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jeudi 16 décembre 2021

FETEM, un festival de tango en banlieue sud [à l’affiche]

L'ensemble du programme pour les trois jours
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C’est un petit festival sans prétention mais avec un fort engagement social et politique qui commence ce soir, jeudi 16 décembre 2021, à 21 h, à Lanús, dans la banlieue sud de Buenos Aires : le Festival de Tango en Movimiento, ou FETEM.

Dans une salle unique, El Cultural, située rue 9 de Julio, au numéro 1558, la manifestation propose jusqu’à samedi soir inclus, un panorama du tango contemporain, underground et militant avec des formations déjà bien installées, comme Quinteto Negro La Boca, Astillero ou Quiero 24, et d’autres nettement moins connues.

Quelques rares artistes solistes confirmés sont aussi attendus. C’est le cas de Juan Seren.

Le programme de ce soir
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Il s’agit de la deuxième édition de ce festival, dont la première se tint en 2019, juste avant la pandémie, à Temperley, autre cité de banlieue.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mardi 11 juillet 2017

Festival très bando pour danser à Boedo [à l'affiche]


Le Festival de Tango de Boedo se tiendra cette année le samedi 15 juillet 2017, toute la nuit à partir de 20h, avec une forte dominante, au moins graphique, de bandonéon. Et pour le reste, ça gambille !

Cours de danse par Betsabé Flores, ancienne championne mondiale de Tango (concours de 2009), à 20h, puis concert à 22h30 avec le groupe Quiero 24 et enfin une milonga à 23h.

Le tout au chapeau (a la gorra), avec participation à bon vouloir de chacun.

samedi 9 avril 2016

Tango underground dans La Nación et à la Milonga du Niceto [à l'affiche]



Ce soir, samedi 9 avril 2016, à 21h, deux groupes représentatifs du tango alternatif et indépendant de Buenos Aires se produiront à la Milonga del Niceto, Humbolt 1358, à Palermo : Quiero 24 (entendez "J'aime le tango", en langage codé) et Conjunto Falopa (entendez "Ensemble Came"), qui font un tango contemporain, fidèle reflet des préoccupations sociales et politiques qui traversent la société argentine engagée. Un tango délibérément urbain, à tendance punk et rock tout ensemble, pour mieux dire la colère et la soif de vivre des banlieues défavorisées... bref, ça déménage !

Entrée : 80 $ ARG (pour une réservation à l'avance)
Et deux places pour le prix d'une par le Club La Nación.

Et pour une fois, ce n'est donc pas Página/12 qui en fait un article mais La Nación, qui offre une place gratuite aux membres du club des lecteurs.

La Milonga du Niceto est l'autre salle dont dispose le Niceto Club (situé rue Niceto, comme son nom l'indique), sa face B, comme il l'appelle lui-même en allusion aux anciens disques vinyle, lui qui accueillait il y a quelques jours un Festival Cucuza dont je vous ai parlé en son temps.

Pour aller plus loin :

jeudi 3 décembre 2015

Scène partagée demain au CAFF [à l'affiche]


Demain, jeudi 4 décembre 2015, au CAFF, la salle que la Orquesta Típica Fernandez Fierro gère dans le quartier de l'Abasto (Sánchez de Bustamante 764), deux formations tangueras de la nouvelle vague se partageront la scène à 21h : la Orquesta Típica La Vidú, dont je vous ai déjà souvent parlé ici, et Quiero 24 (entendez "j'aime le tango", surnommé el 2 por 4, pour son rythme originel qui ne le représente plus du tout). Quiero 24 ne compte encore que peu d'articles dans Barrio de Tango : il était temps de remédier à cette injustice.

Je vous renvoie donc à visiter le site Internet de ce quintette pour découvrir l'univers et la musique de ces artistes. Leur formation a dix ans cette année, ce qui n'est pas si mal, et sur leur site, vous trouverez des vidéos, des partitions, des textes de chanson et quelques extraits d'une émission culte de l'après-midi en semaine sur TV Pública (Vivo en Argentina) où ils ont fait des apparitions... Ils vous offrent même des fonds d'écran pour le bureau de votre ordinateur. Ils font un tango socialement engagé où ils dénoncent les maux dont souffre le pays avec humour et vigueur. Ils ont aussi une page Facebook.

