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vendredi 22 mai 2026

Les Prix Tango 21e siècle ont été remis hier [à l’affiche]

Tous les artistes primés cette année
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Hier, à Hasta Trilce, une salle qui accueille souvent des soirées de musique populaire à Buenos Aires, la seconde cérémonie des Premios Tango Siglo XXI s’est tenue en présence de la chanteuse Amelita Baltar, ancienne compagne et muse de Astor Piazzolla, créatrice de Balada para un loco et autre Chiquilín de Bachín, sur des textes du génial et regretté Horacio Ferrer. A 85 ans et avec une trajectoire artistique bien à elle, elle a reçu un hommage spécial pour l’ensemble de sa carrière (Félicitations, Madame !)(1)

Amelita Baltar hier à Hasta Trilce
(Il ne doit pas faire chaud en ce moment à Buenos Aires)

La crème du tango contemporain était réunie là, dont plusieurs de mes amis dont vous entendez moins parler dans ce blog depuis que Javier Milei est arrivé aux affaires et qu’il détruit systématiquement les conditions de développement d’une vie culturelle et artistique populaire qui tienne la route sur le plan économique.

Parmi eux, le chanteur Cucuza Castiello (sur la photo d’ensemble, c’est le chauve habillé en noir, au premier rang, à gauche).

Cucuza hier

Ces prix permettent aux « professionnels de la profession » de ne pas dépendre uniquement des institutions bien établies et d’accompagner l’évolution des métiers au plus près des aventures artistiques actuelles en couvrant l’ensemble du genre, ce qui n’est pas toujours le cas des prix traditionnels.

La liste des catégories est longue, puisqu’elle couvre toute l’expression tanguera, compositeurs, musiciens, chanteurs, orchestres, danseurs, etc. Les listes des récompensés est trop longue pour que je la répète ici mais La Nación a intégré à son compte-rendu sur son site toutes les vidéos de la soirée. Vous pouvez donc en profiter presque comme si vous y étiez !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de Tiempo Ar, un journal digital
consulter l’article de La Nación et régalez-vous !

mercredi 3 juin 2020

Julián Peralta a sorti un nouveau disque avec Astillero Tango [Disques & Livres]

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Pianiste et compositeur, Julián Peralta dirige le groupe de musique Astillero Tango qu’a rejoint, il y a quelques années celui qui fut longtemps LA voix de la Orquesta Típica Fernández Fierro, Walter « el Chino » Laborde (1).

Le 10 mai dernier, Peralta a sorti, via les plateformes en ligne, un nouvel album de 18 minutes et six morceaux au style inimitable. Il s’est associé comme presque toujours au poète Juan Seren pour les textes.

Une 4e de couv qui est déjà passée dans le "monde d'après"
tout digital, faute de voir ouverts les disquaires
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Le disque, Arcadia, dont la couverture représente un plan de Buenos Aires intra-muros, s’inscrit dans la droite ligne de l’héritage musical de Osvaldo Pugliese à quoi Peralta ajoute la rage et la violence de Piazzolla tout en produisant une musique originale, tout à fait singulière, un tango noir, sombre, désespéré, plein de la colère populaire dont se nourrissent les révolutions ou qui gronde aujourd’hui sous les fenêtres de ce boute-feu qu’est le président des Etats-Unis. Un très bel album, très émouvant, que vous pouvez écouter sur YouTube, sur le site Internet du compositeur et sur sa page Facebook. Une musique qui prend aux tripes, avec son piano protestataire et la voix profonde de Laborde, qui a donné un surcroît de profondeur à Astillero.


Página/12 propose aujourd’hui une critique du disque sous le titre « Retourner dans le sud (2) et aux sources du tango ».



(1) El Chino, cela ne veut pas dire le Chinois ici mais le « gars du coin ».
(2) Le sud, à Buenos Aires, ce sont les quartiers populaires.

lundi 15 décembre 2014

Marché de Noël pour consommateurs responsables [Actu]


Du 17 au 23 décembre 2014, le grand hall de la Télévision publique argentine, à Palermo, avenida Figueroa Alcorta 2977, accueillera la sixième édition d'une foire commerciale de Noël répondant aux critères de l'économie durable, solidaire et sociale.

