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vendredi 8 août 2025

Le tango en deuil : Osvaldo Piro nous a quittés [Actu]


Malgré les grandes et belles phrases avec lesquelles les journalistes en parlent, sa mort ne fait pas vraiment beaucoup de bruit. Osvaldo Piro, bandonéoniste, compositeur, chef d’orchestre et arrangeur, est partout décrit comme l’ex-mari de Susana Rinaldi, ce qu’il fut en effet mais si c’est pour cela qu’ils lui rendent hommage…

Il avait 88 ans et vivait à La Falda, une petite ville dans les montagnes de Córdoba. C’est là qu’il s’est éteint hier. La presse reste muette sur ses obsèques, ce qui n’est pas vraiment habituel.

Avec Susana Rinaldi, Piro avait eu deux enfants qui sur scène ont conservé son nom, Ligia et Alfredo. Elle fait carrière comme chanteuse de jazz et lui comme chanteur de tango. Après le divorce avec Rinaldi, il a eu trois autres enfants dont on n’entend pas parler.

Il est vrai qu’il avait surtout mené sa carrière hors de Buenos Aires, avec modestie et discrétion, même s’il avait, il y a deux ans, partagé la scène une nouvelle fois avec la Tana Rinaldi pour présenter un disque qu’ils avaient enregistré ensemble.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12, qui ne lui a même pas consacré la Une de son supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos (j’avoue ma surprise !)
lire l’entrefilet de La Prensa
lire l’article très illustré de Clarín
lire l’article de La Nación

mercredi 29 novembre 2023

Susana Rinaldi et Osvaldo Piro font un retour sur scène [à l’affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi et son ex-mari, le compositeur, chef d’orchestre et bandonéoniste, Osvaldo Piro, partageront demain, jeudi 30 novembre 2023, à 21h, la scène du Teatro El Coliseo, Marcelo T. de Alvear 1155, dans le quartier de Retiro à Buenos Aires.

Il y a plusieurs mois, Susana Rinaldi avait annoncé son adieu aux planches mais l’appel de la scène est la plus forte.

Une du supplément culturel de Página/12
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Au programme : des grands classiques du tango, au répertoire de Rinaldi depuis ses débuts, et des créations originales de Piro.


Capture d'écran de la page de réservation du théâtre
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Prix des places (exorbitants mais c’est eux !) : de 1 500 à 6 000 pesos argentins. Néanmoins il y a fort à parier que le spectacle se donnera à guichets fermés.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’interview parue ce matin dans Página/12 qui en fait la une de son supplément culturel quotidien
lire le communiqué du Teatro Coliseo

mercredi 23 mars 2022

Le couple Piro-Rinaldi se reforme ce soir pour un récital au CCK [à l’affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi et le bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro, qui ont divorcé il y a plusieurs décennies et sont remontés ensemble sur scène de loin en loin depuis quelques années, se produiront ce soir, mercredi 23 mars 2022, à 20 h, au Centro Cultural Kirchner, avec la Orquesta Nacional de Música argentina Juan de Dios Filiberto qui pour l’occasion sera dirigé par Osvaldo Piro.

L’entrée est libre et gratuite mais le spectacle se donnera à guichets fermés.

Au programme : de nombreux grands classiques du répertoire tanguero avec quelques morceaux signés Osvaldo Piro.

Ce sera un hommage largement mérité à deux grands artistes octogénaires et qui n’ont rien perdu de leur dynamisme.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lundi 6 août 2018

Le Plenario du Festival [à l'affiche]


Ce soir, lundi 6 août 2018, à 19h30, la Academia Nacional del Tango ouvre ses portes pour une conférence légère où le bandonéoniste, compositeur et chef d'orchestre Osvaldo Piro racontera ses souvenirs avec Alfredo Gobbi et Aníbal Troilo, qui l'ont formé.

Osvaldo Piro sera avec son ex-femme, la chanteuse Susana Rinaldi, l'une des vedettes de la programmation du prochain Festival de Tango de la Ville Autonome de Buenos Aires, qui s'ouvre jeudi prochain (1).

La soirée, au Palacio Carlos Gardel, est d'accès libre et gratuit (le festival aussi d'ailleurs).



