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vendredi 10 mai 2024

Le musée de paléontologie propose tous les vendredis une soirée de tango [à l’affiche]

Les deux jeunes femmes portent des T-shirts aux effigies
de la chanteuse et comédienne Tita Merello
et du pianiste et compostieur Osvaldo Pugliese
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Le Museo Argentino de Ciencias Naturales Bernardino Rivadavia, le principal centre de paléontologie du CONICET (le centre national de recherche scientifique et technologique), propose tous les vendredis une soirée tango à partir d’aujourd’hui, vendredi 10 mai 2024.

Programme de ce soir : après la danse, le récital
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Au programme : un cours de danse, une milonga et un concert pour favoriser les échanges entre le public et les chercheurs, spécialistes des dinosaures.

L'affiche pour la semaine prochaine !
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On dansera donc au milieu des fossiles géants exposés dans ce lieu emblématique de la discipline ! Les chercheurs seront présents pendant la soirée et lorsqu’ils auront des compétences en matière de tango, ils les exerceront : musique et danse au programme.

La proposition vaut jusqu’à la fin du mois de juin.

Entrée : 2 800 $ ARG en vente au guichet du musée.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 27 février 2023

Exposition sur le patrimoine architectural portègne menacé de disparition [à l’affiche]

 

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Une architecte se rebelle devant le massacre patrimonial auquel se livre depuis une quinzaine d’années le gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires, à la majorité ultra-libérale, qui se fiche de l’histoire comme d’une guigne et préfère de loin la destruction (souvent pour faire édifier des immeubles de grande hauteur) à la restauration des bâtiments qui font le cachet de la capitale argentine depuis le milieu du 19e siècle.

Pour lutter contre l’oubli qu’entraîne une telle politique urbanistique, Natalia A. Kerbabian, quarante ans, dessine tout ce que sa mémoire conserve des paysages citadins. Elle garde aussi précieusement la documentation photographique de ce patrimoine singulier.

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Depuis quelques jours, sous le titre Ilustro para no olvidar (j’illustre pour ne pas oublier), elle propose dans l’espace culturel Chimera Arte, rue Tres Arroyos, 402, dans le quartier de Villa Crespo, une exposition de ses dessins. Sous le même nom, l’artiste anime une plateforme militante consacrée à la sauvegarde des paysages portègnes.

Natalia Kerbabian propose en marge de son exposition un poster de 82 de ses illustrations contre quelques cafés… Ce n’est pas cher payé et c’est du troc très très local !

Entée libre et gratuite jusqu’au 3 mars 2023.

Pourvu qu’elle puisse en faire un livre bientôt. Cela vaudra le coup.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 9 décembre 2022

Une expo pour clore l’année consacrée aux Malvines [à l’affiche]

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Sí, yo estuve ahí (pour sûr, moi, j’étais là-bas), tel est le titre de l’exposition photographique qui se tient actuellement à la galerie Arte x Arte, Lavalleja 1062, dans le quartier de Villa Crespo.

Les photos de la guerre et de ces îles ont été prises en avril-mai 1982 par vingt-cinq conscrits qui avaient alors une vingtaine d’années. Le parcours prend environ une heure. Pour la plupart de ces appelés, ils foulaient un sol mythique. Tous les Argentins grandissent en effet face à cette carte de géographie, à côté du tableau, laquelle comprend toujours et obligatoirement les îles ultra-découpées de l’archipel fiché au large de la côte patagonienne.

Entrée libre et gratuite jusqu'au 22 décembre prochain.

L’exposition est ouverte du mardi au vendredi de 14h à 20h et le samedi de 14h à 19h.
Fermée les dimanches et jours fériés (c’est le cas ces jours-ci où l’Argentine fait le pont après l’Immaculée Conception !)

