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jeudi 15 juillet 2010

Parution d’une anthologie argentine de poésie nationale pour le Bicentenaire [Disques & Livres]


Ce soir à la Biblioteca Nacional, dans la rue Agüero, aura lieu la présentation d’une monumentale anthologie de poésie argentine intitulée 200 años de poesía argentina et constituée par Jorge Monteleone (éditions Alfaguara). En 970 pages, cet énorme travail présente 218 poètes, hommes et femmes, depuis les auteurs de l’hymne national, écrit en 1812, jusqu’à aujourd’hui (le poète le plus jeune est né en 1959).

Chose importante et qui constitue peut-être une première dans un ouvrage répondant à ce genre de circonstance historique : les artistes de tango et les poètes du lunfardo ont leur place dans le volume, à côté de poètes dits cultos (appartenant à la grande littérature), comme Leopoldo Lugones (1874-1938), un véritable contempteur du tango, Victoria Ocampo (1890-1979) et José Luis Borges (1899-1986), qu’on reconnaît en haut à gauche sur la Une du supplément culturel de Página/12 d’aujourd’hui (en illustration), lui qui n’a pas vraiment été favorable au tango même s’il a daigné en écrire une poignée avec Aníbal Troilo d’une part et Astor Piazzolla d’autre part (1).

Parmi les poètes populaires présents dans cette somme historique :

- les trois fondateurs de la poésie nationale que furent José Hernández (1834-1886), l’auteur des deux épopées en octosyllabes que sont Martín Fierro et La Vuelta de Martín Fierro, Almafuerte, de son vrai nom Pedro Bonifacio Palacios (1854-1917), le poète autodidacte de la Province de Buenos Aires qu’on apprend par cœur à l’école, et Evaristo Carriego (1883-1912), le poète de Palermo qui inspira si fort tant Jorge Luis Borges que Homero Manzi ;

- des poètes de tango comme Pascual Contursi (l’auteur, entre autres, de Mi noche triste et de la première letra de La Cumparsita), Celedonio Flores, Enrique Cadícamo, Enrique Santos Discépolo, Homero Manzi… (2)

- des poètes de lunfardo, comme Carlos de la Púa ou Raúl González Tuñón.

Atahualpa Yupanqui (en bas à gauche sur la Une) est là aussi, le grand créateur du folklore argentin au 20ème siècle, María Elena Walsh également, connue pour son travail au théâtre, dans la chanson enfantine et la chanson populaire tout public et enfin Juan Gelman (en haut à droite, sur la Une), un poète marxiste qui est aussi chroniqueur à Página/12.

C’est donc une belle soirée patriotique et littéraire qui se prépare pour ce soir à 19h à la Biblioteca Nacional.

Pour aller plus loin :

(1) De Jorge Luis Borges, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin (mai 2010) présente deux morceaux du disque enregistré en 1965 avec Edmundo Rivero et Astor Piazzolla : le très célèbre Jacinto Chiclana et Alguien le dice al tango, et une milonga écrite en 1968 avec Aníbal Troilo, admirablement bien chantée entre autre par Susana Rinaldi : Milonga de Manuel Flores, qui raconte les derniers moments d’un condamné à mort va être fusillé à l’aube.
(2) Tous les cinq font naturellement partie des 76 auteurs traduits dans Barrio de Tango, le livre, chacun d’entre eux pour plusieurs textes (23 pour le seul Homero Manzi, dont on célébrait le centenaire de la naissance lorsque je bâtissais cette anthologie bilingue, écrite en majeure partie au long de l’année 2007).

jeudi 24 juin 2010

Quand le gros titre de Página/12 rend un hommage discret à Carlos Gardel [Troesma]

Et à Celedonio Flores par la même occasion...

y, si alguna deuda chica
sin querer se me ha olvidado,
en la cuenta del otario
que tenés se la cargás.
Celedonio Flores

Et si sans le vouloir,
j’ai oublié quelque petite dette,
Sur l’ardoise de ton tocard,
tu n’as qu’à la fourrer.
(Traduction Denise Anne Clavilier, in Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, © éditions du Jasmin, mai 2010)

C’est l’un des vers de Mano a Mano, l’un des grands succès que chanta et composa Carlos Gardel (1). Ce tango date de 1923. Il fut composé ensemble par Carlos Gardel et José Razzano, son co-duettiste jusqu’en 1925, sur un texte (admirable) de Celedonio Esteban Flores, l’un des tout premiers poètes de tango.

