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lundi 1 décembre 2025

Les fantômes académiques sont au rendez-vous ce soir [à l’affiche]


Ce soir, lundi 1er décembre 2025, à 18 h, alors que la saison se termine avec l’année en Argentine, la Academia Nacional del Tango présente ses fantômes grâce au livre écrit par deux académiciens, Walter Piazza et Angel Mario Herreros. Au premier rang des fantômes du bouquin, le Maestro Horacio Ferrer, poète et historien du tango, dont le profil se découpe sur le visuel de la soirée, le premier président et surtout le fondateur de l’institution.

Coup de cœur pour moi puisque Walter est un ami de très longue date et qu’il est aussi celui sans qui l’institution cesserait de tourner… Une pensée émue aussi pour Horacio Ferrer, que j’ai eu l’immense chance de connaître et qui m’a accordée son attention pleine de tact et d’affection.

Les deux auteurs présenteront leur ouvrage. Et comme tous les premiers et troisièmes lundi du mois, cette soirée institutionnelle est ouverte à tous.

Entrée libre et gratuite, dans les locaux hantés, Avenida de Mayo, 833, 1er étage !

© Denise Anne Clavilier

mercredi 23 août 2023

Le Festival de Tango commence à Buenos Aires [à l’affiche]


Aujourd’hui, commence le Festival de Tango officiel de Buenos Aires dont c’est la 30e édition.

Avec son centre principal situé à La Boca, au centre culturel La Usina del Arte, la manifestation se déploie cette année dans toute la ville. Les spectacles, milongas, projections, conférences, ateliers, cours et autres activités occuperont jusqu’à trente lieux différents tout au long des dix jours du festival. Une durée plus courte qu’il y a quelques années, quand la manifestation durait une bonne quinzaine.

Au programme, très chargé, on notera un hommage au poète Horacio Ferrer, qui aurait eu 90 ans en juin dernier et un autre hommage, en forme de spectacle, à la chanteuse et actrice Tita Merello, une des figures préférées de ces rappels historiques.

Quelques artistes bien connus des lecteurs fidèles de Barrio de Tango seront présents, notamment le chanteur Walter Laborde, dit El Chino.

Le quotidien de la droite catholique réactionnaire
est le seul quotidien national à avoir mis l'événement
à la une
En haut, une photo de l'un des supermarchés pillés
dans cette folle journée d'hier
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Le festival se déroule cette année dans une atmosphère fort désagréable, au milieu d’une campagne électorale assez peu reluisante, elle-même éclaboussée par un nombre effarant de faits divers tous plus terribles les uns que les autres, depuis ce féminicide dont on parle encore il y a un mois jusqu’au saccage et au pillage d’un grand nombre de supermarchés hier, un peu partout dans le Gran Buenos Aires.

Comme toujours le festival se mêle au Mundial del Tango, la compétition internationale de danse qui fait référence pour le tango, avec ces trois catégories vedettes, le tango-salón avec un concours pour les danseurs jeunes et et un autre pour les moins jeunes, et le tango de scène, réservé aux professionnels.

La plupart des activités sont gratuites. Pour plusieurs spectacles, les places doivent être réservées à l’avance en ligne avec une quantité limitée par personne.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

visiter la page du festival sur le site des festivals officiels de Buenos Aires.

mardi 11 avril 2023

Demain, à Bebop Club, des femmes jouent Piazzolla [à l’affiche]

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Tombée sous le charme magique d’un tango du duo Astor Piazzolla-Horacio Ferrer, la chanteuse Rowina Casey a monté son quintette, strictement féminin, et l’a consacré à l’interprétation de l’œuvre de Piazzolla (et donc de Horacio Ferrer, par la même occasion puisqu’il est le poète qui a le plus travaillé au répertoire du tango-canción de Piazzolla).

Demain, mercredi 12 avril 2023, à 20 h, le groupe, Mistango, et sa chanteuse se produiront au Bebop Club, Uriarte 1658, à Palermo.

Les places sont plutôt chères puisque le prix pour le spectacle seul commence à 2 200 $ ARG et il s’agit alors se tenir debout près du comptoir (spartiate, non ?).

