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jeudi 30 avril 2026

Miguel Rep profite du 1er mai pour présenter son nouveau livre à la Feria del Libro [Disques & Livres]

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Le dessinateur de presse qui sévit tous les jours sur les pages de Página/12, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Miguel Rep, qui est aussi artiste peintre, présentera demain vendredi 1er mai 2026, à 16h30, dans la Sala Victoria Ocampo, de la Feria del Libro, à Palermo, le livre qu’il vient de consacrer à un grand auteur-compositeur interprète du rock nacional argentin, Charly García, Charly Absoluto.

Ne bombardez pas Buenos Aires
Bombardez-moi
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L’ouvrage est publié chez Sudamericana, une filiale de Penguin, le géant de l’édition anglosaxone.

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Pour l’occasion, Miguel Rep sera rejoint par un autre grand du rock argentin, Fito Páez, qui considère Charly comme son mentor.

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Charly lui-même ne pourra pas être de la partie. Il est actuellement hospitalisé après une opération assez lourde et sa santé est assez précaire depuis plusieurs années. Il sera dans les pensées de tous les participants à cette présentation.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 aujourd'hui
lire l’article de Rolling Stone, l’édition hispanophone, du 27 avril 2026
lire la présentation du livre sur le site de l’éditeur, Penguin Libros.

Ajout du 2 mai 2026 :

lire le compte-rendu de la manifestation dans Página/12, qui en fait la Une de son supplément culturel quotidien

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dimanche 2 octobre 2022

Bonnes feuilles de l’autobiographie de Fito Páez [Disques & Livres]

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Ce matin, dans son supplément culturel dominical, Яadar, Página/12 propose les bonnes feuilles de l’autobiographie que le rockeur Fito Páez, un des grands du genre en Argentine, publie aux Éditions Planeta Argentina, sur son enfance et sa jeunesse.

Il y raconte en particulier le lancement de sa carrière qu’il doit en grande partie à Charly García, autre monument du rock nacional argentin, lorsque celui-ci l’a fait entrer dans l’ensemble avec lequel il se produisait sur scène.

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L’ouvrage est d’ores et déjà disponible sur le marché argentine. L’éditeur le propose à 2 400 $ ARG en format papier et à 1 399 $ ARG sous forme numérique (ebook).

Les 17 premières pages peuvent être lues en ligne sur le site de Planeta Argentina.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du livre sur le site de Planeta.

vendredi 5 novembre 2021

La UBA va fêter en beauté son bicentenaire [à l’affiche]

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Pour le bicentenaire de sa fondation, l’Université de Buenos Aires proposera un grand concert symphonique sur les marches de la colonnade de la faculté de droit, à Recoleta, dans le nord de la ville.

Beaucoup de style de musique seront au programme : la musique classique côtoiera la variété (Jairo, Abel Pintos, Lito Vitale), le rock (Fito Páez) et le folklore (Víctor Heredia) sans oublier le tango, qui sera représenté par le grand chanteur Raúl Lavié, le guitariste Esteban Morgado et la danseuse Mora Godoy.

L’événement se tiendra en plein air, le 4 décembre 2021, à 18h30, et bien entendu, tout sera gratuit. Le concert sera retransmis en direct sur les chaînes Internet de la UBA (Youtube et Facebook).

Ce sera la dernière manifestation de ce bicentenaire qui aura été gâché par la pandémie comme tout depuis deux ans.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lundi 25 octobre 2021

Un brin de Charlymania ne saurait nuire [Actu]

"Chansons inoxydables", proclame le gros titre
du supplément culturel quotidien de Página/12
En haut, Charly García
En bas, Fito Páez
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Pas moins de trois articles ce matin dans les pages de Página/12 et un supplémentaire sur le magazine El Planeta Urbano pour raconter et commenter les méga-concerts de samedi soir pour rendre hommage à Charly García.

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Le public argentin est d’autant plus ému de l’apparition de l’artiste sur scène avant-hier que ses problèmes de santé de ces dernières années ont affecté ses capacités vocales.

