur style, ils les construisent à travers une orchestration quelque peu hérétique puisqu'elle ajoute aux instruments traditionnels de la Típica (piano, bandonéon, violon et contrebasse) un orgue électronique et une clarinette basse, venus de l'univers du jazz et du swing à la Glenn Miller. Le résultat a du caractère et se révèle musicalement tout ce qu'on fait de plus orthodoxe ! Leur musique est à découvrir sur leur site puis d'ici quelques jours sous les cèdres millénaires du Liban, comme le dit le slogan de la manifestation... L'orchestre Silencio a déjà enregistré deux disques et ils en préparent un troisième.

Côté danse, l'organisateur du festival, Mazen Kiwan, lui-même professeur, a invité parmi les enseignants un danseur et prof de renom international : el Pajaro (l'oiseau), de son vrai nom Diego Riemer, qui sera à Beyrouth avec sa nouvelle partenaire, Belén Giachello. J'ai moi-même eu la chance de suivre, durant l'été 2005, à Paris, plusieurs cours de El Pajaro. Je garde le souvenir d'un excellent professeur et d'un homme très agréable. Il est argentin et parle un français exceptionnel. Je me souviens d'un look pour le moins inattendu : carrure d'hercule de foire et queue de cheval lui descendant jusqu'au milieu du dos. Un danseur somptueux, comme vous pourrez en juger sur cette démonstration disponible sur YouTube (Farol, dansé par El Pajaro y Belén). En août 2007, lors de notre rencontre à Buenos Aires, le peintre Chilo Tulissi (voir le site chilotulissi) m'a demandé à brûle-pourpoint si je connaissais El Pajaro. Il se trouvait que oui. Et j'ai ainsi appris qu'ils se connaissaient bien tous les deux, Chilo ayant vu naître Diego... Le monde du tango est vraiment bien fait.

Toutes les informations en français (et en anglais) sur ce premier festival de tango à Beyrouth sur le site du festival tangolebanon. Vous pouvez aussi consulter le site du magazine montpelliérain Toutango qui en est partenaire (lien en Colonne de droite, rubrique Eh bien dansez maintenant !)
A voir aussi dans la Colonne de droite de Barrio de Tango, les raccourcis danse et musiciens (rubrique Les artistes).

mercredi 12 novembre 2008

Lukas Kohan au CCC Floreal Gorini [à l’affiche]

Affiche communiquée par le CCC Floreal Gorini

Lucas Kohan présentera ce soir pour la deuxième fois son disque Partiendo. Il avait déjà assuré une première présentation dans le même lieu, la petite salle Osvaldo Pugliese, tout au fond du rez-de-chaussée du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, à côté du bar, le 23 octobre, mais; débordée par l’abondance de l’information en octobre, je l’avais passé par pertes et profits. D’où ce rattrapage, encore à temps à 5 semaines de Noël...

Le spectacle est annoncé à 21h30. L’entrée est fixée à 15$.

Lucas Kohan est un guitariste et un compositeur qui dirige actuellement deux formations : d’une part son propre quintette avec lequel il se produit ce soir (cliquer sur l’affiche : les noms des musiciens sont lisibles en bas à droite) et la Tubatango, un orchestre de tango composé de joueurs de tuba de toutes les tessitures dont il est tout à la fois le chef et l’arrangeur (la Tubatango reprend le répertoire classique... adapté pour tubas).


Partiendo, ce premier disque du Quinteto Lucas Kohan, contient 12 morceaux originaux, de sa propre composition (texte et musique), interprétés avec des invités, instrumentistes et chanteurs, dont les chanteurs Javier Cardenal Domínguez, avec qui il a déjà beaucoup travaillé, et Sandra Marquez ainsi qu’un quatuor d’instruments à vent vénézuélien. L’enregistrement, réalisé en studio, est néanmoins constitué de prises d’un seul tenant, sans retouche, avec un son que Kohan voulait naturel et une marge d’improvisation, comme dans le jeu traditionnel du tango dit jeu a la parilla (1).


Lucas Kohan classe son travail dans le domaine de la musique rioplatense contemporaine : dans Partiendo, il a donc mêlé du tango, du candombe, de la milonga, du jazz et de la musique qu’il dit contemporaine.

Lui-même se produit avec plusieurs autres formations : le quatuor de guitares La Bagayera, le Sexteto Milonguero, un orchestre "típica" de jeunes musiciens menés par le chanteur Javier Di Ciriaco, qui se consacre au tango bailable (pour le bal) et la Orquesta Silencio, un ensemble international européen. Compositeur de musique de cinéma, il a aussi signé une oeuvre de musique contemporaine, créée au British Art Center, et s'est déjà produit en Europe et un peu partout sur le continent américain.

Le 26 novembre, à 20 h, Lucas Kohan sera avec La Bagayera au Centro Cultural Torcuato Tasso, bien connu désormais des lecteurs de ce blog (c’est dans le quartier de San Telmo). Entrée : 30 $.
Le 28 novembre, à 21h, il se produit avec son Quintette dans le cadre du Programme Culturel du Quartier, au Centro Cultural Julio Cortázar, rue O. Higgins au n° 3050, dans le quartier de Nuñez.
Et le 20 décembre à 19h30, il sera, là encore avec le Quintette et pour une nouvelle présentation du disque, à La Scala, une autre salle de San Telmo, Pasaje Giufra 371 (entrée : 15 $).

Partiendo est déjà disponible dans le commerce et vous pouvez écouter la musique de Lucas Kohan en visitant son site (pour l’instant en construction) qui vous permet d’accéder à sa page My Space dont l’image de fond reprend la très belle jacquette de son CD.

(1) tocar a la parilla : littéralement jouer à la grille. En français, une bonne traduction serait peut-être "jouer sans filet". Les premiers musiciens de tango ne savaient pas tous lire une partition. Ils jouaient donc d’oreille et de mémoire, en improvisant beaucoup et en enjolivant à partir de la ligne mélodique connue de tous. La tradition a perduré jusqu’à nos jours et nombreux sont les formations qui aiment se lancer dans des interprétations de ce type.