Le week-end tanguero s'annonce nourri à Buenos Aires.

vendredi 4 mai 2012

ETvaB, le retour III [à l'affiche]


Ce soir, vendredi 4 mai 2012, le chanteur Cucuza et le guitariste Moscato, éternels duettistes du présent renouveau tanguero (appelé aussi movida tanguera), reviennent jouer et chanter dans leurs pénates du Bar El Faro, qui a été tout spécialement réaménagé pour que les mauvais coucheurs des environs arrêtent de se plaindre bêtement de ce retour du tango dans le quartier que les deux artistes se donnent un mal fou à mettre en oeuvre.

Ce sont ces plaintes qui avaient offert au Gouvernement de la Ville de Buenos Aires l'occasion d'interdire au Faro d'organiser des concerts il y a deux ans, juste après avoir inscrit ce sympathique établissement sans prétention sur la liste des Bares Notables (bars classés), dont l'une des missions est précisément de faire vivre la culture populaire de la capitale argentine et notamment la musique. Passons sur cette peu glorieuse péripétie d'une gestion municipale qui fait encore et toujours perdre leur latin à tous les acteurs des secteurs non-marchands (culture, éducation et santé)...

Ainsi donc rendez-vous ce soir, au restaurant, pour une pizza ou des empanadas, avec un verre de vin pour commencer, et un récital qui promet (et qui commencera vers 21h30-22h, arrivez donc avant) et qui prendra fin vers minuit.

Droit au spectacle : 30$ (ça augmente tous les ans).
Adresse (pour mémoire, mes lecteurs assidus la connaissent par coeur) : angle (esquina) des avenues La Pampa et Constituyentes, aux limites des quartiers de Villa Urquiza, Villa Pueyrredón et Villa Chas, ce far-west de Buenos Aires que Cucuza surnomme "Villa Urquichasdón" (faut bien connaître la ville pour entraver le speech)

Ceux qui découvrent Barrio de Tango peuvent en apprendre plus sur ces artistes en allant les lire les autres articles déjà publiés sur eux dans ce blog. Pour cela, il suffit de cliquer sur leur nom ou sur le sigle de leur spectacle (ETvaB pour El Tango vuelve al Barrio) dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, qui chapeaute toutes les entrées dans cette colonne centrale.

samedi 8 octobre 2011

Une nouvelle initiative conjointe de la UOT et de Fractura Expuesta [à l'affiche]

L'affiche très "bucolique" diffusée par l'organisateur, Ildelfonso Pereyra...

Aujourd'hui, samedi 8 octobre 2011 à 22h, commence une série de concerts de tango alternatif au Centro Cultura El Surco, Avenida Boedo 830 : el ciclo Tangos Bizarros 2011, avec une animation à la charge de l'équipe de Fractura Expuesta (l'émission qui passe tous les jeudis soir sur les ondes de La Voz de las Madres) et une retransmission en direct sur les ondes de FM Boedo (88,3 en modulation de fréquence sur place).

Ce soir, Dema (avec son spectacle Tangos de bolsillo, Tangos de poche) et Los Hermanos Butaca, avec leurs appuie-tête automobiles en guise de couvre-chef (ils sont fous, ces tangueros).

L'optique est délibérément anti-tango-for-export (anti-postaleros : anti-carte postale), comme le dit le slogan sur l'affiche...

Entrée : 20 $.

Les samedis à venir :
le 15 : Quiero 24,
le 29 : Lucio Arce et Juan Penas
et le 5 novembre : le groupe Yira


Cette série de concerts est une nouvelle initiative de l'UOT (Unión de Orquestas Típicas) dans son quartier de prédilection qu'est Boedo. L'UOT est aussi l'un des organisateurs du Festival de Tango Indépendant du mois de mars, du Festival de Tango de Almagro en octobre, de la Semaine de Boedo et autres manifestations culturelles qui compensent le peu d'investissement public du Gouvernement portègne dans ce secteur d'activités.

On peut écouter les concerts en direct sur le site Internet de FM Boedo, en tenant compte de l'éventuel décalage horaire si vous vous trouverez hors de l'Argentine. Avec l'Europe atlantique et ce jusqu'au passage à l'heure d'hiver le dernier week-end d'octobre, Buenos Aires a 5 heures de décalage (en retard sur l'Europe). A partir du passage à l'heure d'hiver, il n'y aura plus que 4 heures de différence.

