Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
Photo agence Más Prensa Cliquez sur l'image pour une haute résolution
La
grande librairie-disquaire de Buenos Aires, Zivals, située au point
stratégique qu’est l’intersection des avenues Corrientes et
Callao, en plein cœur géographique de Buenos Aires, vient de
dévoiler sur sa terrasse une gigantesque et magnifique œuvre murale
en hommage au rockeur Charly García, qu’on appelle Charly tout
court en Argentine, comme en France on dit « Johnny »…
Martín Ron posant devant l'œuvre encore en cours de réalisation (photo Más Prensa) Cliquez sur l'image pour une haute résolution
On
doit cette œuvre à un artiste très reconnu, Martín Ron, à qui
Buenos Aires a déjà confié des hommages muraux au Pape François
et à Diego Maradona entre autres.
Zivals : l'intérieur de la librairie Excellents souvenirs de longues heures passées dans ces rayons !
Le
mural est toutefois en danger à assez brève échéance. En effet,
la municipalité de Buenos Aires projette de creuser une nouvelle
ligne de métro (ce qui ne serait pas un luxe pour une ville aussi
étendue). Pour ce faire, elle va sans doute exproprier puis détruire
la plupart des bâtiments qui se trouvent actuellement le long des
avenues dans tout ce coin-là. Zivals pourrait bien tout simplement
disparaître !
Photo Rodrigo Néspolo Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Sous
avenida Corrientes, circule déjà une ligne de métro qui va d’est
en ouest. La nouvelle ligne, de nord à sud, la couperait à angle
droit ou presque. Il faudra donc qu’elle passe en-dessous ou
au-dessus (en métro aérien) et pour ce faire, on ne peut pas éviter
de tout démolir sur ce carrefour historique de la culture dans la
capitale argentine...
Clarín a mis l'info en Une : tout en haut, à droite Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Le dessinateur de presse qui
sévit tous les jours sur les pages de Página/12,
pour le plus grand bonheur de ses lecteurs,Miguel Rep, qui est aussi artiste peintre, présentera demain
vendredi 1er
mai 2026, à 16h30, dans la Sala Victoria Ocampo, de la Feria del
Libro, à Palermo, le livre qu’il vient de consacrer à un grand
auteur-compositeur interprète du rock nacional argentin, Charly
García, Charly
Absoluto.
Ne bombardez pas Buenos Aires Bombardez-moi Cliquez sur l'image pour une haute résolution
L’ouvrage est publié chez
Sudamericana, une filiale de Penguin, le géant de l’édition
anglosaxone.
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Pour l’occasion, Miguel Rep
sera rejoint par un autre grand du rock argentin, Fito Páez, qui
considère Charly comme son mentor.
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Charly lui-même ne pourra pas
être de la partie. Il est actuellement hospitalisé après une
opération assez lourde et sa santé est assez précaire depuis
plusieurs années. Il sera dans les pensées de tous les participants
à cette présentation.
"Chansons inoxydables", proclame le gros titre du supplément culturel quotidien de Página/12 En haut, Charly García En bas, Fito Páez Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Pas moins de trois articles ce
matin dans les pages de Página/12 et un supplémentaire sur
le magazine El Planeta Urbano pour raconter et commenter les
méga-concerts de samedi soir pour rendre hommage à Charly García.
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Le public argentin est d’autant
plus ému de l’apparition de l’artiste sur scène avant-hier que
ses problèmes de santé de ces dernières années ont affecté ses
capacités vocales.
La une de Clarín est un coup de Jarnac ! Certes, Charly est là mais il est contesté ("Retour de Charly : doit-il continuer à chanter ?") Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Comme Charly est de gauche et
qu’on est en pleine campagne électorale, la presse de droite est
beaucoup plus réservée à son sujet. Dans Clarín, on trouve
bien un article mais son sujet laisse pantois : les festivités
mondaines et les invraisemblables tenues vestimentaires des invités
à la fête mondaine organisée toute la nuit dans un luxueux grand
hôtel de Buenos Aires. Une petite pique contre la « gauche-caviar »
du monde artistique portègne ? Peut-être. Mais il peut s’agir
aussi, plus simplement, de la traditionnelle et malsaine curiosité
pour la vie des « people » propre à ce quotidien
tabloïd.
