Affichage des articles dont le libellé est Alejandro Szwarcman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alejandro Szwarcman. Afficher tous les articles

lundi 17 novembre 2025

Carlos Andreoli de passage à Buenos Aires [à l’affiche]


L’auteur-compositeur-interprète argentin Carlos Andreoli, installé à Grenade en Espagne, sera ce soir, lundi 17 novembre 2025, à 18h, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, pour le second Plenario ordinaire de novembre.

L’artiste sera accompagné ce soir en autre par le poète Alejandro Szwarcman, dont j’ai traduit une dizaine de tangos iconoclastes dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru en décembre 2010 chez Tarabuste Éditions.

Entrée libre et gratuite comme d’habitude.

© Denise Anne Clavilier

lundi 27 novembre 2017

Une affiche de rebelles mercredi soir au Centro Cultural Torquato Tasso [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone (1), le poète Alejandro Szwarcman (2), le guitariste Manu Navarro et l'harmoniciste Franco Luciani en invité spécial se retrouveront mercredi 29 novembre 2017 à 22h sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1975, pour un spectacle décoiffant. Il ne peut pas en être autrement avec eux.

On peut acheter les places avec un rabais la veille ou l'avant-veille. On les achète plein tarif le soir même à l'entrée de la salle. Prévoir les consommations ou le repas, c'est obligatoire.


(1) Juan Vattuone a été intégré au corpus que j'ai présenté et traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, aux Editions du Jasmin
(2) Alejandro Szwarcman fait partie des deux corpus que j'ai présentés et traduits, Barrio de Tango, déjà cité, et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littérairedu tango, Tarabuste Editions.

jeudi 21 juillet 2016

Grande soirée tango à la Manzana de las Luces demain [à l'affiche]


Chanteurs, musiciens et poètes se retrouveront demain sur la scène dans l'antique amphithéâtre de la Manzana de las Luces, là même où se réunirent les premières assemblées élues de l'Argentine révolutionnaire puis confédérale, demain, vendredi 22 juillet 2016 à 21h précises, pour une soirée gratuite avec chapeau (al funyi, dit le lunfardo).

Et en plus des artistes présentés sur l'affiche, on nous annonce des surprises !

La Manzana de las Luces (entendez "le carré des lumières") est un des hauts lieux du patrimoine historique de la capitale argentine. A l'origine, et c'est le pourquoi de ce nom, c'était la maison provinciale de la Compagnie de Jésus établie dans le sud de l'Amérique australe. Après l'expulsion des jésuites de l'Espagne, en 1767, le lieu accueillit plusieurs institutions dont un orphelinat avec son école d'un côté et conserva le collège que les jésuites y avaient fondé, le Colegio San Carlos (pour saint Charles Borromée), devenu aujourd'hui le Colegio Nacional de Buenos Aires, qui dépend de l'Université de Buenos Aires (UBA), qui y fut logée dans ses premières années à partir de 1821 et qui en fait aujourd'hui son centre culturel.

A visiter obligatoirement lorsque l'on est en voyage à Buenos Aires.

lundi 16 mai 2016

Ma prochaine radio : une nouvelle émission de RAE sur le tango [à l'affiche]

Le nouveau logo de RAE
Comme pour les autres stations du groupe,
on a conservé le bleu et le blanc du drapeau et abandonné le jaune du Soleil de Mai
Un peu dommage... Ces logos sont plus sobres mais ils sont aussi plus tristes !

Demain, mardi 17 mai 2016, j'enregistrerai au cours d'une liaison téléphonique entre Paris et Buenos Aires une nouvelle émission en français pour les ondes (courtes) de Radiodifusión Argentina al Exterior (RAE), la station internationale de Radio Nacional. Il s'agit d'une interview où un invité présente quelques tangos qui lui sont chers sur invitation de l'animatrice et productrice déléguée, Magdalena Arnoux : Tango à la première personne.

Pour ma part, j'ai choisi des chansons récentes, peu connues, y compris dans le public argentin, d'auteurs comme Pablo Dichiera, Alejandro Szwarcman, Alorsa et Horacio Ferrer, dans des enregistrements de La Biyuya, la Orquesta Típica Fernández Fierro, La Guardia Hereje, Patricia Barone accompagnée par l'ensemble conduit par Javier González, le compositeur...

L'émission enregistrée sera diffusée sur les ondes et en streaming en juin et disponible en ligne sur le blog de RAE, d'où il sera aussitôt relayé sur Barrio de Tango et mon site Internet (dans les pages Radio).

