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lundi 29 juin 2015

Inscriptions à la Academia Nacional del Tango [Actu]


La Academia Nacional del Tango propose actuellement deux formations pour le second quatrimestre de l'année, conformément au calendrier scolaire et universitaire traditionnel en Argentine qui se compose de deux blocs d'environ quatre mois chacun, de mars à juillet puis d'août à la mi-décembre (tout s'arrête quelques jours avant Noël).

Il s'agit d'une formation musicale pour un public qui n'en a pas nécessairement pour apprendre à écouter du tango, l'apprécier, repérer les bonnes pratiques et donc apprendre à discriminer dans l'ample proposition commerciale (et historique) que le genre suscite.

D'autre part, un autre séminaire s'adresse aux gens de lettres qui aimeraient apprendre à écrire des tangos, des milongas, des valses en espagnol argentin bien entendu. Ce séminaire s'adresse à des personnes qui possèdent déjà une excellente pratique de l'espagnol littéraire, un grand vocabulaire et qui maîtrise les arcanes de la grammaire et de la syntaxe hispanique. Il est animé par une belle brochette des meilleurs poètes que le tango compte à cette heure...


Les deux séminaires sont coordonnés par Alejandro Martino, flûtiste, arrangeur et parolier, ancien directeur de l'Ecole de musique populaire argentine installée à Avellaneda, dans la banlieue sud de la capitale argentine.

Les personnes intéressées doivent s'inscrire auprès de l'institution, à son siège social, Avenida de Mayo 833 (à la hauteur du métro Piedras).

vendredi 28 novembre 2014

Fin de saison au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Demain samedi 29 novembre 2014, à 17h, dernière rencontre avec les paroliers formés par la Academia Nacional del Tango pour cette année, au Museo Casa Carlos Gardel. Cette matinée au musée permet de découvrir des chansons récentes, écrites par les lauréats du Séminaire Homero Expósito.

De même, lundi soir à 18h30, ce sera le dernier concert de la série Mis tardes con Gardel.

Les deux activités sont libres et gratuites et ont pour décor le patio de la maison, rue Jean Jaurès à la hauteur 735.


C'est en cette première semaine de décembre que sera donné le dernier cours de danse de la saison.

lundi 18 août 2014

Un Plenario consacré à Julián Centeya ce lundi [Chroniques de Buenos Aires]

Lundi 18 août 2014, à 19h30, l'heure habituelle, la séance académique publique de la Academia Nacional del Tango se penchera sur le cas du poète Julián Centeya.



Le morceau rituel de la soirée sera la valse Betinotti, de Piana et Manzi, enregistrée par Hugo Del Carril, disparu un 13 août, il y a vingt-cinq ans. Cet enregistrement comprend une longue introduction poétique dite par Centeya lui-même, ce qu'on appelle en Argentine des glosas.
Ce premier morceau sera exceptionnellement suivi d'un autre, en l'occurrence Dios se fue de vos, de Luis Stazo et Centeya, avec des glosas de ce dernier, là encore dites par lui.

Pour le centenaire de Troilo, on regardera un extrait du long métrage, Vida Nocturna, où Pichuco interprète sa milonga fétiche La Trampera, à la tête de son orchestre (1).

Le centre de la soirée sera consacré à la présentation de la biographie de Centeya, publiée par Roberto Selles et Matías Mauricio, préfacée par Oscar del Priore. Horacio Ferrer et la fille de Julián Centeya participeront à cette petite table-ronde avec les deux auteurs.

L'espace artistique sera lui aussi consacré aux œuvres du poète qui sont assez peu connues et peu pratiquées par les interprètes actuels.

Le magazine culturel de tango Tinta Roja d'août a consacré une critique à ce nouvel ouvrage. Pour accéder à l'article (en espagnol, bien sûr), cliquez ici.


