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samedi 3 novembre 2018

La Siniestra présente son nouveau disque à Galpón B avec Finisterre et Alto Bondi [à l'affiche]


Ce soir, samedi 3 novembre 2018, au Galpón B, Cochabamba 2536, à 21, trois formations se retrouveront sur la scène : La Siniestra (qui a abandonné le violon pour la flûte traversière), Finisterre, un sextuor típico (avec guitare) et Alto Bondi (eux aussi avec guitare).

Les trois groupes appartiennent tous au tango nuevo, au tango underground qui fait vivre le genre dans sa conscience politique et sociale.

La Siniestra présente son nouveau disque, le quatrième, intitulé Depredamor, qui sort sous le label Acqua Records, et qui a été déclaré de interés cultural par le ministère de la culture de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Les trois formations disposent chacune de leur site Internet où l'on peut découvrir leur musique et leurs styles différents.

Entrée libre et gratuite.

Pour aller plus loin :
consulter le site Internet de Galpón B, l'ancien Teatro Orlando Goñi

samedi 25 octobre 2014

Une fête des bares notables au rabais cette année [à l'affiche]



Ce dimanche 26 octobre 2014, de 18h à 22h, un certain nombre de Bares Notables de la Ville de Buenos Aires participeront à l'opération culturo-promotionnelle du Día de los Cafés Notables, au cours de laquelle traditionnellement, si vous êtes quatre, vous pouvez prendre quatre cafés pour le prix de deux dans les établissements participants.

Cette année, la fête commence à 11h, sur une scène installée à Recoleta, devant le café La Biela (avenida Quintana 600), avec un spectacle de la danseuse-chorégraphe Mora Godoy, mais le reste du jour est maigre. Seulement cinq établissements participent alors qu'il y en avait au moins le double lors des précédentes éditions...

L'opération de promotion utilise l'un des symboles du tango,
le rythme 2 par 4...

Le parcours cafetier proprement dit démarrera à l'Esquina Homero Manzi, dans le quartier de Boedo, avec le quintette La Siniestra et se continuera d'heure en heure dans les cinq établissements et plusieurs quartiers. A chaque café, son genre musical (tango, rock, folclore, etc).

A 19h, au Café Monserrat, on remettra les brevets aux onze nouveaux établissements qui intègrent la classe des notables, laquelle semble se dévaloriser (il y a dans la liste des cafés dont on se demande comment ils ont obtenu cette distinction).

L'entrée est gratuite pour chaque spectacle.

Pour connaître le programme officiel, consulter l'agenda culturel du portail de la Ville.

samedi 1 novembre 2008

El Faro : retour sur image [à l'affiche]


Photos publiées avec l'aimable autorisation de Cucuza (bien sûr)
Il y a une semaine, le vendredi 24 octobre, El Faro, sympathique cantoche du quartier de Villa Urquiza, dont le chanteur Cucuza (Hernán Castiello) et le guitariste Moscato (Maximiliano Luna), deux potes talentueux, ont fait le QG de leur campagne El Tango vuelve al Barrio (E.T.va.B pour les intimes), recevait, que dis-je, avait l'honneur de recevoir l'un des très, très grands noms du tango actuel, le chanteur, bandonéoniste et auteur-compositeur cordobes, Rubén Juárez.
Comme m'a raconté Cucuza il y a quelques jours, tout ému de ce geste d'amitié et de soutien du Maestro à son égard, les clients entraient pour prendre leur café habituel de fin d'après-midi et tombaient nez à nez avec Rubén Juárez, dans leur bistrot de tous les jours où ça n'arrive jamais, des trucs comme ça, dans leur quartier excentré, perdu au bout du monde, cette esquina dont personne ne sait repérer sur une carte de la ville sauf peut-être quelques chauffeurs de taxi particulièrement consciencieux, esq. La Pampa y Constituyentes.
Et en plus Juárez chantait, là, à vingt centimètres de leur table...

La fiesta a en effet commencé dans l'aprés-midi quand tous les musiciens de la bande à Cucuza et Moscato sont venus répéter avec le Maestro (comme vous le montre très nettement la photo du haut), soutenus par force bières (d'une marque non argentine, j'aurais tellement préféré vous montrer des cadavres de Quilmes sur cette table) et un peu de café, et il y avait des tagliatelles au menu du jour (cherchez le mot taillarines sur la photo).