(1) Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne serai pas en mesure de publier quoi que ce soit le 9 août, ni en ce qui concerne l'ouverture du festival de tango (dont toutes les places sont certainement déjà épuisées) ni en ce qui concerne le vote de la loi dépénalisant l'avortement au Sénat, qui semble disposé à faire échouer ce projet de loi (ce qui n'est peut-être pas pour déplaire au Président, qui semblerait avoir fait le pari d'emblée de cet échec). Reprise probable de la publication sur Barrio de Tango dans le cours de la dernière semaine du mois d'août.

samedi 11 novembre 2017

Susana Rinaldi et Osvaldo Piro se retrouvent pour un hommage à Pichuco [à l'affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi et le bandonéoniste et chef d'orchestre Osvaldo Piro, qui étaient mariés et vivaient à Mar del Plata dans les années 1970 quand Pichuco (1) y passait ses vacances d'été en famille, vont retrouver la scène ensemble ce soir et demain, les 11 et 12 novembre, au Teatro Coliseo de Buenos Aires, avenida Marcelo de Alvear 1125, pour un grand concert qui marquera comme la clôture de cette année 2017 où le monde du tango a célébré les 80 ans de la fondation du premier orchestre du compositeur et bandonéoniste Aníbal Troilo (1914-1975).

Juan Carlos Cuacci, le pianiste et chef d'orchestre qui assure la direction musicale de tout ce que fait sa belle-sœur, Susana Rinaldi, depuis de nombreuses années, sera aussi de la partie : c'est lui qui a collecté toutes les partitions papier du Maestro Troilo et les a scannées pour les conserver à la postérité.

Un invité est aussi annoncé, José Colangelo, qui fut le dernier pianiste de la dernière formation dirigée par Pichuco.

L'événement est baptisé A Troilo con amor (ça se traduit tout seul) et il aura lieu à guichets fermés.

Les entrées étaient à réserver entre 350 $ ARG pour une place sans visibilité à 1300 $ ARG pour une place dans les premiers rangs d'orchestre.

Página/12 et La Nación publient ce matin une interview des artistes.

Pour aller plus loin :
consulter la présentation du spectacle mise en ligne sur le site du théâtre.



(1) L'un des surnoms les plus fréquents de Aníbal Troilo.

jeudi 20 juillet 2017

Le festival de Tango de La Falda retransmis à la télé [à l'affiche]


Demain, s'ouvre le festival de Tango de La Falda, dans la province de Córdoba, avec ses trois soirées de concert festifs. C'est le festival de tango le plus ancien dans le pays.

Cette année, ces spectacles seront retransmis par la télévision locale, Antena 3, et au niveau national par TV Pública en direct (il y a actuellement cinq heures de décalage horaire, à 20h à Córdoba, il est 1h du matin à Paris, Bruxelles ou Genève...

Les soirées se tiennent à l'auditorium municipal Carlos Gardel et c'est l'animateur télévisuel Silvio Soldán, un Michel Drucker métissé de Guy Lux, qui tiendra le rôle de Monsieur Loyal.

Des beaux noms au programme : les chanteurs Amelita Baltar, Adriana Varela, Raúl Lavie et Ariel Ardit, la Orquesta de Tango de la Ville de Buenos Aires et la Orquesta Provincial de Córdoba, le guitariste Esteban Morgado, le bandonéoniste Osvaldo Piro, et j'en passe.

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de la manifestation et la page Facebook de la ville.

jeudi 11 décembre 2014

L'Orchestre national de Musique argentine ce soir au teatro Coliseo pour fêter le tango [à l'affiche]


La Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto fête la Día Nacional del Tango avec deux concerts.

Le premier a eu lieu hier, à ECuNHi, l'espace culturel de Madres de Plaza de Mayo dont Teresa Parodi était la directrice jusqu'à sa nomination comme ministre de la culture en juin dernier. Je ne sais ce que cela a pu donner car, si l'affiche du centre est formidable, son acoustique est épouvantable. Mais ces grands hangars n'ont pas été conçus pour la musique mais pour accueillir les ateliers de mécanique du école navale.

Le second concert, celui de ce soir, jeudi 11 décembre 2014, à 20h30, aura lieu dans un vrai théâtre, dans de meilleures conditions musicales, au Teatro Coliseo, Marcelo T. de Alvear 1125 et rassemblera plusieurs grands noms du genre, comme Atilio Stampone, son chef titulaire, Raúl Garello, Néstor Marconi, Fabián Bertero, Walter Ríos et Osvaldo Piro, auxquels se joindront aussi des musiciens de générations plus jeunes, comme Diego Schissi et Sonia Possetti. Le Teatro Coliseo est installé dans un immeuble qui accueille différents services de la République italienne et appartient à ce pays, qui en a concédé la gestion à une fondation depuis plus de quarante ans.