(1) A ce sujet, les personnes séjournant du côté de Tarbes ne doivent pas manquer le 21 août, après-demain, la conférence que donnera Solange Bazely sur le musicien portègne. A voir sur son blog,  Bandonéon Sans Frontières.

jeudi 6 mars 2014

La rentrée se prépare aussi à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Le Seminario para la Formación de Letristas Homero Expósito a ouvert ses inscriptions pour l'année scolaire qui commence à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, avec la brochette au grand complet de ses professeurs, parmi lesquels les poètes Héctor Negro et Raimundo Rosales (1).


Ce programme, destiné à former de bons paroliers, ce qui fait un peu défaut en ce moment dans le monde du tango, par rapport à d'autres époques dans l'histoire du genre, est dirigé par Alejandro Marino, lui-même musicien et écrivain.

Plus d'information sur le contenu et les modalités d'inscription sur le site de la Academia et sur celui de Alejandro Marino.

Le quadrimestre commencera le vendredi 28 mars 2014 et les inscriptions sont prises sur place du lundi au vendredi, de 16h à 20h, au siège de l'institution.

Pour aller plus loin :
lire l'article de la revue Tinta Roja.

(1) Héctor Negro et Raimundo Rosales font partie des dix auteurs que j'ai rassemblés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, que j'ai fait paraître en décembre 2010 chez Tarabuste Editions, avec le soutien du Centre National du Livre.

vendredi 5 octobre 2012

Présentation de BAT n° 59 à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


Mercredi 10 octobre 2012 à 19h, les poètes et essayistes Héctor Negro, Eugenio Mandrini, Hugo E. Salerno, Roberto Selles et Alejandro Szwarcman présenteront le n° 59 de la revue Buenos Aires Tango y lo demás (Buenos Aires, Tango et le reste) au premier étage de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833.

La soirée sera animée par Oscar D'Angelo.

Du côté musicale, elle réunira une palanquée de chanteurs : Ernesto Bo Martínez, Oscar D'Angelo, Cucuza Castiello accompagné par son guitariste de toujours Moscato Luna, Beatriz Villar accompagnée à la guitare par Carlos Juarez et enfin Roberto Minondi et son Cuarteto Instrumental...

Entrée libre et gratuite comme d'habitude !

vendredi 28 novembre 2008

Présentation du nouveau numéro de Buenos Aires Tango y lo demás au Tortoni [à l’affiche]

Le Maestro Héctor Negro, qui est l'un des trois membres du Comité de Rédaction de Buenos Aires Tango y lo demás (Buenos Aires, Tango et tutti quanti, BAT pour les intimes), présentera le nouveau numéro de cette revue (le 57ème) dans la bodega (la cave, le sous-sol) du Gran Café Tortoni, sa recalada préférée (1), un véritable temple de la culture portègne. Cette bodega, qui accueille aujourd’hui des shows de tango, la plupart du temps, et voit défiler les meilleurs musiciens de la ville, jeunes et anciens, a été longtemps le siège d’un cercle d’artistes et d’intellectuels qui a profondément marqué l’histoire culturelle de Buenos Aires. On l’appelait la Peña del Tortoni, elle était animée par le peintre Quinquela Martín. Plus récemment, elle a fait office de siège pour la Academia Nacional del Tango, de sa création en 1990 jusqu’à l’acquisition épique de ses locaux actuels (juste au-dessus) en 2001.

La présentation prendra la forme d’une soirée littéraire et musicale, elle aura lieu lundi soir, le 1er décembre, à 19h30 (entrée libre et gratuite).

Une brochette de participants, plus prestigieux et talentueux les uns que les autres, seront de la fête :

Côté chant : Carlos Andreoli, qui, nous précise le Maestro, rentre tout juste d’Espagne (2), Norberto Roldán (3), Patricia Barone (4) et Caracol (Escargot) accompagné par le duo de guitares Tanguido.

Côté musique instrumentale : el Cuarteto Al Limite.