Et pendant ce temps, mes prochaines tournées de conférences en Argentine en août et septembre prennent peu à peu forme, notamment grâce aux Alliances Françaises de Mendoza, San Rafael, San Luis et San Juan qui me font l'honneur de m'inviter en cette année du bicentenaire de la déclaration d'indépendance.

jeudi 28 janvier 2016

Juan Vattuone présente son livre à la Casa del Bicentenario [Disques & Livres]

L'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone présentera ce vendredi 29 janvier 2016 à 19h30 son premier livre, un recueil de contes, de récits et de pensées diverses, intitulé El Romance fantástico del poeta y la estrella de un tranvía (les vers fantastiques du poète et l'étoile d'un tramway), au patio de la Casa del Bicentenario, Riobamba 985.


Pour l'occasion, Juan Vattuone sera entouré de ses amis et de ses compagnons artistiques, comme Alejandro Swarcmann, Jorge Guiliano, Amanda Lucero, Horacio Avilano, Juan Carlos Gazanifa, Walter Hidalgo.

Ce livre a déjà fait l'objet de plusieurs présentations depuis le mois de septembre. Il est sorti en librairie le jour même où la Legislatura de Buenos Aires le recevait comme Personnalité de marque de la culture (personalidad destacada de la cultura).

Le livre a été préfacé par Horacio González, sociologue brillant, intellectuel sincère et ancien directeur de la Biblioteca Nacional (1). De nombreux artistes ont participé à l'illustration de l'ouvrage, parmi eux les petits-enfants de l'auteur, Juan, Lourdes et Francisco. Comme quoi, dans la famille Vattuone, le talent n'attend pas le nombre des années !

Pour aller plus loin :
écouter l'interview donnée par Juan Vattuone à Fractura Expuesta, la radio tango de La Voz de las Madres, le 17 août 2015 (disponible sur ivoox),
écouter l'interview de Juan Vattuone, accordée à Marca de Radio, le 29 septembre 2015, téléchargeable sur ivoox.



(1) Juan Vattuone est un péroniste plus que convaincu. Il est un inconditionnel de Madres de Plaza de Mayo dont il a repris le slogan, très vindicatif, pour en faire une chanson contre la dictature, Ni perdón ni olvido (que l'on peut traduire comme "ni pardon ni oubli" ou "ni grâce ni oubli"). Horacio González, qui refuse de travailler avec le nouveau Gouvernement argentin (et c'est réciproque), appartient à la même sensibilité politique, aujourd'hui minoritaire. Légèrement minoritaire, disent les chiffres officiels, dont il n'est pas impossible qu'ils aient été faussés à la marge : on pense en effet qu'au second tour les remontées des chiffres depuis les bureaux de vote tenus par les kirchneristes vers les autorités fédérales auraient comptabilisé les votes blancs comme des votes Scioli. Un maquilles similaires des chiffres aurait aussi existé au premier tour, mais sur ce point, les accusations sont moins insistantes. Il y a eu aussi des tentatives pour brûler des urnes. Avec cet arrière-fond, on comprend que les foules soient aussi exubérantes autour de Macri, toujours en état de grâce après un mois et demi au pouvoir, et que les kirchneristes sincères aient tant mal à faire entendre leurs positions, qui sont peut-être beaucoup plus minoritaires qu'ils ne le croient.

samedi 23 janvier 2016

Trio détonnant au Circé ce soir [à l'affiche]


Walter Hidalgo, Alejandro Szwarcmann et Juan Vattuone unissent leurs talents d'artistes, de tangueros et de provocateurs gauchistes pour présenter ce soir un nouveau spectacle, qui porte pour titre un oxymore bien déjanté : Hidalgos atorrantes (gentilshommes élevés dans une auge à cochon). La soirée mêlera la musique, la poésie, quelques dialogues absurdes et autres mythologies fantaisistes à une sélection de morceaux issu du répertoire de tango d'hier et d'aujourd'hui.

Le trio vous attend ce soir, samedi 23 janvier 2016, à Circé Fábrica de Arte, Avda Córdoba 4335, dans le quartier de Almagro.

Entrée : 150 $ ARG.

Pour aller plus loin :
lire l'interview à trois voix parue ce matin dans Página/12
vous connecter à la page Facebook de la salle.

lundi 19 octobre 2015

Demain, lecture musicalisée de tangos à Toulouse [ici]

Solange Bazely

Demain, mardi 20 octobre 2015, de 19h30 à 20h30, Solange Bazely et l'altiste Solenne Burgelin feront une lecture musicalisée de tangos, à partir de traductions de quatre traducteurs différents : Solange Bazely elle-même, Pauline Nogués, Marcela de Grande et moi-même.

En ce qui me concerne, les traductions sont tirées de mes deux anthologies, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango (Tarabuste Editions).

La soirée se tient dans le cadre des Rugissants à la Cave Poésie, 71 rue du Taur, dans le vieux Toulouse.

Entrée : 5 €.

