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lundi 1 septembre 2025

Demain, remise des Premios Tagini pour des travaux discographiques [à l’affiche]

Gazette du Prix Tagini édition 2025
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Demain mardi 2 septembre 2025, la Academia Nacional del Tango remettra à différents artistes ses prix Tagini qui récompensent chaque année disques et activité des studios d’enregistrement.

Cette année, quatre personnes sont distinguées, la chanteuse Vanina Tagini, dont un aïeul a donné son nom à ces prix, le joueur d’harmonica Franco Luciani, l’ingénieur du son Oscar Gímenez, des studios CBS et le producteur Hugo Casal de la maison EMI-Odeón. Des prix d’honneur seront également remis ce soir-là, en ce jour où l’Argentine célèbre la phonographie nationale.

Affiche de la soirée
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Rendez-vous au siège de l’institution, Avenida de Mayo 833, au premier étage, à 18h.

Entrée libre et gratuite comme d’habitude.

© Denise Anne Clavilier

lundi 7 novembre 2022

Franco Luciani fête ses 20 ans de carrière à Rosario puis au CCK [à l’affiche]


Franco Luciani est le grand harmoniciste de la musique populaire argentine. Originaire de Rosario, il s’est fait connaître comme un interprète hors pair du répertoire du tango et a déjà sorti une dizaine de disques.

Demain, 8 novembre 2022, à 20 h 30, il se produira dans sa ville natale, Sala Lavardén, esquina Sarmiento y Mendoza, puis à Buenos Aires, jeudi prochain, à 20 h. Il donnera son concert au CCK en plein cœur historique de la capitale argentine, dans le grand Auditorio Nacional. Il fête ainsi en beauté ses 20 ans de carrière !

Pour ces deux concerts, Franco Luciani sera entouré de Leonardo Andersen à la guitare, Pablo Motta à la contrebasse et Bruno Resino aux percussions. Quelques artistes invités enrichiront encore un peu plus cette brillante affiche.

Dans les deux cas, l’entrée est libre et gratuite.

Página/12 profite de ce jour férié pour publier une assez longue interview du musicien sur son site Internet.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 en ligne
lire la présentation du concert et de l’artiste sur le site Internet de la Sala Lavardén

jeudi 21 octobre 2021

José Colángelo et Franco Luciani ce soir à Rosario [à l’affiche]


Le pianiste octogénaire José Colángelo et l’harmoniciste Franco Luciani présentent ce soir, jeudi 21 octobre 2021, à 21h, dans la Salle Lavardén, à Rosario, leur disque qui vient d’être récompensé par le prix Gardel du meilleur album de tango 2021.

Luciani est originaire de la capitale culturelle et économique de la province de Santa Fe. Il est donc accueilli ce soir chez lui dans cette salle qui dépend du ministère de la culture provincial. Ce soir, le contrebassiste Pablo Motta et la guitariste Leandro Andersen accompagnent sur scène les deux artistes vedettes.

Dans ce disque, le vieux maestro et son jeune partenaire font revivre une tradition du tango naissant au 19e siècle jusqu’à l’apparition des orchestres professionnels au tournant des années 1910 : ils ont improvisé les morceaux qui composent ce nouvel album.

Entrée : 1 200 $ ARG.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du concert sur le site Internet de la salle.

vendredi 10 septembre 2021

Trois centenaires en un ce soir à la télé : Ariel Ramírez, Jaime Dávolos et Astor Piazzolla [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 10 septembre 2021, à 20h, Televisión Pública (TVP) s’allie à la station publique et généraliste de radio, Radio Nacional, pour proposer au public argentin un concert en hommage aux trois musiciens qui auraient eu cent ans cette année : Ariel Ramírez, un homme du nord-est dont le nom a parcouru dans le monde entier grâce à deux œuvres majeures, sa Misa Criolla et sa Navidad Criolla, où il a su rassembler les différentes traditions musicales de l’Intérieur argentin dans un élan de spiritualité remarquable, Jaime Dávalos, auteur-compositeur de Salta (à l’autre extrémité du pays) mais dont le nom, malgré son grand talent, n’est hélas guère sorti de son continent natal, et Astor Piazzolla, dont le centenaire est célébré depuis mars d’une manière nettement plus marquée que pour les deux autres.

Astor Piazzolla

Participeront à cette soirée télévisée des grandes pointures de la musique populaire actuelle comme Teresa Parodi, l’une des grandes représentantes du chamamé (musique du nord-est argentin), l’harmoniciste Franco Luciani, les chanteurs tangueros Lidia Borda, Guillermo Fernández et Sandra Mihanovich ainsi que le pianiste José Colangelo (un ancien des orchestres fondés par Piazzolla), pour ne citer que des artistes déjà assez bien connus des lecteurs de ce blog.

Ariel Ramirez

Le concert sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube de Radio Nacional. De quoi vous régaler malgré les cinq heures de décalage horaire entre l’Argentine et la façade atlantique de l’Europe (mais heureusement, pour beaucoup d’entre vous, demain est un jour chômé !).

Répétition dans le grand studio de Radio Nacional

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lundi 27 novembre 2017

Une affiche de rebelles mercredi soir au Centro Cultural Torquato Tasso [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone (1), le poète Alejandro Szwarcman (2), le guitariste Manu Navarro et l'harmoniciste Franco Luciani en invité spécial se retrouveront mercredi 29 novembre 2017 à 22h sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1975, pour un spectacle décoiffant. Il ne peut pas en être autrement avec eux.

