Affichage des articles dont le libellé est Quino. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Quino. Afficher tous les articles

jeudi 30 avril 2026

Disparition d’une maison d’édition emblématique : Ediciones de La Flor [Disques & Livres]

Mafalda sur une photo de la Feria del Libro


Ediciones de la Flor est l’une des rares maisons argentines qui ont pu dépasser les frontières du pays pour arriver dans les librairies de tout le monde hispanophone grâce à plusieurs énormes succès du livre d’humour. Ce sont les Editions de la Flor qui ont publié tous les albums de Mafalda, de Quino. Dans leur catalogue, on trouvait aussi l’humoriste Roberto Fontanarrosa, natif de Rosario, l’auteur Rodolfo Walsh (une figure de l’opposition à la dictature argentine) et Nik, le seul vivant de cette liste, un dessinateur qui a inventé le personnage de Gaturro, qui est à la culture hispanophone ce que le Chat de Philippe Geluck est à la culture francophone.

Le stand de La Flor avant le départ des héritiers de Quino (2025)

Les Ediciones de la Flor ont été fondées en 1966 à Buenos Aires par un couple, Daniel Divinsky (aujourd’hui décédé) et Kuki Miller, qui ont dû se résoudre à l’exil temporaire pour éviter de terminer leurs jours dans un centre de torture clandestin pendant la dictature. Le couple a divorcé en 2009 mais tous les deux sont restés dans la maison que Daniel a finalement quittée en 2015, laissant son ex-femme seule aux commandes.

Le stand cette année

Au cours des dernières années, Nik et les ayant-droits des autres auteurs-phares de la maison ont fait le choix d’un autre éditeur. Ils se sont répartis entre Planeta, le géant espagnol, et Penguin (Sudamericana), le concurrent anglo-saxon. Ils ont laissé tomber la maison qui avait accompagné leurs débuts puis leurs succès ou ceux de leurs père, oncle, grand-père ou grand-oncle. Des choix pour le moins indélicats et très égoïstes car leurs succès permettaient à d’autres auteurs, moins connus, d’être édités.

Quino sur le stand de son éditeur à la Feria del Libro
pour les 50 ans de Mafalda

Kuki Miller n’a pas trouvé de repreneur pour sa société. Sa fille, qui s’est investie dans un tout autre secteur, ne veut pas reprendre le flambeau. Et tous ces départs fragilisent économiquement la maison. Kuki Miller, 82 ans maintenant, a donc choisi d’annoncer sur son stand de la Feria del Libro qu’elle allait mettre fin aux activités de La Flor, qui ne publie déjà plus de nouveaux ouvrages et ne met plus rien sous presse. La Flor ne sera pas vendue. Elle fermera seulement ses portes et cessera d’exister d’ici à la fin de l’année 2026.


Une copie d'écran de La Flor avant le départ de tous ces auteurs
Gaturro est à gauche (le personnage jaune)

C’est une grande émotion pour tout le monde du livre hispanophone dont la presse en espagnol témoigne assez éloquemment ces jours-ci.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

en Argentine :
lire l’article de BaeNegocios (journal économique)
lire l’article de El Diario AR
en Uruguay :
lire l’article de LR21 (ex-La República)
En Espagne :

mercredi 11 janvier 2023

Ediciones de la Flor sort un inédit de Quino [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Ediciones de la Flor est une maison d’édition argentine consacrée à l’humour et au dessin.

A la fin du mois dernier, ils ont sorti un album d’inédits de Quino, le père de Mafalda.

L’ouvrage rassemble des dessins qui n’ont pas trouvé le jour du vivant de Quino mais qui n’en reste pas moins les témoignages du talent du dessinateur humoriste de Mendoza.

