Affichage des articles dont le libellé est Sarmiento. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sarmiento. Afficher tous les articles

dimanche 13 juin 2021

« Las Señoritas », un livre sur les premières institutrices de l’Argentine [Disques & Livres]


La filiale argentine de Penguin vient de publier un ouvrage d’histoire très intéressant. Le sujet est assez peu étudié en Argentine : l’arrivée dans le pays, à partir de la fin des années 1860 jusqu’à la fin du siècle, d’une soixantaine d’institutrices recrutées aux États-Unis par le gouverneur de San Juan puis président de la République argentine, Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888), le père de l’école obligatoire, publique et laïque dans le pays (loi de 1883).

L'auteure à la une du supplément de Página/12


L’historienne Laura Ramos s’est intéressée à vingt de ces femmes éduquées, la plupart du temps protestantes, courageuses et audacieuses qui allèrent fonder des écoles normales dans les capitales régionales jusqu’au fin fond du territoire argentin de cette époque (la Patagonie n’en faisait pas encore partie pas plus que l’actuelle province de Chaco, qui appartenait encore au Paraguay). A cette époque, l’éducation des filles était peu développée et elle dépendait entièrement de l’Église, ce que Sarmiento, profondément anticlérical comme tous les francs-maçons en pays catholique, voyait d’un mauvais œil. A l’exemple de ce qu’il avait vu aux États-Unis, en Angleterre et dans la France de la Monarchie de Juillet agonisante, il s’était donc attaché à fonder des instituts de formation des maîtres. Pour les écoles de garçons, il avait sur place des enseignants capables de former les futurs instituteurs. Pour celles des filles, il fallait aller chercher à l’étranger. Et désireux de modeler l’Argentine sur l’exemple des États-Unis, premier pays du continent à avoir conquis sa liberté et surtout pays dominé par le protestantisme, ce qui flattait son espoir de diminuer le poids politique de l’Église catholique, il se tourna vers la côte Est du grand pays du l’Amérique du Nord.

Sara Boyd (debout) et Mary Conway (assise) à Tucumán
avec l'un de leurs élèves de l'école normale de la ville

Laura Ramos est allée consulter les archives de l’université de Duke, en Caroline du Nord, qui ont conservé de nombreux documents sur cette aventure féministe.

Ce chapitre de la vie mouvementée et éclectique de Sarmiento (1) fait l’objet d’une belle salle dans le musée qui lui est consacré à Buenos Aires.

L’ouvrage est en vente, sur le site de l’éditeur, en format papier (broché), au prix de 1 499 pesos argentins et sous la forme numérique (ebook) au prix de 499 pesos.


Sarmiento dans sa jeunesse,
tel que San Martín l'a connu à Paris en 1847
On ne connait aucun portrait de lui
nous laissant penser qu'il a jamais souri de sa vie !

Pour le moment, seul Página/12 fait référence à cet ouvrage. Il en fait même la une de son supplément mensuel Яadar qui sort aujourd’hui. Et c’est quelque peu inattendu. Sarmiento représente en effet une vision européanisante, oligarchique, anglo- et francophile de l’Argentine, que Página/12 vomit dans toutes ses pages. On s’attendrait donc à voir La Nación (fondée par l’un des alliés politiques et culturels de Sarmiento, le président Bartolomé Mitre, lui aussi libéral oligarchique et franco-anglophile) devancer dans cette affaire son concurrent de gauche… Mais peut-être s’agit-il d’une dimension trop féministe et une préoccupation trop sociale dans l’œuvre du grand intellectuel ! Laissons passer un peu de temps pour voir si l’un ou l’autre quotidien de droite s’intéresse à la question.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Infobae, un quotidien en ligne qui s’est fait en quelques années une très belle place au soleil en Argentine et qui publie ici une longue interview de l’auteure
lire la présentation sur le site Internet de l’éditeur



(1) Sarmiento a été lui-même instituteur dans ses premières années d’adulte et un excellent instituteur. Entièrement autodidacte, il fut un écrivain (le plus brillant en Argentine avant Borges). Il fut officier pendant la guerre civile, homme politique dans sa province natale de San Juan puis à l’échelon national, ingénieur, urbaniste, zoologue et botaniste. C’est à lui que l’Argentine doit l’importation de son cépage emblématique, le malbec, qu’il fit venir du Béarn. C’est aussi à lui qu’on doit les grands parcs urbains dessinés par le Français Charles Thays (Carlos Thays en Argentine). Bref, c’est un personnage incontournable de l’histoire du pays et de ses voisins (il s’était exilé au Chili et mourut au Paraguay).

lundi 10 août 2020

L’école reprend dans quelques districts de San Juan [Actu]

Sergio Uñac (avec le pull gris) et son ministre de l'Education à ses côtés
les encadrent les drapeaux argentin (gauche) et sanjuanino (droite)

Aujourd’hui, les élèves des écoles primaires retournent en classe dans quatorze districts de la province de San Juan, celle qui vit naître en 1811 le père de la loi sur l’école obligatoire, gratuite et laïque (1883), le président Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888), une très haute figure de l’histoire politique, pédagogique, technique et littéraire de l’Argentine.

