Affichage des articles dont le libellé est Suarez Paz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Suarez Paz. Afficher tous les articles

mardi 18 février 2014

Festival de Tango de Zárate les 1er et 2 mars prochain [à l'affiche]


La ville de Zárate, située sur le fleuve Paraná, tout au nord de la Province de Buenos Aires, a vu naître ou au moins grandir les frères Expósito, le poète Homero et le compositeur Virgilio, ainsi que Armando Pontier, compositeur et chef d'orchestre auquel les deux frères furent liés à travers l'orchestre de Miguel Caló, dans les années 1940.

La municipalité de Zárate organise cette année pour la cinquième fois le Festival Provincial de Tango les 1er et 2 mars 2014 à l'Amphithéâtre Homero Expósito, entrée libre et gratuite.

Les artistes invités sont nombreux : Juan Darthés, Ariel Ardit, Amores Tangos, China Cruel, Noelia Moncada, Hernán Genovese, Esteban Riera, el Nego Falótico, le Cuarteto Suárez Paz et beaucoup d'autres... Deux belles soirées de musique en perspective.

Pour en savoir plus :
et consulter l'affiche

mardi 28 janvier 2014

Père et fille à Clásica y Moderna vendredi soir [à l'affiche]


Vendredi 31 janvier 2014, à 21h, Fernando Suárez Paz et sa fille, Ce, se retrouveront pour partager la scène de Clásica y Moderna, le café-librairie de Callo 892, dans le sud de Recoleta.
Le violoniste et la chanteuse rendront hommage à Astor Piazzolla, avec un répertoire qui annoncera aussi leur prochain disque, intitulé Renaceré (célèbre morceau signé Piazzolla-Ferrer).

Verano Porteño, de Piazzolla (ça, c'est pour la saison, c'est l'été à Buenos Aires)
interprété par le quintette de Fernando Suárez Paz

Pour ce concert d'un soir, père et fille seront accompagné par Nicolás Guerschberg au piano (un des plus renommés pianistes argentins, qui se partage entre le tango et le jazz), Alejandro Guerschberg au bandonéon et Federico A. Rosso à la guitare.

Il est conseillé de réserver au téléphone (4813 6977) ou par mail (resto@clasicaymoderna.com).

samedi 3 avril 2010

Une nouvelle version de María de Buenos Aires chez Acqua Records [Disques & Livres]

Jacquette du disque

A chaque fois, c'est bien sûr un événement : María de Buenos Aires est un opéra-tango, qui demande de nombreux interprètes, c'est une oeuvre longue et c'est une oeuvre pour le moins complexe tant pour la musique, de Astor Piazzolla, que pour le livret, de Horacio Ferrer. Cette fois-ci, c'est un musicien argentin de 39 ans, installé à Bâle en Suisse, qui tente l'aventure de donner sa propre version de ce morceau de bravoure.

Marcelo Nisinman, qui est bandonéoniste et compositeur, formé au tango et à la musique classique contemporaine, a assuré tous les arrangements et la direction musicale de ce double album, sorti fin février 2010, qu'il lance en ce moment à Buenos Aires et qui est disponible depuis plusieurs semaines sur la boutique en ligne de Zivals (voir dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite).

Aux côtés de Marcelo Nisinman, les interprètes sont plus que prestigieux :
Cristian Zárate (piano), Fernando Suárez Paz (premier violon), Miguel Angel Bertero (second violon), Ricardo Lew (guitare électrique) et Roberto Tormo (contrebasse).
Le rôle de María est interprété par Alicia Vignola et Raúl Lavié tient le rôle du cantor.
Quant au rôle du Duende et du récitant, crée par Horacio Ferrer lui-même et repris encore par lui en 2008, ils sont tenus par Jorge Waisburd (13 décembre 1949-11 novembre 2007) et l'acteur Pedro Domingo Pelusa Suero.
Jorge Waisburd était un chanteur et un animateur radiophonique qui a tenu de nombreuses émissions de radio. Il fut entre autres le fondateur de l'actuelle radio La 2 x 4, la radio publique de Buenos Aires, consacrée entièrement au tango.