La une de Clarín est un coup de Jarnac !
Certes, Charly est là mais il est contesté
("Retour de Charly : doit-il continuer à chanter ?")
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Comme Charly est de gauche et qu’on est en pleine campagne électorale, la presse de droite est beaucoup plus réservée à son sujet. Dans Clarín, on trouve bien un article mais son sujet laisse pantois : les festivités mondaines et les invraisemblables tenues vestimentaires des invités à la fête mondaine organisée toute la nuit dans un luxueux grand hôtel de Buenos Aires. Une petite pique contre la « gauche-caviar » du monde artistique portègne ? Peut-être. Mais il peut s’agir aussi, plus simplement, de la traditionnelle et malsaine curiosité pour la vie des « people » propre à ce quotidien tabloïd.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

dimanche 24 octobre 2021

Invité surprise hier au CCK : Charly lui-même s’est joint à la fête et Fito aussi [à l’affiche]

La joie du public à l'entrée de Charly sur scène
Où l'on s'aperçoit que les gestes barrières sont peu à peu oubliés là-bas aussi
(D'où cette légère recrudescence des cas que l'on observe depuis quelques jours ?)
Photo Martin Bonetto


Hier, il n’était pas prévu que Charly García participe à la grande soirée que le CCK avait organisée pour ses soixante-dix ans tandis qu’on attendait Fito Páez au Teatro Colón et non au CCK.

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Ce fut donc une surprise considérable lorsque sur la scène du CCK, les spectateurs virent apparaître la silhouette toute de blanc vêtue du chanteur rock dont l’anniversaire les réunissait tous dans cette immense salle de la Ballena Azul…

Charly toujours
Tout en haut, à gauche : le biopic sur Maradona
En gros titre  : du rififi en Patagonie
(où certains Mapuches continuent à réclamer leurs terres),
ce qui empoisonnent le gouvernement au milieu de la campagne
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De même, son confrère et ami Fito Páez vint sur cette scène se joindre à la fête et lui rendre un hommage qui n’a échappé à personne.

La plupart des journaux raconte l’épisode ce matin, souvent à la une imprimée, et sur leurs sites Internet, on peut visionner la soirée ou des extraits de celle-ci.

En haut, au centre :Maradona et le biopic à venir
à droite : Charly et son anniversaire aau CCK
En gros titre : "Tous pour quelques uns"
Le gros oligarque dans sa voiture de course : "Que le meilleur gagne"
Le quotidien dénonce les trois géants de l'industrie alimentaire argentins
qui refusent de jouer le jeu du gel des prix pour des produits de première nécessité
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Bref, une fête réussie et inoubliable pour ceux qui ont eu la chance de pouvoir retirer des billets. A voir et à revoir sur les différentes chaînes en ligne et autre Youtube.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article principal de Página/12
lire l’article principal de Clarín
lire l’article principal de La Nación, qui se rattrape ce matin en mettant Charly en une et en vedette.

vendredi 27 mars 2020

Fito Páez sort un nouveau disque [Disques & Livres]


Il y a un mois, l’auteur-compositeur interprète de rock Fito Páez a sorti en ligne son nouveau disque, qu’il n’a pas eu le temps de présenter sur scène : La conquista del Espacio.

Ce nouveau disque d’une vedette du rock national argentin en espagnol a donné lieu à plusieurs articles de presse.

Il y a une semaine, l’artiste a chanté l’intégralité de l’album dans un concert gratuit spécial confinement relayé par les réseaux sociaux et repris par Página/12.

Pour en savoir plus :
dans l’ordre chronologique de parution.

mardi 15 mai 2018

Fito Páez, romancier engagé, à la Feria del Libro [à l'affiche]

Photo Martín Bonetto

La Feria del Libro a fermé ses portes hier soir avec un bilan mitigé. Sans doute la baisse du pouvoir d'achat des Portègnes et des banlieusards se fait-il sentir dans ces chiffres décevants pour le secteur. Et ce ne sont pas les événements récents qui ont pu aider les intellectuels à multiplier leurs achats, eux dont les métiers sont mis à la diète financière un à un par le gouvernement national ou par la Province...