Des protocoles stricts ont été mis au point, les cours se font en horaires décalés pour que tous les élèves puissent être accueillis ; chaque établissement dispose d’une salle d’isolement au cas où quelqu’un dans l’école, adulte ou enfant, présenterait soudain des symptômes ; des marques ont été apposées au sol pour garantir les distances entre les personnes et les places des élèves ont été éloignées les unes des autres au sein des salles de cours. Les masques sont obligatoires et les enseignants portent une visière. La prise de température (qui ne sert pas à grand-chose d’ailleurs, puisque la plupart des infectés semblent être asymptomatiques) se prend systématiquement à l’entrée dans l’école.

Escuela José María Paz,
choisie par la province pour illustrer les mesures prises
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Hier, le gouverneur, Sergio Uñac, et son ministre de l’Éducation, ont tenu une longue visio-conférence avec le ministre national de l’Éducation, Nicolás Trotta, pour mettre au point les derniers détails de cette toute première ouverture du pays qui va sans doute servir de laboratoire aux autres entités fédérées (provinces et ville autonome de Buenos Aires).

De l'autre côté de la connexion, le ministre national

Pour en savoir plus :
lire l’article de Diario de Cuyo sur l’état d’esprit de la communauté scolaire en cette rentrée particulière
lire l’article de Diario de Cuyo sur la justification du gouverneur qui voit dans cette rentrée le plus bel hommage qu’il était possible de rendre à Sarmiento dans sa province natale.

vendredi 5 juin 2020

Interview Skype à voir sur Youtube en espagnol [ABT]


L’interview que j’ai donnée à Ricardo Sánchez Alonso, pour son émission Entrevistas sobre Educación, du mercredi soir, sur Radio Madre de Dios de San Juan, est désormais disponible sur la chaîne Youtube de la station.

Tout se passe en espagnol. L’enregistrement a duré environ deux heures, un format inhabituel pour ce programme. Le producteur a donc décidé d’en faire deux émissions, dont la première a donc été diffusée comme prévu le 3 juin à 21h.

Pendant ces deux heures, Ricardo Sánchez s’est intéressé à une multitude de sujets : l’histoire argentine, avec les deux grands personnages de San Juan que sont José de San Martín (1) et Domingo Faustino Sarmiento (2), Avignon comme ville papale (on remonte là dans une toute autre époque), la France et la pandémie (ça, c’était pour l’actualité du jour puisque nous avons enregistré à la veille du déconfinement français phase 2) et, last but not least, nous avons échangé sur Manuel Belgrano (c’était la moindre des choses, c’est tout de même son mois et son année !). En revanche, on n’a jamais parlé d’éducation. Comme quoi, les titres, il ne faut pas toujours s’y accrocher…

Pour moi, cette interview par Skype constituait une première et j’avoue que c’est plus confortable qu’au téléphone quand interviewé et intervieweur ne se voient pas. Mais vivement que j’aille chez le coiffeur !

Bonne écoute !





(1) De 1814 à 1816, José de San Martín a été le gouverneur de l’ancienne province de Cuyo dont San Juan était alors une sous-capitale à l’égal de San Luis. Aujourd’hui, Cuyo est devenu une région au sens historique et culturel et se compose de trois provinces : Mendoza, San Juan et San Luis.
(2) Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) a été gouverneur de la province de San Juan dans ses premiers temps d’existence, il a aussi été élu parlementaire national avant de devenir président de la République argentine. C’est donc une figure à la fois locale et nationale, surtout si vous ajoutez qu’il est considéré, entre autres choses, comme l’un des plus grands écrivains argentins, un éducateur excellent et le promoteur de la loi sur l’école obligatoire en Argentine (1883). Il se trouve que dans San Martín par lui-même et par ses contemporains (Éditions du Jasmin), j’ai publié l’un de ses écrits en français resté jusqu’alors inconnu en Argentine, y compris à San Juan : l’original d’un discours fameux où il comparait les épopées fondatrices de Bolívar, au nord du continent, et de San Martín, au sud, et qui ne fut jamais un discours. C’était un essai qu’il avait écrit à Paris, dans un français impeccable, pour intégrer une société savante alors très en vogue, l’Institut Historique de France, à un moment (1847) où la France menait une politique des plus ambiguës envers celui que Sarmiento considérait comme son ennemi politique, le gouverneur de Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas (1793-1877). Et pour retomber sur mes pieds, je dois ajouter que Rosas était aussi le père adoptif du fils de Manuel Belgrano. Comme quoi, tout est dans tout et réciproquement.

lundi 17 septembre 2018

Le museo Mitre fête les 150 ans de la présidence Sarmiento [à l'affiche]


Petit clin d'œil aux amis sanjuaninos avec cette annonce d'une conférence qui se tiendra demain, mardi 18 septembre 2018, à 18h, à Buenos Aires, au museo Mitre (consacré à un autre président argentin), sur la présidence de Domingo Faustino Sarmiento (San Juan, 1811 – Asunción, 1888).