Et ce vers fournit aujourd’hui le titre d’une analyse de la politique financière de désendettement national conduite par Amado Boudou, le ministre argentin de l’Economie, que vous voyez se désaltérer sur fond de rideau rouge. C’est la suite de la querelle qui a opposé cet été la Présidente de la République à l’ancien PDG de la Banque Centrale de la Nation Argentine.
Pour revenir sur ce bras de fer entre Cristina Kirchner et Redrado, qui a aussi donné lieu à une belle citation tanguera (mais de Discépolo, celle-là), relire mes articles sur Redrado.

Pour en savoir plus sur la politique de désendettement, lire l’article de Página/12.
Ecoutez Mano a Mano (nous sommes quittes) chanté par Carlos Gardel grâce à Todo Tango.

(1) Ce grand classique fait partie de mon anthologie bilingue, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue aux éditions du Jasmin en mai 2010. Il est à la page 20 du livre.

mardi 18 mai 2010

Nouvelle fiche thématique sur le site de Gisela et Rodrigo [Troesmas]

Gisela Passi et Rodrigo Rufino par l’ami Philippe Fassier (que je salue)

Depuis le début de cette année 2010, j’ai avec Rodrigo Rufino et Gisela Passi un partenariat qui nous permet à trois d’animer sur leur site, dans la rubrique Ecouter, une série pédagogique sur les thématiques du répertoire du tango, en huit fiches distinctes, illustrées à chaque fois de 3 exemples de tango (vals ou milonga), en version bilingue.

Cette semaine, Gisela et Rodrigo ont mis en ligne la fiche n° 3 qui porte sur le sort des femmes et vous proposent Los cosos de al lao, de José Canet y Marcos Larrosa, Madame Yvonne, de Eduardo Pereyra et Enrique Cadícamo (grand poète dont nous avons déjà présenté Tres Esquinas avec la fiche 2, sur Buenos Aires) et Margot, de Carlos Gardel et José Razzano pour la musique, et Celedonio Flores pour le texte, un tango historique, qui date de 1919 : c’est le premier tango écrit par Celedonio Esteban Flores. En fait, il l’avait écrit comme un poème pour un concours de poésie organisé par le journal Crítica (voir mon article du 11 mai 2010 sur Crítica et son successeur, Crítica de la Argentina), que lisait assiduement Carlos Gardel, à cause de la qualité de ses pronostics hippiques. Gardel était un parieur invétéré ! Ainsi donc, un jour, découvrit-il Por la pinta (pour avoir fière allure), d’un jeune poète inconnu. Le poème lui plut. Cela faisait alors à peine deux ans que el Morocho del Abasto (le beau brun de l’Abasto) s’était converti en chanteur de tango, lorsque Pascual Contursi lui avait apporté la letra de Mi noche triste sur une musique de Samuel Castriota (voir mon article sur Les grandes dates du tango argentin, dans la rubrique Petites chronologies, dans la partie médiane de la Colonne de droite) et il était à la recherche de bons textes pour construire un répertoire qu’il voulait solide (et qui fut fondateur pour le genre). Il adopta ainsi Por la pinta, commença, avec son ami et partenaire de duo, José Razzano, à le mettre en musique, commanda le studio d’enregistrement et au dernier moment, se souvint qu’il lui fallait prévenir l’auteur. Il convoqua alors Celedonio Flores au studio et lui conseilla vivement de changer le titre. Comme le poète hésitait, surpris de tout ce qui lui arrivait et ne voyant pas l’utilité d’un tel changement, Gardel reprit la situation en main, baptisa le tango Margot et l’enregistra dans la foulée.

