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samedi 19 août 2023

L’Argentine fait ses adieux à Chico Novarro [Actu]

Une du supplément culturel quotidien de Página/12
"Des chansons qui appartiennent à tout le monde"
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Chanteur, pianiste, percussionniste, compositeur, parolier et même acteur, Chico Novarro était tout cela à la fois. Il est décédé hier matin à près de 89 ans après plusieurs alertes de santé. Le moins que l’on puisse dire est qu’il aura marqué la musique populaire en Argentine, puisqu’il a touché à presque tous les genres : le tango, le pop, le jazz, un peu de folklore sans oublier le boléro et la cumbia entre autres rythmes empruntés à la diversité latino-américaine, bref il ne s’est laissé impressionner par aucune limite conventionnelle.

Le choc politique que subit le pays depuis le début de cette semaine restreint sans aucun doute le traitement de la nouvelle dans la presse. Sans cela, sa photo ferait la une de presque tous les quotidiens. Il n’a droit qu’à des manchettes.

La une est consacrée à l'interdiction judiciaire du vote
électronique à Buenos Aires : son usage dimanche dernier
s'est révélé catastrophique (ça ne marchait pas)
En bas, la police empêche des sans-abri de s'installer
dans des immeubles vides dans un quartier de Buenos Aires
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Chico Novarro était le fils d’un cordonnier juif venu d’Ukraine. Sa mère venait de Roumanie. Il était né à Santa Fe, dans le nord de l’Argentine, sur les rives du fleuve Paraná. Bref, une situation plutôt classique pour un artiste populaire argentin.

La une est consacrée aux échanges entre
le candidat arrivé en tête (Mileí) et le FMI
En-dessous, : les inondations à La Plata le 17 août
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Il nous laisse plus de 700 chansons et une discographie impressionnante, mais aussi des souvenirs de scène, de théâtre et de télévision à la pelle. De ses quatre enfants, deux ont suivi ses traces et font carrière comme acteurs, Pablo Novak, qui s’est chargé de rendre publique la triste nouvelle, et Julieta Novarro.

Chico Novarro était Ciudadano Ilustre de la Ville de Buenos Aires depuis 2014.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 1 mars 2019

Hommage à Caracol à La Plata [à l’affiche]


Dimanche soir, 3 mars 2019, un groupe d’artistes, mené par Jacqueline Sigaut, qui était l’une de ses amies, rendra hommage au chanteur Roberto Caracol Paviotti, dans sa ville natale, La Plata, à la brasserie Ciudad Vieja, au carrefour des rues n° 17 et 71. Caracol est décédé le 6 août 2015. Il avait 65 ans et ne les paraissait pas.

Il était né le 3 mars 1950.

Entrée : 220 $ ARG.

La milanesa complète accompagnée de ses frites,
dans la salle de Ciudad Vieja (photo Ciudad Vieja)
Une nourriture simple, de type familial, typique des petits restaurants argentins

Prévoir le repas en sus. Ciudad Vieja est une brasserie au vrai sens du terme : on y déguste de la bière.

Pour aller plus loin :

lundi 7 novembre 2016

Gobbi de Oro pour Chico Novarro ce soir à la Academia [à l'affiche]


Ce soir, lundi 7 novembre 2016, à 19h30, premier plenario du mois à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage, comme d'habitude. Il sera tout entier consacré l'auteur-compositeur interprète Chico Novarro qui recevra un Gobbi de Oro, une distinction inventée par Horacio Ferrer et décernée uniquement par cette institution dont il était le fondateur.

Chico Novarro revisitera sa trajectoire artistique en dialoguant avec le président actuel de l'ANT, Gabriel Soria. Chico Novarro est né à Santa Fe, en 1933 d'un couple d'immigrants juifs qui fuyaient l'Europe de l'est. Il a ensuite grandi à Córdoba mais il se considère comme un véritable Portègne. Il l'un de ces artistes de tango qui a fait ses classes dans le jazz avant de se convertir au genre emblématique du Río de la Plata... Et il a abordé le jazz comme batteur, ce qui lui donne une vraie singularité dans le monde du tango, où traditionnellement la batterie n'existe pas. Chico Navarro n'a jamais abandonné son éclectisme musical.


Le tango rituel de cette séance académique rendra hommage tout à la fois à Chico Novarro et au regretté Raúl Garello, qui nous a quittés brutalement il y a quelques semaines : on écoutera Cordón, de Chico Novarro, chanté par lui tandis qu'il était accompagné par Raúl Garello.

Comme d'habitude, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour découvrir Chico Novarro, consulter les pages qui lui sont consacrées dans le site encyclopédique argentin Todo Tango ou regarder l'émission de Canal Encuentro, Encuentro en el Estudio (1), une série documentaire d'environ trois quarts d'heure, sur de très nombreux musiciens argentins, une excellente production du service public de la télévision argentine.



(1) L'émission peut être visionnée en ligne et même être téléchargée, avec à côté la transcription de sa bande son. Une des plus intelligentes initiatives de cette chaîne culturelle de grande qualité.

samedi 7 mai 2016

Susana Rinaldi et Chico Novarro à Clásica y Moderna [à l'affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi, qui a terminé en novembre dernier sa courte mission d'attachée culturelle (1) à l'Ambassade argentine à Paris, a repris les rênes de sa carrière artistique.