On peut acheter les places avec un rabais la veille ou l'avant-veille. On les achète plein tarif le soir même à l'entrée de la salle. Prévoir les consommations ou le repas, c'est obligatoire.


(1) Juan Vattuone a été intégré au corpus que j'ai présenté et traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, aux Editions du Jasmin
(2) Alejandro Szwarcman fait partie des deux corpus que j'ai présentés et traduits, Barrio de Tango, déjà cité, et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littérairedu tango, Tarabuste Editions.

samedi 30 juillet 2016

Une présentation en beauté à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

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C'est dans un très beau cadre et avec une belle brochette d'artistes que se fera cet après-midi, samedi 30 juillet 2016 à 16h30, la présentation Frutos Rojos, Tangos cosecha 2015 (Fruits rouges, tangos récolte 2015), un disque de tangos tout nouveaux dus à la plume de deux paroliers qui entrent dans la carrière.

L'album est parrainée par la Academia Nacional del Tango.

Alors, rendez-vous esquina San Juan y Boedo, pour écouter cette collection de belles voix d'hommes et de femmes pour le tango d'aujourd'hui.

mercredi 15 juillet 2015

Luis Filipelli à Clásica y Moderna demain [à l'affiche]

Le chanteur Luis Filipelli se produira demain, jeudi 16 juillet 2015, à 21h, à Clásica y Moderna, le bar notable du sud de Recoleta, Callao 892.

Il sera accompagné par son guitariste et directeur musical, Leonardo Andersen, et partagera la soirée avec son invité, l'harmoniciste de La Plata Franco Luciani.


Au programme : tango classique et réarrangé au goût d'aujourd'hui et quelques excursion dans d'autres genres musicaux qui forment le socle de la culture argentine qui se construit actuellement.

samedi 14 juin 2014

Mardi au Colón, aujourd'hui au Boris Club : Franco Luciani [à l'affiche]


Ce soir, samedi 14 juin 2014, à 21h30, Franco Luciani et Federico Lechner présentent leur disque commun d'hommage à Gardel à l'harmonica au Boris Club, Gorriti 5568, à Palermo.

Droit au spectacle par personne : 100, 120 et 130 $ ARG selon l'emplacement.
Consommation minimum, par personne : 50 $ (ce n'est pas déraisonnable).

Ce sera le dernier spectacle de leur tournée de présentation de ce disque sorti il y a quelques semaines.

Mardi dernier, l'harmoniciste Franco Luciani se produisait sur la scène du Teatro Colón, l'Opéra de Buenos Aires. La Nación en rend compte ce matin.

Franco Luciani interprétant Después
vidéo promotionnelle du label Acqua Records

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Nación, en titre de manchette sur la une du quotidien

lundi 19 mai 2014

Gardelería, le nouveau disque de Franco Luciani [Disques & Livres]

L'harmoniciste Franco Luciani vient de sortir un nouveau disque, consacré à l'œuvre de Carlos Gardel compositeur : Gardelería. Ce nouvel album fait l'objet de plusieurs présentations un peu partout en Argentine et vient d'offrir à Leonardo Liberman l'occasion d'interviewer le musicien dans l'émission Siempre Argentina Conexión Español, mise en ligne vendredi dernier, à la fois sur le blog de la chaîne (RAE), actuellement en dérangement, et sur celui du journaliste, El Mirador Nocturno. A écouter en espagnol.


Le disque compte onze morceaux, dont Por una cabeza, El día que me quieras, Amores de Estudiantes, Volver, Soledad, Sus ojos se cerraron (1).

Vous pouvez écouter sur le site Internet de l'artiste trois extraits de ce nouveau CD, dont les interprètes principaux sont donc Franco Luciani à l'harmonica, Federico Lechner, Pablo Motta et Andrés Litwin. Les instruments qui leur sont attribués sur la présentation du disque me paraissent bizarre (le pianiste serait au percussion, le contrebassiste au piano... ça sent le mélange de pinceaux du webmaster en sous-traitance. Je préfère donc ne pas prendre le risque de vous donner des informations fausses). Les deux concepteurs de l'album, Luciani et Lechner, ont aussi invité cinq autres artistes (retrouvez tous les détails -pour autant qu'ils soient justes- sur le site Internet de Luciani).

Le site Internet de Federico Lechner, qui vit à Madrid, n'est pas du tout à jour (les infos les plus récentes remonteraient à 2012). Il existe toutefois une page Facebook un peu plus actuelle ou peut-être plus récemment réactivée.


(1) Toutes ces letras font partie du corpus que j'ai présenté et traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin. Voir les articles s'y rapportant en cliquant sur la couverture, dans la Colonne de droite.

vendredi 12 avril 2013

Les nouveaux albums de Franco Luciani [Disques & Livres]


Mardi dernier, l'harmoniciste Franco Luciani a présenté deux nouveaux disques au Café Notable 36 Billares de Avenida de Mayo. Il était accompagné pour l'occasion par le pianiste Daniel Godfrid, les guitaristes Ariel Argañaraz et Martín González, le bassiste Facundo Peralta et le percussionniste Horacio Cacoliris. Le pianiste Lito Vitale et la chanteuse Lidia Borda étaient aussi de la fête. Il s'agit d'un disque où le musicien mêle des classiques de tango avec quelques morceaux de sa propre composition, et d'un second CD consacré, quant à lui, au folclore argentin.