Le livre est en vente en ligne à travers une grande plateforme argentine, Mercado Libre, au prix (costaud) de 2 490 pesos argentins (à convertir en dollars US pour l’Europe). Cela n’en vaut pas moins le coup !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 12 juillet 2022

En juillet, Caras y Caretas rend hommage à Quino [Disques & Livres]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Le nouveau numéro du mensuel culturel Caras y Caretas (grupo Octubre) sort en ce moment. Il est consacré au grand et regretté auteur de bande-dessinée Quino, le père de Mafalda.

Caras y Caretas est une revue qui s’efforce de mettre en valeur et d’analyser les grands axes de fond de la culture nationale argentine, traités comme des thématiques patrimoniales. Ce mois-ci, de nombreux articles font donc le tour de l’œuvre et de l’héritage artistique laissé par Quino.

Une partie de ces articles est consultable en ligne.

© Denise Anne Clavilier
www.barrio-de-tango.blogspot.com


Pour aller plus loin :

lire l’article de une du site Caras y Caretas

jeudi 30 septembre 2021

Hommage à Quino à Mendoza [Actu]

Autoportrait de Quino en train de dessiner Mafalda
sous les yeux de celle-ci


Un an après la mort de l’enfant du pays, la Province et la ville de Mendoza rendent hommage au dessinateur Quino, le père de Mafalda.

De grandes fresques murales à l’air libre sont dévoilées à l’occasion de cet anniversaire. Elles sont les œuvres tantôt individuelles tantôt collectives d’artistes personnellement liés à Quino. Parmi eux, Miguel Rep, que vous connaissez, si vous lisez régulièrement Barrio de Tango, pour ses dessins de presse dans les colonnes de Página/12.

Miguel Rep travaillant sur son mur hommage
(photo Orlando Pelichotti, pour Los Andes)

A cette occasion aussi, Radio Nacional rebaptise son antenne locale (qui s’appelait jusqu’à ce jour Radio Libertador, en hommage à San Martín) (1) devient ce soir Radio Nacional Mendoza Quino. Drôle de conception de l’histoire du pays…

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Los Andes (quotidien local du groupe Clarín)
regarder l’album photo proposé par Los Andes



(1) José de San Martín (1778-1850) est le premier gouverneur de la province de Cuyo dont celle de Mendoza est issue. Il y a vécu pendant environ trois ans, avec son épouse, et sa fille y est née en 1816, quelques jours après la déclaration d’indépendance. Deux cents ans plus tard, il est encore très présent dans les rues de la capitale comme dans l’ensemble de la province qu’il a marqué de son empreinte. Au niveau national, il est considéré comme le Père de la Patrie. Il repose pour l’éternité dans une chapelle de la cathédrale de Buenos Aires. Son autre titre, donné à l’antenne locale de Radio Nacional, était donc légitime. Plus légitime, soyons honnêtes, que le nouveau nom qui est certes celui d’un grand artiste mais qui n’a pas joué un rôle comparable pour le pays ! J’ignore ce que l’institution va faire de son ancien nom.

jeudi 8 octobre 2020

Un numéro de Яadar consacré à Quino [Actu]

La mort sonne à la porte. Le maître de maison,
déguisé en soubrette, ouvre la porte et lui dit :
"Monsieur est sorti"
Traduction © Denise Anne Clavilier

Яadar est l’un des suppléments culturels hebdomadaires de Página/12. Dimanche dernier, le quotidien l’a consacré presque entièrement à un hommage à Quino, disparu dans la semaine.

Daniel Paz signe le dessin de une ainsi qu’une autre vignette en pages intérieures tandis que Miguel Rep raconte, sur une page de bande-dessinée, l’arrivée de l’artiste au paradis, page qu’il a conclue par cette formule beattlesienne : Quino en el cielo con Malbec (1).

Pour aller plus loin :
consulter l’ensemble de ce supplément du 3 octobre 2020



(1) Un double jeu de mots : d’abord le vers de John Lennon (à moins qu’il ne soit aussi de Paul Mac Cartney, selon le crédit officiel) « Lucy in the Sky with Diamonds », ensuite parce que le malbec est un cépage typique de Mendoza, la province dont Quino était originaire, et qu’il donne de nombreux vins, tous emblématiques de l’Argentine.

jeudi 1 octobre 2020

Mafalda est orpheline [Actu]

Toute la une occupée par un dessin de Rep
qui se passe de traduction

Quino (diminutif de Joaquín, son prénom) avait 88 ans. Hier matin, il est mort dans un hôpital de Mendoza, où il avait été admis il y a quelques jours après un AVC.


