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samedi 31 octobre 2015

Buenos Aires des vice-rois à nos jours au Cabildo [à l'affiche]


Cette nuit, samedi 31 octobre 2015, pour cette douzième édition de la Noche de los Museos, le Cabildo revêt ses plus beaux habits et propose un éventail d'évocations de l'ancienne Buenos Aires, avec micro-concert de musique militaire, confié au régiment des Patricios, qui gardait ce lieu et cette place en mai 1810, puis spectacle de marionnettes, avant de glisser doucement vers l'actualité, avec le folklore, le rock et le tango.

Le groupe Violentango sera de la fête à 22h30.

Pour connaître la totalité du programme, consulter les pages Internet de la Noche de los Museos et la page Facebook de la manifestation.

vendredi 14 novembre 2014

Les dix ans de Violentango au ND Teatro [à l'affiche]


Le groupe Violentango, fondé par Adrián Ruggiero, bandonéoniste et petit-fils du grand bandonéoniste Osvaldo Ruggiero, premier bandonéon de l'orchestre de Osvaldo Pugliese de sa fondation en 1939 jusqu'à la scission de l'année 1968, fête en ce moment ses dix ans d'existence.

Le groupe a commencé dans le rock avant de virer sa cuti assez rapidement, comme tant et tant de jeunes musiciens, bercés par le rock des années 70 et 80, et qui sont retournés à leur source nationale au fur et à mesure que l'installation de la démocratie permettait aux Argentins de reprendre pied dans leur propre identité culturelle.

Ce soir, ils seront au ND Teatro, Paraguay 918, à 21h, avec une opération 2 places pour le prix d'1, à demander au guichet au moment de l'achat de l'entrée.

Cet anniversaire leur vaut une interview sur Página/12 et sur Fractura Expuesta, la radio tango de La Voz de las Madres.

Pour en savoir plus :
connectez-vous à sa page Facebook

jeudi 6 mars 2014

Semaine de reprise au CAFF [à l'affiche]


Après le traditionnel concert du mercredi soir de la Orquesta Típica Fernández Fierro (1), maîtresse des lieux, le CAFF, Sánchez de Bustamante 764, ouvre, demain vendredi 7 mars 2014, ses portes au quintette Violentango, neuf ans d'âge et déjà quatre disques à son actif.

D'ailleurs, vous connaissez déjà cette formation si vous lisez régulièrement Barrio de Tango.

Entrée : 50 $, à la porte du CAFF (les caisses ouvrent une heure avant le concert, donc à 21h).

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet du CAFF (avec la note sur le concert de demain)
connectez-vous à sa page Facebook


(1) La OTFF jouera à nouveau samedi, comme une semaine sur deux, tout au long de l'année.

vendredi 25 novembre 2011

Festival de Tango de la République de La Boca : programme du week-end [à l'affiche]

Ce festival s'est ouvert hier, jeudi 23 novembre, et j'ai déjà rendu compte du programme des deux premiers jours un peu plus tôt dans la semaine.

Voici donc maintenant celui du week-end :

Samedi 26 novembre 2011, à 13h, le chanteur Cucuza et le guitariste Moscato se produiront, avec de nombreux invités, au Restaurant Ribera Sur
A 16h, un one-man-show (unipersonal) de Cristian González sur Juan de Dios Filiberto, le compositeur de Quejas de Bandoneón et de Caminito, qui fut l'une des figures artistiques phares du quartier avec son ami le peintre, aussi anarchiste que lui, Benito Quinquela Martín, à Al Escenario, qui propose aussi une exposition photographique sur l'histoire de ce quartier portuaire et industrieux de la capitale argentine.
A 17h, l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce se produira avec Facundo Radice et le Ballet Folklórico Nacional au Museo Marjan Grum
A 20h, au Malevaje Arte Club, toute une palanquée d'artistes se produiront, donc certains jouent ce soir aussi mais ailleurs : Orquesta Típica Agustín Guerrero, l'auteur-compositeur inteprète Gabriela Elena, le Quinteto de los Santos et la chanteuse Lucrecia Merico accompagnée par les trois musiciens des Guitarras Saavedrinas, presque tous des artistes déjà connus des lecteurs de ce blog.