Entrée libre et gratuite.
Les billets sont à retirer au guichet du théâtre, de 10h à 20h. Il sera remis deux entrées à chaque personne.

Vous pouvez consulter le site Internet du théâtre lui-même.

mercredi 16 juillet 2014

Festival de La Falda ce week-end [à l'affiche]


Ce week-end, du 18 au 20 juillet 2014, comme tous les ans à la même époque, la ville de La Falda déploie son festival à l'ombre des sierras pampaneas de la Province de Córdoba.

A l'affiche de ces trois jours de gala nocturne, des artistes de dimension nationale et même internationale pour certains comme les chanteurs Amelita Baltar, Ariel Ardit, Raúl Lavié, María José Demare, José Angel Trelles, Adriana Valera et même Omar Mollo (un récent transfuge du rock), les musiciens Julián Hermida, Osvaldo Piro, Lito Vitale, Esteban Morgado et Juan Carlos Baglieto (tous deux à la fois guitaristes et chanteurs).

Cliquez sur les images pour lire les textes

Plusieurs compagnies de danse sont également invités, ainsi que l'orchestre corbobais de musique urbaine (traduisez tango, jazz et rock, par opposition au folclore qui appartient en propre aux zones rurales du pays).

Pour en savoir plus sur le plus ancien de ces festivals d'hiver, visitez son site Internet.

mardi 18 juin 2013

La Rencontre Fédérale de Tango à Avellaneda [à l'affiche]

Le Secrétariat d'Etat a choisi le bandonéon de Osvaldo Piro
comme emblème de la Rencontre
Du jeudi 20 au dimanche 23 juin 2013 se tiendra à Avellaneda dans la proche banlieue sud de Buenos Aires une manifestation intitulée Encuentro Federal de Tango, organisée par le Secrétariat d'Etat à la Culture du Gouvernement national pour la troisième année consécutive.

Au programme, des concerts, des cours, des milongas, des conférences, des expositions...

Des invités prestigieux comme Horacio Ferrer, président de la Academia Nacional del Tango, le Sexteto Mayor qui fête cette année ses quarante ans, le bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro, l'orchestre de musique national Juan de Dios Filiberto, le chanteur Alberto Podestá et j'en oublie. L'orchestre de tango de la ville de Avellaneda sera naturellement de la fête. L'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone aussi. Les trois jeunes Orquestas Típicas La Vidú, Misteriosa de Buenos Aires et Almagro également. Des danseurs seront là dont le couple Dinzel et Johana Copes avec son partenaire Julio Altez, et là encore j'en oublie...

Les manifestations sont gratuites, pour la plupart d'entre elles, et elles se tiennent au Teatro Roma, Sarmiento 101.

Qui dit fédéral en Argentine se réfère à l'idéologie populaire qui s'opposa très tôt dans l'histoire de l'Argentine indépendante à la politique des grands commerçants de Buenos Aires, à Juan Manuel de Rosas, à la guerre civile qui sévit dans le pays entre 1820 et 1852 et qui s'acheva dans la défaite de Rosas qui transforma sa figure en légende, comme l'exil de Sainte-Hélène pour Napoléon. Ce mouvement fit aussi la part belle aux Indiens de la Pampa et aux esclaves affranchis, il représente l'apogée d'une Argentine métissée qui devait disparaître dans la seconde partie du XIXème siècle. Rien d'étonnant à retrouver dans cette manifestation des artistes comme Juan Vattuone, grand militant de la négritude dans la musique et la culture argentine, et La Vidú, un des ensembles du Buenos Aires underground de l'autogestion artistique.

La manifestation fait partie du Plan de Promotion du Tango conduit par ce ministère. Elle est co-produite avec les Affaires culturelles de la Ville de Avellaneda.

Pour aller plus loin et découvrir la richesse du programme :
voir la page de la manifestation sur le site du Secrétariat d'Etat à la Culture

mercredi 6 mars 2013

La Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto fête la journée de la femme au Teatro del Globo [à l'affiche]


Vendredi 8 mars 2013, à 20h30, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto se produira au Teatro del Globo, Marcelo T. de Alvear 1155, dans le quartier de Recoleta, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme.


L'orchestre, qui sera dirigé par Atilio Stampone et Oscar D'Elia ainsi que par Osvaldo Piro, comme chef invité, présentera un choix de pièces de Eladia Blázquez, arrangées par Piro et Stampone et défendues par les voix des chanteuses Viviana Scarlassa, Alicia Vignola et Patricia Barone.

