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samedi 15 juin 2019

Hommage à Caracol demain [à l’affiche]


Le chanteur de La Plata Caracol a laissé parmi les musiciens de tango beaucoup de regrets. Ses amis et confrères lui rendront donc hommage demain, dimanche 16 juin 2019, à 21h, à Circe, avenida Córdoba 4535, à Palermo.

Prix des places : 250 $ ARG (cela fait environ 4,5 € au taux actuel).

On retrouvera,entre autres, Franco Luciani, harmoniciste de La Plata comme Tato Finocchi, Hernán Reinaudo, guitariste, le chanteur Cardenal Domínguez et les chanteuses Jacqueline Sigaut (qui diffuse l’information), Noelia Moncadia et María Volonté.

vendredi 1 mars 2019

Hommage à Caracol à La Plata [à l’affiche]


Dimanche soir, 3 mars 2019, un groupe d’artistes, mené par Jacqueline Sigaut, qui était l’une de ses amies, rendra hommage au chanteur Roberto Caracol Paviotti, dans sa ville natale, La Plata, à la brasserie Ciudad Vieja, au carrefour des rues n° 17 et 71. Caracol est décédé le 6 août 2015. Il avait 65 ans et ne les paraissait pas.

Il était né le 3 mars 1950.

Entrée : 220 $ ARG.

La milanesa complète accompagnée de ses frites,
dans la salle de Ciudad Vieja (photo Ciudad Vieja)
Une nourriture simple, de type familial, typique des petits restaurants argentins

Prévoir le repas en sus. Ciudad Vieja est une brasserie au vrai sens du terme : on y déguste de la bière.

Pour aller plus loin :

mercredi 18 juin 2014

Caracol et le quarteto Julio Coviello pour Pichuco à la radio [à l'affiche]


Le chanteur Caracol et le quatuor dirigé par le bandonéoniste et compositeur Julio Coviello partageront ce soir, mercredi 18 juin 2014, à 20h, la scène du grand auditorium de Radio Nacional, Maipú 555, à Monserrat, pour rendre hommage à Aníbal Troilo en cette année de son centenaire.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Attention : cette salle est plus petite que les Européens s'y attendent, habitués qu'ils sont aux grands auditoriums dont sont dotées nos respectives sociétés radiophoniques publiques (et même les grands antennes privées).

Il est possible que l'on puisse voir tout ou partie de ce concert sur le site de la radio, mais celui-ci est en pleine reconfiguration et bugue dans tous les sens. Alors à la grâce de Dieu !

jeudi 6 février 2014

Caracol demain à Salta y Resto [à l'affiche]

Caracol, sa guitare et le plan de Buenos Aires en arrière-fond...

Le chanteur et guitariste Roberto Caracol Paviotti présentera demain soir un nouveau récital de tango à Salta y Resto, un restaurant qui propose des soirées musicales de plus en plus appréciées à Buenos Aires.

Le nouveau spectacle est aussi un nouveau disque, intitulé Guitarra y voz. C'en sera demain, vendredi 7 février, à 21h30, la présentation.

Entrée : 60 $.

Caracol interprétant Soledad, de Gardel et Le Pera (1)

Salta y Resto, Salta 755, dans le quartier de Monserrat

Pour l'occasion, Página/12 publie une interview d'un artiste d'ordinaire assez discret.

Pour en savoir plus sur Salta y Resto, consultez leur site Internet.


(1) Soledad est traduit dans mon livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru aux Editions du Jasmin.

mercredi 1 août 2012

Caracol chante demain chez Los Chisperos [à l'affiche]


Le chanteur Caracol, dont je n'ai pas assez l'occasion de vous parler, même hors saison d'écriture, se produira demain, 2 août 2012 à 21h, au café Los Chisperos, en plein coeur du quartier historique de San Telmo, rue Carlos Calvo 240.

Entrée : 30 $.

Il s'accompagnera lui-même à la guitare.

Le nom de l'établissement mérite un petit commentaire, comme son enseigne. Les chisperos, les étinceleurs en français, désignent une partie des révolutionnaires de mai 1810. Ils appartenaient au petit peuple des artisans et des ouvriers, qui n'avaient pas le droit de vote mais se firent entendre par leur présence active et incessante sur la Plaza Mayor, devant le Cabildo (aujourd'hui Plaza de Mayo). Ils doivent leur surmon à leur armement fait d'armes à feu, lesquelles à l'époque ne manquaient jamais d'émettre des étincelles à la moindre tentative de tir. Ces armes étaient dangereuses même pour ceux qui s'en servaient. Les chisperos furent donc un peu l'équivalent des sans-culottes de 1789 en France.

mardi 14 juin 2011

Caracol le jeudi à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Les jeudis 16, 23 et 30 juin 2011 à 21h30, le chanteur Caracol se produira à Clásica y Moderna, Callao 892, accompagné à la guitare par Nehuén Ercoli et Emanuel "Gato" Rojo.

Il présentera un répertoire éclectique composé de tangos, de boleros, de chansons, de ballades et de quelques morceaux du grand folkloriste que fut Atahualpa Yupanki.

Chaque jeudi, il invitera un autre chanteur. On connaît déjà les noms des deux premiers invités : cette semaine, ce sera Amelita Baltar, la semaine suivante Horacio Molina. Lesquels présentent dans cette même salle le samedi soir un récital à deux voix intitulé Nosotros (dont je vous ai déjà parlé précédemment).

Pour découvrir Caracol, visitez sa page Myspace et son site Internet (quadrilingue, dont une version en français !). Vous pouvez aussi découvrir sa voix et son style sur mes listes d'écoute sur ma propre page Myspace (il a en effet mis en ligne plusieurs grands classiques, dont certains que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingues de tangos argentins, que j'ai fait paraître aux Editions du Jasmin en mai 2010).

Pour connaître le programme de la salle (Susana Rinaldi et Leopoldo Federico, Horacio Molina et Amelita Baltar sont déjà programmés jusqu'en juillet inclus !), connectez-vous à son site Internet.

lundi 25 avril 2011

Caracol au Mil9once à La Plata le 30 avril [à l'affiche]

Le chanteur Caracol Paviotti (Caracol est un surnom et c'est sous ce surnom qu'il est connu de tous) se produira le samedi 30 avril à 21h au Bar Mil9Once, situé à l'angle des rues n° 17 et 12, à La Plata.

