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mercredi 26 août 2020

Día de San Martín – l’émission avec Esteban Ocampo enfin sur Dailymotion [ici]

Cette mise en ligne a tardé beaucoup plus que prévu. Quelques impondérables sont intervenus dès le 17 août au soir, m’empêchant d’aller aussi vite que je l’avais imaginé.

Monument à San Martín sur le boulevard Sainte-Beuve à Boulogne-sur-Mer

La conversation partagée en direct sur Facebook avec l’historien et reconstitueur argentin Esteban Ocampo dans l’après-midi du 17 août dernier, jour de la fête de San Martín en Argentine, est maintenant disponible sur ma chaîne Dailymotion. Je l’ai coupée en deux parties puisqu’elle excédait l’heure (l’outil interdit le chargement de vidéos plus longues).

A cette occasion, les nouvelles modalités proposées par Skype, à la suite de la crise du covid-19, m’ont permis d’agrémenter la fin de l’émission de quelques photos que j’ai prises à Boulogne-sur-Mer où le général San Martín s’est éteint le 17 août 1850, il y a 170 ans cette année.

Bien entendu, la conversation se déroule en espagnol.

La semaine dernière, le 20 août, le jour du bicentenaire du départ de l’Expédition libératrice du Pérou, Esteban a publié dans La Prensa un article qui a eu les honneurs d'un titre secondaire à la une du lendemain, avec un beau portrait posthume de San Martín, tandis que l'article lui-même est illustré d'un autre, particulièrement hideux comme c'est, hélas, si souvent le cas en Argentine.

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Pour visionner la vidéo sur Dailymotion, cliquez sur les liens ci-dessous :
première partie (50 minutes)
seconde partie (17 minutes)
l’ensemble de la chaîne qui compte désormais dix vidéos, dans l’une et l’autre langue.
Depuis aujourd’hui, elles sont réparties en trois playlists (Tango, San Martín et Belgrano).

samedi 15 août 2020

Une conférence à deux, en ligne et en espagnol, pour le Día de San Martín [à l’affiche]

Annonce de la mort de San Martín

Lundi 17 août 2020, l’Argentine va commémorer les 170 ans de la disparition du général José de San Martín, le Père de la Patrie. Comme la date tombe un lundi, les commémorations, essentiellement virtuelles puisque l’épidémie ne laisse guère d’autre choix, auront lieu le jour même. Depuis quelques années, il s’agit en effet d’un jour férié dit mobile, à déplacer au lundi le plus proche, afin de créer un long week-end destiné à développer le tourisme intérieur dans le pays (1).

Esteban Ocampo, reconstitueur et historien, m’a demandé de participer avec lui à une petite conférence live (en espagnol), sur sa page Facebook, lundi à 11h (heure argentine), soit 16h (heure française). J’ai bien sûr accepté.


Avec Esteban Ocampo (à gauche) et Nolo Correa, au Café La Poesía (Buenos Aires)
après l'enregistrement de l'émission de télévision, Hablando de Arte, de Nolo
le 6 septembre 2017

Esteban Ocampo est un chercheur free-lance d’une grande rigueur. Comme très peu de spécialistes de l’histoire événementielle dans son pays, il travaille exclusivement sur les sources quand ses confrères brodent très largement à partir des légendes, de l’enseignement reçu à l’école et des traditions orales plus ou moins fumeuses. Il a passé quatre ans sous les drapeaux, comme grenadier à cheval, le régiment le plus prestigieux du pays, celui qu’a fondé San Martín le 16 mars 1812, celui qui assure aujourd’hui les services de sécurité et d’honneur auprès du chef d’État et des grandes institutions nationales (Casa Rosada, Congrès et musées nationaux).



Pour ma part, je compte publier ce dialogue mardi sur ma chaîne Dailymotion, eu égard à l’heure d’enregistrement et aux délais de chargement. Une fois que cela sera fait, je vous l’annoncerai sur Barrio de Tango.