La joie du public à l'entrée de Charly sur scène Où l'on s'aperçoit que les gestes barrières sont peu à peu oubliés là-bas aussi (D'où cette légère recrudescence des cas que l'on observe depuis quelques jours ?) Photo Martin Bonetto
Hier, il n’était pas prévu que Charly García
participe à la grande soirée que le CCK avait organisée pour ses
soixante-dix ans tandis qu’on attendait Fito Páez
au Teatro Colón et non au CCK.
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Ce fut donc une surprise considérable lorsque sur
la scène du CCK, les spectateurs virent apparaître la silhouette
toute de blanc vêtue du chanteur rock dont l’anniversaire les
réunissait tous dans cette immense salle de la Ballena Azul…
Charly toujours Tout en haut, à gauche : le biopic sur Maradona En gros titre : du rififi en Patagonie (où certains Mapuches continuent à réclamer leurs terres), ce qui empoisonnent le gouvernement au milieu de la campagne Cliquez sur l'image pour une haute résolution
De même, son confrère et ami Fito Páez vint sur
cette scène se joindre à la fête et lui rendre un hommage qui n’a
échappé à personne.
La plupart des journaux raconte l’épisode ce
matin, souvent à la une imprimée, et sur leurs sites Internet, on
peut visionner la soirée ou des extraits de celle-ci.
En haut, au centre :Maradona et le biopic à venir à droite : Charly et son anniversaire aau CCK En gros titre : "Tous pour quelques uns" Le gros oligarque dans sa voiture de course : "Que le meilleur gagne" Le quotidien dénonce les trois géants de l'industrie alimentaire argentins qui refusent de jouer le jeu du gel des prix pour des produits de première nécessité Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
Bref, une fête réussie et inoubliable pour ceux
qui ont eu la chance de pouvoir retirer des billets. A
voir et à revoir sur les différentes chaînes en ligne et autre
Youtube.
Aujourd’hui,
l’auteur-compositeur interprète et multi-instrumentiste Charly
García
a 70 ans. Le musicien est l’un des quatre pionniers du rock
argentin. Dans son pays, c’est plus qu’une immense vedette. C’est
un emblème vivant !
Une du supplément culturel quotidien de Pagina/12 Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution
La fête est
donc à son sommet tout ce week-end, avec un méga-concert toute la
journée au CCK, grâce à une centaine d’artistes participants, et
un récital de Fito Páez(1)
rien moins qu’au Teatro Colón, hors programmation de la saison
2021. Toutes les places ont déjà été distribuées. On a vu une
file d’attente en lacets sur l’ensemble du parvis du CCK de fans
espérant pouvoir retirer des places pour aujourd’hui.
TV Pública ne
sera pas en reste : elle retransmettra l’un des concerts de ce
soir en direct à 20 h.
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La pandémie a
équipé l’Argentine d’une multitude de nouveaux canaux en ligne
et beaucoup de ces manifestations seront donc diffusées en direct
sur des plateformes comme Contar, Vivamoscultura, multiples chaînes Youtube et tous les réseaux sociaux.
Le clin d'oeil de Rudy et Daniel Paz ce matin à la une de Pagina/12 Garcia, merci ! Le petit bonhomme, c'est Daniel Paz lui-même
Tous les
journaux participent aux festivités. Tous publient aujourd’hui
plusieurs articles consacrés au rocker. Par ailleurs, mise à part
La
Nación,
Charly García a sa place sur toutes les unes ! La
Nación
se rachète toutefois sur son site Internet en offrant un magnifique
article qui résume cette longue et brillante carrière en 70
chansons mémorables, dont l’internaute peut écouter un certain
nombre à travers des enregistrements qui ont marqué l’histoire de
la musique populaire argentine et sud-américaine.
Le 23 octobre
prochain, Charly García aura soixante-dix ans et la municipalité de
Buenos Aires, sa ville natale, a décidé de lui consacrer tout le
mois.
Charly García
est un des très grands noms du rock à texte argentin.
Le ministère
portègne de la Culture propose donc plusieurs opérations :
exposition photo, concours musical (on peut écrire et enregistrer
une chanson pour l’artiste), des présentations de livres qui lui
sont consacrés et un concert surprise le 23.
Les concours
sont ouverts jusqu’au 28 octobre et tout le monde peut participer à
travers la plateforme culturelle du ministère.