Ceci dit, le spectacle doit valoir le coup : la chanteuse le rappelle à Página/12 avec l’une de ces idioties qu’elle entend parfois : « Vous jouez si bien qu’on croirait des hommes ». Quelle goujaterie, hélas assez vraisemblable.

L’artiste a accordé une interview à Página/12 qui la publie ce matin, dans son supplément culturel quotidien.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 16 juillet 2020

Un autre atelier littéraire tango sur Dailymotion : hommage à Horacio Ferrer [ici]

Visionner la vidéo en cliquant sur ce lien

En début d’après-midi, j’ai mis en ligne une huitième vidéo : il s’agit d’un atelier littéraire consacré à Chiquilín de Bachín, la célèbre valse du duo Horacio Ferrer – Astor Piazzolla des années 1967-1970 qui ont vu naître leurs trois plus grands succès internationaux : l’opéra-tango María de Buenos Aires, Balada para un loco et ce troisième morceau.

Comme le précédent atelier, consacré à Carlos Gardel et à Mano a mano (paroles de Celedonio Flores), celui-ci a été donné en juin 2015 au festival Tangopostale à Toulouse. Le Maestro Horacio Ferrer venait de nous quitter six mois plus tôt. Il était donc normal de rendre hommage à ce géant du genre : poète, historien, collectionneur, essayiste et fondateur de la Academia Nacional del Tango, un vrai tour de force dans une Argentine qui, en 1990, continuait à faire la moue devant le tango qu’elle ne considérait pas digne d’avoir une académie nationale (le journalisme venait d’en être pourvu mais le tango, quelle horreur !).
Dix ans plus tard, lorsque l’Académie avait acquis son siège social dans un vieil immeuble patricien du cœur de Buenos Aires, sur Avenida de Mayo, Horacio Ferrer l’avait baptisé Palacio Carlos Gardel, du nom du grand artiste argentin né à Toulouse dont il était un si fervent admirateur.

Cet atelier a été donné le 28 juin, anniversaire de la fondation de l’Académie.

Comme pour toutes les vidéos originales que je produis et publie sur ma chaîne, celle-ci propose le son de l’atelier, nettoyé par mes soins (1), et un diaporama qui mêle des photos originales m’appartenant et divers documents pouvant éclairer le spectateur.

Accéder à toute la chaîne.



(1) J’enlève les bruits parasites lorsqu’ils existent et une partie des hésitations naturelles qui allongent le discours et alourdissent inutilement le fichier mp3 alors que Dailymotion limite la durée des vidéos à 60 minutes. Celle-ci ne dure que 22 minutes et s’ouvre sur un enregistrement de la voix du Maestro, dans un récitatif dont il avait le secret, intégré à un Chiquilín de Bachín chanté par María Graña (Buenos Aires, 1992).

lundi 5 août 2019

Festival de Tango édition 2019 [à l’affiche]


Le festival de tango de Buenos Aires ouvre ses portes jeudi 8 août 2019 avec une comédie musicale autour du dernier tour de chant de Carlos Gardel à Buenos Aires, au Teatro 25 de Mayo, à Villa Urquiza, qui fête cette année ses 90 ans.

Autre thème qui animera cette nouvelle édition : les 50 ans de Balada para un loco, de Piazzolla et Ferrer (1), tous deux décédés.

Comme d’habitude, le Mundial de Tango, championnat international de danse, a lieu en même temps. Il y aura comme toujours des concerts, des cours, des conférences et des pratiques de danse.

Nouveauté : on retire désormais ses places (gratuites) en ligne.


Pour en savoir plus :



(1) Ce célèbre tango de 1969 fait partie du corpus que j’ai présenté dans les deux langues dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, aux Editions du Jasmin.

mercredi 16 mai 2018

Hommage à Ferrer et Garello samedi prochain chez Jacqueline [à l'affiche]


Jacqueline Sigaut vous propose chez elle, dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires, dans sa série de soirée ciné, la projection de ce très beau documentaire sur Raúl Garello (composition et bandonéon) et Horacio Ferrer (poésie et interprétation) intitulé Diálogo de Poeta y Bandoneón, de Adrián Lorenzo.

La projection sera suivie d'un débat avec le réalisateur.

Comme toujours dans ces circonstances, Jacqueline prépare un buffet typiquement portègne et à la bonne franquette (ce qui est un peu redondant).