"Si le tango est existentiel, qu’il a le mal du pays et la nostalgie en héritage, disent les deux artistes, il se conjugue également au présent. On le disait en crise dans les années 60, à l’agonie dans les années 70, mort dans les années 80, et voilà que dès les années 1990, de nouvelles générations de poètes et de compositeurs se sont réappropriées le genre pour dire leur colère, leurs revendications, leur quotidien, les aberrations du monde, avec ironie parfois. 
Paroles de Héctor Negro, Horacio Ferrer, Raimundo Rosales, Alejandro Szwarcman, Marcela Bublik, Alfredo Rubín, Alorsa, Acho Estol, Juan Serén, Eugenio Mandrini… dans des traductions de Denise Anne Clavilier, Pauline Nogues, Marcela de Grande et Solange Bazely."

Réservation des places par téléphone : 05 61 23 62 00 ou par mail : contact@cave-poesie.com ou sur Festik.

vendredi 7 août 2015

Alejandro Szwarcmann ce soir à la Academia Nacional del Tango [Disques & Livres]


Le poète Alejandro Szwarcmann présente ce soir deux recueils de poèmes et de chansons à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, premier étage, ce vendredi 7 août 2015, à 19h30.

Entrée libre et gratuite.

Canción Rebelde rassemble quarante chansons, avec chacune une introduction. Ces préfaces et commentaires sont signés Bebe Ponti, Rafael Amor et Adrián Abonizio.

Poemas y otros atajos rassemblent poèmes et textes, le recueil est préfacé par Hugo Toscadaray.

Les deux livres sont sortis dans la collection Mandrágora Porteña.

Participeront ce soir à cette double présentation outre le poète lui-même les musiciens Patricia Barone et Javier González, sans doute les interprètes les plus emblématiques des letras de Alejandro (Javier González est aussi le compositeur d'un grand nombre de leurs tangos communs) (1), ainsi que Eduardo Espinosa et Tony Gallo.


(1) Vous pouvez trouver une dizaine de textes et letras de Alejandro Szwarcmann, dont plusieurs tangos composés par Javier González et créés par Patricia Barone, dont la voix en est inséparable, dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers lepatrimoine littéraire du tango, l'anthologie bilingue que j'ai publiée dans la revue Triages, chez Tarabuste Editions. Un tango du duo Szwarcmann-González figure également dans Barrio de Tango,recueil bilingue de tangos argentins, paru aux Editions du Jasmin (il s'agit de La última tentación de Gardel).

mercredi 24 juin 2015

Que s'est-il passé à Medellín il y a quatre-vingts ans ? Revue de presse francophone [Troesmas]

Comoedia était un journal spécialisé dans l'actualité du spectacle
Ce que raconte l'article sur la vie de Gardel est presque drôle tant c'est faux
Le 0,25 en haut à droite c'est le prix en francs.
Cliquez sur l'image pour lire le texte

Le lundi 24 juin 1935, dans l'après-midi, un drame s'est joué sur le vieil aérodrome de Medellín, aujourd'hui désaffecté et transformé en lieu de mémoire consacré à Carlos Gardel. Quatre artistes ont trouvé la mort : Carlos Gardel, son partenaire de création, le poète et scénariste Alfredo Le Pera, les guitaristes Guillermo Barbieri, à qui on doit entre autres la partition du merveilleux tango Anclao en París, et Angel Domingo Riverol. Sont morts aussi d'autres collaborateurs de Gardel, dont son secrétaire francophone. Le troisième guitariste, José María Aguilar, fut grièvement blessé. Soigné dans un hôpital colombien, il vécut jusqu'en 1951 continuant même sa carrière de musicien, avec deux doigts en moins et des souvenirs très confus de l'accident qui avait coûté la vie à Gardel et en fit un interviewé très recherché par la presse à sensation.


L'Intransigeant, du 26 juin 1935
Un article bien intentionné mais très mal informé !
Cliquez sur l'image pour lire le texte
Remarquez la confusion entre bandonéon et accordéon...

La nouvelle, diffusée par l'agence Havas, depuis Panama, n'atteignit Paris que le surlendemain dans la nuit du mardi au mercredi. Ce qui fait qu'il fallut attendre les premières éditions du 26 juin pour apprendre la nouvelle, incroyablement déformée. On croyait lire des informations sur le tango et ses artistes dans la presse d'aujourd'hui qui continue de confondre allègrement tango et gauchos, Buenos Aires et pampa, je vous en passe des vertes et des pas mûres. La rédaction est approximative, les faits sont très peu et très mal vérifiés, les mêmes contenus (et les mêmes erreurs) se répètent d'une publication à l'autre. Le tout est d'une grande médiocrité journalistique.


