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lundi 15 décembre 2025

Un hommage à Rubén Juárez pour clôturer la saison à la Academia [à l’affiche]

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Ce soir, lundi 15 décembre 2025, à 18h, au siège de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, premier étage, le dernier Plenario de la saison prendra la forme de la projection d’un documentaire de Jean-Luc Thomas et Alejandro Venturini sur le chanteur, bandonéoniste et compositeur que fut Rubén Juárez.

La soirée sera présenté par le compositeur Pepo Ogivieki et Alejandro Venturini lui-même.

Ouvert à tous.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

© Denise Anne Clavilier

dimanche 31 juillet 2011

Abrazos, documentaire musical, au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Dans le cadre du cycle cinématographique, organisé conjointement par le Museo del Cine Pablo Ducrós Hicken et le Museo Casa Carlos Gardel, on projettera demain, lundi 1er août 2011, à 18h30, le documentaire Abrazos, où apparaissent le bandonéoniste José (Pepe) Libertella et le Sexteto Mayor, les chanteuses Adriana Varela et María Graña, le chanteur Raúl Lavié, le guitariste Luis Borda, le bandonéoniste, compositeur et chanteur Rubén Juárez, la danseuse Mora Godoy entre autres artistes...

Le documentaire est de Daniel Rivas, il date de 2003 et il dure 85 minutes. Il sera projeté avec des sous-titres en anglais pour aider les étrangers de passage à Buenos Aires.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, dans le quartier de l'Abasto.

jeudi 26 mai 2011

Hommage officiel à Rubén Juárez pour l'anniversaire de son décès [à l'affiche]


Il y a un an, juste après les fêtes du Bicentenaire, le 31 mai 2011, la mort du chanteur, bandonéoniste et compositeur Rubén Juárez nous avait tous beaucoup affectés.

Mardi prochain, 31 mai 2011, sa fille, la chanteuse Lucila Juárez organise un hommage en musique, au Café Homero, Cabrera 4946, à partir de 18h30.

A cette heure-là, le Ministre de la Culture du Gouvernement Portègne, Hernán Lombardi, dévoilera une plaque commémorative, placée sur la façade du café, en souvenir de l'artiste qui en avait fait son point d'attache dans la capitale. C'est aussi Rubén Juárez qui a obtenu que cet établissement soit déclaré d'intérêt culturel par la Legislatura de Buenos Aires.

La soirée est ouverte à tous. Entrée libre et gratuite.

Sur l'affiche qui sert aussi de communiqué de presse (ci-dessus, Lucila Juárez demande aux musiciens de venir avec leurs instruments et aux chanteurs de venir avec un gosier rempli d'émotion. La murga Atrevidos por Costumbre (audacieux par habitude) ouvrira cette soirée qui promet de se dérouler à la fortune du pot, en fonction des artistes qui voudront bien y participer en toute amitié pour celui à la mémoire de qui l'événement est organisé.

jeudi 2 décembre 2010

Premier plenario de décembre lundi prochain [à l'affiche]

Le premier plenario de décembre de la Academia Nacional del Tango aura lieu le lundi 6 décembre à 19h30 (entrée libre et gratuite comme d'habitude), au premier étage du Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833.

Le tango rituel sera Pasional, de Jorge Caldara et Mario Soto, dans une version vidéo de Rubén Juárez qui nous a quittés au mois de mai dernier (voir mon article du 31 mai 2010 sur ce décès).

La séance académique sera l'occasion de remettre au Maestro José Colángelo son titre d'Académicien d'honneur. Et elle aura pour sujet central la présentation par Ana Jaramillo de son livre, Tango, Tratado de las pasiones (Tango, traité des passions), paru aux Editions de l'Université de Lanús et préfacé par Horacio Ferrer (voir la page du livre sur le site Club-Libro. Prix : 140 $).

L'espace artistique de la soirée sera animé par le Quinteto de Tango de l'Université nationale de Lanús (1), constitué de Nicolás Enrich au bandonéon, Julián Caeiro au piano, Rubén Jurado à l'alto, Nicolás Rossi au violoncelle et Diego Sánchez à la contrebasse (vous remarquerez l'absence notable de violon).

(1) Lanús est une ville de la banlieue sud de Buenos Aires, la banlieue ouvrière et populaire, c'est aussi le chef-lieu du département du même nom. Le chanteur Hernán Genovese en est natif. Le metteur en scène argentin installé en France, Alfredo Arias, aussi.

jeudi 30 septembre 2010

Retour de Jean-Louis Mingalon et de sa chronique sur France Musique [ici]

C’est encore la rentrée et sur France-Musique, dans l’émission de Benoît Duteurtre, Etonnnez-moi Benoît, qui recevait cette semaine le grand baryton français Gabriel Bacquier (une merveille ! un régal aussi musicalement savoureux que le jovial accent biterrois de l’artiste), Jean-Louis Mingalon devrait reprendre ce 2 octobre sa chronique mensuelle sur le tango.

Pour l’occasion, il rendra hommage à Ruben Juárez, compositeur, bandonéoniste et chanteur, qui nous a quittés à l’âge de 62 ans à la fin du mois de mai dernier. A Buenos Aires, la mort du Negro Juárez, comme il était surnommé, a laissé un vide manifeste. Au mois d’août, là-bas, j’ai entendu parler de lui presque tous les jours.

En cette rentrée, Benoît Duteurtre fait un peu bouger la place accordée à ses chroniqueurs réguliers. La chronique tango passera vers 12h ou 12h15.

Comme l’année dernière, l’émission reste téléchargeable par podcast automatique pendant une semaine ou est disponible en écoute volontaire pendant 30 jours après la diffusion sur l’antenne.

Attention pour cette semaine : le site de l’émission sur le portail de France Musique annonce la prochaine émission pour le 9 octobre seulement, très certainement à cause du préavis de grève générale lancé par tous les syndicats français pour la journée du 2 octobre. Une déprogrammation peut donc intervenir à tout moment dans la gestion de la grille de programme de ce samedi. En cas de mobilisation social au niveau national, il est fréquent que le service public audio-visuel français fasse massivement grève.

Pour en savoir plus et/ou pour vous abonner au podcast et/ou pour écouter l’émission consacrée à Gabriel Bacquier (il dit deux ou trois vérités sur la commercialisation des festivals de musique et les prétentions des metteurs en scène d’opéra, qui valent le détour), visitez le site de Etonnez-moi Benoît sur le portail de France Musique.
Pour en savoir plus sur les chroniques précédentes, cliquez sur le mot-clé JLM dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

samedi 10 juillet 2010

Le numéro 189 de El Tanguata : un numéro exceptionnel pour les 15 ans de la revue [Disques & Livres]

Beaucoup de choses passionnantes dans ce numéro de juillet 2010 du mensuel gratuit El Tanguata (dont vous trouverez le site dans la rubrique Eh bien dansez maintenant ! dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Nous pouvons y lire une longue interview de Horacio Salgán et de son fils, César Salgán, qui a pris la place il y a quelques années de son père dans le Quinteto Real, grande formation de tango fondée il y a 50 ans comme un divertissement, comme le dit son fondateur-pianiste au cours de l'interview. Un article qui occupe quatre pages du magazine, les pages 20, 22, 24 et 26 (les pages impaires sont composées entièrement de publicité). Cette interview marque les 50 ans du Quinteto Real (entendez Quintette Royal ou Quintette Réel) et les 15 ans de la revue. Comme toujours dans ce magazine, l'interview est bilingue, en espagnol et en anglais.