La silhouette si reconnaissable de l'archipel
photographiée par un soldat depuis un avion de transport des troupes

Ce conflit, qui ne s’est jamais réglé, s’est produit il y a quarante ans. A cette occasion, le président a placé cette année sous le sceau de l’archipel. Occupées par la Grande-Bretagne qui a le droit international pour elle malgré la faiblesse de ses arguments juridiques, les Malouines sont considérées comme faisant partie intégrante du territoire national argentin depuis 1810. L’Argentine les a héritées de l’empire colonial espagnol puisque l’archipel avait été donné par le roi de France à son cousin d’Espagne en 1767 et confié par celui-ci à la garde du gouverneur de Buenos Aires puis du vice-roi du Río de la Plata. En 1833, la Royal Navy s’en est emparée sans déclaration de guerre au détriment d’un pays dont le Parlement de Westminster avait reconnu l’indépendance en 1824. En 1863, la souveraineté de droit de l’Argentine sur ces îles a été inscrite dans la constitution du pays.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 qui l’annonce ce matin en une de son supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos
lire la présentation de la galerie d’exposition.

lundi 27 septembre 2021

Le Festival de Tango de Buenos Aires a rendu hommage à Maradona [à l’affiche]

Final du spectacle (capture d'écran de La Nación)


Mardi dernier, pour le premier jour du printemps, le Festival de Tango de Buenos Aires a rendu hommage au regretté Diego Maradona dans le cadre de l’amphithéâtre Eva Perón, dans le Parque del Centenario. Une grande soirée à l’air libre dont la presse du lendemain et du surlendemain rendait compte. On a chanté plusieurs tangos composés en l’honneur de Maradona, la plupart d’entre eux de son vivant.

Parmi ces œuvres, l’éternel Para verte gambetear, hymne maradonien par excellence composé par le regretté Alorsa que j’ai eu la chance de connaître et j’ai compté parmi mes amis (1), chanté par Cucuza et Walter el Chino Laborde, amis personnels de Alorsa.

Cucuza pendant le concert

Le spectacle a duré une petite heure et il est disponible en replay sur le site Internet du ministère de la Culture portègne, Vivamos Cultura.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :



(1) J’ai intégré Para verte gambetear (pour te voir jouer des flûtes [sur le terrain]) dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, disponibles en commande dans toutes les bonnes librairies et désormais sur le site Internet de l’éditeur (www.editions-du-jasmin.com). J’ai aussi inclus une dizaine de ses chansons dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru juste après sa mort, en août 2010, chez Tarabuste Éditions.

samedi 25 juillet 2020

Un quart de siècle sans Osvaldo Pugliese [Troesmas]

Ce buste est installé sur Avenida Corrientes à Buenos Aires
à l'entrée de Villa Crespo, le quartier natal de Pugliese
Sur la plaque du Parti Communiste Argentin, on lit :
"On dit qu'il avait un pacte avec le tango,
un pacte avec le peuple,
un pacte avec la vie"

Il y a vingt-cinq ans, à quelques mois de son quatre-vingt-dixième anniversaire, disparaissait Osvaldo Pugliese (19005-1995), l’un des grands maîtres de la Guardia Nueva, le courant moderniste et polyphonique du tango apparu dans les années 1920 sous l’impulsion de Julio de Caro (1).

Une de Clarín le 26 juillet 1995, ornée d'une caricature
signée Hermenegildo Sábat, le grand dessinateur de presse de la rédaction
En haut à droite, l'attentat du RER B à la station Saint-Michel la veille
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Grand compositeur, grand pianiste, militant communiste depuis 1936 par solidarité envers la République espagnole menacée par un coup d’État militaire soutenu par les régimes fasciste et nazi, co-fondateur du syndicat argentin des musiciens, fondateur d’un orchestre-coopérative qui portait son nom et qui a laissé son empreinte indélébile dans la musique de Buenos Aires, Osvaldo Pugliese est l’un de ces maîtres dont se réclame aujourd’hui toute une génération de musiciens, de vingt à cinquante ans, qui sont le visage contemporain du tango et qui travaillent eux aussi en coopérative pour se donner la force collective de résister à la pression du système économique dominant à cause duquel tant d’autres artistes, solistes et groupes, sont contraints à concéder des compromissions et à trahir leurs convictions artistiques pour pouvoir manger.

Le "petit musée" de doña Lidia, dans l'appartement du couple
Elle m'avait autorisée à prendre quelques photos en août 2007

Osvaldo Pugliese, c’est Recuerdo (1924) et La Yumba (1939), les deux morceaux qui caractérisent le mieux son style. Ce mélange subtil entre la virilité du rythme et la douceur de la mélodie lui permit de revitaliser, lors d’une tournée au Japon, une valse jusqu’à lui abonnée aux interprétations sirupeuses, Desde el Alma (du fond de l’âme), de Rosita Melo (qui repose non loin de lui au cimetière de La Chacarita, à Buenos Aires).
Autre caractéristique de sa musique : la finale tanguera classique à deux notes (le fameux chan chan final, traduisez « tsoin tsoin ») s’est chez lui progressivement réduite à une seule note, la première, suivie d’un presque silence qui est encore de la musique.