Dimanche 27 novembre 2011
Un concert à l'heure du déjeuner au Bar El Puente, avec le duo Facazo, composé d'un chanteur et d'un guitariste, un modèle classique en Argentine, ce qu'on appelle cantor a la criolla.
A 16h, à l'Esplanada du Pont (ou au Malevaje Arte Club si jamais il pleut) un cours et une pratique de tango danse par différents professeurs
A 17h30, un nouveau concert à multiples intervenants : Violentango, Quinteto Negro La Boca, Quiero 24, Alan Haksten Grupp, Pablo Banchero et La Santa Milonga. Les danseurs Lorena Ermocida et Fabián Peralta feront quelques exhibitions.

Le Festival se complète d'un certain nombre d'expositions permanentes installées dans différents lieux de culture du quartier, dont une sur Gardel, de l'homme au mythe, au Musée Maguncia, l'un des près de 200 musées que compte la capitale argentine.

Pour plus de détails, consulter le site Internet du Festival.
Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 dans les pages culturelles de son édition d'hier.

mardi 8 novembre 2011

Violentango et Alan Haksten Grupp au CAFF [à l'affiche]


Les deux groupes, Violentango et Alan Haksten Grupp se partageront la soirée du vendredi 11 novembre 2011 au Club Atlético Fernández Fierro, CAFF pour les intimes, Sánchez de Bustamante 764, dans le quartier de l'Abasto.

Entrée : 25 $ achetée à l'avance (au Musetta Café, esquina Billinghurst y Tucumán) ou 35 $ le jour même à l'entrée du CAFF.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessous.

mardi 27 septembre 2011

Daniel Melingo ce vendredi soir à l'Alliance Française de Buenos Aires [à l'affiche]


L'auteur-compositeur-interprète Daniel Melingo se produira vendredi 30 septembre 2011 à 20h, à l'auditorium de la Alianza Francesa, Córdoba 946.

Entrée : 50 $.

Nombre de places limitées. Vente le jour-même, à l'Alliance, à partir de 19h.

Pour l'occasion, Daniel Melingo partagera la soirée avec le groupe Ramones del Tango, avec lequel il se produit très fréquemment.

Les vendredis suivants, l'Alliance Française accueillera :

le 7 octobre, les orquestas típicas très jeunes que sont Violentango et Astillero (entrée : 40 $)
le 14 octobre, la OTAG (Orquesta Típica Agustín Guerrero) et la pianiste et compositrice Sonia Possetti avec son sextuor (entrée : 30 $)
le 21 octobre, deux autres groupes du tango contemporain, 34 Puñaladas et Altertango (entrée : 30 $).

La programmation du cycle est dûe à Leandro Frías, un des animateurs actuels de la vie artistique et musicale dans la capitale argentine.

L'Alliance Française, en ouvrant ainsi son très bel auditorium, offre aux musiciens portègnes un nouvel espace qui est le très bienvenu dans une ville dont le Gouvernement n'est guère accueillant pour l'actuelle movida artistique pourtant si riche (movida : dynamique, effervescence).

vendredi 11 mars 2011

Festival indépendant : le programme des trois prochains jours [à l'affiche]


Demain samedi 12 mars 2011, à 18h, s'il ne pleut pas, Milonga d'ouverture du festival à San Juan y Boedo (attention, on avait annoncé initialement un coin de rue situé 100 mètres plus loin vers le nord, Boedo y San Ignacio). C'est gratuit.

Côté scène : la Orquesta Típica Agustín Guerrero (dont je n'avais encore jamais eu l'occasion de vous entretenir), le Alan Haksten Grupp (que vous connaissez nettement mieux), le Quinteto Negro La Boca, le trio Violentango, l'auteur-compositeur-interprète Juan Vattuone et le quintette de tango contemporain La Biyuya (1). Un DJ sera là aussi, celui de la Milonga del Morán, Mariano Romero.