Página/12 a publié mercredi une interview dont je vous donne ici quelques extraits :

–¿De dónde proviene esta especie de “principismo criollo” aplicado a la música, más allá de sus admirados?
–Es cierto que definitivamente la época de oro del folklore fueron los ’60 y la del tango, los ’40, pero creo que hoy se está viviendo una época de revisión, y se está empezando a esfumar esa cosa de la panza, la barba y los 70 años para el folklore; o el saco, el funyi y las polainas si te gusta el tango. Ya convive todo y de hecho los rockeros, bueno, ya se van a empezar a morir de viejos (risas). Estoy hablando del viejito con el bastón... y no es una cosa tan lejana.
Franco Luciani, in Página/12

- D'où provient cette espèce de "principisme" du terroir sud-américain appliqué à la musique, au-delà des artistes que vous admirez ?
- C'est sûr qu'incontestablement l'âge d'or du folclore c'est les années 1960 et celui du tango, les années 1940 mais je crois qu'on vit aujourd'hui une époque de remise en question et tout ce truc du ventre, de la barbe et des années 1970 pour le folclore (1) est en train de partir en fumée. Pareil pour le veston, le chapeau et les guêtres si tu aimes le tango. Maintenant tout cohabite et de fait, les rockeurs, bon, ils commencent à mourir de vieillesse (rires). Je parle du petit vieux avec sa canne et [l'âge d'or du rock] ce n'est pas si lointain.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Hay algo o alguien que unifique ante tal diversidad?
–El Flaco Spinetta, totalmente... ¡Cómo se extraña! Un mundo de muchos colores, el suyo. No lo grabé, pero suelo hacer en vivo “La miel en tu ventana” o “Los libros de la buena memoria”. El arte es la necesidad de uno y en él la necesidad siempre fue cambiar. Siempre. Pero obvio que no es el único: he tenido el gusto de trabajar con la Negra Sosa en su última etapa. Recuerdo que hicimos una gira a Europa, la última que hizo ella, y era una profesional tremenda, que también irradiaba con su onda a músicos de todos los géneros.
Franco Luciani, in Página/12

- Y a-t-il quelque chose ou quelqu'un qui fasse le lien face à une telle diversité ?
- Luis Alberto Spinetta (2), oui, à 100%... Ce qu'il nous manque, lui ! C'était un monde très coloré que le sien. Je ne l'ai jamais enregistré mais j'ai l'habitude de jouer en public La miel en tu ventana (le miel à ta fenêtre) ou Los libros de buena memoria (Les livres qu'on a aimés). L'art est un besoin [chez moi] et là-dedans, j'ai toujours eu besoin de changer. Toujours. Mais c'est clair qu'il n'est pas tout seul : j'ai eu le plaisir de travailler avec la Negra Sosa (3) vers la fin de sa vie. Je me souviens que nous avons fait une tournée en Europe, sa dernière à elle, c'était une professionnelle formidable, dont les bonnes ondes irradiaient sur les musiciens dans tous les genres.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–En el disco de tango ha incluido dos temas suyos: “Tu vals” y “A vos te encanta”. ¿Qué tiene para decir del Luciani compositor, aunque aparezca poco?
–Precisamente que mi caso no es el del compositor nato que dedica todo el tiempo a crear.
–¿Entonces?
–Es el de un tipo que tiene ideas melódicas y las va escribiendo en un pentagrama. Me gusta el concepto de una melodía que uno memoriza y la silba. Es un proceso lento y tiene que ver con una recepción que funcione, aunque, sí, me gustaría tener más tiempo para crear, sin apuros.
Franco Luciani, in Página/12

- Dans le disque de tango, vous avez inclus deux morceaux de votre composition : Tu vals (ta valse) et A vos te encanta (toi, ça t'enchante). Qu'il y a-t-il à dire du Luciani compositeur, encore qu'il apparaisse peu ?
- Ça justement, que dans mon cas, ce n'est pas le compositeur né qui consacre tout son temps à la création.
- Alors ?
- C'est plutôt l'histoire d'un type qui a des idées mélodiques et qui les met sur la portée. J'aime l'idée d'une mélodie qu'on mémorise et qu'on siffle (4). C'est un processus lent et qui a quelque chose à voir avec une bonne réception [du public] mais ceci dit, bien sûr, j'aimerais bien avoir plus de temps pour créer, sans me presser.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 de mercredi dernier.


(1) Les artistes de folclore de ces années-là ont en effet cette silhouette baba-cool très datée.
(2) Luis Alberto Spinetta est décédé il y a un peu plus d'un an. C'était un grand du rock argentin. Voir mon article du 9 février 2012. Il était surnommé El Flaco (comprenez quelque chose comme le grand échalas ou la grande asperge, à cause de sa silhouette efflanquée).
(3) Mercedes Sosa. La Negra est son surnom (à traduire comme "La brave", "la grande" ou pourquoi pas même "la petite". En tout cas, c'est affectueux et cela n'a pas grand-chose à voir avec une couleur de peau). A son sujet, reportez-vous à mon article du 5 octobre 2009.
(4) Les Portègnes ont beaucoup d'admiration pour les gens qui savent siffler. C'est une approche de la musique très appréciée et très populaire. Cela s'entend dans la rue(pas à tous les coins de rue, mais tout de même, plus qu'en France par exemple).

mardi 24 juillet 2012

Guillermo Fernández demain au CCC [à l'affiche]


Mercredi 25 juillet 2012, à 21h (et pour une fois les portes de la salle seront fermées après, impossible d'entrer pour les retardataires), le chanteur, mais aussi auteur et compositeur, Guillermo Fernández, se produira au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, dans la salle Solidaridad.