L'Echo de Paris a obtenu l'information à travers son correspondant à Londres
Comme sous la Restauration, quand les journaux français lisaient les gazettes britanniques pour savoir quoi dire sur les événements en Amérique du Sud...
Cliquez sur l'image pour lire

C'est néanmoins très intéressant :
voyez le choix des morceaux du répertoire de Gardel : il est exécrable. Les chroniqueurs français citent les tangos dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont pas marqué la discographie de l'artiste en Amérique du Sud. S'il est normal de ne pas trouver dans la presse française du 26 juin 1935 Volver, El Día que me quieras ou Por una cabeza,  créés dans des films tournés à New York en 1934 et 1935, qui ne sont jamais sortis commercialement de ce côté-ci de l'Atlantique (sinon très récemment en format DVD), il est significatif que personne ne cite ni Mi noche triste, ni Mano a Mano, ni Anclao en París, ni Milonga sentimental, ni Esta noche me emborracho qui faisaient partie de ses tours de chant en France. Même Silencio, le plus français de ses tangos, composé en 1932 en souvenir des morts de la Grande Guerre, n'a pas été retenu. Pourtant, c'est une chanson puissamment émouvante !


Paris-Soir, à la même date, en deux entrefilets.
Ci-dessus la nouvelle elle-même
Ci-dessous, un micro-portrait du disparu

et pour une fois, l'article est signé
Cliquez sur les images pour lire le contenu


Vous constaterez aussi qu'en France, toute la presse est au courant que Gardel était français et l'apprend à l'occasion aux lecteurs. Il est fort improbable que les journalistes aient découvert l'information dans la dépêche d'agence annonçant le drame et diffusée depuis le Panama : l'Amérique latine n'a rien su de la naissance de Gardel à Toulouse avant la lecture de son testament (il le déclare sans ambiguïté) et au cours des procès qui ont été intentés en Uruguay pour en contester l'authenticité (l'Uruguay voulait obtenir que le corps du chanteur soit enterré à Montevideo puisque ses papiers officiels le disaient né à Tacuarembó et non pas à Toulouse, comme cela est clairement attesté depuis longtemps, n'en déplaise aux amis Uruguayens).
Or à Paris, toute la presse sait visiblement la vérité depuis de nombreuses années et a gardé jusqu'alors un silence complice. En effet, dès 1924, Gardel se rend à Toulouse et visite sa famille maternelle (il ne connaît pas sa famille paternelle). Toute la Ville Rose est au courant et reçoit l'enfant du pays à bras ouverts : une foule incroyable l'attend à la gare de chemin de fer. C'est qu'il vient de triompher à Madrid et Barcelone et on sait par sa mère, qui en est très fière, que "là-bas, à Buenos Aires" il est une énorme vedette depuis une dizaine d'années. L'info est donc remontée tout naturellement à Paris où Gardel parvient à se produire assez vite, avec un succès immédiat et mémorable, avant de revenir à plusieurs reprises dans la Ville Lumière avec un succès jamais démenti. Cette révélation de sa nationalité occultée (1) va même très loin puisqu'au moins un journaliste en arrive même à croire que Carlos Gardel est l'un de ces faux Argentins qui avaient surgi à Paris après son succès de 1924, onze ans plus tôt, pour se faire connaître en profitant de l'effet d'aubaine et qu'il aurait fini par aller s'installer à Buenos Aires lorsque la mode du tango était passée en France. Le monde à l'envers !


Le Matin
Cliquez sur l'image pour lire le contenu

Les articles, tous publié en une malgré tout, témoignent enfin de la disparition complète de cette grande vogue que le tango avait connue dans les Années Folles lorsqu'il régnait en maître sur la nuit parisienne au lendemain de la Grande Guerre, notamment dans les cabarets argentins de Montmartre (il en allait de même à Marseille). En effet, tandis que l'Europe subit le contrecoup de la Grande Dépression des Etats-Unis et n'a plus l'esprit à s'amuser du pittoresque exotique de ces établissements, en 1934-1935, à Buenos Aires même, le tango est plongé dans une crise profonde, qui sembla annoncer sa mort. Le pays tout entier se trouve dans une triste situation politique, sous la coupe du premier gouvernement putschiste d'une longue série de coups d'Etat militaires qui viennent interrompre un processus démocratique : en septembre 1930, l'Argentine est entrée dans la Década Infame, la "décennie ignoble", avec un coup d'Etat conduit par une faction fascisante de l'armée, qui a renversé le président constitutionnel Hipólito Yrigoyen (UCR) et s'est imposée par la terreur en faisant fusiller un grand nombre d'anarchistes et en jetant en prison les démocrates, dont le poète de tango Homero Manzi, alors militant radical (UCR) et grand admirateur de Yrigoyen. Le coup d'Etat est appuyé par la Grande-Bretagne, qui, en pleine dépression, lorgne déjà sur les réserves d'hydrocarbures qu'on vient de trouver en Patagonie et elle est secondée par les Etats-Unis avant qu'ils ne la supplantent au lendemain de la seconde Guerre mondiale. Le tango a cédé le pas à des danses venues du nord, comme le fox-trot qui fait fureur dans les cabarets de Buenos Aires. La mort de Gardel peut être interprétée par les contemporains, et c'est visiblement l'analyse des journalistes parisiens, comme le coup de grâce qui achève la "musique des pampas" comme on dit à Paris ("pampas", mon œil ! Il n'y a pas plus citadin que le tango, surtout à l'époque). Il faudra donc le coup de génie de Juan D'Arienzo en 1936 pour relever le genre moribond grâce à cet extraordinaire arrangement de La Cumparsita que l'on doit à son partenariat avec son pianiste historique, Rodolfo Biaggi.