Ce grand sanjuanino fut un homme politique très important dans la structuration de l'Etat dans l'Argentine tout juste indépendante et encore engluée dans la guerre civile. Il fut aussi un grand théoricien de la pédagogie, au point de concevoir l'école obligatoire dans son pays. Il fut enfin un très grand écrivain.

La conférence est en accès libre et gratuit, au Museo Mitre, consacré à Bartolomé Mitre (1821-1906), dans la maison que celui-ci habita à Buenos Aires, dans ce qui est aujourd'hui le quartier financier, qu'on appelle "la City".

mercredi 13 décembre 2017

La Cour Suprême confirme le caractère laïc de l'école publique [Actu]

En photo, la bagarre à la Commission des affaires sociales, hier,  à la Chambre
En bas, le gros titre sur l'affaire du catéchisme scolaire à Salta
A droite en haut, l'annonce de l'accusation iranienne contre Cristina Kirchner
En dessous, la crise à l'Etat-Major de la Marine
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Au début de l'année scolaire, en mars dernier, le gouverneur péroniste de Salta, Juan Manuel Urtubey, en bons termes avec le gouvernement national de Cambiemos, tentait d'introduire dans l'école publique des cours de catéchisme catholique comme partie du programme scolaire obligatoire. Or en 1883, lorsque l'école a été rendue obligatoire en Argentine, sous l'impulsion de Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888), qui militait pour cette mesure depuis des décennie, il a été établi, comme dans la France de Jules Ferry et pour les mêmes raisons, que l'enseignement serait gratuit et laïc, afin de respecter la liberté de culte, inscrite dans la constitution.

Dans les milieux catholiques, cette décision fut très critiquée, puisqu'on chassait Dieu des classes, selon l'expression qui fut utilisée en France, elle donna lieu à des remous, renforcés par le caractère maçonnique de la loi, en pleine querelle entre la franc-maçonnerie contemporaine, installée en Argentine depuis 1860 (1), et Rome.

La tentative de réintégrer le catéchisme dans l'école publique a provoqué une querelle pendant toute l'année scolaire, avec tous les recours possibles et imaginables à la justice, tantôt de la part des militants laïcs, parents d'élèves, opposition provinciale, partis politiques, tantôt de la part du gouvernement provincial, jusqu'à ce que l'affaire soit portée devant la Cour Suprême de la Nation, qui a rendu son verdict hier : la réintégration du catéchisme comme discipline obligatoire à l'école publique est inconstitutionnelle (2). Le gouverneur de Salta n'a plus qu'à remballer sa marchandise.

Les réactions dans la presse sont ambiguës, ce qui montre à quel point la nécessité de laisser la foi hors du champ scolaire dans un système d'école obligatoire et donc accessible à tous, dans un Etat de droit, est mal comprise en Argentine, où elle est assimilée à une politique anti-religieuse, dans un pays où la religion catholique est toujours une religion d'Etat. La liberté de culte a été proclamée en Argentine par la Asamblea del Año XIII, la première assemblée représentative législative élue en 1813. Il y a encore du chemin à parcourir pour arriver à un apaisement, après qu'un gouverneur ait ravivé artificiellement la querelle pour jouer un petit jeu politicien très dangereux, mais hélas très à la mode chez les démagogues de droite, de Trump à Wauquiez.

En gros titre, la contestation dans la rue de la politique
contra la limitation des retraites et des allocations vieillesse
En haut à gauche, le sommet de l'OMC qui tourne mal
Dans la colonne gauche, au centre, le gros titre sur le verdict de la Cour Suprême