Je n'ai pas pu recueillir d'informations sur le prix des places. J'ai l'impression que c'est gratuit, mais sur place, mieux vaut vérifier...

mardi 31 août 2010

Les finales du Mundial de Tango au Luna Park [à l'affiche]

Hier et aujourd'hui, ont lieu au Luna Park les finales du championnat du monde de tango argentin. Hier c'était la finale du Tango salon, ce soir c'est celle du tango de scène.

Hier, les danseurs avaient l'honneur de s'exprimer chorégraphiquement sur la musique interprétée par Leopoldo Federico et son orchestre. J'espère qu'ils ont su en profiter et qu'ils ont pu apprécier l'honneur qui leur était fait.

Ce soir, ils danseront accompagnés ni plus ni moins que par Susana Rinaldi et Osvaldo Piro, et il faut espérer que là aussi, ils se rendront compte de la chance qu'ils ont.

Le moins qu'on puisse dire est que ces grands artistes du tango méritaient au cours de ce festival d'avoir des soirées à eux plus tôt que d'accompagner un concours de danse, fût-ce la finale d'un Mundial...

Pour connaître les résultats que je n'aurai probablement pas l'occasion de vous donner de si tôt, reportez-vous au Portail de la Ville de Buenos Aires, aux pages réservées aux Festivals. Vous trouverez le lien dans la Colonne de droite, dans la partie basse, dans la rubrique  Les villes.

lundi 12 juillet 2010

Le Festival de Tango de La Falda (2) [à l’affiche]


Le Festival de Tango de La Falda est le plus vieux festival de tango au monde. Il fêtera cette année, du 16 au 25 juillet, sa 27ème édition, avec parmi les artistes invités Madame Nelly Omar qui a fêté en février ses 99 ans.

Cet article s’intéresse au programme du 23, du 24 et du 25 juillet prochains, les trois derniers jours de la manifestation, dont la première partie est décrite dans un précédent article publié ce même jour.

Le vendredi 23 juillet, à 20h, sur la scène de l’Auditorio Carlos Gardel de La Falda, les chanteurs Jairo, Patricia Barone, Anna Saeki (de Osaka), Luis Filipelli, Hugo Marcel et Esteban Riera. Comme toujours le Ballet José Hernández, qui se produira à nouveau le lendemain. Et la participation de la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto dirigée par les deux chefs, Atilio Stampone et Oscar de Elía. Ce sera aussi la première des trois nuits du concours de chant qui fait la réputation de ce festival.

Le samedi 24 juillet à 20h, Osvaldo Piro sera là avec son orchestre ainsi que la chanteuse Sandra Mihanovich et le spectacle au grand complet du Viejo Almacén de Buenos Aires avec Virginia Luque et Hugo Marcel, vieilles gloires des années 50… Entre autres invités. Ce sera la deuxième nuit du concours de chant.

Le dimanche 25 juillet, le spectacle commencera à 19h et on attend en invitée d’honneur Madame Nelly Omar, grande chanteuse qui commença sa carrière dans les années 40 et la continue à 99 ans révolus… Les chanteurs Raúl Lavie et Rodolfo Lemos, pas nés de la dernière pluie eux non plus, seront de la fête avec le Trio Las Rositas et l’Orchestre de Rafaela (une ville de la Province de Santa Fe). Ce sera aussi le final du concours de chant et la proclamation tard dans la nuit des résultats.

Le nombre de caractères pouvant être inclus dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, étant limité, je suis contrainte de déployer cette présentation sur deux articles, eu égard à la multitude des artistes invités.

Pour en savoir plus :

mardi 20 avril 2010

Patricia Barone, Sandra Mihanovich et Osvaldo Piro en hommage à Eladia Blázquez vendredi [à l'affiche]

Ce sera à ECuNHi, le centre culturel des Madres de Plaza de Mayo, Avenida Libertador 8468 (dansl le quartier de Palermo), vendredi 23 avril à 19h. Entrée libre et gratuite.

La Orquesta nacional de música Juan de Dios Filiberto a invité les chanteuses Patricia Barone et Sandra Mihanovich et le chef (et compositeur) Osvaldo Piro et plusieurs instrumentistes solistes, Brigitta Danko, au violon, Sergio Rivas, à la contrebasse, Daniel Lifschitz, à la flûte et Lautaro Greco, au bandonéon, pour cette belle soirée.

Le concert sera un hommage à l'auteur-compositeur-interprète Eladia Blázquez (24 février 1931 – 31 août 2005).

A aller écouter absolument si vous êtes à Buenos Aires ce jour-là...