Plus de 500 artisanats et producteurs venant des quatre coins du pays se réuniront pour proposer leurs produits : vêtements, ustensiles, chaussures, accessoires, vins, bières, cidres et autres alcools, jouets, instruments de musique, électro-ménager, fruits et légumes, boulangerie, pâtisserie et confiserie en tout genre...

En marge des stands, il y aura un espace restauration-dégustation (patio de comida) et un programme artistique, avec spectacle de marionnettes (un must de la culture argentine), rencontres avec des conteurs traditionnels, concerts de folclore des cinq régions culturelles du pays et de tango, avec des artistes de la taille de la Orquesta Típica Julián Peralta ou le Sexteto Raúl Garello. Un programme publié par le Ministère du Développement social, à l'initiative de la manifestation.

Ce genre de salon présente l'avantage d'offrir des produits bien plus authentiques que de nombreux autres manifestations (notamment pendant l'été où les marchandises pour gogo de touristes se multiplient comme partout ailleurs) et surtout bon marché, pour garnir tout ensemble l'arbre et la table de Noël.

Pour en savoir plus :
lire le communiqué du Ministère, tenu par Alicia Kirchner, la sœur du défunt président, qui tient ce maroquin depuis plus de dix ans. Le site ministériel propose une présentation vidéo en plus du texte du communiqué, ainsi qu'une carte qui vous permettra de vous orienter.

Ajout du 21 décembre 2014 :
lire la dépêche de Télam datée du 20 décembre sur le déroulement de la manifestation.

mardi 18 décembre 2012

Un Disparo en la noche : CD-documentaire sur le tango d'aujourd'hui [Disques & Livres]


Un coup de feu dans la nuit, tel est le titre, traduit en français, de ce nouveau CD, avec documentaire filmé, que le pianiste et compositeur Julián Peralta, fondateur et directeur musical du groupe Astillero Tango, a présenté les 24 et 25 novembre 2012 (1) à Buenos Aires : un ensemble de douze morceaux nouveaux, écrits par des poètes et paroliers (letristas) de la jeune génération, pour faire mentir les rumeurs selon lesquelles le tango-canción n'existerait plus dans l'actuelle relève artistique du genre...

L'enregistrement de ce disque a été filmé puis monté par le réalisateur Alejandro Diez, sous forme d'un documentaire qui veut rendre compte de ce complexe travail d'interprétation et des chanteurs contemporains qui peinent encore à se faire connaître (sauf Omar Mollo, un transfuge du rock très chevelu et très en vue sur la scène argentine actuelle). Les cinq heures et demi de travail en studio ont été résumées dans un long-métrage de 70 minutes.

Dans ce disque, une équipe de chanteurs qui appartiennent tous à la même mouvance revendicative de l'authenticité socio-culturelle du genre : Aureliano Marín, Juan Subirá, Cucuza Castiello, Alejandro Guyot, le murguero Ariel Prat, Juan Pablo Villarreal, Black Rodríguez Méndez...

Quelques extraits de l'interview donnée par Julián Peralta, à Página/12 et publiée ce matin :

La idea surgió de una nota periodística en la que alguien dijo que no había más autores de tango. Eso es cualquiera... acá tenemos, de entrada, doce autores, doce músicos y doce cantores, y es la punta del iceberg, porque hay muchos más” [...] “Se trata de mostrar todo lo nuevo que está pasando con las canciones del género, porque en la cosa instrumental hay muchos grupos que lo están sosteniendo bien, pero la canción tiene una dificultad mayor. Llegado el momento en que hay un material importante de canciones de un tango muy under, de tugurio y de barrio, se me ocurrió que era importante darle visibilidad.
Julián Peralta, interviewé par Cristián Vitale