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12, qui soutient l'exclusion absolue de la religion de tout le champ public et affiche une méfiance, qui va parfois jusqu'à la détestation des phénomènes religieux quels qu'ils soient, et une ignorance sur le sujet indigne de journalistes qui doivent savoir a minima de quoi ils parlent (on a les mêmes en Europe, aussi péremptoires qu'ineptes en ce domaine)
lire l'éditorial de la même journaliste qui dénonce, dans la même édition de Página/12, cet arrêt de la Cour suprême qu'elle estime trompeur et constitutif d'un piège, par pur a priori idéologique (ça lui ferait mal d'être un jour d'accord avec ces juges que Página/12 a rangés parmi ses ennemis politiques)
lire l'article de La Nación, journal de droite fondé par Bartolome Mitre (1821-1906), un franc-maçon libéral qui a soutenu l'institution de l'école obligatoire, gratuite et laïque
lire l'éditorial de La Nación qui reprend les réactions dépitées du gouverneur Uturbey, qui confond volontairement laïcité de l'enseignement public obligatoire et régime religieux de l'Etat, qui n'est pas séparé des Eglises (ce que Juan Domingo Perón, son référent historique, avait pourtant tenté d'imposer, sans y parvenir, au cours de son second mandat présidentiel, de 1949 à 1955)
lire l'éditorial réactionnaire et hargneux, publié par La Prensa, en faveur de l'introduction du catéchisme dans les programmes scolaires, avec un raisonnement bassement identitaire ("l'Argentine pays catholique", etc, ce qui dénie au pays sa dimension multiconfessionnelle, avec ses nombreux juifs, sa petite communauté musulmane et son quota de bouddhistes et de confucéens, dû à une assez forte immigration du sud-est asiatique, comme en témoignent les très nombreux supermarchés de quartier, tous tenus par des Chinois, des Laotiens, des Cambodgiens et des Vietnamiens arrivés dans le pays dans les années 1960 et 1970, et qui sont loin d'être tous chrétiens)
lire l'article de Clarín, qui s'avère difficile à trouver sur le site Internet du journal alors qu'il est annoncé à la une dans l'édition de ce matin.

Ajout du 15 décembre 2017 :
lire cet éditorial de La Nación qui défend l'arrêt de la Cour Suprême, en parfaite fidélité avec la ligne éditoriale fondatrice, celle de Bartolome Mitre.



(1) La première loge maçonnique aurait été introduite à Buenos Aires en 1806 par les Britanniques qui venaient de s'emparer de la ville. Elle demeura au-delà de la capitulation quelques semaines plus tard. Puis en 1812, l'arrivée depuis l'Espagne via Londres, d'un groupe d'officiers maçons, parmi lesquels se trouvaient José de San Martín, Carlos de Alvear et José Matías Zapiola, donna lieu à la fondation d'une nouvelle loge, celle des Chevaliers rationnels, affiliée à la pensée indépendantiste et libéral de Francisco de Miranda (1750-1816), qu'on appelle couramment mais à tort la Logia Lautaro. Toutefois, ces loges appartenaient à des courants maçonniques qui sont tombés en décadence une fois l'indépendance acquise et ont fini par disparaître avec la mort des derniers de leurs membres dans les années 1840. Sarmiento et Mitre, grands leaders libéraux et anglophiles de la République Conservatrice (1860-1880), appartenaient à la nouvelle maçonnerie, celle qui est issue de la séparation avec l'Eglise catholique entamée par la première condamnation pontificale, qui était purement politique, en 1815, pour soutenir les restaurations après Waterloo. C'est la même franc-maçonnerie qui inspirait Jules Ferry et tous les grands caciques de la Troisième République française.
(2) Il faut noter que les écoles privées sont nombreuses en Argentine, qu'il y en a beaucoup parmi elles qui sont confessionnelles, notamment catholiques et juives, et que beaucoup d'entre elles bénéficient d'aides publiques, de la part de l'Etat national comme de la part des Provinces, en général celles qui sont gouvernées à droite. Il existe également des écoles privées non confessionnelles. Et l'Eglise catholique offre aux enfants des activités catéchétiques, cultuelles et culturelles comme partout ailleurs, au sein de patronages et du scoutisme, le tout étant chapeauté dans de nombreux diocèses par une pastorale des enfants en bonne et due forme.

jeudi 7 décembre 2017

San Juan m'honore une nouvelle fois [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

San Juan est la ville argentine de laquelle mon travail reçoit le plus de signes de reconnaissance. Invitation de l'Alliance Française en 2016, puis nouvelle invitation du Ministère du Tourisme et de la Culture de la Province pour la Junta de Estudios Históricos de San Juan (1) à donner deux conférences au Congrès d'histoire du bicentenaire de la Traversée de Andes en août 2017 et en ce mois de décembre, publication d'une note que j'ai écrite à la demande de la revue des Archives historiques de la Province, que j'ai eu la chance de visiter lors de ma visite de 2016 et qui m'a offert les CD d'archives numérisées du 19ème siècle...



Cliquez sur l'image pour une haute résolution

La revue, intitulée Memoria y Derechos, est une publication gratuite de large diffusion dans la Province, et ses objectifs sont la vulgarisation d'une connaissance objective de l'histoire, grâce à la publication d'une sélection d'archives. C'est un outil pédagogique utilisé entre autres au collège, au lycée, dans les universités, dans les centres culturels et les bibliothèques.


Cliquez sur l'image pour une haute résolution

La direction des Archives m'a demandé en juin un papier sur l'utilité scientifique de cette institution, sur ma visite et sur ma démarche de chercheuse et de vulgarisatrice en France, ce pays que les Argentins aiment tant, ce pays où le grand homme de San Juan, Domingo Faustino Sarmiento (1811-1888) a vécu et écrit dans les années 1840, lorsqu'il était en exil parce qu'il était un opposant déterminé au courant fédéral qui dominait la Confédération argentine à cette époque-là (2).