Posant avec trois musiciens du Régiment des Grenadiers à cheval
dans le hall d'entrée de la caserne de Palermo (Buenos Aires)
en août 2017

Les informations concernant le live (notamment les horaires) sont soumises à des réserves techniques. Esteban et moi-même devons faire des essais ce soir (heure française) et comme Facebook me fait des siennes depuis le 7 juillet, je préfère ne jurer de rien !

Ajout du 18 août 2020 :
Des événements personnels joints à une actualité plus intense que je pouvais le prévoir m'obligent à retarder la publication de la conférence partagée sur Dailymotion. Ce n'est que partie remise...



(1) Cette décision économique a été prise par Cristina Kirchner, qui était alors présidente de la Nation. Comme la plupart des responsables politiques du pays, de droite comme de gauche, elle n’a qu’une très médiocre connaissance de la vérité historique et elle n’aime guère San Martín parce que les dictatures militaires, notamment la dernière, contre laquelle elle a lutté avec vigueur, ont usurpé son nom pour justifier leurs coups tordus (et ce n’est pas tout à fait fini). Au grand dam des admirateurs sincères de ce personnage-clé dans l’histoire du pays et du continent, elle n’a donc eu aucun scrupule à faire déplacer cette date qui sent le soufre à ses narines mal informées. Comme beaucoup de gens, surtout à gauche, elle est victime de l’image militariste qui a été donnée au Père de la Patrie à des fins de propagande antidémocratique. Ce mensonge sur une tel personnage n’aide pas, bien évidemment, à « faire nation ». Un phénomène similaire existe dans les autres pays d’Amérique latine où les « Libertadores », Bolívar, O’Higgins, Artigas, etc., sont mangés à des sauces fort indigestes. Esteban fait partie de ces historiens qui s’efforcent de rétablir la vérité historique auprès du grand public et j’ai pu constater avec lui, à chacune de mes rencontres avec le public en Argentine, à quel point les gens sont heureux et soulagés en nous écoutant de constater qu’ils sont fondés à admirer ce héros de leur histoire qui n’a rien à voir avec le soudard odieux et mal embouché qu’un discours imaginaire continue à raconter à longueur d’année.

lundi 22 octobre 2018

L'histoire de San Martín : un nouveau livre en souscription [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

L'historien Esteban Ocampo va publier en novembre un nouveau libre où il recense tous les événements intervenus dans la vie du général José de San Martín et l'existence du régiment des Grenadiers à cheval dans la phase de fondation (1812-1826) (1).

Esteban Ocampo, mes lecteurs assidus le connaissent déjà : j'ai partagé avec lui une émission de télévision l'année dernière à Buenos Aires, Por el Tango, du producteur et animateur Nolo Correa (2).

C'est un des rares historiens argentins (3) qui travaille à partir des sources. En général, les historiens sud-américains travaillent à partir de ce qu'ils appellent les sources secondaires, c'est-à-dire les ouvrages des historiens du dix-neuvième siècle et de leurs successeurs. C'est-à-dire que Esteban se donne la peine de faire de la recherche au sens plein du terme.

Esteban Ocampo pendant une reconstitution de la Traversée des Andes,
dans la province de San  Juan, l'année dernière
Le vent souffle ! Cela se voit : il est tout décoiffé !
Photo Escuadrón de Caballería Histórica

En février prochain, Esteban se lancera dans une nouvelle reconstitution de la Traversée des Andes dans des conditions aussi semblables aux conditions historiques qu'il est possible de le faire aujourd'hui. Ce sera sa cinquième traversée !

Son prochain ouvrage est d'ores et déjà en souscription en Argentine auprès de l'éditeur, El Húsar. Si vous vous trouvez en Argentine ou si vous y vivez, profitez-en. Les références mail sont inscrites sur le dépliant de promotion ci-dessus.

Esteban Ocampo est un authentique sanmartinien : il continue ses projets en dépit de la pénurie et de la crise qui semble être un obstacle à entreprendre. Il imite San Martín !
Seamos libres y lo demás no importa nada, José de San Martín, Mendoza, en 1819
(Soyons libre et le reste n'importe vraiment pas).

