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vendredi 15 mai 2015

El Tangauta rend hommage à Ben Molar et à Juan Carlos Cáceres [Actu]


La revue mensuelle El Tangauta rend ce mois-ci hommage aux deux disparus récents du monde du tango : un grand personnage traditionnaliste, Ben Molar, décédé il y a quelques jours presque centenaire, et un trublion provocateur, le compositeur, chanteur et artiste plastique Juan Carlos Cáceres, mort en région parisienne le jour de Pâques.


El Tangauta est un magazine gratuit (d'où le nombre de pages de publicité), distribué sous forme imprimée (sur papier glacé) un peu partout dans Buenos Aires (écoles de danse, milongas et certaines salles accueillant des concerts), publié en version bilingue (espagnol-anglais) et consultable intégralement en ligne.


Une mine d'informations pour connaître les cours et les professeurs, les milongas, leurs adresses, leurs agendas et découvrir les nombreux artistes de toutes les disciplines et même pour connaître certains magasins de chaussures (attention toutefois : ceux qui font de la publicité sont ceux qui travaillent pour le touriste, pas les artisans modestes à la clientèle locale. Bling bling très souvent au rendez-vous dans ce domaine).

Un lien avec le site de la revue est disponible en permanence dans la Colonne de droite de ce blog, à la rubrique Eh bien, dansez maintenant !

Pour consulter le numéro de mai 2015, cliquez sur le lien.

samedi 2 mai 2015

Hommage à Ben Molar sur les ondes de Radio Nacional [Actu]

Ben Molar
(photo non localisable :
parmi ses propres archives ou au musée bien cafouilleux de la SADAIC ?)

Leonardo Liberman et Fernando Iranzi se sont associés sur les ondes de RAE, la station internationale du groupe Radio Nacional, pour rendre hommage, en espagnol, à Ben Molar, qui nous a quittés dimanche dernier à l'âge respectable de 99 ans.

Pour cet hommage, les deux hommes, le journaliste et le guide culturel héritier de Julio de Caro, ont invité Ruben Brener.

Retour sur la vie passionnée et bien tanguera du papa du Día Nacional del Tango.

L'émission est écoutable en ligne, sur le blog du journaliste et sur celui de RAE, et elle est téléchargeable gratuitement sur Ivoox.

mardi 28 avril 2015

Adieu à Ben Molar, l'inventeur du Día nacional del Tango [Actu]

Photo tirée du site de Los Andes

Dimanche dernier, alors que les élections primaires battaient leur plein à Buenos Aires, le créateur du Día nacional del Tango, Ben Molar a rendu l'âme à l'âge de 99 ans. Dans les années 50, 60 et 70, il fut l'un des grands animateurs d'un monde du tango qui traversait la plus profonde crise de son histoire, après le renversement du gouvernement Perón et la prise de contrôle de la vie nationale, de l'économie et de la culture par les Etats-Unis après la fin de la guerre de Corée (1955 pour la prise de contrôle de l'Argentine).

Ben Molar fut producteur discographique et animateur radio et télévision. Il défendit la musique populaire nationale, depuis Mercredes Sosa (folklore) jusqu'à Los Abuelos de la Nada (rock), tout en traduisant en espagnol les grands tubes anglo-saxons à la mode à l'époque (les chansons des Beatles, de Paul Anka, d'Elvis Presley, etc.).

Il était lié d'amitié à tous les grands artistes du tango de la Guardia Nueva qui étaient encore en activité, Aníbal Troilo ou Julio De Caro, Juan D'Arienzo et même ce trublion de Astor Piazzolla. C'est lui qui se rendant un soir à l'anniversaire de Julio de Caro, un 11 décembre, eut l'intuition d'en faire une fête pour tout le pays, puisque ce même jour, d'une autre année, avait été aussi celui de la naissance de Carlos Gardel. En une seule manifestation, il unit ainsi en 1979 le père du tango de la Guardia Nueva, qui introduisit la polyphonie dans le tango à l'aube des années 1920, et le père du tango-canción au génie duquel on doit la constitution du fonds de répertoire avec des poètes de la taille de Pascual Contursi, Celedonio Flores, Enrique Santos Discépolo, Enrique Cadícamo ou Homero Manzi, pour ne citer que les plus illustres.

Ben Molar était membre de la Academia Nacional del Tango, de la Academia porteña del Lunfardo et il avait été fait Ciudadano ilustre de la Ville de Buenos Aires.

