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vendredi 1 octobre 2021

Le Sexteto Mayor reprend du service au Torquato Tasso [à l’affiche]


Le Centro Cultural Torquato Tasso, à San Telmo, relance un petit programme de concerts pour une reprise tout en prudence tout au long de ce dernier trimestre 2021 : après avoir brillamment animé la finale du Mundial de Tango sur la Diagonal Norte, le week-end dernier, c’est le Sexteto Mayor qui inaugure le mois d’octobre, ce soir, vendredi, à 21 h.

Le groupe emblématique du répertoire classique du tango reviendra la semaine prochaine.

Prix des places : 1 000 $ avec réservation ou 1 200 $ le soir même au guichet.

© Denise Anne Clavilier

Les deux prochains samedis, la scène du CC Torquato Tasso sera au guitariste Luis Salinas et il faudra attendre le 22 octobre pour aller entendre Amelita Baltar, en cette année qui correspond aussi au centenaire de son ex-mari, Astor Piazzolla.

lundi 27 septembre 2021

La finale du Mundial au pied de l’Obélisque [à l’affiche]

Les deux couples champions du monde
(photo Juan Tessone, pour Clarín)


Samedi dernier, en fin de journée, sous le crépuscule printanier, le Mundial de Tango a coupé la circulation sur la plan large avenue du monde, la 9 de Julio. La scène était installée dans l’axe de la Diagonal Norte, qui relie Plaza de la República, où trône l’obélisque du 400e anniversaire de la fondation de Buenos Aires, à Plaza de Mayo, où la ville a été fondée en 1580 et où le régime colonial a été renversé le 25 mai 1810.

Diagonal Norte, samedi soir avant le coucher du soleil


Les deux finales de la compétition se sont donc jouées au pied de l’Obélisque pour les danseurs qualifiés qui concouraient les uns sur scène, les autres en ligne, chez eux, au Japon, en Colombie, en Allemagne ou en France, à l’heure argentine.

Une de La Prensa hier
Le titre secondaire se passe de traduction !


Cette année, du fait de la crise sanitaire, le concours ne se composait que de deux catégories, baptisées Pista (tango salón dans les éditions d’avant le covid) et Escena (le traditionnel style acrobatique des grands shows professionnels). Il n’y avait pas de catégories par âge cette année. Il n’y avait de place que pour des jeunes !

Les deux couples sacrés champions du monde concouraient sur place. Ils sont interviewés aujourd’hui dans les colonnes de Clarín.

Tout au long de la soirée, la communauté tanguera a rendu hommage à quelques figures historiques du genre : le danseur disparu Juan Carlos Copes (il a été victime du covid) et son ancienne partenaire et ex-femme (toujours bien en vie), María Nieves. Plusieurs grandes formations musicales animaient le concours, parmi lesquelles on pouvait écouter le Sexteto Mayor, l’un des groupes les plus prestigieux du tango contemporain.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Clarín (édition dominicale)
lire l’article de Clarín (édition d’aujourd’hui)
lire l’article de La Nación
La Prensa est le seul quotidien national à avoir fait sa une d’hier sur l’événement mais la rédaction n’a pas mis l’article correspondant sur son site Internet.

vendredi 27 août 2021

Du Piazzolla au Konex et au CCK : ce week-end est au centenaire [à l’affiche]

Le gros titre se comprend tout seul !
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Ce soir, au CCK et tout ce week-end à la Ciudad Cultural Konex, dans le quartier de Almagro, hommage à Astor Piazzolla à l’occasion du centenaire de sa naissance (en mars dernier).

Les deux institutions culturelles, l’une nationale, l’autre privée, retransmettent en direct les concerts sur les réseaux sociaux et leur chaîne Youtube.

Capture d'écran

A la Konex (on dit aussi au Konex, parce qu’autrefois « il » s’appelait Centro Cultural et non Ciudad), ce sera ce soir, 27 août, demain et après-demain, à 21 h (soit 2 h du matin pour l’Europe atlantique). Ce soir, participeront entre autres le Sexteto Mayor avec comme chanteur invité Guillermo Fernández et le Quinteto Grande ainsi que les chanteuses solistes Julieta Laso, Lula Bertoldi et María de los Angeles « La Bruja » Salguero.