L'idée a surgi d'un article de journaliste dans lequel quelqu'un disait qu'il n'y avait plus d'auteurs de tango. C'est n'importe quoi, ça... Là, nous avons, d'entrée, douze auteurs, douze musiciens et douze chanteurs, et c'est la pointe de l'iceberg, parce qu'il y en a beaucoup plus [...] Il s'agit de montrer toute la nouveauté qu'il y a dans les chansons du genre, parce que pour ce qui est de la chose instrumentale, il y a beaucoup de groupes qui le soutiennent bien en ce moment, mais la chanson présente une difficulté plus grande. C'est l'époque où il y a beaucoup de matière dans la chanson, dans un tango très underground, de taudis et de quartier. Il m'est apparu important de lui donner de la visibilité.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le disque s'ouvre sur un récit désormais classique de notre ami Alorsa, fondateur du groupe dissous La Guardia Hereje, dont le monde du tango nuevo ne se remet pas du décès soudain en août 2009 (voir mon article à ce sujet) : Vuelve el Tango (le retour du Tango), une très belle parabole à la fois poétique et pleine d'humour sur la renaissance du tango à partir du retour de la démocratie dans les années 1990, que j'ai moi-même traduite et présentée dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine culturel du tango, paru en janvier 2011 chez Tarabuste Editions (2). Le texte est simplement dit par un récitant, Martín Otaño, sans partition aucune... Peralta s'en explique dans son interview :

La verdad es que no puedo arreglar nada de Alorsa y pretender que quede bien. Su obra es maravillosa, pero relajada, y yo escribo cosas más obsesivas, trabadas. La conclusión fue: tiene que ir el recitado pelado, porque si le pongo algo arruino al Gordo, le rompo el humor.
Julián Peralta, interviewé par Cristián Vitale

A vrai dire, je ne peux faire aucun arrangement de Alorsa et dire ensuite que ça sonne bien. Son œuvre est merveilleuse, mais relax, et moi j'écris des choses très obsessionnelles, complexes. J'en ai conclu qu'il fallait que le récitatif y aille franco, à poil, parce que si j'y mets de la musique, je massacre le Gordo (3), je lui casse son humour.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
lire l'article de Tinta Roja, une nouvelle revue du tango nuevo (qui ne s'intéresse pas à l'expression dansée du tango).
Le site Internet de Tinta Roja intègre aujourd'hui la rubrique des Institutions, en espérant qu'elle tiendra bien le coup économique... Elle n'a pas sa place dans la rubrique Eh bien, dansez maintenant !, où vous trouverez les revues spécialisées El Tangauta ou La Milonga Argentina à côté des revues francophones.


(1) Le 24 novembre est l'anniversaire de naissance de Alorsa.
(2) Cette anthologie bilingue de cent neuf textes, de dix auteurs, sur 140 pages, constitue le numéro spécial 2010 de la revue Triages.
(3) El Gordo (le gros), c'était un surnom de Alorsa (ce qui était déjà en soi un surnom et un nom de scène, sa famille continue à ne parler que de Jorge et nous avons pris l'habitude d'utiliser ce prénom de baptême pour parler de lui avec ses parents). Rien à voir avec le fait qu'il était enveloppé, comme aurait dit Obélix. Il aurait été maigre comme un clou que ça aurait bien pu ne rien changer. El Gordo, c'est un terme d'affection. C'est aussi l'un des surnoms que l'on donna de son vivant à Aníbal Troilo...

jeudi 1 septembre 2011

Luis Filipelli présente son prochain disque à 36 Billares [à l'affiche]


Le chanteur Luis Filipelli présentera ce soir, jeudi 1er septembre 2011, le répertoire de son prochain disque, à 21h, au Café 36 Billares, Avenida de Mayo 1265, dans le quartier de Monserrat.

Entrée : 40 $ (peso argentin).

Le chanteur sera accompagné par le guitariste Julián Hermida.

mercredi 29 septembre 2010

Sonía Possetti et Julián Peralta dans Tout Tango d’octobre [ici]

Le magazine français de tango danse Tout Tango consacre son article principal du n° 25, d’octobre-novembre-décembre 2010, aux pianistes-compositeurs et chefs d’orchestre Sonía Possetti (Sexteto Sonía Possetti) et Julián Peralta (Astillero). L’article est signé Solange Bazely.