Pour aller plus loin :
retrouvez Esteban Ocampo sur son profil Facebook, Caballería Histórica.



(1) Le régiment a été dissous en 1826 par Bernardino Rivadavia, le premier président de la République Argentine, qui haïssait San Martín (pour des raisons qui restent assez obscures et vraisemblablement irrationnelles). Il a été reformé en 1903, lorsque le pays s'apprêtait à fêter le centenaire de la Révolution de mai, comme symbole d'unité nationale. Esteban Ocampo a servi sous cet uniforme pendant quatre ans, comme simple grenadier, au moment de la grande crise économique de Noël 2001, donc sous le régime de la démocratie constitutionnelle revenue en 1983.
(2) L'émission est disponible en vidéo sur ma page Facebook et sur mon site Internet.
(3) spécialisés en histoire événementielle.

mardi 24 octobre 2017

Ma nouvelle interview en ligne – à la télé cette fois-ci [à l'affiche]

Après l'enregistrement
Entre Esteban Ocampo et Nolo Correa
Puesta en linea de una nota televisiva que me hizo Nolo Correa en su programa Por el Tango, el 6 de septiembre del 2017, en el Café La Poesía en Buenos Aires. Compartí este espacio con el historiador Esteban Ocampo, especialista destacado del Cruce de los Andes. Hablamos de San Martín y la investigtación histórica.

* * *

Por el Tango vient de mettre en ligne le numéro 719 de ce programme produit et animé par Nolo Correa. Il m'y avait invitée le 6 septembre 2017 dans l'après-midi, pour enregistrer au premier étage du Café La Poesía, à l'angle des rues Chile et Bolívar, dans le centre historique de Buenos Aires. Il s'agit d'un très beau café inscrit au patrimoine de la ville.

L'émission consiste en un entretien de l'invité avec Nolo Correa et son co-animateur. C'e'st la deuxième fois que Nolo Correa m'invitait. La première fois, c'était en 2011, dans un tout autre lieu (un ancien cinéma de La Boca, dans le sud de la ville).

L'interview à deux voix portait donc bien entendu sur San Martín, sur la Traversée des Andes, sur les problématiques de recherche historique et de vulgarisation de qualité. Sur Radio Rivadavia, j'avais aussi été l'invitée de Nolo Correa sur les mêmes sujets la veille et il me reste encore à préparer les enregistrements mp3 pour une mise en ligne sur mon site Internet (1) (voir mes articles du 23 septembre 2017, du 1er septembre 2011 et du 2 octobre 2013).

En ce qui me concerne, j'avais suggéré à Nolo d'inviter l'historien militaire Esteban Ocampo, que j'avais rencontré à San Juan, au Congrès d'histoire organisé par la Province et le Cercle d'Etutdes Historiques de la ville (Junta de Estudios Históricos de San Juan). Esteban Ocampo est aussi un reconstitueur qui a fait à quatre reprises déjà la Traversée des Andes dans les conditions d'il y a deux cents ans. C'est un historien très sérieux qui travaille sur les sources, ce qui n'est pas le cas de la majorité des auteurs qui se présentent comme des historiens en Amérique du Sud.



L'émission est donc à découvrir sur le canal You Tube de TV Arg, ci-dessous ou en cliquant sur le lien. En espagnol, comme de bien entendu. Elle s'ouvre sur des images de Nolo Correa en croisière fluviale sur la Seine à Paris !



