vendredi 16 mai 2014

La Vidú présente son disque au CAFF [à l'affiche]


La Orquesta Típica La Vidú présentera ce samedi 17 mars 2014 à 22h son nouveau disque Remando la Historia (Bien dominer l'histoire), au CAFF, la salle gérée par la Orquesta Típica Fernandez Fierro, Sánchez de Bustamante 764.

Vous pouvez écouter l'un des morceaux de ce nouvel album en cliquant sur ce lien.

Entrée : 60 $ (ARG).

La Vidú est un ensemble de quatorze musiciens, y compris le chanteur, Facundo Radice, dirigé par Gabriel Bartolomei, violoniste et arrangeur de l'orchestre. Cette formation appartient à la nouvelle vague du tango post-piazzollien qui prospère musicalement en ce moment à Buenos Aires, autour d'institutions comme les médias Fractura Expuesta (radio) et Tinta Roja (revue alternative) ainsi que l'organisation professionnelle militante qu'est la UOT (voir les liens dans la partie basse de la Colonne de droite).

Pour en savoir plus, découvrez l'orchestre sur son site Internet (pas mal de vidéos pour connaître leur musique) et connectez-vous à leur profil Facebook.

Lanús, Rafaela et Joinville : dimanche de centenaire [à l'affiche]

Musique et danse en l'honneur de Pichuco à Lanús (Gran Buenos Aires)

En cette année du centenaire de la naissance de Aníbal Troilo, dit Pichuco, en ce dimanche qui est aussi l'anniversaire de sa disparition, le 18 mai 1975,

au Brésil

le grand musicien portègne sera célébré dans les villes de Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires, Rafaela, dans la Province argentine de Santa Fe et à Joinville, dans l'Etat de Santa Catarina au sud du Brésil.

et dans la Province de Santa Fe.

jeudi 15 mai 2014

Les beaux-arts et l'économie vus par Miguel Rep [humour]

Dans la pouponnière, baptisé Art Buenos Aires (ArteBA), allusion à un grand salon d'art contemporain qui se tient en ce moment dans la capitale argentine sous ce titre, Miguel Rep nous montre de gauche à droite, à la une Web de Página/12, un futur artiste, un futur galeriste, un futur marchand d'art, un futur commissaire d'exposition (ou de salon), un futur critique, un futur maître-priseur et un futur collectionneur. La puéricultrice s'occupe de ce dernier et lui chantonne une comptine pour le faire manger :

Cliquez sur l'image pour lire le texte

"Mon premier a mis l'œuf dans la casserole, mon second l'a fait cuire, mon troisième a ôté la coquille, mon quatrième a mis du sel dessus et qui va le manger ? C'est le petit coquignou !"
(Traduction/adaptation Denise Anne Clavilier)

Ce dessin est paru ce matin dans Página/12, comme vous l'avez sans doute deviné si vous êtes un fidèle lecteur de Barrio de Tango.

Trenque Lauquen change de nom pour un soir... en souvenir de Troilo [à l'affiche]


Pour un jour et uniquement dans le cadre des fêtes, voilà que les habitants de Trenque Lauquen, dans la Province de Buenos Aires, rebaptisent leur ville !

Grande soirée ce samedi, 17 mai 2014, à 21h, au Salón Club Barrio Alegre, avec une milonga, des exhibitions et une clôture avec la Orquesta Típica Misteriosa Buenos Aires, pour le centenaire de Pichuco...

mardi 13 mai 2014

Première interview de la ministre de la Culture [Actu]

Teresa Parodi, toute nouvelle et première ministre de la Culture argentine (1), vient de donner une première interview ès qualité au quotidien pro-gouvernemental Página/12.

Manchette de Página/12 ce matin

Voyons ce qu'elle nous dit, après une prise de fonction des plus chargées (et dont le journal nous fait un compte-rendu serré).

–¿Cómo fue el llamado de la Presidenta? ¿Qué fue lo primero que le cruzó por la cabeza ante el ofrecimiento?