Egalement dans ce numéro un hommage à Rubén Juárez qui nous a quittés le 31 mai 2010. L'article a été écrit par le poète Alejandro Szwarcman, qui a travaillé avec Rubén Juárez et que Rubén Juárez a interprété en sa qualité de chanteur... C'est en page 6. Le texte est exclusivement en espagnol. C'est écrit par un poète et pas pour les touristes qui ne connaissent de la ville de Buenos Aires que ses milongas, ses cours de danse et ses magasins de chaussures.

Pour le numéro de juillet 2010, ne pouvait pas passer à côté du 75ème anniversaire de la mort accidentelle et tragique de Carlos Gardel : un article est donc consacré aux hommages qui furent rendus à l'idole sud-américaine en Argentine, en Colombie (le pays où il a trouvé la mort le 24 juin 1935) et en Uruguay (page 4, en espagnol en haut, en anglais en-dessous).



Et aussi deux articles (en espagnol uniquement) sur la crise sociale que traverse la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires, depuis l'arrivée à la tête de l'administration municipale de l'équipe de Mauricio Macri. El Tanguata présente d'une part une interview de Pablo Maglia, l'altiste de l'orchestre, qui est aussi délégué syndical. L'orchestre dépend du Ministère de la Culture du Gouvernement Portègne et s'estime maltraité par son autorité de tutelle : manque de musiciens (l'orchestre est prévu pour compter 45 musiciens, or il y a eu récemment des décès et des départs en retraite, en particulier ceux de Osvaldo Montes et Aníbal Arias qui n'ont pas été remplacés (1), si bien qu'actuellement il n'y plus que 28 instrumentistes pour 45 postes budgétés et  non payés), des locaux indignes, mal tenus et dépourvu de sanitaire en état de fonctionnement, avec moins de chaises et de pupitres que nécessaire, manque de communication pour faire connaître au public le programme des concerts (2). Les musiciens s'insurgent aussi sur la suppression de leurs concerts pédagogiques, une tradition de concerts aux écoles que l'orchestre a développée de nombreuses années durant pour initier les enfants au tango et aux instruments. Et enfin, cerise sur le gâteau, l'orchestre n'a pas été invité à participer aux festivités du Bicentenaire organisées par la Ville de Buenos Aires. Cela ne peut pas leur faire plaisir. Cette interview, qui fait suite à une protestation publique de l'orchestre à l'entrée du Teatro Presidente Alvear, dont il est la formation musicale résidente, le 18 mai dernier, avant le concert d'hommage à Aníbal Troilo (voir mon article du 11 mai 2010 sur cet hommage pour les 35 de la disparition du compositeur emblématique de Buenos Aires).

Capture d'écran à partir du numéro en pdf.
Cliquez sur l'image pour lire le texte en version originale

En complément de cette interview que vous pouvez lire à cheval sur les pages 10 et 11, vous pouvez lire à la page 55 la lettre ouverte (ci-dessus) que l'orchestre a adressée au public (uniquement en espagnol elle aussi) et dont voici la traduction en français :

Chers amis,
Au moment où le tango est déclaré Patrimoine intangible de l'Humanité par l'UNESCO (une initiative de Monsieur Hernán Lombardi...) (3) et que le tango est inclus aussi dans les programmes obligatoires des écoles, d'une manière contradictoire, ce même Ministre condamne notre institution à s'éteindre pour les motifs suivants :

- annulation des concerts pédagogiques alors que l'orchestre les pratiquait depuis 20 ans déjà en pionnier de l'enseignement du tango à l'école,
- le fait que les postes laissés vacants par les décès ou les départs en retraite ne sont pas pourvus et que les sommes correspondantes ne sont pas versées
lenteur et négligence dans la programmation, absence de promotion et de diffusion des concerts de l'orchestre. Par exemple : série de concerts à l'Alvear, résidence historique de l'orchestre, toujours 600 personnes, série au Teatro de la Ribera, programmée par le Ministère de la Culture, 20 personnes en moyenne par spectacle (4) avec la dilapidation de l'argent public que cela implique : location de piano, transport, personnel, consommables...,
- manque d'outils de travail : instruments, pupitres, étuis pour instruments, sièges, tenues de travail qui sont fournies à tous les autres salariés de la Ville. En conséquence de quoi, c'est nous qui sommes responsables de l'entretien et sommes exposés au risque de nous faire voler nos instruments, ce qui s'est déjà produit (5).

Nous vous sommes très obligés de votre soutien et le restons toujours. Merci beaucoup.
(Traduction Denise Anne Clavilier)



L'autre article particulièrement intéressant est celui qui porte sur le vote récent (en mai) à la Legislatura d'une déclaration qui réclame au Gouvernement de la Ville de Buenos Aires qu'il intègre le tango dans les programmes de l'école primaire. Cette déclaration, qui, pour l'instant, reste lettre morte, a été votée suite à une initiative de Claudio Tagini (que les fidèles lecteurs de Barrio de Tango connaissent comme l'animateur d'une ancienne émission de radio par internet, ADN Tango, et son association, qui porte le même nom et milite pour que le tango touche à nouveau un très large public, matraqué à la radio et à la télévision par les productions commerciales étrangères ou locales d'inspiration européenne ou nord-américaine).
El Tanguata a soutenu l'initiative législative et politique et revient donc (en espagnol uniquement) sur la déclaration elle-même, sur les mobiles de ses promoteurs et sur la manifestation artistique qui a eu lieu au Palais de la Legislatura pour en fêter le vote avec la participation de très grands artistes, dont Susana Rinaldi (en haut), les danseurs Paola Parrondo et Victor Nieva (au milieu de la page) et le Maestro Raúl Garello à la tête de la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires (en bas). C'était le premier d'une série d'événements qui doivent être organisés par les artistes et les responsables culturels de Buenos Aires pour faire pression sur le Gouvernement de Mauricio Macri pour qu'il mette en oeuvre la mesure soutenue par les députés municipaux.

Et en plus de tout ça, ce numéro de El Tangauta comporte un article de deux pages, en espagnol et en anglais, sur Juan Carlos Cáceres, ses concerts récents à Buenos Aires, la sortie de son premier livre et celle d'un nouveau disque pour ses 40 ans de carrière. Deux pages bilingues dont j'ai déjà parlé dans un autre article paru aujourd'hui dans Barrio de Tango.