Le concert doit être retransmis en direct par La Radio Rebelde.

Après-midi, le dimanche 13 mars, à partir de 19h, projection de deux courts-métrages, conférence du contrebassiste Horacio Cabarcos, exposition photographique organisée par Jorgelina Rueda et concert, à 21h30, du duo Rozencrom et du Richard Cappz Sexteto, le tout au Teatro El Fino, Paraná 673.

Entrée au concert : 20 $.

Lundi 14 mars 2011, à 21h, concert a la gorra (voir en partie médiane de la Colonne de droite ma Trousse lexicale d'urgence) :

Au programme : les groupes Bettinotti - Fernández (Gabriel Anonni au bandonéon, Federico Renati à la batterie, Javier Crego aux percussions et aux accessoires, Esteban Pueta à la guitare électrique, et Manuel Vazquez Guijo aux claviers) et Los Hermanos Butaca, que vous connaissez déjà.

Lieu : les locaux d'ADUBA, une association des enseignants de l'Université de Buenos Aires (UBA), c'est-à-dire une organisation syndicale et militante, rue Azcuénaga 770.

Bettinotti-Fernández se produiront aussi au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, le 23 mars, à 21h30, dans le cadre des concerts Tango de Miércoles, qui entame en ce moment sa 5ème saison ! Leur répertoire politiquement engagé et leur regard sans concession sur la société de consommation qui gagne du terrain en Argentine comme partout ailleurs en fait un groupe idéal pour la programmation toujours critique de la Sala Osvaldo Pugliese (Corrientes 1543).

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet de la ADUBA, histoire de vous faire une meilleure idée de ce monde intellectuel dre gauche de l'Université de Buenos Aires (et rassurez-vous, il contient aussi sa bonne part d'intellectuels de droite, fortement conservateurs).
Connectez-vous au site Internet de La Radio Rebelde, sur lequel vous disposez d'un streaming pour écouter en direct (mais attention à l'heure locale, il y a pour le moment quatre heures de décalage entre Buenos Aires et la côte atlantique européenne).

(1) Dans ma deuxième anthologie bilingue, parue fin janvier 2011 chez Tarabuste Editions, Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, vous trouverez un chapitre consacré au répertoire original de ce groupe, animé par la chanteuse Marina Baigorria et le guitariste Pablo Dichiera, tous deux auteurs et compositeurs du groupe. Quant à Juan Vattuone, il est présent dans mon autre anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, parue aux Editions du Jasmin.

mercredi 16 février 2011

Le 1er Festival Tango de Radio CAFF [à l'affiche]


Radio CAFF est la radio en ligne que vient de lancer, peu avant la fin de l'année dernière, le Club Atlético Fernández Fierro, la salle de concert de la Orquesta Típica Fernández Fierro (OTFF pour les intimes) (voir mon article du 16 décembre 2010 à ce sujet). Elle organise son premier festival de tango sur plusieurs semaines, avec trois concerts, demain, après-demain et samedi.

Le concert de jeudi sera retransmis en direct par streaming sur Radio CAFF et sur La Voz de las Madres, par voie hertzeienne, à 22h, en coproduction entre Radio CAFF et Fractura Expuesta.

Les concerts de vendredi et samedi seront retransmis en direct sur le streaming de Radio CAFF et sur celui du site de Fractura Expuesta.

Au programme :

Jeudi 17 février 2011 à 22h : Cuarteto Julio Coviello (pour rappel : Julio Coviello est aussi le premier bandonéoniste de la OTT) et 34 Puñaladas
entrée 35 $ (en cas d'achat anticipé avec paiement comptant), 40 $ (en cas de simple réservation et d'achat le jour-même à la caisse du CAFF)

Vendredi 18 février 2011 à 22h : les groupes Rascasuelos (un jeu de mot : gratte-sol, en lieu et place de gratte-ciel, rascacielos) et Violentango
Entrée : 30 $ (achat anticipé), 35 $ (réservation et le jour même)

Samedi 19 février 2011 à 22h : Dema y la orquesta Petitera et la Orquesta Típica Fernández Fierro
Entrée : 35 $ (achat anticipé), 40 $ (réservation et le jour même)

Le CAFF se situe rue Sánchez de Bustamente, au numéro 734 (à quelques centaines de mètres derrière le Centre commercial El Abasto).
Pour acheter vos billets d'avance, il faut vous adresser au Café Musetta, Billinghurst 894, qui fait l'angle avec la Avenida Tucumán.