C'est dans cette ambiance gâchée par la situation politico-économique que, pour le dernier week-end de la manifestation, le rockeur Fito Páez s'est rendu au parc des expositions de la Rural à Palermo et y a présenté son dernier livre, paru chez Emecé, un roman dont l'intrigue amoureuse s'installe dans le quartier de Constitución, à Buenos Aires, dans un milieu militant kirchneriste, une idéologie à laquelle l'artiste reste fidèle, malgré ses déboires électoraux.


D'après Página/12, la présentation a fait le plein de la salle José Hernández, du nom de l'auteur de la grande épopée El Gaucho Martín Fierro, qui est à l'Argentine ce que Don Quichotte est à l'Espagne (1). C'est le deuxième ouvrage de fiction du musicien, qui a repris son personnage masculin. Personnellement, je n'ai jamais lu le romancier Fito Páez. Je me contente de le connaître dans son univers sonore mais il est bien possible que, vraiment talentueux comme le dit Página/12 ou à plus surfait, comme le murmurent d'autres, l'actualité sombre du pays porte à son roman un beau succès, tant la nostalgie d'une Argentine sans FMI pourrait saisir ses compatriotes, même si les péronistes peinent encore à faire leur unité politique en dehors d'un ou deux votes au Congrès.

Après le nouvel album, sorti récemment, le livre a suscité quelques critiques dans la presse, dans les colonnes de Página/12 dimanche et dans celles de Clarín à deux reprises, le 8 mai dernier, pour annoncer la conférence de samedi, et le 13, juste après.



(1) Et pourtant José Hernández était le parfait représentant de la bonne bourgeoisie urbaine de la seconde moitié du XIXème siècle. Sa représentation des gens du peuple est tout à fait fantaisiste.

lundi 30 avril 2018

Nouveau disque de Fito Páez [Disques & Livres]


Le rockeur Fito Páez, compositeur et interprète de ses propres chansons, a sorti en novembre dernier un nouvel album, La Ciudad Liberada (la ville libérée), pour lequel il a choisi un montage outrancier où il pose comme une femme nue. Une jaquette qui a fait couler beaucoup d'encre. Páez n'en est pas à sa première provocation.


Hier, au Luna Park, il faisait la première présentation sur scène de ce nouveau disque, qui donne naissance à un nouveau tour de chant.

La critique est élogieuse.

Pour aller plus loin :
écouter l'interview de l'artiste sur Radionica Rocks
L'album est en téléchargement payant sur Spotify.

lundi 27 juin 2016

Nostalgie, nostalgie, quand tu nous tiens ! Fito Páez et Luis Alberto Spinetta il y a trente ans [Disques & Livres]


Il y a trente ans, deux artistes du rock argentin, qui ont marqué le genre de leurs deux personnalités différentes, enregistraient un album commun où ils mêlaient leur répertoire : La la la. En 1986, la démocratie venait tout juste de renaître et le rock trouvait pour la première fois une place naturelle et légitime dans le paysage musical argentin, après les années de censure et de surveillance...


Ce disque a fait date et hier, dimanche, Página/12 faisait de cet anniversaire le sujet d'une interview en une de ses pages culturelles. Fito Páez y raconte ses souvenirs de cette aventure et son partenaire trop tôt disparu, le 8 février 2012 (voir mon article du lendemain).

Pour aller plus loin :

dimanche 14 février 2016

Manifestation d'artistes contre le gouvernement [Actu]

Photo Télam

A l'appel de quelques artistes et intellectuels de l'opposition, une foule importante s'est rassemblée dans le Parque Saavedra, dans l'ouest de la ville de Buenos Aires, pour vivre une manifestation sous le sceau de la joie, du travail et de la liberté, pour contester les décisions prises par le nouveau Gouvernement. Il s'agissait de réfléchir ensemble à travers l'art, la chanson et la poésie. Tous voulaient témoigner des avancées sociales et politiques accomplies pendant les trois mandats précédents, comme la liberté de manifester sans peur (malgré les deux incidents gravissimes à La Plata et dans un bidonville de Buenos Aires, où les forces de l'ordre ont tiré des balles de caoutchouc contre des manifestants causant des blessures superficielles mais mais des blessures qu'il a tout de même fallu soigner et qui ont entraîné des arrêts médicaux). Ils ont promis d'être des vigies, des gardes jaloux des droits ainsi acquis pendant les douze dernières années.