Pour en savoir plus :
le site que Patricia Barone partage avec son mari, le guitariste et compositeur, Javier Gonzalez, se trouve parmi les liens externes de la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la Colonne de droite, partie inférieure (sur fond blanc)
Le site de Sandra Mihanovich, chanteuse de jazz et de tango ainsi qu'actrice, n'y figure pas encore. Le voici (en cliquant sur le lien). C'est elle qui s'occupe de faire vivre Eladia Blázquez sur le web.
Le site officiel d'Eladia Blázquez.
Et la page Myspace consacrée à Eladia Blázquez pour écouter sa voix et son talent musical.

mercredi 4 mars 2009

Le 8ème Davos du Tango [à l’affiche]

Affiche tirée du site de la ville de San Carlos de Bariloche

Non mais qu’est-ce que vous croyez ? Bien sûr que le tango argentin a son G8, son Davos et son sommet alter-mondialiste tout ensemble et même son assemblée plénière des Nations Unies... Il ne manquerait plus qu’il soit le seul à ne pas avoir sa rencontre au sommet.

Même que c’est la huitième fois que l’événement a lieu.

Et cette année, cette rencontre internationale, baptisée Cumbre Mundial del Tango (je vous jure que ce n’est pas des blagues !) se tient dans une station de sport d’hiver pré-andine très renommée sur tout le continent sud-américain, San Carlos de Bariloche, dans la Province de Río Negro, au nord de la Patagonie. La ville compte 130 000 habitants et se situe à plus de 1600 km de la capitale fédérale. Elle est très appréciée des nordistes, des Portègnes et des Bonaerenses qui aiment venir y faire du ski... quand ils en ont les moyens (pour ne rien dire des Brésiliens ou des Uruguayens). Mais ce n’est pas encore l’heure des skis, nous ne sommes qu’à la fin de l’été et c’est pour une foule de tangueros venus du monde entier que la ville s’apprête à mettre les petits plats dans les grands dès le 5 mars et jusqu'au 14. Tous les domaines du tango seront représentés : la danse, la musique, la poésie, le disque, le livre, le cinéma, la production de spectacles, la presse... Et une trentaine de villes du monde entier vont participer.

Ce Sommet Mondial du Tango s’ouvrira le jeudi à 19h par une soirée privée, réservée à la presse et à une large liste d'invités, à l’hôtel Llao-Llao, avec la participation des Maestros Horacio Ferrer, Président-fondateur de la Academia Nacional del Tango, Raúl Garello, Directeur-fondateur de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, représentant tous deux Buenos Aires, la chanteuse japonaise Anna Saeki (représentant Tokyo) et le couple de danseurs Pablo Contreras et Cynthia Palacios, champions patagoniens de tango de scène (représentant la ville de General Roca, dans la province de Río Negro) (1).

Les mêmes se retrouvent à 21h au cinéma Arrayanes pour un concert inaugural placé sous la responsabilité des deux Maestros.
Aux artistes déjà nommés se joindront le groupe de Graciela Novellino (chanteuse) accompagnée de Roberto Tormo à la contrebasse et de Diego Rapoport au piano (des artistes originaires de Bariloche), le couple de danseurs, Edwin et Lina, de Cali en Colombie, et le chanteur (et compositeur) Hernán Genovese (Buenos Aires). Le site Web 10tango annonce aussi, en plus de ces artistes inscrits au programme officiel (bouclé il y a quelque temps déjà) le chanteur Caracol, le Maestro Néstor Marconi (bandonéoniste, compositeur et chef d’orchestre, directeur de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce et co-directeur de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires depuis le début 2008), et le Quinteto Típico féminin China Cruel.

Le lendemain, c’est le premier jour à proprement parler et le programme est chargé...

A l’heure du déjeuner, il est prévu un Tango en las nubes (Tango dans les nuages). Tout le monde emprunte le téléphérique pour aller déjeuner à 13h dans une confitería giratoria (un restaurant panoramique monté sur une plateforme qui tourne) et à 14h, aura lieu un concert de la chanteuse Marisa Vázquez, de Buenos Aires. Deux couples de danseurs, Tango Vivo, de Cali en Colombie, participeront à cette fête.

Le soir, à 21h, concert au cinéma Arrayanes avec Roberto Rimoldi Fraga de Buenos Aires, le groupe Paola Schiavoni - Ariel Ascheri de Bariloche (une chanteuse accompagnée d’un guitariste, d’un pianiste et d’un contrebassiste), les danseurs John et Sofiani, de Caracas, capitale du Venezuela, le duo Kohan-Solare baptisé Tango Nomade, de Brême, en Allemagne, et Genève, en Suisse, et la Orquesta de la Ciudad de Córdoba (Argentine), placée sous la direction du Maestro Osvaldo Piro.

