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dimanche 26 juillet 2009

En août à Buenos Aires, il n'y a pas que le Festival [à l'affiche]

Quelques shows (concerts à Buenos Aires), dont Buenos Aires se régalera en août (alors que Barrio de Tango ralentira son rythme pour quelques vacances bien méritées) :

Le Néstor Tomassini Grupo, composé de Néstor Tomassini (of course), Hernán Reinaudo, Ananta Roosens et José Balé, se produira le 8 août prochain, à 17h, à l'auditorium du Standard Bank de Buenos Aires, dans le cadre d'un cycle intitulé La Scala fuera de la Scala (La Scala hors les murs), rue Riobamba 1276, dans le quartier de La Recoleta. Entrée libre et gratuite.
La Scala dont il est question ici, c'est la Scala de San Telmo (pas celle de Milan !). C'est là qu'il y a quelques mois, Néstor Tomassini (clarinette), Hernán Reinaudo (guitare) et José Balé (contrebasse) ont présenté leur DVD Bar Tuñón (lire l'article).

Cliquez sur l'image pour lire l'affiche

Jacqueline Sigaut présentera son nouveau disque, officiellement cette fois-ci, pas en avant-première, comme depuis plusieurs mois, le 12 août, au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1535, à 22h (entrée : 20 $), dans le cadre d'un cycle intitulé Tango Nuevas Tendencias (Tango nouvelles tendances). Elle renouvelera l'opération le dimanche 23 août, à 17h, au Biblioteca Café, Marcelo T. de Alvear, 1155, dans le cadre d'un cycle intitulé Tangos nuevos y clásicos (comme quoi, tout le monde voit midi à sa porte, non ?)

Buenos Aires Negro, groupe de fusion tango-rock, se produira le 31 août dans un lieu qui reste pour le moment indéterminé. Ils y présenteront leur second disque, Sol del Once (Soleil du quartier de Once).

mardi 14 avril 2009

Des nouvelles de Fractura Expuesta [radio]

L’émission de radio, en direct et en podcasts téléchargeables manuellement, Fractura Expuesta, qui émet sur son site internet et sur les ondes de La Voz de las Madres (AM 530) à Buenos Aires, a repris son rythme d’année pleine au début mars comme tout le monde là-bas.

Avec juste un petit changement d’heure dont les deux chroniqueurs ont fait semblant de faire tout un plat en entamant la première émission de mars : Fractura Expuesta commence à présent à 22h au lieu de 22h30, elle dure toujours une heure et demie, mais de toute manière, à ces heures-là et de ce côté-ci de l’Atlantique, nous, on pionce ! (1).

Et en six semaines, il s’est passé pas mal de choses à l’antenne.

Petit survol de ce début d’année, histoire de vous donner envie d’aller y voir vous-même !
(Le lien se trouve dans la Colonne de droite, dans la rubrique Ecouter, dans la partie basse, celle consacrée aux liens externes).

En remontant le temps.

La semaine dernière, l’éditorial était l’affaire de Maximiliano Senkiw (prenez un fort accent français et essayez de dire Thank you, vous serez pile poil dans la prononciation de son nom) (2). Il a profité du fait qu’il avait le micro pour lancer un véritable Exocet chargé d’une tête nucléaire en direction de Hernán Lombardi, le Ministre de la Culture chargé du tourisme du Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires, qu’il soupçonne de ne vouloir faire inscrire le tango au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO (voir mon article à ce sujet) que pour en faire un attrait touristique pour Buenos Aires et transformer ainsi sournoisement le genre en un gadget exotique non pas seulement pour nous autres, les braves touristes pas très fûte-fûtes qui prenons facilement des vessies pour des lanternes (3), mais aussi tout simplement pour les habitants de Buenos Aires eux-mêmes. Et cette seule idée-là, Maximiliano, ça le met très, très, très, très en colère...