Vous connaissez déjà ce café de la capitale provinciale pour un concert qu'y a donné il y a quelques semaines le chanteur Nicolás Ciocchini, dit Choco, qui sera prochainement à Paris (Espace Tango Negro).

Samedi prochain, Caracol sera accompagné à la guitare par Nehuen Ercoli.

Pour en savoir plus sur le chanteur, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour sélectionner l'ensemble des articles que je lui ai déjà consacrés.
Ou connectez-vous à sa page Myspace ou à son site Internet (quadrilingue, espagnol, anglais, français et allemand). Sur son site, vous trouverez sa discographie et quelques vidéos.

mercredi 9 février 2011

Horacio Molina invite Caracol samedi prochain [à l'affiche]

Le chanteur Horacio Molina qui se produit tous les samedis soir à 22h à Clásica y Moderna (Callao 892), comme je vous l'annonçais récemment (voir mon article du 3 février 2011), invite chaque semaine un artiste à partager la scène de ce Bar notable. Samedi prochain, le 12 février 2011, l'invité sera Caracol. Deux belles voix et deux manières bien particulières de chanter le tango...

Mail de Clásica y Moderna (capture d'écran inerte)

Pour en savoir plus sur ces artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles les concernant dans ce blog sur l'actualité culturelle à Buenos Aires et dans d'autres villes de la région.

mercredi 22 décembre 2010

Caracol à Clásica y Moderna demain soir [à l'affiche]

C'est la fin de la saison et les spectacles s'espacent. L'été à Buenos Aires va faire la place belle aux spectacles pour touristes dont je ne parle jamais (ils ne valent pas le coup et leur clientèle leur est apportée sur un plateau d'argent par les Tours Operators spécialisés).

Néanmoins demain, jeudi 23 décembre 2010, à la veille du réveillon (Nochebuena en terre hispanophone), à 21h30, le chanteur Caracol présentera un tour de chant à Clásica y Moderna, un bar-librairie classé de Buenos Aires, Callao 892, accompagné à la guitare par le compositeur José Teixidó.

Comme souvent, difficile à distance de connaître le prix. Il faut vous renseigner directement auprès de l'établissement en réservant votre place par téléphone ou en vous y rendant. Dans la rubrique Mes Chroniques de Buenos Aires de 2010 (Colonne de droite), vous trouverez deux articles Retours sur images sur des spectacles que j'y ai vus en août dernier, Las Minas del Tango reo et Tres mujeres para el show...

Pour en savoir plus sur Caracol, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Idem pour José Teixidó.

lundi 13 décembre 2010

Jacqueline Sigaut fait une dernière apparition 2010 à l'Amphithéâtre Eva Perón [à l'affiche]


Si toutefois la météo le permet. L'hiver est la seule saison vraiment sèche à Buenos Aires et la pluie a gâché la Gran Milonga Nacional samedi dernier sur Avenida de Mayo... Alors prudence pour tout ce qui est spectacle en plein air en ce moment !

La chanteuse Jacqueline Sigaut, bien connue des lecteurs fidèles de Barrio de Tango (ce blog), présentera une dernière fois avant les fêtes son 4ème disque, sorti l'année dernière (pendant l'épidémie de grippe A, il y a 18 mois), Porque Quiero (entendez "Parce que j'aime ça" ou "Parce que c'est ce que je veux").

Ce sera au Parque del Centenario, Anfiteatro Eva Perón, jeudi 16 décembre à 20h30.

Entrée libre et gratuite (c'est écrit sur l'affiche et je n'avais pas vraiment besoin de vous le traduire, si ?)

Jacqueline a prévu d'être entourée d'une véritable pléiade d'artistes qui sont autant d'amis à elle, dont le guitariste et compositeur Raúl Luzzi, le pianiste et compositeur José Ogiviecki (1), le chanteur Caracol, le duo des frères Roggero et le saxophoniste Miguel de Caro. Comme presque toujours, elle sera accompagnée de ses musiciens de prédilection, le pianiste Franco Polimeni, le bandonéoniste Matías Rubino et le contrebassiste Andrés Serafini.


(1) Des tangos composés par Pepe Ogiviecki sont intégrés dans l'anthologie que je viens de boucler pour une parution très prochaine aux Editions Tarabuste, revue Triages (indiquer au libraire qu'il s'agit du numéro thématique 2010. Les commandes sont à adresser directement à la revue, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît-du-Sault, c'est dans l'Indre, en France).

mercredi 1 décembre 2010

Jacqueline Sigaut le 7 décembre au Teatro Alvear [à l'affiche]

La chanteuse Jacqueline Sigaut termine l'année 2010 en beauté : elle présentera son 4ème disque, Porque Quiero (parce que j'aime ça), sorti l'année dernière, au Teatro Presidente Alvear, Corrientes 1659, le mardi 7 décembre 2010, à 20h.

Entrée : 10 $.

Pour l'occasion, elle sera accompagnée par le pianiste Franco Polimeni, le bandonéoniste Matías Rubino et le contrebassiste Andrés Serafini. Et elle a invité, comme elle l'avait fait pour la toute première présentation au CC Torcuato Tasso en août de l'année dernière (voir mon article du 14 août 2009) toute une galerie d'artistes de tango : les chanteurs José Angel Trelles et Roberto "Caracol" Paviotti, le pianiste Aquiles Roggero, le saxophoniste Miguel De Caro, le guitariste Raúl Luzzi et le pianiste (et compositeur de plusieurs des morceaux du disque) José Ogivieki.

dimanche 26 septembre 2010

Jacqueline Sigaut jeudi à YMCA [à l'affiche]

La chanteuse Jacqueline Sigaut chantera jeudi 30 septembre à 19h30 (entrée libre et gratuite) dans l'auditorium YMCA, une organisation de jeunesse catholique, dans le cadre de la série de concerts qu'ils organisent en partenariat avec le journal La Razón, l'un des quotidiens du groupe Clarín, actuellement dans le collimateur du Gouvernement pour une affaire assez trouble qui date de la Dictature...