A 21h30, au Salón Araucania, commence un autre concert : Tango en concierto de cámara où se produira un quintette à cordes de Tenerife (Espagne), composé de deux violons, un alto, un violoncelle, un contrebasse et un chanteur.

A 22h, à Rincón Patagónico, aura lieu le dîner inaugural où les délégations seront officiellement reçues. Le concert permettra d’applaudir le Bariloche Tango Sexteto, le Ballet Folklorico Tolkeyen (de Bariloche aussi), le chanteur de folklore Roberto Rimoldi Fraga (qui se sera déjà produit, une heure avant, au cinéma Arrayanes) et un ensemble tokyoïte baptisé 2x4 Tokyo (chanteur, contrebasse, piano et violon).
Enfin une milonga conclura cette première journée à la Discoteca By Pass, avec Omar Viola, le DJ de Salón Caning, une célèbre milonga du centre de Buenos Aires. Il y aura de la musique vivante (plusieurs orchestres sont inscrits, dont un de San Luis, en Argentine) et diverses exhibitions de danseurs.

Dans la journée, tout un programme d’échanges, de rencontres, ce que le programme rassemble sous le vocable d’activités parallèles, est prévu avec vernissage de plusieurs expositions d’art, des cours de tango (danse), le lancement d’un concours d’écriture de letras de tango, une scène ouverte entre 12 h 30 et 14 h pour des musiciens et des danseurs (2) et à 18h, dans la biblioteca Sarmiento, une première rencontre de poètes avec une conférence d’ouverture par le Maestro Horacio Ferrer, une lecture par les auteurs Carlos Andreoli (qui est aussi chanteur) et Marta Pizzo (poétesse, narratrice et éditrice) et la présentation d’un livre de Ana Jaramillo intitulé Tango, vida y pasión de las dos orillas (Tango, vie et passion des deux rives, sous entendu du Río de La Plata) (3).

Le programme complet est disponible sur le site des Sommets mondiaux du Tango (Cumbredeltango).

La Ville de San Carlos de Bariloche sur le Web.

Quelques uns de ces artistes sur le Web :
Plusieurs d'entre eux figurent déjà dans les liens aux sites extérieurs dans la Colonne de droite de Barrio de Tango, dans les rubriques Les Troesmas et Grillons, zorzales et autres cigales.

Anna Saeki sous ce lien.
Tango Nomade sous celui-ci.
Le chanteur Caracol sur You Tube sous ce lien.
Le blog de la chanteuse Marisa Vázquez (lavazquez.blogspot).
Roberto Rimoldi Fraga sur You Tube ici.
Le blog de la poète Marta Pizzo : Puerto Palabra.
La page My Space de Carlos Andreoli sous le lien.

(1) Le Général Roca a dirigé ce qu’on a appelé dans les années 1870 la Campagne du Désert. La guerre d’extermination contre les Indiens dans les Provinces de Patagonie ! Le souvenir du Général Roca est un des plus ambigus qui soit dans l’histoire de l’Argentine indépendante.
(2) On appelle scène ouverte (escena abierta en espagnol) un moment où tous les artistes qui le veulent peuvent, dans un temps délimité mais égal pour tous, dire et montrer ce qu’ils veulent, à condition, généralement, de s’être inscrits à l’avance.
(3) Ce livre est illustré. Le nom donné par le programme officiel et que les rares articles d’Internet qui font déjà référence à l’ouvrage reprennent allègrement est celui d’un chanteur de Buenos Aires, doté de très nombreux talents (chanteur, compositeur et auteur) mais qui ne dit pas un mot sur son site des talents d’illustrateur qui lui sont ici prêtés. Aussi se peut-il que l’illustrateur de ce livre, que je n’ai pas eu en main, soit en fait un fileteador des plus controversés et des plus contestables, certes homonyme du chanteur (mais pour le patronyme seulement), peintre assez désagréable qui tente de ramener à lui (et y réussit parfois) tout l’art du fileteado, occupe l’espace médiatique et éditorial sans se laisser étouffer par le reste confraternel. Mais impossible de vérifier sur son site (j’ai tenté ma chance) car il n’y parle que des livres dont il est le seul auteur, alors qu’il a illustré à la chaîne des tas de trucs et dans tous les sens. Dans le monde tanguero, ce type est une espèce d’ovni comportemental trop proche pour être honnête de notre propre modèle de show-business où les basses manoeuvres de rivalité l’emportent et largement sur l’amitié, la loyauté et la solidarité que les vrais artistes du tango cultivent entre eux à Buenos Aires avec un soin farouche et persévérant. Je garde néanmoins un doute parce que je ne crois pas qu’Horacio Ferrer aimerait beaucoup que son nom côtoie celui de ce bonhomme. Or dans le doute abstiens-toi. Si un jour, je tombe sur ce bouquin, je viendrais corriger cet article en indiquant qui en a réalisé effectivement les illustrations.