Entrée gratuite.
Réservation obligatoire comme indiqué sur l'affiche numérique.

Une belle occasion de retrouver deux maîtres qui nous manquent beaucoup et qui s'étaient bien amusés en réalisant cet album, ce spectacle et ce film. Et cela se voit très bien à l'écran !

lundi 18 décembre 2017

Dernier Plenario de la saison pour saluer l'autre Académie [à l'affiche]


Ce soir, lundi 18 septembre 2017, à 19h30, Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango, recevra son homologue de la Academia Nacional del Folklore, l'auteur et compositeur Antonio Rodríguez Villar, qui fut l'un des fondateurs de l'académie du tango, avec le poète Horacio Ferrer, en 1990, et qui en fonda, il y a dix ans, une autre, pour valoriser le folklore, c'est-à-dire tout ce qui relève de la culture populaire rurale, tandis que le tango relève des grands centres urbains, pour ne pas parler de mégalopoles.

Le tango rituel sera une zamba, Carlitos cantá una zamba (1), sur des paroles de Horacio Ferrer et une musique de Antonio Rodríguez Villa, interprétée par Jairo, le chanteur argentin que les Français ont bien connu puisqu'il s'était réfugié en France pendant la dictature et était devenu l'une des figures de proue de la variété à l'ORTF. Le Carlitos de la chanson n'est autre que Carlos Gardel, qui avait commencé sa carrière en chantant et en composant du folklore, avant de basculer dans le tango il y a cent ans, en 1917, et de donner, longtemps après sa mort, son nom au siège de la Academia Nacional del Tango, le Palacio Carlos Gardel.

Entrée libre et gratuite, au siège de l'institution, avenida de Mayo 833, 1er étage.

Pour découvrir la Academia Nacional del Folklore, visitez son site Internet et sa page Facebook.



(1) Carlitos, chante-nous une zamba. Le texte est à lire sur le site argentin Folklore del Norte. La zamba est une danse et une chanson du nord du pays. Horacio Ferrer avait aussi écrit une chacarera, autre rythme du folklore nordiste, en hommage au même Carlos Gardel. Je l'ai présentée et traduite dans Deux cents ans après, le bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, chez Tarabuste Editions.

jeudi 11 mai 2017

Un hommage aux Maestros Ferrer et Garello [à l'affiche]


Jacqueline Sigaut a choisi de rendre hommage à nos deux maîtres disparus et amis : le poète Horacio Ferrer et le compositeur Raúl Garello (au bandonéon).

Tous les deux avaient tourné il y a plusieurs années ce film qui fixe les répétitions de leur spectacle, Diálogo de poeta y bandoneón (1), qu'ils ont respectivement écrit et composé au début des années 1990. Musique, poésie et humour sont au rendez-vous. Le film a fait l'objet d'une édition en DVD chez Melopea Discos (produit par Litto Nebbia).

Jacqueline Sigaut propose ce film chez elle, dans le cadre de ses soirées ciné-tango, vendredi en huit, le 16 mai 2017, à 19h30. Le réalisateur, Adrían Lorenzo, sera là.

Entrée libre et gratuite avec inscription préalable indispensable (selon les conditions inscrites sur le visuel).

Un buffet fait maison permettra d'échanger et de partager quelques brindis traditionnels.



(1) Plusieurs des chansons programmés dans ce spectacle sont présentées dans le texte et en traduction dans mon livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.

lundi 26 septembre 2016

Présentation de De D'Arienzo a Ferrer à la Academia Nacional del Tango [Disques & Livres]


Ce soir, lundi 26 septembre 2016, à 19h30, Alejandro Molinari et Roberto Luis Martínez présenteront à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, le deuxième tome de leur histoire de tango, qu'ils publient dans la maison d'édition qu'ils ont fondée, ECU (Editorial de la Cultura Urbana).

Dans ce nouveau livre, intitulé De D'Arienzo a Ferrer, Tango, Sociedad y Política, préfacé par Gabriel Soria, ils retracent l'évolution du genre depuis Juan D'Arienzo, qui a surgi dans le paysage du tango en 1936, avec sa célèbre version de La Cumparsita (à écouter sur Todo Tango en cliquant sur le lien précédent), jusqu'à Horacio Ferrer, qui nous a quittés il y a deux ans en nous laissant une œuvre diversifiée de poète et d'essayiste.