Quand je vous disais qu’il y allait avoir du sport, dans cette campagne électorale raccourcie (on vote le 28 juin, tant au niveau national qu’au niveau local à Buenos Aires, au lieu de la mi-octobre).
Mais le plus triste, c’est que son édito, bien bâti, bien argumenté, bref "bien balancé" comme on dit en argot, rappelle un autre Exocet, bien solide lui aussi, envoyé, à la rentrée également, depuis le blog du Maestro Héctor Negro, en direction du Ministère de l’Education de ce même gouvernement portègne (cf. mon article sur le non-renouvellement du contrat de l’artiste, après 18 ans d’enseignement au Centro Educativo del Tango). Et puis il se trouve que tout récemment, Hernán Lombardi a tenu une étrange conférence de presse, le 8 avril dernier, pour promouvoir le tourisme religieux à Buenos Aires. Qu'est-ce à dire ? Que toute manifestation où se retrouvent les habitants de Buenos Aires, où ils ont quelque chose à vivre ensemble, est à envisager sous l’angle du remplissage des hôtels et des restaurants ? Et sur quoi s’appuyait le Ministre pour faire de la capitale argentine la dernière destination où le touriste aurait de quoi se distraire ? Sur la concomitance cette année des fêtes juives et chrétiennes, Pesaj Urbano à Palermo d’un côté (article sous ce lien) et Chemin de croix du Vendredi saint de l’autre (article sous ce lien).

Les mots non mâchés de Maximiliano Thankyou est à écouter dans l’émission n° 264, dans la page podcast du site de Fractura Expuesta (qui porte bien son nom : fracture ouverte).
Le dernier édito est accessible toutes les semaines sur le site en format texte (il suffit de cliquer sur le titre de l’intervention) mais cette facilité ne vaut que pour le dernier édito. La mise à jour se fait le mercredi par la mise en ligne de l’émission de l’avant-veille.

Autre plage audio particulièrement remarquable mais peut-être difficile à écouter : le montage réalisé par Maximiliano que les deux chroniqueurs ont placé, en lieu et place de leur édito habituel, en tête de leur émission du lundi 23 mars, la veille du 33ème anniversaire du coup d’Etat de 1976. Il s'agit d'un ensemble d’archives sonores, discours de dictateurs ou de zélateurs de la junte militaire et témoignages, à la barre, lors des procès de leurs bourreaux, de victimes de la répression. Des choses qu’il faut écouter même (et surtout) si parfois elles sont à la limite du supportable. (Emission 262).

Germán Marcos et Maximiliano Senkiw ont renoué cette année avec la bonne habitude du vrai-faux flash d’infos à l’esprit potache. Nous avons donc droit à Carlos Gardel qui était le Nelly Omar en pantalon et non pas l’inverse comme le pense un vain peuple machiste (4), à la naissance d’un bébé tanguero aux pouvoirs surhumains qui, au lieu de pleurer, chante les grands succès de Gardel et a été dès sa naissance baptisé et confirmé façon couronnement du Dalaï-Lama par Horacio Ferrer (en sa qualité de Président de la Academia Nacional del Tango) (5) et au bulletin de santé d’une femme hospitalisée après avoir avalé des tonnes de sable dans l’espoir d’acquérir la même voix de papier de verre que sa chanteuse préférée, Adriana Varela (6).

Dans la partie sérieuse de l’émission, vous retrouverez parmi les invités qui se sont succédés au fil des semaines de nombreux artistes dont j’ai parlé depuis le début de 2009.
(En mot-clé, je mets tous les noms en haut, dans le bloc Pour chercher, par buscar, to search, pour que vous puissiez accéder plus facilement aux articles que je leur ai récemment consacrés juste par un clic sur le ou les noms qui vous intéressent).

Le chanteur Javier Cardenal Domínguez (émission 264)
La chanteuse Monica Navarro (émission 263)
Le chanteur Cucuza (Hernán Castiello) pour Con-vivencia tanguera au CCC au téléphone (émission 262)
Le bandonéoniste Adrián Ruggiero de Violentango (au téléphone), la chanteuse Viviana Scarlassa de direct en studio, et une chronique de Sebastián Linardi sur le concert du groupe Buenos Aires Negro au CCC (émission 261)
La chanteuse Jacqueline Sigaut (au téléphone) et les guitaristes du duo La Propina (émission 260)
Et l’auteur-compositeur-interprète Fernando Bitter en direct dans le studio pour l’émission de la rentrée, le 2 mars (émission n° 259).