Par la suite, Celedonio Flores écrivit encore 19 autres tangos pour ou avec Gardel, dont des merveilles comme Si se salva el pibe ou Mano a mano, que j’ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, à l’inverse des trois que vous trouverez sur la page Ecouter du site de Gisela et Rodrigo : ceux-là sont des traductions exclusives pour leur site.

Margot est le premier tango de ce poète à paraître sur la page Ecouter, où vous avez déjà lu des letras de Homero Manzi, Enrique Cadícamo, Homero Expósito, Cátulo Castillo et Enrique Santos Discépolo, troesmas entre les troesmas s’il en est (1).

Autre grand classique à ne pas manquer sur cet épisode n° 3 : la version éminemment célèbre de Los cosos de al lao, chantée par Roberto Goyeneche, accompagné par l’orchestre de Néstor Marconi, choisie par Rodrigo, grand spécialiste de la discothèque tango. Une merveille à vous tirer des larmes !

Pour consulter la rubrique Ecouter, cliquez sur le lien.
Pour en savoir plus sur Rodrigo et Gisela, visitez le reste de leur site (dont vous trouverez aussi le lien permanent dans la rubrique Eh bien dansez maintenant ! de la partie basse de la Colonne de droite) et, sur ce blog, cliquez sur leur double prénom, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous accéderez ainsi à l’ensemble des articles que j’ai consacrés à ces excellents et très recherchés professeurs de tango, à qui vous pouvez faire confiance pour l’authenticité du style enseigné et la sécurité musculo-squelettique de leur pédagogie (avec eux, aucun risque de lombalgie et ce n’est pas si fréquent).

(1) troesma : maestro en verlan. Les Portègnes adorent utiliser le verlan. Ils le font d’une manière beaucoup plus naturelle et spontanée que les Francophones.

jeudi 30 avril 2009

Au Salon du Livre de Buenos Aires [Disques & Livres]

Le Salon du Livre de Buenos Aires bat son plein depuis une semaine dans le Predio Ferial de la Sociedad Rural dans le quartier de Palermo.

La Feria del Libro de Buenos Aires est un des événements les plus importants de la vie culturelle non seulement dans la capitale argentine mais aussi dans toute l’Amérique du Sud. C’est une très longue manifestation qui dure plusieurs semaines et qui attirent les éditions de tout le continent (ce n’est pas la petite échelle du livre francophone).

Le vendredi 1er mai, à 17h, l’écrivain et éditeur Marcelo Oliveri y présentera son nouveau livre (à paraître), El chamuyo de las tribus urbanas (la jactance des tribus citadines) et dialoguera avec le public. Marcelo Oliveri est un grand expert en matière de langage populaire. Sa maison d’édition est spécialisé dans les dictionnaires et autres ouvrages sur le lunfardo. Il a écrit lui même, seul ou en collaboration, généralement avec José Gobello, actuel président de la Academia Porteña del Lunfardo, une quinzaine d’ouvrages et il a publié de nombreux ouvrages d’autres auteurs, José Gobello lui-même bien sûr mais aussi Luis Alposta et d’autres.

Egalement à la Feria del Libro, mais cette fois-ci le 10 mai, à 18h30, dans la Sala Alfonsina Storni (une grande poètesse de la première moitié du 20ème siècle), présentation du recueil de poèmes du Maestro Eugenio Mandrini, Conejos en la nieve (des lapins dans la neige), Editorial Colihue.
Conejos en la nieve a reçu récemment le prix Olga Orozco de poésie ibéro-américaine.

Cette présentation prendra la forme d’un show, où le poète Roberto Diaz rendra hommage à son confrère Eugenio Mandrini et auquel participeront deux autres poètes cantautores, Marcela Bublik et Alejandro Szwarcman, ainsi que le chanteur-compositeur et guitariste Néstor Basurto, trois artistes de tango déjà bien connus des lecteurs de Barrio de Tango (voir leur site ou page myspace dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la Colonne de droite).