Le Petit Journal
Cliquez sur l'image pour lire le contenu

Ces deux années de profonde dépression tanguera sont aussi celles de la grande tournée mondiale de Carlos Gardel, qui se produit alors principalement à New-York, en Espagne et en France, où il a déjà fait de nombreuses apparitions et où il a tournée à Joinville-le-Pont en 1932 Las Luces de Buenos Aires avec une distribution digne d'un Sacha Guitry de l'après-guerre. En 1935, Carlitos effectue un long parcours de retour en Amérique latine, en commençant par Puerto Rico et Cuba puis par l'Amérique centrale, où il souffre beaucoup des conditions climatiques.


Le Petit Parisien
Cliquez sur l'image pour lire le contenu

A noter que Le Figaro n'a pas consacré une seule ligne à l'événement pas plus que L'Humanité (beaucoup trop préoccupée par ce qu'il se passe en Allemagne nazie et en URSS) ou La Croix (un journal d'extrême-droite à cette époque, très hostile aux "métèques" que sont ces artistes argentins supposés de mauvaise vie, et pour lequel l'actualité principale du moment est le voyage du cardinal Verdier, archevêque de Paris, à Prague où il est légat du pape au premier congrès eucharistique européen).
Le Monde et Libération n'existent pas encore. Et d'ailleurs ces journaux nationaux qui ont parlé de la disparition de Carlos Gardel ont tous disparu au cours de la guerre ou peu après.


Le Temps, du 26 juin 1935. Le seul quotidien parisien qui met l'info en page 2
Cliquez sur l'image pour lire le texte

Les autres journaux choisis sont des quotidiens suisses...

Le 24 juin, le chanteur est à environ trois semaines de la fin de cette éprouvante et trop longue tournée, qu'il est bien décidé à ne plus répéter. Sa mère, en vacances dans sa famille à Toulouse, s'apprête à quitter son frère et ses neveux pour retourner à Buenos Aires où son fils et elle prévoient de se retrouver dans leur maison de la rue Jean Jaurès aujourd'hui transformé en musée, le Museo Casa Carlos Gardel.


La Gazette de Lausanne du 26 juin 1935
L'article paraît en page 2
Le ton est très différent et aucune mention de la nationalité de Gardel
En étant plus factuel et moins sensationnel, l'article est plus exact
Cliquez sur l'image pour lire le contenu

Ce lundi, Carlos Gardel quitte Bogotá où il a chanté la veille au soir, dans un concert retransmis en direct à la radio, et s'envole pour Calí où il est attendu dans la soirée. C'est seulement son deuxième voyage en avion et le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est guère rassuré. Il faut dire qu'en 1935, il faut être diablement audacieux pour prendre un tel coucou et voyager dans des conditions d'inconfort dont nous n'avons plus aucune idée. L'avion que son agent a affrété pour lui et ses collaborateurs et partenaires doit faire une escale technique à Medellín, sur un aérodrome où soufflent des rafales de vent imprévisibles redoutées par les aviateurs. Et c'est ce qui va se passer à un moment où deux avions vont se croiser sur la piste, arrivant l'un et l'autre en sens inverse. Les deux appareils ont fait le plein de carburant, le choc déclenche aussitôt un incendie que les pompiers colombiens ne pourront maîtriser qu'au bout de plusieurs heures.


La Tribune de Genève du 27 juin 1935
Le journal s'adresse à un lectorat déjà bien au courant
Il y fait allusion à un coup de feu qui va faire naître en Argentine les fables les plus invraisemblables sur les causes de la mort de l'idole !
Cliquez sur l'image pour lire le contenu

Carlos Gardel n'avait pas encore 45 ans. Son parolier Alfredo Le Pera, avec qui il travaillait depuis trois ans, les plus féconds de sa courte carrière, n'avait que 35 ans. Ils furent tous enterrés le lendemain à Medellín et, grâce aux pressions diplomatiques et à l'émotion populaire, le corps de Gardel put être rapatrié à Buenos Aires dès l'année suivante (2), pour être enterré en février 1936 au cimetière de la Chacarita.

Le 24 juin, pendant l'escale à Medellín, il a été reconnu par les rares voyageurs qui choisissent la voie des airs. Des photos ont été prises. Elles le montrent fatigué (il y a de quoi après des mois de travail intensif et un premier vol éprouvant dans le climat colombien auquel l'Argentin n'est pas habitué). Sur quelques unes, on le devine préoccupé (l'avion lui fait peur). Sur la plupart, il arbore malgré tout ce sourire éclatant qui a tant fait pour sa légende...