Cette série de concerts; intitulé Tango y música XXI, dont je vous ai déjà parlé l'année dernière avec un concert de la chanteuse Gabriela Novaro, est coordonnée par une autre chanteuse, María Estela Monti (dont je vous ai parlé à plusieurs reprises), et se tient donc rue Reconquista 439, à Monserrat.

Pour l'occasion, Jacqueline sera accompagnée par Franco Polimeni au piano, Pablo Motta à la contrebasse et Matías Rubino au bandonéon. Elle a invité Caracol, surnom du chanteur Roberto Paviotti, et le guitariste Abel Tesoriere, qui joue fréquemment dans ses concerts.

mercredi 21 juillet 2010

Caracol et Horacio Molina consacrent chacun un disque à un poète [Disques & Livres]

Clarín publie aujourd’hui un article sur la sortie des nouveaux disques de deux excellents tangueros : Horacio Molina qui publie un disque sobrement intitulé Alfredo Le Pera et Caracol qui sort, quant à lui, un album sur Homero Manzi. Alfredo Le Pera (1900-1935) et Homero Manzi (1907-1951) sont deux des plus grands poètes de tango. Le premier a essentiellement travaillé avec et pour Carlos Gardel et j’ai eu l’occasion d’en parler à différentes reprises mais particulièrement en juin dernier, lorsque l’Argentine a commémoré les 75 ans de leur mort conjointe et tragique à Medellín en Colombie (lire mon article sur l’hommage à Le Pera le 24 juin dernier). Le second est l’auteur du chef d’œuvre qu’est Barrio de Tango et l’un des plus prolifiques letristas de tango, malgré une existence très courte pour lui aussi (à peine 44 ans).

Pour l’heure, je n’ai bien évidemment écouté ni l’un ni l’autre de ces deux disques, que je me ferai un bonheur de découvrir prochainement au cours de mon séjour annuel à Buenos Aires pendant le festival mais j’ai tendance à croire Clarín lorsqu’il dit qu’il s’agit de deux disques aux interprétations très personnelles et à la touche originale. Les deux chanteurs sont connus pour sortir des rails conventionnels et conformistes du tango de papa.

Le contenu des deux albums est des plus appétissant :

Côté Horacio Molina - Le Pera : le disque, sorti le 22 juin chez DBN, est riche de 17 morceaux, dont trois bonus qui ont été enregistrés dans les années 80. La perle des bonus est sans doute ce Cuando tú no estás en duo avec Mercedes Sosa, décédée il y a une huitaine de mois maintenant (voir mes articles sur Mercedes Sosa). Autre chanteur invité dans cet album, le Brésilien Dorival Caymmi qui accompagne Horacio à la guitare dans Arrabal Amargo, le premier titre du CD, et chante avec lui El día que me quieras. Les autres morceaux sont chanté a la criolla (avec un accompagnement de guitares) ou avec orchestre mais dans ce cas, sans bandonéon, ce qui participe à l’originalité du style délibérément tenu en dehors des sentiers battus.
Parmi les titres interprétés sur ce disque (d’ores et déjà en vente sur la boutique en ligne de Zivals, Tangostore, à retrouver dans la rubrique Les commerçants del Barrio, dans la partie basse de la Colonne de droite de ce blog), il y en a sept qui font partie de mon livre (1) : El día que me quieras, Melodía de Arrabal, Sus ojos se cerraron, Amores de estudiante, Soledad (qu’Horacio Molina chante a capella, s’il vous plaît), Cuesta abajo et Volver.
Les autres titres sont : Mañanita de sol, Amargura, Volvio una noche, Lejana tierra mía, Recuerdo malevo, Criollita de mis amores, Sol tropical et Golondrinas.
Il est possible d’écouter des extraits de chaque morceau (les 45 premières secondes) sur le site de Zivals.

Côté Caracol - Homero Manzi : le disque, intitulé Manzi x Caracol (que je n’ai pas vu sur le site Internet de Zivals, mais qui ne saurait tarder à s’y trouver) propose 9 titres et suscite l’enthousiasme du journaliste de Clarín. Grâce au site de l’artiste, je peux vous donner la liste complète des 9 morceaux qui le composent : Barrio de Tango*, Malena*, Fuimos*, Milonga triste, Tal vez será su voz*, Che bandoneón*, Fruta amarga, Gota de lluvia* et El último organito* (2). L’ensemble du disque est dirigé et arrangé par le compositeur Fernando Tato Finocchi (3). Tout cela semble bel et bon. Et en attendant que Zivals se réveille, vous pouvez toujours aller jeter un œil sur le site du chanteur.

Pour en savoir plus :
Lire l’article de La Nación du 24 juin (4) sur la sortie du disque de Horacio Molina (vous y trouverez en prime les annonces de deux spectacles que je n’ai pas reprises faute de temps dans Barrio de Tango en ce 75ème anniversaire de la mort de Carlos Gardel et de Alfredo Le Pera : un récital de Esteban Riera et Cardenal Domínguez avec le groupe d’électro-tango Otros Aires au Museo Casa Carlos Gardel et un concert de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires au Teatro Alvear pour rendre hommage là encore au Troesma tragiquement disparu).
Consulter la page de DBN sur le disque de Horacio Molina
Visiter le site de Caracol
Visiter la page Myspace de Horacio Molina (qui n’est pas encore à jour de la sortie du nouveau disque)

Dans la Colonne de droite, vous trouverez des raccourcis correspondant à mes articles sur les deux chanteurs et sur les deux poètes, dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne. Vous pouvez aussi accéder à l’ensemble des articles en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, vous trouverez un lien permanent avec le site de Horacio Molina. Je n’ai pas encore ajouté le lien au site de Caracol, mais ça viendra bien un jour…