Ce récital, où il sera accompagné par une très belle brochette d'amis confrères et consœurs, comme María Volonte, Franco Luciani, Alfredo Piro, Demoliendo Tangos, Los Hermanos Butaca, Cristián Zárate..., se tient pour saluer la nomination de l'artiste comme Haute Personnalité de la Culture (Personalidad Destacada de la Cultura), une distinction nationale très recherchée.

Entrée : 30 $.

jeudi 7 juin 2012

Intéressant week-end au Café Homero [à l'affiche]

Ce vendredi 8 juin 2012, à 22h, au Cafe Homero, qui a retrouvé sa vocation tanguera, Cabrera 4946, dans le quartier de Palermo, la chanteuse Carolina Winograd, avec pour invité le chanteur Esteban Riera. Elle sera accompagnée par José Torelli, à la guitare (il est aussi l'auteur des arrangements et le directeur musical du récital), Nicolás Perrone au bandonéon et Manuel Gómez à la contrebasse.

Le lendemain, samedi 9 juin, à 22h, El Negro Falótico, avec pour invité les chanteurs Noelia Moncada et Hernán Genovese, présentera son tout récent premier disque, Hace tiempo (voilà longtemps), accompagné par Aníbal Corniglio (guitare) et différents instrumentistes invités, dont Franco Luciani (harmonica), qui était récemment en tournée en Europe.

Entrée : 60 $.

Depuis hier, il est impossible d'ajouter des images aux articles, d'où leur absence. En espérant que Blogger remédie rapidement à ce nouveau bug.

vendredi 17 février 2012

Le retour du Retour du Tango qui revient au Faro [à l'affiche]


Les lecteurs fidèles de Barrio de Tango connaissent bien ce cycle de concerts de tango organisés par le chanteur Cucuza Castiello et le guitariste Moscato Luna, qu'ils avaient tous deux fondé en 2008 dans un café-pizzeria de Constituyentes y La Pampa, à la limite entre les quartiers Villa Pueyrredón, Villa Urquiza et Chas, le Bar el Faro. Le cycle s'appelle El Tango vuelve al Barrio (ETvaB), ce qui veut dire "Le tango revient dans le quartier", à la fois parce qu'il revenait dans cette zone périphérique de Buenos Aires et parce qu'il recommençait à envahir l'espace public de la vie quotidienne des Portègnes après la longue traversée du désert qui a duré de la chute de Perón en septembre 1955 jusqu'au début de la reprise économique à partir de 2004.

Or il y a deux ans, quelques semaines après avoir été inscrit sur la liste des Bares Notables (cafés d'intérêt culturel), El Faro a perdu son agrément pour organiser des concerts, pour des motifs qui n'ont jamais été éclaircis, à une époque où a été mis au jour un gros trafic de malversations dans le service d'attribution de ces agréments dans l'administration municipale.

C'est donc un retour du retour qui aura lieu ce soir, vendredi 17 février, à 21h30, puisque Cucuza et Moscato reviennent à El Faro, avec pour invité de luxe l'excellent harmoniciste de tango qu'est Franco Luciani, lequel sera bientôt sous nos cieux d'Europe.

Droit au spectacle : 30$ (une très forte hausse depuis l'année dernière, mais moins importante que celle du ticket de métro !). Comptez la pizza ou les empenadas et le vin ou la bière ou tout ce que vous voudrez boire pour les accompagner en plus...

mercredi 25 mai 2011

Beaucoup de musique au Festival de Tarbes [ici]

Cet été, le festival de Tarbes offre une belle affiche en matière de musique, un avantage culturel pour cette manifestation qui se distingue de la majorité des festivals de France qui s'intéressent presque exclusivement à la danse.

A l'affiche à Tarbes, vous retrouverez l'harmoniciste Franco Luciani et son trio, le Quinteto Ramiro Gallo (l'ex-violoniste de l'orchestre El Arranque, qui est également compositeur), la Tubatango (une formation exclusive de tubas, de toutes les tessitures, qui s'adonne au tango) et l'orchestre international européen Orquesta Silencio, entre autres.

Du 20 au 28 août 2011.

Plus d'informations :
connectez-vous au site Internet de la ville de Tarbes et sur celui de l'association organisatrice, Tangueando Ibos.

vendredi 18 mars 2011

Harmonica, piano et guitare au CAFF ce soir [à l'affiche]

Franco Luciani, 29 ans, est considéré en Argentine comme le meilleur joueur d'harmonica depuis feu Hugo Diaz. Il se présente ce soir au CAFF, rue Sánchez de Bustamante, 764, à 22h, dans le quartier de l'Abasto, pour un concert de tango avec le pianiste Daniel Godfrid et le guitariste Ariel Argañaraz.

Le concert est annoncé dans les pages culturelles de Página/12, qui consacre à l'événement tout un article ce matin.

L'article nous dévoile qu'ils joueront ce soir des morceaux variés, Moneda de cobre (de Carlos Viván et Horacio Sanguinetti) (1), Margarita Gauthier (de Joaquín Mora et Julio Jorge Nelson), Después (de Hugo Gutiérrez et Homero Manzi), et Los ejes de mi carreta (milonga de Atahualpa Yupanqui et Romildo Risso).