Le 23 août dernier, Rolling Stone, le magazine de rock du groupe La Nación,
avait consacré sa une à Charly
Le
mois d'octobre est celui de l'anniversaire de naissance d'un grand du
rock argentin, Charly García. Il aura 65 ans le 23 octobre prochain.
A partir de demain et jusqu'au 23, le programme musical du Centro
Cultural Kirchner (CCK) se met aux couleurs de l'artiste aussi remuant que populaire, dont la santé délicate inquiète régulièrement ses
fans : de nombreux musiciens viendront lui rendre hommage en
reprenant ses grands succès jusqu'à la soirée finale où tous se
retrouveront pour une grande fête avec la participation de Charly
lui-même.
A chaque concert, c'est tout le contenu d'un des albums du
musicien (en soliste ou avec son groupe initial, Sui Generis) qui sera interprété dans des arrangements libres, au goût
des deux artistes invités pour l'occasion.
Jeudi
6 octobre, ce sera Confesiones de invierno (confessions d'hiver), avec Javier Maldonado et
Alfonso Barbieri
Vendredi
7 octobre, ce sera Peperina, avec Darío Jalfin accompagné par Los Alquimistas ainsi que Melina Moguilevsky (la femme qui a inspiré l'album est
décédée il y a peu, Charly García lui a rendu hommage dans son
blog, en espagnol bien entendu)
Jeudi
13 octobre, ce sera Yendo de la cama al living (en allant du lit au
salon), avec le Tatadios Cuarteto et Florencia Ruiz
Vendredi
14 octobre, ce sera Piano Bar, avec Lucio Mantel et Rosal
Entrée
libre et gratuite mais tout est déjà épuisé pour les concerts de
cette semaine.
Pour
les autres, il faut réserver en ligne à partir du mardi précédent
à midi. Les réservations sont limitées à deux places par
personnes et à deux spectacles ou événements. Il faut ensuite se
rendre sur place pour retirer les tickets.
Le chanteur de rock Charly García, une
grande vedette en Argentine (à juste raison, l'homme a beaucoup de
talent) vient de publier une lettre au vitriol adressée à Hernán
Lombardi, nouveau ministre des Médias Publics, et ex-ministre de la
Culture et du Tourisme du Gouvernement portègne, avec lequel ce chanteur au look
beatnik a été en désaccord permanent depuis huit ans, même s'il
se défend d'être kirchneriste (mais on l'a beaucoup vu aux côtés
de la Présidente lors de fêtes emblématiques d'investiture ou de
25 Mai) (1).
Dans son texte, ce lecteur occasionnel
de Página/12, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche, s'offusque
de voir arriver au ministère de la Sécurité nationale un
sous-secrétaire d'Etat (2) au passé sulfureux : sous la
dictature, l'homme, alors très jeune, tenait une chronique dans un
périodique catholico-réactionnaire pro-Etats-Unis, où il a signé
des phrases ignobles contre la Révolution Française et le caractère subversif et anti-chrétien du rock'n roll, dans le pire style
fondamentaliste nord-américain, inculte et bas de plafond. Dans l'un de ses
articles, le jeune homme avait attaqué nommément Charly García et
Luis Alberto Spinetta, disparu il y a deux ans.
Il a aussitôt disparu de
l'organigramme en cours d'élaboration du nouveau ministère, dirigé
par Patricia Bullrich, une militante PRO dont le moins que l'on puise
dire est qu'elle n'est pas connue pour son sens des
nuances.
Página/12 raconte l'histoire du côté de Charly García et de sa colère homérique, en fixant les choses
dans une sorte de passé immuable qui n'existe nulle part. Depuis
quarante ans qu'a eu lieu ce triste coup d'Etat de Videla, tout le
monde a eu le temps d'évoluer y compris Charly García...
Dans sa lettre, Charly a écrit qu'il
méritait des excuses parce qu'il avait lutté contre la dictature.
Et c'est fait. La Nación publie ce matin un article consacré aux excuses que l'ancien éditorialiste a aussitôt adressées,
publiquement, au chanteur.
Mûri par les années et la vie,
l'auteur déclare avoir honte aujourd'hui d'avoir écrit des choses
qu'il ne pense plus et dont il voudrait pouvoir ne plus se souvenir
(3). L'article de Página/12 ne fait nulle mention de ces excuses et
conclut sur le refus irrévocable de García de participer si peu que
ce soit aux politiques culturelles qui seront menées par ce
Gouvernement. Comme je l'écrivais plus tôt, une bonne partie de la
gauche argentine ne peut pas envisager la conciliation comme mode
d'action politique et ne parvient à se situer que dans une culture
de l'affrontement et du rapport de force.
