Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Plaza San Martín en Buenos Aires el 17 de agosto pasado. Estoy en el palco
con Fabiana Mastrangelo a mi lado
Le 17 août après-midi, hommage de l'Instituto Nacional Sanmartiniano à Buenos Aires
Je suis sur l'estrade à côté de Fabiana Mastrangelo.
Agrandissez la photo si vous voulez y voir quelque chose !
Unas fotos mías este invierno en
Buenos Aires y Mendoza ¡sólo
para lucirme !
Godoy Cruz, à Mendoza, le 27 août dernier
entre la conseillère chargé de la culture, Gabriela Testa
(pressentie pour le ministère du tourisme provincial), la brune
et Mariana Caroglio, directrice de l'Education municipale, la blonde,
Aux extrémités, à gauche, Fabiana Mastrangelo
et à droite Marta Babillón, directrice de la médiathèque locale
Cette année, à Buenos Aires comme à
Mendoza, j'ai eu plusieurs rencontres qui ont donné lieu à des
photos où j'apparais et qui ont déjà figuré sur ma page Facebook
comme sur mon site Internet. Il était temps de les publier aussi sur
mon blog, histoire de ne pas faire de jaloux et avant de publier
d'ici quelques jours un autre retour sur images sur les sites
sanmartiniens dans la Province de Mendoza.
En la Pinacoteca Sanmartiniana Fidel Roig Matóns en Mendoza el 28 de agosto
Le 28 août, visite de la Pinacoteca Sanmartiniana Fidel Roig Matóns, entre les deux fils du peintre
et en compagnie de la directrice et de l'adjointe au maire chargée de la culture
La Pinacoteca Fidel Roig Matóns est une collection léguée par le peintre lui-même, un émigré catalan arrivé à Mendoza au début du XXème siècle et qui se passionna pour l'épopée de José de San Martín, la grande geste qui a fait entrer Mendoza dans l'histoire argentine. Fidel Roig lui consacra un immense travail de recherche historique, de reconnaissance dans les Andes dans des conditions dantesques et de création picturale. L'homme y perdit la vue à cause de la réflexion solaire sur les neiges éternelles. Les tableaux de Fidel Roig Matóns sont reproduits dans de nombreux ouvrages sur San Martín et ont inspiré la réalisation de plusieurs films, dont le célèbre El Santo de la Espada, avec le grand acteur argentin Alfredo Alcón dans le rôle du général.
Cette pinacothèque exceptionnelle est installée dans les locaux de la mairie de Mendoza. Ci-dessus, la salle du conseil avec en arrière-fond la traversée des Andes de janvier 1820, que San Martín fit dans une litière, chargé à dos d'hommes par les fameux 60 Grenadiers de la chanson (Los 60 Granaderos). Il était alors malade et incapable de traverser par ses propres forces.
Deux jours plus tard : visite au Campo Histórico El Plumerillo à Las Heras,
où San Martín instruisit son Armée des Andes
Avec le personnel du musée, le chanteur Omar Hernández et son épouse
Tertulia en el Campo Histórico El Plumerillo con el cantautor Omar Hernández
su señora y el presidente de la Asociación cultural sanmartiniana de Mendoza
el profesor Rolando Alberto Lucero que se desempeñó como organizador de todas las visitas
Le 2 septembre, grande excursion dans le sud, pour aller donner une conférence à l'Alliance Française de San Rafael. Sur la route, arrêt à San Carlos, où le maire, Jorge Andrés Difonso, m'offre une autre tertulia des plus cordiales : l'avant-veille, il m'a entendue à la radio et voulait me connaître puisque je devais passer par la bourgade qui abrite les vestiges du Fort San Carlos, où San Martín tint une grande rencontre avec les Pehuenches, des Indiens nomades dont il voulait l'appui pour son expédition libératrice du Chili. Tout ceci est raconté, bien entendu, dans San Martín à rebours des Conquistadors et San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publiés aux Editions du Jasmin et que je présenterai à nouveau le 28 novembre 2015 dans le cadre des Conférences de la Société d'histoire de Gretz-Armainvilliers (77).