En plus de la musique à laquelle a contribué une vingtaine d'artistes qui représentaient tous les genres populaires, il y a eu des lectures de grands auteurs nettement inscrits à gauche, comme Julio Córtazar, Eduardo Galeano ou les poètes Juan Guelman et Mario Benedetti...

Cette fois-ci, la manifestation a fait le plein comme le montre la photo de Télam, ce qui n'était pas, loin de là, le cas de tous les appels lancés en décembre et en janvier. Maintenant le carnaval est passé (en tout cas pour les quatre jours traditionnels qui précèdent le mercredi des Cendres, il continue tous les week-ends), la rentrée se prépare. Elle aura lieu dans deux semaines.

Plusieurs personnalités politiques kirchneristes se sont jointes aux manifestants parmi lesquelles l'ancien ministre de l'Economie Axel Kiciloff, l'ancien titulaire de la défunte AFSCA (la haute autorité de l'audiovisuel ou ce qui en tenait lieu), Martín Sabbatella, l'ancien président de Aerolineas Argentinas, tous deux ex-candidats à la députation, le député Wado de Pedro, l'ex-candidat à la vice-présidence, Carlos Zannini, l'ex-ministre de la Culture (et musicienne chamamista) Teresa Parodi et l'ancien ministre du travail, Carlos Tomada.

Le plus médiatique des artistes présents n'était autre que le rockeur engagé Fito Páez, qui a clôturé la journée par un tour de chant.

Il est à noter que Télam s'est fait l'écho de l'événement, ce qui semble indiquer que la mise au pas idéologique de l'agence de presse (1), dénoncée par quelques agitateurs de l'opposition, n'a pas eu lieu mais que l'agence s'achemine bien vers une ligne éditoriale authentiquement pluraliste, selon les consignes officielles données par le nouveau gouvernement dès sa prise de fonction. La Nación y consacre ce matin un entrefilet et Página/12 -cela n'étonnera personne- publie un long article sur le sujet dans ses pages politiques.

Pour aller plus loin :


(1) Cependant les anciens responsables de l'agence sont actuellement dans le collimateur de la justice. Des perquisitions ont eu lieu récemment à leur domicile.

lundi 8 avril 2013

Les Argentins se mobilisent autour des sinistrés [Actu]


Le bilan des décès semble désormais effectivement fixé au chiffre de 51 morts mais les sinistrés sont 350 000. 350 000 personnes pour lesquelles hier deux grands du rock nacional se sont mobilisés pour animer deux méga-concerts destinés à collecter des fonds, des vivres et des articles de première nécessité avec une pléiade de musiciens argentins : León Gieco était à Avellaneda, dans la banlieue sud de Buenos Aires, et Fito Páez à Palermo, au Planetarium.

Des milliers de personnes, dans une grande variété d'appartenances philosophique, idéologique et métaphysique, se sont déplacées pour apporter des vêtements, des vivres, des matelas, des sommiers, des médicaments pour les collectes de solidarité. Página/12, le chantre de l'anticléricalisme argentin (et vous savez maintenant que ce courant est déterminé) souligne la présence de nombreux uniformes de scouts dans cette fourmilière industrieuse et énergique.

Les gens ont parfois apporté des objets en mauvais état, de la vaisselle abîmée, des chaises bancales, mais tout a été accepté, car tout cela est mieux que rien pour ceux qui ont tout perdu dans la violence de l'inondation.

Le quotidien raconte comment les cris habituels avaient changé de sens au cours de cette grande nuit de solidarité : ainsi ce garçonnet qui crie "Comida. Comida" (à manger, à manger) non pas pour proposer, comme c'est si souvent le cas dans les rues de Buenos à l'approche de l'heure du déjeuner, des empanadas qu'il vend à l'unité en les tirant d'une boîte en plastique où sa mère les a rangées en les sortant du four vingt minutes avant, mais pour signaler qu'il tenait un point de collecte des vivres...