Il y a une semaine devant le Congrès,
Mauricio Macri avait dit qu'il pourrait être amené à commettre des
erreurs en agissant et qu'il s'efforcerait de les corriger. Dont
acte.
Il faut voir maintenant comment il va
réagir face à l'avalanche contradictoire de critiques et de
soutiens que son décret de nominations de deux juristes à la Cour
Suprême a déclenchée dans le pays.
Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín sur cette
polémique ouverte par Charly García, qui se répercute bien au-delà
de Buenos Aires
(1) Ceci dit, les artistes sont les
artistes. Si on les paye pour venir chanter, jouer ou danser lors
d'une fête, pourquoi diraient-ils non ? Etre sur scène fait
partie du métier. Johnny Hallyday a souvent chanté à la Fête de
l'Huma, ça n'en fait pas pour autant un communiste convaincu.
(2) Dans un organigramme ministériel
français, c'est plus l'équivalent d'un Directeur que d'un
sous-secrétaire d'Etat, à ceci près que dans l'administration
publique en France, les postes sont tenus par des fonctionnaires
professionnels et non pas par des politiques nommés à cet effet
comme c'est le cas ici. Quelques jours avant l'investiture du nouveau
Président, on commençait à parler de professionnaliser la gestion
de l'Etat pour corriger ces pratiques en créant des corps de
fonctionnaires comme il en existe en Europe et comme ils font sans
doute profondément défaut en Argentine.
(3) Et c'est une maladresse de langage
parce que du côté de la militance péroniste et droits de l'Homme,
dont fait partie l'artiste, l'oubli est assimilé à du négationnisme.
Ce qui est lié, c'est la mémoire, la justice et la vérité.
L'homme est à droite, c'est clair, et il a gardé des repères
intellectuels et sémantiques de droite, ce qui n'empêche pas qu'il
se soit ouvert l'esprit. Or à droite, ce sacro-saint trio de gauche
qu'est mémoire, justice et vérité est ressenti comme un appel à
la vengeance, comme une guerre civile larvée, comme une épuration
avec toute la violence physique et verbale qu'on lui a connue, en
France et en Belgique, à la Libération. Et il est vrai que le doute
est semé par le slogan de Madres de Plaza de Mayo, Ni perdón ni
olvido (qu'on peut traduire soit par "ni pardon, ni oubli" soit par "ni
grâce, ni oubli", on pourrait presque traduire par "Sans merci", c'est
une devise très violente), et par les difficultés qu'ont eues ces
organismes pour comprendre ce que disait le magistère de l'Eglise
catholique quand il parlait de pardon et de réconciliation, ce qui
était immédiatement interprété, jusqu'à il y a peu, comme un
appel à l'impunité (lire mon article du 7 novembre 2015 à ce
propos).
Hier,
les organisations des droits de l'Homme fêtaient la démocratie pour
continuer à lutter contre les effets pervers du coup d'Etat de
Videla, le 24 mars 1976.
La liste des artistes du concert
A
Tecnópolis, vaste parc d'attraction consacré aux sciences dures et
à la technologie (comme le Futuroscope de Poitiers), en bordure de la General Paz, qui sépare Buenos
Aires de la Province homonyme, tout le long de la ceinture ouest,
s'est déroulée la seconde journée de la parole, autour de la
liberté d'expression, intitulée Encuentro de la Palabra (rencontre de la parole). Une manifestation organisée par le ministère
de la Culture national, dont Tecnópolis dépend directement, et qui s'est tenue en présence de la ministre, artiste elle-même très engagée dans la lutte pour la démocratie, Teresa Parodi. Après
des tables-rondes et des ateliers pour petits et grands, la journée
s'est achevée sur un concert où ont été interprétées des chansons, argentines ou étrangères, que le Comité
Fédéral de la Radiodiffusion avait interdites d'antenne sous la
dictature.
Parmi
les censurés, on trouve Charly García et Luis Alberto Spinetta,
rockeurs argentins, Alfredo Zitarrosa, auteur-compositeur interprète
uruguayen (pour Adagio a mi país), Cacho Castaña, chanteur de
variété argentin, Serge Gainsbourg, auteur-compositeur interprète
français (pour Je t'aime moi non plus) et autres absurdités du même
genre... La censure fonctionnait sur un mode de lecture fasciste de la culture, attribuant des vertus subversives à des textes parfaitement inoffensifs.
