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mercredi 24 juin 2009

Décès du Maestro Emilio de la Peña [Actu]

C'est avec une très grande tristesse que la poétesse Marta Pizzo vient d'annoncer la nouvelle de la mort du Maestro Emilio de la Peña, un pianiste et compositeur très discret, qui avait consacré une grande partie de sa longue vie à l'enseignement.

Emilio de la Peña avait ces derniers temps donné plusieurs concerts dont Barrio de Tango s'était fait l'écho.

Il est décédé hier, mardi 23 juin.
Dans un livre qui sortira d'ici quelques mois, j'ai moi-même traduit un tango qu'il avait composé en hommage à Osvaldo Pugliese, sur un texte de Norberto Rizzi.

A l'heure où l'Argentine et l'Uruguay commémore une autre mort, d'un Maestro qui s'en est allé beaucoup plus jeune, à peine 45 ans, il était naturel que Barrio de Tango s'unisse à la peine de nombreux des artistes qui lui transmettent les informations dont il regorge...

vendredi 22 mai 2009

Emilio de la Peña au Teatro General San Martín ce soir et demain [à l'affiche]

L'affiche dit tout... ou presque.
Elle oublie seulement de préciser que le concert est gratuit.
Merci à Marta Pizzo d'avoir relayé cette information jusqu'en Europe.


Pour aller plus loin :
Cliquez sur le nom de l'artiste dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, pour accéder à l'ensemble des articles qui lui sont consacrés dans Barrio de Tango.
La avenida Corrientes est l'axe culturel central de la ville de Buenos Aires : cliquez sur ce mot-clé dans le bloc Pour chercher pour connaître la multitude de propositions des salles, cafés et théâtres de cette artère emblématique de la capitale argentine.

mardi 21 avril 2009

Concert du Maestro Emilio de la Peña samedi prochain [à l’affiche]

Le Maestro Emilio de la Peña, octogénaire, est un artiste qui s’est toujours voulu rare sur scène. Il ne se produit que très rarement, il a sorti quelques disques, il joue du piano, compose et enseigne. Il a un petit site Internet, qui fait gentiment et sans se fouler le minimum syndical (1). Bref, c’est un artiste qui ne recherche pas les sunlinghts...

L’année dernière, malgré toute cette discrétion, le Maestro Emilio de la Peña a néanmoins reçu un prix de la Sadaic en remportant le concours Para una Argentina que canta (pour une Argentine qui chante), un concours ouvert à tous les genres de la chanson. Le prix pour le tango est revenu à un morceau (un tema) qu’il a composé et qu’a écrit la poète Marta Pizzo, Cada espera es un adiós (chaque attente est un adieu).
Pour les besoins du concours, ce tango a été enregistré par le chanteur Juan Carlos Varela.



Emilio de la Peña jouera donc au Bar La Forja, rue Bacacay 2414, dans le quartier de Flores, samedi prochain à 23h45, avec son petit monde autour de lui, quelques fidèles avec lesquels il aime travailler : la chanteuse Lola Barrios Expósito (à découvrir sur sa page Myspace), le chanteur Juan Carlos Varela et un bassiste, Matías González.

Et même la publicité du concert est au régime minceur.

(1) Faire ou assurer le minimum syndical (francés popular) : hacer lo mínimo indispensable.
Sans se fouler (argot francés) : sin cansarse.
Faire gentiment quelque chose : hacer las cosas bien pero sin ruido, sin aprovecharlas para lucirse.

lundi 9 mars 2009

Cumbre Mundial del Tango - du 7 au 10 mars [à l’affiche]


Dans mon premier article, publié jeudi dernier, 5 mars 2009, je vous avais décrit par le menu les réjouissances des deux premiers jours.

