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lundi 19 octobre 2015

Pour une fois, un article en forme de selfie [Retour sur Images]

Plaza San Martín en Buenos Aires el 17 de agosto pasado. Estoy en el palco
con Fabiana Mastrangelo a mi lado
Le 17 août après-midi, hommage de l'Instituto Nacional Sanmartiniano à Buenos Aires
Je suis sur l'estrade à côté de Fabiana Mastrangelo.
Agrandissez la photo si vous voulez y voir quelque chose !

Unas fotos mías este invierno en Buenos Aires y Mendoza
¡sólo para lucirme !

Godoy Cruz, à Mendoza, le 27 août dernier
entre la conseillère chargé de la culture, Gabriela Testa
(pressentie pour le ministère du tourisme provincial), la brune
et Mariana Caroglio, directrice de l'Education municipale, la blonde,
Aux extrémités, à gauche, Fabiana Mastrangelo
et à droite Marta Babillón, directrice de la médiathèque locale

Cette année, à Buenos Aires comme à Mendoza, j'ai eu plusieurs rencontres qui ont donné lieu à des photos où j'apparais et qui ont déjà figuré sur ma page Facebook comme sur mon site Internet. Il était temps de les publier aussi sur mon blog, histoire de ne pas faire de jaloux et avant de publier d'ici quelques jours un autre retour sur images sur les sites sanmartiniens dans la Province de Mendoza.

En la Pinacoteca Sanmartiniana Fidel Roig Matóns en Mendoza el 28 de agosto
Le 28 août, visite de la Pinacoteca Sanmartiniana Fidel Roig Matóns, entre les deux fils du peintre
et en compagnie de la directrice et de l'adjointe au maire chargée de la culture

La Pinacoteca Fidel Roig Matóns est une collection léguée par le peintre lui-même, un émigré catalan arrivé à Mendoza au début du XXème siècle et qui se passionna pour l'épopée de José de San Martín, la grande geste qui a fait entrer Mendoza dans l'histoire argentine. Fidel Roig lui consacra un immense travail de recherche historique, de reconnaissance dans les Andes dans des conditions dantesques et de création picturale. L'homme y perdit la vue à cause de la réflexion solaire sur les neiges éternelles. Les tableaux de Fidel Roig Matóns sont reproduits dans de nombreux ouvrages sur San Martín et ont inspiré la réalisation de plusieurs films, dont le célèbre El Santo de la Espada, avec le grand acteur argentin Alfredo Alcón dans le rôle du général.

Cette pinacothèque exceptionnelle est installée dans les locaux de la mairie de Mendoza. Ci-dessus, la salle du conseil avec en arrière-fond la traversée des Andes de janvier 1820, que San Martín fit dans une litière, chargé à dos d'hommes par les fameux 60 Grenadiers de la chanson (Los 60 Granaderos). Il était alors malade et incapable de traverser par ses propres forces.

Deux jours plus tard : visite au Campo Histórico El Plumerillo à Las Heras,
où San Martín instruisit son Armée des Andes
Avec le personnel du musée, le chanteur Omar Hernández et son épouse
Tertulia en el Campo Histórico El Plumerillo con el cantautor Omar Hernández
su señora y el presidente de la Asociación cultural sanmartiniana de Mendoza
el profesor Rolando Alberto Lucero que se desempeñó como organizador de todas las visitas

Le 2 septembre, grande excursion dans le sud, pour aller donner une conférence à l'Alliance Française de San Rafael. Sur la route, arrêt à San Carlos, où le maire, Jorge Andrés Difonso, m'offre une autre tertulia des plus cordiales : l'avant-veille, il m'a entendue à la radio et voulait me connaître puisque je devais passer par la bourgade qui abrite les vestiges du Fort San Carlos, où San Martín tint une grande rencontre avec les Pehuenches, des Indiens nomades dont il voulait l'appui pour son expédition libératrice du Chili. Tout ceci est raconté, bien entendu, dans San Martín à rebours des Conquistadors et San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publiés aux Editions du Jasmin et que je présenterai à nouveau le 28 novembre 2015 dans le cadre des Conférences de la Société d'histoire de Gretz-Armainvilliers (77).