Après la présentation du livre, le chanteur Hernán Lucero animera l'espace artistique de la soirée, selon une tradition désormais bien établie.

Pour aller plus loin :
lire la présentation du livre sur le site Internet de la maison d'édition
consulter le Facebook des éditeurs.

mardi 19 juillet 2016

Présentation de Tintas de Tango au Museo Mundial del Tango Horacio Ferrer [Disques & Livres]

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Ce jeudi 21 juillet 2016, à 19h30, c'est une belle soirée que propose la Academia Nacional del Tango à son siège, avenida de Mayo 833, 1er étage : à côté de la présentation du livre de Guillermo Arena avec ses 80 pages de caricatures et autres portraits à l'encre (tinta) noire tous consacrés au tango, l'institution un hommage au payador Gabino Ezeiza, dont c'est cette année le centenaire de la disparition, un artiste complet et génial, à la fois compositeur, poète et chanteur (doué, disaient les contemporains d'une voix qui rivalisait avec les plus grands artistes lyriques du Teatro Colón).

Pepe Kokubu prêtera lui aussi sa voix à cette soirée festive, où une tombola permettra d'attribuer une œuvre picturale originale du poète Horacio Ferrer, fondateur de l'académie.

Entrée libre et gratuite.

Hier, la Ville de Buenos Aires rendait elle aussi hommage à Gabino Ezeiza au Museo de Arte popular José Hernández du nom de l'auteur du Martín Fierro, l'épopée qui est à l'Argentine ce que le Don Quichotte est à l'Espagne (sur ce point, lire le communiqué du Gouvernement portègne).

lundi 16 mai 2016

Ma prochaine radio : une nouvelle émission de RAE sur le tango [à l'affiche]

Le nouveau logo de RAE
Comme pour les autres stations du groupe,
on a conservé le bleu et le blanc du drapeau et abandonné le jaune du Soleil de Mai
Un peu dommage... Ces logos sont plus sobres mais ils sont aussi plus tristes !

Demain, mardi 17 mai 2016, j'enregistrerai au cours d'une liaison téléphonique entre Paris et Buenos Aires une nouvelle émission en français pour les ondes (courtes) de Radiodifusión Argentina al Exterior (RAE), la station internationale de Radio Nacional. Il s'agit d'une interview où un invité présente quelques tangos qui lui sont chers sur invitation de l'animatrice et productrice déléguée, Magdalena Arnoux : Tango à la première personne.

Pour ma part, j'ai choisi des chansons récentes, peu connues, y compris dans le public argentin, d'auteurs comme Pablo Dichiera, Alejandro Szwarcman, Alorsa et Horacio Ferrer, dans des enregistrements de La Biyuya, la Orquesta Típica Fernández Fierro, La Guardia Hereje, Patricia Barone accompagnée par l'ensemble conduit par Javier González, le compositeur...

L'émission enregistrée sera diffusée sur les ondes et en streaming en juin et disponible en ligne sur le blog de RAE, d'où il sera aussitôt relayé sur Barrio de Tango et mon site Internet (dans les pages Radio).

Et pendant ce temps, mes prochaines tournées de conférences en Argentine en août et septembre prennent peu à peu forme, notamment grâce aux Alliances Françaises de Mendoza, San Rafael, San Luis et San Juan qui me font l'honneur de m'inviter en cette année du bicentenaire de la déclaration d'indépendance.

dimanche 20 décembre 2015

Hommage à Horacio Ferrer sur mon site Internet [ici]

Partition et texte original de Chiquilín de Bachín
empruntés à l'encyclopédie tanguera en ligne Todo Tango

Comme je l'avais fait, il y a dix jours, à l'égard de don Carlos Gardel, que je n'ai pas eu l'heur de connaître puisque c'était le cent-vingtième anniversaire de sa naissance, je rends hommage, ce lundi 21 décembre 2015 au Maestro Horacio Ferrer, que j'ai bien connu et beaucoup admiré.