Demain, ce sera au tour de Escalandrum, le groupe de jazz fondé et dirigé par Pipi Piazzolla, petit-fils du compositeur et directeur artistique de la manifestation, et de l’ensemble de Juan Pablo Navarro. Le réalisateur de Los años del tiburón, célèbre long-métrage documentaire sur Piazzolla, viendra en parler avec Lalo Mir, le Monsieur Loyal du week-end.

Dimanche, Ramiro Flores et son groupe partageront la scène avec les trois chanteuses déjà citées, tandis que Lalo Mir bavardera avec Pipi Piazzolla.

Le programme de ce soir
Capture d'écran
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Tout cela est gratuit, grâce à la crise sanitaire. Elle empêche le spectacle vivant de reprendre le cours normal de sa vie et il se débrouille comme il peut pour continuer d’exister.


Au CCK, on aura cette nuit, à 20 h (soir 1 h du matin chez nous) l’une des soirées thématiques consacrées aux disques qui ont fait l’histoire et aujourd’hui, ce sera Libertango, enregistré en Italie en 1974. Participeront à cet hommage Juan « Pollo » Raffo (direction et claviers), Fernando Ferman (flûtes), Martín Pantyrer (clarinettes), Lautaro Greco (bandonéon), Elizabeth Didolfi (alto), María Laura Antonelli (piano), Tomás Pagano (basse électrique) et Rodrigo Genni (batterie et samples). Le concert se donne dans l’Auditorium national avec jauge et sur toutes les plateformes dont dispose l’institution : Facebook, Youtube et Cont.ar.

Página/12 ouvre aujourd’hui son supplément culturel quotidien, Cultura y Espectaculos, sur ce double hommage avec cette photo ancienne d’un Piazzolla encore jeune et délibérément provocateur ! Ce pied sur le tabouret pour jouer, à l’opposé de ses prédécesseurs dans la tradition tanguera, qui jouaient tous assis !

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur le programme de la CCKonex
lire l’article de Página/12 sur la soirée au CCK
lire la présentation du week-end sur le site de la CCKonex
lire la présentation du spectacle de ce soir sur le site de la CCKonex
lire la présentation du concert de ce soir sur le site du CCK

jeudi 1 juin 2017

Le Sexteto Mayor invite au Torquato Tasso [à l'affiche]


Chaque vendredi du mois de juin, le Sexteto Mayor se produira à 22h au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo. L'ensemble jouera avec un chanteur invité.

Demain 2 juin 2017, c'est Cucuza Castiello qui inaugure cette série dominée par Amelita Baltar, qui partagera les autres soirées du mois.

Entrée : 300 $ ARG (avec réservation à l'avance).
La place sera portée à 350 $ ARG si vous l'achetez le soir même au guichet de la salle.


Le centre ouvre ses portes à 20h30, pour le repas ou une simple consommation. En cas d'affluence, les tables sont partagées entre inconnus.

Pour en savoir plus :

jeudi 21 juillet 2016

Ce soir et tout le week-end, María Graña et le Sexteto Mayor au Torquato [à l'affiche]


La chanteuse María Graña et le Sexteto Mayor se partagent la scène du Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, ce soir, jeudi 21 juillet, ainsi que vendredi et samedi, avant de remettre la même chose à la fin de la semaine prochaine.

De belles soirées en perspective.

samedi 18 juin 2016

Festival de Tango de ECuHNi [à l'affiche]


Ce sera ce soir la sixième édition de ce festival de tango, Abrazo (1), qui revient dans un centre culturel, Espace Culturel Nos Enfants (Nuestros Hijos), qui a perdu de sa capacité d'action du fait de la brusque disparition, à la rentrée de mars, des très généreuses subventions publiques dont il bénéficiait sous le précédent gouvernement (2). Du coup, cette année, ce festival qui tous les ans s'étendait sur un long week-end, se voit réduit cette année à une seule demie-journée et une longue soirée, aujourd'hui, ce samedi 18 juin 2016, qui fait partie du très long week-end qui relie désormais deux jours fériés nationaux, le 17 juin, en mémoire de Martín Miguel de Güemes, et le 20 juin, en mémoire de Manuel Belgrano.