Sinon, si vous voulez que je remonte au-delà du 2 mars, je peux ajouter que vous avez aussi les chanteurs Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, le duo de guitaristes Ariel Argañaraz et Hernán Reinaudo, la chanteuse Analia Sirio et le guitariste Moscato Luna (bien connu, quant à lui, des lecteurs fidèles de Barrio de Tango), et le chanteur-auteur-compositeur Juan Vattuone, dans l’émission du 5 janvier 2009. Dans cette émission du 5 janvier, le journaliste Carlos Bevilacqua, de Página/12, termine aussi sa critique radiophonique du livre El Tango en la sociedad porteña 1880-1920, de Hugo Lamas y Enrique Binda, qu’il a aussi présenté dans un papier écrit (et auquel j’avais fait écho dans un article de janvier dernier).
(1) Pioncer (argot parisino) : apoliyar (lunfardo), dormir (espagnol et français).
(2) du point de vue linguistico-pédagogique, je reconnais que mon conseil fait un peu fusil à tirer dans les coins, mais je vous promets qu’il donne de très bons résultats ! Généralement en Argentine, le w est prononcé comme un u (ou).
(3) à qui on peut vendre une boîte à lettres, dit l’expression portègne ("vender un buzon").
(4) La chanteuse, compositrice et letrista Nelly Omar (née en 1911) a été baptisée "La Gardel en pollera" (la Gardel en jupons), pour la façon dont elle pose sa voix, parce qu’elle est aussi créatrice et parce qu’elle chante accompagnée de guitaristes et non pas dans le sein d’un orchestre. Emission n° 259.
(5) Germán et Maximiliano ne ratent jamais une occasion d’arranger à leur façon la légende d’Horacio Ferrer. Je dis bien "légende" parce que le personnage qu’ils appellent Horacio Ferrer n’existe nulle part. C’est un pur produit de leur imagination et, disons-le aussi, de leur mauvaise foi, une mauvaise foi pleine d’esprit et particulièrement intelligente, mais mauvaise foi tout de même. Mais qu’est-ce que vous voulez, à cet âge, ça s’amuse d’un rien ! Surtout avec un micro sous le nez. Regardez le court-métrage de 10 minutes qu’ils ont tourné et monté pour les 5 ans de leur émission (ici directement sur
You Tube) et vous serez fixé ! Emission n° 258.
(6) Cacho Castaña, un chanteur de variété qui vient de prendre des positions ultra-réac dans le débat sur le retour à la peine de mort, a écrit et composé, dans les années 80, une chanson pas vilaine intitulée Garganta con arena (littéralement gorge avec du sable. En français courant on dira plutôt un chat dans la gorge). Une chanson-hommage à Roberto Goyeneche el Polaco, qui à la fin de sa carrière chantait avec une voix brisée. Garganta con arena a été créée par la chanteuse Adriana Varela, dotée elle aussi d’une voix naturellement enrouée et dont elle accentue à plaisir le côté râpe à fromage. Pas douce douce, la voix, mais puissante ! Adriana Varela, c’est incontestablement une chanteuse, que l’on aime ou que l’on n’aime pas le style qui est le sien !... Emission n° 260.

samedi 21 mars 2009

Festival de la Chanson Sociale à ECuNHi [à l'affiche]




L'Espace Culturel Nos Enfants (Espacio Cultural Nuestros Hijos), fondé par l'Association Madres de Plaza de Mayo, est le cadre, d'aujourd'hui à mardi prochain, d'un festival de la chanson engagée alors que la Justice fixe une date de tenue du procès de plusieurs represores (bourreaux) ayant exercé leur sale besogne pendant la Dernière Dictature Militaire (1976-1983) dans le centre de détention et de torture clandestin qu'était l'ESMA (l'Ecole supérieur de mécanique de la Marine), aujourd'hui transformée en centre de mémoire et des droits de l'homme sous le patronage de l'UNESCO (voir mon article précédent à ce sujet).

Au cours de ce festival, le musicien Juan "Tata" Cedrón se produira avec son quatuor. Buenos Aires Negro est aussi aa programme. Il y aura aussi des groupes d'art communautaire, une troupe de théâtre et une murga. Ce type de forme artistique est très fréquente à Buenos Aires, elle fait partie d'une expression politique de la base qui nourrit la militance de tous les jours.

Les soirées commencent à 18h les quatre jours. Mardi sera célébré le Jour National de la Mémoire pour la Vérité et la Justice.

Le procès de l'ESMA s'ouvrira en octobre prochain. Il concerne 18 accusés parmi lesquels deux barbouzes particulièrement représentatifs des horreursde la Dictature : Jorge "El Tigre" Acosta et Alfredo Astiz surnommé El Cuervo (le Corbeau) et que nous avons connu sous le nom d'Ange blond de la Mort. Son supérieur hiérarchique, Acosta, a été quant à lui surnommé La bête fauve (el Tigre). Ils devront répondre notamment de la disparition de fondatrices du mouvement Madres de Plaza de Mayo, du journaliste Rodolfo Walsh et de deux religieuses françaises, pour les meurtres desquelles ils sont aussi dans le collimateur de la justice française.