Pour lire les articles de ce numéro exceptionnel de El Tanguata, il faut consulter son site, dont vous trouverez le lien dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite. Pour accéder aux articles, vous devrez d'abord vous enregistrer sur le site et vous créer un mot de passe. Ensuite il vous suffira de vous identifier avec votre identifiant et votre mot de passe pour télécharger gratuitement tout ce que vous voudrez, y compris le numéro entier de toute la collection en format pdf.

(1) Ce départ à la retraite du grand bandonéoniste et du grand guitariste fut annoncé officiellement à l'issue du concert du 40ème anniversaire de la création de Balada para un loco, cet été. Voir l'article du 11 décembre 2009, rédigé depuis Buenos Aires par Solange Bazely qui avait assisté au spectacle et que j'ai publié dans Barrio de Tango.
(2) Pour les chaises et les pupitres qui manquent dans la salle de répétition, je ne sais pas ce qu'il en est mais pour la discrétion de la publicité sur les concerts, je suis entièrement d'accord avec Pablo Maglia : en 2008, j'ai fait plusieurs articles sur les prestations de l'orchestre mais depuis plus d'un an, c'est nettement plus compliqué pour moi d'accéder à l'info. Elle que l'on trouvait très facilement sur le site de la Ville de Buenos Aires, il faut maintenant la chercher longuement et parfois en vain. Une fois sur place, je ne peux savoir où et quand aller écouter l'orchestre que grâce aux contacts personnels que j'ai à la Academia Nacional del Tango et à la Direction de la Musique. Pour le public lambda, ce n'est donc plus très simple de savoir où se produit l'orchestre.
(3) Voir mes articles sur cette inscription du tango au patrimoine culturel de l'humanité et les diverses réactions qu'elle a suscitées et continue de provoquer chez les professionnels du tango et les acteurs de la culture populaire à Buenos Aires.
(4) Au tout début de l'année, Hernán Lombardi, ministre de la culture du gouvernement portègne, avait pourtant fait du Teatro de la Ribera, dans le quartier de la Boca, face au port du Riachuelo, la salle consacrée au tango parmi toutes les salles publiques dépendant de la Ville de Buenos Aires. Voir mon article du 3 janvier 2010 sur ce sujet. Il était déjà assez clair à ce moment-là que le choix, particulièrement excentré et peu aisé d'accès (il faut y aller en voiture, surtout le soir) était assez peu pertinent. Cet échec n'a donc rien de très étonnant... Quant à l'Alvear, c'est une très belle salle qui doit pouvoir contenir largement plus que 600 personnes. Surtout si les concerts sont gratuits.
(5) C'est vrai. Un musicien au moins s'est fait voler un bandonéon. Un instrument très difficile à se procurer car les bandonéons sont hors de prix, puisque leur fabrication est pratiquement interrompue depuis 1949, année où les fabricants traditionnels de Saxe ont été expropriés par la nationalisation générale de toutes les entreprises en RDA. Depuis une dizaine d'années, les ateliers ont été rendus à leurs légitimes propriétaires mais le savoir-faire est loin d'avoir été parfaitement récupéré par les petits-enfants ou arrière-petits-enfants après 40 ans de rupture de la transmission artisanale, traditionnelle de père en fils. Voir mon article du 3 novembre 2009 sur le vote d'une loi qui protège désormais les bandonéons en en limitant les possibilités d'exportation depuis le sol argentin.

jeudi 10 juin 2010

L'affiche de Cucuza rend hommage à Rubén Juárez [à l'affiche]


Je vous avais déjà annoncé ce nouveau concert de demain, dans la série El Tango vuelve al Barrio, au Café El Faro (voir mon article à ce sujet). Alors il n'y avait pas d'affiche diffusée. Cucuza vient de lancer cette affiche émouvante, pour rendre hommage à Rubén Juárez, décédé à Buenos Aires il y a 10 jours et qui, il y a 18 mois, avait fait l'événement dans ce modeste établissement de quartier, devenu Bar Notable au début de l'année, qu'est El Faro...

Allez-y pour Cucuza, pour Moscato, pour Catenacho et Stella Díaz et pour Juárez, qu'on appelait El Negro (le petit, l'ami, le brave). Cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour lire les autres articles qui lui sont consacrés dans ce blog dont les tout récents qui portent sur son décès et sur les hommages qui lui ont été rendus à cette occasion, ici et là-bas.

lundi 7 juin 2010

Un retour sur programme de la journée TGV [ici]

Hier, j’étais dans le TGV Paris-Lyon et retour pour une animation tango dans le cadre d’une promotion qui précède la tenue du salon Polar en Plein Coeur (de Paris), organisée par Le Livre Ailé, avec le mécénat de IDTGV et de la SNCF, à l’Espace d’Animation des Blancs Manteaux, à Paris (4ème arrondissement), du 11 au 13 juin 2010.

L’un des axes thématiques de ce salon du livre sera en effet le lien littéraire qui existe entre les deux genres que sont le Polar et le Tango, que ce soit le tango argentin authentique ou son succédané européen, qui connut, en dehors de tout contexte sud américain, un beau destin comme ingrédient d’intrigues policières en tout genre et en tout temps (à partir des années 1920 en ce qui concerne Paris). Cet axe Polar et Tango se déclinera sur place en une conférence, une milonga et une table-ronde (avec lectures), le tout parfaitement gratuit, comme je l’ai déjà annoncé à plusieurs reprises.

Or donc, hier la chance a voulu qu’au cours de cet aller-retour ferroviaire à grande vitesse et sous une pluie battante, l’animation attire dans la voiture-bar deux musiciennes qui rentraient de la semaine de tango organisée à l’Opéra de Lyon. Elles ont eu la gentillesse de m’offrir ainsi la possibilité de partager avec vous quelque chose du programme de la dernière soirée, dont je vous avais parlé. Initialement prévue comme un hommage à plusieurs bandonéonistes, après deux conférences que Solange Bazely a donnée sur l’histoire du tango et de son instrument emblématique, les circonstances ont fait que cette soirée de clôture aura aussi été l'occasion de rendre un hommage à Rubén Juárez, qui nous a quittés il y a tout juste une semaine (voir l’ensemble de mes articles sur ce bandonéoniste, chanteur et compositeur, sous le lien). D’où la publication en fac-similé de deux premières pages de ce beau programme, celles qui présentaient les participants et les morceaux du concert. Et je peux témoigner, au lendemain de ce dimanche voyageur, que tous les Lyonnais intéressés par le tango et présents sur les deux rames nous ont parlé de cette semaine et de ce dernier concert...