Comme les années précédentes, la SADAIC, association des auteurs-compositeurs, et l'AADI, association des interprètes, apportent leur concours financier à la manifestation qui permettra au public, contre une entrée libre à participation volontaire (3), de vivre toutes les dimensions du genre, grâce au programme concocté par Lucrecia Merico, co-directrice de ECuNHi, depuis que Teresa Parodi s'est lancée dans une carrière politique d'élue (l'auteur-compositeur interprète est maintenant députée au Parlasur, le parlement de l'UNASUR, après avoir été ministre de la culture de juin 2015 au 9 décembre dernier).

Lucrecia a fait appel à une brochette d'excellents tangueros : les chanteurs Cucuza Castiello et Osvaldo Peredo, le quintette de Javier González (guitariste et compositeur) et Patricia Barone (chanteuse), les formations du violoniste Pablo Agri et du pianiste Nicolás Ledesma et ni plus ni moins que le Sexteto Mayor pour conclure la soirée.

Il y aura une milonga avec des musiciens et un DJ, des cours de danse et des exhibitions des professeurs, une peña pour chanteurs amateurs, qui seront accompagnés par le guitariste Nacho Iruzubieta (qu'ils chantent juste ou faux, peu importe, a précisé Lucrecia Merico, l'essentiel est que tout le monde participe, s'amuse et s'empare de cette opportunité pour vivre le tango dans sa chair et son sang). Une restauration de spécialités nationales est prévue, sous forme de buffet...

Dans un article paru ce matin dans Página/12, qui soutient à fond l'institution avec des accents révolutionnaires, Lucrecia Merico annonce le retour en août dans ces mêmes murs de la Milonga de la Liberación, lancée l'année dernière et qui, un samedi par mois, remplissait le lieu de danseurs locaux qui appréciaient cette occasion gratuite de pratiquer leur activité préférée...

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 (remonté comme une pendule)



(1) Abrazo veut dire "étreinte" mais c'est aussi le geste le plus quotidien pour se saluer : tout le monde serre tout le monde dans ses bras.
(2) A côté de quoi il faut aussi rappeler les insultes inouïes dont la très peu commode présidente de l'association Madres de Plaza de Mayo a abreuvé le Président Macri et son gouvernement dès le mois de décembre dernier. Or le centre ECuNHi est la vitrine culturelle de cette association. Si Macri est, comme elle le dit à qui veut l'entendre, son ennemi, alors qu'il est démocratiquement élu, personne ne peut se plaindre que ECuNHi ne reçoive plus le moindre sou. Quand on ne joue pas le jeu démocratique et institutionnel et qu'on insulte l'élu du peuple qui ne vous plaît pas, l'absence de subvention est d'autant moins une aberration que les associations militantes devraient être financées en majeure partie par les militants et non par l'argent public. Qui plus est, cet argent était celui de l'Etat national et il était investi dans un organisme qui ne joue qu'un rôle d'animation culturelle locale, dont seuls profitaient les Portègnes et les habitants de la banlieue de la capitale fédérale. Même si cette décision est difficile à encaisser pour les artistes qui bénéficiaient de ce lieu pour s'exprimer, force est de reconnaître que la décision n'est pas dénuée de fondement démocratique.
(3) Les années précédentes, l'entrée était tout simplement libre et gratuite.

mercredi 2 mars 2016

Belle affiche de rentrée au Torquato Tasso [à l'affiche]


Demain, jeudi 3 mars 2016, commence la programmation de la saison 2016 au Torquato Tasso. C'est le chanteur Hernán Lucero qui ouvre ainsi la saison officielle de la tanguería de la rue Defensa à San Telmo. Lui succéderont pendant ce mois de mars l'auteur-compositeur interprète uruguayen Ruben Rada le vendredi et le Sexteto Mayor les trois premiers samedis de ce mois.