A noter que Sonía Possetti, dont je n’avais encore pas eu l’occasion de parler dans ces colonnes en dépit de son talent plus que manifeste, vient de sortir un nouveau disque et que cette sortie a fait l’objet d’une interview dans Página/12 la semaine dernière, alors qu’elle présentait l’album au Teatro Alvear (lire l’article de Página/12 en vous aidant le cas échéant du traducteur en ligne Reverso que vous trouverez dans la rubrique Cambalache casi ordenado en bas de la Colonne de droite).

Dans le même numéro de Tout Tango, un article sur la révolution Decarienne, les innovations apportées au tango par Julio De Caro au début des années 1920 et qui marque le début de la Guardia Nueva dans l’histoire du tango. L’article est signé de Jean Minicilli.

Et bien sûr le bilan des festivals de cet été et l’annonce de tout l’agenda danse du trimestre.

mardi 9 juin 2009

Astillero Tango demain soir au CCC [à l’affiche]

La orquesta típica Astillero jouera demain soir à 21h30 (21h30, c’est l’heure de l’ouverture des portes, pour celle de la première note, comptez une bonne demi-heure de décalage !), au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Avenida Corrientes 1543 (juste en face du Teatro General San Martín).

Prix des places : 15 $.

La Sala Osvaldo Pugliese se situe au rez-de-chaussée et au fond, au-delà de la librairie et de la cafétéria.

Photo extraite de la page Myspace de Astillero, prise au Festival de Buenos Aires en août 2008

Astillero (Arsenal) est un orchestre de tango résolument contemporain, qui invente une musique forte, oppressante, vertigineuse et crue (comme dit le CCC dans sa présentation du concert), qui rappelle la peinture sociale d’un Benito Quinquela Martín (1990-1976), qui peignait les activités du port de la Boca et le travail en usine, notamment dans les arsenaux et la métallurgie (voir le raccourci sur les artistes plastiques, dans la Colonne de droite)... Le groupe est dirigé par le pianiste et principal compositeur, Julián Peralta, et se compose de Martín Vanderlinden au violon, Luciano Falcon au violoncelle, Mariano G. Calo et Adolfo Trepiana aux bandonéon et Federico Maiocchi à la contrebasse. Les vidéos qui passent sur l’écran pendant les concerts sont de Alejandro Diez. Ces musiciens se font un honneur de jouer uniquement sur instruments acoustiques, dans la tradition des aînés. Curieusement, le chanteur Peyo n’est pas annoncé pour le concert de demain soir.

Astillero a déjà plusieurs disques à son actif. Cet automne, ils ont effectué une tournée en Europe au cours de laquelle ils ont pu les diffuser directement auprès de leur public.

Le mieux pour les découvrir et les écouter, c’est d’aller sur leur page My space et/ou de repasser les différents articles qui leur sont consacrés dans Barrio de Tango (ils ont leur raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite et leur nom figure parmi les mots-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Le 17 juin, à 21h, Astillero joue au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo.

L’orchestre sera en Europe en juillet. Ils passeront plusieurs jours dans la région lyonnaise (peut-être à Brindas) du 19 au 23 juillet (pour le moment et pour des dates aussi lointaines, comme d’habitude avec les Argentins, leur page My Space ne permet pas de savoir exactement ni où ni quand, ni même de savoir s’ils se produiront). En novembre, du 1er au 14, ils feront une tournée de deux semaines en Grande-Bretagne avec un concert déjà annoncé à Newcastle puis à Londres, au Festival de jazz de la capitale anglaise.

mercredi 25 mars 2009

Astillero ce soir au CC Torcuato Tasso [à l’affiche]

Photo Astillero par Silvana Ertola

La Orquesta Típica Astillero (Arsenal), connue pour son répertoire de musique originale signée le plus souvent du pianiste Julián Peralta, un transfuge de la Orquesta Típica Fernández Fierro, se produit ce soir, 25 mars 2009, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575 (les habitués de Barrio de Tango savent situer cette institution dans l’immense ville de Buenos Aires : c’est à... San Telmo ! Oui !!!!!! C’est vous qui l’avez dit, vous avez gagné sur ma gauche !).
Entrée : 20 $.

