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vendredi 11 mars 2016

Alfredo Zitarrosa aurait eu quatre-vingts ans hier [à l'affiche]


Hier, le 10 mars 2016, Alfredo Zitarrosa, un très grand de la chanson à texte uruguayen, aurait eu quatre-vingts. Son pays natal avait décidé de lui rendre un méga-hommage au Stade Centenario à Montevideo. Le mauvais temps qui régnait hier sur l'Uruguay a retardé d'un jour l'événement qui se tiendra donc ce soir.

On attend plus de 50 artistes de différents pays hispanophones, pour faire vivre en grand ce très beau répertoire d'un créateur qu'on peut rapprocher en France avec un Georges Brassens. Et puis quelle voix !

Alfredo Zitarrosa a droit à un encadré sur la gauche
En vedette, un fait divers (un meurtre raciste)
et la prison préventive réclamée contre Lula au Brésil
pour fait de corruption
Pour lire les textes, cliquez sur l'image

La presse déborde d'hommages en tout genre, cahiers spéciaux et dossiers en ligne, avec photos, vidéos et audios du disparu trop tôt. Celui proposé sur son site par El Observador est particulièrement émouvant... Précipitez-vous pour découvrir cette voix chaude et grave, si vous ne la connaissez pas encore.

Pour aller plus loin :
dans la presse uruguayenne
écouter l'hommage du guitariste Ciro Pérez, qui travailla avec Zitarrosa et s'est depuis une vingtaine d'années installé en Corse : il interprète la chanson la plus célèbre du maestro, El violín de Becho
dans la presse argentine
lire l'article de La Nación

Ajout du 14 mars 2016 :
lire l'article de Página/12 sur la tenue de l'hommage vendredi soir.
Le quotidien argentin en a même fait la une de ses pages culturelles de ce début de semaine.

La une des pages culturelles de Página/12 du 14 mars 2016
C'est moi qui ai disposé l'image en format paysage

jeudi 19 juin 2014

Une fête tripolaire en Uruguay [Actu]

Une du supplément papier de La República (sans contenu en ligne).
En manchette supérieure, les couleurs de l'Uruguay fédéraliste d'Artigas,
avant l'indépendance, acquise seulement en 1830.
En mode mineur, à en croire au moins la presse, l'Uruguay fête aujourd'hui les deux cent cinquante ans de la naissance de don José Gervasio Artigas (1764-1850), le plus grand héros de l'indépendance du pays. Les célébrations se partagent entre Sauce, ville supposée de sa naissance (malgré la présence de ce qui est présenté comme sa maison, la réalité historique est contestée), Paysandú et Artigas, la commune qui a été baptisée de son nom. On y attend concerts, bals et feux d'artifice. A Sauce même, la fête a commencé à 8h du matin et dure toute la journée !

En haut à gauche, l'humiliante défaite des Espagnols au Mundial
en vedette le joueur-phare de l'équipe uruguayenne, la Celeste (la bleu ciel)
avec un gros titre qui paraphrase le refrain de l'hymne britannique.

Cet après-midi, la Celeste joue contre l'Angleterre son avenir (se juega la vida) dans certaine compétition mondiale qui se tient au Brésil et ce qui se passe aujourd'hui à Madrid ne laisse pas indifférents les habitants de l'Amérique hispanique, surtout au lendemain d'une défaite sportive plus que symbolique pour les pays du Cône Sud (l'Espagne, championne du monde, sortie du Mundial dès le premier tour par le Chili, façon victoire de Maipú en avril 1818). Cette conjonction d'événements m'avait fait soupçonner dès hier que le traitement médiatique serait atténué. Mais à ce point ! Je n'aurais même pas osé l'envisager. D'autant que cet anniversaire est inscrit depuis toujours au programme du Bicentenaire uruguayen (pour la phase 1813-1815).