(1) Pour le moment, je suis très occupée par un prochain accrochage d'une exposition sur la Traversée des Andes dans la presse francophone de 1817 que prépare, sur ma suggestion, la directrice du Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, pour la Casa San Martín de Boulogne-sur-Mer.

samedi 23 septembre 2017

Il m'arrive de causer dans le poste (en espagnol) [à l'affiche]



Ce week-end, ce matin et demain, aux aurores, Radio Rivadavia diffuse les deux interviews que j'ai enregistrées à Buenos Aires le mardi 5 septembre 2017, dans l'émission Juntos, animée par Nolo Correa, un des meilleurs intervieweurs du paysage audiovisuel argentin (l'émission dispose de sa propre page Facebook). Lui-même affirme qu'il laisse volontiers la parole à ses invités parce que c'est le meilleure façon de rendre son émission intéressante pour le public et pour lui-même, de faire de son émission un lieu où il apprend beaucoup de choses, où il s'enrichit autant que les auditeurs ou les téléspectateurs. Et cela en fait un hôte très apprécié, qui vous écoute vraiment, les yeux dans les yeux, au lieu de regarder sa montre. Et cela ne l'empêche pas de contrôler le temps d'antenne.

Le 6 septembre 2017, Café La Poesía (à l'étage, privatisé pour l'occasion)
entre Esteban Ocampo, à gauche, et Nolo Correa, à droite.

Avec lui, j'ai enregistré à deux reprises, d'abord dans le studio de Radio Rivadavia, seule, et le lendemain, à ma demande, en partageant le temps d'antenne avec l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo, à l'étage du Café La Poesía (1), transformé en studio de télévision par Nolo et sa petite équipe. Des très beaux souvenirs de ce nouveau voyage en Argentine !


Au début de la semaine, j'ai mis en ligne sur les pages Radio de mon site Internet une courte interview donnée depuis la salle du Congrès d'histoire de San Juan à Concepto Radio, du journaliste Ricardo Olivera. Ce fut une entrevue tout à fait imprévue, obtenue au dernier moment par l'un des membres de la Junta de Estudios Históricos de San Juan, et donnée sur un téléphone portable, en espagnol et en direct, alors que je tâchais de mettre en place les documents à projeter quelques minutes plus tard dans ma conférence sur la Traversée des Andes telle qu'elle avait été rapportée par la presse européenne en 1817 (sources britanniques, françaises et suisses). L'acrobatie intégrale !


Au-delà de cette interview mémorable (pour moi, au moins !), je dois encore mettre en ligne deux autres entretiens, enregistrés quant à eux à Villa Mercedes (San Luis), au studio de Radio Cultura, là encore en direct, dans une émission du soir intitulée La Breve Palabra. Il s'agit de l'enregistrement de l'année dernière, que j'ai reçu pendant mon séjour dans la province de San Luis, et de celui de cette année, qui devrait m'être envoyé d'ici quelques jours. L'émission dure une bonne heure, j'ai donc du travail de découpage à réaliser pour donner à ces documents Mp3 la taille requise par l'hébergeur de mon site.

Dans le petit studio de Radio Cultura à Villa Mercedes
à ma gauche, la toute nouvelle présidente de l'Alliance Française de Villa Mercedes,
Andrea Campos Biassi

Une autre interview télévisée, prise au pied de la statue de San Martín, devant la mairie de Villa Mercedes, devrait m'être adressée d'ici peu, si les journalistes de la mairie tiennent leur parole. Elle est passée à l'antenne la veille de ma conférence au Colegio de Arquitectos de la Province de San Luis sur les sources francophones concernant la vie et l'œuvre de San Martín, en cette année du bicentenaire de la Traversée des Andes, dont les trois provinces de Cuyo (Mendoza, San Juan et San Luis) furent les grandes protagonistes.

Vous trouverez sur mon site Internet une série consistante d'interviews dans les deux langues sur l'ensemble de mes livres et des recherches qui les nourrissent.



(1) Cet établissement fait partie des rares cafés dont la fondation remontent aux années 1860. Horacio Ferrer en a intégré le nom dans une valse, dont la partition est de Raúl Garello,  Lulú, dédiée à sa femme, qu'il a rencontrée dans ces lieux, au cours d'une réunion organisée par... Nolo Correa, qui a en a fait sa tanière (su guarida) depuis longtemps...
Lulú fait partie du corpus de textes que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.