Pour écouter les concerts hors de Buenos Aires, connectez-vous aux sites internet de Radio CAFF et Fractura Expuesta, que vous trouverez dans la rubrique Ecouter de ce blog, dans la partie inférieure de la Colonne de droite. Attention aux horaires : ceux donnés ci-dessus sont à l'heure locale. Il faut ajouter quatre heures en ce moment pour obtenir l'heure du fuseau horaire de l'Europe atlantique.

mardi 8 juin 2010

Du deux en un à Buenos Sierre [ici]


Nos amis valaisans des Trottoirs de Buenos Sierre, à Sierre, en Suisse, ont décidé de tout regrouper sur un seul long week-end : le Día Nacional del Bandoneón, qui se célèbre normalement le 11 juillet en Argentine (en hiver), et le Día Nacional del Tango, qui tombe lui le 11 décembre (en été).

Mais le 11 décembre, dans les Alpes viticoles suisses, vous vous voyez, vous, faire une milonga en plein air ? A moins de boire beaucoup, beaucoup de Fendant, de Cornalin et de Dôle pour se tenir chaud et encore, car dans ce cas là, vous aurez du mal à tenir votre axe et à chanter juste...

Donc le festival de tango de Sierre a lieu en juillet, autour du 10, et cette année, il se tiendra du 9 au 11 juillet, sur la nouvelle Place de l’Hôtel de Ville.

Invité d’honneur : le Cuarteto Violentango, une formation venue de Buenos Aires, dont j’ai déjà parlé dans ces colonnes (cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus).

Au menu des réjouissances tout au long des trois jours : apéros-tango (il y en aura plusieurs), milongas (au pluriel aussi), cours d’initiation (gratuit), démonstrations par les professeurs, concerts et arts de la rue.


Pour en savoir plus :
Sur la Dôle, le Cornalin et le Fendant : connectez-vous sur le site des Vins du Valais
Sur la ville de Sierre : connectez-vous sur le site du tourisme Sierre-Anniviers (si après ça, vous n’avez pas envie d’y aller, c’est à désespérer de tout...)
Sur le festival lui-même : voyez l’association des Trottoirs de Buenos Sierre, dont vous avez le lien en permanence dans la rubrique Eh bien dansez maintenant ! dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
Sur le Cuarteto Violentango : connectez-vous à leur site et à leur page Myspace
(attention : sur Myspace il y a aussi un autre groupe, anglophone, qui s’appelle Violent Tango. Ne pas confondre).

mardi 14 avril 2009

Des nouvelles de Fractura Expuesta [radio]

L’émission de radio, en direct et en podcasts téléchargeables manuellement, Fractura Expuesta, qui émet sur son site internet et sur les ondes de La Voz de las Madres (AM 530) à Buenos Aires, a repris son rythme d’année pleine au début mars comme tout le monde là-bas.

Avec juste un petit changement d’heure dont les deux chroniqueurs ont fait semblant de faire tout un plat en entamant la première émission de mars : Fractura Expuesta commence à présent à 22h au lieu de 22h30, elle dure toujours une heure et demie, mais de toute manière, à ces heures-là et de ce côté-ci de l’Atlantique, nous, on pionce ! (1).

Et en six semaines, il s’est passé pas mal de choses à l’antenne.

Petit survol de ce début d’année, histoire de vous donner envie d’aller y voir vous-même !
(Le lien se trouve dans la Colonne de droite, dans la rubrique Ecouter, dans la partie basse, celle consacrée aux liens externes).

En remontant le temps.