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Je profite aussi de cet article pour remercier de leur visite Christine et Corinne et saluer les autres passionnés qui sont venus me rencontrer sur l’un et l’autre trajets pour discuter et feuilleter Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (ed. du Jasmin) et en guise de partage, je vous livre une petite partie de l’animation proposé aux voyageurs, sous la forme de ce quizz déposé sur les sièges...

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Saurez-vous répondre à ces trois questions ? Les réponses sont contenues dans les articles déjà publiés dans ce blog. Il vous suffit donc de les y chercher à travers les outils à votre disposition : moteur de recherche en haut à gauche (attention : ce cher petit, un peu limité, a besoin de l’accentuation espagnole de tous les mots originaux, y compris les noms propres, puisque je les utilise dans les articles que je rédige, sinon il ne sait pas de quoi vous causez), raccourcis internes de la partie haute de la Colonne de droite, Petites chronologies dans la partie médiane, et pourquoi pas ? les sites dont les liens sont rassemblés dans la partie inférieure de la Colonne, notamment la cyber-encyclopédie du tango qu’est Todo Tango (site bilingue en espagnol et en anglais).

Question 1 : En quelle année situe-t-on la naissance du tango argentin ?
1. 1900
2. 1880
3. 1920

Question 2 : Où est né Carlos Gardel ?
1. à Toulouse
2. à Buenos Aires
3. à Madrid

Question 3 : De ces trois tangos, lequel est d'Astor Piazzolla ?
1. La Yumba
2. Adiós Nonino
3. La Cumparsita

C’est fastoche ? Eh bien bravo ! A moins que vous ne soyez argentin ou uruguayen, auquel cas votre mérite est beaucoup moindre, avouez-le, que celui d’un francophone européen...

C’est dur ? Ne vous tracassez pas, c’est normal... La plupart des passagers ont donné leur langue au chat eux aussi...

Pour en savoir plus :
Sur le salon Polar en Plein Coeur (de Paris), consulter le site de l'organisateur du Salon et son blog et visionner le clip servant de teaser ou de bande-annonce sur You Tube.
Sur mes interventions (conférences et dédicace), lire mon article du 17 mai dernier
(Je serai sur le salon pour dédicacer mon livre, le vendredi 11 juin, à l’issue de ma conférence prévue à 17h30, pendant la milonga qui suivra la causerie et jusqu’à la fermeture du salon, le samedi de 16h30 à 18h30 et le dimanche de 14h30 à 16h30 à l’espace librairie. Je serai sur le Salon à d’autres moments. Je m’arrangerai pour que les libraires puissent me localiser et donc vous renseigner si vous venez en dehors de ces plages déterminées).
Sur l’axe thématique Polar et Tango, rendez-vous sur la page Facebook qui lui a dédié Le Livre Ailé. Vous y rencontrerez d’autres passionnés de Polar et/ou de Tango.
Sur l’opération d’hier à bord du TGV et les autres opérations prévues cette semaine sur d’autres trajets avec d’autres auteurs, lire mon article d’hier matin.

mercredi 2 juin 2010

Plenario spécial Bicentenaire à la Academia Nacional del Tango lundi prochain [à l'affiche]

Lundi prochain, 7 juin 2010, à 19h30, le Plenario de la Academia Nacional del Tango aura pour thème 200 años de cultural nacional y popular. La soirée est confiée à Roberto Martínez et Alejandro Molinari.

Le Plenario s'ouvrira sur une minute de silence en hommage à Rubén Juárez qui est décédé lundi dernier à l'âge de 62 ans. Il y aura aussi projections de quelques unes de ses apparitions à la télévision...

Le tango rituel sera Independencia, de Alfredo Bevilacqua, dans la version qu'en a donnée Juan Pacho Maglio (1).

Pour la partie artistique de la soirée, elle sera confiée au chanteur Hernán Lucero, qui sera accompagné par le pianiste Pablo Fraguela.

Comme toujours, le Plenario a lieu dans le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au 1er étage de la Academia Nacional del Tango, au milieu du Museo Mundial del Tango, avenida de Mayo 833 ou Rivadavia 830 (de l'autre côté du pâté de maison, de la manzana).
L'entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

(1) Vous disposez d'une version de ce même tango par Juan D'Arienzo dans la page de Mosaicos Porteños, qui est celle du poète et essayiste Luis Alposta sur le site Noticia Buena. Voir à ce sujet mon article du 25 mai dernier sur cette esquisse de Luis sur le Centenaire de 1910.

mardi 1 juin 2010

Hommage de la presse à Rubén Juárez [Actu]

La nouvelle de la mort de Rubén Juárez a été connue hier dans la matinée à Buenos Aires, alors que tous les quotidiens avaient sorti depuis longtemps leur édition papier. Ce sont donc les sites Web qui ont relayé tout d'abord la nouvelle.

Aujourd'hui les journaux sortent les hommages et mettent les petits plats dans les grands pour saluer le musicien, veillé avec fleurs et couronnes à la Legislatura Porteña....

Página/12 lui consacre la une de son supplément cultuel (photo ci-dessus), et un sous-titre en haut de page sur la une générale d'aujourd'hui, ainsi que plusieurs articles, dont le principal est signée par Karina Micheletto.

Clarín publie lui aussi plusieurs articles pour dresser le portrait d'un grand, dont le principal s'intitule Rubén Juárez, infatigable rénovateur. Un petit article est consacré à l'hommage organisé à la Legislatura, où son cercueil bleu ciel (les couleurs du Racing, son équipe de foot préférée) a été salué par d'autres artistes comme José Angel Trelles, Guillermo Fernández, Chico Novarro et Teresa Parodi entre autres (lire cet article sur la chapelle ardente).




La Nación reprend son article d'hier avec les inclusions vidéo et quelques hommages que d'autres artistes rendent à Rubén Juárez en ce jour de deuil. Parmi ces artistes cités par La Nación, l'auteur compositeur interprète omni-genres Litto Nebbia et le danseur de tango Juan Carlos Copes.

Hommage à Rubén Juárez à Lyon samedi 5 juin à 20h30 [ici]


La soirée Che bandoneón, préparée de longue date par Solange Bazely et le bandonéoniste Matías González, à l'Opéra de Lyon, pour les 15 ans de l'association lyonnaise Tango de Soie, rendra hommage, ce samedi 5 juin, au bandonéoniste, chanteur et compositeur Rubén Juárez (5 novembre 1947-31 mai 2010), qui s'est éteint à Buenos Aires hier matin.

Participeront les bandonéonistes Juan José Mosalini, Matías González et Michael Zisnan et le Leonardo Sánchez Cuarteto.

La soirée commence à 20h30, à l'Opéra de Lyon, Place de la Comédie, dans le 1er arrondissement.

