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mardi 2 décembre 2014

Tango et milonga ce soir à la Legislatura [à l'affiche]


Lancé par la chanteuse et députée (socialiste) Susana Rinaldi, alors présidente de la Commission culturelle de la Legislatura Porteña, le parlement monocaméral de la Ville Autonome de Buenos Aires, le cycle Legistango propose tous les premiers mardis du mois durant l'année professionnelle (de mars à décembre) une milonga animée par différents musiciens de tango, à partir de 17h, dans les locaux de l'institution législative, situés Perú 160, au cœur de Monserrat.

Ce soir, pour la dernière édition de la saison 2014, la milonga rendra hommage au bandonéoniste et compositeur Pepe Libertella, l'un des fondateurs du Sexteto Mayor, dont les actuels membres participeront à la manifestation, avec le chanteur Alfredo Piro et le Julián Hermida Quinteto. La 2 x 3, milonga itinérante dans tout Buenos Aires, fera aussi partie de la fête.

Entrée libre et gratuite.
Apportez des chaussures de danse pour ne pas abîmer les sols historiques de ce très beau bâtiment public.

Pour en savoir plus et connaître le programme et ses horaires :
consulter le communiqué de l'Agenda Culturel officiel de la Ville Autonome de Buenos Aires.

dimanche 5 mai 2013

Horacio Ferrer et Gabriel Soria font la fête au Sexteto Mayor [à l'affiche]


Retour aux affaires du Maestro Horacio Ferrer pour ce premier Plenario du mois de mai (il a passé la fin de l'été en convalescence pour un incident de santé dont on me dit qu'il est rétabli). En duo avec le premier vice-président Grabriel Soria, il animera cet acte académique entièrement consacré à célébrer les quarante ans du Sexteto Mayor, une des grandes formations nées dans les années 70 à la fin de la grande crise qu'a connue le tango après la chute de Perón et la mainmise des Etats-Unis sur l'Argentine et les autres pays de l'Amérique du Sud, au plus fort de la guerre froide.

Le Sexteto Mayor a été fondé le 29 avril 1973, à Buenos Aires, entre six musiciens dont le regretté José Libertella, décédé à Paris pendant une tournée, et Mario Abramovich, le seul des fondateurs encore présent aujourd'hui dans cette formation.

L'invité du jour aura les honneurs du tango rituel (ce n'est pas si fréquent dans le protocole académique mis en place par notre Poète Président) : ce sera Del 73 (de 1973), de Luis Stazo et Armando Cupo, un tango composé spécialement pour le premier disque de l'ensemble, dans un arrangement de José Libertella (le morceau a été enregistré le 26 juillet 1973).

Suivra une conversation à bâtons rompus, animée par Horacio Ferrer et Gabriel Soria et illustrée par des enregistrements historiques et des extraits cinématographiques, avec les six membres actuels du groupe : Mario Abramovich, Eduardo Walzak, Horacio Romo, Luciano Sciarretta, Fulvio Giraudo et Enrique Guerra. Juan Libertella, le fils de Pepe Libertella, les rejoindra sur l'estrade du Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, siège de la Academia Nacional del Tango (avenida de Mayo, 833, juste à côté du Gran Café Tortoni).

L'espace artistique sera occupé par un petit concert de notre sextuor quarantenaire.

Lundi 6 mai 2013, à 19h30.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (je suggère à ceux de mes lecteurs qui voudraient profiter de l'aubaine de se présenter sur place assez tôt, eu égard à la notoriété et au talent des musiciens et à la taille de la salle).

dimanche 31 juillet 2011

Abrazos, documentaire musical, au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Dans le cadre du cycle cinématographique, organisé conjointement par le Museo del Cine Pablo Ducrós Hicken et le Museo Casa Carlos Gardel, on projettera demain, lundi 1er août 2011, à 18h30, le documentaire Abrazos, où apparaissent le bandonéoniste José (Pepe) Libertella et le Sexteto Mayor, les chanteuses Adriana Varela et María Graña, le chanteur Raúl Lavié, le guitariste Luis Borda, le bandonéoniste, compositeur et chanteur Rubén Juárez, la danseuse Mora Godoy entre autres artistes...

Le documentaire est de Daniel Rivas, il date de 2003 et il dure 85 minutes. Il sera projeté avec des sous-titres en anglais pour aider les étrangers de passage à Buenos Aires.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, dans le quartier de l'Abasto.

vendredi 13 novembre 2009

Un Plenario pour Pepe Libertella [à l'affiche]

Ce sera lundi prochain 16 novembre, comme d'habitude à 19h30. Comme d'habitude, l'entrée est libre et gratuite et comme d'habitude, la conférence aura lieu au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, dans le quartier très central de Monserrat. A Buenos Aires, bien sûr.
Cette réunion sera un hommage au bandonéoniste, compositeur et chef d'orchestre José (Pepe) Libertella qui a été membre d'honneur de la Academia.
La conférence prendra la forme d'un échange entre les Maestros Eduardo Walzack, Mario Abramovich et Héctor Lettera avec le premier vice-président de la Academia, le journaliste et animateur radio Gabriel Soria.

C'est Universo, un tango de Pepe Libertella, dans un enregistrement du compositeur lui-même avec son grand orchestre, qui a été choisi comme Tango rituel de la soirée.