Coup sur coup, Crítica de la Argentina et Página/12 publient un papier sur l'événement, le premier le 29 mars et le second aujourd'hui même.

Verbatim :

“La reversión fue una iniciativa absolutamente mía –cuenta el músico, mientras por la ventana se ve esa ciudad que Ferrer imaginó mujer decolorarse por una lluvia fuertísima–. Yo ya había hecho nuevas versiones de otras cosas de Ástor, pero ésta tenía una gran carga emotiva. El tema es Buenos Aires, y yo empecé a sentir que eso era lo que más me empujaba. Pero es una obra larga, que me llevó cuatro años grabar, así que tuve que hacer un esfuerzo mental extra para hacerlo”
Crítica de la Argentina

Faire cette nouvelle version a été une initiative qui n'appartient qu'à moi, raconte le musicien, alors qu'on voit par la fenêtre cette ville que Ferrer a imaginer comme une femme perdant ses couleurs par une terrible pluie. J'avais déjà fait de nouvelles versions d'autres choses de Astor, mais celle-ci avait une grande charge émotionnelle. Le thème, c'est Buenos Aires et j'ai commencé à sentir que c'est cela qui me poussait le plus. Mais c'est une oeuvre longue, qui m'a pris quatre ans à enregistrer. Alors j'ai dû faire un super effort mental pour y arriver.
(traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Cómo te enfrentaste al original?–Yo me la sabía de memoria, así que traté de darle una vuelta nueva, mirarla con un prisma personal. Pero que una cosa no quitara la otra: que estuviera el original pero también esta versión, que es mía. La época en que se grabó María... estuvo marcada por los ideales, algo que ellos (Piazzolla y Ferrer) vivieron de manera muy personal. Sabemos que hoy, a la distancia, muchos de los ideales de esa época cambiaron, ¿no?, entonces ahí es donde yo me puedo distanciar y verla –sin pecar de arrogante– con otra visión.
Crítica de la Argentina

Comment t'es-tu affronté à l'original ?
Je la savais par coeur, donc j'ai essayé de lui donner une tournure nouvelle, de la regarder avec un prisme personnel. Mais il fallait qu'une chose ne dévore pas l'autre : que l'original y soit mais aussi cette version-là qui est la mienne. L'époque où on a enregistré
María (1) a été marquée par les idéaux, un truc qu'eux (Piazzolla et Ferrer) ont vécu d'une manière très personnelle. Nous savosn qu'aujourd'hui, avec la distance, beaucoup de ces idéaux de l'époque ont changé, n'est-ce pas ? Alors, c'est là que moi je peux me différencier et la regarder, sans pécher par arrogance, avec une autre vision.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Yo vivo en Suiza y a veces veo que, en Europa, en lo primero que se piensa cuando se dice ‘tango’ es en el baile. El tango es mucho más que eso. Escuchá la orquesta de (Carlos) Di Sarli y analizalo desde el punto de vista de la interpretación: tiene una especie de simpleza compleja, está todo muy expuesto, como si fuese la música de Mozart”
Crítica de la Argentina

Moi, je vis en Suisse et des fois, je vois qu'en Europe, la première chose à quoi on pense quand on dit le mot tango, c'est à la danse. Le tango est beaucoup plus que ça. Ecoute l'orquestre de Carlos Di Sarli et analyse-le du point de vue de l'interprétation : il a une espèce de simplicité complexe, tout est très exposé, comme si c'était de la musique de Mozart.
(traduction Denise Anne Clavilier)

“Escribí y realicé esta nueva versión de María con la sensación de transitar esa fina línea que separa al infierno del paraíso”, dice Nisinman en las notas introductorias del CD. “Es que es un material radiactivo”, explica en la entrevista. “Una vez que empecé a trabajar caí en la cuenta de que se trata de una obra muy simbólica, y en un momento sentí que me estaba metiendo con algo que tenía mucho peso. Me pregunté si realmente quería seguir adelante.”
Página/12