Jorge Difonso est à droite, en veste grise
Entre lui et moi, le directeur du musée du Fuerte San Carlos
à ma droite, Rolando Alberto Lucero

Et nous revenons à notre point de départ, le 17 août 2015 à Buenos Aires, avec le Plenario du soir et la photo traditionnelle des conférenciers dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, Academia Nacional del Tango.

Entre Gabriel Soria, le président (à droite)
et Pepe Kokubu (le nouveau Secrétaire académique)

Le lundi suivant, le 24 août, toute la Academia était attendue au siège pour une présentation solennelle à midi du premier Congrès de Tango qui s'ouvrait le jeudi suivant.
Photo de famille sur l'estrade ! Je suis en jaune, en haut, sur la droite.

dimanche 16 août 2015

La Veille Sanmartinienne à Mendoza ce soir [Chroniques d'Argentine]


Pour la quinzième année consécutive, l'auteur-compositeur-interprète cuyain Omar Hernández produira et dirigera ce soir à Mendoza la Vigilia Sanmartiniana, soirée artistique d'hommage à José de San Martín à la veille de l'anniversaire de sa mort, le 17 août 1850 à Boulogne-sur-Mer (en France).

La manifestation s'est longtemps tenue dans la petite ville de Las Heras, située au pied d'une des routes empruntées par l'armée des Andes à travers la cordillère à la mi-janvier 1817, et pour cette raison, elle porte le nom d'un des plus fidèles lieutenants du Gran Capitan dans cette légendaire expédition qui rendit sa liberté au Chili le 12 février 1817.

Cette soirée patriotique se tiendra cette année au Teatro La Compañía, rue San Martín, au numéro 2494, dans la capitale provinciale, à 21h30. Il est vrai aussi que cette quinzième édition tombe dans les deux années de bicentenaire du gouvernorat du général installé dans cette même capitale, dont l'autorité couvrait alors les actuelles provinces de Mendoza, San Juan et San Luis (réunies cette semaine au Museo Sarmiento à Buenos Aires pour Expo Cuyo).

Participeront la fanfare de la police provinciale, plusieurs chanteurs et groupes vocaux (le folklore, dans l'Intérieur de l'Argentine, c'est surtout et avant tout du chant, contrairement à la musique urbaine, rock, jazz et tango, qui font volontiers dans l'instrumental pur) et des troupes de danse folklorique. En tout, sept formations qui représenteront tous les genres musicaux propres à la Province et parmi elles, le peuple huarpe sera représenté lui aussi, ces aborigènes qui vivent à présent au pied des Andes et qui jouèrent un rôle capital dans l'armée des Andes puisqu'une trentaine de ces hommes se firent les guides des différents détachements dont le gros était composé de gens des plaines qui n'auraient jamais pu traverser ces puissants reliefs, leurs défilés et leurs précipices sans leur précieuse connaissance du terrain, de ses dangers et des points d'eau où hommes et bêtes pourraient se désaltérer et assurer l'hygiène vitale dans des conditions aussi extrêmes (des différences thermiques de 40° entre le jour et la nuit pendant trois semaines de marche en tirant l'équipement et l'artillerie)..

Omar Hernández sera présent le 28 août 2015 à l'hommage qui sera rendu à San Martín à la bibliothèque qui porte son nom, dans la ville de Mendoza, et où je donnerai une conférence (début à 16h et non à 18h comme annoncé précédemment).

Et demain toute la ville et toute la province participer à l'hommage national qui sera rendu au Libertador... jusqu'à la nouvelle fête liée à San Martín à Mendoza, la fête des pères, qui s'y tient tous les 24 août, date anniversaire de la naissance de la fille du général, Mercedes, en 1816.
Pas question pour les Mendocins d'adopter une autre date que celle qui vit la joie du Père de la Patrie !

Pour écouter Omar Hernández, je vous conseille vivement d'aller visiter son canal Youtube.
Ecoutez-moi donc cette voix et cette musique et vous m'en direz des nouvelles !