Elle présente en ce moment à Clásica y Moderna, dans le sud du quartier de Recoleta, son tout nouveau disque, un hommage au musicien Chico Novarro, intitulé Conmigo (avec moi). La première aura lieu ce soir, samedi 7 mai 2016, à 21h30. Le récital se donnera encore les autres samedis de ce mois de mai (14, 21 et 28).

Il est bien entendu très vivement recommandé de réserver à l'avance (en appelant par téléphone, sans utiliser en aucun cas Facebook, c'est bien marqué dessus !).

Chico Novarro se produit lui aussi depuis hier au même endroit et tiendra tout le mois de mai, chaque vendredi soir, à 21h.

Pour l'occasion, La Nación les a rassemblés pour une interview à deux voix publiée ce matin.

Pour aller plus loin :



(1) Tout juste un an, pas assez de temps pour imposer sa marque.

samedi 16 mai 2009

Moishetango, un hommage aux créateurs juifs du tango argentin [àl'affiche]

Affiche officielle de la manifestation envoyée par Marta Pizzo (merci à elle)

Lors d'un concert donné par la Camerata Santa Cecilia (Sainte Cécile est la patronne chrétienne des musiciens), l'école confessionnelle juive Sholem Aleijem rend hommage à une poignée de poètes, paroliers (letristas) et compositeurs juifs qui ont marqué le genre de leur empreinte et qui sont loin de représenter la totalité de l'apport juif au genre et à la culture populaire portègne.

Ce soir, ils ne seront que 13 à être célébrés, des morts et des vivants. A noter en particulier le nom de l'éditeur et écrivain Ben Molar, qui recevra tout prochainement un hommage bien mérité à la Legislatura le 22 mai prochain. A noter aussi le nom de l'auteur-compositeur-interprète Chico Novarro, celui des deux frères Rubinstein (de leur vrai nom), tous deux paroliers, Luis Rubistein et Oscar Rubens, le nom de Raúl Kaplun, qui fut le premier chef d'orchestre avec lequel travailla le chanteur Roberto Goyeneche lorsqu'il remporta en 1948 un concours dont le prix était un contrat d'un an dans cet orchestre.

Et on pourrait ainsi commenter chaque nom : Lipseker avec lequel Homero Manzi a signé plusieurs chefs d'oeuvre, Ismaël Spitalnik qui a signé, lui aussi, plusieurs tango presque devenus des classiques à présent dans les concerts et sur les disques, dont plusieurs sur des textes de Héctor Negro (qui ne fait pas partie de la brochette de créateurs mis à l'honneur ce soir).

Aller donc sur Todo Tango lire les notices qui leur sont consacrées dans le chapitre Los creadores, lire leurs textes ou leurs partitions et écouter leurs tangos, leurs valses, leurs milongas grâce à cette discothèque virtuelle richissime (le lien avec Todo Tango se trouve dans la rubrique Les Institutions dans la partie de la Colonne de droite qui est consacrée aux liens avec les sites extérieurs).

Le concert a lieu à 20h30, dans les locaux de cette école, Serrano 341, dans le quartier de Villa Crespo, qui abrite depuis longtemps une forte communauté juive. L'entrée est libre et gratuite.

La manifestation est contemporaine d'une initiative de la Ville de Buenos Aires, intitulée Buenos Aires celebra Israël, le 17 mai dans l'après-midi, de 15h à 18h, à l'occasion des 61 ans de la fondation de l'Etat hébreu. Au même moment, la Ville (1) vient d'annoncer qu'elle apporterait son appui financier à un foyer de jour tenu par l'AMIA, la mutuelle juive qui a été il y a plusieurs années la cible du plus violent attentat antisémite qui ait existé et ce dans une ville, Buenos Aires, qui est très peu atteinte par ce mal atroce qu'est la haine des juifs mais qui a connu, comme toutes les villes du monde occidentale, une vague de graffitis racistes et insultants au moment de la récente intervention armée de Tsahal dans la Bande de Gaza.

Pour aller plus loin sur l'apport juif à la culture populaire portègne :
Dans Barrio de Tango, vous reporter en particulier à mon article sur Pesaj urbano de l'association Yoktime et à mon article sur le Festival du cinéma juif de Buenos Aires.

Plusieurs livres existent sur le sujet (tous en espagnol bien sûr). Je recommande la recension El Tango, una historia con judíos, de José Judkovski, Fundación IWO (Instituto Judío de Investigación), Suipacha 483, 1226 Buenos Aires, paru en 1998.
(1) On est en campagne électorale à Buenos Aires pour le renouvellement de la moitié de la chambre législative de la Ville, la Legislatura. Et pour le moment, Mauricio Macri, le Chef de Gouvernement de la Ville, ne dispose pas d'une majorité absolue dans cette institution. Ce qui l'expose au vote de lois qui vont à l'encontre de ses projets. L'enjeu pour lui est donc de conquérir cette majorité à l'occasion de ces élections de mi-mandat. Pour suivre les affaires politiques propres à la Ville de Buenos Aires, cliquer sur le mot-clé GCAB.