Tous les journaux mainstream partagent leur une
entre la disparition de Quino et le nouveau taux de pauvreté
(ce que je commenterai demain).
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


La nouvelle est si touchante qu’elle a même été répercutée dans notre Europe qui a su apprécier les albums de Mafalda, écolière perspicace et insolente de San Telmo pendant la Guerre froide dans une Argentine écrasée par une censure très sévère qui étouffait la presse et l’édition. Dans ces conditions difficiles, Mafalda fait preuve d’une vision très critique du monde dans lequel elle vit, une vision qui appartient à la même veine que celle des poètes du tango qui ont créé le répertoire littéraire du genre dans des circonstances historiques similaires.


Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Quino était né à Mendoza en 1932. Il y sera incinéré aujourd’hui, conformément à sa volonté. Dans les années 1960 et 1970, il s’était établi à Buenos Aires, dans le quartier sud de San Telmo, ce qui fait que Mafalda y habite elle aussi, faisant du quartier un lieu emblématique de la classe moyenne, ce qu’il est resté jusqu’à aujourd’hui, malgré les assauts d’un tourisme qui tend, comme partout et tout le temps, à le dénaturer.


Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Depuis hier, les hommages pleuvent dans la presse argentine.

Tous les quotidiens consacrent de nombreux articles au grand artiste disparu.

Parmi les hommages les plus poignants, ceux de Miguel Rep, qui se considère comme un disciple du maître et voyait en lui un second père. Ce matin, sa vignette du jour pour Página/12 est un rectangle blanc, sans même une signature. Même Clarín publie un article à l’émotion qu’exprime le dessinateur du journal ennemi !


Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Par décision du gouvernement, ce jour est un jour de deuil national pour toute l’Argentine.

Pour aller plus loin :

sur les sites Internet des quotidiens hier :
lire l’article principal de Página/12 qui publie l’entretien entre Quino et Miguel Rep lorsque le premier a fêté ses quatre-vingts ans
lire l’article de Página/12 sur les quinze phrases de Mafalda que le quotidien de gauche considère comme toujours d’actualité
lire l’article de Clarín sur l’hommage rendu par Miguel Rep

dans les éditions de ce jour
lire l’entrefilet de Página/12 sur les premières cases où apparaît Mafalda en 1964 (le producteur et animateur radiophonique et télévisuel Nolo Correa m’a raconté hier soir qu’il avait été l’un des tout premiers à voir ces dessins puisque Quino et lui se croisaient alors à la rédaction du même journal)
lire l’article principal de Los Andes, l’un des deux principaux quotidiens de Mendoza
lire le décret officiel qui fait de ce 1er octobre un jour de deuil national.

Ajout du 3 octobre 2020 :
L'humoriste Rudy vient de publier sur le site Internet de Página/12 une réflexion personnelle sur "ce qui est urgent et ce qui est important, où il cite une vignette de Mafalda qui s'interroge sur le devoir de "chercher les racines de ce qui est national".

dimanche 12 avril 2020

La Feria del Libro met en ligne ses archives [Disques & Livres]

"Reste chez toi", dit el Niño Azul (l'enfant bleu), ce petit personnage récurrent de Miguel Rep
En dessous : #[rester]à la maison et lire

La Feria del Libro devait se tenir à Buenos Aires du 28 avril au 18 mai. Cette 46e édition n’a pas été annulée, elle n’est pour l’heure que reportée sine die. Cette année, la Feria avait pour hôte d’honneur la ville de La Havane.