Vous pouvez lire dans Página/12 de ce jour, l'article sur l'ouverture du Festival de la chanson engagée, le programme des quatre jours et le prochain procès de l'ESMA.

mercredi 4 mars 2009

Ce soir au CCC : Buenos Aires Negro [à l’affiche]



Que el mundo fue y será una porquería
ya lo sé...
(¡En el quinientos seis
y en el dos mil también!).
Cambalache, Enrique Santos Discépolo


Que le monde fut et sera une saloperie,
Ça, je le sais...
(En 506
(1)
et en l’an 2000 aussi !)
(Traduction Denise Anne Clavilier)



Cambalache, c’est un mot qui n’existe pas en Espagne et qui, en Argentine, revêt deux sens différents, le second dérivé du premier : au sens propre, c’est une brocante, un dépôt-vente, voire un mont-de-piété (c’est dans ce sens-là qu’il faut l’entendre dans Tristezas de la calle Corrientes par exemple). C’est donc une boutique mal rangée, où l’on trouve tout et n’importe quoi sans ordre et sans logique (et c’est pourquoi j’ai choisi ce mot, par référence à ce tango, pour donner un titre à mon fourre-tout de liens culturels en bas de la Colonne de droite).

Par dérivation, cela veut dire un souk (au sens argotique du terme), un bazar (idem), un fatras où une poule ne retrouverait pas ses petits.

Et c’est dans ce second sens qu’il faut l’entendre dans ce tango de Discépolo qui est une catilinaire enragée contre le monde tel qu’il était en 1936 quand Discépolo a écrit et composé ce morceau (et tel qu’il n’a peut-être qu’assez peu changé, la crise économique qui vient de nous tomber dessus le montrant amplement si besoin était). Cambalache est un véritable pamphlet où le poète dénonce la perte de toute valeur morale, de toute hiérarchie dans les valeurs et les mérites, le monde comme il tourne, celui de la crise de 1929 qui était aussi celui de la Guerre d’Espagne, des débuts du nazisme et de la terreur stalinienne. Discépolo revenait alors d’un voyage en Europe et au Maroc et il retrouvait l’Argentine de la Década Infame, une Argentine sous la botte de militaires asservis aux intérêts économiques et géostratégiques anglo-saxons, lui l’anarchiste déchiré et désespéré, à la limite du nihilisme. C’est un texte complexe, difficile, torturé et tissé de contradictions, comme le sont la plupart des grands chefs d’oeuvre de cet artiste déchirant.

C’est donc ce premier vers de Cambalache, légèrement modifié ("el mundo" devient "el tango") qui illustre le concert de Buenos Aires Negro de ce soir. Rien à voir entre ce nom et les influences noires dans la culture rioplatense. Le noir dont il est question ici, c’est la tristesse et le sordide de notre monde, le noir de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Ne pas oublier que le CCC est un centre culturel qui milite avant toute chose pour l’économie coopérative, pour des modèles de production et d’organisation alternatifs, vent debout contre le capitalisme libéral qui règne sur le monde actuel.

Les musiciens de Buenos Aires Negro présentent ce soir leur second disque, Sol del Once (Soleil de la Place Once). Autre raison pour laquelle c’est une citation de Discépolo qui a été retenue pour cette affiche : el Once, c’était le quartier privilégié du poète, celui où il était né, où il a toujours aimé vivre, le coin de Buenos Aires qu’il avait en tête lorsqu’il parle de la ville dans ses oeuvres. El Once se trouve dans le quartier de Balvanera. Dans le coeur de la Capitale, c’est toujours actuellement une zone triste où se concentre une grande misère sociale, hier celles des immigrants italiens comme le père napolitain de Discépolo, ceux qu’on appelait en Argentine les gringos, les tanos, aujourd’hui celle des immigrants boliviens et péruviens qui vivent en cirant des chaussures, en vendant des friandises, des gadgets, des journaux, des fruits et légumes, des beignets, sur trois planches ou à même le sol, et de nombreux clochards qui se sont aménagé des abris de fortune dans les anfractuosités du monument sculpté qui se dresse au centre la place et qu’on a en vain essayé de défendre en l’entourant d’une grille. Un royaume de chats errants aussi comme sur le Forum de Rome...