Vous pouvez aussi consulter le site de l'UOT qui se trouve parmi les liens permanents dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie basse de la Colonne de droite, celle réservée aux liens externes.

mardi 10 mai 2011

La Vidú invitée du Quinteto Negro La Boca dans la série des concerts de tango pollué sur la rive nord du Riachuelo [à l'affiche]

Affiche diffusée par les artistes

La orquesta típica La Vidú partagera la scène du Malevaje Arte Club ce vendredi 13 mai 2011 à 21h30, invitée qu'elle est par les organisateurs de cette série de concerts intitulée par dérision Tangos contaminados (à cause de la proximité de ce cours d'eau ultra-pollué qu'est le Riachuelo qui ceinture le sud de la capitale argentine), le Quinteto Negro La Boca. L'ensemble Quiero 24 fera aussi partie de la fête.

Entrée : 10 $ par personne ($ est le symbole du peso, argentin ou uruguayen indifféremment, à ne pas confondre avec le dollar nord-américain).

Faites bon usage de l'info. Allez-y si vous êtes à Buenos Aires ce week-end.

lundi 15 novembre 2010

Premier festival de Tango de La Boca du 18 au 21 novembre prochain (2) [à l'affiche]

Suite de la liste des artistes participants à cette première édition du Festival de Tango de La Boca (voir l'autre article de ce jour à ce sujet) :

Affiche officielle de la manifestation

Le samedi 20 novembre, à 14h, il sera rendu hommage au grand compositeur et bandonéoniste qui a habité La Boca, le Maestro Pedro Laurenz et au compositeur local (il est né et s'est identifié au quartier), le Maestro Juan de Dios Filiberto, dont vous connaissez au moins un tango : je veux parler du très célèbre Caminito (1). Cet hommage sera rendu à deux endroits différents : sur Garibaldi, cuadra entre Olavaría et Lamadrid dans la maison de Pedro Laurenz ; sur Magallanes entre Irala et Hernandarias, dans la maison de Juan de Dios Filiberto.

A 18h, l'historien Osvaldo Bayer et Javier Campo donneront une conférence sur "L'anarchisme et le tango" (Dieu sait qu'ils ont et font toujours bon ménage), au Malevaje Arte Club, Garibaldi 1670.

Le soir à 20h, plsuieurs artistes se succèderont au Malevaje Arte Club : la chanteuse María Volonté, le Gabriela Elena Trío, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et la pianiste et compositrice Carla Pugliese qui s'est installée dans le quartier comme elle l'a raconté au Monde il y a peu (voir mon article du 15 octobre 2010).

Le lendemain, Gabriela Elena, chanteuse, compositrice et parolière, donnera une conférence sur son père, Quique Elena et ses ascendents génois installés dans le quartier de La Boca, comme de très nombreux Italiens qui furent longtemps plus nombreux dans la zone que tous les autres immigrés entre 1880 et 1920 au moins.

A 17h, ce sera la grande clôture du festival avec les artistes et groupes : Polentaitúm, La Santa Milonga, Guitarra Negra, Lucrecia Merico, La Cuerda Trío, Quiero 24, le Quinteto Negro La Boca. Ce sera sur l'explanade du célèbre pont transbordeur de la Boca (là, aussi, un pont que l'on voit sur toutes les cartes postales du quartier, celui qui apparaît sur l'affiche du festival).

Les vendredi 19 et samedi 20 novembre à 18h, une pratique de danse est ouverte pour les danseurs de tous niveaux, Estudio Borquéz, Pinzón 447. Ce sera la seule manifestation payante mais les organisateurs promettent que le prix sera tout à fait modéré.

Par ailleurs, des expositions d'art plastiques sont organisés dans plusieurs lieux participants...

Entrée libre et gratuite à toutes les activités (sauf pratiques des 19 et 20 novembre à 18h).

Alors allez-y ! Profitez-en...

(1) Caminito : à lire dans le texte et avec ma traduction en français dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru aux Editions du Jasmin, en mai 2010 (Clichy, France). C'est à la page 89. Attention : Caminito, le tango, ne parle pas de Caminito, la petite rue hyper-touristique de La Boca, qu'on connaît dans toutes les cartes postales de Buenos Aires. C'est le peintre boquense Benito Quinquela Martín lorsqu'il a tenté de faire de cette ruelle un centre culturel populaire à l'air libre dans les années 1950 qui lui a donné pour nom le titre du tango de son ami et voisin Filiberto, le pianiste anarchiste tout comme lui.