Le Centro cultural Torquato Tasso est une salle qui propose une restauration simple et traditionnelle, entre pizzas, grosses salades, grillades, empanadas et assiettes froides (picadas).

L'année commence bien.

vendredi 26 février 2016

Week-end festif à Zárate [à l'affiche]


A partir de ce vendredi 26 février 2016 et pour tout le week-end, c'est le Festival de Tango de Zárate, cité des bords du Paraná, tout au nord de la Province de Buenos Aires, patrie du poète Homero Expósito et de son frère cadet, le compositeur Virgilio, et plusieurs autres artistes, qui percèrent dans l'orchestre de Miguel Caló dans les années 1940.

Zárate a été déclarée Capital Provincial del Tango.

Le festival propose différents concerts, plusieurs milongas et pratiques, des ateliers et des cours et même un parcours touristique à travers la ville.

Parmi les artistes invités à cette septième édition : le Sexteto Mayor, la Orquesta Típica Fernández Fierro, les chanteuses Sandra Mihanovich et Adriana Varela.

Le festival sera l'occasion de rouvrir en grande pompe le théâtre municipal.


La manifestation est entièrement gratuite.

Pour en savoir plus :
consulter la page Facebook du festival
consulter la page qui lui est consacrée sur le site de la municipalité (et qui n'est pas à jour).

vendredi 17 juillet 2015

Beau "finde" au Torquato Tasso [à l'affiche]


Ce soir, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, le bandonéoniste et compositeur Rodolfo Mederos rendra hommage au poéte Juan Gelman, qui nous a quittés en janvier 2014 comme je vous l'avais annoncé en son temps dans ces colonnes.

Le lendemain, la tanguería de San Telmo accueillera comme tous les samedis le Sexteto Mayor, cette fois-ci, avec la chanteuse Jacqueline Sigaut, et hier soir, la scène était occupée par un trio décoiffant : le pianiste folkloriste Ignacio Montoya Carlotto qui continue sa carrière musicale avec son nom de naissance récupéré il y a près d'un an (il s'agit du petit-fils de la présidente de Abuelas de Plaza de Mayo) et des chanteurs de tango Lidia Borda et Guillermo Fernández.

Un beau week-end (fin de semana en Argentine) pour le tango face au Parque Lezama.

mercredi 15 juillet 2015

Le Sexteto Mayor invite Jacqueline Sigaut au Torcuato Tasso [à l'affiche]


Le Sexteto Mayor, l'une des grandes formations de l'après-midi siècle d'or, se produit très régulièrement au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575 à San Telmo, a invité pour sa prochaine soirée la chanteuse Jacqueline Sigaut.

Ce sera le samedi 18 juillet 2015 à 21h. Ce concert se donne dans le cadre des vingt ans de cette salle devenu une des références de la musique urbaine de Buenos Aires.

A ne pas manquer si vous vous trouvez dans la République du Tango !

jeudi 11 décembre 2014

Concert exceptionnel au Palais de Glace [à l'affiche]

Vieille carte postale colorisée montrant le Palais de Glace
au milieu d'un petit jardin qui a disparu
C'est un concert exceptionnel que propose le Ministère de la Culture national ce soir, jeudi 11 décembre 2014, pour le Día Nacional del Tango, au Palais de Glace, un lieu historique du quartier de Recoleta, qui après avoir été initialement une patinoire dans les années 1910, était devenu un cabaret ultra-huppé dans les années 1930 et sert maintenant de salle d'expositions pour toute sorte de manifestations culturelles de prestige, à deux ou trois pas du Centro Cultural Recoleta.

A 19h, ce soir, trois formations aussi distinctes que le Sexteto Mayor, la Orquesta Rascasuelos et le chanteur Dema accompagné de ses musiciens, la Orquesta Petitera, animeront une milonga entrecoupée de pauses concertantes.

Entrée libre et gratuite
Palais de Glace, Posadas 1725 ou Libertardor 1248.