Supplément gratuit de La República

Aucune une nationale ne fait référence à cet anniversaire, à part une portada conçue par La República sans contenu en ligne, même dans l'édition du jour (il s'agit d'un supplément vendu avec le journal papier).
Dans tous les journaux, les articles sont courts et peuvent même se révéler acrimonieux, comme cet entrefilet de La República qui relève plusieurs erreurs dans les citations de José Artigas choisies pour figurer sur le nouveau mausolée du héros. Il faut dire qu'en effet, ça fait tache !

En gros titre principal : "ça passe ou ça casse".
En haut à gauche, une petite manchette sur la monarchie espagnole
Sous le gros titre, un joueur espagnol en pleurs.
Et tout en bas, quatre vignettes de Mafalda, autre héroïne de l'année.

La República a toutefois habillé aux couleurs du jour son supplément jeunesse, Charoná, et El Observador a consacré une page intérieure complète à l'événement. Pour une figure de cette taille, ce traitement manque singulièrement d'enthousiasme. Espérons que demain les journaux se seront repris car la fête est prévue pour se dérouler tout le week-end à venir, mais peut-être faudra-t-il pour cela que le résultat d'aujourd'hui soit favorable, surtout quand le match se joue au Brésil (1).

Pour finir en chanson :
Vidalita a José Artigas, de et par Alfredo Zitarrosa, le grand chanteur uruguayen
mis en ligne par Puro Sonido.

Pour aller plus loin :
lire l'article de El Observador, qui publie aussi les vingt affiches qui ont gagné le concours de créativité autour de ce deux cent cinquantième anniversaire
visiter le site Internet du Bicentenaire de l'Uruguay.




(1) En écrasant les Uruguayens à Tacuarembó en janvier 1820, c'est le Brésil, alors lui-même en voie d'émancipation, qui a mis fin à la carrière politique et militaire de José Artigas, qui devait encore vivre trente ans dans un triste exil au Paraguay.

mercredi 7 mai 2014

Alfredo Zítarrosa pour la quarantième rencontre des amis de la Academia [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Le cercle des Amis de la Academia Nacional del Tango fêtera sa quarantième rencontre lundi 12 mai 2014. Pour l'occasion, l'entrée est libre et gratuite et toute la soirée tournera autour du grand auteur-compositeur uruguayen, Alfredo Zítarrosa (1936-1989), qui a profondément marqué l'esthétique de la chanson sur les deux rives du Río de la Plata.

L'un de ses plus grands succès : El violin de Becho
On frôle le sublime.

Conférence partagée argentino-uruguayenne, projection cinématographique et concert exclusif au programme.

Les Amis de la Academia Nacional del Tango sont ses généreux donateurs. Leur cercle est animé par Fabio Zerpa.

mardi 25 mars 2014

Album en hommage à Alfredo Zitarrosa [Disques & Livres]


Zitarrosa est un album illustré, façon bande dessinée, édité en Uruguay il y a un an et demi et présenté pour la première fois au Salon du Livre de Montevideo en octobre 2012.

Il est l'œuvre d'un scénariste uruguayen et d'un dessinateur argentin et sort en ce moment en Argentine.

C'est un hommage à l'un des plus grands créateurs de la chanson en République orientale d'Uruguay, Alfredo Zitarrosa, auteur, compositeur, interprète, guitariste, annexé par les Argentins comme Jacques Brel a été annexé par les Français. Dans les années 60 et 70, il a profondément influé sur la chanson argentine. Il a été un grand défenseur du candombe uruguayen et donc des racines afro-rioplatense de la musique de toute la région, de part et d'autre de l'estuaire du Río de la Plata, elle-même unifiée par les payadors de la fin du 19ème siècle qui ne connaissaient aucune frontière.

Alfredo Zitarrosa à la télévision argentine
Il chante La Vuelta de Obligado,
un hommage à une victoire argentine contre les Français, en 1845

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 de ce matin
lire l'article de Página/12 de novembre 2012, dans le supplément Radar
voir la page du scénariste Rodolfo Santullo sur le site Internet de son éditeur, Estuario Editora.

samedi 20 mars 2010

Guitarra Negra présente son premier disque au Teatro Alvear le 6 avril prochain [à l'affiche]

Guitarra Negra est un groupe composé d'un chanteur, de 4 guitaristes et d'un percussionniste, qui se consacre au répertoire de l'auteur-compositeur-interprète uruguayen Alfredo Zitarrosa (1936-1989). Le groupe avait fait son premier concert en octobre 2008 au CCC Floreal Gorini (lire mon article du 7 octobre 2008).