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Deux quotidiens lui rendent hommage ce matin : Página/12 et La Nación, qui va jusqu’à mettre son hommage en manchette au-dessus de la une.

Les deux journaux ont battu le rappel des experts et des anciens musiciens de Pugliese pour rendre compte de la profusion de l’œuvre et de la complexité du souvenir qu’il a laissé, puisque cet athée convaincu (et tolérant) est devenu San Pugliese, que de nombreux Argentins invoquent contre le mauvais sort ou la simple malchance et que la plupart des musiciens considèrent comme leur saint protecteur (2). Nombreux sont en effet les artistes à l’invoquer par trois fois avant d’entrer en scène. Et même si doña Lidia, sa veuve, en a ri lorsqu’elle a appris qu’on avait ainsi canonisé son défunt époux, c’est bel et bien elle qui a tenu à m’offrir l’une des deux images pieuses que je possède et elle m’a raconté à cette occasion des témoignages que lui avaient confiés plusieurs personnes persuadées d’avoir été exaucées après être venues prier sur la tombe du Maestro !


La prière qui figure au dos de l’image rappelle bien entendu les prières pleine d’humour potache de l’Église maradonienne (voir mon article du 9 février 2009) :

"Protégenos de todo aquel que no escucha. Ampáranos de la mufa de los que insisten con la patita de pollo nacional. Ayúdanos a entrar en la armonía e ilumínanos para que no sea la desgracia la única acción cooperativa. Llévanos con tu misterio hacia una pasión que nos parta los huesos y no nos deje en silencio mirando un bandoneón sobre una silla".

Protège-nous de tout ce qui est sourd. Sois notre abri contre le mauvais sort de ceux qui insistent [pour faire usage] de la patte de poulet nationale. Aide-nous à entrer en harmonie et sois notre lumière afin que le malheur ne soit pas la seule action coopérative. Entraîne-nous dans ton mystère vers une passion qui nous déchire et ne nous laisse pas regarder en silence un bandonéon sur une chaise. (3)
Traduction © Denise Anne Clavilier

Bien entendu, l’envergure artistique du compositeur fait qu’il est amplement présent dans l’anthologie que j’ai publiée en 2010 : Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Éditions du Jasmin).

Cimetière de La Chacarita (Buenos Aires), carré des grands artistes populaires
Le monument, qui date de juillet 1996, a été bâti grâce à une souscription publique.
Son luxe inouï dit fort bien la popularité dont jouissait le musicien

Pour en savoir plus :
lire le témoignage du dernier chanteur de son orchestre, Abel Córdoba, dans Página/12
sur Todo Tango, vous trouverez un vaste choix d’enregistrements, de partitions et de concerts filmés et disponibles sur Youtube. Un délice pour mélomanes.



(1) C’est ce qui, au sens historique, fait de Osvaldo Pugliese le deuxième créateur de cette réinvention du genre qui correspond au moment où les musiciens professionnels s’en sont emparés.
(2) Ce syncrétisme est un phénomène attesté partout en Argentine où des pratiques religieuses précolombiennes ou des événement historiques locaux sont christianisées en dehors de l’Église catholique comme on peut le voir avec le Gauchito Gil, la Defunta Correa et donc, au cœur même d’une mégalopole comme Buenos Aires, San Pugliese.
(3) Ce texte suit le rythme du Notre Père en espagnol et fait allusion tant à des us et coutumes locaux (la patte de poulet à laquelle on attribue les mêmes pouvoirs que notre patte de lapin) qu’à sa musique si reconnaissable et évoque la scène du concert avant l’entrée des musiciens.

mardi 14 juin 2016

Jacqueline Sigaut à la Milonga Lunática [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut se produira ce jeudi, 16 juin 2016, à la Milonga Lunática, qui se tient le jeudi au Oliviero Girondo Espacio Cultural, Vera 574, dans le quartier de Villa Crespo.

Elle sera accompagnée par le guitariste, Matías Zloto.