(1) Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, éditions du Jasmin, mai 2010.
(2) Les titres accompagnés d’une astérisque font partie du corpus de letras présentées dans le texte original et que j’ai traduites en français dans mon livre.
(3) Fernando Tato Finocchi sera présent dans la seconde anthologie, à laquelle je mets à présent la dernière main, et qui présentera en version bilingue là-encore 10 poètes actuels de musique urbaine. Tato Finocchi est le compositeur de deux tangos écrits par Raimundo Rosales, qui compte au nombre de ces 10 poètes, avec Héctor Negro, Alejandro Szwarcman, Alorsa, Luis Alposta, Horacio Ferrer, Litto Nebbia, La Biyuya, Verónica Bellini, Lucrecia Merico… A paraître en décembre aux Editions Tarabuste, Rue du Fort 36170 Saint-Benoît-du-Sault (France), dans la revue Triages.
(4) L’article comporte quelques phrases extraites d’une interview dont voici la version bilingue :
"Desde niño incorporé esas canciones a mi vida como el arroz con leche y las calles de mi barrio. Forma parte de mi estructura musical",
Horacio Molina dans La Nación

Depuis l’enfance, j’ai intégré ces chansons-là dans ma vie comme le riz au lait et les rue de mon quartier. Cela fait partie de ma structure musicale.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

"Cuando comencé a escuchar a Gardel no hacía una análisis intelectual de las letras de Le Pera, pero con el tiempo me di cuenta del valor poético y las imágenes que utilizó. Y siento que quedó un poquito relegado en la historia a pesar de haber compuesto cuarenta canciones, que se conocen en el mundo entero".
Horacio Molina dans La Nación

Quand j’ai commencé à écouter Gardel, je ne faisais pas une analyse intellectuelle des textes de Le Pera mais avec le temps, je me suis rendu compte de la valeur poétique et des images qu’il a employées. Et je regrette qu’il soit resté un peu relégué dans l’histoire alors qu’il a composé quarante chansons qui sont connues dans le monde entier.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

"Hace tiempo tenía ganas de meterme con semejante obra, sabiendo que fue interpretada por un monstruo como Gardel. No me hice el raro y respeté el clima de las canciones, pero esta mi mirada […]. Me extraña que sea el primero en hacer una cosa así. Lo ninguneaban porque decían que hacía cosas a pedido. Mozart tambien escribía a pedido y todos los grandes escribieron a pedido. Había que escribir en cuatro días esas frases de antología. Sus letras son magistrales".
Horacio Molina dans La Nación

Cela fait un bon moment que j’avais envie de me coltiner à une œuvre pareille, vu qu’elle a été interprétée par une pointure comme Gardel. Je n’ai pas joué l’originalité pour l’originalité et j’ai respecté l’ambiance des chansons mais c’est bien mon regard dessus. Cela me surprend que je sois le premier à faire une chose de ce genre. On faisait peu de cas de lui parce qu’on disait qu’il avait travaillé sur commande. Mozart aussi écrivait sur commande et tous les grands ont écrit sur commande. Ces phrases d’anthologie, en quatre jours, il fallait tout de même les écrire ! Ses textes sont magistraux.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

mercredi 31 mars 2010

Le show de Caracol n’aura pas lieu [à l’affiche]

Le chanteur Caracol devait clôturer la programmation de mars 2010 au Centro Cultural de la Cooperación ce soir, dans le cycle du Tango de Miércoles (voir mon article du 4 mars 2010 à ce propos). Mais l’artiste a dû renoncer à se produire pour raison de santé.

Depuis la lointaine Europe, on lui souhaite bien sûr un prompt rétablissement...

Pas de chance tout de même pour le CCC qui avait déjà dû annuler pour la même raison l'un des concerts de sa Rencontre d’Orchestres de Tango Municipaux en février, lorsque Cholo Mamone avait lui aussi dû déclarer forfait pour une indisposition sans gravité.

jeudi 4 mars 2010

Programme du CCC en ce mois de mars 2010 [à l'affiche]

Pour une meilleure résolution, cliquez sur l'affiche

Les lecteurs de Barrio de Tango (le blog) connaissent bien cette institution qu'est le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, sur l'avenue Corrientes (1543, non loin de la esquina Corrientes y Callao). Le tango y est animé par le département Ciudad del Tango, qui organise les concerts et conférences dans la Salle Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée.

L'affiche de ce mois annonçait pour hier soir un groupe de tango, candombe et milonga : Nuevotrioporteño.

Pour les semaines qui viennent : Gabriela Elena et le Cordal Trío, dont j'ai déjà parlé dans des articles précédents, la Orquesta Típica Ciudad Baigon, qui joue tous les dimanches dans la rue Defensa à la Feria de San Telmo (allez les écouter, ça vaut le coup) et le chanteur très apprécié et très célèbre à Buenos Aires, Caracol.
Les portes de la salle s'ouvre à 21h30. Vous vous installez près d'une table. Vous pouvez commander une consommation ou un snack (les empanadas sont délicieuses et chaudes : ne vous brûlez pas les doigts). Et le spectacle commence généralement vers 22h...
Le prix est des plus raisonnables : 20 $ (c'est le sigle du peso argentin).

Pour en savoir plus sur le CCC : visitez le site dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur les spectacles proposés par cette salle : cliquez sur le mot-clé CCC dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessous, sous le titre de l'article. Ce clic selectionnera pour vous l'ensemble des mes entrées sur la Ciudad del Tango depuis l'ouverture de ce blog, le 19 juillet 2008.

samedi 7 novembre 2009

Jacqueline Sigaut à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

La chanteuse Jacqueline Sigaut sera le vendredi 13 novembre à 20h30 à la Academia Nacional del Tango pour la présentation de son 4ème disque, Porque Quiero (parce que j'aime ça ou parce que je le veux).

Elle sera accompagnée par Hernán Reinaudo à la guitare et aura comme "invités de luxe" (l'expression est d'elle et a été reprise telle quelle par l'annonce officielle de la Academia) le chanteur Roberto Paviotti, plus connu sous son surnom de Caracol, le pianiste et compositeur Pepo Ogivieki (qui sera au piano) et Cordal Trío (un groupe de guitaristes, qui pour se baptiser a joué un peu sur le terme de cuerda, la corde, celle de l'instrument).

Attention, exceptionnellement, cette soirée est payante : entrée 20 $.
C'est tout ce que l'on fait de plus raisonnable.
Vous pouvez y aller les yeux fermés (mais les oreilles bien ouvertes).