Horacio Ferrer
tel que je l'ai photographié
en août 2008
Sur mon site Web, je viens donc de mettre en ligne un extrait d'un atelier littéraire que j'ai animé cet été, à Toulouse, dans le cadre du festival Tangopostale : en l'occurrence, j'ai choisi la première partie de l'atelier du 28 juin, consacrée à la valse Chiquilín de Bachín (1), l'un des plus connus de ses chef d'œuvres signés avec Astor Piazzolla, créé en 1968, l'année où tout avait commencé pour ce duo de créateurs.
Un atelier consiste à faire une lecture critique d'un texte du répertoire (grâce à une version bilingue imrpimée, avec traduction par mes soins) pour en comprendre les arrière-plans culturels et historiques et les innombrables subtilités du style inimitable du poète, à traquer les défis que les chanteurs doivent relever lorsqu'ils interprètent cette chanson, afin de mieux apprécier les différentes versions qui en ont été données et enregistrées au fil des années. Et devenir ainsi un auditeur et un mélomane éclairé.

Ce 28 juin 2015 marquait en effet le vingt-cinquième anniversaire de la fondation de la Academia Nacional del Tango dont il était si fier.
Une belle façon, m'avait-il semblé, de saluer sa mémoire dans l'un de nos rares véritables festivals de tango.

Pour Gardel, c'est aussi une première partie d'atelier que j'avais choisie, celle que j'avais consacrée à un grand tango des années 1920, Mano a mano, du poète Celedonio Esteban Flores (musique de Carlos Gardel et José Razzano).

Les deux documents en mp3 sont disposés, l'un à la suite de l'autre, sur la même page de mon site Internet où je présente mes propositions d'ateliers sur le répertoire du tango argentin.

Sur Todo Tango, on peut écouter une version peu connue de cette valse chantée par Graciela Susana en mp3 et une autre, en vidéo, par Amelita Baltar, la créatrice, en duo avec Horacio Molina, au cours d'un Festival de Tango de Buenos Aires.

Pour comprendre l'intérêt de ce fileteado très contestable sur le plan esthétique et technique
il faut écouter l'atelier en ligne sur mon site !
On a rien sans rien, comme dirait l'autre...

Demain, lundi 21 décembre 2015, cela fera tout juste un an que le Maestro nous quittait à l'âge de quatre-vingt-un ans. J'avais pour lui beaucoup d'affection et son départ m'a fait beaucoup pleuré. Il lui sera rendu hommage demain, au siège de la Academia Nacional del Tango. Cependant, dans ces colonnes, il n'y aura demain aucune entrée, eu égard à la tenue de l'Assemblée générale ordinaire du Conseil international de la Danse à l'Unesco à laquelle je participerai pour la première fois.


(1) Chiquilín de Bachín fait partie du corpus de tangos, valses et milongas que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru aux Editions du Jasmin en mai 2010 et que vous pouvez commander dans n'importe quelle librairie de France et de zone francophone (à condition que le libraire connaisse son métier et aime les livres).

vendredi 18 décembre 2015

Hommage à Horacio Ferrer pour le premier anniversaire de sa mort [à l'affiche]

La dernière photo que j'ai faite de Horacio Ferrer en août 2013.
Il est sur la scène du Salón de los Angelitos, avec Gabriel Soria.
Le mur du fond a changé de décor : Gabriel a choisi la sobriété...
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Lundi 21 décembre 2015, à 19h30, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à son fondateur et premier président, le Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés il y a un an, dans sa quatre-vingt-deuxième année.

A côté du président Gabriel Soria, participeront à cet hommage de grands artistes qui partagèrent son parcours artistique et son combat pour permettre au tango d'accéder à une forme d'institutionnalisation : le Maestro Raúl Garello, les chanteurs Guillermo Fernández, José Angel Trelles, Julia Zenko, Pepe Kokubu et Raúl Lavié, Juan Trepiana et Fabián Bertero, qui animent une partie de l'enseignement à l'Académie...

Entrée libre et gratuite, au Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.


Ce jour-là, il n'y aura toutefois pas de mise à jour sur Barrio de Tango car je serai prise presque toute la journée à l'UNESCO, où se tiendra l'Assemblée générale du Conseil International de la Danse, auquel j'ai l'honneur d'appartenir depuis un an.

lundi 19 octobre 2015

Demain, lecture musicalisée de tangos à Toulouse [ici]

Solange Bazely

Demain, mardi 20 octobre 2015, de 19h30 à 20h30, Solange Bazely et l'altiste Solenne Burgelin feront une lecture musicalisée de tangos, à partir de traductions de quatre traducteurs différents : Solange Bazely elle-même, Pauline Nogués, Marcela de Grande et moi-même.