Le
récital a remporté un franc succès comme l'ensemble de cette
journée.
Dans les locaux de la Télévision publique argentine, hier
Le
rocker argentin Gustavo Cerati est décédé le 4 septembre dernier,
après quatre années de coma suite à un accident. Son corps a été
veillé à la Legislatura Porteña, comme je vous en avais informés
lors d'une de mes Chroniques de Buenos Aires. Des milliers de
personnes lui ont alors fait leurs adieux.
Mardi
dernier, la TV Pública a enregistré une émission spéciale en son
honneur qui sera diffusée le 22 novembre prochain, avec la
participation de l'auteur-compositeur interprète Charly García et d'autres grands noms de la musique
populaire et surtout du rock nacional. C'est le tout jeune Ministère
de la Culture national qui organisait l'événement et qui proposera
cet hommage pour la Fête de la Musique, fixée par laLey de Música,
votée il y a juste deux ans, au 22 novembre pour toute l'Argentine.
Página/12consacre à l'émission un article entier de ses pages culturelles.
La Nación fait de même.
L'hymne avec le texte, sur quelques vues de paysages argentins
A
quelques jours près, la date n'est pas tout à fait sûre mais le lieu, en revanche, l'est. C'est bien dans la belle maison de
María (Mariquita) Sánchez que ça s'est passé,
il y a deux cents ans, aujourd'hui, demain ou après-demain,
peu importe.
Pour
la première fois, on jouait sans doute sur un
pianoforte (ou peut-être un clavecin, bien qu'on ait conservé le pianoforte de la dame) ce qu'on appela tout d'abord la Marcha
Patriótica, puis Canción Patriótica de las
Provincias Unidas et enfin Himno Nacional Argentino.
Entête de la Gazette de Buenos Aires, édition du lendemain
Mariquita
Sánchez était une jeune femme de la meilleure société
de Buenos Aires. Son mari, le señor Thompson, était le
capitaine du port. Des années plus tard,
veuve, elle allait épouser en secondes noces un Français, sans doute à
Paris, et repartir dans sa ville natale puisqu'il venait d'y être nommé
consul par le Roi des Français, Louis-Philippe. Dans
la correspondance de San Martín, on constate que ce dernier a beaucoup
fréquenté le ménage pendant que lui-même
résidait à Paris et il est resté en contact
épistolaire avec eux après leur départ pour la
Buenos Aires de Juan Manuel de Rosas.
Le
11 mai 1813, ou le 13 ou le 14, il est plus que probable que le
colonel des Grenadiers à Cheval qu'il était alors, tout
auréolé de la gloire de son éclatante victoire
contre les coloniaux à San Lorenzo (voir mon article du 3 février dernier sur le sujet), était à cette
tertulia historique, avec sa jeune épouse, Remedios de
Escalada (voir mon article du 19 septembre 2012), une bonne partie de
la famille de celle-ci comme tous les patriciens patriotes présents
alors dans la capitale. Carlos María de Alvear devait en être qui présidait
encore pour deux mois l'Assemblée de l'An XIII (Asamblea del
Año XIII) dont, le 31 janvier dernier, on fêtait le
bicentenaire de la réunion.
C'était
en effet à la demande de cette toute première assemblée
législative élue sur le territoire du Río de la
Plata que la chanson avait été composée dans le
cadre d'un concours lancé en mars de la même année.
C'est au compositeur espagnol Blas Perera (le fait mérite
d'être relevé car on ignore souvent que les
Péninsulaires ont pris part à la révolution en
Amérique), et au poète Vicente López y Planes
que l'on doit ce monument immatériel du patrimoine argentin.
Vicente López y Planes, un avocat qui était maintenant
membre de l'Assemblée, avait écrit son texte un an
auparavant, à la demande du Cabildo de Buenos Aires lui-même
chargé par le Triumvirat encore au pouvoir de faire composer
une marche de la Patrie qui devait être chantée dans
toutes sortes d'occasions publiques pour affermir les cœurs des
révolutionnaires, au théâtre et dans les écoles.