J'ai donc rendu ma copie en juillet. avec un enthousiasme très sanjuanino, ils ont intitulé cette note Un abrazo Académico desde París (un salut universitaire depuis Paris), qui occupe deux pages dans la deuxième section (la première est réservée à la sélection des documents historiques eux-mêmes et vous pouvez constater que cette sélection est très pertinente pour fêter le bicentenaire de la Traversée des Andes).


Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Ce numéro 12 de la revue Memoria y Derechos a été solennellement présentée le 1er décembre, et c'est le directeur de l'Alliance Française de San Juan, Daniel Izasa, qui, en quelque sorte, me représentait dans cette cérémonie. C'est lui aussi qui vient de m'envoyer ces quelques pages scannées.

Muchísimas gracias, Daniel. Un grand merci, Daniel.



(1) qui vient de me nommer membre d'honneur (voir mon article du 17 novembre 2017). Là encore, la cérémonie de remise du brevet en attestant avait lieu le 1er décembre, en mon absence. En même temps, au cours de cette même cérémonie, l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo était nommé correspondant à Buenos Aires de ce cercle d'historiens très actifs.
(2) C'est ainsi que j'ai pu présenter à San Juan, cette année et l'année dernière, et à Buenos Aires en 2016, les écrits du grand homme en français, des textes qui restaient inconnus en Argentine et que j'ai pu présenter aussi à Paris à un diplomate chilien, qui est l'un de ses très lointains descendants.

jeudi 10 août 2017

Mi programa 2017 en la Argentina [à l'affiche]

Mon programme en français sous ce lien

En este año del Bicentenario del Cruce de los Andes, mis actividades en la Argentina enfatizan mis investigaciones históricas, que sea sobre el propio General San Martín o el General Manuel Belgrano, en CABA, el 30 de agosto.

Hacer clic en la imagen para una alta resolución

Abajo las fechas y direcciones.

San Juan
Ministerio de Cultura y Turismo, Provincia de San Juan, y la Junta de Estudios Históricos de San Juan
Congreso Internacional de Historia "Caminos de Integración y Libertad", 17-18 de agosto – Entrada libre y gratuita.
17 de agosto, a las 10 y las 16:45: conferencias magistrales en el Centro de Convenciones, una sobre la imagen de San Martín en la prensa europea (Gran-Bretaña, Francia y Suiza), la otra sobre las fuentes de idioma francés sobre la vida y obra de San Martín
19 de agosto: charla sobre San Martín en París según Alberdi (1843), en los colegios afiliados a la Alianza Francesa de San Juan.

Villa Mercedes (San Luis)
Alianza Francesa
22 de agosto a las 10: Centro Educativo n° 9, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes
22 de agosto: Cena en el Rotary Club
23 de agosto a las 10: Colegio n° 2 ex-Nacional, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes - en el cuadro del centenario del Colegio
23 de agosto, a las 19:30: Rencontre avec les élèves de l'Alliance Française - Actividad en francés y castellano
24 de agosto a las 18: Colegio de Arquitectos, Nuevos aportes de idioma francés documentando la vida de San Martín, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Universidad Nacional de Villa Mercedes – Actividad en castellano
24 de agosto a las 21: Nota radial en Radio Cultura de Villa Mercedes

Palermo – CABA
Regimiento de Infantería n° 1 "Patricios" y Instituto Nacional Belgraniano
30 de agosto, a las 14: François Casimir Carbonnier, el retratista francés de Belgrano, charla abierta a la comunidad.
Cuartel de Patricios, avda Bullrich 1425, Palermo. Entrada libre y gratuita (presentar DNI)
Actividad en castellano

Martínez (Buenos Aires)
Alianza Francesa, Pedro Goyena 1926
1er de septiembre, a las 17: Ce que nous disent les sources francophones sur San Martín ("Lo que nos cuentan las fuentes francohablantes sobre San Martín"), charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en francés
1er de septiembre, a las 19:30: San Martín en París con Alberdi, septiembre del 1843, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en castellano

Florencio Varela (Buenos Aires)
7 de septiembre: Colegio del Centenario, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes

Este programa puede tener cambios. Intentaré publicarlo en esta nota cada vez que tendré el tiempo para hacerlo.