La photo qui illustre l'article est une photo qui appartient à la collection personnelle de Hernán Castiello, dit Cucuza, elle a été prise à Buenos Aires en novembre 2008, lors d'une participation de Rubén Juárez à une soirée de El Tango vuelve al Barrio organisée par Cucuza, au Bar El Faro.

lundi 31 mai 2010

Rubén Juárez vient de nous quitter [Actu]


C'est une énorme peine qui vient de s'abattre sur la communauté tanguera mondiale aujourd'hui : le Maestro Rubén Juárez, compositeur, bandonéoniste et chanteur, vient de succomber à un cancer, dans une clinique de Buenos Aires, où il avait été admis en soins intensifs le samedi 22 mai, après avoir été transporté dans la capitale depuis son domicile de Villa Carlos Paz, non loin de Córdoba. On a appris la nouvelle tôt ce matin, à Buenos Aires, donc dans l'après-midi en Europe, après la parution d'un premier article sur ce blog, ce qui est inhabituel sur Barrio de Tango, où, lorsque disparaît une personnalité de cette envergure, il n'y a jamais qu"un article : celui consacré au disparu...

La Legislatura Porteña s'apprête à accueillir dans ses locaux sa chapelle ardente dès ce soir.

Rubén Juárez avait 62 ans. Il était né le 5 novembre 1947 à Ballesteros, dans la Province de Córdoba, une ville et une Province à laquelle il était passionnément attaché et dans laquelle il était intervenu pour soulager la misère et développer la culture et notamment la musique pour tous. Il y vivait depuis une dizaine d'années, après avoir quitté Buenos Aires pour gérer autrement sa carrière et son oeuvre. Il a vécu plus longtemps à Buenos Aires où il avait passé une bonne partie de son enfance et avait commencé l'étude de la musique à 6 ans, par le bandonéon et la guitare...

Il avait été découvert par le public et la critique dans la tanguería Caño 14 en 1969, là où Roberto Goyeneche lui-même donnait des tours de chant qui sont restés légendaires. Son parrain dans le monde du tango avait été ni plus ni moins que Pichuco lui-même, à cette époque-là. A Palermo, il avait fondé et dirigé pendant plusieurs années le Café Homero, qui ne lui appartenait plus depuis longtemps mais est resté un lieu qui accueille les artistes de tango. Il avait joué dans l'orchestre de Troilo mais n'a jamais enregistré ni avec lui ni avec Piazzolla, ce qui restait les deux grands regrets de sa vie artistique.

Paris l'avait reçu le 10 novembre 2009 pour un concert organisé à la dernière minute (voir mon article à ce propos). Pour ma part, j'avais eu la chance immense de le voir et de l'écouter, à la clôture du 10ème Festival de Tango de Buenos Aires en août 2008. Je garde de ce concert le souvenir d'un homme de scène doté d'une formidable présence et d'un grand musicien. Bien sûr, sa voix n'était plus ce qu'elle avait été (les traitements anti-cancer de ses dernières années devaient y être pour quelque chose) mais il conservait l'amour et la passion de la scène, du chant et du public...

Un des grands moments qui le concernent dans ce blog avait été sa participation presqu'à l'improviste à l'une des soirées El Tango vuelve al Barrio, au Bar el Faro, organisée par Cucuza et Moscato (voir le retour en images que j'avais publié à ce propos en novembre 2008). Aujourd'hui, je pense bien à Cucuza que cette nouvelle va beaucoup affecter (les photos qui illustrent cet article ont été prises pendant cette soirée mémorable à El Faro), et aussi à Solange Bazely qui vient de diffuser par mail un hommage très ému à cet artiste.

Les quotidiens argentins rendent hommage dès aujourd'hui au musicien disparu :
Página/12 (nécrologie)
Clarín (nécrologie)
Clarín (analyse de sa carrière)
La Nación (nécrologie avec inclusion de vidéos)


Ici, en France, à Lyon, samedi 5 mai, un hommage lui sera rendu à l'Opéra de Lyon, où Solange Bazely donne cette semaine deux conférences sur le tango et le bandonéon.

Pour ce mois de mai 2010 qui fut et qui n'aurait dû être qu'un mois de fête, voilà une bien triste fin... Sale année pour le bandonéon, qui perd coup sur coup Chula Clausi et Rubén Juárez.

jeudi 11 février 2010

Bienvenue au Club, el Faro ! [Actu]


C'est aujourd'hui que le chanteur Cucuza nous annonce la nouvelle : le Bar El Faro a été classé parmi les Bares Notables de la Ciudad de Buenos Aires. Il rejoint donc des établissements aussi prestigieux que La Perla de la Boca, le Bar Plaza Dorrego, Los 36 Billares, le Gran Café Tortoni, la Esquina Homero Manzi, Clásica y Moderna (où se produisent pour quelques jours encore Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi dans Tres Mujeres para el Show), La Peña del Colorado, El Gato Negro et une bonne quarantaine d'autres bars, cafés et restaurants de Buenos Aires, qui ont joué et qui jouent encore et toujours un rôle essentiel dans le développement social et culturel de la capitale argentine.

Les lecteurs de Barrio de Tango connaissent déjà bien cette maison modeste et tranquille où Cucuza et Moscato, son guitariste, complice et ami, animent presque tous les vendredis de l'année de travail, des soirées tangos de derrière les fagots (tangazos de los buenos), sous le vocable El Tango vuelve al Barrio, ETvaB, pour les intimes (soit en français le Tango revient dans le quartier). Je vous invite donc à repasser les articles que j'ai consacrés dans ces colonnes à ces shows (comme on appelle tous les spectacles populaires à Buenos Aires), en cliquant sur le nom du quartier ou le sigle du cycle dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, sous le titre, et à vous arrêter sur les très nombreux artistes qui y ont été les invités du duo vedette et local.
Rappelez-vous la fête pour le premier anniversaire du cycle en août 2008.
Rappelez-vous la fête pantagruélique qui salua la venue de Rubén Juárez en personne dans cette modeste pizzeria de quartier...
Rappelez-vous aussi que c'est là qu'en août dernier, Cucuza et Moscato ont enregistré en public leur prochain disque, avec toute une flopée d'invités....

Félicitations au patron !
Félicitations aux artistes dont la présence et le succès ont contribué à cette désignation en préparation de laquelle Cucuza avait changé la forme de ses annonces : il ne parlait plus de Villa Urquiza, où il habite, sur le trottoir d'en face, mais de Villa Pueyrredón sur le territoire duquel El Faro se dresse effectivement depuis 1931.