Malgré l'actualité hautement politique (1), un certain nombre de quotidiens lui rendaient hommage hier, lundi, à travers des articles brefs pour la plupart.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Infobae, quotidien en ligne de Buenos Aires
lire l'article de Los Andes (Mendoza est une province qui accueille à bras ouverts le tango qu'elle fait cohabiter avec la musique locale, la tonada)



(1) La droite du PRO est arrivée en tête des élections primaires à Buenos Aires. Le tiercé gagnant se compose du PRO, du parti radical et du Frente para la Victoria (majorité nationale de Cristina Kirchner). En tout cinq candidatures ou listes pourront concourir lors du triple scrutin de juillet pour élire un nouveau Chef de Gouvernement (à la tête de l'exécutif de la Ville Autonome de Buenos Aires), le renouvellement partiel de la Legislatura et les représentants du peuple dans les communes (un récent rouage de proximité de la gestion municipale). Aux trois partis de gouvernement du tiercé, s'ajoutent deux petites formations de gauche qui n'ont aucune chance d'arriver en tête de quoi que ce soit en juillet. Pour PRO, c'est l'actuel premier ministre portègne qui sera candidat à succéder à Mauricio Macri et pour le FVP, c'est l'actuel PDG de Aerolineas Argentinas, Mariano Recalde. Tout au long du mois d'avril, les primaires ont succédé aux primaires. A Salta, le FVP est arrivé en tête de toutes les propositions. A Santa Fe, le PRO est arrivé en tête. Quant à Mendoza, elle semble vouloir fermer la parenthèse FvP actuelle et revenir à ses amours radicales, comme au temps du gouvernorat de Julio Cobos. On verra en juin ou juillet selon les lieux ce qu'il en sera effectivement dans les résultats finaux.

dimanche 13 décembre 2009

Día nacional del Tango du côté officiel [Actu]

Vendredi dernier, 11 décembre 2009, l'Argentine fêtait, comme chaque année depuis plus de 30 ans, sa fête nationale du tango, comme le savent les lecteurs réguliers et attentifs de ce blog. Et si vous êtes un lecteur régulier et attentif et que vous avez loupé l'info, il faut d'urgence changer de lunettes !

La journée a été marquée par deux grands moments officiels : la réception par la Présidente de la République, dans son bureau de la Casa Rosada, de cinq artistes et personnalités emblématiques du tango, les Maestros Horacio Salgán et Leopoldo Federico, très à l'honneur cette année, l'éditeur Ben Molar, qui prit l'initiative de faire créer cette festivité, les chanteuses Adriana Varela et Amelita Baltar, toutes deux invitées de la Secretaría de Cultura (Secrétariat d'Etat à la Culture) sur Plaza de Mayo et pour la seconde particulièrement présente dans l'actualité ces dernières semaines comme Barrio de Tango en porte témoignage, avec la reprise récente d'un grand succès de 1973, Tres mujeres para el show (voir mon article à ce sujet) et créatrice de Balada para un loco, un tango qui marqua l'histoire lors de sa création il y a 40 ans tout juste (voir mes articles à ce propos).

Du côté du Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires, en dépit de l'énorme scandale de la nomination du nouveau ministre de l'Education portègne (voir mon article de vendredi à ce sujet et mon autre article de ce jour même), il a été annoncé par Lidia Elman de Pugliese en présence de Hernán Lombardi, le ministre de la Culture, maintenu en place, que la station de métro Malabia, dans le quartier de La Chacarita, portera désormais le nom de Osvaldo Pugliese (accolé à son ancien nom, qui est géographique). L'annonce fait suite à une pétition organisée par Doña Lidia, qui est la seconde épouse du Maestro Pugliese, et à une promesse qu'avait faite Mauricio Macri, lorsqu'il avait annoncé l'année dernière le programme du Festival de Tango de Buenos Aires, qui était le premier de sa mandature (voir mon article du 31 juillet 2008 à ce sujet). La station Malabia-Osvaldo Pugliese (le changement de nom est entré en vigueur dès vendredi) se situe sur la Avenida Corrientes, à quelques mètres du monument à Osvaldo Pugliese, qui a été inauguré en 2005, pour les 10 ans de sa mort et les 100 ans de sa naissance, et qui a été restauré et réinauguré en juillet de l'année dernière (lire mon article à ce sujet).
Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín d'hier sur les célébrations de cette belle journée d'été.

samedi 16 mai 2009

Moishetango, un hommage aux créateurs juifs du tango argentin [àl'affiche]

Affiche officielle de la manifestation envoyée par Marta Pizzo (merci à elle)

Lors d'un concert donné par la Camerata Santa Cecilia (Sainte Cécile est la patronne chrétienne des musiciens), l'école confessionnelle juive Sholem Aleijem rend hommage à une poignée de poètes, paroliers (letristas) et compositeurs juifs qui ont marqué le genre de leur empreinte et qui sont loin de représenter la totalité de l'apport juif au genre et à la culture populaire portègne.