Le Maestro Héctor Negro s’apprête lui aussi à publier un nouveau recueil de poèmes. Il en présente en avant-première l’une des pièces dans son blog. Le lien est accessible dans la rubrique Troemas, dans la Colonne de droite, en partie inférieure (celle réservée aux liens externes).

En savoir plus sur la Feria del Libro : visiter le site du Salon, dans la Colonne de droite, partie inférieure, rubrique Cambalache (casi ordenado).

La Feria del Libro vue par Miguel Rep (Página/12, du 30 avril 2009).
Traduction (de haut en bas puis de gauche à droite)

Salon du Lecteur. De la mère aux livres.

Nous allons au Salon
Au Salon du lecteur
Pour nous acheter des lecteurs
Il y a des promos
Aujourd’hui il y a même une table-ronde pour présenter le lecteur espagnol (1). C’est déjà commencé dans la salle.
Tu as acheté un lecteur ?
Oui, une nouveauté.
Tu as une bibliothèque avec.
(Traduction Denise Anne Clavilier)


(1) Bien entendu, il y a eu effectivement, à la Feria del Libro, une journée spécifique dédiée à l’Espagne en présence de plusieurs grandes plumes péninsulaires...

mardi 2 décembre 2008

Le retour de Las Minas del Tango reo [à l’affiche]

Las Minas del Tango reo avec leur guitariste, Daniel Perez, dans le patio du Museo Casa Carlos Gardel
(Daniel tient dans ses bras la planche à laver, supposée être celle de Doña Berta)


Las Minas del Tango reo, c’est un duo de chanteuses dont vous connaissez déjà l’une, à travers Barrio de Tango, puisqu’il s’agit de Lucrecia Merico. L’autre, qui fait la paire, s’appelle Valeria Shapira.

Elles se sont choisi pour nom un concentré de lunfardo.

Mina (substantif féminin), c’est une fille (une petite, une mignonne, une poulette, une souris. On peut même aller jusqu’à une gonzesse dans certains contextes bien précis...).
Reo, c’est un adjectif (ou un substantif) qui a changé de sens en débarquant à Buenos Aires. A Madrid, ça veut dire accusé ou prévenu (c’est du pur vocabulaire judiciaire). A Buenos Aires, passé à la moulinette lunfardo, le mot a pris le sens de voyou, mal élevé, mal poli, gonflé, culotté, pas sortable, insolent... Le tango reo, c’est le tango des faubourgs, le tango populo qui ne se mouche pas du pied et qui dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, y compris des choses pas correctes à l’égard des gens bien. Le tango reo est à Buenos Aires ce que furent à la France et au-delà en leur temps des chansons comme Le Gorille de Georges Brassens, Le Zizi de Pierre Perret ou Les Bourgeois de Jacques Brel.