Les biens ainsi collectés étaient immédiatement entreposés dans les camions qui partaient les uns après les autres vers La Plata (à 80 km plus au sud) au fur et à mesure qu'ils étaient pleins, sous les applaudissements des bénévoles.

La Présidente Cristina de Kirchner a aussi fait une nouvelle visite sur place, dans la capitale provinciale, pour faire le points avec différentes organisations bénévoles d'aide, de soutien et de collecte, dont une école, la Faculté de Journalisme de l'Université de La Plata, une des plus connues du pays (je suppose que l'étudiant qui m'a contactée il y a quelques jours pour un article sur Alorsa s'y active de tout son cœur et je le salue très cordialement) et, par surprise, elle s'est aussi rendu à l'église San José (Saint-Joseph) qui est devenu le quartier général de Cáritas Argentina à La Plata. Elle a donc tenu à rendre visible la diversité du pays à l'occasion de ce déploiement de solidarité. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon : il est assez exceptionnel en Argentine que tous les courants du pays se voient ainsi reconnus et honorés à part égale. Du coup, Página/12 a recueilli les commentaires du responsable local de Cáritas, Eduardo Martínez (il les a peut-être choisis mais je ne pense pas qu'il les ait trahis) :

“Esto que estamos viendo es la consecuencia de que ella haya estado aquí”, señaló Martínez, al referirse a la llegada de seis camiones con colchones, frazadas y alimentos y agregó: “Habló con la gente, vio lo que se estaba haciendo y nos preguntó qué necesitábamos. Esto es un claro ejemplo de que estamos trabajando en conjunto”.

"Tout ce qu'on voit là, c'est le résultat de sa visite ici [au lendemain de la catastrophe], dit Martínez à propos de l'arrivée de six camions avec des matelas, des couettes, des vivres" et il a ajouté : "elle a parlé avec les gens, elle a vu ce qui se faisait et elle nous a demandé de quoi nous avions besoin. Voilà un exemple incontestable qu'on est en train de travailler ensemble".
(Traduction Denise Anne Clavilier)

C'est une des premières fois, sinon la première, que je constate qu'on parle d'elle, dans un secteur social qui n'est pas le camp kirchneriste, comme on parlerait ici en Europe d'un chef d'Etat issu d'une longue tradition démocratique et qui, dans un cas comme celui-là, abandonne spontanément et immédiatement les petits clivages politiciens...

C'est d'autant plus remarquable qu'on est en période électorale et que la Présidente est allée aussi rendre visite aux équipes de la Campora, qui sont elles indubitablement "son" camp.

En savoir plus :
lire l'article de Página/12 sur les concerts de collecte
lire l'article de Página/12 sur la nouvelle visite de la Présidente sur la zone sinistrée.

mercredi 13 juillet 2011

La nausée électorale de Fito Páez fait voler les noms d'oiseaux [Actu]

Hier, le chanteur de rock nacional Fito Páez a lâché sur la dernière page du quotidien national de gauche argentin Página/12 toute la rage que lui inspirait le score électoral de premier tour de Mauricio Macri, insultant ses électeurs en parlant de la "nausée" que lui causaient les 47%, inattendus il est vrai, récoltés par le Chef du Gouvernement sortant.

Cet éditorial a déchaîné les réactions de tous les côtés. Le PRO, parti de Mauricio Macri, accuse le chanteur de fascisme, ni plus ni moins. Cela fait un peu "hôpital qui se fiche de la charité" mais c'est ainsi.

La veille, Aníbal Fernández, le premier ministre national, avait fait bien pire en déclarant que "les peuples ont les gouvernements qu'ils méritent" et que, puisque les Portègnes sont assez bêtes pour avoir renouvelé le mandat de Macri, qu'ils fassent avec. Un mépris pour le moins choquant de la part d'un homme politique qui dirige un gouvernement pour l'expression souveraine d'un corps électoral démocratiquement convoqué devant les urnes.

Daniel Filmus a été obligé de se désolidariser et du premier ministre, dont il condamne fermement les propos (et c'est bien le moins qu'il puisse faire), et du chanteur, à la tête un peu trop près du bonnet, à qui il laisse la responsabilité de ses propos (à près tout, un chanteur, ce n'est pas un politique, qu'il dise ce qu'il veut).