Ce soir, ils ne seront que 13 à être célébrés, des morts et des vivants. A noter en particulier le nom de l'éditeur et écrivain Ben Molar, qui recevra tout prochainement un hommage bien mérité à la Legislatura le 22 mai prochain. A noter aussi le nom de l'auteur-compositeur-interprète Chico Novarro, celui des deux frères Rubinstein (de leur vrai nom), tous deux paroliers, Luis Rubistein et Oscar Rubens, le nom de Raúl Kaplun, qui fut le premier chef d'orchestre avec lequel travailla le chanteur Roberto Goyeneche lorsqu'il remporta en 1948 un concours dont le prix était un contrat d'un an dans cet orchestre.

Et on pourrait ainsi commenter chaque nom : Lipseker avec lequel Homero Manzi a signé plusieurs chefs d'oeuvre, Ismaël Spitalnik qui a signé, lui aussi, plusieurs tango presque devenus des classiques à présent dans les concerts et sur les disques, dont plusieurs sur des textes de Héctor Negro (qui ne fait pas partie de la brochette de créateurs mis à l'honneur ce soir).

Aller donc sur Todo Tango lire les notices qui leur sont consacrées dans le chapitre Los creadores, lire leurs textes ou leurs partitions et écouter leurs tangos, leurs valses, leurs milongas grâce à cette discothèque virtuelle richissime (le lien avec Todo Tango se trouve dans la rubrique Les Institutions dans la partie de la Colonne de droite qui est consacrée aux liens avec les sites extérieurs).

Le concert a lieu à 20h30, dans les locaux de cette école, Serrano 341, dans le quartier de Villa Crespo, qui abrite depuis longtemps une forte communauté juive. L'entrée est libre et gratuite.

La manifestation est contemporaine d'une initiative de la Ville de Buenos Aires, intitulée Buenos Aires celebra Israël, le 17 mai dans l'après-midi, de 15h à 18h, à l'occasion des 61 ans de la fondation de l'Etat hébreu. Au même moment, la Ville (1) vient d'annoncer qu'elle apporterait son appui financier à un foyer de jour tenu par l'AMIA, la mutuelle juive qui a été il y a plusieurs années la cible du plus violent attentat antisémite qui ait existé et ce dans une ville, Buenos Aires, qui est très peu atteinte par ce mal atroce qu'est la haine des juifs mais qui a connu, comme toutes les villes du monde occidentale, une vague de graffitis racistes et insultants au moment de la récente intervention armée de Tsahal dans la Bande de Gaza.

Pour aller plus loin sur l'apport juif à la culture populaire portègne :
Dans Barrio de Tango, vous reporter en particulier à mon article sur Pesaj urbano de l'association Yoktime et à mon article sur le Festival du cinéma juif de Buenos Aires.

Plusieurs livres existent sur le sujet (tous en espagnol bien sûr). Je recommande la recension El Tango, una historia con judíos, de José Judkovski, Fundación IWO (Instituto Judío de Investigación), Suipacha 483, 1226 Buenos Aires, paru en 1998.
(1) On est en campagne électorale à Buenos Aires pour le renouvellement de la moitié de la chambre législative de la Ville, la Legislatura. Et pour le moment, Mauricio Macri, le Chef de Gouvernement de la Ville, ne dispose pas d'une majorité absolue dans cette institution. Ce qui l'expose au vote de lois qui vont à l'encontre de ses projets. L'enjeu pour lui est donc de conquérir cette majorité à l'occasion de ces élections de mi-mandat. Pour suivre les affaires politiques propres à la Ville de Buenos Aires, cliquer sur le mot-clé GCAB.

jeudi 11 décembre 2008

Feliz Día Nacional del Tango [actu]

La fête nationale du tango (il faut entendre ici "nationale" de deux manières : au sens officiel argentin du terme, à savoir une fête que tout le pays célèbre mais hors jour férié, faut pas exagérer ! et au sens d’une fête pour les gens du tango, tous ceux qui aiment cette culture, quelque soit leur nationalité et leur lieu de résidence, quelque chose que l’un des slogans de la 2x4 dit très bien : "la Radio de la República del Tango", et la confusion n’est pas possible avec la 2x4 qui est certes une radio publique mais de la ville de Buenos Aires, en aucun cas du Gouvernement fédéral.... Il n’y a qu’à écouter ses éditorialistes politiques pour s’en convaincre : ils passent Cristina au vitriol, tous les matins, avec le maté du petit-déj !).

La Fête Nationale du Tango, revenons dons à nos moutons, a été instituée il y a de longues années par le Secrétariat d’Etat fédéral à la Culture (on dit là-bas "Secretaría de Cultura, Presidencia de la Nación", parce que le mot "federal" a pris au cours du 19ème siècle un autre sens, celui de "combattant fédéraliste" pendant la guerre civile qui a immédiatement suivi la guerre d’indépendance).