La milonga commence à 21h30. Les musiciens interviendront à 23h30.

Entrée 60 $ ARG.

Le vendredi, dans la même salle, se tient un autre bal, la Milonga de la Orquetas, avec là encore de la musique vivante, comme on peut le constater sur l'affiche de la soirée prévue pour le 17 juin prochain...


Pour en savoir plus :
consultez le profil Facebook de la Milonga Lunática et celui de l'Espace Oliverio Girondo.

lundi 7 mars 2016

On a tiré sur le siège de Nuevo Encuentro [Actu]

"Jours de plomb", dit le gros titre
au-dessus de cette photo d'une balle sur le bitume de Villa Crespo

C'est un grave fait divers qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier populaire de Villa Crespo, à Buenos Aires, lors de l'inauguration du nouveau siège social du mouvement Nuevo Encuentro, un parti de la gauche péroniste, en l'occurrence celui présidé par Martín Sabbatella, l'un des ténors du kirchnerisme. Deux femmes ont été blessées, dont une touchée à l'épaule alors qu'elle tenait un enfant de quatre ans dans les bras. Toutes deux ont été hospitalisées immédiatement et se trouvent hors de danger.

L'événement a provoqué une émotion certaine dans la presse et dans le monde politique. Tous les partis ont condamné cette violence. La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, doit recevoir dans l'après-midi Martín Sabbatella, avec lequel les macristes sont en conflit ouvert depuis que le gouvernement l'a fait déloger par la force de ses fonctions à la tête de l'AFSCA, la haute autorité de l'audiovisuel au temps de Cristina Kirchner. Horacio Rodríguez Larreta, le chef (macriste) du gouvernement portègne, a fait part de son horreur et s'est déclaré à la disposition des deux blessées et de Martín Sabbatella.

Il y a quelques jours à peine, une permanence de La Cámpora (l'organisation de la jeunesse kirchneriste) avait, elle aussi, été violemment attaquée à Mar del Plata. Il est donc difficile d'attribuer l'attaque à Buenos Aires à un simple hasard dû à un truand de passage ou à l'acte d'un fou.

Página/12 l'attribue à la montée d'hostilité et d'esprit revanchard que le gouvernement en fonction provoquerait sciemment par ses propos et ses décisions. La Nación se fait elle aussi l'écho de cette interprétation en citant les propos d'une dirigeante de Nuevo Encuentro.

Pourtant à Mendoza, où il y a eu des incidents assez forts entre des syndicalistes, notamment de ATE (le syndicat du secteur public) et les représentants de la nouvelle majorité (la même au niveau fédéral comme au niveau local), le ministre de l'Intérieur national s'est montré plutôt plus conciliant que les autorités provinciales (voir l'article de Clarín à ce propos).

Clarín préfère donc suggérer qu'il pourrait bien s'agir de la réaction d'un voisin irascible, qui aurait tiré depuis son appartement (dans l'un des étages supérieurs d'une tour toute proche), incommodé par le bruit de la fête : les militants avaient sorti les tables et la sono sur le trottoir et y organisaient un asado tardif, comme c'est l'usage quand on fait la fête en Argentine. Les voisins auraient en effet porté plainte au commissariat de secteur pour tapage nocturne. Dans le même quotidien, l'un des éditorialistes parie sur la prochaine disparition du kirchnerisme comme force politique, faute de combattants : il estime en effet que le parti n'arrive guère à mobiliser (ce qui n'est pas faux) et que ses supports traditionnels, dans les médias, l'abandonnent peu à peu faute de ressources financières, ce qui prouve que toute la propagande antérieure ne pouvait fonctionner que grâce à l'argent public et non pas à la trésorerie militante, ce qui est très certainement exact.

Pour aller plus loin :
lire l'éditorial de Clarín sur l'affaiblissement du kirchnerisme.

Ajouts du 8 mars 2016 :
lire l'article de Página/12 sur la rencontre entre Sabbatella et la ministre Bullrich,
lire l'entrefilet de Página/12 sur le cambriolage récent intervenu dans la résidence secondaire de Adolfo Pérez Esquivel, le prix Nobel de la Paix argentin, qui attribue cette action à un groupe de néonazis (il pense donc qu'il s'agit d'un acte politique délibéré contre un défenseur des droits de l'homme).