Photo diffusée par Alfredo Piro
Leur premier disque s'appelle Milongas de la A a la Z (Milongas de A à Z) et présente un choix de milongas, gatos et zambas, dans des arrangements de Maximiliano Moscato Luna, que vous connaissez déjà bien : il est l'inséparable compagnon du chanteur Cucuza, avec lequel il anime presque tous les vendredis soir les soirées tango du Bar el Faro (Villa Pueyrredón).

Parmi les oeuvres enregistrées : El Cambá, Zamba por vos, Doña Soledad, Pa´l que se va, Milonga para una niña, El violín de Becho (sans doute la plus célèbre de ses chansons), Crece desde el pie, No se puede y Gato del Perro (1)

Le concert de présentation aura lieu le 6 avril 2010, à 20h30, au Teatro Alvear, Corrientes 1659. Entrée : 10 $.
Le disque, quant à lui, est disponible, ou le sera dans les jours qui viennent, chez Zivals, esquina Corrientes y Callao, dont vous trouverez la boutique en ligne dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite (les payements sont sécurisés et le site vous donne une approximation de la valeur en euros de votre commande au fur et à mesure que vous la composez).

Guitarra Negra regroupe le chanteur Alfredo Piro, qui est le fils de Osvaldo Piro et Susana Rinaldi (bon sang ne saurait mentir, comme on dit en France), Moscato Luna, le 1er guitariste, arrangeur et directeur musical, Carlos Filipo, le 2ème guitariste, qui assure aussi le rôle du choeur, Aníbal Corniglio, le 3ème guitariste, Juan Ignacio Iruzubieta, au guitarrón, et Jerónimo Aceituno Peña, le percussionniste.

Pour l'occasion, Alfredo Piro, qui lance l'annonce lui-même, mentionne des invités d'honneur dont l'identité est encore une surprise.

Dans son texte de présentation, Alfredo Piro signale :

“Hay una cita de Zitarrosa que quisimos incluir en el disco: “Mi canción no sirve para entretener, se dirige a despertar la conciencia de quienes me escuchan. Los jóvenes habitarán mañana la casa que hoy construimos.” Con respeto y humildad me hago cargo de recoger ese guante, levantar esa bandera y ser hoy esos “jóvenes del mañana” de los que él hablaba, y aquí estamos nosotros, que somos los habitantes de esa “casa del mañana” que Zitarrosa construyó hace más de 40 años. Y me enorgullezco de que estemos hoy levantando ladrillo a ladrillo esa casa”.
(Alfredo Piro sobre “Milongas de la A a la Z” ).

Il y a une citation de Zitarrosa que nous avons voulu inclure dans le disque : Mes chansons ne servent pas à divertire, elles visent à réveiller la conscience de ceux qui m'écoutent. Les jeunes habiteront demain dans la maison que nous construisons aujourd'hui. Avec respect et humilité, je me suis chargé de relever le gant, de brandir cet étendard et d'être aujourd'hui ces jeunes de demain, ceux-là dont il parlait, et nous voilà, nous qui sommes les occupants de cette maison de demain, que Zitarrosa a construite il y a plus de 40 ans. Et je suis fier que nous soyons là à élever les murs de cette maison brique par brique.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour en savoir plus sur les artistes, vous pouvez cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : ce clic vous permettra de lire les articles que j'ai déjà consacrés à chacun d'entre eux dans leur différents groupes respectifs dans les colonnes de ce blog et en français par voie de conséquence.

Pour les écouter, visitez leurs sites, en particulier
la page Myspace de Guitarra Negra
et le site d'Alfredo Piro

Les deux sites trouvent leur place dès aujourd'hui dans la partie basse de la Colonne de droite, celle consacrée aux sites externes.