La soirée sera précédée par l'inauguration d'une exposition consacrée à des objets personnels de Carlos Gardel, dont le Día Nacional del Tango fête depuis 1977 l'anniversaire de la naissance, ainsi que celle de Julio De Caro, autre géant qui a sut révolutionner le genre dans les années 1920.

mercredi 3 décembre 2014

Le Sexteto Mayor en deuil [Actu]


Hier, la Legislatura de Buenos Aires rendait hommage à travers sa milonga gratuite du premier mardi du mois à Pepe Libertella, décédé à Paris en décembre 2004, il y a dix ans, l'un des six fondateurs du Sexteto Mayor.

Les membres actuels de la formation devaient participer à cette matinée festive et musicale, dont je vous avais parlé dans ces colonnes hier.

La veille, un autre de ces fondateurs, le violoniste Mario Abramovich est mort à Buenos Aires, à l'âge de 88 ans. Il jouait encore puisqu'il s'était produit au début du mois de novembre au Almagro Tango Club, de la rue Medrano.

Violoniste, arrangeur, compositeur aussi, il avait commencé la musique à six ans et avait réussi à intégrer l'orchestre philharmonique du Teatro Colón, la référence en matière de musique classique en Argentine, l'une des plus prestigieuses scènes lyriques du monde. Il y était resté vingt ans avant de se tourner vers le tango en 1943. Son très haut niveau musical lui a naturellement ouvert les portes des meilleures formations du genre. Il a travaillé avec Osvaldo Fresedo, Miguel Caló, Juan D'Arienzo et Aníbal Troilo, pour ne citer que quatre noms.

En 1973, à la fondation du Sexteto Mayor, il rejoignit le groupe sur proposition de Fernando Suárez Paz qui avait décliné l'offre d'être le violoniste du sextuor. Il a fait partie de la troupe de Tango Argentino, le grand spectacle qui a tourné dans le monde entier lorsque l'Argentine renouait avec la démocratie dans les années 1980.

Il a été enterré hier au cimetière de Berazategui, dans le Gran Buenos Aires, aux côtés de son épouse. C'est sa fille qui s'est chargée de publier la nouvelle à travers l'agence de presse Télam lundi en début de soirée et la nouvelle est passée inaperçue.

Ce matin encore malgré la coïncidence avec l'hommage à Libertella et au Sexteto Mayor, peu de journaux reprennent l'information, qu'on peut néanmoins lire sur le blog Maldito Tango, abrité par le site Internet de La Nación.

mardi 2 décembre 2014

Tango et milonga ce soir à la Legislatura [à l'affiche]


Lancé par la chanteuse et députée (socialiste) Susana Rinaldi, alors présidente de la Commission culturelle de la Legislatura Porteña, le parlement monocaméral de la Ville Autonome de Buenos Aires, le cycle Legistango propose tous les premiers mardis du mois durant l'année professionnelle (de mars à décembre) une milonga animée par différents musiciens de tango, à partir de 17h, dans les locaux de l'institution législative, situés Perú 160, au cœur de Monserrat.

Ce soir, pour la dernière édition de la saison 2014, la milonga rendra hommage au bandonéoniste et compositeur Pepe Libertella, l'un des fondateurs du Sexteto Mayor, dont les actuels membres participeront à la manifestation, avec le chanteur Alfredo Piro et le Julián Hermida Quinteto. La 2 x 3, milonga itinérante dans tout Buenos Aires, fera aussi partie de la fête.

Entrée libre et gratuite.
Apportez des chaussures de danse pour ne pas abîmer les sols historiques de ce très beau bâtiment public.

Pour en savoir plus et connaître le programme et ses horaires :
consulter le communiqué de l'Agenda Culturel officiel de la Ville Autonome de Buenos Aires.

vendredi 16 août 2013

Festival de Tango de Buenos Aires ; c'est reparti pour un tour ! [à l'affiche]

Le festival de tango de Buenos Aires s'est ouvert le 14 août au soir avec une grande fête autour du Sexteto Mayor et de ses 40 ans d'existence. Le siège central de la manifestation est toujours, pour la troisième année consécutive, au Centre municipal des Expositions, à Recoleta, avec sa piste de danse, son espace de concert sans solution de continuité et tout autour les différents stands des exposants, parmi lesquels, au milieu des chaussures et des robes chatoyantes, on trouve les livres de l'éditeur Corregidor, les propositions de Troilo.co.ar et dj label Pichuco Records pour le centenaire, l'année prochaine, de Pichuco et celles de l'association des danseurs, professeurs et chorégraphes de tango argentin...