lundi 15 décembre 2008

Guitarra Negra autour de Noël [à l’affiche]

Aníbal Corniglio, Moscato, Carlos Filipo, Alfredo Piro, Nacho et Aceituno



Le groupe Guitarra Negra (guitare noire) qui s’est constitué tout récemment et a donné son premier concert le 8 octobre dernier (voir article ici), se compose d’un chanteur, Alfredo Aníbal Piro, qui a de qui tenir, Maman est chanteuse et actrice et Papa est bandonéoniste et compositeur (1) et tous les deux l'ont placé avec le choix des prénoms sous la protection d'Alfredo Gobbi d'une part et d'Aníbal Troilo d'autre part, de trois guitaristes, Maximiliano Luna dit Moscato, en particulier ici, dans Barrio de Tango (2), Carlos Filipo et Juan Ignacio Iruzubieta, dit Nacho (ce dernier à la guitare basse), enfin d’un percussionniste, Jerónimo Peña, dit Aceituno (3).

Ensemble, ils cultivent le répertoire d’Alfredo Zitarrosa (10 mars 1936-17 janvier 1989), un auteur-compositeur-interprète uruguayen, né et mort à Montevideo, ville et pays qui n’ont jamais rompu leur lien avec la composante afro-américaine de la culture et de la musique populaires de cette région du globe alors que, à la suite d’un processus très complexe, ce lien s’est rompu de facto en Argentine, où il a même été renié par toute une frange de la classe dirigeante dans les années dites de la Generación del Ochenta (1880-1916), lien qui a été ensuite renoué de manière volontariste, comme un acte politique fort par des artistes comme Homero Manzi, Sebastián Piana, Charlo (que Susana Rinaldi chante merveilleusement, cf. le premier article de ce jour), voire dans une autre veine comme Alberto Castillo, à partir des années 1930.

Zitarrosa lui-même fut un militant du Frente Amplio (4), ce qui le contraignit à l’exil pendant les années de la dictature en Uruguay (1973 à 1981, voir 1985 pour le rétablissement complet de la démocratie).

Guitarra Negra est le titre d’un des albums de Zitarrosa et partant celui d’une des chansons contenues dans ce disque.

Le groupe Guitarra Negra sert donc cette musique uruguayenne, militante, issue de la tradition métisse dans lequel le tango lui aussi plonge ses racines.

Vous pouvez écouter la voix de Alfredo Piro, sur sa page My Space (5), dans un répertoire de tango portègne (Cambalache, Sueño de Juventud, Ave de Paso...). Il est présent lui aussi sur Todo Tango mais avec un seul morceau et une photo où il fait une sale tête...

Guitarra Negra donnera un concert à la Casona del Teatro, Avenida Corrientes 1975, à 21h le vendredi 19 décembre (ils y étaient déjà vendredi dernier). L’entrée est fixée à 25 $.

Puis le vendredi 26 décembre, au lendemain de Noël, ils seront à Clásica y Moderna (Callao 892) à 22 h (prix inconnu et divergence d’horaire entre le site de Clásica y Moderna et la page Myspace d’Alfredo Piro. Si vous êtes sur place, vérifiez !.... C’est souvent comme ça à Buenos Aires, ça fait partie du charme de cette ville, la ponctualité n’est pas la qualité dominante des Portègnes).