J'ai écrit et réalisé cette nouvelle version de María en ayant la sensation de passer cette ligne fine qui sépare l'enfer du paradis, dit Nisinman dans l'introduction du CD. C'est qu'il s'agit d'une matière radioactive, explique-t-il pendant l'interview. Une fois que j'ai commencé à travailler, je me suis rendu compte de ce qu'il s'agissait d'une oeuvre très symbolique et en un instant, j'ai compris que j'étais en train d'enfiler dans un truc qui pesait très lourd. Je me suis demandé si vraiment je voulais continuer.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Y por qué se respondió afirmativamente?
–Bueno, yo siempre trabajé metiéndome en cosas un poco complejas, y ésta no iba a ser la excepción. Cuando fuimos a grabar –la mayor parte de la grabación se hizo en un día, con todos juntos en el estudio– volví a sentir el peso de la importancia de la obra: todos los que participaban estaban muy cargados de energía. La cultura porteña funciona un poco de esa manera inconsciente: los símbolos, los valores están, pero no se especifican hasta que no nos enfrentamos con ellos.
Página/12

Pourquoi avez-vous répondu par l'affirmative ?
Bon, moi, j'ai toujours travaillé en me fourrant dans des trucs un peu compliqués et celui-là n'allait pas faire exception. Quand on s'est mis à enregistrer, la plus grosse partie de l'enregistrement s'est faite en un jour, tous ensemble dans le studio, j'ai compris à nouveau l'importance de l'oeuvre : tous ceux qui participaient étaient très chargés en énergie. La culture portègne fonctionne un peu de cette manière inconsciente-là : les symboles, les valeurs sont là, mais ils ne se singularisent pas tant que nous ne nous affrontons pas à eux
.
(Traducion Denise Anne Clavilier)

–¿Le preocupaba el peso de la figura de Piazzolla como un “intocable”?
–Yo no me enrolo dentro del grupo de los fanáticos de Piazzolla, que se quejaban de los conservadores y pasaron a ocupar ese rol con el tiempo, en defensa de la obra de Piazzolla. A Astor lo admiro, pero hubiese sido tonto hacer una nueva versión de una obra suya para imitarlo. Yo quise darle un giro nuevo a María..., y al mismo tiempo guardar su esencia, ése fue mi desafío. Sí estaba, claro, el peso que tuvo la obra para Piazzolla: él consideraba que María... era una de sus obras cumbres.
Página/12

- Cela vous préoccupait le poids de la figure de Piazzolla comme un intouchable ? (2)
- Je n'ai pas pris ma carte dans le groupe des fanatiques de Piazzolla, qui se plaignaient des conservateurs et qui ont fini par occuper ce rôle avec le temps, pour défendre l'oeuvre de Piazzolla. Astor, je l'admire mais il aurait été idiot de faire une nouvelle version d'une oeuvre à lui pour l'imiter. J'ai voulu donner un nouveau tour à María... Et en même temps, garder l'essentiel. C'est ça qui a été le défi que je me suis lancé. Bien sûr, il y avait le poids qu'a eu l'oeuvre pour Piazzolla : lui considérait que María, c'était un de ses chefs d'oeuvre.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Y cómo se planteó ese desafío?
–Mi versión intenta mostrar que si la música de Piazzolla es tango –algo que a esta altura no merece ni discutirse–, siguiendo una vieja tradición en el mundo de la música y del tango, se puede arreglar de nuevo.
Página/12

- Et comment s'est présenté ce défi ?
- Ma version essaye de montrer que la musique de Piazzolla, c'est du tango -un truc qui à cette altitude-là, qui ne se discute même pas
(3)- suivant une vieille tradition dans le monde du tango et de la musique, on peut en faire de nouveaux arrangements.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour lire ces articles en espagnol, vous pouvez vous faire aider par Reverso, le logiciel de traduction en ligne dont vous trouverez le lien dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la partie basse de la Colonne de droite.
Pour en savoir plus sur María de Buenos Aires et lire les articles que j'ai consacrés dans ce blog notamment au 40ème anniversaire de sa création en 2008, cliquez sur le mot-clé Maria de BsAs dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Les mots-clés de ce bloc vous permettent d'accéder à des séries d'articles en fonction du thème qui vous intéresse.
D'autres thèmes sont accessibles à travers les raccourcis distribués dans les différentes rubriques de la partie haute de la Colonne de droite.