En effet, l'heure était grave, l'Espagne était tombée
aux mains de Napoléon, dont on craignait qu'il ne vienne
s'emparer de ces terres, et la ville de Montevideo fomentait la
contre-révolution et ravageait le littoral le long du fleuve
Paraná.
Un superbe arrangement folklorisant
une initiative du Ministère de l'Education Nationale argentin, pour le bicentenaire
Depuis
ce jour inaugural du 11 mai 1813, texte et partition ont connu bien
des remaniements. Aujourd'hui, l'hymne national argentin ne comporte
plus qu'un couplet et son refrain et obéit à un décret
entré en vigueur en 1944 (gouvernement du GOU). Le texte
original était beaucoup plus long : neuf couplets et un
refrain de quatre vers que le temps n'a pas modifié (pour le
texte actuel, reportez-vous à mon article du 1er février 2013).
Sean
eternos los laureles
que
supimos conseguir:
coronados
de gloria vivamos,
o
juremos con gloria morir.
Qu'ils
soient éternels, les lauriers
que
nous sûmes obtenir :
couronnés
de gloire, vivons
ou
jurons de mourir avec gloire.
(Traduction
Denise Anne Clavilier)
¡Oíd,
mortales!, el grito sagrado:
¡libertad!,
¡libertad!, ¡libertad!
Oíd
el ruido de rotas cadenas
ved
en trono a la noble igualdad.
Se
levanta a la faz de la Tierra
una
nueva y gloriosa Nación
coronada
su sien de laureles
y a
sus plantas rendido un león.
Oyez
mortels la clameur sacrée :
Liberté
! Liberté ! Liberté !
Oyez
le bruit des chaînes rompues
Voyez
le trône offert à la noble égalité.
Se
lève à la face de la Terre
une
nouvelle et glorieuse Nation
la
tempe couronnée de lauriers
et à
ses pieds un lion vaincu.
(Traduction
Denise Anne Clavilier)
De
los nuevos campeones los rostros
Marte
mismo parece animar
la
grandeza se anida en sus pechos
a su
marcha todo hacen temblar.
Se
conmueven del Inca las tumbas
y en
sus huesos revive el ardor
lo
que ve renovando a sus hijos
de
la Patria el antiguo esplendor.
Des
nouveaux champions les visages
Mars
lui-même semble animer
la
grandeur fait son nid en leur sein
en
leur marche, ils font tout trembler.
Les
tombes de l'Inca (1)s'émeuvent
et
dans leurs os revit l'ardeur
ce
qui voit rénover pour ses fils
de
la Patrie l'antique splendeur.
(Traduction
Denise Anne Clavilier)
Pero
sierras y muros se sienten
retumbar
con horrible fragor
todo
el país se conturba por gritos
de
venganza, de guerra y furor.
En
los fieros tiranos la envidia
escupió
su pestífera hiel.
Su
estandarte sangriento levantan
provocando
a la lid más cruel.
Mais montagnes et murs se sentent
retentir
d'un terrible fracas
tout
le pays est secoué de clameurs
de
vengeance, de guerre et de fureur.
Sur
les féroces tyrans l'envie
a
craché son fiel pestiféré.
Ils
lèvent leur étendard sanglant(2)
appelant
au plus cruel combat.
(Traduction
Denise Anne Clavilier)
¿No los veis sobre México
y Quito
arrojarse con saña tenaz,
y cuál lloran bañados en
sangre
Potosí, Cochabamba y La Paz?
¿No los veis sobre el triste
Caracas
luto y llanto y muerte esparcir?
¿No los veis devorando cual
fieras
todo pueblo que logran rendir?
Ne les voyez-vous pas sur Mexico et
Quito
se jeter avec une haine acharnée
et comme pleurent, baignant dans leur
sang,
Potosí, Cochabamba et La Paz ?
(3)
Ne les voyez-vous pas sur le triste
Caracas(4)
le deuil, les larmes et la mort
répandre ?
Ne les voyez-vous pas dévorant
comme des fauves
tout peuple qu'ils ont pu vaincre ?
(Traduction Denise Anne Clavilier)
A vosotros se atreve, argentinos
el orgullo del vil invasor.
Vuestros campos ya pisa contando
tantas glorias hollar vencedor.
Mas los bravos que unidos juraron
su feliz libertad sostener,
a estos tigres sedientos de sangre
fuertes pechos sabrán oponer.
Contre vous, Argentins(5), s'aventure
l'orgueil du vil envahisseur.