"Regarde et apprécie les plus intéressantes interviews d'écrivains à la Feria del Libro"
sur Youtube@ferialibro
en photo : Quino, l'auteur de Mafalda

En attendant qu’une décision définitive puisse être prise et pendant le confinement de l’Argentine, la Fondation El Libro, qui organise la manifestation, propose sur son canal You Tube une sélection d’archives avec des conférences de grands auteurs invités, des tables-rondes, des lectures publiques, etc.

C'était l'affiche de la manifestation qu'il faudra sans doute modifier

Vous pouvez ainsi voyager d’un coup de souris puisque les avions sont cloués au sol !

Pour aller plus loin :
se connecter à la page Facebook
se connecter au canal Youtube

Mise à jour du 14 avril 2020 :
lire cet article de Página/12 sur la progressive mise en place de services de commande et livraison par les librairies, l'élément le plus sinistré de la chaîne du livre en Argentine.

vendredi 2 mars 2018

Mendoza rend hommage à Quino [à l'affiche]

La ville de Mendoza a rendu hommage hier à Quino, le dessinateur qui a créé Mafalda. Quino est né dans la capitale cuyaine (la capital mundial del vino, disent les mendocins). Le journal provincial Los Andes désigne l'artiste comme un prócer mendocino (un héros de l'histoire mendocine - prócer est le terme que l'on applique à San Martín, rien que ça !)

Une installation consacrée aux personnages de la bande dessinée de Mafalda a été inaugurée devant le siège principal de la Universidad Nacional de Cuyo, la principale institution universitaire de la province.

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Ce type de monument, visiblement conçu pour satisfaire la mode des selfies, est d'un moche absolu et c'est, hélas, très à la mode en Argentine. Il y a le même type de gadget stupide dans le quartier de San Telmo, à Buenos Aires, (dans la rue Defensa si je ne me trompe pas), avec une petite Mafalda assise sur un banc (les aventures de Mafalda se passent à San Telmo).

A Mendoza, il y a le même genre de scène sur l'avenue Doña Remedios de Escalada de San Martín (1797-1823), pratiquement à la hauteur de la bibliothèque publique General José de San Martín (son mari). C'est la municipalité qui a installé deux statues sur un banc public. Elles sont censées représenter San Martín, dans une tenue civile, ce qui est le comble de la stupidité puisque, à Mendoza, il a sans cesse porté l'uniforme, et Mercedes, sa fille. Cette statue-là est celle d'une fillette de six à sept ans, alors que Mercedes de San Martín (Mendoza, 1816 – Paris, 1875) a quitté Mendoza à l'âge de trois ans pour ne plus jamais y revenir. Tout est faux là-dedans et en plus, c'est hideux !

Pour en savoir plus :

jeudi 9 novembre 2017

Mafalda en langue précolombienne pour la première fois [Disques & Livres]

Couverture du tome 1

Demain sera présentée à Buenos Aires la première publication de la bande dessinée Mafalda, de Quino, en une langue précolombienne, le guarani. La manifestation se tiendra à 16h45, au Centro de Altos Estudios Universitarios de l'Organisation des Etats Ibéro-américains pour l'Education, la Science et la Culture (OEI), Paraguay 1583.

Cette traduction s'inscrit dans un programme que le ministère des affaires étrangères argentin a déployé par le biais de son ambassade au Paraguay, dont la langue guaranie est l'une des langues officielles à côté de l'espagnol.

Quino caressant la figurine de Mafalda installée sur un banc de la rue Defensa à San Telmo

La présentation concerne les deux premiers tomes. Elle se fera en présence de la traductrice et de Quino lui-même.

Malfada a déjà été traduite en vingt-cinq langues et elle est éditée dans une soixantaine de pays.