La semaine dernière, l’éditorial était l’affaire de Maximiliano Senkiw (prenez un fort accent français et essayez de dire Thank you, vous serez pile poil dans la prononciation de son nom) (2). Il a profité du fait qu’il avait le micro pour lancer un véritable Exocet chargé d’une tête nucléaire en direction de Hernán Lombardi, le Ministre de la Culture chargé du tourisme du Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires, qu’il soupçonne de ne vouloir faire inscrire le tango au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO (voir mon article à ce sujet) que pour en faire un attrait touristique pour Buenos Aires et transformer ainsi sournoisement le genre en un gadget exotique non pas seulement pour nous autres, les braves touristes pas très fûte-fûtes qui prenons facilement des vessies pour des lanternes (3), mais aussi tout simplement pour les habitants de Buenos Aires eux-mêmes. Et cette seule idée-là, Maximiliano, ça le met très, très, très, très en colère...

Quand je vous disais qu’il y allait avoir du sport, dans cette campagne électorale raccourcie (on vote le 28 juin, tant au niveau national qu’au niveau local à Buenos Aires, au lieu de la mi-octobre).
Mais le plus triste, c’est que son édito, bien bâti, bien argumenté, bref "bien balancé" comme on dit en argot, rappelle un autre Exocet, bien solide lui aussi, envoyé, à la rentrée également, depuis le blog du Maestro Héctor Negro, en direction du Ministère de l’Education de ce même gouvernement portègne (cf. mon article sur le non-renouvellement du contrat de l’artiste, après 18 ans d’enseignement au Centro Educativo del Tango). Et puis il se trouve que tout récemment, Hernán Lombardi a tenu une étrange conférence de presse, le 8 avril dernier, pour promouvoir le tourisme religieux à Buenos Aires. Qu'est-ce à dire ? Que toute manifestation où se retrouvent les habitants de Buenos Aires, où ils ont quelque chose à vivre ensemble, est à envisager sous l’angle du remplissage des hôtels et des restaurants ? Et sur quoi s’appuyait le Ministre pour faire de la capitale argentine la dernière destination où le touriste aurait de quoi se distraire ? Sur la concomitance cette année des fêtes juives et chrétiennes, Pesaj Urbano à Palermo d’un côté (article sous ce lien) et Chemin de croix du Vendredi saint de l’autre (article sous ce lien).

Les mots non mâchés de Maximiliano Thankyou est à écouter dans l’émission n° 264, dans la page podcast du site de Fractura Expuesta (qui porte bien son nom : fracture ouverte).
Le dernier édito est accessible toutes les semaines sur le site en format texte (il suffit de cliquer sur le titre de l’intervention) mais cette facilité ne vaut que pour le dernier édito. La mise à jour se fait le mercredi par la mise en ligne de l’émission de l’avant-veille.

Autre plage audio particulièrement remarquable mais peut-être difficile à écouter : le montage réalisé par Maximiliano que les deux chroniqueurs ont placé, en lieu et place de leur édito habituel, en tête de leur émission du lundi 23 mars, la veille du 33ème anniversaire du coup d’Etat de 1976. Il s'agit d'un ensemble d’archives sonores, discours de dictateurs ou de zélateurs de la junte militaire et témoignages, à la barre, lors des procès de leurs bourreaux, de victimes de la répression. Des choses qu’il faut écouter même (et surtout) si parfois elles sont à la limite du supportable. (Emission 262).

Germán Marcos et Maximiliano Senkiw ont renoué cette année avec la bonne habitude du vrai-faux flash d’infos à l’esprit potache. Nous avons donc droit à Carlos Gardel qui était le Nelly Omar en pantalon et non pas l’inverse comme le pense un vain peuple machiste (4), à la naissance d’un bébé tanguero aux pouvoirs surhumains qui, au lieu de pleurer, chante les grands succès de Gardel et a été dès sa naissance baptisé et confirmé façon couronnement du Dalaï-Lama par Horacio Ferrer (en sa qualité de Président de la Academia Nacional del Tango) (5) et au bulletin de santé d’une femme hospitalisée après avoir avalé des tonnes de sable dans l’espoir d’acquérir la même voix de papier de verre que sa chanteuse préférée, Adriana Varela (6).