El Faro est un établissement que je vous recommande pour aller prendre un pot ou manger un morceau à la bonne franquette, entre copains, si vous vous trouvez à Buenos Aires. Il se situe à l'angle entre les avenues La Pampa et Constituyentes. Vous ne pouvez pas le louper.
Allez-y et saluez le patron de la part de l'Europe, de ce blog et de ses lecteurs...

samedi 28 novembre 2009

6ème Festival de Tango au Tasso [à l'affiche]

Photo Telam

C'était au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo, hier après-midi, à 19h : la présentation officielle de cette 6ème édition du Festival de Tango en el Tasso, qui s'ouvrira le 2 décembre pour se clôturer le lendemain de Noël (jour férié en Argentine).
Participaient à cette soirée de lancement quelques uns des plus prestigieux artistes qui y participeront : la chanteuse Amelita Baltar (qui est décidément sur tous les fronts en ce moment, voir les articles qui lui sont consacrés en ce mois de novembre 2009), les bandonéonistes et compositeurs Leopoldo Federico (assis au premier rang sur la photo) et Rodolfo Mederos (à droite d'Amelita Baltar) et le pianiste et compositeur Lito Vitale (debout avec les lunettes) ainsi que l'auteur-compositeur-interprète Guillermo Fernández.

Le programme, qui s'étale sur 14 soirées, présente une bonne trentaine d'artistes et de groupes. Je vous procèderai donc en plusieurs fois pour avoir la place de citer tous les artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, dont la capacité est limitée (et très limitée pour la nature de ce blog).

Pendant la première semaine, les Portègnes pourront donc profiter de :

Rodolfo Mederos trio, le 2 décembre, à 22 h (entrée : 60 $)
Les chanteurs Lidia Borda et Ariel Ardit, le 3 décembre, à 22h (entrée : 50 $)
Le chanteur Horacio Molina le 4 décembre à 22h (entrée : 50 $) puis l'orchestre Astillero qui assurera la trasnoche (le concert au-delà de minuit).
Le chanteur et bandonéoniste Rubén Juárez et son sextuor le 5 décembre, à 22h (entrée : 70 $) et à la trasnoche, le groupe La Chicana de Acho Estol et Dolores Solá.
Pour aller plus loin :
Lire la dépêche de l'agence argentine Telam sur la soirée de présentation et l'ensemble du programme (que je détaillerai au long des jours qui viennent).
Vous pouvez accéder à l'ensemble de mes articles sur les artistes cités en cliquant sur leur nom, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.
Le lien vers le site d'Amelita Baltar, d'Horacio Molina, Guillermo Fernández et Rubén Juárez se trouve déjà dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la partie basse de la Colonne de droite.
Leopoldo Federico est sur Facebook (il a fait mettre le minimum syndical).
Les autres sont sous les liens ci-dessous :
le site de Lito Vitale (bilingue espangol-anglais)
le site de Rodolfo Mederos (bilingue espagnol-anglais)
et ceux que j'ai déjà donnés en annexe de nombreux autres articles et qu'il faudrait que je trouve le temps de créer en Colonne de droite :
La page Myspace de Lidia Borda
Le site de Ariel Ardit
Le site de la Chicana

dimanche 8 novembre 2009

Rubén Juárez à Paris le mardi 10 novembre [ici]

Affiche communiquée par Emmanuelle Honorin, co-productrice de la soirée

Le compositeur, bandonéoniste et chanteur cordobés (1) Rubén Juárez fête actuellement ses 40 ans de musique par une tournée en Europe. La tournée initiale, telle que vous pouvez la voir sur son site Web, est totalement bouleversée actuellement. Il était prévu qu'il soit en ce moment en Allemagne. Il devait ensuite passer en Suisse, revenir en Allemagne et terminer la tournée en Croatie. Au moment où le parcours a été mis en ligne, le musicien était encore en train d'organiser un passage en France du 16 au 22 novembre puis un séjour en Espagne.

Ce qui est assuré, c'est qu'il sera mardi prochain, le 10 novembre, à 20h30 à la Milonga de l'Ermitage, Studio de l'Ermitage, 8 rue de l'Ermitage, Paris 20ème. Entrée 15 € (10 sur tarif réduit).
Le concert sera suivi d'une milonga jusqu'à 1h30 du matin, comme vous pouvez le voir sur le visuel de tract qui m'a été envoyé par Emmanuelle Honorin que je remercie d'avoir pensé à nous (cliquez sur l'image pour l'obtenir dans la meilleure résolution).

Rubén Juárez se produit chez nous en formation de trio avec un pianiste, Enrique Nicolas, et un guitariste, Néstor Crespo.
Son passage à Paris est un événement à ne pas manquer : c'est un grand artiste qui nous visite. Et peu importe si sa voix a changé par rapport à ses premiers disques ! Son immense talent, lui, est là, et son amour de la musique et son jeu instrumental et son enthousiasme et sa générosité et sa formidable présence sur scène. Je me souviens de l'avoir vu l'année dernière à Buenos Aires en clôture du Festival et c'est un souvenir que je ne suis pas prête d'oublier (se reporter à l'article sur le final du Festival de Buenos Aires 2008).

Pour ceux d'entre vous qui ne savent pas encore qui est Rubén Juárez, ils peuvent se reporter à l'ensemble des articles que j'ai publiés (en français) sur lui dans Barrio de Tango. Vous pourrez même voir un article Retour sur images d'une soirée qu'il avait illuminée cet été au Bar El Faro, avec Cucuza et Moscato et toute une brochette de jeunes artistes qui font le tango d'aujourd'hui et de demain. Pour accéder à ces articles, il suffit de cliquer sur son nom, soit ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, soit dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.

Rubén Juárez dispose aussi d'un site web, pas vraiment à jour, comme je l'indiquais plus haut, en ce qui concerne l'actuelle tournée mais très complet pour comprendre un peu son parcours, découvrir sa discographie et se faire une idée de ce qu'il représente dans le monde du tango et de la musique populaire argentine aujourd'hui. Pour y accéder, cliquez sur le lien.

(1) Il est originaire de la ville de Córdoba, l'une des principales villes de l'Intérieur de l'Argentine. C'est encore là qu'il vit aujourd'hui.

mercredi 15 avril 2009

Rubén Juárez au CC Torcuato Tasso [à l’affiche]

Le bandonéon blanc de Rubén Juárez
(capture d'écran de son site)

Le chanteur, compositeur et bandonéoniste né dans la province de Córboda, Rubén Juárez, se présentera les 24 et 25 avril prochain à 22h au Centro Cultural Torcuato Tasso, de la rue Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo (vous savez ça par coeur).
Prix des places : 70 $ (le coup de bambou ! Et non ! Rubén Juárez, c'est tout...)
Et vous avez vu, si vous avez lu cet article et l'autre qui le précèdait, qu’il est capable aussi de faire des surprises bien meilleur marché dans une pizzeria de Villa Urquiza si on le lui demande poliment...

Ce jeudi, 16 avril, il sera d’ailleurs au Casino de Coral de Bustos de sa chère Córdoba, où il vit, et ce sera gratuit !