Pour aller plus loin :
En Argentine
lire l'article de Clarín d'aujourd'hui
Au Paraguay
lire l'article de La Nación (attention : il s'agit bien là du journal paraguayen et non de son homonyme argentin)

Ajout du 10 novembre 2017 :
lire le reportage de La Nación (quotidien argentin) sur la présentation d'hier

jeudi 22 mai 2014

Quino distingué en Espagne [Actu]

Une des pages culturelles de Página/12 aujourd'hui
Miguel Rep a représenté Quino en Napoléon
avec cette légende : "Quino, le roi de la BD"

Après sa place d'honneur au Salon du Livre de Paris puis à la Feria del Libro de Buenos Aires, le dessinateur et humoriste Quino, créateur de Mafalda, est récipiendaire, cette année, de l'un des plus grands prix culturels espagnols, le Premio Principe de Asturias, une sorte de Nobel très apprécié dans toute la zone hispanophone. La presse argentine s'en fait naturellement l'écho ce matin car les Argentins ont beau ne pas manquer une seule occasion de railler l'ancien colonisateur, un prix espagnol, ça leur fait toujours plaisir !

A Madrid même, le quotidien El País, sans doute dans la Péninsule le quotidien le plus correctement informé sur les pays d'Amérique Latine et le mieux intentionné à leur égard, publie tout un dossier sur l'artiste portègne.

Hier, à Buenos Aires où il demeure actuellement, Quino a rencontré la presse à l'occasion de cette récompense qu'il reçoit avec un mélange de fierté et de nonchalance de vieux sage qui en a vu d'autres. Il est vrai que le succès de Mafalda l'a consacré bien avant les récompenses institutionnelles à retentissement international.

Dessin de Rep sur la page d'accueil de Página/12 ce matin
La légende annonce : "Nous en avions eu l'intuition.
Le véritable Petit Prince [de Saint-Exupéry], c'est Quino"


Pour aller plus loin :

vendredi 2 mai 2014

Hommage à Quino hier à la Feria del Libro [à l'affiche]

Quino en 2010
Hier, 1er mai, les Portègnes ont afflué en masse à la Feria del Libro en profitant à fond d'un des deux jours fériés de ce mois d'automne (1).

Et justement, hier, était rendu un vibrant hommage à Quino, pour ces soixante ans de carrière et les cinquante ans de la création de Mafalda, un peu comme au Salon du Livre de Paris mais à domicile.

Une brochette d'écrivains et d'artistes se sont réunis, sous forme d'une table-ronde, dans la salle principale de conférence de la Feria et c'est parti pour une grande rétrospective artistico-politique de ces années clé pour le pays que furent celles de la guerre froide.

Página/12 y consacrait un article ce matin.
Pour suivre le programme du salon, consultez son site Internet.



(1) L'autre jour, c'est le 25 mai, qui est la fête nationale de l'an 1813 et qui commémore l'abolition de la vice-royauté en 1810. En Argentine, comme en Espagne et en Italie, hors Etat-Cité du Vatican bien sûr, l'Ascension est toujours fêtée le dimanche qui suit notre jeudi de l'Ascension, qui tombe le quarantième jour après Pâques.

jeudi 24 avril 2014

Ouverture de la Feria del Libro à Buenos Aires [à l'affiche]


Avec Sao Paolo comme invitée d'honneur, 2014, la Feria del Libro vient d'ouvrir à Buenos Aires. C'est la quarantième édition de ce long rendez-vous entre lecteurs et éditeurs à Palermo, du côté de Plaza Italia. Et c'est parti pour trois semaines de conférences, tables-rondes, séances de dédicaces, projections cinématographiques, concerts, lectures publiques et autres spectacles dans plusieurs pavillons identifiés par des couleurs (bleu, jaune, blanc...).

Côté invités étrangers, on attend pour dimanche la visite du Prix Nobel de littérature sud-africain J.M. Coetzee, et dès avant cela, aujourd'hui même, Quino doit inaugurer la manifestation pour les soixante ans de sa carrière et les cinquante ans de son héroïne Mafalda.

15 000 activités culturelles sont au programme et l'entrée est libre et gratuite.