(1) Gato del perro est un jeu de mot : le gato est une danse folklorique régionale, c'est aussi le chat. Quant à perro, c'est le nom du chien. Mais c'est aussi une métaphore pour désigner une personne sans importance sociale (un sans grade).

lundi 15 décembre 2008

Guitarra Negra autour de Noël [à l’affiche]

Aníbal Corniglio, Moscato, Carlos Filipo, Alfredo Piro, Nacho et Aceituno



Le groupe Guitarra Negra (guitare noire) qui s’est constitué tout récemment et a donné son premier concert le 8 octobre dernier (voir article ici), se compose d’un chanteur, Alfredo Aníbal Piro, qui a de qui tenir, Maman est chanteuse et actrice et Papa est bandonéoniste et compositeur (1) et tous les deux l'ont placé avec le choix des prénoms sous la protection d'Alfredo Gobbi d'une part et d'Aníbal Troilo d'autre part, de trois guitaristes, Maximiliano Luna dit Moscato, en particulier ici, dans Barrio de Tango (2), Carlos Filipo et Juan Ignacio Iruzubieta, dit Nacho (ce dernier à la guitare basse), enfin d’un percussionniste, Jerónimo Peña, dit Aceituno (3).

Ensemble, ils cultivent le répertoire d’Alfredo Zitarrosa (10 mars 1936-17 janvier 1989), un auteur-compositeur-interprète uruguayen, né et mort à Montevideo, ville et pays qui n’ont jamais rompu leur lien avec la composante afro-américaine de la culture et de la musique populaires de cette région du globe alors que, à la suite d’un processus très complexe, ce lien s’est rompu de facto en Argentine, où il a même été renié par toute une frange de la classe dirigeante dans les années dites de la Generación del Ochenta (1880-1916), lien qui a été ensuite renoué de manière volontariste, comme un acte politique fort par des artistes comme Homero Manzi, Sebastián Piana, Charlo (que Susana Rinaldi chante merveilleusement, cf. le premier article de ce jour), voire dans une autre veine comme Alberto Castillo, à partir des années 1930.

Zitarrosa lui-même fut un militant du Frente Amplio (4), ce qui le contraignit à l’exil pendant les années de la dictature en Uruguay (1973 à 1981, voir 1985 pour le rétablissement complet de la démocratie).

Guitarra Negra est le titre d’un des albums de Zitarrosa et partant celui d’une des chansons contenues dans ce disque.

Le groupe Guitarra Negra sert donc cette musique uruguayenne, militante, issue de la tradition métisse dans lequel le tango lui aussi plonge ses racines.

Vous pouvez écouter la voix de Alfredo Piro, sur sa page My Space (5), dans un répertoire de tango portègne (Cambalache, Sueño de Juventud, Ave de Paso...). Il est présent lui aussi sur Todo Tango mais avec un seul morceau et une photo où il fait une sale tête...

Guitarra Negra donnera un concert à la Casona del Teatro, Avenida Corrientes 1975, à 21h le vendredi 19 décembre (ils y étaient déjà vendredi dernier). L’entrée est fixée à 25 $.

Puis le vendredi 26 décembre, au lendemain de Noël, ils seront à Clásica y Moderna (Callao 892) à 22 h (prix inconnu et divergence d’horaire entre le site de Clásica y Moderna et la page Myspace d’Alfredo Piro. Si vous êtes sur place, vérifiez !.... C’est souvent comme ça à Buenos Aires, ça fait partie du charme de cette ville, la ponctualité n’est pas la qualité dominante des Portègnes).