Ajout du 27 septembre 2016 :
lire l'article de La Prensa sur l'inculpation et la mise sous écrou d'un tireur probable, un jeune homme qui aurait contribué financièrement à la campagne de Mauricio Macri. Il est inculpé de tentatives d'homicide.

jeudi 23 avril 2015

Une nouvelle journée Adan Buenosayres au Cornelio de Saavedra [à l'affiche]


Le Museo Histórico de Buenos Aires Cornelio de Saavedra, vous invite ce samedi 25 avril 2015, à 9h45 à une promenade guidée à travers les itinéraires urbains du roman Adán Buenosayres, de Leopoldo Marechal, dans les quartiers de Saavedra et Villa Crespo.

Point de rendez-vous matinal : Biblioteca Popular Alberdi, Acevedo 666.
Point de rendez-vous postprandial (à 15h) : Jardins du musée, Crisólogo Larralde 6309, dans le Parque General Paz.

Dans Villa Crepo, le parcours prévu est pédestre. Dans Saavedra, la voiture, la moto ou la bicyclette sont prévues, avec possibilité pour les visiteurs qui n'en disposent pas de s'inscrire auprès du musée, par téléphone, pour partager un moyen de locomotion avec quelqu'un d'autre.

Adán Buenosayres (1848) est considéré en Argentine comme un roman fondateur de la littérature nationale. Leopoldo Marechal (1900-1970), qui appartient à la même génération que Jorge Luis Borges, Homero Manzi et Enrique Discépolo, y voyait un succédané dans un genre très moderne de l'épopée antique en vers... L'ouvrage forme donc une sorte de diptyque avec Martín Fierro de José Hernández (1872), l'un dans l'univers urbain, l'autre dans l'univers rural... Le roman a inspiré un autre romancier, Julio Cortázar, qui développe lui aussi des géographies poétiques et urbaines dans ses œuvres. De tendance radicale, comme Borges et Manzi, Marechal a ensuite penché vers le péronisme, lorsque celui-ci a fait son apparition en 1943 sur la scène politique argentine. On doit aussi à Leopoldo Marechal une Histoire de la rue Corrientes et une cantate profane, très peu connue et pourtant magnifique, qu'il écrivit pour le compositeur Julio Perceval en l'honneur de José de San Martín (il m'a été donné d'en écouter une exécution au Teatro Independencia de Mendoza l'année dernière pour l'ouverture du Bicentenaire là-bas : somptueux !)



Pour aller plus loin :
lire l'article sur Adán Buenosayres dans le blog littéraire La Hoja Cruda

samedi 20 décembre 2014

Exposition de crèches sculptées contemporaines au Museo Luis Perlotti [à l'affiche]

Le second prix
œuvre de María Gabriela Lacalle

Le musée municipal de sculpture Luis Perlotti, dans le quartier de Villa Crespo, Pujol 644, propose jusqu'au 30 janvier prochain une exposition de crèches sculptées contemporaines provenant d'un concours ouvert à des artistes chrétiens et croyants pour la dix-huitième année consécutive, selon une tradition bien établie dans la ville.

Le musée est ouvert du mardi au dimanche ainsi que les jours fériés, de 10h à 18.
L'entrée est de 5 $ ARG et gratuite les mercredis et vendredis.

Il semble y avoir de véritables chefs d'œuvre.

Premier prix
œuvre de Mario Niejadlik

mardi 2 décembre 2014

Premier anniversaire de la 2 x3 avec La Vidú [à l'affiche]


Ce samedi 6 décembre 2014, la milonga itinérante La Dos por Tres fêtera son premier anniversaire dans le quartier de Villa Crespo, où elle a pris naissance.

La milonga commencera à 22h et se prolongera jusqu'à 4h du matin, dans la pure tradition de Buenos Aires.

La Orquesta Típica La Vidú animera la nuit pour ce qui est de la musique vivante. Une DJ s'occupera par ailleurs de la musique en boîte.

Entrée : 25 $ ARG (autant dire que ce n'est pas cher).

Une petite restauration maison est prévue sur place à des prix imbattables.