L'espace artistique sera occupé par la présentation du double CD des inédits de Pepe Libertella qui vient de sortir chez Típica Records, une initiative des fils du musicien (se reporter à mon article sur cet album posthume), et par la projection de concerts filmés et d'extraits d'un reportage réalisé en 1982.
Pour en savoir plus :
les mots-clés du bloc Pour chercher, para buscar, to search, et les raccourcis que vous trouverez dans la Colonne de droite vous permettent d'accèder aux articles de ce blog selon différentes thématiques : musicien, institution, quartier...

jeudi 22 octobre 2009

Sortie posthume d’un double album de Pepe Libertella [Disques & Livres]

Pepe Libertella était un grand bandonéoniste, c’était aussi un compositeur et un arrangeur. Il fut l’un des fondateurs du Sexteto Mayor, ces six musiciens qui quittèrent soudain la Orquesta Típica Osvaldo Pugliese en 1968 pour fonder un groupe plus petit qui s’est construit depuis une glorieuse réputation. C’était l’époque où les grands orchestres finissaient de disparaître tous les uns derrière les autres au profit de petits groupes, évolution induite par la disparition des cabarets à la fin des années 50 et l’importance croissante de la télévision, dont les plateaux (et les petits écrans) valorisaient mieux les formations réduites.
Pepe Libertella est décédé d’un arrêt cardiaque à Paris, le 8 décembre 2004, sur une tournée au cours de laquelle il participait à Tango Pasión, grand spectacle, avec musiciens, danseurs, costumes et mise en scène.

Ce sont ses fils qui ont rassemblé de multiples prises restées inexploitées par leur père pour composer un album double composé de 2 CD, l’un intitulé Tango íntimo et l’autre Tango orquestal, sous le titre global de Colección Pepe Libertella inédito, sous le label Típica.

Ces deux disques comportent de nombreuses joyitas (petits joyaux, comme disent les Portègnes) : enregistrements avec orchestre réalisés avec le grand chanteur Edmundo Rivero, duo bandonéon-guitare avec Roberto Grela, solos de bandonéon mais également enregistrements effectués lors de deux tournées au Japon en 1978 et 1979 et dans lesquels Libertella et son orchestre interprètent de la musique traditionnelle nippone en arrangements de tango.

Pour aller plus loin : lire la critique discographique de Karina Micheletto dans Página/12 du mercredi 21 octobre 2009.

mercredi 31 décembre 2008

Le dernier podcast 2008 de Tango City Tour : imperdible [radio]

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes amis Juan Espósito et Mabel Pramparo, les deux animateurs de Tango City Tour, cette émission de radio par podcast consacrée au tango qui vous arrive en direct sur votre ordinateur (si vous êtes abonné bien sûr) à un rythme hebdomadaire...

Le n° 138, monté la semaine dernière, est consacré au grand bandonéoniste (qui fut aussi un compositeur de talent) Pepe Libertella. C’est donc un podcast imperdible : à ne surtout pas manquer. Norberto Spangaro, le complice argentin -mais qui vit à Miami- de Juan et Mabel, était, pour l’enregistrement de l’émission dans le studio de Tango City Tour alors que d’habitude il envoie sa participation sous forme de bobino enregistré chez lui en Floride, et il a partagé cette fois-ci des documents audio de sa collection personnelle.

Et ils sont vraiment très émouvants ! On y entend Pepe Libertella partir dans une conversation à bâtons rompus sur le tango (bien sûr) et un morceau qu’il a joué un jour chez Norberto et que ce dernier a eu l’excellente idée d’enregistrer... Des documents inédits bien sûr. Et comme cadeau de Noël pour des amateurs de tango, franchement, c’est pas du vol !!!! Un grand merci donc à Norberto qui a joué les Rois Mages avec une bonne quinzaine de jours d’avance sur le calendrier officiel...

L’année prochaine, Juan et Mabel enrichiront leur proposition culturelle et tanguera : ils nous présenteront un à un, tout au long des 52 semaines que comptera 2009 (moins les semaines d’indispensables vacances !), les 48 quartiers qui composent la capitale argentine et vous pourrez même aller, sur leur site, visionner des petits reportages vidéo qu’ils feront et qui y seront accessibles... C’est pas joli, ça ? (1)

En leur souhaitant à tous les deux (et même à tous les trois, sin olvidarme de nadie ni de ninguno de los gatos) une très belle année et un bon été (et de bonnes vacances, tout ça, tout ça), je veux conclure par un petit salut personnel à l’auditeur qui ne m’a rien dit, à moi, mais qui leur a envoyé à eux, Mabel et Juan, un compliment qui me touche beaucoup sur mon article sur Discépolo et l’empanada (2). Cet auditeur participe ainsi à ce numéro 138 à travers le quart d’heure des mails (une partie très importante de l’émission pour la grande famille des auditeurs qui se sentent ainsi reliés de tous les horizons de la planète). A écouter, dans ce quart d’heure des mails, une interprétation bien déchirante de Uno (je vous en avais donné déjà deux très classiques, le 23 décembre, une par Libertad Lamarque, l’autre par Edmundo Rivero). Ecoutez celle-ci, elle vaut le détour aussi...

(1) une spécialité gastronomique argentine dont Discépolo disait se régaler, lui qui avait un appétit d’oiseau
(2) le lien avec le site de Tango City Tour.