Dans le sens des aiguilles d'une montre (et uniquement les gens que je peux reconnaître)
En haut : en sourcilleux mais paternel chef de bande (la chemise bleue) Rubén Juárez, à sa gauche (en train de chanter), Hernán Genovese, le chanteur du quintette La Siniestra, à sa gauche (guitare en main) le chanteur de La Plata, Juan Pablo Villarreal, en T-shirt blanc et guitare en main lui aussi (sur la droite de la photo), Moscato, et tout de noir vêtu (sauf la cravate) le crâne rasé de près, penché en avant pour mieux écouter, Cucuza. Au moins trois voix d'or et plusieurs guitares de diamants dans une petite pizzeria de quartier !
En dessous, l'une des photos posés pour le souvenir. De gauche à droite : Moscato, le patron du Faro, Rubén Juárez et Cucuza.
Il vous suffit de cliquer sur les photos pour les admirer en plus grande taille...

Ce soir, exceptionnellement un samedi, E.T.va.B présente le tour de chant monté par Cucuza et sa consoeur Lucrecia Merico, Tango sin Grupo, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises...

mercredi 8 octobre 2008

La Siniestra à l’Hôtel Madero [à l’affiche]

Tous les dimanches de septembre et d’octobre, en fin d’après-midi, de 19h à 21h, (j’ai bien dit, fin d’après-midi), le Quinteto La Siniestra se produit à l’Hôtel Madero, un grand établissement situé dans la rue Vera Peñalosa du très chic et très touristique quartier de Puerto Madero. Entrée libre... (1).

Comme quoi, malgré le Monument au Tango, il peut y avoir dans ce quartier flambant neuf du tango et du bon.

Parce que La Siniestra, c’est un quintette de très bons artistes de tango qui font preuve d’un grand respect pour la tradition et les auteurs et compositeurs qu’ils interprètent. Ils font partie de ces groupes jeunes (il existe depuis fin 2001) qui savent renouveler l’orchestration en réintroduisant des instruments à vents, timbres instrumentaux très délicats à intégrer dans le répertoire après un siècle d’orquesta típica et qui, pour antant, ne croient pas indispensable de tout casser, histoire de montrer leur originalité. Leur personnalité musicale transparaît en toute simplicité, dans cette sobriété dont seuls les grands artistes sont capables...

La Siniestra, c’est donc un chanteur, Hernán Genovese, superbe voix de baryton basse à la diction impeccable dans un corps d’armoire à glace, doublé d’un compositeur prometteur, une flûtiste, Virginia Polti (flûte traversière), également professeur de musique dans l’enseignement supérieur, un guitariste, Alejandro Bordas (guitare sèche), élève d’Aníbal Arias et de Juan Carlos Cuacci, formé à la Escuela de Música popular de Avellaneda, une bandonéoniste, Paula Liffschitz, élève entre autres de Néstor Marconi et Julio Pane et de Raúl de Castillo et Jorge de la Vega pour la flûte traversière (elle est aussi bandonéoniste et flûtiste au sein du Cuarteto Patricia Barone y Javier González), un pianiste, Nicolás de Lorenzo (il a étudié à Buenos Aires puis à Monte-Carlo grâce à une bourse d’études, il a composé beaucoup pour la scène et les shows chorégraphiques) et un contrebassiste, Diego Lopez Paez, qui tient aussi la basse électrique et vient quant à lui de la province de Cuyo (il a participé à de nombreux groupes dans plusieurs pays d’Amérique ainsi qu’à Barcelone où il a vécut quelque temps).

La Siniestra a déjà produit un disque, enregistré en 2006 et toujours disponible. Hernán Genovese a aussi sorti il y a environ un an un disque en soliste avec quelques grands Maestros dont Raúl Garello... Vous pouvez les écouter et profiter de leur spectacle, comme si c’était déjà dimanche et que vous ayez poussé la porte d’un hôtel de Puerto Madero, en vous branchant tout simplement sur leur site. Vous saurez vite que vous êtes bien à la bonne adresse puisque la voix de Hernán Genovese va vous cueillir dès les premières secondes.

(1) Sur leur site, le groupe, qui ne manque pas d’humour, précise que "l’Hôtel espère que les spectateurs seront ravis du show et... qu’ils consommeront" (et pas un mot sur leurs attentes d’artistes à eux).