En fait, ces deux soirs, Rubén Juárez présentera en avant-première son prochain disque et des morceaux de sa composition. Sur scène, il sera accompagné de deux musiciens, le Rubén Juárez Trío. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce musicien extrêmement populaire dans toute l’Argentine, qui anima le concert de clôture du 10ème Festival de Tango de Buenos Aires le 21 août dernier au Teatro Avenida (article sous ce lien), rendez-vous sur son site (attention à la musique qui arrive dès l’ouverture). Vous y trouverez des vidéos promotionnelles, des infos biographiques (en espagnol) mais avec une introduction par Héctor Negro (s’il vous plaît !), sa discographie en CD et en DVD et tutti quanti...

Ce qu’il faut savoir : Rubén Juárez est né le 5 novembre 1947, à Ballesteros, dans la Province de Córdoba, qu’il est couvert de récompense et que sa carrière a pris sa vitesse de croisière au début des années 1970 quand Pichuco l’a entendu, au Caño 14 (une authentique tanguería de Buenos Aires, fondée par Atilio Stampone entre autres, et qui n’existe plus en tant que telle même si un autre lieu a repris la même raison sociale à Palermo).

dimanche 15 février 2009

5ème Festival de Tango de Junín, ce week-end [à l'affiche]

Photo Diario Junín

Junín est une ville moyenne de la Province de Buenos Aires. Pour la cinquième fois cette année, elle organise sur une grande place, l'esplanade de l'ancienne école normale, un week-end consacré au tango avec concerts en plein air entièrement gratuits. Sont au programme de ces deux jours des grandes vedettes comme Rubén Juárez, chanteur, bandonéoniste et compositeur, Guillermo Fernández, chanteur mais aussi compositeur et parolier, Raúl Lavié, chanteur. Tous trois se produiront dans un spectacle commun sous le titre Los Mosquetores del Tango (les trois ténors, c'était déjà pris !). Passeront aussi sur cette grande scène le compositeur et guitariste local (originaire de Junín), Juanjo Domínguez, la chanteuse Amelita Baltar, la Orquesta Color Tango, fondé il y a une quinzaine d'années par le bandonéoniste et compositeur Roberto Alvarez (qui s'attache à continuer le style Pugliese, son maître).

Il y aura aussi des troupes de danse comme le Ballet Sangre Latina et le Ballet Mala Junta. Et le public pourra découvrir tous les artistes primés cette année lors du concours de tango que la ville de Junín organise chaque année juste avant le Festival, dans toutes les catégories du tango (chant, ensemble, composition, danse, etc...).

Samedi, c'est Amelita Baltar qui conclut la soirée.
Dimanche, ce seront les Mousquetaires du Tango. Et dimanche, mes amis de La Biyuya montent aussi sur cette scène... Bon dimanche d'été à tous les cinq !

Si vous souhaitez lire la présentation du festival par le Journal de Junín, dont est tirée l'image qui illustre cet article, cliquez ici, sur le lien qui vous mène au Diario Junín.

samedi 1 novembre 2008

El Faro : retour sur image [à l'affiche]


Photos publiées avec l'aimable autorisation de Cucuza (bien sûr)
Il y a une semaine, le vendredi 24 octobre, El Faro, sympathique cantoche du quartier de Villa Urquiza, dont le chanteur Cucuza (Hernán Castiello) et le guitariste Moscato (Maximiliano Luna), deux potes talentueux, ont fait le QG de leur campagne El Tango vuelve al Barrio (E.T.va.B pour les intimes), recevait, que dis-je, avait l'honneur de recevoir l'un des très, très grands noms du tango actuel, le chanteur, bandonéoniste et auteur-compositeur cordobes, Rubén Juárez.
Comme m'a raconté Cucuza il y a quelques jours, tout ému de ce geste d'amitié et de soutien du Maestro à son égard, les clients entraient pour prendre leur café habituel de fin d'après-midi et tombaient nez à nez avec Rubén Juárez, dans leur bistrot de tous les jours où ça n'arrive jamais, des trucs comme ça, dans leur quartier excentré, perdu au bout du monde, cette esquina dont personne ne sait repérer sur une carte de la ville sauf peut-être quelques chauffeurs de taxi particulièrement consciencieux, esq. La Pampa y Constituyentes.
Et en plus Juárez chantait, là, à vingt centimètres de leur table...

La fiesta a en effet commencé dans l'aprés-midi quand tous les musiciens de la bande à Cucuza et Moscato sont venus répéter avec le Maestro (comme vous le montre très nettement la photo du haut), soutenus par force bières (d'une marque non argentine, j'aurais tellement préféré vous montrer des cadavres de Quilmes sur cette table) et un peu de café, et il y avait des tagliatelles au menu du jour (cherchez le mot taillarines sur la photo).

Dans le sens des aiguilles d'une montre (et uniquement les gens que je peux reconnaître)
En haut : en sourcilleux mais paternel chef de bande (la chemise bleue) Rubén Juárez, à sa gauche (en train de chanter), Hernán Genovese, le chanteur du quintette La Siniestra, à sa gauche (guitare en main) le chanteur de La Plata, Juan Pablo Villarreal, en T-shirt blanc et guitare en main lui aussi (sur la droite de la photo), Moscato, et tout de noir vêtu (sauf la cravate) le crâne rasé de près, penché en avant pour mieux écouter, Cucuza. Au moins trois voix d'or et plusieurs guitares de diamants dans une petite pizzeria de quartier !
En dessous, l'une des photos posés pour le souvenir. De gauche à droite : Moscato, le patron du Faro, Rubén Juárez et Cucuza.
Il vous suffit de cliquer sur les photos pour les admirer en plus grande taille...

Ce soir, exceptionnellement un samedi, E.T.va.B présente le tour de chant monté par Cucuza et sa consoeur Lucrecia Merico, Tango sin Grupo, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises...

vendredi 24 octobre 2008

Rubén Juárez de retour dans le quartier [à l'affiche]

C'est l'immense, superbe, géniale nouvelle de Villa Urquiza pour cette nuit...

Rubén Juárez, le grand bandonéoniste et chanteur, triplé d'un compositeur de quelques morceaux dont ¿Qué tango hay que cantar? (ici sous la direction de José Ogiviecki sur Todo Tango), sera présent à El Faro, esquina Pampa y Constityentes, ce soir, à 22h, dans le cadre de El Tango vuelve al Barrio (E.T.v.a.B.), un cycle de soirées de tango conçu et conduit par le chanteur Hernán Castiello (dit Cucuza) et le guitariste Maximiliano Luna (dit Moscato).

Ce soir, ils avaient déjà un invité, le chanteur Aureliano Marín, un cocktail de tango, de rock et de jazz, qui sera là bien sûr.

En plus d'un invité qu'ils ont présenté sur leur liste de diffusion comme INVITADO EXTRA DE LUJO.