Pour visiter le site de Marcelo Nisinman, cliquez sur le lien
Pour visiter la page Myspace posthume de Jorge Waisburd, cliquez sur le lien.
Pour visiter le site de Fernando Suárez Paz, qui fut premier violon de Astor Piazzolla, cliquez sur le lien.
Pour visiter la page Myspace de Alicia Vignola, cliquez sur le lien.

(1) 1968
(2) On peut comprendre intocable de deux manières : intouchable ou injouable. Les deux sont valables ici.
(3) Allusion à la querelle persistante qu'on fait à Piazzolla depuis 1955 et qui consiste à contester la qualité de tango à sa musique. Vieille querelle des anciens et des modernes qui explique en partie pourquoi le tango a traversé une telle crise dans les années 60 et 70. Parce que de nombreux tangueros ne voulaient pas laisser le monde moderne exister dans cette musique. Piazzolla lui-même avait fini par abandonner le vocable tango et parlait pour sa propre musique de musique urbaine populaire de Buenos Aires.

vendredi 12 décembre 2008

Fernando Suárez Paz au Gran Rex pour el Día Nacional del Tango [à l’affiche]


A l’occasion de la Fête Nationale du Tango, le cinéma Gran Rex, situé tout près de l’Obélisque, sur la Avenida Corrientes, a organisé un nouveau concert de la série El Café de los Maestros, rassemblant quelques uns des grands maîtres et vieux tangueros que présente l’homonyme documentaire de Gustavo Santaolalla (cf. article dans Barrio de Tango du 30 juillet 2008). Et entre autres maîtres sur scène, hier, au Gran Rex, il y avait le plus jeune des artistes du film (un cadet né en 1941, à l’heure où les autres étaient déjà au sommet de leur gloire !), le violoniste Fernando Suárez Paz, qui travailla de longues années dans l’orchestre de Osvaldo Pugliese et puis dans le Quinteto de Astor Piazzolla et qui se consacre désormais à faire connaître l’oeuvre de ce dernier et à défendre l’héritage musical reçu de lui, le plus connu mondialement de tous les compositeurs de tango, donc le plus joué (surtout une vingtaine de morceaux, toujours les mêmes) et par conséquent pas toujours le mieux compris ni le mieux servi...
Clarín profite de l’occasion pour interviewer le violoniste et lui faire raconter quelques petites anecdotes festives sur Astor Piazzolla, dont Suárez Paz n’a pas eu l’occasion de parler dans le film de Santaolalla, un musicien argentin -mais de rock- qui voulait surtout, à travers ce documentaire et ce double CD, rendre hommage au tango des années 40. Or quand Piazzolla est apparu comme compositeur et chef d’orchestre dans l’univers du tango à la fin des années 40, il a surtout suscité de l’hostilité, par sa personnalité (pas vraiment diplomate, comme garçon !) et par son style musical, trop novateur, trop iconoclaste et indansable. Il fallait être Horacio Ferrer pour comprendre en 1947 qu’il était le génie que la suite reconnut ! Fernando Suárez Paz lui-même ne rejoignit Piazzolla qu’en 1978 et à la demande du compositeur pour tenir la partie du violon, dont Piazzolla disait qu’elle était la vedette de son quintette, lui-même tenant la partie du bandonéon. Et Fernando Suárez Paz resta avec Astor Piazzolla jusqu’à la mort de celui-ci, le 4 juillet 1992, à l’âge de 71 ans.

Le 15 août, alors qu’après l’inauguration de la plaque des 150 ans sur la façade du Tortoni, au rez-de-chaussée, j’attendais dans l’entrée de la Academia Nacional del Tango que le Maestro Horacio Ferrer aient la disponibilité pour me recevoir, j’ai eu la bonne fortune (entre autres fortunes de ce jour-là !), avec une petite poignée d’autres chanceux, d’assister à l’une des dernières répétitions de la réplique de l’orchestre de Piazzolla de Paris en 1955.