“Para mí, el tango y el folklore son una unidad. En Cosquín siempre meto un tango. [...] Adhiero al concepto del cantor nacional, al estilo de Gardel o Nelly Omar. Y ojo que, si bien somos relativamente pocos los que hacemos los dos géneros, tal vez no sea algo que está muriendo sino algo que crece”
Franco Luciani, cité par Carlos Bevilacqua, dans Página/12

Pour moi, le tango et le folklore forment une unité (2). A Cosquín (3), je fourre toujors un tango [...]. J'adhère au concept du chanteur populaire national, façon Gardel ou Nelly Omar. Et attention, hein, parce que, si nous sommes relativement peu nombreux nous qui jouons les deux genres, ce n'est pas pour autant quelque chose qui se meurt mais au contraire quelque chose qui grandit.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Carlos Bevilacqua donne dans son article l'impressionnant agenda du musicien, qui doit même jouer sur la scène du Teatro Colón, si toutefois le conflit social qui affecte le théâtre depuis bientôt six mois permet les représentations dans lesquelles il est attendu.

J'ai moi-même eu la chance de pouvoir entendre Franco Luciani sur scène, au Festival de Tango de Buenos Aires en 2009 (voir mon retour sur images du 15 octobre 2009) et il vaut la peine : grande technique, sensibilité esthétique brillante et énorme présence physique, ce qui est fort important dans un concert.

Pour aller plus loin :

(1) Moneda de Cobre fait partie des 231 letras de tango que j'ai traduites dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin, p 107.
(2) En Argentine, le tango est un musique citadine, urbaine, pratiquée surtout dans les grandes villes comme Buenos Aires, La Plata ou Rosario, dont Franco Luciani est natif. Le folklore est la musique des zones rurales et des petites bourgades, sans aucune des dimensions nostalgiques qui peuvent exister dans ce que nous appelons folklore en Europe.
(3) Il s'agit là du Festival de Musique folklorique de Cosquín, où de temps en temps se produit tel ou tel artiste de tango, mais c'est assez exceptionnel.

mardi 5 octobre 2010

El Afronte à Albi à la fin du mois [ici]

Comme l’année dernière (voir mon article du 23 octobre 2009), la Orquesta Típica El Afronte se produira à Albi (81) dans le sud de la France au festival de tango organisé par l’association Artefacto pendant le week-end de la Toussaint, à la fin de ce mois. Le très grand joueur d'harmonica tanguero Franco Luciani sera lui aussi au programme. Cela vaut donc le coup de s’offrir un long week-end albigeois sans qu’y soit mêlée aucune référence à des querelles médiévales entre Eglise catholique et hérésie cathare (1). Et, en plus de cette participation de El Afronte, il y a plein d’autres raisons de se rendre dans cette très belle ville emblématique du Tarn. Albi possède de très beaux monuments historiques, dont une cathédrale fortifiée, un musée consacré à Toulouse-Lautrec, un pont médiéval et une église à cloître, des monuments qui ont fait inscrire le centre-ville au Patrimoine culturel de l’Humanité. Sans parler de l’accent chantant des habitants et des traditions gastronomiques locales particulièrement réputées…



Pour en savoir plus sur l’événement, visitez la page du festival sur le site de l’association.
Pour en savoir plus sur El Afronte, cliquez sur le nom de cette formation de Buenos Aires dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous accéderez ainsi à l’ensemble des articles que je leur ai consacrés à l’heure où vous lisez cette annonce.
Vous pouvez aussi visiter leur site Internet pour écouter un peu de musique.
Pour en savoir plus sur Franco Luciani, connectez-vous à son site.
(1) A l’intention de mes lecteurs sud-américains qui ne comprennent pas nécessairement le jeu de mot que je me permets dans cet article…
Au 13ème siècle, l’hérésie cathare (catharos, en grec ancien, c’est "pur") fut une pensée et une pratique religieuses initiatiques qui constituèrent ensemble ce que nous appelons de nos jours une dérive sectaire. Comme les actuelles dérives sectaires, l’hérésie cathare a mis en grave danger les fondements de la société de ce temps, détruit des familles et bouleversé l’ordre économique lui-même très fragile puisque soumis aux caprices du climat. Les adeptes, qui furent désignés comme cathares (le nom-programme qu’ils s’étaient donné) ou comme Albigeois (le nom qu’ils reçurent des catholiques parce que la citadelle d’Albi résista longtemps), professaient des croyances dans lesquelles les réalités spirituelles et les réalités charnelles (corporelles, sensibles), que la théologie orthodoxe unit intimement par fidélité à l’incarnation du Christ, sont irréductiblement séparées et incompatibles l’une avec l’autre. Dans cette optique dichotomique, vaguement héritée d’un platonisme mal compris, et pour laquelle les nécessités biologiques appartiennent à l’empire du mal, les cathares ou Albigeois se soumettaient à des jeûnes et des ascèses d’une sévérité inouïe et renonçaient pour eux-mêmes à toute possession matérielle, n’hésitant pas, lorsqu’ils étaient en nombre supérieur, à attaquer les catholiques restés fidèles afin d’éradiquer le mal (ou ce qu’ils croyaient tel) sur la Terre. Les cathares les plus élevés dans les grades initiatiques renonçaient aussi au mariage, à la procréation (abandonnant le cas échéant leur famille et leur foyer) et aux soins médicaux lorsqu’ils tombaient malades pour accéder plus vite au ciel en vue de la fin du monde, qu’ils croyaient imminente. La lutte qui s’en suivit entre l’orthodoxie catholique et la société en place (dont le Roi de France prit le parti et la défense) et quelques puissants seigneurs occitans qui voulurent en profiter pour détacher leurs Etats de l’influence française et papale fut longue et très violente. Du côté catholique, elle prit même la forme d’une croisade avec bénédiction des troupes et indulgence plénière pour les participants. La répression fut impitoyable et atroce et son souvenir envenime aujourd’hui encore les relations entre Paris et la région toulousaine, les deux villes ayant toujours conservé, tout au long de l’histoire de France, des intérêts politiques, économiques et culturels divergents, pour ne pas dire antinomiques. C’est ainsi qu’à la Renaissance, Toulouse allait devenir un foyer actif du protestantisme français (à proximité du royaume de Navarre, champion en la matière) et que la ville aujourd’hui encore porte les traces de cette hostilité atavique au catholicisme. C’est la seule ville en France où j’ai vu une banque installée dans une église désaffectée qui porte encore tous les signes de ses fonctions paroissiales (sous le vocable de Notre-Dame !). C’est une des rares villes en France où une ancienne église romane (ailleurs) est convertie en centre de danse et en école de cuisine. C’est aussi une des rues ou des hôpitaux en faisant disparaître le nom du saint sous la protection duquel ils avaient été placés par les congrégations catholiques qui les avaient fondés au Moyen Age (un genre de sacrilège symbolique qui ne s’est pas produit à Paris).