–La Presidenta me hizo llamar y podían ser muchas cosas, ella me ha llamado otras veces para hablar de otras cosas o para invitarme a algún lugar... ella siempre ha tenido un vínculo afectivo con muchísimos artistas, ha sido muy cálida siempre, nos ha recibido, nos ha convocado para diferentes cosas. Por supuesto que no me imaginaba que era para crear el Ministerio de Cultura, pero cuando me lo dijo me emocionó, porque es un deseo largamente acariciado por el sector al que pertenezco, por todas las áreas. Y por muchas razones, porque este gobierno es el que más hizo por la cultura. Las políticas ya existían y se pueden intensificar, porque siendo un ministerio cambian y mejoran muchas cosas. Pero independientemente de eso acá hay una gestión de políticas culturales muy claras. El rol que tiene la cultura en el gobierno de Néstor y Cristina Kirchner está clarísimo desde el primer día. Y creo que no es casual que tanta gente de la cultura se haya sentido escuchada, se haya sentido más valorada, respetada, en este tiempo. Eso está claro, es algo que se delineó muy claramente con todos los secretarios que estuvieron. Pero me parece que crear el ministerio... al crear el Ministerio de Ciencia y Tecnología dejó claro cuál es el lugar que la ciencia y la tecnología tienen en la gestión y en la mirada de este gobierno nacional y popular, y en la política concreta. Todo lo que recuperamos, lo que significó que se creara, el lugar que se le da.
Teresa Parodi, Página/12

- Comment s'est passé le coup de fil de la Présidente ? Qu'est-ce qui vous a traversé la tête en premier lieu quand vous avez reçu la proposition ?
- La Présidente m'a fait appeler et ça pouvait être pour beaucoup de choses. Elle m'avait déjà appelée à plusieurs reprises pour parler d'autres sujets ou pour m'inviter ici ou là... Elle a toujours eu un lien affectif avec beaucoup d'artistes, elle a toujours été très chaleureuse, elle a fait appel à nous pour différentes choses. Bien sûr que je ne m'imaginais pas que c'était pour créer le Ministère de la Culture, mais quand elle me l'a dit, cela m'a émue parce que c'est un souhait caressé depuis longtemps par le secteur auquel j'appartiens et de tous les côtés. Et pour bien des raisons, parce que ce gouvernement est celui qui a fait le plus pour la culture. Les politiques existaient déjà et peuvent être approfondies, parce que l'existence d'un ministère change et améliore beaucoup de choses. Mais indépendamment de ça, il y a ici un programme politique très clair en matière de culture. Le rôle que joue la culture dans les gouvernements de Néstor puis de Cristina Kirchner, c'est très clair depuis le premier jour (2). Et je crois que ce n'est pas par hasard que tant d'acteurs culturels se soient sentis écoutés, se soient sentis valorisés, respectés, ces derniers temps. Cela, c'est clair, c'est quelque chose qui s'est dessiné très clairement avec tous les secrétaires d'Etat que nous avons eus. Mais il me semble que créer le ministère... En créant le Ministère de la Science et de la Technologie, elle a mis en lumière la place que la science et la technologie avaient dans son programme et aux yeux de ce gouvernement national et populaire (3) et dans le concret de la politique. Tout ce dont nous avons recouvré la maîtrise, ce qui a signifié que ce ministère serait créé, la place qu'on lui accorde.
(Traduction Denise Anne Clavilier)


–El Ministerio de Cultura, usted lo dijo, era un deseo de vieja data. ¿Por qué tardó tanto?

–Fueron los tiempos que necesitó. No siempre se puede hacer todo junto, porque armar un ministerio también es mover un montón de cosas, darle una respuesta a la cultura, y la cultura también recibió respuestas concretas desde la secretaría. Se puede empezar a especular, y alguno ya lo ha hecho, conque es todo parte de la campaña. Pero yo creo que esto es la culminación de una política que se dio desde el primer momento: que finalmente se decida la creación del ministerio en el momento en que realmente se le puede dar todo, como debe ser. Porque había otras cosas que el Gobierno tenía que desplegar en muchísimos sentidos de la política, la política diseñada para poder hacer lo que hizo en este país, para hacer que este modelo dé resultados concretos. En el marco de todo eso, éste es el momento justo. Eso es quizá la gran noticia, que después de todo lo que se hizo hasta ahora llega este broche de oro.
Teresa Parodi, Página/12