Le concert de ce soir appartient à un cycle intitulé Tango Nuevas Tendencias proposé par le Torcuato (voir leur site sous le lien. Attention, il y a du Piazzolla qui se déclenche sans crier gare à l’ouverture du site. Si donc vous êtes sur votre lieu de travail, cliquez sur le couple de Liliputiens qui danse en ombre chinoise dans le coin inférieur droit si vous avez besoin d'arrêter la musique, ce qui est fort dommage, du Piazzolla bon comme ça !).

Pour les amateurs de cette musique forte, âpre, oppressante, à l‘image de ce monde dur, sans foi ni loi, qui est le nôtre et où les grands patrons piétinent leurs confrères plus modestes et ne rougissent pas de s’octroyer d’invraisemblables bonus pour avoir mis à la rue la moitié de leur personnel pour faire remonter le cours de l’action à la bourse et reçu une aide financière de la part du Trésor Public, il faut visiter le site de Astillero et leur page My Space et à l’occasion acheter leurs disques, soit lorsqu’ils viennent par chez nous en tournée, soit lorsque c’est vous qui allez passer vos vacances aux antipodes...

Astrillero sera en Europe en avril. Du 9 au 11 avril, ils seront à Nijmegen, aux Pays-Bas, le 14 à Rotterdam, les 20 et 21 ils seront à Sofia en Bulgarie, passeront par Vienne en Autriche le 24, seront le lendemain en Hongrie et termineront le 26 à Cologne avant de retourner vers les Amériques, pour une virée au Mexique (7 concerts au Ollin Kahn Festival à cheval entre avril et mai) puis au Canada, à Montreal, en juillet.

vendredi 19 décembre 2008

En ce moment au CC Torcuato Tasso [à l’affiche]

Hier jeudi, à 22h, la chanteuse Adriana Varela donnait un récital.
Adriana Varela, la Gata Varela (la Petite Varela) est une des chanteuses de tango les plus connues en Europe. Elle est aussi très populaire en Argentine. Elle a sorti de nombreux disques dont certains, particulièrement originaux, chez Melopea. L’un d’eux, Tango de Lengue (tango du foulard autour du cou), est consacré à la création de tangos jusqu’alors inédits au disque de Enrique Cadícamo, paroles et musique (1).

Si vous ne connaissez pas déjà cette voix rauque, râpeuse, et ce style très personnel et à part (et donc très contesté aussi, c'est le revers de la médaille), reportez-vous d’urgence sur son site. Il s’ouvre directement sur sa voix chantée (attention : si vous êtes au bureau, ça peut surprendre !).

Demain, samedi à 22h, ce sera Astillero, un sextuor típico avec chanteur (Peyo), qui fait sa propre musique (celle de Julián Peralta, pianiste échappé de la Orquesta Típica Fernández Fierro sur un coup de sang, il y a quelques années). Cette formation a déjà fourni quelques articles à Barrio de Tango, dont deux sur leur récente tournée en Europe. Ils sont pour leur part sur My space, à la page Astillero.

(1) le lengue, le foulard autour du cou, c’était un élément indispensable de la panoplie du parfait compadrito portègne, le titi de Buenos Aires. C’est toujours un accessoire que bien des hommes aiment arborer, surtout s’ils sont des tangueros (des artistes du tango).

lundi 20 octobre 2008

Tournée internationale de Astillero Tango [ici]

Astillero Tango (Arsenal Tango) est un groupe de tango très original, novateur, qui présente une musique poignante, oppressante, qui témoigne d’une forte conscience politique et d’un rejet profond de ce monde dominé par le goût du lucre, où le cours de bourse tient lieu de boussole morale et où piétiner les pauvres est devenu une habitude comme les autres... Leur musique est belle et elle est dure. Eux la veulent rugueuse. Ils entendent faire partie de l’avant-garde de ce qu’ils appellent el tango de ruptura. Ils ont pris pour emblème une vue du port de la Boca, qu’a peint avec tant de talent et tout en couleurs Benito Quinquela Martín. Ils le reprennent dans un camaïeu anthracite...