Comme tous les ans, Página/12 consacre à ce salon, qui est l'un des plus importants au monde, la une de ses pages culturelles, avec un très long article analytique et plusieurs notes complémentaires. De quoi lire et lire et lire...

vendredi 7 février 2014

Exposition Mafalda à l'Ambassade d'Argentine [ici]


La galerie de l'Ambassade d'Argentine à Paris, située au rez-de-chaussée de la section culturelle, reprendra une partie de l'exposition organisée au dernier Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême pour fêter les 50 ans de la création de Mafalda et les soixante ans de carrière de son créateur, Quino, sous le tire Mafalda, une petite fille de 50 ans.

L'exposition se tiendra du 10 au 27 février 2014, dans la Galerie argentine, 6 rue Cimarosa, 75116 Paris (au milieu de la cour à gauche).

Le vernissage aura lieu le mardi 11 février, à 18h.

mardi 7 janvier 2014

Hommage à Mafalda au Festival de BD d'Angoulême [ici]


Parmi les mille et une propositions de son programme 2014, le Festival de Bande Dessinée d'Angoulême rendra hommage cette année à Mafalda, qui souffle 50 bougies (déjà!) et à son créateur, le dessinateur Quino, qui totalise 60 ans de carrière.


Le Festival d'Angoulême se tient cette année du 30 janvier au 2 février. Un espace de 250m² sera consacré à la fillette de San Telmo et à son environnement portègne.
Quino sera lui-même présent sur la manifestation et y donnera une conférence.

Cet hommage est soutenu par l'Ambassade d'Argentine en France dans le cadre d'un accord de coopération décentralisée. L'Ambassade aura elle aussi son stand. Vous pourrez y découvrir les auteurs de la BD argentine...


Pour en savoir plus :
lire l'annonce de la manifestation sur le site Internet de l'Ambassade (version française)
consulter le site Internet du Festival lui-même.

dimanche 8 décembre 2013

Il y a trente ans : les souvenirs de Ricardo Alfonsín et de Estela de Carlotto [Actu]

"Au seul président capable de nous démontrer que
tout ce qu'on nous apprend à l'école peut être vrai !"
A Raúl Alfonsín, avec gratitude et affection
Quino, 31 octobre 1988
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Dans le cadre des célébrations du trentième anniversaire du retour à la démocratie, qui sera fêté mardi en grande pompe, Página/12 publie ce matin deux interviews, celle de Ricardo Alfonsín, député radical (assez virulent) et fils du premier président de la récupération démocratique, et celle de Estela de Carlotto, la présidente, sympathisante kirchneriste, de Abuelas de Plaza de Mayo. Tous deux racontent "leur" 10 décembre 1983, le premier dans l'entourage immédiat du président qui prenait possession de sa charge, la seconde dans la foule qui l'acclamait, sur Plaza de Mayo, alors qu'il prononçait son discours inaugural depuis le balcon du Cabildo, ce balcon duquel le 25 mai 1810 on avait proclamé l'abolition de la vice-royauté, l'abolition de l'Ancien Régime et la constitution d'un gouvernement collégial révolutionnaire, qu'on allait appeler Primera Junta (voir mes articles sur la Semaine de Mai, dans la rubrique Petites Chronologies, en partie médiane de la Colonne de droite).

Raúl Alfonsín, le 10 décembre 1983, sur le balcon du Cabildo
En bas, la foule sur Plaza de Mayo
au fond, la colonnade française de la cathédrale de Buenos Aires

Bilan d'un mandat présidentiel avec ses hauts et ses bas, avec ses réussites et ses échecs et surtout avec ses difficultés que l'on a tendance à minimiser ou à ignorer trente ans plus tard de la part du député, avec quelques étonnantes phrases de gratitude à l'égard de Cristina pour son attitude envers son père vieillissant et malade. Ricardo Alfonsín avoue aujourd'hui qu'il a été surpris par la vague de popularité qui s'est manifestée autour du souvenir de son père au moment des funérailles (voir mes articles à ce propos).