Dans la partie sérieuse de l’émission, vous retrouverez parmi les invités qui se sont succédés au fil des semaines de nombreux artistes dont j’ai parlé depuis le début de 2009.
(En mot-clé, je mets tous les noms en haut, dans le bloc Pour chercher, par buscar, to search, pour que vous puissiez accéder plus facilement aux articles que je leur ai récemment consacrés juste par un clic sur le ou les noms qui vous intéressent).

Le chanteur Javier Cardenal Domínguez (émission 264)
La chanteuse Monica Navarro (émission 263)
Le chanteur Cucuza (Hernán Castiello) pour Con-vivencia tanguera au CCC au téléphone (émission 262)
Le bandonéoniste Adrián Ruggiero de Violentango (au téléphone), la chanteuse Viviana Scarlassa de direct en studio, et une chronique de Sebastián Linardi sur le concert du groupe Buenos Aires Negro au CCC (émission 261)
La chanteuse Jacqueline Sigaut (au téléphone) et les guitaristes du duo La Propina (émission 260)
Et l’auteur-compositeur-interprète Fernando Bitter en direct dans le studio pour l’émission de la rentrée, le 2 mars (émission n° 259).

Sinon, si vous voulez que je remonte au-delà du 2 mars, je peux ajouter que vous avez aussi les chanteurs Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, le duo de guitaristes Ariel Argañaraz et Hernán Reinaudo, la chanteuse Analia Sirio et le guitariste Moscato Luna (bien connu, quant à lui, des lecteurs fidèles de Barrio de Tango), et le chanteur-auteur-compositeur Juan Vattuone, dans l’émission du 5 janvier 2009. Dans cette émission du 5 janvier, le journaliste Carlos Bevilacqua, de Página/12, termine aussi sa critique radiophonique du livre El Tango en la sociedad porteña 1880-1920, de Hugo Lamas y Enrique Binda, qu’il a aussi présenté dans un papier écrit (et auquel j’avais fait écho dans un article de janvier dernier).
(1) Pioncer (argot parisino) : apoliyar (lunfardo), dormir (espagnol et français).
(2) du point de vue linguistico-pédagogique, je reconnais que mon conseil fait un peu fusil à tirer dans les coins, mais je vous promets qu’il donne de très bons résultats ! Généralement en Argentine, le w est prononcé comme un u (ou).
(3) à qui on peut vendre une boîte à lettres, dit l’expression portègne ("vender un buzon").
(4) La chanteuse, compositrice et letrista Nelly Omar (née en 1911) a été baptisée "La Gardel en pollera" (la Gardel en jupons), pour la façon dont elle pose sa voix, parce qu’elle est aussi créatrice et parce qu’elle chante accompagnée de guitaristes et non pas dans le sein d’un orchestre. Emission n° 259.
(5) Germán et Maximiliano ne ratent jamais une occasion d’arranger à leur façon la légende d’Horacio Ferrer. Je dis bien "légende" parce que le personnage qu’ils appellent Horacio Ferrer n’existe nulle part. C’est un pur produit de leur imagination et, disons-le aussi, de leur mauvaise foi, une mauvaise foi pleine d’esprit et particulièrement intelligente, mais mauvaise foi tout de même. Mais qu’est-ce que vous voulez, à cet âge, ça s’amuse d’un rien ! Surtout avec un micro sous le nez. Regardez le court-métrage de 10 minutes qu’ils ont tourné et monté pour les 5 ans de leur émission (ici directement sur
You Tube) et vous serez fixé ! Emission n° 258.
(6) Cacho Castaña, un chanteur de variété qui vient de prendre des positions ultra-réac dans le débat sur le retour à la peine de mort, a écrit et composé, dans les années 80, une chanson pas vilaine intitulée Garganta con arena (littéralement gorge avec du sable. En français courant on dira plutôt un chat dans la gorge). Une chanson-hommage à Roberto Goyeneche el Polaco, qui à la fin de sa carrière chantait avec une voix brisée. Garganta con arena a été créée par la chanteuse Adriana Varela, dotée elle aussi d’une voix naturellement enrouée et dont elle accentue à plaisir le côté râpe à fromage. Pas douce douce, la voix, mais puissante ! Adriana Varela, c’est incontestablement une chanteuse, que l’on aime ou que l’on n’aime pas le style qui est le sien !... Emission n° 260.