Après cette superbe entrée en matière, on a eu droit, hier, 15 août, à un magnifique concert de Amelita Baltar, qui offre un répertoire revu et corrigé avec un courage artistique peu commun après une carrière comme la sienne. J'en parle sur ma Page Facebook dont je vais beaucoup utiliser les ressources simples pendant la durée de ce festival au programme d'une grande richesse.
Ce soir, c'est le chanteur Horacio Molina que j'aurai le plaisir d'applaudir, après un rendez-vous de travail avec les ayant-droits de Troilo qui préparent donc actuellement le centenaire du grand-père, centenaire où Paris devra proposer quelque chose (on va voir quoi).

Plus d'info sur le programme du festival en cliquant ici
Pour accéder à ma Page Facebook,  cliquez ici.

mardi 18 juin 2013

La Rencontre Fédérale de Tango à Avellaneda [à l'affiche]

Le Secrétariat d'Etat a choisi le bandonéon de Osvaldo Piro
comme emblème de la Rencontre
Du jeudi 20 au dimanche 23 juin 2013 se tiendra à Avellaneda dans la proche banlieue sud de Buenos Aires une manifestation intitulée Encuentro Federal de Tango, organisée par le Secrétariat d'Etat à la Culture du Gouvernement national pour la troisième année consécutive.

Au programme, des concerts, des cours, des milongas, des conférences, des expositions...

Des invités prestigieux comme Horacio Ferrer, président de la Academia Nacional del Tango, le Sexteto Mayor qui fête cette année ses quarante ans, le bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro, l'orchestre de musique national Juan de Dios Filiberto, le chanteur Alberto Podestá et j'en oublie. L'orchestre de tango de la ville de Avellaneda sera naturellement de la fête. L'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone aussi. Les trois jeunes Orquestas Típicas La Vidú, Misteriosa de Buenos Aires et Almagro également. Des danseurs seront là dont le couple Dinzel et Johana Copes avec son partenaire Julio Altez, et là encore j'en oublie...

Les manifestations sont gratuites, pour la plupart d'entre elles, et elles se tiennent au Teatro Roma, Sarmiento 101.

Qui dit fédéral en Argentine se réfère à l'idéologie populaire qui s'opposa très tôt dans l'histoire de l'Argentine indépendante à la politique des grands commerçants de Buenos Aires, à Juan Manuel de Rosas, à la guerre civile qui sévit dans le pays entre 1820 et 1852 et qui s'acheva dans la défaite de Rosas qui transforma sa figure en légende, comme l'exil de Sainte-Hélène pour Napoléon. Ce mouvement fit aussi la part belle aux Indiens de la Pampa et aux esclaves affranchis, il représente l'apogée d'une Argentine métissée qui devait disparaître dans la seconde partie du XIXème siècle. Rien d'étonnant à retrouver dans cette manifestation des artistes comme Juan Vattuone, grand militant de la négritude dans la musique et la culture argentine, et La Vidú, un des ensembles du Buenos Aires underground de l'autogestion artistique.

La manifestation fait partie du Plan de Promotion du Tango conduit par ce ministère. Elle est co-produite avec les Affaires culturelles de la Ville de Avellaneda.

Pour aller plus loin et découvrir la richesse du programme :
voir la page de la manifestation sur le site du Secrétariat d'Etat à la Culture

mardi 11 juin 2013

Le Sexteto Mayor continue à fêter ses 40 ans [à l'affiche]


Le Sexteto Mayor fête cette année les quarante ans de sa fondation et donnera donc un concert au théâtre ND Ateneo, Paraguay 918, dans le quartier de Retiro, le samedi 15 juin 2013 à 21h. Si vous avez l'occasion d'aller les écouter, ils en valent la peine : c'est un des meilleurs ensembles de l'ère télévisuelle, qui a mis fin à l'existence des grands orchestres d'une vingtaine de musiciens ou plus et a vu commencer le règne des petites formations (trios, quatuors, sextuors...)