Il foule déjà vos champs
comptant
marcher vainqueur sur tant de gloires.
Mais les braves qui unis jurèrent
de soutenir leur heureuse liberté
à ces tigres assoiffés de
sang
des cœurs forts sauront opposer.
(Traduction Denise Anne Clavilier)
El valiente argentino a las armas
corre ardiendo con brío y valor,
el clarín de la guerra, cual
trueno,
en los campos del Sud resonó.
Buenos Aires se pone a la frente
de los pueblos de la ínclita
Unión,
y con brazos robustos desgarran
al ibérico altivo león.
Le vaillant Argentin aux armes
court, résolu et brûlant de
courage,
le buccin(6)guerrier, tel un
tonnerre,
a résonné dans les champs
du Sud.
Buenos Aires se met à la tête
des peuples de l'Union illustre
et de ses bras robustes elle déchire
le hautain lion ibérique.
(Traduction Denise Anne Clavilier)
San José, San Lorenzo, Suipacha.
Ambas Piedras, Salta y Tucumán,
la colonia y las mismas murallas
del tirano en la Banda Oriental,
son letreros eternos que dicen:
aquí el brazo argentino triunfó,
aquí el fiero opresor de la
Patria
su cerviz orgullosa dobló.
San José, San Lorenzo, Suipacha.
Ambas Piedras, Salta y Tucumán(7)
La colonie et les murailles mêmes
du tyran de la Bande Orientale(8)
sont des enseignes éternelles
qui disent :
Ici, le bras argentin triompha
ici, le féroce oppresseur de la
Patrie
son nuque orgueilleuse inclina.
(Traduction Denise Anne Clavilier)
La victoria al guerrero argentino
con sus alas brillantes cubrió,
y azorado a su vista el tirano
con infamia a la fuga se dio;
sus banderas, sus armas se rinden
por trofeos a la Libertad,
y sobre alas de gloria alza el Pueblo
trono digno a su gran Majestad.
La victoire de ses ailes brillantes
le guerrier argentin couvrit
et terrifié à sa vue le
tyran
prit la fuite en infâme.
Ses drapeaux, ses armes se rendent
en trophées pour la Liberté
et sur les ailes de la gloire le Peuple
élève
un trône qui sied à sa
grande Majesté.
(Traduction Denise Anne Clavilier)
Desde un polo hasta el otro resuena
de la fama el sonoro clarín,
y de América el nombre enseñando
les repite: ¡Mortales, oíd!
Ya su trono dignísimo abrieron
las Provincias Unidas del Sud!
Y los libres del mundo responden:
¡Al gran Pueblo Argentino, salud!
D'un pôle à l'autre,
résonne
de la renommée le sonore buccin
et de l'Amérique montrant le nom
il leur répète : Mortels
oyez !
Et son trône très digne
inaugurent
les Provinces Unies du Sud !
Et les hommes libres du monde répondent
:
Au grand peuple argentin, salut !
(Traduction Denise Anne Clavilier)(9)
La version rock arrangée et chantée par Charly García,, en public en 2013 (ajouts du 15 mars 2014)
(1) Trois ans plus tard, lors de la
réunion de la Constituante, qu'on appelle aussi le Congrès
de Tucumán, une partie des révolutionnaires
indépendantistes, parmi lesquels Manuel Belgrano et José
de San Martín, plaidaient pour l'instauration d'une monarchie
constitutionnelle et parlementaire à l'anglaise, dont le
modèle avait désormais conquis toute l'Europe fidèle
aux idéaux de 1789 (en 1815-1816, la Grande-Bretagne
apparaissait comme le seul pays qui avait été capable
de conserver ses institutions pendant toute la période
révolutionnaire sans avoir jamais eu besoin de réprimer
une seule émeute intérieure), et ils voulaient placer
sur ce trône un descendant du dernier Inca, dont la famille
s'était vu octroyer un haut rang nobiliaire dans l'empire
colonial. Le courant rivadavien, proche du modèle anglo-saxon
des Etats-Unis et d'une certaine Angleterre, attaché à
une conception passablement raciste de la société, fit
habilement échouer ce projet , soutenu par les deux généraux
les plus prestigieux de la Révolution et qui avait la faveur
d'une partie importante des classes sociales modestes, les plus
nombreuses. Hélas pour elles, elles n'étaient pas
représentées en tant que telles au Congrès (élu
par un corps électoral composé des seuls propriétaires
fonciers). Si on en croit le degré d'élaboration
de ce texte, l'idée soutenue par Belgrano et San Martín
venait d'assez loin dans la genèse révolutionnaire
sud-américaine qui s'est conçue très tôt
comme l'opposé de l'œuvre destructrice et aliénante
des conquistadors. L'Assemblée de l'An XIII venait d'ailleurs
d'abolir le servage des Indiens et de proclamer l'extinction de
l'esclavage (mais non pas son abolition immédiate,
économiquement impossible alors).