Para más info, visitar las páginas Web de las entidades organizadoras :
Alianza Francesa de Martínez – sitio Web y Facebook
Instituto Nacional Belgraniano – sitio Web y Facebook

mardi 1 novembre 2016

Petit tour par San Juan – Article n° 5100 [Retour sur Images]

Façade de la maison natale de Sarmiento tôt le matin,
avec les décorations du bicentenaire
telles que Sarmiento lui-même les avaient imaginées pour les fêtes nationales
Entre réchauffement climatique et arrivée du zonda,
les arbres se croyaient déjà au printemps le 14 août

En août 2016, j'ai entamé ma tournée de conférences dans l'ouest argentin par la ville de San Juan, la capitale de la province homonyme, dans le nord de cette région géo-culturelle qu'on appelle Cuyo, d'un mot huarpe qui signifie "le sec", "le désert". Et c'est bien ce qu'est cette zone située aux pieds des Andes, à mi-distance entre la frontière nord et la frontière sud.

Face au Museo Casa Natal de Sarmiento, se tient le ministère provincial de la Culture et du Tourisme
avec quelques grosses bêbêtes dont les enfants raffolent et que recherchent les paléontologues argentins...

Le métier à tisser (telar) de Doña Laura dans la maison de Sarmiento
C'est avec ce type de métier que les Cuyaines ont tissé les étoffes
dans lesquelles ont été taillés les uniformes des soldats de l'armée des Andes
C'est aussi sur ce type de métier que les femmes tissent les ponchos et des tapis décoratifs

La tournée était organisée par les cinq Alliances Françaises de la région, établies à San Juan, Mendoza, San Rafael, San Luis et Villa Mercedes. Chaque directeur a tenu à me faire découvrir avec passion sa ville et ses environs d'une manière très complète et très intense, avec des rencontres humaines très chaleureuses.


Dans le patio, avec la directrice du musée Sarmiento et le directeur de l'Alliance Française
devant le figuier de Doña Laura Albarracín que son fils a immortalisé
et sa statue dans son fichu de femme humble qui travaille pour nourrir sa progéniture

A San Juan, j'ai donc visité les musées et la ville elle-même, surtout le musée provincial des Beaux-Arts Franklin Rawson (d'une modernité somptueuse dont vous n'avez pas idée ! Et la collection permanente, mama mía, il faut voir ça...), le Museo Nacional Casa Natal de Domingo Sarmiento (qui dépend donc du ministère de la Culture de Pablo Avelluto, au niveau fédéral), la Celda Histórica (qui n'a pas de page Internet à jour, depuis quatre ans). L'Alliance Française elle-même occupe une très belle maison traditionnelle qui a été inscrite au patrimoine historique de la capitale provinciale, à juste titre... Et le dimanche, son directeur, accompagné de quelques dames du conseil d'administration, m'a emmenée vivre au milieu des Sanjuaninos un petit bout d'un long week-end : promenade dans la montagne, sous la forte chaleur du viento zonda (1), déjeuner dans un petit restaurant des Sierras de Zonda, à la bonne franquette, puis goûter dans une micro-exploitation agricole bio, avec ses animaux (monsieur Verrat et madame Truie à la silhouette massive, quelques guanacos, des ânes, des chevaux, de la volaille de toutes les tailles) et son potager... Une Argentine intérieure que les touristes ne connaissent pas et qui vaut vraiment le coup, pour connaître quelque chose d'original, de simple et de vrai.

Signature du livre d'or de la Casa Natal de Sarmiento,
entre sa directrice et le directeur de l'Alliance Française

San Juan se présente avec ses deux grands personnages de dimension nationale et même continentale : San Martín et Sarmiento. Et il se trouve que mon livre, San Martín par lui-même et par ses contemporains (2), les réunit tous les deux. En cette année du bicentenaire de l'indépendance, ce lien dans un livre publié en France ne pouvait qu'arrêter l'attention des Sanjuaninos....

Ma conférence dans la petite salle capitulaire avec sa superbe charpente apparente

La salle capitulai juste avant la conférence
Sur le mur et le lutrin, des explications (en espagnol uniquement)

Le général José de San Martín a été de 1814 à 1816 le gouverneur légendaire de Cuyo lorsque San Juan appartenait à cet ensemble qui a été divisé en trois depuis (San Juan, Mendoza, San Luis).

Les reliefs de la région de Zonda, à quelques kilomètres de la capitale provinciale
Sarmiento avait créé un journal local qu'il avait intitulé El Zonda

A San Juan, lorsque San Martín faisait ses tournées pour organiser la défense des Provinces Unies du Sud (future Argentine) contre une éventuelle invasion par les absolutistes qui tenaient le Pérou et le Chili, San Martín retrouvait les principaux dignitaires indépendantistes, Laprida (voir plus bas), Fray de Oro, les deux députés de la province au Congrès de Tucumán, et De La Roza, le gouverneur délégué, dans un couvent de dominicains, dont la partie historique est devenue un musée, la Celda Histórica (la cellule historique). Cette cellule était le séjour que San Martín avait choisi comme hébergement dans ce qui n'était alors qu'un tout petit village de quelques centaines d'habitants.