L'artiste vient de sortir un disque en hommage au vin national, particulièrement apprécié dans la province qui le produit, le Malbec ! Vous remarquerez le costume de scène, qui n'est autre que la tenue traditionnelle mendocine telle qu'elle existait déjà ou à peu près du temps de San Martín. Elle n'est pas travaillée à la manière du folklore for export de l'habituel gaucho d'opérette mais portée très naturellement (je peux en témoigner, je l'ai vu en chair et en os l'année dernière et il était là-dedans comme un autre dans un costume trois-pièces).

vendredi 26 septembre 2014

Présentation de San Martín par lui-même en Argentine [Retour sur Images]

Le 2 septembre 2014, avec Fabiana Mastrangelo

Comme tous les ans depuis 2010, j'ai eu l'occasion de présenter mon livre de l'année, San Martín par lui-même et par ses contemporains, paru en mai 2014 (Editions du Jasmin), en Argentine et cette fois-ci, j'ai élargi mon champ d'action puisque de Buenos Aires je suis allée jusqu'à Mendoza, en traversant le pays d'est en ouest, à travers l'immense plaine de mille kilomètres qui vient butter d'un coup contre les reliefs andins.


La présentation portègne a eu lieu le 2 septembre, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, le CCC, sur l'emblématique Avenida Corrientes, face au Teatro San Martín (ça ne s'invente pas). Elle était conjointement organisée par Walter Alegre et Susana Delgado, appartenant respectivement au CCC et à la Casa de Mendoza, représentation de la Province homonyme dans la capitale fédérale.
A mes côtés, l'historienne mendocine Fabiana Mastrangelo, elle-même spécialiste de San Martín, a bien voulu me donner la réplique, animer notre causerie conjointe et nous communiquer quelques éléments d'une prochaine publication sur l'importance de l'éthique dans la vie et l'œuvre politique de San Martín. Beaucoup d'émotion dans l'assistance, assez estomaquée qu'une Française, habitant en France de surcroît, vienne parler en Argentine de ce personnage-là en en connaissant plus que les seuls exploits militaires, qui forment l'ordinaire du discours tenu à son propos dans le pays lui-même, comme j'ai pu vous le dire à propos du 17 août dernier.
Un verre de l'amitié, l'incontournable brindis argentin (ci-dessous), où l'on trinque au malbec, a conclu la rencontre comme il est d'usage à la Casa de Mendoza, puisque la ville et la province se veulent capitale internationale du vin (1).
Et après le brindis, la double interview, toujours en espagnol bien sûr, pour deux émissions d'un réseau de radios en ligne, La lupa y el lapiz d'un côté et Maravilloso Mundo, de l'autre, dont j'attends, dans un délai imprécis, les enregistrements qui seront alors mis en ligne sur mon site Internet, où je viens de publier l'interview, en français, donnée l'année dernière à Magdalena Arnoux, de Radiodifusión Argentina al Exterior (Radio Nacional).

La Casa de Mendoza avait apporté levin.
J'avais apporté du chipá (ce pain au fromage de la Province natale de San Martín)
et des gaufrettes picardes, au rhum et au beurre, qui ont été fort appréciées !

Quelques jours avant cette conférence au CCC, j'avais été invitée par l'Instituto Nacional Sanmartiniano et le gouvernement de la Province de Mendoza à participer au congrès international d'histoire qui devait marquer à l'Espacio Cultural Julio Le Parc de Guaymallén, dans la toute proche banlieue de Mendoza, le début des deux ans du Bicentenario de San Martín en Cuyo 2014-2016, deux années pour célébrer la transformation de l'ancienne Province de Cuyo (2) de la main de cet organisateur hors pair, qui en avait été nommé gouverneur le 10 août 1814, point de départ pour les Mendocins de la plus grande épopée de l'indépendance continentale, la traversée des Andes dont je vous ai parlé en février pour l'anniversaire de Chacabuco. Que tous ceux qui ont rendu cette participation possible trouvent ici mes remerciements les plus chaleureux : Walter Alegre, Susana Delgado, Diego Mendiburu (INS) et Mariano Morales, directeur des activités culturelles au ministère de la Culture de Mendoza.