- Vous l'avez dit, le Ministère de la Culture était un souhait qui ne date pas d'hier. Pourquoi seulement aujourd'hui ?
- C'est le temps qu'il a fallu. On ne peut pas toujours tout faire en même temps parce que monter un ministère c'est aussi faire bouger plein de choses, donner une réponse à la culture et la culture a reçu des réponses concrètes aussi du Secrétariat d'Etat. On peut se lancer dans des élucubrations et il y a en a un qui l'a fait et dire que tout ça, c'est de l'électoralisme. Mais moi, je crois que c'est l'apogée d'une politique qui date du début. Enfin, on décide de créer ce ministère au moment où on peut lui donner tout, comme il faut. Parce qu'il y avait d'autres choses que le Gouvernement avait à déployer en politique dans tous les sens, la politique conçue pour faire ce qui s'est fait dans ce pays, pour faire que ce modèle-ci donne des résultats concrets. Dans ce cadre-là, le bon moment est arrivé. C'est peut-être ça, la bonne nouvelle qu'après tout ce qui s'est fait jusqu'à maintenant, advienne ce couronnement.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

[...]

–¿Cuál es el desafío más importante? Porque la creación del ministerio es un hecho, pero queda claro que hay un tiempo acotado hasta el final de este mandato.

–Pero el ministerio queda. Hay que diseñar un ministerio ágil, que pueda dar respuestas. Cuando digo ágil quiero decir... la burocracia es un gran inconveniente en general, sabemos que es así, pero una cosa que nace tiene formas de hacer un administración, una tarea de ir a lo burocrático de lleno, de tratar de hacer un trabajo lo más ágil posible para que haya respuestas contundentes, se pueda poner en marcha el trabajo del ministerio desde ya. Por otro lado, pensar bien las áreas en que se va a dividir, cómo se va a realizar el organigrama para lograr esta interacción, los mecanismos necesarios para valorizar eso. Como la secretaría, que empezó y se fue desarrollando y cambiando tal como van cambiando los tiempos. Las herramientas de que disponemos hacen que toda esa organización pueda ser mucho más efectiva, que el manejo de políticas sea más dinámico. Por lo menos que eso se pueda dejar en marcha, un esquema de cosas que pueda ser adaptable, modificable en el futuro. Con una herramienta como ésta, con un ministerio finalmente creado, los que vengan tendrán un lugar donde seguir desarrollando. No voy a pensar nunca que el que venga va a decir “esto no sirve”. Eso sería el “nunca menos”.
Teresa Parodi, Página/12

- Quel est le défi le plus important ? Parce que la création du ministère est un fait mais il est clair que le temps est compté pour ce mandat.
- Mais le ministère va rester. Il faut concevoir un ministère souple, que puisse réagir. Quand je dis souple, je veux dire... La bureaucratie est un grand inconvénient en général, nous savons que c'est comme ça, mais une chose en train de naître a des manières de créer une administration, une mission d'aller au bureaucratique de plain pied, d'essayer de faire un travail aussi souple que possible pour que ça réagisse correctement et pleinement, que puisse se mettre en marche d'emblée le travail du ministère. D'un autre côté, bien penser les différentes directions entre lesquelles il faut l'organiser, comment on va monter l'organigramme pour obtenir cette interaction, les mécanismes indispensables pour mettre tout ça en valeur. Comme le Secrétariat d'Etat, qui a commencé à faire ce travail, qui l'a développé, qui a fait des changements en suivant les temps qui changent aussi. Les outils dont nous disposons font que toute cette organisation peut être beaucoup plus efficace, que mettre en œuvre des programmes soit plus dynamique. Pour autant que cela puisse se mettre en marche, un schéma de ce qui peut être adaptable, modifiable dans le futur. Avec un outil comme celui-ci, avec un ministère enfin en place, ceux qui viendront derrière auront de la place pour continuer à faire du développement. Je ne peux pas imaginer que celui qui arrivera après nous dise : ça ne sert à rien. Cela, ce serait le "Jamais moins" (4).
(Traduction Denise Anne Clavilier)

L'interview se poursuit ainsi, très longue malgré le désormais agenda de ministre de la chanteuse. Elle y parle de son nouveau disque, dont elle vient tout juste d'achever le montage et dont elle n'assurera pas la présentation comme elle l'avait prévu. Elle y parle aussi de ses espoirs pour les élections nationales à venir (elle ne souhaite pas qu'il y ait une alternance après ces dix ans de politique kirchneriste). Elle y parle de son plan de charge immédiat avec une réunion des ministres de la culture du sous-continent à la fin de cette semaine, des enjeux de l'économie culturelle, de la loi de la danse en discussion au Congrès, etc...