Buenos Aires Negro, qui fusionne tango, jazz et rock, est né en 1997 sur une idée du chanteur-guitariste Hugo Estevez, dit Peche, et du trompettiste Ricardo Culotta, qui décidèrent de marier leur expérience musicale différentes l'une de l'autre et leurs sensibilités artistiques, avec celles des autres musiciens qui forment aujourd'hui le groupe, pour peindre en musique ce Buenos Aires de l’ombre, ce Buenos Aires difficile à vivre, ce qu’ils appellent le Buenos Aires de pourriture ("Buenos Aires podrido"). Comme il faut que le jus de raisin pourrisse qu’il devienne du vin, c’est de ce moût urbain qu’ils tirent leur musique, une musique militante et engagée comme la majeure partie de la musique de tango mais singulièrement aujourd’hui, où les jeunes musiciens qui s’engagent sur ce chemin choisissent ce genre parce qu’ils ont des choses à dire et que les dire leur est plus essentiel que de faire fortune ou de devenir des vedettes clinquantes.

Le groupe se compose aujourd’hui de Hugo “Peche” Estevez (chant et guitare), Ricardo Culotta (trompettes), Coki Carbonero (guitare), Pablo Yanis (bandonéon), Pablo Giménez (trombone), Santiago Cariboni (basse), Juan Pablo Di Leone (flûte traversière) et de Hernán Fernández (batterie). Sebastián Maissa assure leur scénographie (mise en scène et décor).

Vous pouvez mettre d’ores et déjà dans vos favoris le site de Buenos Aires Negro (il est encore en construction, ça vous servira pour plus tard, encore que vous puissiez déjà y trouver quelques liens à des articles de presse et à deux vidéos sur You Tube) et aller écouter dès aujourd’hui quatre de leurs morceaux sur leur page My space (dont est extraite la photo en noir et blanc qui illustre le bas de cet article)...

Sinon, direction le CCC, sur avenida Corrientes, à la hauteur du numéro 1543, à CABA (autre petit nom de la capitale argentine : l’anagramme de Ciudad Autónoma de Buenos Aires. Mais on peut écrire aussi BsAs et dire Baires ou Capital).



(1) En espagnol, et c’est particulièrement vrai en Argentine, il est courant d’omettre la mention du millénaire dans une date. Ainsi Milonga del 900, cela se traduit Milonga de 1900. Pour s’expliquer le 506 de Discépolo, certains commentateurs vont fouiller du côté de l’histoire de l’Antiquité et dans l’époque trouble de la chute de Rome. D’autres pensent à la période, tout aussi trouble et tout aussi violente, de la découverte et de la conquête du Nouveau Monde par les conquistadores espagnols. Vous êtes libre d’aller vers l’époque qui vous parle le plus...

lundi 2 mars 2009

Programme de Tango del Miércoles mars 2009 [à l’affiche]



Très belle affiche du CCC Floreal Gorini - la Ciudad del Tango, envoyée par Walter Alegre que je remercie (voir son blog dans la rubrique Cambalache, en Colonne de droite).
Elle se suffit à elle-même et de toute manière, les lecteurs assidus de ce blog savent très bien que je ne résisterai pas au plaisir de vous présenter plusieurs de ces spectacles. Il y a même des internautes fidèles qui ont déjà repéré le nom d’un chanteur que j’aime vraiment beaucoup. En plus, il est en train de nous concocter un de ces soirées super-géniales dont il a le secret...

Allez, on se le ré-écoute à nouveau...
Vendredi dernier, c’était son anniversaire, or on n’a pas toujours les jours 40 ans, pour paraphraser un refrain très connu (d’une chanson française dont personne ne connaît les couplets et qui ne casse pas trois pattes à un canard, voir l’article du 23 juillet sous le lien dans la rubrique Jactance & Pinta sur cette expression bien française) (1) . Je n’ai pas pu y aller, j’avais un autre anniversaire. (2) Alors, je compense mon absence...

Tous les articles (y compris celui-ci) sur la programmation de la Ciudad del Tango en cliquant sur le lien CCC dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et l’article.
L’activité sur la Avenida Corrientes en cliquant sur le lien Corrientes.
Les autres activités du Centro Cultural de la Cooperación, sur le lien disponible dans la partie inférieure de la Colonne de droite, rubrique Cambalache (casi ordenado).

(1) Dans le même sens, on peut dire aussi "qui ne casse pas des briques". Et pour s’émerveiller devant l’affiche du CCC (cliquez dessus pour la voir en résolution originale), on peut s’exclamer qu’elle nous en "fait baver de la colle !" ("La boca se nos queda dibujando una O de asombro"). C’est un détail de Perdida en la Ciudad, un tableau dont la signature est malheureusement illisible. Je vais m’enquérir de cet artiste auprès de qui de droit.
(2) En plus, c’est vrai. Ce n’est pas une blague. C’est même l’unique valable raison pour laquelle je n’étais pas à El Faro vendredi soir.