Dans la campagne du petit village de Albardón dans les environs de San Juan
Une petite exploitation biologique offre ses produits cuisinés maison
aux clients de son Restoran de Campo
Le soir hivernal est en train de tomber
après une journée où les familles sont venues là se défouler

C'est dans cette partie historique, une ancienne salle capitulaire où les quatre hommes se concertaient, particulièrement émouvante, que j'ai eu l'honneur de faire une conférence qui portait sur Domingo Faustino Sarmiento et la vie de la fille de San Martín, Mercedes, dont c'était cette année le bicentenaire de la naissance.

L'autre grand personnage, c'est précisément Domingo Faustino Sarmiento, né dans cette ville en 1811 (et mort au Paraguay en 1888). Sarmiento est l'un des plus grands intellectuels argentins de la seconde moitié du XIXème siècle. Avec Juan Bautista Alberdi, né à Tucumán en 1810, et Bartolome Mitre, né à Buenos Aires en 1821, il forme le trio qui a marqué à jamais la vie intellectuelle et littéraire du pays comme l'a fait en France le quatuor formé par Corneille, Molière, Racine et La Fontaine pendant le Grand Siècle. Sarmiento fut aussi un homme politique très marquant : il fut gouverneur de San Juan, devenu province en soi, puis président de la Nation. Dans les années 1840, il vint en Europe et singulièrement en France étudier les systèmes scolaires mais aussi travailler les opinions publiques pour les dresser contre le gouvernement de Juan Manuel de Rosas, le leader du courant fédéraliste, alors qu'il était pour sa part un unitaire radical, au cœur de la guerre civile plus ou moins franche, plus ou moins larvée qui a ravagée l'Argentine entre 1820 et 1880. J'espère avoir pendant notre hiver septentrional le temps de travailler les enregistrements que j'ai fait de mes conférences et pouvoir les mettre en ligne sur mon site Internet (3), sur lequel pour le moment vous pouvez écouter celles données l'année dernière (conférence en espagnol – conférences en français).

Retour à Buenos Aires
la Casa de San Juan, le patio central, originellement celui de la vie familiale
avec son puits au centre
C'est là qu'a vécu Sarmiento à partir du moment où il a été sénateur national
Un petit rayon de soleil dans une journée où la sudestada menaçait,
cette tempête caractéristique du Río de la Plata

La ville de San Juan s'enorgueillit de conserver la maison natale du grand homme, né dans une grande famille patricienne de Cuyo que les accidents de la vie déclassa. Ce qui est cause que Sarmiento a eu une éducation très distinguée pour ce qui est de sa connaissance du monde tout en étant un autodidacte qui n'a pas pu aller à l'école faute de moyens. Il fut même refusé au Colegio San Carlos de Buenos Aires parce qu'il était pauvre. Ces expériences traumatisantes en fit un partisan de l'école obligatoire, gratuite et laïque pour tous, et le père de la loi qui l'institua en 1883, malgré l'opposition d'une bonne partie de la société catholique et de l'épiscopat. La maison natale était une propriété de sa mère, doña Laura Albarracín, qui joua dans sa vie un rôle prépondérant, à côté de ses quatre sœurs, deux aînées et deux cadettes, qui ont toutes été elles aussi des intellectuelles, des artistes et des pédagogues d'envergure. En revanche, on connaît moins bien son père, José Clemente Sarmiento (1778-1848), qui travailla aux côtés de José de San Martín à l'aventure de l'Armée des Andes (il semble qu'il ait accompli plusieurs missions d'espionnage au Chili), et ses frères et sœurs morts pendant l'enfance. Domingo Sarmiento est plutôt discret sur eux et on ignore pourquoi...

Début de conférence à la Casa de San Juan - Casa histórica de Sarmiento
Aux côtés de la directrice de la Casa de la Provincia de San Juan en Buenos Aires

Les contacts pris sur place à San Juan, notamment à l'université nationale, eurent des conséquences à Buenos Aires, avec une conférence programmée au dernier moment à la Casa de la Provincia de San Juan, installée dans ce qui fut la maison particulière de Sarmiento dans la capitale fédérale, une maison traditionnelle de trois patios successifs, très belle, qui lui avait été offerte par un mécène car Sarmiento était d'une probité économique, qui fait désormais partie de sa légende et qui lui a interdit de s'enrichir. Tout au long de sa vie, il a donné tout son argent à des écoles, des hôpitaux, des universités, des musées, des bibliothèques et toute sorte de projets de développement de son pays. Là encore, ce fut pour moi une grande émotion que de présenter mes recherches sur ses écrits en français, devant un public d'historiens, de chercheurs en littérature et de conservateurs de musée, dans cette belle salle du premier patio, celui de la vie sociale du maître de maison dans la haute société portègne.