Ici, les deux Minas du Tango reo rendent hommage à cette institution sociale et culturelle qu’est à Buenos Aires el arrabal (le faubourg, dans son sens politique de lieu de la contestation de l’ordre établi et non dans le sens socio-économique de quartiers pour les classes les plus modestes de la société) et elles moquent les clichés du tango for export (le tango à touristes). A travers ce tour de chant, elles reprennent à leur compte l’ironie et l’humour mordant des tangos testimoniales des années 20 et 30, les tangos à contenu revendicatif, social et politique, jamais de manière ouverte, toujours à mots couverts, toujours à travers des formules et des métaphores qu’il faut décrypter et savoir décoder, et c’est pourquoi les touristes n’y entendent que couic.
A leur répertoire, beaucoup de morceaux signés Enrique Santos Discépolo (qui écrivait paroles et musique, le plus souvent seul, parfois en collaboration avec, entre autres, Mariano Mores, pour n’en citer qu’un) et Celedonio Flores, un des grands poètes de la désespérance élégante et ironique de cet arrabal, cet hombre de Corrientes y Esmeralda (1) "que está solo y espera" selon une formule qu’il prit à l’écrivain argentin Raúl Scalabrini Ortiz (l’homme de Corrientes et Esmeralda qui est seul et qui attend... qui attend quelque chose qui n’adviendra jamais, l’homme désolé et désoeuvré dont la vie se perd dans l’échec atroce et dérisoire de cette immigration trompeuse où personne au bout du compte ne fit fortune) ou cet autre qui pleure le souvenir de sa petite amie de jeunesse, une fille simple et sage, la seule qui l’ait aimé vraiment, dans el Bulín de la calle Ayacucho (ma piaule de la rue Ayacucho) (2). Enrique Santos Discépolo, c’est Yira yira, Chorra, Justo el 31, Malevaje, Confesión, Victoria, "un petit visage tout pâle de clown qui s’épanouit en vers et en chanson" comme a dit de lui son ami, Homero Manzi.
Avec ce répertoire, dont on a d’admirables enregistrements datant des années 30 et 40 et aussi pour plusieurs d’entre eux dans la voix de Carlos Gardel, entre 1924 et 1934, et qu’il faut savoir cultiver pour ce qu’il est (3), elles ont fait un disque en avril 2007. Le duo qui s’est formé en mars 2006, avec un premier récital au Café Homero (autre haut lieu du vrai tango et en général de la vraie culture portègne), a déjà à son tableau de chasse quelques lieux et événements prestigieux (Centro Cultural La Recoleta, Centro Cultural Borges, Teatro Alvear, Teatro San Martín, Rosedal à Palermo, Centro Cultural Torquato Tasso, Festival de Tango de La Falda, 10ème Festival de Tango de Buenos Aires au mois d’août dernier...)

Vous pouvez les découvrir dans leurs oeuvres, avec des lunettes invraisemblables sur le nez et d’énormes noeu-noeuds rose-bonbon dans les cheveux, en vous branchant sur You Tube. Elles interprètent Garufa, une excellente musique pour une vraie pochade, signée par la Troupe Ateniense, un groupe musico-théâtral montevidéen qui est au tango ce qu’Offenbach est à l’opérette et même, carrément, à l’opéra vériste du 19ème siècle (génial !).

Las Minas del Tango reo se produiront tous les jeudis soir de décembre, à 21h30, à Clásica y Moderna, sur la Avenida Callao, au n° 892. Le prix de l’entrée est fixé à 35$.

Callao 892, ce n'est pas très loin de la esquina Corrientes y Callao, là même où vous trouvez le magasin historique de Zivals, le grand disquaire de Buenos Aires, et juste en face, côté Corrientes, la librairie Gandhi Galerna et de l’autre côté, sur Callao, le Bauen, cet hôtel repris de force il y a quelques années par ses anciens salariés, licenciés et qui se constituèrent en coopérative, pour faire redémarrer l’activité hôtelière, le restaurant, la confitería et la salle de spectacle où est enregistrée La Venganza será terrible, l’émission de radio parfaitement rea elle aussi de Alejandro Dolina (voir les liens en colonne de droite). C’est aussi un important point de repère pour vous situer dans la grande concentration de théâtres qu’est cette section de la Avenida Corrientes : El Alvear est tout près, le San Martín presque en face, le CCC Floreal Gorini aussi et beaucoup d’autres sont là, accessibles en quelques pas dans un rayon de 500 mètres. Et quelques cuadras plus loin à l’est, vous avez Corrientes y Esmeralda et Corrientes y Ayacucho.



(1) célèbre esquina dans la partie théâtreuse de Corrientes
(2) autre esquina avec Corrientes, toujours dans la même zone, alors très pauvre, de la capitale argentine.
(3) Un certain nombre d’interprétations actuelles modernisent ces tangos. Parfois de manière tout à fait valide, car ces tangos disent des vérités qui transcendent le temps et l’espace. Parfois avec mauvais goût (comme tel metteur en scène qui croit très spirituel de représenter L’Avare de Molière en costume-cravate sous prétexte d’en servir "l’étonnante modernité", ce que cette pièce sait très bien faire toute seule, avec le seul texte tel que Molière nous l’a donné).