Bilan de trente ans de vie démocratique où les pouvoirs publics, justice et police, n'auront finalement jamais pris en charge ce qui leur revenait dans un Etat de droit : la recherche des disparus et des enfants volés. Abuelas reste l'enquêteur en chef, malgré l'âge de plus en plus avancé des militantes qui s'épuisent dans ce combat depuis tant et tant d'années.

Pour aller plus loin :

lundi 29 avril 2013

Mafalda à l'honneur à la Feria del Libro [à l'affiche]



La Feria del Libro, qui s'est ouverte jeudi dernier, semble bien partie pour être cette année un succès qui dépassera les statistiques de fréquentation de l'édition 2012. Et ce public achète, ce qui est donc une bonne nouvelle pour le monde du livre en Argentine et singulièrement dans sa capitale. Página/12 est allé traîner ses guêtres dans les allées de la manifestation pour tâter le pouls du chaland...

Samedi, une table-ronde rendait en sa présence hommage à Quino, 80 ans, l'auteur de ce petit mythe argentin qu'est Mafalda, fillette insolente du quartier de San Telmo. Rep, le dessinateur de presse de Página/12, lui-même aussi auteur et peintre, était de la fête.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 sur la Feria et sa fréquentation
lire l'article de Página/12 sur Quino et la table-ronde.

vendredi 31 août 2012

Tout le monde au Congrès se lève pour Quino [Actu]



Le papa de Mafalda, adorable petite fille insolente de San Telmo, a 80 ans. A cette occasion, le Congrès argentin lui a rendu hommage hier, en séance plénière, toute différence politique abolie, ce qui n'est pas si fréquent même si peu à peu les élus s'adaptent à ce vivre ensemble qui, en général, demande une certaine tradition démocratique.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 que je vous ai présélectionné (ou aller voir ce qui se passe dans les autres journaux que mon agenda du jour ne me permet pas d'aller feuilleter, même sur la toile. Tous les quotidiens sont en lien permanent dans la rubrique Actu de la Colonne de droite, en partie inférieure).

lundi 24 novembre 2008

Mafalda à la Station Perú [actu]



Mafalda, le monde entier la connaît. Sans toujours savoir qu’elle est argentine, et plus précisément portègne, et plus précisément encore de San Telmo. C’est en effet dans ce quartier du commencement du sud de Buenos Aires que son créateur, Quino, a longtemps vécu et qu’il a tout naturellement situé son personnage de petite fille insolente, vive, observatrice et terriblement désabusée par le monde tel qu’il est...

Le personnage, dont la série est arrêtée il y a bientôt 40 ans, s’affiche depuis le 19 novembre sur plus de 400 carreaux (20 cm par 20) en un grand mural de carrelage dans un couloir de correspondance entre les Stations de métro Perú et Lima en plein centre de Buenos Aires (on dit Subte à Buenos Aires), nouvelle étape de la célébration des créateurs graphiques et plastiques dans la ville et singulièrement son réseau ferré souterrain. Son papa, Quino, qui vit en Europe depuis de nombreuses années, est venu pour l’occasion, poser à côté d’une Mafalda de faïence en noir et blanc... Cette station de métro est située au début de la ligne A, qui file sous la avenida Rivadavia et dans les années 60 conduisait Quino de son quartier à son travail, au quotidien El Mundo, au 300 calle Rio de Janeiro, dans les pages duquel Quino a publié les premières planches de son personnage.

Il y a environ 6 mois une plaque a été posée sur la maison de la rue Chile dont le numéro figure dans l’un des albums de Mafalda comme celui de la maison où habite la fillette (c’était en fait l’adresse du dessinateur lui-même à cette époque-là, près de la esquina Chile y Defenza, d’où le métro, pris à Independencia, le conduisait rapidement jusqu’à Perú puis jusqu’à Rio de Janeiro en une petite demi-heure.

Pour les fans de Mafalda qui ne l’auraient pas encore découvert (je doute qu’il en existe), voici le site de Quino... Bonne lecture (le site est quadri-lingue).