Une interview sans doute très bienvenue pour lever quelques doutes imbéciles et machistes qui se sont fait jour la semaine dernière (une femme -que c'est drôle !- , pire une chanteuse -laissez-moi pouffer !-, pourrait-elle faire un bon ministre ? Ben voyons!).

A lire sur Página/12, dans l'édition de ce matin.


(1) En Argentine, les ministères sont définis une fois pour toutes. D'ordinaire, chaque président pourvoit chaque maroquin tel que son prédécesseur a laissé le gouvernement constitué. Il est donc rare de voir créer un portefeuille ministériel. Aussi les créations ou les transformations quand elles existent marquent-elles l'histoire. Elles sont signifiantes. C'est ainsi que le Secrétariat d'Etat au Travail (maintenant un ministère à proprement parler) a été créé en 1943 pour Juan Perón après le coup d'Etat qui a détourné l'Argentine d'entrer dans le conflit mondial dans le sillage des Etats-Unis. Cristina Kirchner a élevé dès le premier jour de son premier mandat l'ancien secrétariat d'Etat des Sciences et de la Technologie au rang de ministère et la semaine dernière, dans les derniers 18 mois de son second et dernier mandat, elle vient de faire de même avec le secrétariat à la Culture. Il semble donc qu'elle ait de l'ambition pour l'économie de la connaissance et le rayonnement intellectuel de son pays.
(2) 10 décembre 2003 : prestation de serment de Néstor Kirchner.
(3) Historiquement en Argentine, les gouvernements de gauche se désignent et sont désignés par leurs partisans comme "nationaux et populaires", pour les distinguer de manière polémique des gouvernements de droite, qui ont toujours revendiqué eux aussi le nationalisme ou le patriotisme (il n'y a guère de différence en Amérique du Sud entre les deux notions) mais ont mené une politique économique et diplomatique très manifestement favorable à l'argent, aux possédants et aux intérêts commerciaux étrangers (Grande-Bretagne jusqu'à il y a un siècle et Etats-Unis à partir de l'entre-deux-guerres). Les adversaires de ces gouvernements nationaux et populaires les taxent volontiers de "populistes", ce qui fait sortir les péronistes (et à un moindre degré les radicaux) de leurs gonds et ça se comprend. Il se trouve que cet épithète est toujours allé de paire avec la défense des intérêts des grandes puissances étrangères. Les premiers à qualifier Perón de populiste étaient des partisans de l'atlantisme nord-américain. Teresa Parodi a tous les éléments de langage qui distinguent un courant politique largement répandu en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Uruguay, Bolivie, Pérou depuis peu et Venezuela pour en citer quelques uns du côté hispanophone, sans oublier par ailleurs le Brésil).
(4) Jeu de mot avec le slogan des organisations des droits de l'homme Nunca mas (Jamais plus).

Vendredi à Coronel Dorrego, on fête Pichuco [à l'affiche]

Alors qu'approchent les deux dates importantes de la vie de Pichuco, en cette année de son centenaire, le 18 mai (son décès en 1975) et le 11 juillet (sa naissance en 1914), il semblerait que peu de municipalités de la Province de Buenos Aires veuillent être en reste de festivité.



Le vendredi 16 mai 2014, c'est la ville de Coronel Dorrego qui brandira le drapeau pichuquéen, pour le plus grand bonheur des mélomanes et des tangueros...

lundi 12 mai 2014

Ariel Prat le mercredi au Vinilo [à l'affiche]


Ariel Prat jouera les mercredis 14, 21 et 28 mai 2014 à 21h au Café Vinilo, Gorriti 3780, dans le quartier de Palermo. Son nouveau spectacle, où il partage la soirée avec Hernán Kallis (guitare), Alejandro Caraballo (percussion) et Martín Hernández (harmonica) s'intitulé No sólo murga (pas seulement de la murga).

L'auteur-compositeur-interprète, surtout connu pour être l'un des murgueros les plus en vue de l'actuelle scène argentine, proposera un récital qui picore dans les répertoires développés dans ses huit disques déjà sortis depuis 1991.

Entrée : 120 $ (ARG).