(1) Maman s’appelle Susana Rinaldi et vit à Buenos Aires et Papa s'appelle Osvaldo Piro et vit à Mar del Plata, comme vous le savez déjà si vous êtes un vieux lecteur de ce blog. Papa et Maman ont divorcé ça fait une paye mais n’ont pas dédaigné l’année dernière reparaître ensemble sur scène et ils ont obtenu un de ces succès ! Un podcast de Tango City Tour en porte témoignage.
(2) Moscato : le Moscatel (un vin doux d’Espagne) dans la langue de tous les jours à Buenos Aires
(3) Aceituno : olivier (de aceituna : olive). Pour désigner l’arbre, on dira plus fréquemment olivo. De même dans aceite de oliva (huile d’olive), on fait appel à l’autre radical (le radical du latin classique).
(4) Sur le parti politique de gauche qu’est le Frente Amplio, voir dans Barrio de Tango les articles des 3 et 14 novembre et du 3 décembre derniers sur les récents soubresauts politiques en Uruguay.
(5) Pour écouter Susana Rinaldi, direction Todo Tango.

samedi 11 octobre 2008

Patricia Barone invitée d'honneur à Córdoba [à l'affiche]

Dans le cadre de l'année Atahulpa Yupanqui (el año yupanquiño), décrétée par la Province de Córdoba, (1) la Orquesta provincial de Música ciudadana a invité la chanteuse portègne Patricia Barone au Teatro del Libertador General San Martín.
La Orquesta provincial existe depuis 1984 et depuis 2004 elle est placée sous la direction du bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro. Le chanteur titulaire de la formation s'appelle Gustavo Visentín, il participera lui aussi au concert ainsi qu'un autre chanteur, Jorge Guillermo. Le couple de danseurs attaché à l'orchestre sera aussi sur scène : Walter Vergara et Rosalia Ortíz.

L'année dernière, sous la direction du Maestro Piro, la Orquesta provincial a sorti son premier disque, intitulé Eclipse.

Le concert de Patricia aura lieu samedi prochain, le 18 octobre, à 21h30, au Teatro del Libertador General San Martín, le grand théâtre à l'italienne de cette capitale provinciale. Comme souvent dans un théâtre à l'italienne, le prix des places varie en fonction de la plus ou moins grande visibilté : 40 $ à l'orchestre, 10, 8, 6 aux différents balcons et corbeilles, 4 au paraiso, ce qu'on appelle aussi en français le paradis (cf. Les Enfants du Paradis de Jacques Prévert et Marcel Carné) mais plus souvent encore de nos jours, on appelle ce dernier étage le poulailler.

Avec ce concert, Patricia Barone prend sa juste place dans une longue série d'invités prestigieux et talentueux : Rubén Juárez, le bandonéoniste et chanteur de tango de Córdoba (que personne ne le prenne pour un Portègne...), le pianiste, compositeur et chef d'orchestre Atilio Stampone, la chanteuse et comédienne Susana Rinaldi (ex-épouse d'Osvaldo Piro, avec lequel elle a renoué artistiquement avec un récital en décembre 2006 à retrouver dans les podcasts 60 et 61 de Tango City Tour), l'auteur-compositeur-interprète Eladía Blázquez, l'auteur-compositeur et chanteur Guillermo Fernández... sans parler d'Horacio Ferrer, venu participer à l'un des tout premiers concerts de l'orchestre au moment où il s'est établi au Teatro del Libertador General San Martín en 1992.

Patricia Barone est mariée au compositeur et guitariste Javier González. Ensemble, ils ont déjà sorti plusieurs disques dont vous pouvez écouter des extraits sur leur site et créé un bon nombre de morceaux signé par Javier avec de jeunes poètes contemporains. Patricia est l'une des deux chanteuses de María de Buenos Aires (Astor Piazzolla et Horacio Ferrer) qui tiennent de nos jours le rôle-titre créé en 1968 par Amelita Baltar. Patricia joue et chante María dans les reprises produites par la Fondación Astor Piazzolla. Ce fut le cas en février de cette année avec une tournée en Italie. C'est aussi le cas dans le double album que la Fondación a co-édité avec Milán en 2004 (version intégrale).

Ce n'est pas la première fois que Patricia Barone travaille avec Osvaldo Piro. Il l'avait déjà invitée à chanter avec lui en 1993. Elle a participé à l'enregristrement de son disque Min-On Tango et a réalisé avec lui plusieurs tournées dans les pays limitrophes (Chili, Paraguay...).
Si vous voulez découvrir le travail d'Osvaldo Piro, vous pouvez visiter sa page sur My Space et aller télécharger les deux podcasts de Tango City Tour. Osvaldo Piro a également plusieurs disques toujours dans le commerce.

Enfin pour en savoir un peu plus sur la Orquesta Provincial, cliquez sur son nom pour vous connecter directement sur la page ou allez visiter le site même du gouvernement de cette Province en cliquant ici.

(1) Le 31 janvier de cette année, Córdoba a fêté en grande pompe le 100e anniversaire de la naissance du grand musicien et poète folkloriste Atahulpa Yupanqui, originaire de cette province.