Ce sextette, récent (ils se sont fondés en 2005 à Buenos Aires) se compose d’un chanteur, Peyo, d’un violon Osiris Rodríguez, de deux bandonéons Patricio Banfiglio et Marino González Calo, d’un violoncelle Felix Arcángeli et d’un piano, Julián Peralta. Chacun d’eux a appartenu ou appartient toujours à d’autres formations, parmi lesquels il faut citer La Maquina Tanguera (un hommage à Osvaldo Pugliese, l’inventeur de cette expression), Milonga en Orsai (Milonga dans les choux), El Estudio Músical de Tango de Orlando Goñi (un grand pianiste, compositeur, chef d’orchestre qui avant d’avoir son propre ensemble avait été le pianiste de Aníbal Troilo et l’une des grandes admirations d’Astor Piazzolla). Plusieurs d’entre eux sont aussi compositeurs, dont le plus connu est sans doute pour l’heure Julián Peralta.

Ils seront à Montreal le 27 octobre, à la Sala Rossa, 21h, 4602 boulevard du Saint Laurent, prix entre 15 et 20 Can US, puis le lendemain au Tulipe, à 20h, 4530 rue Papineau, entrée de 20 à 25 Can US.

Ils arrivent sur le vieux continent le 1er novembre et se produisent à 23h15 au Womex, Teatro Lope de Vega à Seville (avenida de María Luisa).
Le 2 novembre, ils sont à Londres, au Negracha Club, à 19h30 (4 Wild Court, à Holborn). Prix entre 15 et 20 £.
Le lendemain, ils jouent le matin à 10h au Guildhall School of Music and Drama, Silkstreet à Barbican, à Londres, et retournent le soir à 19h30 au Negracha Club.

Le 4 novembre, les voilà à Copenhague au Danemark, au Global, à 20h, situé Verdenskulturcentret, Nørre Allé 7 (le prix de l’entrée n’est pas communiqué).

Le 5 novembre, ils seront à Zürich à 20h 30, au Weisser Wind, Oberdorfstrasse 20 (le prix va de 40 à 50 FS).
Le 6 novembre, toujours à Zürick, ils se produisent au Club Silbando, à 20h, Förrlibuckstrasse 62 (prix entre 30 et 40 FS).

Le 8 novembre, ils viennent en France, en Rhône Alpes, en Ardèche (il y en a qui ont de la chance). Ils marqueront trois étapes, le 8, le 9 et le 10, sur le Sentier des Lauzes, une vallée culturelle où le département a organisé un parcours et différentes haltes thématiques fondées sur la patrimoine de cette très belle région du sud de la France. Ils joueront à 21h le 8 à Lussas, le 9 à 20h30 au Centre d’Accueil des Vans, le 10 à 20h à l’église de Beaumont. Les prix ne sont pas communiqués pour aucune de ces étapes.

Le 13 novembre, ils seront en Belgique à Anvers, au Zuidersperhuis, à 20h30, Waalse Kai 14 (entrée : 12 €).

Le 14 novembre, ils seront aux Pays-Bas, à 20h15, ils jouent au Palais des Congrés (Congresgabouw) De Doelen, à Rotterdam (les prix varient de 7 à 23 €).
Le 15 novembre, ils seront au Tropenteater (Grande Salle, Grote Zaal), à Amsterdam, à 20h30 (entrée : 23 €).
Le 16 novembre, ils concluent la tournée à Utrecht par une matinée, à 15h, au Wereldculturen Centrum, Pauwstraat 13a (entrée : 12 et 20 €).

Pour écouter leur musique, que m’a fait découvrir à Buenos Aires Walter Alegre, le coordinateur de la Ciudad del Tango (CCC Floreal Gorini), l’un de leurs plus grands fans... branchez-vous sur leur site qui donne accès à leur page My Face, You Tube et Facebook.

En novembre 2006, ils ont sorti un disque, Tango de Astillero, à De Puerto Producciones, déjà épuisé. A la fin de cette année, leur 2ème disque devrait sortir : 13 pistes plus un morceau du disque précédent dont ils ont fait un nouvel enregistrement, cette fois-ci accompagnés par le Maestro Leopoldo Federico.