Il est conseillé de réserver auprès du Vinilo (www.cafevinilo.com.ar).

Costumbres argentinas : la prochaine exposition au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

"Coutumes argentines : Gardel, le tango et le maté", tel est le thème de la prochaine exposition qui se tiendra au Museo Casa Carlos Gardel, du 15 mai au 14 juillet 2014 (Jean Jaurès 735).

Comme l'immense majorité de ses compatriotes, Carlos Gardel fut un adepte du maté et du rite social dont il est l'emblème. Cette coutume fait partie de l'identité nationale argentine et c'est sous cet aspect que la petite exposition nous le montrera.

L'inauguration aura lieu le jeudi 15 mai 2014, à 18h30.
Entrée libre et gratuite.



Comme toujours dans ce musée, ce lancement sera l'occasion d'écouter de la musique, en l'occurrence un récital du guitariste Miguel Pesce.

dimanche 11 mai 2014

A Pilar et à Guayaquil, le Centenaire Troilo [à l'affiche]


Aujourd'hui, à Pilar (Province de Buenos Aires, Argentine) comme à Guayaquil, port maritime de l'Equateur (et ville symbole de l'histoire sud-américaine puisque c'est là que se tient l'entrevue entre les deux principaux libérateurs du continent, San Martín, qui montait du sud, et Bolívar qui descendait du nord, en juillet 1822), on fête ce soir, dimanche 11 mai 2014, le centenaire d'un des plus grands créateurs du tango, Aníbal Troilo, dit Pichuco, né le 11 juillet 1914 à Buenos Aires, et décédé dans la même ville le 18 mai 1975.


Et l'Italie n'est pas en reste : la preuve, à Salerne.


Samedi matin en salon et en plein air [ici]


Samedi matin, les Editions du Jasmin seront présentes au salon du livre d'un matin organisé à côté de la Mairie à Clichy-la-Garenne (M° Mairie de Clichy ou gare Clichy-Levallois), le 17 mai 2014, de 10h à 13h (voire jusqu'à 14h), alors que la ville sera en pleine ébullition puisque s'y se tiendra un week-end festif et culturel intitulé Bains de rue, avec de très nombreuses activités en plein air dans tous les coins de la ville.



Je me tiendrai donc sur ce stand, avec Daniel Chocron, qui vient de publier dans la même maison d'édition une biographie grand public de Jacques Prévert (Jacques Prévert, les mots à la bouche).

Ce devrait être la première sortie publique de San Martín par lui-même et par ses contemporains, mon nouveau livre actuellement sous presse dans la région parisienne et dont la parution est prévue pour jeudi ou vendredi prochain (1).

Mes autres ouvrages seront aussi en vente sur le stand, qu'il s'agisse des trois volumes sur le tango ou de la biographie de José de San Martín (San Martín à rebours des conquistadors), dont la deuxième impression est elle aussi en cours de fabrication.

Mate à gogo pour ceux qui s'enhardiront à déguster cette boisson si typique du sud de l'Amérique du Sud et, on l'espère, du soleil et une chaleur printannière en ce milieu du printemps.

Pour plus d'information sur les activités de Bains de rue, voir le site de la ville de Clichy.
Pour plus d'information sur le catalogue, qui s'enrichit plusieurs fois par an, des Editions du Jasmin, voir leur site Internet sous le lien.




(1) La souscription (à 20 €, prix promotionnel) a donc été prolongée jusqu'au 15 mai 2014, date au-delà de laquelle l'éditeur n'aura plus le droit de vendre le livre au public en-dessous de son prix officiel, tel qu'il apparaît sur la couverture : 24,90 €. Le bon de souscription n'a pas été modifié dans sa date d'échéance mais il reste valide et vous pouvez le télécharger sur mon siteInternet. Pour en savoir plus sur le contenu de San Martín par lui-même et par ses contemporains, cliquez sur la couverture dans la Colonne de droite ou sur ce lien vers les articles y afférent ou sur celui-ci vers la page consacrée au livre sur mon site Internet.

vendredi 9 mai 2014

Exposition d'un groupe de peintres de Saavedra au Museo Cornelio de Saavedra [à l'affiche]


Le Museo Histórico de la Ciudad de Buenos Aires Cornelio de Saavedra propose à partir du samedi 10 mai jusqu'au 28 juin 2014 une exposition de peintres du quartier intitulée Pintores de Pinto.