A Mendoza, dans l'atmosphère très cordiale d'un congrès prestigieux et bon enfant tout ensemble, j'ai pris deux fois la parole, la première fois pour présenter le pourquoi du comment de mon intérêt pour San Martín dans ce Vieux Continent qui a oublié jusqu'à son existence dans la partie grand public du congrès et la seconde, dans la partie académique, pour exposer les trois découvertes documentaires que j'ai réalisées en examinant le fonds historique francophone sur San Martín et qui font de mon anthologie de mai 2014 un volume si apprécié dans le Cône Bleu.

A Guaymallén, Gran Mendoza, 11 septembre 2014, Espacio Cultural Julio Le Parc

Je ne dispose de photos que de la première de mes deux présentations, à la première table-ronde du programme, que je partageais le 11 septembre au matin (3) avec une enseignante du secondaire à la retraite, María Esther Olmos Carreño, qui parla de San Martín à Mendoza, et avec Carlos Raffa, qui tint une passionnante conférence sur le Tropero Sosa, un gaucho qui participa activement à la préparation de l'armée des Andes. A Mendoza, cet humble personnage jouit d'une stature quasi-mythique (Carlos Raffa, qui vient lui aussi du monde agricole, majoritaire dans cette région, préside le Centre traditionnel Tropero Sosa, à Mendoza). Ce gaucho, dont on a conservé des traces historiques très précises, organisa l'approvisionnement de l'Armée des Andes en bétail, tissu et armes à feu dans les mois qui précédèrent le départ de l'expédition qui allait rendre au Chili sa liberté et sécurisé définitivement la frontière ouest de la future Argentine.

Je m'étais installée dans la salle et j'écoutais chanter Omar Hernández

Pour l'occasion, Carlos Raffa était venu en compagnie d'un auteur-compositeur interprète, natif de la ville de Las Heras et très apprécié dans toute la Province. Omar Hernández a composé plusieurs chansons sur cet épisode de l'histoire sud-américaine. Il a une voix magnifique, joue une musique qui va droit à l'essentiel, avec beaucoup de personnalité - j'en garde un souvenir somptueux et je vous invite instamment à aller le découvrir sur son compte YouTube !

Omar Hernández, lors d'une reconstitution rituelle du départ de l'Armée des Andes
au camp d'instruction du Plumerillo,
en présence de la ministre de la Culture, Marizul Ibáñez





(1) Le Bordelais n'a qu'à bien se tenir. Non mais ! Blague à part, je peux vous assurer que quand vous êtes français et que vous voyez ce slogan partout en ville, ça fait un choc ! Et pourtant, je n'ai rien d'une championne en œnologie...
(2) Aujourd'hui les Provinces de Mendoza, San Juan et San Luis, le long des Andes.
(3) J'étais arrivée le matin même par liaison routière, soit quinze heures de car en partie de nuit de Buenos Aires à Mendoza, ce qui m'a permis de voir pour la première fois la Croix du Sud (qu'on ne peut pas apercevoir à Buenos Aires, à cause de la pollution lumineuse de la mégalopole), et d'admirer une partie de ce chemin interminable au milieu de la pampa, que je connaissais déjà pour l'avoir traversé cinquante fois dans les documents historiques consultés pour écrire mes deux livres, et puis soudain, au petit matin, cette monumentale barrière montagneuse et enneigée à travers la vitre du car ! Arrivée à 8h30 à la gare routière, je n'ai eu le temps que de déposer mes bagages à l'hôtel et d'accourir au congrès où il fallait s'inscrire jusqu'à 9h30 et j'ai pris la parole vers 11h, dans ma tenue de voyage, avec ce coupe-vent noir qui m'a abritée du froid glacial qui régnait à cette heure matinale dans cette profonde salle Naranja du Julio Le Parc ! C'est dans des circonstances comme celles-là que l'on apprécie la chaleur d'un bon mate ! Comme ce sera sans doute le cas aussi dimanche matin, à la Fête du Livre de Merlieux. J'ai l'entraînement.