En ce qui me concerne, les traductions sont tirées de mes deux anthologies, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango (Tarabuste Editions).

La soirée se tient dans le cadre des Rugissants à la Cave Poésie, 71 rue du Taur, dans le vieux Toulouse.

Entrée : 5 €.

"Si le tango est existentiel, qu’il a le mal du pays et la nostalgie en héritage, disent les deux artistes, il se conjugue également au présent. On le disait en crise dans les années 60, à l’agonie dans les années 70, mort dans les années 80, et voilà que dès les années 1990, de nouvelles générations de poètes et de compositeurs se sont réappropriées le genre pour dire leur colère, leurs revendications, leur quotidien, les aberrations du monde, avec ironie parfois. 
Paroles de Héctor Negro, Horacio Ferrer, Raimundo Rosales, Alejandro Szwarcman, Marcela Bublik, Alfredo Rubín, Alorsa, Acho Estol, Juan Serén, Eugenio Mandrini… dans des traductions de Denise Anne Clavilier, Pauline Nogues, Marcela de Grande et Solange Bazely."

Réservation des places par téléphone : 05 61 23 62 00 ou par mail : contact@cave-poesie.com ou sur Festik.

samedi 12 septembre 2015

Soirée ciné demain chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]

Homenaje a Horacio Ferrer, en Lo de Jac mañana


La chanteuse poursuit ses activités chez elle en partageant une soirée cinéma un dimanche par mois. Cette fois-ci, son choix se porte sur un documentaire intitulé Diálogo de poeta y bandoneón, un spectacle conçu par le compositeur et bandonéoniste Raúl Garello et le poète Horacio Ferrer, qui nous a quittés en décembre dernier.

Ce spectacle a fait l'objet d'une édition en DVD et en CD. C'est un bijou de musique et de poésie et un instant de grâce et d'amitié entre les deux hommes, deux maîtres chacun dans son domaine et deux personnalités exquises, pleines d'humilité et de délicatesse envers les autres.

Parmi les morceaux au programme, Lulú, la valse que Horacio Ferrer avait écrite pour sa femme (1), Lulú Michelli, et qu'il avait été si ému de retrouver dans mon manuscrit de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, lorsque je le lui avais présenté en août 2007 à Buenos Aires.

Jacqueline Sigaut vous propose une projection chez elle, à Palermo, dimanche 13 septembre 2015 à 17h. Pour participer, il est impératif de vous inscrire et de vous faire connaître auparavant. Toutes les informations sont sur l'affiche.


(1) Ou plutôt la femme dont il était l'homme, comme il aimait lui-même à corriger la formule, parce qu'il ne l'avait pas achetée. Il nous manque avec son humour et l'acuité de son regard sur les gens et les choses.

dimanche 5 juillet 2015

Un Plenario exceptionnel demain [à l'affiche]

Atilio Stampone (photo extraite du site de Gerardo Fernandez)

Demain, lundi 6 juillet 2015, la Academia Nacional del Tango propose un plenario exceptionnel autour du Maestro Atilio Stampone, qui fêtera son 89ème anniversaire, et du souvenir du Maestro Horacio Ferrer, qui accompagnera désormais l'institution tout au long des mois et des années.

Dans l'espace central, Atilio Stampone, pianiste et compositeur, président de la SADAIC, la société des auteurs-compositeurs argentins et co-chef de la Orquesta nacional de música argentina Juan de Dios Filiberto, dialoguera avec Roberto Martínez et racontera des anecdotes de sa carrière et de sa vie de musicien important du tango qui commença à travailler à la fin du "siècle d'or", les années 30 et 40.

Le tango rituel du jour sera un morceau de Stampone, Mi amigo Cholo, enregistré par lui-même et son orchestre.