Ces peintres, tous des hommes, sont connus comme "Les gars de Pinto et Azurduy", un carrefour du quartier de Saavedra où ils ont investi une ancienne épicerie et sa cave pour la transformer en atelier le jour et en salle communautaire où ils cassent joyeusement la croûte (si l'on me permet ce jeu de mot), le soir, une fois par mois en toute convivialité, pour refaire le monde à la mode des peñas culturelles traditionnelles de Buenos Aires : on y disserte sur le cinéma, les femmes, la philosophie, le football, les arts, la politique, etc.

L'inauguration de l'exposition aura lieu avec la participation de neuf des artstes exposants, samedi 10 mai à 12h, au musée, Crisólogo Larralde 6309, dans le parque General Paz.

Pour en savoir plus sur l'exposition :
visitez la page du musée sur le portail de la Ville de Buenos Aires
connectez-vous à sa page Facebook.

Madame la Ministre n'a pas raccroché sa guitare [Actu]

Photo Pablo Piovano (pour Página/12)
A peine installée dans ses fonctions de ministre, Teresa Parodi a repris sa guitare et s'est rendue à la Bibliothèque nationale pour l'hommage au Padre Mujica, quarante ans après son assassinat par une milice violente, la Triple A (voir mon précédent article sur le sujet). Toujours fidèle à ses engagements en faveur des droits de l'homme !

De nombreux artistes étaient présents, ainsi que le directeur de la Bibliothèque, le sociologue Horacio González, et plusieurs prêtres tiersmondistes toujours membre du clergé catholique, appartenant à différents diocèses (dont celui de Buenos Aires).

Les manifestations vont se succéder jusqu'à ce week-end, quand samedi, la présidente Cristina Kirchner inaugurera une peinture murale sur Avenida 9 de julio et dimanche, l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Poli, se rendra à la paroisse de la Ville 31 de Retiro pour présider une messe pour le Padre Mujica, fondateur de cette communauté catholique.

Avant de chanter, la ministre a prononcé une courte allocution où elle a décrit la mission reçue de la Présidente, de se rendre un peu partout dans le pays, de développer tous les chantiers déjà ouverts et d'en ouvrir d'autres pour investir de nouveaux domaines culturels au niveau national.

Pour aller plus loin :

Exposition de croquis urbains au Museo de la Ciudad [à l'affiche]


Samedi 10 mai 2014, à 14h30, exposition temporaire des Croquiseros urbanos, un groupe de peintres organisés en ateliers collectifs dans plusieurs villes argentines, au Museo de la Ciudad, esquina Alsina y Defensa...

Cela vaudra le coup d'aller y jeter un œil.

La manifestation est gratuite.

Pour aller plus loin :
Page Facebook du groupe
Page Facebook du Museo de la Ciudad.

jeudi 8 mai 2014

Les unes de El Litoral, en l'honneur de l'enfant du pays ! [Actu]

Une de l'édition nationale
avec une présidente qui a retrouvé des vêtements très clairs après sa longue période de deuil

El Litoral, le quotidien des Provinces situées sur les littoraux fluviaux, le long du Paraná et de l'Uruguay, se devait de fêter en grand la nomination de l'auteur-compositeur interprète Teresa Parodi, comme premier Ministre de la Culture argentin.
Ce qui est fait, dans les deux éditions : la nationale et la locale, publiée à Corrientes, la ville natale de la chanteuse.


La une de l'édition correntina (à Corrientes)

Teresa Parodi nommée ministre de la Culture [Actu]


Cristina Fernández de Kirchner a pris tout le monde par surprise hier en créant par décret un ministère de la Culture, en lieu et place du Secrétariat d'Etat qui existait jusqu'à présent, et en y nommant quelques heures plus tard la chanteuse folkloriste Teresa Parodi, qui remplace le cinéaste Jorge Coscia, qui n'avait pourtant pas démérité, et ce à la veille du départ de la délégation argentine pour le Festival de Cannes.