Jorge Difonso est à droite, en veste grise
Entre lui et moi, le directeur du musée du Fuerte San Carlos
à ma droite, Rolando Alberto Lucero
Et nous revenons à notre point de départ, le 17 août 2015 à Buenos Aires, avec le Plenario du soir et la photo traditionnelle des conférenciers dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, Academia Nacional del Tango.
Entre Gabriel Soria, le président (à droite)
et Pepe Kokubu (le nouveau Secrétaire académique)
Le lundi suivant, le 24 août, toute la Academia était attendue au siège pour une présentation solennelle à midi du premier Congrès de Tango qui s'ouvrait le jeudi suivant.
Photo de famille sur l'estrade ! Je suis en jaune, en haut, sur la droite.
Pour
la quinzième année consécutive, l'auteur-compositeur-interprète cuyain Omar Hernández
produira et dirigera ce soir à Mendoza la Vigilia Sanmartiniana,
soirée artistique d'hommage à José de San Martín
à la veille de l'anniversaire de sa mort, le 17 août 1850 à
Boulogne-sur-Mer (en France).
La manifestation s'est longtemps tenue dans la petite ville de Las Heras, située au pied d'une des routes empruntées par l'armée des Andes à travers la cordillère à la mi-janvier 1817, et pour cette raison, elle porte le nom d'un des plus fidèles lieutenants du Gran Capitan dans cette légendaire expédition qui rendit sa liberté au Chili le 12 février 1817.
Cette
soirée patriotique se tiendra cette année au Teatro La Compañía,
rue San Martín,
au numéro 2494, dans la capitale provinciale, à 21h30. Il est vrai aussi que cette quinzième édition tombe dans les deux années de bicentenaire du gouvernorat du général installé dans cette même capitale, dont l'autorité couvrait alors les actuelles provinces de Mendoza, San Juan et San Luis (réunies cette semaine au Museo Sarmiento à Buenos Aires pour Expo Cuyo).
Participeront
la fanfare de la police provinciale, plusieurs chanteurs et groupes vocaux (le folklore, dans
l'Intérieur de l'Argentine, c'est surtout et avant tout du chant,
contrairement à la musique urbaine, rock, jazz et tango, qui font
volontiers dans l'instrumental pur) et des troupes de danse folklorique. En tout, sept
formations qui représenteront tous les genres musicaux propres à la
Province et parmi elles, le peuple huarpe sera représenté lui aussi, ces aborigènes qui vivent à présent au pied des
Andes et qui jouèrent un rôle capital dans l'armée des Andes puisqu'une trentaine de ces hommes se firent les guides des différents détachements dont le gros était composé de gens des plaines qui n'auraient jamais pu traverser ces puissants reliefs, leurs défilés et leurs précipices sans
leur précieuse connaissance du terrain, de ses dangers et des points d'eau où hommes et bêtes pourraient se désaltérer et assurer l'hygiène vitale dans des conditions aussi extrêmes (des différences thermiques de 40° entre le jour et la nuit pendant trois semaines de marche en tirant l'équipement et l'artillerie)..
Omar
Hernández
sera présent le 28 août 2015 à l'hommage qui sera rendu à San
Martín
à la bibliothèque qui porte son nom, dans la ville de Mendoza, et où je donnerai une
conférence (début à 16h et non à 18h comme annoncé
précédemment).
Et
demain toute la ville et toute la province participer à l'hommage
national qui sera rendu au Libertador... jusqu'à la nouvelle fête
liée à San Martín
à Mendoza, la fête des pères, qui s'y tient tous les 24 août,
date anniversaire de la naissance de la fille du général, Mercedes,
en 1816.
Pas question pour les Mendocins d'adopter une autre date
que celle qui vit la joie du Père de la Patrie !
Pour
écouter Omar Hernández,
je vous conseille vivement d'aller visiter son canal Youtube.
Ecoutez-moi donc cette voix et cette musique et vous m'en direz des
nouvelles !
L'artiste
vient de sortir un disque en hommage au vin national,
particulièrement apprécié dans la province qui le produit, le
Malbec ! Vous remarquerez le costume de scène, qui n'est autre
que la tenue traditionnelle mendocine telle qu'elle existait déjà
ou à peu près du temps de San Martín.