Cela se passe au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, comme d'habitude. L'entrée est tantôt sur Rivadavia 830 tantôt sur Avenida de Mayo 833. Et c'est au 1er étage comme d'habitude.

Pour plus d'infos sur ce disque, vous reporter à l'article que j'ai consacré à sa toute première présentation au Torcuato Tasso au début août : Jacqueline avait alors Caracol dans la salle et Amelita Baltar sur la scène avec elle pour chanter Oblivión, dans le texte original français (1).
Vous pouvez aussi regarder l'ensemble des articles sur Jacqueline Sigaut, car cela fait un moment qu'elle parcourt Buenos Aires en présentant le contenu de ce disque, avant même sa sortie dans les bacs.
Pour avoir accès à l'ensemble de articles sur Jacqueline, il suffit de cliquer sur le nom de l'artiste dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le titre, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite (récemment enrichie tant dans la partie supérieure que la partie inférieure). A l'heure où je publie, vous y trouverez un raccourci au nom de Jacqueline Sigaut, de Amelita Baltar, de Caracol et de Hernán Reinaudo.
Pour le moment, Pepe Ogiviecki n'y figure pas encore mais ça viendra.

(1) Oblivión, composé par Piazzolla et écrit, en français, par Tarenzi-Simoluca, et pas directement pour Amelita Baltar ("mais je m'en moque, nous a-t-elle raconté sur scène, je ne suis pas jalouse". Inutile de vous préciser que la salle était écroulée de rire !). Oblivión a trois textes : un texte en français, un texte en espagnol et un texte en italien. Et ces trois textes n'ont strictement rien à voir l'un avec l'autre. Chacun raconte une histoire sans rapport avec les deux autres. Le même jour, Amelita Baltar sera sur scène dans Tres mujeres para el show, à Clásica y Moderna (voir mon article récent sur cette reprise d'un concert d'anthologie des années 70 à La Recoleta, avec Susana Rinaldi et Marikena Monti).

jeudi 19 mars 2009

Festival internacional de Tango de Granada [ici]


Du 31 mars au 5 avril, aura lieu à Grenade dans le sud de l'Espagne le 21ème festival international de Tango. Le Festival Internacional de Tango de Granada est le tout premier festival de tango qui soit digne de ce nom et qui se soit monté en dehors de la patrie du tango (Argentine et Uruguay). C'est le doyen des festivals tangueros d'Europe. Et il s'agit d'un vrai festival avec un programme très complet avec concerts, rencontres littéraires (on est en terre hisponophone), colloques, dialogues artistiques entre musiques d'origine différentes, stages et spectacles de danse, milongas...

A l'inverse des tout prochains festivals de Paris, Bruxelles, Bâle et Turin qui sont essentiellement l'affaire de professeurs de tango exerçant sur place et de passionnés animés d'une immense volonté mais peu outillés, le Festival Internacional de Tango de Granada est une manifestation on ne peut plus officielle, organisée par une agence de spectacle, Andart Producciones Culturales, qui dispose donc de ressources techniques et logistique d'une toute autre ampleur. Le Festival, dirigé par Horacio Rébora, a l'appui de la Mairie de Grenade qui a consacré un budget de 90 000 € cette année à la manifestation et celui de la Junta de Andalucía, l'entité politique régionale à laquelle appartient la ville de Grenade. C'est un festival qui est du niveau de celui de Buenos Aires. Et pourtant de toutes les manifestations de ce début de printemps en Europe, c'est celle qui connaît le plus de problèmes avec son site. Si jamais le lien que je vous joins ici ne marchait pas correctement, cliquez sur l'ouverture via le cache Google qui devrait vous être proposée. En espérant que ça marche un peu mieux comme ça.

Andart Producciones Culturales organise aussi le Festival de Sagunto, qui a eu lieu le mois dernier, les 20 et 21 février, le Festival de Lanjarón, celui de la Costa del Sol, celui de Almería et celui de Jerez de la Frontera (tout ça; c'est l'Andalousie).

Parmi la soixantaine d'artistes attendus cette année à Grenade, on compte parmi les Argentins le danseur Miguel Angel Zotto, le chanteur Caracol, l'auteur compositeur interprète Carlos Andreoli, Graciela Novellino, le pianiste Cristian Zárate, le chanteur et auteur-compositeur Guillermo Fernández (qui vient de sortir un disque sur lequel il marie le tango et la musique gitane notamment andalouse). Des artistes viendront aussi de Colombie, du Danemark, de Finlande, de Suède, du Japon et bien sûr il y aura aussi des musiciens locaux, en particulier des artistes du flamenco (qui a sa part dans la naissance du tango, notamment le canto jondo, qui est une des manières de chanter le flamenco. C'est même du flamenco que vient très vraisemblablement le nom lui-même du tango, nom qui a sans doute été emprunté à l'un des modes du flamenco très en vogue au 19ème siècle. Vers 1870 à Buenos Aires, on distinguait le "tango criollo", qui a donné ce qu'on appelle aujourd'hui le tango, et le "tango andaluz", qui désignait cette forme du flamenco).

La soirée d'ouverture est confiée à un ensemble d'artistes suédois et argentins vivant en Suède...

Beaucoup de manifestations auront lieu au Teatro Isabel La Católica, mais le Festival se répandra aussi dans les quartiers et à l'Université qui est co-organisatrice comme la Junta et la Municipalité. Une rencontre autour de l'influence du poète andalou Federico García Lorca sur l'univers esthétique du tango devrait se tenir dans les locaux universitaires. Federico García Lorca a fait un voyage à Buenos Aires en 1932 et son passage a beaucoup marqué les poètes de l'époque, notamment quelqu'un comme Enrique Santos Discépolo, anarchiste lui aussi, et jusqu'aux poètes argentins d'aujourd'hui.
Horacio Ferrer, Président de la Academia Nacional del Tango et prestigieux auteur s'il en est, devrait être là comme tous les ans (il aime beaucoup cette manifestation et visite aussi très souvent l'Espagne où il a passé trois semaines au mois d'octobre dernier à tourner dans toute la Péninsule pour présenter le disque María de Buenos Aires Suite). L'année dernière, il avait présenté son Teatro Completo (Editorial del Soñador) le 6 avril dans ce cadre grenadin.

jeudi 12 mars 2009

Bariloche, suite et fin [à l’affiche]

Capture d'écran du site du Sommet de Bariloche

A Bariloche se poursuit le Sommet mondial du Tango...