Plus d'informations sur le site Internet du Sexteto Mayor et sur le site du théâtre.

Sexteto Mayor, cet été, le 27 janvier 2013, à Usina del Arte, La Boca,
dans le cadre de l'opération Verano en la Ciudad, à Buenos Aires.

dimanche 5 mai 2013

Horacio Ferrer et Gabriel Soria font la fête au Sexteto Mayor [à l'affiche]


Retour aux affaires du Maestro Horacio Ferrer pour ce premier Plenario du mois de mai (il a passé la fin de l'été en convalescence pour un incident de santé dont on me dit qu'il est rétabli). En duo avec le premier vice-président Grabriel Soria, il animera cet acte académique entièrement consacré à célébrer les quarante ans du Sexteto Mayor, une des grandes formations nées dans les années 70 à la fin de la grande crise qu'a connue le tango après la chute de Perón et la mainmise des Etats-Unis sur l'Argentine et les autres pays de l'Amérique du Sud, au plus fort de la guerre froide.

Le Sexteto Mayor a été fondé le 29 avril 1973, à Buenos Aires, entre six musiciens dont le regretté José Libertella, décédé à Paris pendant une tournée, et Mario Abramovich, le seul des fondateurs encore présent aujourd'hui dans cette formation.

L'invité du jour aura les honneurs du tango rituel (ce n'est pas si fréquent dans le protocole académique mis en place par notre Poète Président) : ce sera Del 73 (de 1973), de Luis Stazo et Armando Cupo, un tango composé spécialement pour le premier disque de l'ensemble, dans un arrangement de José Libertella (le morceau a été enregistré le 26 juillet 1973).

Suivra une conversation à bâtons rompus, animée par Horacio Ferrer et Gabriel Soria et illustrée par des enregistrements historiques et des extraits cinématographiques, avec les six membres actuels du groupe : Mario Abramovich, Eduardo Walzak, Horacio Romo, Luciano Sciarretta, Fulvio Giraudo et Enrique Guerra. Juan Libertella, le fils de Pepe Libertella, les rejoindra sur l'estrade du Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, siège de la Academia Nacional del Tango (avenida de Mayo, 833, juste à côté du Gran Café Tortoni).

L'espace artistique sera occupé par un petit concert de notre sextuor quarantenaire.

Lundi 6 mai 2013, à 19h30.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (je suggère à ceux de mes lecteurs qui voudraient profiter de l'aubaine de se présenter sur place assez tôt, eu égard à la notoriété et au talent des musiciens et à la taille de la salle).

vendredi 27 avril 2012

Deux cents ans de musique à la Casa del Bicentenario [à l'affiche]

Création de l'hymne national argentin en 1811 ou 1813 chez doña Mariquita Sánchez de Thompson
(scène reconstituée a posteriori)
Museo Histórico Nacional, le musée consacré à la constitution de l'imagerie nationale

Música Argentina, 200 Años, tel est le titre de l'exposition qui vient de s'ouvrir à la Casa del Bicentenario, Riobamba 985, dans le quartier de Palermo. Cette exposition retrace les 200 ans, et en fait beaucoup plus, de la musique nationale, en remontant jusqu'à l'époque pré-colombienne, avec des instruments datant d'avant la découverte de Christophe Colomb.

Une part importante de l'exposition est en effet consacrée aux musiques indiennes (originaires, disent maintenant les Argentins), notamment celles des peuples du sud, les Mapuches, dont la vie culturelle est de plus en plus mise en lumière après avoir été niée et ignorée très longtemps (seuls les Guaranis avaient droit à un semblant d'intérêt).