Comme le redisent nos bons auteurs qui lui rendent hommage de nos jours, il "entre dans l'immortalité".

Dans La última tentación de Gardel, où il identifie l'artiste au Christ de Gethsémani (tel qu'il avait été revu et corrigé par le film La dernière tentation du Christ), le poète Alejandro Swarcman se souvient de ces photos émouvantes et de cet accident mythique quand il écrit dans la seconde strophe :

Quisiera alguna vez
dejar de ser Gardel (3)
huir de mí...
Tal vez no ser eterno
Envejecer... (4)
Cantar peor que ayer, (5)
bajarme del avión
y nunca más partir.
Alejandro Swarcman

J'eusse aimé l'une ou l'autre fois
cesser d'être Gardel (3)
fuir loin de moi...
peut-être n'être pas éternel
Vieillir... (4)
Chanter moins bien qu'hier (5)
descendre de l'avion
et ne plus jamais partir.
(Traduction Denise Anne Clavilier, © Editions du Jasmin,
Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, p 212)

Pour aller plus loin :
vous pouvez tout d'abord, en français, consulter les bons livres comme on dit vulgairement (j'en ai publié quelques uns, dusse ma modestie en souffrir)
et si vous lisez l'espagnol, vous lirez avec intérêt le très complet dossier disponible sur Todo Tango, avec un article sur ce qu'il s'est passé à Medellín dû à la plume du regretté poète gardélien et uruguayen Ricardo Otsuni.



(1) Il s'agit en fait de sa nationalité de naissance car il s'était fait naturalisé argentin en 1924. Certes avec des documents falsifiés (mais il n'avait pas d'autre solution viable) et les papiers qu'il portait sur lui à sa mort était des papiers authentiquement délivrés par un consulat argentin. Il avait grandi en Argentine depuis l'âge de 2 ans et demi. Avant son succès de 1924, Carlos Gardel n'avait reçu de la France que le mépris que les bonnes gens réservaient alors aux enfants naturels et aux filles mères. C'était un pays qui la traitait très mal que Berthe Gardés avait quitté avec son bébé dans les bras en s'embarquant à Bordeaux en février 1893.
(2) A cette époque, la loi colombienne interdisait le transfert des corps pendant plusieurs années après la première inhumation pour des raisons que les conditions géographiques et climatiques propres à ce pays permettent de comprendre à une époque où les techniques sont encore insuffisantes pour que ces opérations soient réputées sans danger sanitaire pour la population.
(3) Il y a là un jeu de mot. En Argentine, ser Gardel, cela veut dire "être parfait".
(4) Souvenir littéraire de Milonga para Gardel, que l'on trouve à la page 203 de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin).
(5) Un dicton populaire portègne (et argentin plus largement) dit de Gardel que Cada día canta mejor – "de jour en jour, il chante de mieux en mieux". Les Argentins apprécient d'autant plus son talent que le temps passe, un peu comme ce qu'il nous est arrivé à nous, en français, avec les artistes du Grand Siècle qui impriment leur marque sur toute notre histoire esthétique.

mardi 23 juin 2015

Une soirée de chansons contemporaines ce mercredi au CCC [à l'affiche]


Ce mercredi 24 juin, la Ciudad del Tango a rassemblé dans la salle Osvaldo Pugliese du CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, une belle fournée d'auteurs et d'interprètes :
Alejandro Guyot et Marisa Vázquez sont à la fois chanteurs et paroliers.
Alejandro Swarcman, Raimundo Rosales, Matías Mauricio, vous les connaissez déjà comme poètes si vous suivez l'actualité de ce blog, ils étaient la semaine dernière à l'hommage rendu à Horacio Ferrer à la Academia Nacional del Tango...

Plusieurs d'entre eux seront d'ailleurs représentés la semaine prochaine à Toulouse, à Tangopostale, dans Expoésie, l'exposition itinérante qui circulera dans toute la Ville Rose.

Pour ceux qui se trouvent à Buenos Aires, mieux vaut aller les écouter en direct, à 20h30. L'entrée est libre et gratuite (la manifestation prend place dans un festival de poésie latino-américaine).

lundi 15 juin 2015

Hommage poétique à Horacio Ferrer, ce soir, au Palacio Carlos Gardel [à l'affiche]


Sous la conduite de Alejandro Marino, dix poètes rendront hommage ce soir au Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés à la fin de l'année dernière : outre l'organisateur, participeront ce soir Roberto Selles, Ernesto Pierro, Matías Mauricio, Alejandro Szwarcman*, qui fait ainsi son grand retour à la Academia Nacional del Tango, Eugenio Mandrini, qui l'a rejointe l'année dernière, Bibi Albert, Héctor Negro*, Marcela Bublik* et Raimundo Rosales*.