Elle n'est pas travaillée à la manière du folklore for export de
l'habituel gaucho d'opérette mais portée très naturellement (je
peux en témoigner, je l'ai vu en chair et en os l'année dernière
et il était là-dedans comme un autre dans un costume trois-pièces).
Comme
tous les ans depuis 2010, j'ai eu l'occasion de présenter mon livre
de l'année, San Martín par lui-même et par ses contemporains, paru
en mai 2014 (Editions du Jasmin), en Argentine et cette fois-ci, j'ai
élargi mon champ d'action puisque de Buenos Aires je suis allée
jusqu'à Mendoza, en traversant le pays d'est en ouest, à travers
l'immense plaine de mille kilomètres qui vient butter d'un coup
contre les reliefs andins.
La
présentation portègne a eu lieu le 2 septembre, au Centro Cultural
de la Cooperación Floreal Gorini, le CCC, sur l'emblématique
Avenida Corrientes, face au Teatro San Martín (ça ne s'invente
pas). Elle était conjointement organisée par Walter Alegre et
Susana Delgado, appartenant respectivement au CCC et à la Casa de
Mendoza, représentation de la Province homonyme dans la capitale
fédérale.
A
mes côtés, l'historienne mendocine Fabiana Mastrangelo, elle-même
spécialiste de San Martín, a bien voulu me donner la réplique,
animer notre causerie conjointe et nous communiquer quelques éléments
d'une prochaine publication sur l'importance de l'éthique dans la
vie et l'œuvre politique de San Martín. Beaucoup d'émotion dans
l'assistance, assez estomaquée qu'une Française, habitant en France
de surcroît, vienne parler en Argentine de ce personnage-là en en
connaissant plus que les seuls exploits militaires, qui forment
l'ordinaire du discours tenu à son propos dans le pays lui-même,
comme j'ai pu vous le dire à propos du 17 août dernier.
Un
verre de l'amitié, l'incontournable brindis argentin (ci-dessous), où l'on
trinque au malbec, a conclu la rencontre comme il est d'usage à la
Casa de Mendoza, puisque la ville et la province se veulent capitale
internationale du vin (1).
Et
après le brindis, la double interview, toujours en espagnol bien
sûr, pour deux émissions d'un réseau de radios en ligne, La lupa y
el lapiz d'un côté et Maravilloso Mundo, de l'autre, dont
j'attends, dans un délai imprécis, les enregistrements qui seront
alors mis en ligne sur mon site Internet, où je viens de publier
l'interview, en français, donnée l'année dernière à Magdalena
Arnoux, de Radiodifusión Argentina al Exterior (Radio Nacional).
La Casa de Mendoza avait apporté levin.
J'avais apporté du chipá (ce pain au fromage de la Province natale de San Martín)
et des gaufrettes picardes, au rhum et au beurre, qui ont été fort appréciées !
Quelques
jours avant cette conférence au CCC, j'avais été invitée par
l'Instituto Nacional Sanmartiniano et le gouvernement de la Province de Mendoza à
participer au congrès international d'histoire qui devait marquer à
l'Espacio Cultural Julio Le Parc de Guaymallén, dans la toute proche
banlieue de Mendoza, le début des deux ans du Bicentenario de San
Martín en Cuyo 2014-2016, deux années pour célébrer la
transformation de l'ancienne Province de Cuyo (2) de la main de cet
organisateur hors pair, qui en avait été nommé gouverneur le 10
août 1814, point de départ pour les Mendocins de la plus grande
épopée de l'indépendance continentale, la traversée des Andes
dont je vous ai parlé en février pour l'anniversaire de Chacabuco.
Que tous ceux qui ont rendu cette participation possible trouvent ici
mes remerciements les plus chaleureux : Walter Alegre, Susana
Delgado, Diego Mendiburu (INS) et Mariano Morales, directeur des
activités culturelles au ministère de la Culture de
Mendoza.