samedi 24 octobre 2009

Noelia Moncada retourne à Rosario pour présenter A Tiempo [à l'affiche]

Affiche diffusée par l'agent de Noelia Moncada

La chanteuse Noelia Moncada, qui a souvent travaillé avec Raúl Garello et assure aujourd'hui la partie vocale de El Arranque, vient de sortir son premier disque de soliste, A Tiempo.
Native de Rosario, la grande ville de la Province de Santa Fe, qu'elle a quittée en 2001, pour partir comme beaucoup à la conquête de Buenos Aires, retournera le 6 novembre présenter dans sa ville natale son nouveau disque.

Ce sera dans la salle Lavarden, esquina Sarmiento et Mendoza, en compagnie de El Arranque. 21H30. L'entrée est à 25 € et il faut réserver à l'avance.

Le joueur d'harmonica Franco Luciani sera lui aussi de la fête.

jeudi 15 octobre 2009

Festival et Mundial 2009 : retour sur images [à l'affiche]

Avec beaucoup de retard, et c'est peu de le dire, voici le reste des photos que j'ai pu prendre sur l'ensemble de ce à quoi j'ai assisté au Festival de Tango de Buenos Aires en août dernier.

Cette année, les deux manifestations étaient mêlées tout en étant distinctes. Le Festival était censé se dérouler du 14 au 22 août, ce qui faisait de l'hommage à Horacio Ferrer (De Buenos Aires a Horacio Ferrer poeta), au Teatro Avenida, le spectacle de clôture du Festival. Et le 23, commençait le Mundial. Sauf que cette année, quand c'est fini, ça continuait et à Harrods et à la Ciudad Cultural Konex, le programme de concerts et les conférences s'est prolongé comme si de rien n'était.

Ce qui donne le résultat photographique suivant :


Le trio Horacio Avilano à Harrods, le 22, à 15h



Le joueur d'harmonica Franco Luciani, le 22, à 15h, partageant le même temps de scène que Horacio Avilano.

Raúl Garello et Horacio Ferrer ensemble sur la scène du Teatro Avenida le 22 dans la soirée. J'avais déjà publié une photo de ce spectacle, avec Horacio Ferrer et Susana Rinaldi, (voir mon article sous ce lien) mais quand on aime on ne compte pas. Je n'avais encore publié qu'une seule photo. Ces deux-là ensemble sur une scène, je n'allais pas vous en priver, d'autant que moi, je m'étais régalée sans en perdre une miette...


Une vue d'une épreuve du Mundial, depuis la tribune de la presse, où m'avait fait monter Carlos Bevilacqua, un journaliste que vous commencez à connaître grâce à ses articles dans le supplément Spectacle et Culture de Página/12 (voir la rubrique Actu, dans la Colonne de droite) et ses chroniques consacrées aux milongas dans l'émission hebdomadaire du jeudi soir, Fractura Expuesta, sur La Voz de las Madres (à entendre dans le monde entier grâce aux podcasts téléchargeables manuellement sans limite de durée, voir la rubrique Ecouter, dans la Colonne de droite).
C'était une journée des classifications à la Trastienda à San Telmo le lundi 24 août dans l'après-midi.
La présentation était assurée, en bonimenteur de foire doté d'un bel aplomb, par Pablo Banchero, chanteur (voir mon article sur le spectacle du 27 août au Konex) et aussi danseur lui-même...


Une autre vue sur le public, familial et bon enfant. Beaucoup de parents et d'amis des concurrents, n'hésitant pas à les encourager de la voix, comme au stade !


María Estela Monti, le 29 août. Elle a chanté un répertoire spécifiquement piazzollien correspondant à son tout nouveau disque dont je vous ai déjà parlé (voir mon article du 11 mars 2009).


María Estela Monti avait invité le poète Raimundo Rosales à réciter la letra de son tango d'hommage à Astor Piazzolla, Palabras para Astor Piazzolla


Le salut d'un spectacle très complet, avec arts plastiques, danse, musique et poésie, avec les deux poètes Alberto Ortiz (2ème à droite) et Ernesto Pierro (dernier à gauche et malheureusement en partie hors champs, qu'il me pardonne !).