Ce sera le second Plenario de Juin, Avenida de Mayo 735, au premier étage, à 19h30.

Comme c'est aussi l'anniversaire de Horacio Salgán, le président Gabriel Soria a choisi de prendre pour Tango Ritual A Fuego lento, dans un arrangement de José Carli, qui serait fait ce soir Académico de Honor, et sous la direction du chef d'orchestre classique Daniel Barenboïm.

Le Horacio Ferrer Eterno de ce soir sera Poemas a Picasso, un extrait de l'un de ses derniers recueils publiés de son vivant, Mil versos a Picasso (Ediciones del Soñador).

Le dúo Luna-Tobaldi occupera l'espace artistique de la soirée.

Entrée libre et gratuite comme d'habitude.


* Ces poètes sont également rassemblés, à côté de Horacio Ferrer, dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à traversle patrimoine littéraire du tango, que j'ai publié en 2010 chez Tarabuste Editions.

jeudi 8 janvier 2015

Con la vida convertida en noticiero (Alejandro Szwarcman) [Actu]

Yo también tengo ese miedo cuando pienso
en mis calles, en la gente que yo quiero
por si un día despertamos aturdidos
con la vida convertida en noticiero...

extrait de Libro de Quejas (Cahier de réclamation),
tango de Alejandro Szwarcman et Mony López

Moi aussi cette peur je l’ai quand je pense
À mes rues, aux gens que j’aime
Au cas où un jour nous nous réveillerions groggys,
Notre vie transformée en gros-titre à la une...

Traduction © Denise Anne Clavilier,
in Deux cents ans après, revue Triages, Tarabuste Editions

Uruguay

Aujourd'hui, les principaux quotidiens de part et d'autre du Río de la Plata titre sur la tragédie qui s'est produite en France, à Paris. J'ai légèrement modifié la photo principale à la une de El País par respect pour le fonctionnaire de police abattu de sang-froid et dont j'estime que l'ensemble des médias ont raison de flouter l'image, ou à tout le moins le visage. Les médias étrangers n'ont pas cette pudeur qu'ils ont eux aussi quand il s'agit de leurs compatriotes.

Argentine
La une de Página/12
Dans la manchette, Paz et Rudy ont repris le slogan français : "Nous sommes Charlie"

Les articles sont trop nombreux pour que j'en fasse état ici. Dans les journaux argentins, ils occupent plusieurs pages. L'information semble un tout petit moins développée dans les quotidiens uruguayens mais elle se déploie néanmoins sur plusieurs articles. Le lecteur de Barrio de Tango trouvera ces articles dans les liens situés dans la rubrique Actu en partie inférieure de la Colonne de droite.

Uruguay
La photo de une a été retouchée par mes soins
Sous le gros titre : "Ils ouvrent le feu au cri de Allah est grand !"
Pour agrandir l'image, cliquez dessus

Argentine
"Le massacre dans une revue française indigne le monde"


Argentine
Pour une fois, la une est reproduite très tôt sur le site Internet du quotidien

Uruguay
"Condamnation uruguayenne de l'horrible attentat qui endeuille toute la France"
Cette une semble rendre compte d'une actualité banale.
Elle met sur le même plan l'attentat et un fait divers crapuleux local.
Dans le monde entier, la presse libre s'est pourtant sentie visée par l'attentat...

Argentine
Un choix sémantique conscient.
En Argentine, le mot barbarie est politiquement très chargé.
Il rappelle l'opposition faite par Sarmiento (1811-1888)
dans son livre Facundo, civilización y barbarie
qui opposait l'Amérique américaniste
(représentée par Facundo Quiroga, 1788-1835, et tous les fédéraux)
au raffinement de l'Europe,
la seule civilisation envisageable pour lui, dont Paris était alors un emblème

En Argentine, hier soir, la TV Pública a consacré l'intégralité de son journal de 20h, le grand journal du soir, Visión 7, aux événements en France.

mardi 11 décembre 2012

Día Nacional del Tango à un an de distance... et sur France Culture [ici]


Il y a un an, le dimanche 10 décembre 2011, à l'occasion, entre autres, d'une tournée de Daniel Melingo, venu en France présenter son nouvel album, De Corazón y Huesos (voir mon article consacré à la vidéo tournée par Télérama sur ce point), la productrice et animatrice Colette Fellous présentait sur les ondes de France Culture une émission de son Carnet Nomade, intitulé Tango Tango.

J'y suis longuement interviewée sur ce que représente et ce que signifie le renouveau du tango à Buenos Aires. En illustration musicale, je lui avais proposé deux morceaux, l'un de Lucio Arce et l'autre (1) de Javier González et Alejandro Szwarcman, interprété par Patricia Barone.

L'émission ne peut plus être téléchargée par podcast comme c'est le cas seulement pendant quelques jours après la diffusion à l'antenne mais elle est toujours en libre écoute, en streaming, sur le site Internet de la chaîne publique. Vous pouvez donc l'écouter en cliquant sur le lien.