Un aperçu des 12 et 13 mars :

Concert du Cine Arrayanes ce soir à 21h, avec, entre autres, la chanteuse Sandra Savoia de Bahía Blanca, la ville natale de Carlos Di Sarli (1903-1960), port atlantique et magnifique baie, coincée tout au sud de la Province de Buenos Aires.

La Milonga de la Discoteca By Pass (23h30 - 4h du matin) sera animée par deux DJ de la Confitería la Ideal de Buenos Aires, Marcelo Rojas et Jorge González. Il y aura aussi des orchestres (comme toutes les nuits), dont China Cruel, ensemble féminin de Buenos Aires que j’ai déjà eu l’occasion de présenter dans ces colonnes.

A la Discoteca Roxvury, nouvelle milonga queer (1), de minuit à 5 h du matin, avec le DJ de la Marshall (très célèbre milonga homosexuelle de Buenos Aires).

Demain, le concert de 21h au Cine Arrayanes accueillera, entre autres, la chanteuse Gabriela Novaro, qui s’invite de temps en temps dans les colonnes de Barrio de Tango et représentera Avellaneda, une ville de la banlieue sud de Buenos Aires (la banlieue populaire). Sera présente également une délégation de Joven Tango, l’association phare du tango à Montevideo, capitale de l’Uruguay...

Et les deux milongas désormais traditionnelles ont lieu, l’une au By Pass l’autre au Roxvury, avec dans l’un et l’autre lieux, les mêmes DJ que la veille.

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Le Sommet prendra fin samedi 14 mars avec une journée un peu particulière, marquée par le concert du Cine Arrayanes à 21h, où chantera Caracol accompagné de deux guitares (en représentation de la ville de La Plata), où danseront les champions de tango de la Patagonie cuvée 2009 (évidemment le programme ne donne pas leur nom et pour cause !) et où joueront les Maestros Néstor Marconi (avec le Cuarteto Néstor Marconi) et Juan Carlos Cuacci, tous deux co-directeurs de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires (dont le 1er co-directeur et fondateur, rappelons-le, est le Maestro Raúl Garello).

Jouera aussi la Orquesta de la Octova Cumbre (l’orcheste constitué pendant le Sommet avec les musiciens présents).

Une Assemblée Générale du Sommet (Asamblea General de la Cumbre) aura eu lieu juste avant, dans le Centro Cívico, toute la journée, de 12h à 20h.
C’est sérieux, le tango ! Quand je vous disais que c’était Davos, j’avais mes raisons !

Un grand dîner de clôture aura lieu à 22h30 avec une scène ouverte (avec inscription préalable, bien sûr, comme tout au long des 10 jours de la rencontre). La Milonga du By Pass clôturera la manifestation avec les DJ de la Confitería la Ideal et ceux de la Marshall, ensemble réunis sous le même toit. Plusieurs orchestres seront là ainsi qu’une troupe très complète avec instrumentistes, chanteurs et danseurs, Tangarte représentant.... Malmö !
Quelques articles de Clarin, dans son supplément portègne Ciudad : dans la section Actualidad le 12 mars 2009 et dans la section Spectaculos le 8 mars 2009.

(1) Queer : homo en spanglish. C’est un terme new-yorkais adopté par le milieu homosexuel de Buenos Aires, qui est la première ville d’Amérique Latine à avoir légalisé l’union matrimoniale entre deux hommes ou deux femmes. Voir mes articles sur le tango queer à Buenos Aires : article 1, article 2.

mercredi 4 mars 2009

Le 8ème Davos du Tango [à l’affiche]

Affiche tirée du site de la ville de San Carlos de Bariloche

Non mais qu’est-ce que vous croyez ? Bien sûr que le tango argentin a son G8, son Davos et son sommet alter-mondialiste tout ensemble et même son assemblée plénière des Nations Unies... Il ne manquerait plus qu’il soit le seul à ne pas avoir sa rencontre au sommet.

Même que c’est la huitième fois que l’événement a lieu.

Et cette année, cette rencontre internationale, baptisée Cumbre Mundial del Tango (je vous jure que ce n’est pas des blagues !) se tient dans une station de sport d’hiver pré-andine très renommée sur tout le continent sud-américain, San Carlos de Bariloche, dans la Province de Río Negro, au nord de la Patagonie. La ville compte 130 000 habitants et se situe à plus de 1600 km de la capitale fédérale. Elle est très appréciée des nordistes, des Portègnes et des Bonaerenses qui aiment venir y faire du ski... quand ils en ont les moyens (pour ne rien dire des Brésiliens ou des Uruguayens). Mais ce n’est pas encore l’heure des skis, nous ne sommes qu’à la fin de l’été et c’est pour une foule de tangueros venus du monde entier que la ville s’apprête à mettre les petits plats dans les grands dès le 5 mars et jusqu'au 14. Tous les domaines du tango seront représentés : la danse, la musique, la poésie, le disque, le livre, le cinéma, la production de spectacles, la presse... Et une trentaine de villes du monde entier vont participer.

Ce Sommet Mondial du Tango s’ouvrira le jeudi à 19h par une soirée privée, réservée à la presse et à une large liste d'invités, à l’hôtel Llao-Llao, avec la participation des Maestros Horacio Ferrer, Président-fondateur de la Academia Nacional del Tango, Raúl Garello, Directeur-fondateur de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, représentant tous deux Buenos Aires, la chanteuse japonaise Anna Saeki (représentant Tokyo) et le couple de danseurs Pablo Contreras et Cynthia Palacios, champions patagoniens de tango de scène (représentant la ville de General Roca, dans la province de Río Negro) (1).