Pour aller plus loin :
Museo Provincial de Bellas Artes Franklin Rawson : site Internet et page Facebook
Museo Nacional Casa Natal de Sarmiento : site Internet et page Facebook
Alliance Française de San Juan : site Internet et page Facebook
Casa de San Juan en Buenos Aires : page Facebook

Ajout du 2 novembre 2016 :
lire cet article de La Nación sur les descendants de Francisco Narciso Laprida (1786-1829). Ils se sont tous rassemblés dans la maison de l'un d'entre eux, à San Isidro, dans la banlieue huppée de Buenos Aires, pour célébrer son anniversaire de naissance (qui tombe le 28 octobre).
En Argentine, les descendants des proceres (les grands hommes), notamment ceux qui ont pris part au processus révolutionnaire et indépendantistes, sont assez conscients d'un devoir envers la patrie du fait du nom qu'ils portent.



(1) Le viento zonda est un phénomène météorologique des Andes, un vent d'altitude qui réchauffe brutalement l'atmosphère en provoquant des frottements intenses entre masses d'air de température très différentes. On passe des 15° ordinaires en pleine journée en cette période d'hiver à des températures de 30° et plus en l'espace de 24 heures. Au sol, en pleine campagne, le zonda peut provoquer des tourbillons de vent qui déchaînent des tempêtes de poussière et de terre que les ruraux supportent mal. L'air devient exceptionnellement sec. La peau se craquelle si le zonda dure plusieurs jours et on a plus soif qu'en temps ordinaire. Ceci dit, si j'ai ressenti cette année la sécheresse de l'air sur ma peau (crème hydratante bienvenue), je n'ai jamais connu les désagréments des vents de poussière en me promenant à la campagne et pourtant, j'ai vécu déjà deux épisodes de zonda très longs dans les deux cas, en août 2015 et cette année, où le phénomène a duré près d'une semaine à chaque fois...
(2) Le premier tirage du livre est presque épuisé. Une nouvelle édition sera bientôt disponible chez l'éditeur, qui peut toujours honorer les commandes que vous pouvez faire chez votre librairie de proximité.
(3) Dès que la rédaction de mes prochains articles (Souvenir Napoléonien, à Paris, et Instituto de Investigaciones Históricas de la Manzana de las Luces, à Buenos Aires) et le démarrage de mon prochain livre m'en donneront la disponibilité. J'ai un bel hiver, bien occupé, qui s'annonce ! Ce que j'ai déjà pu mettre en ligne, ce sont deux interviews radio, l'une en français diffusée sur Radio Mercedes et l'autre en espagnol, diffusée en direct sur Radio Libertador, l'antenne de Radio Nacional à Mendoza. Il m'en reste une troisième à préparer, dont je viens de recevoir l'enregistrement (sur Radio Cultura, à Villa Mercedes)

vendredi 26 août 2016

Septiembre en Buenos Aires [à l'affiche]

Nota bilingüe


Nuevas fechas en Buenos Aires:
Mas alla de la apertura del segundo Congreso de Tango en la Academia Nacional del Tango el 1 de septiembre 2016 a las 12:30 en el Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo, en la mesa de las autoridades, donde saludaré a los congresistas, se presentan dos nuevas exposiciones;


el 5 de septiembre a las 19:00, ponencia sobre el tango como herramienta de proyeccion cultural al Exterior para la Argentina en el Plenario de la Academia Nacional del Tango en su sede  - ver la pagina Facebook de la entidad)

el 6 de septiembre, a las 18:45, charla sobre Mercedes de San Martin y su familia en Europa en la Alianza Francesa de Martinez, Pedro Goyena 1926, Martinez (Pcia de Buenos Aires) - ver el sitio Web y la pagina Facebook de la entidad


el 7 de septiembre, a las 16:30, charla sobre los documentos en francés de Domingo Faustino Sarmiento en los archivos franceses (durante su exilio alla en tiempo de Rosas), en la Casa de la Provincia de San Juan - Casa de Sarmiento, Sarmiento 1251, CABA (cerca del Obelisco)

Todas actividades con entrada libre y gratuita, en CASTELLANO.


Trois nouvelles dates à Buenos Aires, après cette tournée chargé dans le Grand Ouest argentin :

1er septembre 2016, à 12h30, ouverture du congrès de tango de la ANT où je serai avec la direction pour saluer les participants

5 septembre 2016, à 19h30, plenario de la ANT en forme de conclusion du congrès où je prendrai la parole pour un topo sur ce que le tango, bien exploité, pourrait apporter à l'image de l'Argentine à l'étranger

6 septembre, à 18:45, conférence sur Mercedes de San Martin et sa famille en Europe, à l'Alliance Française de Martinez, dans le Gran Buenos Aires (près de Olivos)

7 septembre 2016, à 16h30, à la Casa de la Provincia de San Juan (représentation officielle de la province dans la capitale fédérale), installée dans la maison particulière qui fut celle de Domingo Sarmiento lorsqu'il résidait à Buenos Aires sur la fin de sa vie, conférence sur Sarmiento et ses écrits en français pendant son exil en Europe sous la dictature de Juan Manuel de Rosas.