Me sachant dans la salle, Alberto Ortiz avait eu la gentillesse de choisir de réciter sur scène le poème en lunfardo qu'il a dédié à Osvaldo Pugliese et que je présenterai dans un livre prochain. Il avait été très heureux de savoir que j'avais voulu le traduire. Un petit salut amical à cet homme chaleureux et d'une vaste culture que j'ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer au cours de ce séjour mouvementé à Buenos Aires.

jeudi 19 mars 2009

Francofolies Tango [ici]

En ce début de printemps, Bruxelles (du 2 au 6 avril) et Paris (du 3 au 5 avril) se mettent au tango-baile à haute dose. Bâle (pas vraiment francophone, mais c'est quand même tout près de la Suisse Romande) s'y met aussi du 9 au 13 avril et, comme je l'avais déjà annoncé dans ces colonnes le 20 février dernier, Beyrouth, certes naturellement plus arabophone que francophone, enchaînera du 23 avril au 3 mai. Que demande le peuple ?

A Paris (je le rappelle pour mémoire), il s'agit des 3 jours intitulés 15ème Festival Couleurs Tango Paris, avec 24 cours de danse à trois niveaux techniques (de débutant à avancé) par 4 couples de professeurs et avec 2 ateliers de musique (mais la publicité est faite sur le nom des profs de danse et celui d'un orchestre argentin, très bon, Vale Tango, qui vient d'annuler et que l'organisateur, Le Temps du Tango, a remplacé in extremis par un quatuor néerlandais) (1).

Capture d'écran du site Brussels Tango Festival.
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

A Bruxelles, le Brussels Tango Festival invite 7 couples de professeurs. L'un vient de Buenos Aires. C'est Horacio Godoy, le DJ de la milonga la Viruta, dont j'ai parlé récemment parce qu'il était au Sommet de Bariloche au début de ce mois, et sa partenaire Cecilia García. C'est leur deuxième participation à ce festival. Deux autres sont argentins et se produisent beaucoup à l'étranger tout travaillant aussi à Buenos Aires, avec El Arranque par exemple ou au sein de l'équipe organisatrice du Festival Cambalache. Il y aura aussi l'organisateur du prochain (et premier) Festival de Beyrouth, Mazen Kiwan, qui enseigne à Paris tout au long de l'année et qui aura pour partenaire Sigrid Van Tilbeurgh. Parmi les professeurs invités, notons aussi Marisa Van Andel et Oliver Koch, tous deux Européens, exerçant à Bruxelles et emmenant leurs élèves un peu partout en Europe pour des stages résidentiels intensifs. Il m'arrive de parler d'eux dans Barrio de Tango (voir leur site sur le côté de l'écran, dans la rubrique Eh bien dansez maintenant).

Au cours de ce festival, il y aura des bals avec démonstrations en divers lieux de la ville, dans le centre historique et dans les quartiers plus excentrés, Mollenbeek par exemple. Concentrée sur le week-end, une ribambelle de stages (42 sessions d'une heure et demie chacune), dont la plupart ont déjà fait le plein d'inscriptions. L'enseignement se fait sur 3 niveaux : intermédiaire, avancé et master(il n'y a que deux cours réservés aux débutants, par Marisa et Oliver, les locaux de l'étape).

Le prix est dégressif (20 € pour un cours, 18 € par cours à partir de 6 cours et 15 € à partir de 9). Tout se passera dans les trois salles de la Tanguería, donc chez Marisa et Oliver.
Place Getry, il y aura un Apéro-Tango le vendredi et le samedi de 18h à 20h.
Un concert gratuit sur la Grand-Place (l'un des symboles de la capitale belge), le samedi à 18h, avec neuf musiciens sur scène, les 7 instrumentistes de l'Ensemble Hyperion, un groupe de tango italien fondé en 1992 (dont voici le site) et deux Argentins, Franco Luciani à l'harmonica et Alfredo Marcucci au bandonéon.

Le Brussels Tango Festival est organisé par l'Association sans but lucratif (Asbl) Alma del Sur. Cette année, c'est la 5e édition (le Festival s'est tenu pour la première fois en 2005).

A Bâle, en Suisse (Bassel), se déroulera (en allemand), du 9 au 13 avril, un festival avec beaucoup de cours donnés par 7 couples de professeurs (européens) sur 4 lieux différents dans Bâle et sur 4 niveaux, de faux débutant (au bout d'un an de cours) à professionnel. Donc le niveau 3, contrairement à ce qui se fait souvent en France, est un vrai niveau avancé où il ne s'agit pas de s'inscrire en ayant surestimé son niveau. Il y aura un concert avec le groupe européen Tango for 3, un show avec des danseurs européens sur des musiques de Piazzolla au théâtre de Bâle, trois milongas au cours de la manifestation (dont une accompagnée par l'orchestre international Silencio) et un documentaire, filmé par des Européens, sur la confrontation dans des décors portègnes entre tango salón traditionnel et tango nuevo sur de la musique électronique (une idée typiquement européenne, pour les Argentins, la comparaison leur vient peu à l'esprit, la majorité d'entre eux estimant que l'un n'a rien en commun avec l'autre).

La manifestation est organisée par une école de tango de la ville suisse, la Tango Schule Basel, de Romeo Orsini et Cecile Sidler (dont le site se trouve sous ce lien).