Dans le décor rouge ponceau qui marqua cette époque (1835-1852), une salle est consacrée au candombe noir du temps de Rosas, dans lequel le tango prend une partie de ses racines (voir le Vade-mecum historique dans la rubrique Petites Chronologies de la Colonne de Droite, dans sa partie médiane). Une autre l'est à la musique patriotique (illustration ci-dessus), révolutionnaire et fédérale des années 1810-1830 (les premiers temps de l'indépendance suivis de la guerre civile entre unitaires et fédéraux à partir de 1820). Le premier étage est consacré à la musique du 20ème siècle, dans laquelle le tango tient toute sa place. Le musée de la SADAIC (la société des auteurs et compositeurs) a prêté quelques unes de ses pièces, comme les guitares de Gardel et Razzano, la machine à écrire du poète Homero Expósito (1), le bandonéon du compositeur Eduardo Arolas... Les autres musiques populaires sont elles aussi présentes, comme le folclore, le jazz et le rock argentins. Tout comme la musique de film, la musique classique, la musique religieuse et l'opéra (le Colón a été, à de nombreuses époques, l'une des plus prestigieuses salles lyriques du monde, avant que la crise économique de 2001 lui vole ce beau titre de gloire). Les 7 ans qu'a duré la dernière dictature militaire (1876-1983) est représentée par une pièce obscure et silencieuse où on ne trouve que la liste des morceaux de musique qui étaient alors censurés, pour des raisons variées et souvent assez incompréhensibles...

L'exposition fait aussi la place à la musique vivante avec plusieurs concerts le week-end. Côté tango, sont au programme Juan Carlos Godoy (ce soir vendredi à 19h), Hugo Marcel (demain à 18h), le Sexteto Mayor (ce dimanche à 18 h, lui aussi). Guillermo Fernández et Brian Chambouleyron sont au programme de la semaine prochaine.

L'exposition est ouverte jusqu'au dimanche 6 mai, du mardi au dimanche, de 15h à 21h, et l'entrée est libre et gratuite.

Pour aller plus loin :

(1) dont j'ai traduit une demi-douzaine de tangos, de valses et de milongas parmi les plus célèbres dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, comme Flor de Lino, Azabache, Tristeza de la calle Corrientes ou Yuyo verde...

dimanche 31 juillet 2011

Abrazos, documentaire musical, au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Dans le cadre du cycle cinématographique, organisé conjointement par le Museo del Cine Pablo Ducrós Hicken et le Museo Casa Carlos Gardel, on projettera demain, lundi 1er août 2011, à 18h30, le documentaire Abrazos, où apparaissent le bandonéoniste José (Pepe) Libertella et le Sexteto Mayor, les chanteuses Adriana Varela et María Graña, le chanteur Raúl Lavié, le guitariste Luis Borda, le bandonéoniste, compositeur et chanteur Rubén Juárez, la danseuse Mora Godoy entre autres artistes...

Le documentaire est de Daniel Rivas, il date de 2003 et il dure 85 minutes. Il sera projeté avec des sous-titres en anglais pour aider les étrangers de passage à Buenos Aires.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, dans le quartier de l'Abasto.

mardi 25 janvier 2011

Le Sexteto Mayor au Torcuato vendredi prochain [à l'affiche]

Ces derniers jeudis et vendredis de janvier, le Sexteto Mayor se produit au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, à 22h. Ils étaient déjà là la semaine dernière, ils reviendront les 28 et 29 janvier, à la fin de la semaine, tout en assurant une tournée sur la côte atlantique en Argentine (au sud de Buenos Aires).

Entrée : 70 $

Le Sexteto Mayor a été fondé en 1973, par les bandonéonistes José Libertella et Luis Stazo, et n'a depuis connu que le succès. C'est l'une des formations de la deuxième moitié du 20ème siècle qui a accompli l'un des plus complets parcours dans le monde entier. Le service de presse annonce le nombre de 700 villes visitées sur toute la planète. Aujourd'hui, le Sexteto Mayor se compose des violonistes Mario Abramovich et Eduardo Walzak, du contrebassiste Enrique Guerra, du pianiste Fulvio Giraudo et des bandonéonistes Lautaro Greco et Horacio Romo, lequel assure aussi la direction musicale de la célèbre formation.