(1) Celui-ci, Pompeya no olvida, est traduit par mes soins dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, numéro spécial 2010 de la revue Triages, 140 pages, Tarabuste Editions, 20 € (paru en janvier 2011).

vendredi 5 octobre 2012

Présentation de BAT n° 59 à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


Mercredi 10 octobre 2012 à 19h, les poètes et essayistes Héctor Negro, Eugenio Mandrini, Hugo E. Salerno, Roberto Selles et Alejandro Szwarcman présenteront le n° 59 de la revue Buenos Aires Tango y lo demás (Buenos Aires, Tango et le reste) au premier étage de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833.

La soirée sera animée par Oscar D'Angelo.

Du côté musicale, elle réunira une palanquée de chanteurs : Ernesto Bo Martínez, Oscar D'Angelo, Cucuza Castiello accompagné par son guitariste de toujours Moscato Luna, Beatriz Villar accompagnée à la guitare par Carlos Juarez et enfin Roberto Minondi et son Cuarteto Instrumental...

Entrée libre et gratuite comme d'habitude !

mercredi 7 mars 2012

En tout talent toute bohême, Jacqueline Sigaut et Hugo Araujo font rentrée commune [à l'affiche]


Les chanteurs Jacqueline Sigaut et Hugo Araujo partageront leur rentrée musicale ce samedi 10 mars 2012 à 21h30 au café Bien Bohemio, Sánchez de Loria 745.

Entrée : 35 $

Pour cette occasion, les deux artistes ont invité Néstor Basurto, Alejandro Szwarcman et Daniel Chappet.

Pour en savoir plus sur ces artistes, musiciens, chanteurs et poètes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

jeudi 17 novembre 2011

Ma participation prochaine à Carnet Nomade sur France Culture [ici]

Le samedi 10 décembre 2011 (et non plus le 3, comme initialement prévu), France Culture diffusera un numéro de Carnet Nomade, de Colette Fellous, où j'interviendrai aux côtés d'autres personnalités dont la liste n'est pas encore totalement arrêtée. Je donnerai donc de plus amples informations d'ici quelques jours, dès que la productrice me donnera le feu vert.

Carnet Nomade est une émission de reportage culturel, constitué comme une mosaïque, par une productrice et animatrice qui est aussi écrivain, autour de l'histoire, de la littérature, de la musique, des ailleurs proches ou lointains... Actuellement, Colette Fellous s'intéresse particulièrement à l'Italie (le numéro de samedi dernier, toujours disponible en podcast au moment de la présente mise en ligne, porte sur Pompei).


L'émission bénéficie d'une double diffusion au petit matin du samedi, de 5h à 6h, et plus tard en début de soirée (de 19h30 à 20h30). Elle est audible en direct par voie hertzienne (longueur d'ondes variable sur l'ensemble du territoire français) et sur le streaming du site Internet de France Culture (Portail de Radio France), elle est téléchargeable sous forme d'un podcast en abonnement automatique pendant une semaine et elle reste disponible en écoute libre sans possibilité de téléchargement pendant de très longs mois, selon la règle qui s'applique à plusieurs émissions hebdomadaires de Radio France.

Dans ce numéro de Carnet Nomade, vous entendrez en particulier Patricia Barone, chantant Pompeya no olvida (un tango de Javier Gonzalez et Alejandro Swarcman, que j'ai traduit dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions) et Lucio Arce, dans Blues del Sur, une valse qui appartient à son tout prochain disque...

Pour en savoir plus :
Capture d'écran de la page de l'émission (cliquez dessus pour lire le texte en bonne résolution)

mercredi 16 novembre 2011

Postales del Presente à l'Espacio Cultural Carlos Gardel [à l'affiche]

Javier et Patricia Barone, sa femme et l'interprète créatrice de Pompeya no olvida (photo diffusée par les artistes)

Dans une série de concerts intitulé Ciclo de Músicos Organizados (MO), le compositeur et guitariste Javier González et le poète mais également auteur-compositeur-interprète (cantautor) Alejandro Szwarcman, qui ont signé, entre autres magnifiques tangos, Pompeya no olvida (1) qui vient de donner son nom à une place de ce quartier sud de Buenos Aires, se présenteront jeudi 17 novembre 2011, à 20h30, à l'Espacio Cultural Carlos Gardel, situé rue Olleros 3640, dans le quartier de la Chacarita.

Ce tango est l'un des très rares tangos du répertoire postpiazzollien qui soit régulièrement diffusé à la radio en Argentine.

Entrée libre et gratuite.

(1) Pompeya no olvida, de Javier González et Alejandro Szwarcman, est présenté dans le texte et une version française traduite par mes soins dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît-du-Sault. Cette letra est à la page 118, dans le chapitre consacré à Alejandro Szwarcman (pp 115-129).