Dans l'espace Horacio Ferrer Eterno, on projettera un extrait d'un documentaire que Agustín Cantavenera a consacré à la belle valse Chiquilín de Bachín (Ferrer-Piazzolla) (1). Quelqu'un de très spécial sera présent à cet hommage, Pablo González, qui lorsqu'il était un tout petit garçon haut comme trois pommes avait inspiré cette chanson sublime lorsque son chemin rencontrait souvent la nuit celui de Piazzolla et de Ferrer qui venaient manger un morceau après le travail à la Casa Bachín. C'était lui ce petit vendeur de roses nocturne dont parle la chanson... Et c'est le réalisateur qui a retrouvé la trace de cet homme pour les besoins de son film, provoquant ainsi les retrouvailles entre le poète et celui qui bien malgré lui l'avait inspiré.

Pablo Gonzalez le 11 mai 1914
photo extraite du blog Betisuaya

Pour aller plus loin :
lire l'interview de Pablo Alberto González datant du 11 mai 2014
lire la fiche du film sur le site argentin Cineartv
lire la dépêche de Argentina, le site du Secrétariat de la Communication du Gouvernement argentin.


(1) Chiquilín de Bachín fait partie des letras présentées et analysées le week-end dernier au festival Tangopostale de Toulouse.

mardi 30 juin 2015

Demain, nouvel hommage à Horacio Ferrer à Tangopostale [ici]


Demain, mercredi 1er juillet 2015, un hommage à Horacio Ferrer sera rendu par le festival Tangopostale à l'Institut Cervantés de Toulouse, 31 rue des Châlets, à 16h30. Entrée libre et gratuite.

Cet hommage prendra la forme d'une projection, celle du documentaire Horacio Ferrer, poeta del Tango. En fait, plus qu'un documentaire, la représentation filmée d'un spectacle donné à Turin, en Italie, le 11 avril 2007. Horacio Ferrer avait une relation privilégiée avec l'Italie, l'un des très rares pays européens, non hispanophones, où il était reconnu spontanément (et non pas seulement par le biais des Ambassades argentines).

Participaient au spectacle la Orquesta Típica Alfredo Marcucci, une formation italienne, et les danseurs Silvina Agüera et Sebastián Romero. Le tout était patronné par la Academia Nacional del Tango et deux autres institutions péninsulaires, dont l'Académie-fille qu'il avait fondée aussi dans la Botte.

Le DVD est long de 190 minutes. Outre le spectacle, il offre une conférence du poète, Tango, arte y misterio, de 48 minutes, et deux interviews exclusives.

Ce DVD n'est pas commercialisé en France, mais il le sera à titre exceptionnel à Toulouse pendant la durée du festival, grâce au partenariat avec la librairie Ombres Blanches. Il devrait être disponible après la projection au Cervantés. Les contenus, en espagnol, sont sous-titrés en italien, français, anglais et espagnol.
A Toulouse, le film sera projeté avec ses sous-titres en français.

Que la canicule ne vous détourne pas. L'Institut est assez proche du métro et il y aura déjà un peu d'ombre dans les rues arbolées de la Ville Rose !

Pour en savoir plus :
consulter le site Web de la OT Afredo Marcucci (en italien)
consulter le site de Tangopostale (le programme court jusqu'à dimanche prochain)
consulter la page Facebook du festival qui rend compte avec force photos de la grande variété des manifestations organisées dans toute la ville.

jeudi 25 juin 2015

Nouvel hommage à Horacio Ferrer ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


La Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, présentera ce soir un nouveau livre sur Horacio Ferrer : Piantao, Balada para Horacio Ferrer, de l'écrivain uruguayen Ruberto Long.

Le titre reprend le mot le plus emblématique de Balada para un loco, le chef d'œuvre de Horacio Ferrer et Astor Piazzolla sortie en 1979, pour révolutionner l'art d'écrire des tangos.

Il s'agit d'un jeu de mot : piantado (le d est élidé dans le texte de Balada para un loco) veut dire à la fois "parti" et "fou" (celui qui est "parti du chapeau"). Et Horacio Ferrer est parti et il aimait dire qu'il était un fou (mais il ne l'était que dans son écriture et son œuvre, pour le reste il avait plus que la tête sur les épaules).

La présentation a donc lieu ce soir, jeudi 25 juin 2015, à 19h30.