(1) Maman s’appelle Susana Rinaldi et vit à Buenos Aires et Papa s'appelle Osvaldo Piro et vit à Mar del Plata, comme vous le savez déjà si vous êtes un vieux lecteur de ce blog. Papa et Maman ont divorcé ça fait une paye mais n’ont pas dédaigné l’année dernière reparaître ensemble sur scène et ils ont obtenu un de ces succès ! Un podcast de Tango City Tour en porte témoignage.
(2) Moscato : le Moscatel (un vin doux d’Espagne) dans la langue de tous les jours à Buenos Aires
(3) Aceituno : olivier (de aceituna : olive). Pour désigner l’arbre, on dira plus fréquemment olivo. De même dans aceite de oliva (huile d’olive), on fait appel à l’autre radical (le radical du latin classique).
(4) Sur le parti politique de gauche qu’est le Frente Amplio, voir dans Barrio de Tango les articles des 3 et 14 novembre et du 3 décembre derniers sur les récents soubresauts politiques en Uruguay.
(5) Pour écouter Susana Rinaldi, direction Todo Tango.

mardi 7 octobre 2008

Les débuts de Guitarra Negra [à l’affiche]

Logo du CCC tel que sur son site

Demain 8 octobre, à 21h30 (heure d’admission du public dans la salle plus que de début du spectacle), concert inaugural d’un nouveau groupe, baptisé Guitare noire, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (avenida Corrientes, 1543, métro Callao ou Uruguay pour ceux que ça intéresse), entrée 20$ (en vente dès à présent). Le concert prend place dans le cycle Tango del Miercoles.

Le groupe se compose d’un chanteur (Alfredo Piro), de trois guitares (Maximiliano Luna, dit Moscato, que mes lecteurs habituels connaissent déjà - c’est le guitariste qui se produit dans le cycle El Tango vuelve al Barrio tous les vendredis soir à la pizzeria El Faro de Villa Urquiza- Carlos Filipo et Aníbal Corniglio), d’une guitare basse (Juan Ignacio Iruzubieta, dit Nacho) et d’une partie de percussion tenue par Jerónimo Aceituno Peña.

Sous le titre Homenaje a las milongas de Afredo Zitarrosa, le concert de mercredi saluera la mémoire de ce chanteur, compositeur, poète et journaliste uruguayen, artiste tout à la fois engagé et "dégagé" (selon la définition que Pierre Desproges donnait à ce dernier adjectif), né en 1936 à Montevideo et mort dans sa cité natale en 1989, à l’âge de 52 ans.

Guitarra Negra a prévu d’interpréter Doña Soledad (Dame Solitude), Pa´l que se va (Pour ç’ui qui s’en va), Milonga para una niña (milonga pour une fillette), El violín de Becho (le violon de Becho), El Cambá (le rupin, ou le type) (1) y Zamba por vos (Zamba pour toi) (2), Que Pena (quel chagrin), Crece desde el pie (Grandis à partir de rien), Gato del Perro (le pauvre type au chien) (3) et La canción y el poema (la chanson et le poème).

Tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur Alfredo Zitarrosa peuvent se rendre sur ce site (el cancionero), où vous pourrez lire les textes de son répertoire, connaître toute sa discographie et écouter quelques uns de ses enregistrements.

Hier, lundi, Moscato était interviewé sur les ondes de Fractura Expuesta au sujet de ce prochain spectacle. Il ne nous reste donc plus qu’à attendre que l’enregistrement de l’émission soit chargée sur la page podcast du site, ce qui ne saurait tarder, pour en profiter à notre tour.


(1) Cambá, substantif de lunfardo en verlan (à l’endroit, ça donne bacán)
(2) Zamba : rythme musical rioplatense (qui n’appartient pas à la famille du tango mais appartient au même arbre généalogique que la samba brésilienne, c’est une musique métisse influencée par la tradition mélodique et rythmique des esclaves noirs)
(3) gato : chat en espagnol commun et bien d’autres choses en lunfardo, entre autres voleur nocturne et silencieux (on dirait monte-en-l’air en français) et pauvre homme sans aucun prestige ni pouvoir social. Perro (chien en espagnol commun) possède lui aussi ce deuxième sens sur les bords du Río de la Plata (le "Nous, les petits, les obscurs, les sans-grade", d’Edmond Rostand dans L’Aiglon)