mardi 7 avril 2009

Trio de choc et Compagnie à la Peña del Colorado [à l’affiche]

Le chanteur Javier Cardenal Domínguez (dont je crois ne vous avoir encore jamais entretenus) et le duo de guitaristes Hernán Reinaudo et Ariel Argañaraz d’une part et l’ensemble Violentango d’autre part partageront la scène de La Peña del Colorado (Güemes 3657) le mercredi 8 avril à 21h30.

Cardenal, Hernán Reinaudo et Ariel Argañaraz présenteront, en avant-première, (1) le répertoire de leur prochain disque, qui est en cours d’enregistrement. En ce qui concerne Hernán et Ariel, leur premier disque en duo vient quant à lui de sortir, il est intitulé Lúdico...

Violentango était quant à lui tout récemment (en mars) au CCC Floreal Gorini. Vous pouvez donc aller trouver dans cet article du 17 mars toute l’information sur ce groupe de guitaristes et bandonéon.

Pour le voyage musical : You Tube vous propose un fauteuil d’orchestre pour écouter Cardenal, Ariel Argañaraz et Hernán Reinaudo dans Contramarca et dans Bajo un cielo de estrellas et un autre pour écouter Violentango en nocturne, dans la rue, à Avignon durant le dernier Festival, Off bien sûr (édition 2008), dans Libertango, ou à Córdoba (Argentine) dans Quejas de Bandoneón (avec une meilleure prise de vue).

(1) adelantaran, dit leur gacetilla...

mardi 17 mars 2009

Violentango au CCC [à l’affiche]




Le quatuor Violentango se produit au CCC Floreal Gorini (Corrientes 1543) dans le cadre du Tango del Miércoles, ce mercredi 18 mars à 21h30 (entrée 15$).
Violentango rassemble Adrián Ruggiero, bandonéoniste et guitariste, Juan Manuel López (Juanma), guitariste, Santiago Córdoba, multi-instrumentiste, et Andrés Ortega, guitariste. Ils présenteront le répertoire enregistré dans leur disque, Buenos Aires 3 a.m.

Dans l’annonce du CCC, leur démarche est ainsi présentée :

Miramos hacia atrás y vimos que no había nada. Empezamos a buscar luces y amigos. Nada. 3 a.m. en Buenos Aires, las calles hablan solas. Un viejo tango triste. Solo un tango viejo y triste.
Nos encontramos en el bar de siempre, las mismas caras la misma sensación. Siempre. Y ahí supimos que era momento de buscar nuevos sonidos, nuevos ritmos, dejar fluir la violencia interna que todos tenemos dentro. Sin represión.
Un nuevo tango se escuchó esa noche. Y todos sabemos que esta pasando algo en el tango.

(Annonce mail de Walter Alegre, coordinateur de la Ciudad del Tango, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini).

Nous avons regardé derrière nous et nous avons vu qu’il n’y avait rien. Nous avons commencé à chercher de la lumière et des amis. Rien. Trois heures de l’après-midi à Buenos Aires. Il n’y a que les rues qui disent quelque chose. Un vieux tango triste. Tout seul un tango vieux et triste.
Nous nous sommes retrouvés dans le même bar que d’habitude, les mêmes visages, la même sensation. Toujours. Et alors, nous avons su que c’était le moment de chercher de nouveaux sons, de nouveaux rythmes, de laisser couler la violence intérieure que nous portons tous en nous. Sans rien réprimer.
Un tango nouveau se fit entendre cette nuit-là. Et nous avons tous su alors que quelque chose était en train de se passer dans le tango.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour écouter Violentango, visitez leur site et leur page Myspace.