Teresa Parodi, qui est née à Corrientes, au nord du pays (et Dieu sait si elle en est fière) (1), a occupé des fonctions similaires dans le gouvernement portègne sous la gestion péroniste de Jorge Telerman, juste avant Mauricio Macri. Elle a commencé sa carrière comme institutrice dans sa province natale avant de se lancer dans la composition et l'écriture et de chanter elle-même son propre répertoire. Elle a fréquenté notamment Mercedes Sosa et s'est produite sur scène avec elle.
Jusqu'à avant-hier, elle assumait la direction du centre culturel ECuNHi, qui émane de l'ONG Madres de Plaza de Mayo. Elle est une militante péroniste de longue date, très liée aux mouvements des droits de l'homme et au rétablissement de la démocratie après les horreurs de la Dictature militaire.

La voix et la musique de Teresa Parodi
avec les paysages de sa terre natale...

Du côté gouvernemental, Página/12 et l'agence de presse Télam, le ton de la presse est à l'allégresse et Coscia est fort oublié dans l'opération.

Dans la presse d'opposition, Clarín, La Nación et La Prensa, les politologues sont pris de court et, s'ils ne peuvent que se réjouir de la création du ministère, ils émettent des doutes sur les compétences politiques et administratives de la nouvelle ministre. C'est un moindre mal car ils auraient pu se déchaîner : elle n'a pas que des amis. Même le premier Secrétaire d'Etat à la culture de Cristina, José Nun, un politique remplacé aussi cavalièrement par le "professionnel de la profession" qu'est Coscia en 2009, s'est joint à l'expression des doutes, en ajoutant que les nouvelles décisions sont un simple effet d'annonce et que ce gouvernement se moque de la culture comme d'une guigne (La Nación de ce jour).



Cependant, tout le monde, à gauche, à droite, dans la majorité comme dans l'opposition, souligne le talent artistique de la chanteuse, sa popularité et sa notoriété qui ne peuvent que bénéficier au nouveau Ministère. C'est déjà en soi une grande victoire pour la tolérance à l'intérieur du paysage politique argentin

Il est très probable que Teresa Parodi n'apportera pas un changement de cap à ce qui a été fait jusqu'ici, car elle s'est toujours manifestée en plein accord avec toutes les initiatives de ce gouvernement et elle a participé ces dernières années à presque toutes les manifestations officielles parrainées par l'actuel Gouvernement.
Il est plus que probable que pour le monde du tango et du folclore, cette nomination est plus qu'auspicieuse : il suffit pour s'en convaincre d'observer ce que fut la programmation d'ECuHNi sous la direction de Teresa Parodi.

Et la une la plus significative, c'est encore et toujours celle de Página/12

A Buenos Aires, Hernán Lombardi, successeur macriste de Parodi à la Culture portègne, a envoyé des félicitations à son homologue nationale. Il dit se réjouir du départ de Jorge Coscia, trop idéologue à son goût, et espérer de la ministre l'ouverture du dialogue. S'il est sincère et si ses souhaits se réalisent, ce serait un très grand progrès pour la démocratie en Argentine, car, sur ce point, elle manque encore singulièrement de maturité (mais il en va de même partout en Amérique du Sud). Les fractures y sont encore trop marquées pour permettre la moindre coopération entre courants divergents.

Et Clarín fait le minimum syndical : le choc du sans-photo et le poids des mots
Attaque en piqué contre la Cámpora, le mouvement des jeunes kirchneristes.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur la vie et la carrière de Teresa Parodi
lire la dépêche de Télam, qui contient une vidéo de la prestation de serment de la nouvelle ministre
consulter le dossier constitué par La Nación
consulter le dossier constitué par Clarín
-et c'est toutefois Clarín, si peu aimable d'habitude envers les ONG de droits de l'homme, qui publie la lettre de Hebe de Bonafini, la truculente présidente de Madres, pour féliciter la nouvelle ministre-
lire l'article de La Prensa (avec une erreur sur le prénom de la nouvelle ministre : le titreur du site Internet a confondu avec une autre chanteuse, Liliana Herrero ! Tout est dans tout et réciproquement.)
lire l'article de El Litoral dans son édition correntine
Enfin pour connaître l'artiste, vous pouvez visiter son site Internet, qui, ce matin, n'était pas encore à jour de cette nomination ministérielle.



(1) La musique populaire de Corrientes, c'est le chamame. C'est presque comme si le chamame arrivait au pouvoir ! Et en plus, la Province de Corrientes est la province natale du Père de la Patrie, le général San Martín. Quel symbole...