Pour découvrir cette initiative qui rend le tango aux Portègnes, à l'inverse d'un certain nombre de milongas qui ne fonctionnent que grâce à l'afflux des touristes (surtout en cette saison estivale), connectez-vous à sa page Facebook.

mercredi 30 avril 2014

Ce soir, grande soirée à Villa Crespo [à l'affiche]


Le groupe Ojos de Tango, qui s'apprête à venir en tournée à Lisbonne et à Paris, sera ce soir, mercredi 30 avril 2014, à l'Espacio Cultural Oliviero Girondo, en plein quartier natal du grand pianiste et compositeur Osvaldo Pugliese, rue Vera 574, l'un des coins de Buenos Aires desservis par la ligne B du métro, dont je vous raconte dans un autre article de ce jour les nouveaux déboires après ceux de la ligne A il y a un an et demi.

Ojos de Tango a invité pour la soirée un grand chanteur de la nouvelle génération, Walter El Chino Laborde.

Le concert commence à minuit, donc déjà le 1er mai. Auparavant, un cours de tango danse à partir de 20h30.

Les artistes seront rétribués au chapeau. Soyez généreux, vous avez dans ce blog quelques exemples de prix à respecter pour ce genre de manifestation.

mardi 15 octobre 2013

Cardenal et Argañaraz portent Alucinado à Villa Crespo [à l'affiche]


Le chanteur Cardenal Domínguez et le guitariste Ariel Argañaraz, accompagnés de Mariano Martos et de Augusto Argañaraz, présenteront jeudi 17 octobre 2013 à 22h leur nouveau disque, intitulé Alucinado, déjà présenté il y a peu au CAFF mais cette fois-ci, ils seront à Villa Crespo, le quartier natal de Osvaldo Pugliese, au Centro Cultural Oliverio Girondo, Vera 574.

Ils ont invité pour la soirée Alicia Alonso et Hernán Reinaudo.

Entrée : 70 $ sans le disque, 100 $ avec.

mercredi 31 juillet 2013

Jacqueline Sigaut et Tango en Tres à Villa Crespo samedi [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut, accompagnée de son habituel sextuor, partagera la soirée de l'Espace Culturel Oliviero Girondo, Vera 574, à deux pas de la station de métro Malabia-Osvaldo Pugliese, dans le quartier de Villa Crespo, avec le trio instrumental Tango en Tres, le samedi 3 août 2013, à partir de 21h30 (Tango en Tres d'abord, Jacqueline ensuite, deux heures plus tard).

Entrée : 40 $ (peso argentin).

Si vous suivez l'actualité sur ce blog, vous connaissez déjà très bien Jacqueline Sigaut (cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus). En reconnaissance, vous êtes moins familiers du groupe Tango en Tres mais eux aussi ont déjà fait l'objet de plusieurs articles dans ces pages.

vendredi 12 juillet 2013

Ce soir, Marisa Vázquez chante au Centro Cultural Oliverio Girondo [à l'affiche]


Ce soir, vendredi 12 juillet 2013, à 21h, au Centro Cultural Oliverio Girondo, en plein pays pugliesien, à la hauteur du métro Malabia-Osvaldo Pugliese, Vera 574, (Villa Crespo), la chanteuse Marisa Vázquez, lancée dans la carrière en 1998 par Osvaldo Piro, se produira entourée de deux musiciens dont un poids lourd, le saxophoniste Bernardo Baraj, et le bandonéoniste-chanteur Walter Hidalgo.

Entrée : 40 $.

Belle affiche !


samedi 1 décembre 2012

9ème édition du Festival Cambalache jusqu'à vendredi [à l'affiche]



Le Festival Cambalache commence ce soir, samedi 1er décembre 2012, à Buenos Aires.

Cet événement qui mêle tous les ans, à la fin du printemps, la danse, le théâtre et la musique, mais aussi le cinéma, occupera jusqu'à vendredi prochain différents lieux de la capitale argentine : les jardins du Parque Centenario, l'Amphithéâtre Eva Perón de ce même parc, la Casa Nacional del Bicentenario où les activités sont gratuites et en plein air, l'Espace culturel Oliverio Girondo (50$ l'entrée, 80% pour les deux spectacles joints), la Viruta Tango (où la participation à la milonga est de 30$ par personne et les stages, à 150 $ l'unité ou 400 $ les trois).

Pour en savoir plus sur ce programme hétéroclite et festif, branchez-vous sur son site Internet.

mardi 21 septembre 2010

Nouvelle tentative pour le changement de nom de la station de métro Malabia demain [Actu]

La station de métro Malabia devait recevoir son nouveau nom, Osvaldo Pugliese, le vendredi 3 septembre dernier. Le temps était alors à la pluie et au froid et, selon toute apparence, la cérémonie a été annulée (voir mon article du 1er septembre 2010 à ce sujet).