Côté poètes : Luis Alposta, Eugenio Mandrini (Héctor Negro vient de lui consacrer une entrée de son blog), Hugo Enrique Salerno, Roberto Selles (autre récent article d’Héctor Negro sur son blog), Alejandro Szwarcman (présent sur My Space, comme vous le savez déjà) et Héctor Negro (voir aussi les liens de la colonne de droite). Tous liront leurs poèmes publiés dans ce numéro... (5).

Natalio Etchegarray, le Rédacteur en chef, jouera les Monsieur Loyal de la soirée.

La revue Buenos Aires Tango y lo demás a son siège dans la rue Holmberg au n° 950, C1427CYD Buenos Aires (Argentine). Vous pouvez demander les numéros anciens en adressant un courrier à Héctor Negro. La revue paraît comme et quand elle peut. Conçue comme un bimensuel, elle n'aura publié que deux numéros cette année, le n° 56 est daté de janvier 2008.

Buenos Aires compte de nombreuses revues sur le tango. Les plus connues, à couverture en papier glacé, gratuites, celles auxquelles tous les touristes du tango ont facilement accès, sont en fait des supports de publicité pour les cours de danse, les milongas et les marchands de chaussures (et pas seulement les bons). Buenos Aires Tango y lo demás, que j’ai moi-même connue grâce à Héctor Negro, qui m’en a apporté plusieurs exemplaires quand il m’a reçue pour la première fois à Buenos Aires l’année dernière, est une revue sur la culture du tango dans toute son ampleur et sa profondeur. Elle publie les poètes mais aussi des articles d’histoire, de musicologie, de sociologie tant sur le genre que sur le contexte dans lequel il vit et se déploie.

Si vous préférez le genre feuille de chou, vous jetterez votre dévolu sur El Chamuyo, le mensuel gratuit de la Academia Nacional del Tango, imprimé sur une page A3 recto-verso (un périodique d’entrefilets). En libre service dans l’entrée de l’Academia (1er étage).

(1) recalada : expression maritime très employée à Buenos Aires pour désigner un lieu où l’on vient se ressourcer, se retrouver, faire une pause. Il n’existe pas à ma connaissance d’expression similaire en français.
(2) sur sa page
My Space, cet auteur-compositeur-interprète (cantautor en portègne) se définit comme "un poeta entre la ciudad y el río" (c’est joli et ça se comprend tout seul). Il est rédacteur régulier dans cette revue.
(3) dont le dernier disque, Tangos, valses y milongas por Norberto Roldán, aux éditions Fonocal, comporte un morceau écrit par Héctor Negro (musique de José Colangelo) : Cuando somos (quand nous sommes).
(4) Vous savez déjà aller sur son site les yeux fermés :
baroneygonzalez.com.ar.
(5) La majeure partie de ces écrivains, y compris Natalio Etchegarray, sont des rédacteurs réguliers de BAT, ils collaborent également à la première encyclopédie tango du net,
Todo Tango, de Ricardo García Blaya et siègent, à des titres divers (Académico de numero, Cuadro Jóvenes, Cuadro de Académicos Consultos, etc.), deux étages plus haut à la Academia Nacional del Tango (là, on est sous la belle voûte du sous-sol du Tortoni, donc il faut remonter au rez-de-chaussée, sortir sur le trottoir, longer la façade sur la droite et sur deux mètres pour passer du numéro 833 au numéro 835 de la Avenida de Mayo et emprunter l’escalier qui monte à la Academia, après avoir salué le portier, qui est charmant). Tous se connaissent, se fréquentent, se croisent à tout bout de champ et partout, s’estiment et se respectent... Luis Alposta a croqué Héctor Negro pour la couverture d’une récente anthologie de ce dernier chez leur éditeur commun Corregidor (voir les liens à droite). Alejandro Szwarcman cite Eugenio Mandrini sur sa page My Space... Je ne vous énumère pas tout parce que sinon on y sera encore au réveillon....