Les mêmes se retrouvent à 21h au cinéma Arrayanes pour un concert inaugural placé sous la responsabilité des deux Maestros.
Aux artistes déjà nommés se joindront le groupe de Graciela Novellino (chanteuse) accompagnée de Roberto Tormo à la contrebasse et de Diego Rapoport au piano (des artistes originaires de Bariloche), le couple de danseurs, Edwin et Lina, de Cali en Colombie, et le chanteur (et compositeur) Hernán Genovese (Buenos Aires). Le site Web 10tango annonce aussi, en plus de ces artistes inscrits au programme officiel (bouclé il y a quelque temps déjà) le chanteur Caracol, le Maestro Néstor Marconi (bandonéoniste, compositeur et chef d’orchestre, directeur de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce et co-directeur de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires depuis le début 2008), et le Quinteto Típico féminin China Cruel.

Le lendemain, c’est le premier jour à proprement parler et le programme est chargé...

A l’heure du déjeuner, il est prévu un Tango en las nubes (Tango dans les nuages). Tout le monde emprunte le téléphérique pour aller déjeuner à 13h dans une confitería giratoria (un restaurant panoramique monté sur une plateforme qui tourne) et à 14h, aura lieu un concert de la chanteuse Marisa Vázquez, de Buenos Aires. Deux couples de danseurs, Tango Vivo, de Cali en Colombie, participeront à cette fête.

Le soir, à 21h, concert au cinéma Arrayanes avec Roberto Rimoldi Fraga de Buenos Aires, le groupe Paola Schiavoni - Ariel Ascheri de Bariloche (une chanteuse accompagnée d’un guitariste, d’un pianiste et d’un contrebassiste), les danseurs John et Sofiani, de Caracas, capitale du Venezuela, le duo Kohan-Solare baptisé Tango Nomade, de Brême, en Allemagne, et Genève, en Suisse, et la Orquesta de la Ciudad de Córdoba (Argentine), placée sous la direction du Maestro Osvaldo Piro.

A 21h30, au Salón Araucania, commence un autre concert : Tango en concierto de cámara où se produira un quintette à cordes de Tenerife (Espagne), composé de deux violons, un alto, un violoncelle, un contrebasse et un chanteur.

A 22h, à Rincón Patagónico, aura lieu le dîner inaugural où les délégations seront officiellement reçues. Le concert permettra d’applaudir le Bariloche Tango Sexteto, le Ballet Folklorico Tolkeyen (de Bariloche aussi), le chanteur de folklore Roberto Rimoldi Fraga (qui se sera déjà produit, une heure avant, au cinéma Arrayanes) et un ensemble tokyoïte baptisé 2x4 Tokyo (chanteur, contrebasse, piano et violon).
Enfin une milonga conclura cette première journée à la Discoteca By Pass, avec Omar Viola, le DJ de Salón Caning, une célèbre milonga du centre de Buenos Aires. Il y aura de la musique vivante (plusieurs orchestres sont inscrits, dont un de San Luis, en Argentine) et diverses exhibitions de danseurs.

Dans la journée, tout un programme d’échanges, de rencontres, ce que le programme rassemble sous le vocable d’activités parallèles, est prévu avec vernissage de plusieurs expositions d’art, des cours de tango (danse), le lancement d’un concours d’écriture de letras de tango, une scène ouverte entre 12 h 30 et 14 h pour des musiciens et des danseurs (2) et à 18h, dans la biblioteca Sarmiento, une première rencontre de poètes avec une conférence d’ouverture par le Maestro Horacio Ferrer, une lecture par les auteurs Carlos Andreoli (qui est aussi chanteur) et Marta Pizzo (poétesse, narratrice et éditrice) et la présentation d’un livre de Ana Jaramillo intitulé Tango, vida y pasión de las dos orillas (Tango, vie et passion des deux rives, sous entendu du Río de La Plata) (3).

Le programme complet est disponible sur le site des Sommets mondiaux du Tango (Cumbredeltango).

La Ville de San Carlos de Bariloche sur le Web.

Quelques uns de ces artistes sur le Web :
Plusieurs d'entre eux figurent déjà dans les liens aux sites extérieurs dans la Colonne de droite de Barrio de Tango, dans les rubriques Les Troesmas et Grillons, zorzales et autres cigales.

Anna Saeki sous ce lien.
Tango Nomade sous celui-ci.
Le chanteur Caracol sur You Tube sous ce lien.
Le blog de la chanteuse Marisa Vázquez (lavazquez.blogspot).
Roberto Rimoldi Fraga sur You Tube ici.
Le blog de la poète Marta Pizzo : Puerto Palabra.
La page My Space de Carlos Andreoli sous le lien.

(1) Le Général Roca a dirigé ce qu’on a appelé dans les années 1870 la Campagne du Désert. La guerre d’extermination contre les Indiens dans les Provinces de Patagonie ! Le souvenir du Général Roca est un des plus ambigus qui soit dans l’histoire de l’Argentine indépendante.
(2) On appelle scène ouverte (escena abierta en espagnol) un moment où tous les artistes qui le veulent peuvent, dans un temps délimité mais égal pour tous, dire et montrer ce qu’ils veulent, à condition, généralement, de s’être inscrits à l’avance.
(3) Ce livre est illustré. Le nom donné par le programme officiel et que les rares articles d’Internet qui font déjà référence à l’ouvrage reprennent allègrement est celui d’un chanteur de Buenos Aires, doté de très nombreux talents (chanteur, compositeur et auteur) mais qui ne dit pas un mot sur son site des talents d’illustrateur qui lui sont ici prêtés. Aussi se peut-il que l’illustrateur de ce livre, que je n’ai pas eu en main, soit en fait un fileteador des plus controversés et des plus contestables, certes homonyme du chanteur (mais pour le patronyme seulement), peintre assez désagréable qui tente de ramener à lui (et y réussit parfois) tout l’art du fileteado, occupe l’espace médiatique et éditorial sans se laisser étouffer par le reste confraternel. Mais impossible de vérifier sur son site (j’ai tenté ma chance) car il n’y parle que des livres dont il est le seul auteur, alors qu’il a illustré à la chaîne des tas de trucs et dans tous les sens. Dans le monde tanguero, ce type est une espèce d’ovni comportemental trop proche pour être honnête de notre propre modèle de show-business où les basses manoeuvres de rivalité l’emportent et largement sur l’amitié, la loyauté et la solidarité que les vrais artistes du tango cultivent entre eux à Buenos Aires avec un soin farouche et persévérant. Je garde néanmoins un doute parce que je ne crois pas qu’Horacio Ferrer aimerait beaucoup que son nom côtoie celui de ce bonhomme. Or dans le doute abstiens-toi. Si un jour, je tombe sur ce bouquin, je viendrais corriger cet article en indiquant qui en a réalisé effectivement les illustrations.