La cérémonie avait déjà été reportée au 17 septembre puis à nouveau au 22 septembre, c'est-à-dire demain.

Qui vivra verra...

mercredi 1 septembre 2010

Ligne B : descendre à Malabia Osvaldo Pugliese [Actu]

Enfin, vendredi 3 septembre 2010, ce sera fait !

Après 12 ans de démarches persistantes pour obtenir ce geste de la part des dirigeants de la ville de Buenos Aires et deux ans après que Mauricio Macri l'a annoncé publiquement lors de l'annonce du programme du 10ème festival de tango de Buenos Aires (ce fut l'un de mes premiers articles en juillet 2008), la station de métro Malabia sur la ligne B, la station qui se trouve sous l'esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz et qui émerge à deux pas du monument restauré l'année dernière (voir mes articles de juillet et septembre 2009), cette station portera donc à partir de vendredi le double nom de Malabia (son nom actuel) - Osvaldo Pugliese. Après la station Carlos Gardel, sur la même ligne, un peu plus à l'est, ce sera la deuxième à porter le nom d'un artiste de tango.

Pour lire les textes, cliquez sur l'image.

Une grande fête est organisée autour de la station et sur la placette qui entoure le monument vendredi 3 à partir de 18h, avec prise de paroles notamment de Lydia Elman de Pugliese, la veuve du Maestro, et concert-spectacle avec notamment Roberto Alvarez et Juan José Mosalini, qui furent tous bandonéonistes de Pugliese, le dernier chanteur de son orchestre, Abel Cordoba, et la danseuse Milena Plebs, entre autres artistes. Daniel Binelli et Rodolfo Mederos seront aussi de la partie. La fille et la petite-fille de Pugliese ne sont pas annoncées (Beba et Carla Pugliese).

Une fois rentrée en France et en mesure d'ajouter des images à mes articles, je vous donnerai l'affiche de la fête qui a été notamment diffusée par le CCC. Je ne pourrai hélas pas vous rapporter de photos que j'aurai prises puisque je serai moi-même à ce moment-là en train de régler les derniers détails de ma prestation au Museo Casa Carlos Gardel, la dernière des trois présentations de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Ed. du Jasmin) que je ferai à Buenos Aires. Et je n'ai malheureusement pas le don d'ubiquité.

Pour lire l'ensemble des articles relatifs à Osvaldo Pugliese et au souvenir vivant qui demeure de lui dans la capitale argentine, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite, section Toujours là.

samedi 15 mai 2010

Milonga de Grand Soir à Corrientes y Scalabrini Ortiz [à l'affiche]

C'est une milonga en plein air qui est organisée ce soir esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz, au pied du monument qui rend hommage à Osvaldo Pugliese (1) et dont l'affiche reproduit la figure du pianiste. Ce monument, je vous en avais déjà parlé il y a près d'un an puisqu'il a été rénové, après le vol de cette même figure du pianiste par des vandales qui n'ont toujours pas été identifiés (voir mon article du 23 juillet 2008).

Cette milonga est donc prévue ce soir, 15 mai 2010, à partir de 18h, metro Malabia-Osvaldo Pugliese, elle est gratuite bien sûr et elle sera animée par la Orquesta Típica Imperial, le Alan Haksten Grupp (dont on parle de plus en plus depuis quelques semaines) et le groupe Ese Invierno Sombrio, dont cet article est la première mention dans Barrio de Tango.

Ese Invierno Sombrio est un quintette de guitaristes, contrebassiste et chanteur, composé de Nicolas Garay, Julian Morales et Agustin López à la guitare, Javier Arteaga à la contrebasse et Nicolas Boedo au chant.

Un court métrage consacré à Osvaldo Pugliese sera projetée pendant la nuit.

Pour découvrir ces ensembles :

Pour lire les autres articles que j'ai consacrés à ces artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Pour élargir vos recherches à d'autres thèmes que ceux de cet articles, voir les raccourcis internes disposés dans la partie haute de la Colonne de droite.
Les liens vers les sites externes sont dans la partie basse de cette même Colonne de droite.