(2) J'ai lu ça quelque part. La
Marseillaise avait déjà fait le tour de l'Occident !
Regardez la suite du texte. Il est émouvant pour un Français.
(3) Villes et régions du
Haut-Pérou d'alors et aujourd'hui en Bolivie. Le Haut-Pérou
avait été versé dans l'escarcelle du tout
nouveau Vice-Royaume du Río de la Plata lorsque le roi Carlos
III en avait décidé la fondation pour donner à
la nouvelle région quelques ressources minières et
intellectuelles dont le reste de son territoire était fort
dépourvu. Les combats étaient rudes alors dans ce qu'on
appelait le Nord. Les armées patriotes étaient placées
sous les ordres de Manuel Belgrano, qui remportait des victoires
comme celle de Salta dont on vient de célébrer les deux
cents ans mais cette série de succès allait bientôt
prendre fin, obligeant les autorités à envoyer San
Martín à Tucumán pour y rétablir la
situation militaire.
(4)Bolívar n'a pas connu que
des succès militaires, loin de là.
(5) Ce gentilé a précédé
de très nombreuses années le choix définitif du
nom du pays qui va peu à peu se fixer dans les années
1840 dans le langage de tous les jours, y compris en Europe où
on le voit s'imposer progressivement dans la presse contre l'antique
Buenos Aires, puis dans la dénomination officielle en 1853
seulement lorsque la Constitution parlera de République
Argentine.
(6) C'est moi qui prends la liberté
de traduire clarín par buccin et non par clairon comme on s'y
attend. Il me semble que le terme de buccin, qui se réfère
à l'armée de la Rome antique, est préférable,
le terme de clairon en français traînant derrière
lui des relents d'antimilitarisme et de blagues de bidasse au
registre mal assorti avec celui de ces vers historiques.
(7) López y Planes a dû
modifier son texte initial. Il cite ici des victoires
révolutionnaires très récentes, San Lorenzo (3
février) et Salta (20 février). Pauvre San Martín
qui a horreur qu'on lui tresse des lauriers et qui doit se mettre ça
entre les deux oreilles ! Comment fait-il quand plus tard, notamment
à Santiago, dans les jours qui ont suivi sa victoire de
Chacabuco, il a lui-même chanté ce texte en conclusion
d'une grande soirée patriotique à laquelle ont assisté
tous ses officiers et une foule de patriotes chiliens ?
(8) Actuel Uruguay, où les
contre-révolutionnaires s'étaient regroupés
autour d'un nouveau vice-roi qui n'est donc pas même reconnu
comme le dernier vice-roi par les livres d'histoire.
(9) A l'occasion de ce bicentenaire, le
jeudi 16 mai 2013 à 20h, à la Maison de l'Argentine à
la Cité Internationale Universitaire de Paris (M° Cité
Universitaire), le musicologue Esteban Buch, installé en France, animera une table-ronde
en langue espagnole avec trois résidents de la Maison autour
de son ouvrage sur l'histoire musicale de cet hymne, depuis sa
création jusqu'à la version de Charly García,
que j'ai moi-même découverte en août dernier :
elle ouvrait la soirée des 75 ans de Radio Nacional à
laquelle la directrice de cette institution m'avait fait l'honneur de
m'inviter. A dresser les cheveux sur la tête mais l'auditoire
n'a tout de même pas osé se lancer dans le play-back
sur un enregistrement (une version trop difficile à reproduire
pour le grand public sans doute). L'entrée à la Maison
de l'Argentine sera libre et gratuite (attention : il n'y aura pas de
traduction simultanée).
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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Dictionnaires et traducteurs en ligne : ATLIF-Université de Caen (dictionnaire de français) CISCO-Université de Caen (synonymes français) RAE Real Academia Española (dictionnaire d’espagnol)