Voici maintenant un échantillon de quelques temps forts de ce week-end et jusqu’à demain soir dans les catégories déjà décrites dans mon précédent article (il s’agit plus de vous donner une idée que d’établir une hiérarchie dans un programme débordant où il n’y a pas moyen d’en établir une) :

Le 7 : Encuentro de poetas, avec Miguel Jubany, Eugenio Mandrini et Héctor Negro (ce dernier était inscrit sous réserve au moment du bouclage du programme). Eugenio Mandrini et Héctor Negro sont deux poètes de Buenos Aires et ils animent ensemble la revue Buenos Aires el Tango y lo Demas, dont je vous ai parlé à l’occasion de sa dernière présentation dans la bodega du Gran Café Tortoni en décembre dernier.

Le concert de Tango en las Nubes (à l’heure du déjeuner, dans un confitería panoramique perchée sur le sommet Cerro Otto -avec accès par téléphérique) : la chanteuse auteur-compositrice et pianiste Claudia Levy (de Buenos Aires) et le duo Tango Nomade (représentant Brême et Genève)
Voir les articles sur Claudia Levy et le site de l’artiste dans les liens externes, en rubrique Grillons, zorzales et autres cigales. Pour Tango Nomade, se reporter au premier article sur la Cumbre.

Au cinéma Arrayanes, à 23h, il y a eu un concert avec, entre autres, Carlos Andreoli (voir les articles de Barrio de tango sur cet auteur-compositeur interprète en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Hier dimanche, le 8 mars : re-Claudia Levy au ciné Arrayanes à 21h avec, dans le même spectacle et parmi beaucoup d’autres, l’autre chanteuse portègne qu’est Marisa Vázquez (cliquez sur son nom en haut, sous le titre, pour lire les autres articles la concernant).

Un peu plus tôt dans la soirée (en fin d’après-midi pour un Portègne), à 19h, au Camping Musical, s’était produit le pianiste et compositeur Emilio de la Peña, un grand monsieur, qui n’est plus tout jeune et qui est toujours resté un artiste rare (peu de concerts, peu de disques mais beaucoup d’élèves et partant beaucoup d’admirateurs). Emilio de la Peña est interviewé aujourd’hui par le quotidien Página/12, sous le titre El maestro occulto (le maître caché).

De 23h30 à 4h du matin, une milonga à la Discoteca By Pass, toujours sous la houlette de Omar Viola, le DJ de Salón Caning, célèbre milonga de Buenos Aires, qui a déjà tenu les 2 milongas précédentes, vendredi et samedi. Mais aussi, une autre milonga, à la discothèque Roxvury, de minuit à 5 heures du matin, et celle-là, elle est confiée à Milonga Queer (une milonga homosexuelle de Buenos Aires) avec son DJ, Tango Negro, et diverses démonstrations tout au long de la nuit.

Aujourd’hui lundi 9 mars, un tout petit programme après les excès du week-end... Un seul concert au ciné Arrayanes, celui de 21h, avec 6 artistes ou couples d’artistes.

Plus la milonga quotidienne à la Discoteca By Pass, sous la houlette du DJ Horacio Godoy, de La Viruta (à Buenos Aires).

Demain mardi : programme réduit également (le programme de semaine, quoi !) mais avec deux personnes que j’ai particulièrement plaisir à présenter :

Marcela Bublik, poète, compositrice et chanteuse, qui se produira au Ciné Arrayanes à 21h, en représentation de la capitale argentine, voir affiche jointe.

Les autres articles sur Marcela sont accessibles en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search. Vous pouvez aussi accéder à son site, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la Colonne de droite. Enfin, Marcela, qui prépare en ce moment un nouveau disque, s’est récemment installée sur My Space (voir mon article d’il y a quelques semaines à ce sujet).

Et, au même horaire à la même adresse, un autre (1) lecteur de Barrio de Tango, que je tenais à saluer personnellement, sachant tout le trac qu’il a accumulé depuis plusieurs semaines. C’est un musicien et un peintre, il manie très bien le français et il vit en Equateur (Amérique centrale) et habite à Guayaquil : Eloy Velazquez se présente sur scène avec un petit groupe baptisé, en français dans le texte, Le Tango... Vous pouvez d’ailleurs le vérifier sur le blog d’Eloy.

(1) Je dis "autre" parce qu’il arrive à Marcela Bublik de passer de temps en temps sur ce blog pour voir ce qui se passe à Buenos Aires mais en français !