Pour le 10ème Festival de Tango de Buenos Aires, le directeur du Festival, le Maestro Gustavo Mozzi, avait eu l’idée de constituer quelques uns des orchestres qui avaient marqué l’histoire du genre et de présenter leur style, dans la veine d’inspiration qui a donné naissance en 2000 à la Orquesta Escuela de Tango dite aujourd’hui Emilio Balcarce. Et l’orchestre parisien de Piazzolla de 1955 est l’un de ceux-là.

En 1955, Astor Piazzolla était installé à la Cité Internationale des Arts grâce à une bourse d’étude pour la musique classique (il étudiait le quatuor à cordes). A toutes fins utiles, il avait emporté avec lui son bandonéon, qu'il ne touchait plus depuis 5 ans. C'était au cas où il aurait fallu, pour une raison ou une autre, pallier des difficultés matérielles (il aurait joué dans un café ou quelque chose dans ce genre). Et il décida de prendre des cours de composition supplémentaires auprès de Nadia Boulanger, très grande dame de la musique classique et de la composition au 20ème siècle. Malgré les mensonges de Piazzolla, elle repéra très vite qu’il ne venait pas de l’univers classique et réussit, un jour, à lui faire avouer un passé de tanguero dont à l’époque il avait honte. Sur le champs, elle l’obligea à lui jouer au piano un tango de sa composition. Il s’exécuta à reculons. Il joua Triunfal (cliquez ici pour l’entendre dans l’interprétation qu’en donne le Quinteto Suárez Paz dans le CD Por Amor a Astor).

Après le dernier accord, à cet élève qui s’acharnait à composer de la musique classique qu’elle trouvait bien léchée mais sans véritable cachet personnel, elle déclara : "Mais vous ne comprenez donc rien ! Le vrai Piazzolla, il est là !" Et c’est ainsi que, quelques mois plus tard, Piazzolla se retrouvait à la tête d’une formation composée de musiciens de l'orchestre de l’Opéra de Paris (des musiciens de formation classique, comme Fernando Suárez Paz) pour enregistrer un 33 tours de 16 tangos, dont 14 de lui, composés à Paris même juste après l’oracle de Nadia Boulanger. Parmi ces 14 tangos, Nonino, dédié à son père, qui avait toujours rêvé de faire de son fils unique le successeur de Pedro Maffia et de Pedro Laurenz (ici dans un enregistrement de 1961 par le Quinteto Astor Piazzolla).

Dans la réplique 2008 de cet orchestre mythique, Fernando Suárez Paz (en bleu sur la photo ci-jointe) jouait en ce jour d’ouverture du Festival dans "la fila de los violines" (dans le rang des violons), lui, l’autorité morale et discrète parmi des musiciens plus jeunes que lui. Tous ces instrumentistes, dont un seul bandonéoniste bien sûr (de dos au centre de la photo), des violonistes, des altistes, des violoncellistes, un contrebassiste (près de la fenêtre), un pianiste...., s’entassaient tant bien que mal dans la petite pièce mitoyenne du bureau présidentiel, baptisée el Rincón de los Académicos (le Recoin des Académiciens) avec toutes ces couvertures de partitions originales couvrant les murs et son drapeau sur sa hampe, près des fenêtres donnant sur la Avenida de Mayo. Et tout ce beau monde travaillait d’arrache-pied dans un mélange de sérieux, de rigolade et d’émotion qui était palpable... Grand souvenir pour moi, en vérité...

Fernando Suárez Paz est membre de la Academia Nacional del Tango. Il a son propre quintette avec lequel il fait connaître les compositions inédites ou mal connues d’Astor Piazzolla. Il a son propre site Web sur lequel vous pouvez écouter et même télécharger en Mp3 et Mp4 divers morceaux, plus que des morceaux de vrais bijoux (joyitas, en tanguero porteño dans le texte). Fernandosuarezpaz.com.ar abrite aussi les liens vers les sites des enfants du maître, son fils et sa fille, eux mêmes musiciens de tango. Fernando Suárez Paz, chef de son propre quintette ou violon dans celui de Piazzolla, a à son actif une discographie en or (consulter la liste sur le site).