L'homme, originaire de Córdoba, a été découvert au début des années 1970 par Aníbal Troilo. Il est un chanteur magnifique, même si la voix souffre un peu maintenant par rapport à ce que vous pouvez entendre sur l'enregistrement de 1987 que je vous ai mis à disposition plus haut, et c'est un acteur, un clown fabuleux. Sur la scène, il a une une présence écrasante et malgré cette présence, il sait laisser leur place aux autres... Au soir de la clôture du 10ème Festival de Tango de Buenos Aires, il a mis la salle du Teatro Avenida dans sa poche en deux temps trois mouvements, les spectateurs trépignaient de joie à ses facéties, la soirée a duré plusieurs heures sans qu'on s'en aperçoive... Un vrai feu d'artifice. En prime, Rubén Juárez est réputé pour sa générosité et son engagement social dans sa province natale où il a aidé beaucoup d'écoles, financé ou maintenu à flot des centres culturels, offert des activités éducatives aux enfants et aux jeunes... Bref, c'est une personnalité qu'il faut connaître.

Et vous savez pas quoi ? C'est tout Córdoba qui déboule à Villa Urquiza cette nuit. Aureliano Marín vient de cette ville de l'intérieur...

Alors si vous êtes en ce moment à Buenos Aires, retenez tout de suite votre place dans cette pizzeria de quartier, c'est un resto tout ce qu'il y a de plus sympathique et en plus, ils ne profitent pas de l'occasion pour augmenter le prix de la soirée. C'est toujours 18 $ l'entrée (la pizza est en plus).

A toutes fins utiles, voilà le téléphone et le mail : 4573-3055 – mailto:eltangovuelvealbarrio@gmail.com.

Et si vous êtes anclao en Europa (1) comme moi, consolez-vous avec le Web...

La voix de Cucuza s'écoute en cliquant ici, sur sa page My Space.
Celle d'Aureliano Marín en cliquant ici, sur sa page My Space.
Et la musique de Rubén Juárez se déguste sur son site et sur un certain nombre d'autres...

Allez donc farfouiller dans la liste des podcasts de Tango City Tour, Mabel Pramparo, née à Río Cuarto, dans la Province de... Córdoba, est l'une des plus grandes fans de son compatriote... Aux dernières nouvelles, il est présent dans le podcast que Juan et Mabel ont consacré à ce concert de Teatro Avenida au mois d'août dernier. Voir aussi dans les articles d'août dans Barrio de Tango.

Pour achever, sous nos cieux automnaux, de créer l'ambiance "primaveral" et gastronomique qui va régner ce soir à El Faro, il vous faudra une pizza. Vous pouvez la commander à votre Allopizza le plus proche, peut-être même par Internet (on n'arrête pas le progrès). Mais je serais vous, j'irais d'abord humer les bonnes effluves de tomate con muzzarella dans l'article de Luis Alposta que je vous ai traduit il n'y a pas longtemps. C'est encore tout chaud. Avec le petit rouge de la patronne, ce sera parfait. C'est pas loin, Luis Alposta habite le coin... (cliquez ici ou allez consulter les archives de la Semaine du Goût d'octobre 2008).


(1) Anclao en París : célèbrissime tango de Guillermo Barbieri et Enrique Cadícamo écrit en 1927 pour Carlos Gardel (coincé à Paris, l'histoire d'un Argentin qui n'a pas fait fortune comme espéré dans le tango à Paris et n'a même pas de quoi se payer le bateau pour rentrer... dans son quartier).

lundi 25 août 2008

Le 10ème Festival de Tango de Buenos Aires au programme de Tango City Tour [radio]

Tango City Tour est le premier podcast consacré au tango. C’est une initiative et une émission de Juan Carlos Espósito, journaliste et animateur radio indépendant, qui anime cette émission hebdomadaire depuis plus de 3 ans maintenant. Son amie Mabel Pramparo la co-anime avec lui et hier, pour Mabel, c’était une fête grandiose... Pas que pour elle, d’ailleurs... Pour Juan et moi aussi.

C’est que Mabel est de Córdoba, une ville de l’intérieur du pays, située au pied des Andes, dans le massif des Sierras Pampaenas, une ville dont est aussi originaire le responsable de la fête de clôture du Festival, le chanteur au bandoneón blanco, Rubén Juárez.

Hier soir, j’avais la chance d’être perchée avec Juan et Mabel dans le poulailler du Teatro Avenida, où il y a 8 jours j’avais pu assister, au premier rang d’orchestre grâce à la générosité d’un des éminents fondateurs de la Academia Nacional del Tango, au concert d’ouverture donné par Leopoldo Federico et une palanquée d’artistes tous plus importants les uns que les autres, les pieds du Maestro à la hauteur du museau...
Hier, j’avais plus de recul et plus de hauteur et le spectacle a été fabuleux. Dommage que l’ambiance passe mal à la radio, les pitreries ajustées de Rubén Juárez pas du tout et pas davantage le magnifique spectacle de danse dont nous avons été régalés. C’est la première fois de ma vie que je voyais se marier dans du tango de scène de la technique, immaculée et élegante, et l’intériorité d’une danse de couple... Généralement, là où il y a technique la dimension intimiste est aux abonnés absents et là où le sentiment s’en mêle, la technique ne ne vient au rendez-vous que si elle a le temps et elle ne l’a pas toujours, loin de là. J’ai découvert le bandoneoniste superbe qu’est Rubén Juárez, dont je ne connaissais que la voix, qui fut magnifique et qui malheureusement s’est un peu perdue avec le temps. Reste l’interprétation, ici un chant assez jazzy (c’était une fête de clôture !) et tout à fait euphorisant. Ajouter l’arrivée sur scène très réussie, à moitié travaillée et à moitié dans l’impro d’un grand comédien comique, très célèbre ici, aussi cordobes que Juárez et que Mabel et vous avez pour finir en beauté le Festival de Tango de Buenos Aires par un spectacle à la mode de Córdoba. Et pan sur le bec pour tous ceux qui accusent Buenos Aires de ramener toujours la couverture à elle en oubliant systématiquement l’intérieur du pays !

Juan, Mabel et moi avons donc enregistré la partie talk-show de l´émission du haut de notre perchoir, dans cette splendide salle à l’italienne du théâtre espagnol de Buenos Aires, et nous avons profité de la soirée avec la voisine de Mabel, qui n´était autre que la Maman du pianiste et directeur d’orchestre du concert, Cristián Zárate, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Une étoile montante dans le ciel du tango argentin.

La maman m’a confié que son Maestro de fils se produira prochainement en France. A l’automne, il faut tous nous précipiter pour aller l’applaudir.

Et pour l’émission de Tango City Tour, laissez à Juan quelques jours pour le montage, le prochain podcast promet d´être vraiment pas mal. Mais pour ce qui est de l’ouverture du Festival, le dernier podcast en parle déjà, donc si vous n’en faites pas encore partie, vous pouvez entrer tout de suite et sans attendre dans la grande famille internationale des auditeurs de cette radio.
Et qui plus est, pour apprendre le porteño, il n’y a pas beaucoup mieux que ce genre de fréquentations....

En Buenos Aires es el mediodía