A
Mendoza, dans l'atmosphère très cordiale d'un congrès prestigieux
et bon enfant tout ensemble, j'ai pris deux fois la parole, la
première fois pour présenter le pourquoi du comment de mon intérêt
pour San Martín dans ce Vieux Continent qui a oublié jusqu'à son
existence dans la partie grand public du congrès et la seconde, dans
la partie académique, pour exposer les trois découvertes
documentaires que j'ai réalisées en examinant le fonds historique
francophone sur San Martín et qui font de mon anthologie de mai 2014
un volume si apprécié dans le Cône Bleu.
A Guaymallén, Gran Mendoza, 11 septembre 2014, Espacio Cultural Julio Le Parc
Je
ne dispose de photos que de la première de mes deux présentations,
à la première table-ronde du programme, que je partageais le 11
septembre au matin (3) avec une enseignante du secondaire à la
retraite, María Esther Olmos Carreño, qui parla de San Martín à
Mendoza, et avec Carlos Raffa, qui tint une passionnante conférence
sur le Tropero Sosa, un gaucho qui participa activement à la
préparation de l'armée des Andes. A Mendoza, cet humble personnage
jouit d'une stature quasi-mythique (Carlos Raffa, qui vient lui aussi
du monde agricole, majoritaire dans cette région, préside le Centre
traditionnel Tropero Sosa, à Mendoza). Ce gaucho, dont on a conservé
des traces historiques très précises, organisa l'approvisionnement
de l'Armée des Andes en bétail, tissu et armes à feu dans les mois
qui précédèrent le départ de l'expédition qui allait rendre au
Chili sa liberté et sécurisé définitivement la frontière ouest
de la future Argentine.
Je m'étais installée dans la salle et j'écoutais chanter Omar Hernández
Pour
l'occasion, Carlos Raffa était venu en compagnie d'un
auteur-compositeur interprète, natif de la ville de Las Heras et
très apprécié dans toute la Province. Omar Hernández a composé
plusieurs chansons sur cet épisode de l'histoire sud-américaine. Il
a une voix magnifique, joue une musique qui va droit à l'essentiel,
avec beaucoup de personnalité - j'en garde un souvenir somptueux et
je vous invite instamment à aller le découvrir sur son compte YouTube !
Omar Hernández, lors d'une reconstitution rituelle du départ de l'Armée des Andes
au camp d'instruction du Plumerillo,
en présence de la ministre de la Culture, Marizul Ibáñez
(1)
Le Bordelais n'a qu'à bien se tenir. Non mais ! Blague à part,
je peux vous assurer que quand vous êtes français et que vous voyez
ce slogan partout en ville, ça fait un choc ! Et pourtant, je
n'ai rien d'une championne en œnologie...
(2)
Aujourd'hui les Provinces de Mendoza, San Juan et San Luis, le long
des Andes.
(3)
J'étais arrivée le matin même par liaison routière, soit quinze
heures de car en partie de nuit de Buenos Aires à Mendoza, ce qui
m'a permis de voir pour la première fois la Croix du Sud (qu'on ne
peut pas apercevoir à Buenos Aires, à cause de la pollution
lumineuse de la mégalopole), et d'admirer une partie de ce chemin
interminable au milieu de la pampa, que je connaissais déjà pour
l'avoir traversé cinquante fois dans les documents historiques
consultés pour écrire mes deux livres, et puis soudain, au petit
matin, cette monumentale barrière montagneuse et enneigée à
travers la vitre du car ! Arrivée à 8h30 à la gare routière,
je n'ai eu le temps que de déposer mes bagages à l'hôtel et
d'accourir au congrès où il fallait s'inscrire jusqu'à 9h30 et
j'ai pris la parole vers 11h, dans ma tenue de voyage, avec ce
coupe-vent noir qui m'a abritée du froid glacial qui régnait à
cette heure matinale dans cette profonde salle Naranja du Julio Le
Parc ! C'est dans des circonstances comme celles-là que l'on
apprécie la chaleur d'un bon mate ! Comme ce sera sans doute le
cas aussi dimanche matin, à la Fête du Livre de Merlieux. J'ai
l'entraînement.
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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