Avec le président Gabriel Soria, Ruberto Long évoquera la figure du poète disparu à la fin du mois de décembre et son amitié avec lui pendant de longues années. Horacio Ferrer était né en Uruguay. Depuis 1984, il avait la double nationalité uruguayenne et argentine.

Entrée libre et gratuite.

mercredi 24 juin 2015

Ce soir, Oratorio Carlos Gardel au Museo Mundial del Tango Horacio Ferrer [à l'affiche]

Filete du peintre Jorge Muscia pour Oratorio Carlos Gardel
Fonds de  la Academia Nacional del Tango

Ce soir, 24 juin 2015, la Academia Nacional del Tango célèbre les quatre-vingts ans d'immortalité de Carlos Gardel avec une projection unique d'un documentaire fiction qui date de 1990, l'année de la fondation de l'institution, et qui porte sur une œuvre profane conjointe de Horacio Salgán et Horacio Ferrer : Oratorio Carlos Gardel. La projection de ce soir prend place dans une semaine entière consacrée au souvenir du Zorzal criollo, qui a commencé lundi avec Quiero al Tango et continuera demain avec une autre soirée ouverte à tous.

outre les deux auteurs de l'oratorio, le compositeur et le poète, Desde el azul del cielo (tel est le titre du film) rassemble les danseurs Miguel Zotto, Osvaldo Zotto et Milena Plebs, ainsi que l'artiste peintre, Lulú Michelli, la femme de Horacio Ferrer, entre autres intervenants.

Le film reprend pour titre un vers de Alfredo Le Pera, décédé dans le même accident que Gardel, à Medellín, un vers extrait du tango El día que me quieras, écrit et composé pour le long-métrage musical homonyme, le dernier film tourné par Gardel à New York, l'année même de leur mort. Il n'était pas encore sorti lorsque l'accident survint sur cette piste d'aérodrome...

Desde el azul del cielo n'est jamais sorti dans aucun circuit commercial. C'est donc sa toute première projection publique.

Entrée libre et gratuite, un peu avant 19h30, au siège de la Academia Nacional del Tango, Palacio Carlos Gardel, premier étage, avenida de Mayo 833.

vendredi 19 juin 2015

Lundi prochain, grand hommage à Carlos Gardel et Alfredo Le Pera [à l'affiche]


Le 24 juin 2015, l'Argentine célébrera le quatre-vingtième anniversaire du passage à l'immortalité de Carlos Gardel, qui avait quarante-cinq ans, et de son partenaire de création, le poète et scénariste Alfredo Le Pera, de dix ans son cadet.

Lundi 22 juin, la soirée Quiero Al Tango sera consacrée à leur rendre un vibrant hommage au sein du Museo Mundial del Tango Horacio Ferrer, dans les locaux du Palacio Carlos Gardel, le siège de la Academia Nacional del Tango, comme l'avait baptisé le fondateur et poéte, Horacio Ferrer.

Quiero Al Tango est une campagne de promotion du tango argentine organisée conjointement par plusieurs institutions, dont l'AMBCTA (association des professionnels du tango danse) et la 2 x 4, la radio publique de Buenos Aires 100% tango (toutes les deux en lien permanent dans la partie basse de la Colonne de droite). La campagne a été déclarée d'intérêt culturel par la Legislatura de Buenos Aires, le parlement local de cette Ville Autonome (qui fonctionne comme une Province et non comme une municipalité). L'un des buts de la campagne est d'inscrire davantage le tango dans les programmes de télévision et les programmes scolaires, comme partie intégrante de la culture nationale. La campagne se tient tous les 4èmes lundis du mois à la Academia Nacional del Tango.

Ce sera aussi l'occasion de saluer la mémoire du poète qui nous a quittés le 21 décembre dernier alors que le 28 de ce mois, l'institution fêtera ses vingt-cinq ans d'existence.

Participeront à la soirée, entre autres, le chanteur El Negro Falotico, le journaliste et producteur de radio et de télévision qu'est Gabriel Soria, nouveau président de l'académie, les académiciens Oscar Fresedo, Walter Piazza et José María Kokubu (qui aime se faire appeler El Ponja Malevo). La soirée académique sera suivie d'un cours de tango danse, lui-même suivi d'une milonga...

Entrée libre et gratuite au n° 833 de Avenida de Mayo (juste à côté du Tortoni).

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