La Fête Nationale du Tango est l’initiative d’un grand monsieur du tango, un éditeur de musique, Ben Molar, honorable membre de la Academia Porteña del Lunfardo et de la Academia Nacional del Tango. Ben Molar a été avec León Benaros le promoteur d’une rencontre extraordinaire, qui a donné lieu à un livre et à un disque tous deux de légende, 14 con el Tango, où ils ont fait travailler ensemble 14 des meilleurs poètes, peintres et musiciens autour du tango (Piazzolla compris: ce qui prouve qu’ils n’avaient pas les oreilles dans la poche, les deux papys !). Il est aussi à l’origine du monument à Carlos Gardel, dans le quartier de l’Abasto, face à l’entrée du restaurant de cena-show Esquina Carlos Gardel (établi dans ce qui n’était dans les années 1910 qu’un boui-boui populo où Gardel venait casser la croûte avec les copains et où il a commencé à chanter en imitant les chnateurs d’opéra qu’il entendait au Teatro Colón où pour quelques sous il aidait les machinistes en coulisse puis allait, toujours pour quelques sous, faire la claque dans la salle). Ce petit momument, moins impressionant que la tombe du cimetière de la Chacarita, se trouve à l’extrêmité de la cortada Pasaje Carlos Gardel, sur le flanc est du bâtiment de El Abasto (aujourd’hui galerie marchande et que Gardel ne connut pas : il a été construit en 1934, pendant que Carlitos faisait ce qui était sans qu’il le sache sa dernière tournée mondiale). D’un strict point de vue esthétique, on aime ou on n’aime pas la statue qui se dresse là mais c’est déjà pas mal que ce monument existe (c’est la Academia Porteña del Lunfardo qui a lancé la souscription populaire et rassemblé les fonds nécessaires à l’érection du monument).

Or donc un beau jour de décembre 1964, le 11 exactement, Ben Molar était en chemin pour le domicile de Julio de Caro (11 décembre 1899-11 mars 1980), grand violoniste et grand compositeur de la Guardia Nueva. Il était invité à l’anniversaire du Maestro. Et ne voilà-t-il pas que sur ce chemin... "Bon sang, mais c’est bien sûr, comme aurait dit Raymond Souplex (1), aujourd’hui ce serait aussi l’anniversaire de Carlos Gardel, s’il était encore de ce monde !".... Et prend forme dans son cerveau une de ces idées aussi difficiles à concrétiser qu’audacieuses et géniales : instituer en l’honneur de ces deux musiciens, le violoniste et le chanteur, tous les deux grands compositeurs du genre, et en faveur du tango une fête d’envergure nationale qui pourrait déborder les frontières et unir tous les passionnés du tango dans le monde entier... (Les tangueros de ley (2) prennent le tango pour une espèce de religion dont ils sont tous et tous ensemble, à un titre ou à un autre, à la fois les fidèles, les prêtres et carrément les fondateurs... Tant qu’on y est !)

S’ensuivit une lutte de onze longues années avec tour ce que la municipalité de Buenos Aires (ce n’était pas encore un gouvernement) et le Secrétariat d’Etat à la Culture (Presidencia de la Nación) comptaient d’autorités politiques et de sous-chefs de division, de service et de bureau, pour obtenir un décret qui fut finalement signé le 29 novembre 1977 (donc pendant la Dictature Militaire, on se demande comment il a réussi son coup !). C’est cette année-là que fut célébré pour la première fois el Día Nacional del Tango, l’anniv’ de Gardel comme l’ont insolemment baptisé Marina Baigorria et ses complices de La Biyuya (en passant aux oubliettes le pauvre De Caro... Pourvu que ça fasse pas du vilain, là haut !)

¡Feliz Día Nacional del Tango!
Bonne Fête Nationale du Tango, à tous ceux qui aiment cette musique, cette danse, cette poésie, cette culture unique au monde, à travers toute la planète et particulièremenent dans les pays francophones où l’on peut lire Barrio de Tango.

Petit hommage en musique à Julio De Caro : Mala Junta
Petit hommage en musique à Carlos Gardel : Al mundo le falta un tornillo
(toujours d'actualité, 70 ans et des poussières plus tard)

(1) Raymond Souplex, comédien français très populaire dans les années 50 et 60 qui tint pendant de très nombreuses années le rôle d’un commissaire de police qui résolvait toujours l’affaire dans les 5 dernières minutes et les cinq dernières minutes en question commençaient toujours par cette exclamation qu’il prononçait en se frappant le front : "Bon sang, mais c’est bien sûr", ce que ce génie d’Archimède avait d’avance traduit par sa célèbre exclamation ΕΥΡΗΚΑ (Eureka !).
(2) Tanguero de ley (argentin familier) : tanguero authentique (celui qui respecte toutes les exigences de la loi et a donc le droit de porter le label. On pourrait dire un tanguero AOC en France).