Pour le tango en Suisse Romande, consulter le blog de Luis Lazaro, tangosr, dans la colonne de droite (rubrique Eh bien dansez maintenant).


Il y aura aussi en Italie, à Turin, donc tout à fait hors de la Francophonie, un festival, qui se déroulera lui aussi du 9 au 13 avril. Cette manifestation est organisée par deux professeurs, Marcela e Stefano, qui ont invité 6 couples de professeurs, que l'on voit partout dans ce type de rassemblement, avec l'ensemble Hyperion et la Orquesta Típica Mina (voir le programme en italien ou en anglais sous ce lien). La fête d'ouverture aura lieu au Teatro Colosseo avec tous les professeurs sur scène et l'ensemble Hyperion, elle sera suivie d'une milonga à 22h30. Sont programmés 45 cours de tango, bals et milonga de 1h30 et 8 cours (centrés sur des points techniques très précis) de 60 minutes.

Le cours seul set 30 €. Un cours pris dans le cadre d'un abonnement revient à 18 €. Il y a 5 niveaux, du faux débutant (6 mois de cours minimum) au professionnel. 7 cours ont déjà fait le plein d'inscriptions.
Pour le logement des participants, le Festival a conclu un partenariat avec le Méridien Lingotto. A Turin,on doit pouvoir trouver moins cher (et moins luxueux mais peut-être aussi confortable) puisque la ville a récemment accueilli les Jeux Olympiques d'Hiver (il serait étonnant que le parc hôtelier n'ait pas profité de cette manne pour s'améliorer encore). Ce festival en est à sa 9ème édition.



(1) Quand il s'agit de tango-baile à Paris, j'ai trois raisons très simples pour ne pas m'étendre.
La première, c'est qu'il y en a beaucoup à Paris, avec une qualité qui n'est pas toujours au rendez-vous (et c'est une autre histoire). Du seul fait de cette quantité, l'internaute se retrouve devant un choix pléthorique dans lequel il doit séparer le bon grain de l'ivraie, or ce n'est pas Internet qui exemptera l'homme d'exercer son sens critique en la matière. Dans la Colonne de droite, j'ai disposé des liens vers des professeurs qui exercent à Paris et sur la qualité et l'authenticité desquels je peux m'engager parce que j'ai suivi des cours chez eux et aussi à Buenos Aires et que je peux donc dire que leur enseignement est fidèle à ce qui existe là-bas.
La seconde raison est statistique. En Europe, la majorité des Francophones vivent en France : un peu plus de 60 millions d'habitants, contre 7,5 en Suisse (Romands, Allémaniques et Italianophones confondus) et 10 en Belgique, qu'il s'agisse de flamands, de Bruxellois, de Wallons ou de Germanophones. Donc sur un moteur de recherche en français, le résultat mettra en avant ce qui se passe en France. Et comme en France, Paris écrase les autres villes, ce qui se passe à Paris sortira en position privilégiée. Donc il n'est pas difficile de trouver une réponse.
Et la troisième raison découle des deux précédentes : mon temps et mieux employé à parler de choses dont on parle moins. Dans la pampa du tango, il y a de la place pour tout le monde...

lundi 15 décembre 2008

Le dernier show 2008 de Noëlia Moncada [à l’affiche]

Photo envoyée par Noëlia Moncada

La chanteuse Noëlia Moncada clôt une année riche comme elle l’avait commencée.

Elle l’avait commencée par sa participation au dernier disque du Maestro Raúl Garello, Tocata para Sexteto, sorti début 2008 chez Pichuco Records.

Elle la termine (en robe légère et les nus-pieds à la main ?) à Clásica y Moderna (Callao 892), ce vendredi 19 décembre à minuit et demi, avec parmi les artistes invités... le Maestro Raúl Garello au bandonéon. C’est pas joli, ça ?

Place à 25 $ + une consommation obligatoire : 15 $ (en tout 40 pour la soirée).

Franco Luciani (harmonica) sera aussi de la partie ainsi que le pianiste Matias Alvarez.

Franco Luciani est un interprète de tango et de folklore. Il joue et enregistre ses propres arrangements et compose aussi de temps en temps. A ce propos, sa discographie sur son site est édifiante. A son répertoire aussi bien les grands classiques de Troilo (Sur par exemple) que les morceaux (devenus des classiques) d’Astor Piazzolla et les pièces des grands de la musique dite de l’intérieur : Atahualpa Yupanqui, Ariel Ramirez ou Leguizamón... Vous pouvez écouter des extraits de quelques pistes sur la page Audio & vidéo et le voir partageant la scène avec la grande dame du folklore argentin qu’est Mercedes Sosa.

Avec son Sexteto, le Maestro Raúl Garello a quant à lui joué tous les samedis soir d’octobre et novembre au Velma Café, dans le quartier de Palermo, avec ce dernier programme que présente le disque Tocata para Sexteto (un clin d’oeil à Piazzolla). Avec l’autre voix du disque, Jesús Hidalgo.

En entendre plus :

La voix de Noëlia Moncada sur son site.
L’harmonica de Franco Luciani sur son site.
Quant au Maestro Raúl Garello (son site est bien entendu disponible dans la liste des liens, en bas de la colonne de droite, parmi les Troesmas) : en voici à nouveau le lien pour qui viendraient de débarquer dans Barrio de Tango ou qui auraient la flemme d’aller dans la colonne de droite, etc.