D'un autre côté, Pino Solanas a déclaré que les 47% récoltés par Mauricio Macri n'étaient pas des voix macristes mais des voix antipéronistes et antikirchneristes. Ce n'est pas la marque d'un meilleur respect des citoyens, soit dit en passant. Il ne donnera aucune consigne de vote de second tour à ses 12,82% d'électeurs, qui peuvent voter comme ils veulent, ça lui est égal...

Bref, une foire d'empoigne indigne mais qui est peut-être à la mesure des coups tordus qui ont émaillé la campagne et où Daniel Filmus se retrouve victime de l'irresponsabilité et de la déception de ses propres partisans... Quelle tristesse !

Et sur ces entrefaits, Cristina Fernández de Kirchner annonce que son fils Máximo, le leader et le fondateur de la Cámpora, le nouveau mouvement politique qui soutient le Gouvernement, va avoir un enfant et faire d'elle une grand-mère, visiblement ravie. On s'en réjouit pour elle et pour sa famille mais ça ne console pas...

Pour en savoir plus :

jeudi 26 mai 2011

Un grand du rock argentin à Paris : Fito Páez [ici]


L'auteur-compositeur-interprète de rock argentin Fito Páez donnera un récital unique à Paris, le lundi 30 mai 2001, à 20h30, à l'Alhambra, 21 rue Yves Toudic, Paris 10ème.

Les places sont à 28 €, en parterre, debout et donc en placement libre.

C'est la première fois que cet artiste se produit à Paris. Il vient présenter son nouveau disque.

Je vous ai parfois parler de lui notamment au sujet de la grosse anthologie discographique parue l'année dernière chez Melopea Discos et pour quelques concerts dont je me fais l'écho dans ce blog consacré à la culture populaire de Buenos Aires, dont il fait intégralement partie.
Pour découvrir l'artiste plus avant, connectez-vous à son site Internet ou sa page Mypsace la plus tenue à jour.

dimanche 16 mai 2010

Au programme du Paseo del Bicentenario sur Avenida 9 de Julio [à l'affiche]

Peu à peu, le programme des cinq jours de fête qui s'ouvriront le vendredi 21 au soir pour se terminer en grande pompe le mardi 25 mai, avec la célébration des 200 ans de la déclaration d'indépendance, est dévoilé au public.

On en sait désormais un peu plus sur les 200 artistes qui participeront aux spectacles prévus sur les scènes à ciel ouvert du Paseo del Bicentenario, que les ouvriers terminent de monter sur une portion d'environ un kilomètre de la Avenida del 9 de Julio. Seront au rendez-vous, entre autres, León Gieco (folklore), Fito Páez et Gustavo Santaolalla (rock), Litto Nebbia (multigenre), le musicien brésilien et ex-ministre de la culture Gilberto Gil, l'Uruguayen Jaime Roos...

Dans la partie réservée à la représentation des différentes provinces qui composent ce pays de structure fédérale, le programme officiel a ajouté une vingt-cinquième province, pour rassembler les Argentins expatriés.

Les délégations étrangères représenteront le Brésil, la Bolivie, le Chili, la Colombie, Cuba, l'Equateur, le Guatemala, Haïti, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République Dominicaine, le Salvador, l'Uruguay et le Venezuela pour le continent américain, et pour l'Europe, l'Italie, la France et l'Espagne.

72 stands gastronomiques seront disposés tout au long du Paseo, pour représenter les spécialités nationales et étrangères.

Un défilé permettra d'admirer la légendaire locomotive La Porteña, dont un exemplaire est à admirer au Musée des Transports à Luján (cette vieille loco à vapeur assurait l'un des tout premiers trajets ferroviaire dans Buenos Aires), et de vénérer une statue de la Vierge de Luján, la Sainte Patrone du pays (je pense que ce sera une réplique et non la statue authentique, étant donné que le Te Deum du 25 aura lieu à la Basilique de Luján. Il serait donc étonnant que cette célébration solennelle ait lieu sans la Vierge authentique surplombant le maître autel).

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 aujourd'hui