vendredi 28 novembre 2008

Présentation du nouveau numéro de Buenos Aires Tango y lo demás au Tortoni [à l’affiche]

Le Maestro Héctor Negro, qui est l'un des trois membres du Comité de Rédaction de Buenos Aires Tango y lo demás (Buenos Aires, Tango et tutti quanti, BAT pour les intimes), présentera le nouveau numéro de cette revue (le 57ème) dans la bodega (la cave, le sous-sol) du Gran Café Tortoni, sa recalada préférée (1), un véritable temple de la culture portègne. Cette bodega, qui accueille aujourd’hui des shows de tango, la plupart du temps, et voit défiler les meilleurs musiciens de la ville, jeunes et anciens, a été longtemps le siège d’un cercle d’artistes et d’intellectuels qui a profondément marqué l’histoire culturelle de Buenos Aires. On l’appelait la Peña del Tortoni, elle était animée par le peintre Quinquela Martín. Plus récemment, elle a fait office de siège pour la Academia Nacional del Tango, de sa création en 1990 jusqu’à l’acquisition épique de ses locaux actuels (juste au-dessus) en 2001.

La présentation prendra la forme d’une soirée littéraire et musicale, elle aura lieu lundi soir, le 1er décembre, à 19h30 (entrée libre et gratuite).

Une brochette de participants, plus prestigieux et talentueux les uns que les autres, seront de la fête :

Côté chant : Carlos Andreoli, qui, nous précise le Maestro, rentre tout juste d’Espagne (2), Norberto Roldán (3), Patricia Barone (4) et Caracol (Escargot) accompagné par le duo de guitares Tanguido.

Côté musique instrumentale : el Cuarteto Al Limite.

Côté poètes : Luis Alposta, Eugenio Mandrini (Héctor Negro vient de lui consacrer une entrée de son blog), Hugo Enrique Salerno, Roberto Selles (autre récent article d’Héctor Negro sur son blog), Alejandro Szwarcman (présent sur My Space, comme vous le savez déjà) et Héctor Negro (voir aussi les liens de la colonne de droite). Tous liront leurs poèmes publiés dans ce numéro... (5).

Natalio Etchegarray, le Rédacteur en chef, jouera les Monsieur Loyal de la soirée.

La revue Buenos Aires Tango y lo demás a son siège dans la rue Holmberg au n° 950, C1427CYD Buenos Aires (Argentine). Vous pouvez demander les numéros anciens en adressant un courrier à Héctor Negro. La revue paraît comme et quand elle peut. Conçue comme un bimensuel, elle n'aura publié que deux numéros cette année, le n° 56 est daté de janvier 2008.

Buenos Aires compte de nombreuses revues sur le tango. Les plus connues, à couverture en papier glacé, gratuites, celles auxquelles tous les touristes du tango ont facilement accès, sont en fait des supports de publicité pour les cours de danse, les milongas et les marchands de chaussures (et pas seulement les bons). Buenos Aires Tango y lo demás, que j’ai moi-même connue grâce à Héctor Negro, qui m’en a apporté plusieurs exemplaires quand il m’a reçue pour la première fois à Buenos Aires l’année dernière, est une revue sur la culture du tango dans toute son ampleur et sa profondeur. Elle publie les poètes mais aussi des articles d’histoire, de musicologie, de sociologie tant sur le genre que sur le contexte dans lequel il vit et se déploie.

Si vous préférez le genre feuille de chou, vous jetterez votre dévolu sur El Chamuyo, le mensuel gratuit de la Academia Nacional del Tango, imprimé sur une page A3 recto-verso (un périodique d’entrefilets). En libre service dans l’entrée de l’Academia (1er étage).

(1) recalada : expression maritime très employée à Buenos Aires pour désigner un lieu où l’on vient se ressourcer, se retrouver, faire une pause. Il n’existe pas à ma connaissance d’expression similaire en français.
(2) sur sa page
My Space, cet auteur-compositeur-interprète (cantautor en portègne) se définit comme "un poeta entre la ciudad y el río" (c’est joli et ça se comprend tout seul). Il est rédacteur régulier dans cette revue.
(3) dont le dernier disque, Tangos, valses y milongas por Norberto Roldán, aux éditions Fonocal, comporte un morceau écrit par Héctor Negro (musique de José Colangelo) : Cuando somos (quand nous sommes).
(4) Vous savez déjà aller sur son site les yeux fermés :
baroneygonzalez.com.ar.
(5) La majeure partie de ces écrivains, y compris Natalio Etchegarray, sont des rédacteurs réguliers de BAT, ils collaborent également à la première encyclopédie tango du net,
Todo Tango, de Ricardo García Blaya et siègent, à des titres divers (Académico de numero, Cuadro Jóvenes, Cuadro de Académicos Consultos, etc.), deux étages plus haut à la Academia Nacional del Tango (là, on est sous la belle voûte du sous-sol du Tortoni, donc il faut remonter au rez-de-chaussée, sortir sur le trottoir, longer la façade sur la droite et sur deux mètres pour passer du numéro 833 au numéro 835 de la Avenida de Mayo et emprunter l’escalier qui monte à la Academia, après avoir salué le portier, qui est charmant). Tous se connaissent, se fréquentent, se croisent à tout bout de champ et partout, s’estiment et se respectent... Luis Alposta a croqué Héctor Negro pour la couverture d’une récente anthologie de ce dernier chez leur éditeur commun Corregidor (voir les liens à droite). Alejandro Szwarcman cite Eugenio Mandrini sur sa page My Space... Je ne vous énumère pas tout parce que sinon on y sera encore au réveillon....