Ils seront en tournée en Suisse et en Italie au mois d’août prochain.
Le précédent article sur eux dans Barrio de Tango date de février 2009.

lundi 2 mars 2009

Programme de Tango del Miércoles mars 2009 [à l’affiche]



Très belle affiche du CCC Floreal Gorini - la Ciudad del Tango, envoyée par Walter Alegre que je remercie (voir son blog dans la rubrique Cambalache, en Colonne de droite).
Elle se suffit à elle-même et de toute manière, les lecteurs assidus de ce blog savent très bien que je ne résisterai pas au plaisir de vous présenter plusieurs de ces spectacles. Il y a même des internautes fidèles qui ont déjà repéré le nom d’un chanteur que j’aime vraiment beaucoup. En plus, il est en train de nous concocter un de ces soirées super-géniales dont il a le secret...

Allez, on se le ré-écoute à nouveau...
Vendredi dernier, c’était son anniversaire, or on n’a pas toujours les jours 40 ans, pour paraphraser un refrain très connu (d’une chanson française dont personne ne connaît les couplets et qui ne casse pas trois pattes à un canard, voir l’article du 23 juillet sous le lien dans la rubrique Jactance & Pinta sur cette expression bien française) (1) . Je n’ai pas pu y aller, j’avais un autre anniversaire. (2) Alors, je compense mon absence...

Tous les articles (y compris celui-ci) sur la programmation de la Ciudad del Tango en cliquant sur le lien CCC dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, entre le titre et l’article.
L’activité sur la Avenida Corrientes en cliquant sur le lien Corrientes.
Les autres activités du Centro Cultural de la Cooperación, sur le lien disponible dans la partie inférieure de la Colonne de droite, rubrique Cambalache (casi ordenado).

(1) Dans le même sens, on peut dire aussi "qui ne casse pas des briques". Et pour s’émerveiller devant l’affiche du CCC (cliquez dessus pour la voir en résolution originale), on peut s’exclamer qu’elle nous en "fait baver de la colle !" ("La boca se nos queda dibujando una O de asombro"). C’est un détail de Perdida en la Ciudad, un tableau dont la signature est malheureusement illisible. Je vais m’enquérir de cet artiste auprès de qui de droit.
(2) En plus, c’est vrai. Ce n’est pas une blague. C’est même l’unique valable raison pour laquelle je n’étais pas à El Faro vendredi soir.

vendredi 20 février 2009

Violentango et le duo Reinaudo-Argañaraz au Torcuato [à l’affiche]

Copie écran du site Web de Violentango


Le Centro Cultural Torcuato Tasso, grande institution culturelle du quartier de San Telmo, à Buenos Aires, accueillera mardi prochain, 24 février, à 21h15 une brochette de musiciens de première qualité. Quatre sont des guitaristes, un autre est multi-instrumentiste et le 6ème est bandonéoniste.

Violentango est un quatuor composé de deux guitaristes (Andrés Ortega et Juanma Lopez), un bandonéoniste (Adrián Ruggiero) (1) et d’un multi-instrumentiste (Santiago Córdoba). Leur répertoire mélange des classiques dans leur arrangement et des compositions originales.

Ils ont déjà deux disques à leur actif : 28 kg vinilo (28 kg de vinyle), concert en public du temps où ils étaient un trio (et où ils interprètent essentiellement des classiques : 9 de Julio, Nocturna de Julián Plaza, Milonga del Angel d’Astor Piazzolla, Los Mareados de Juan Carlos Cobián, el Choclo de Villoldo et le morceau imposé, le morceau que tout nouveau groupe se doit d’arranger à sa sauce, l’éternelle Cumparsita de Matos Rodríguez), le second, Buenos Aires 3 AM, est sorti en 2007 et comporte déjà trois morceaux de música propia (de leur propre composition) tout en reprenant Nocturna, El Choclo, La Cumparsita, Milonga del Angel, à quoi ils ont ajouté Canaro en París, Milonga de mis amores, A fuego lento et le très connu Libertango.
Ils disposent d’un site (encore en construction mais visitable, la photo jointe est une copie d’écran de leur page d’accueil) et d’une page My Space où vous pouvez les écouter.
Ils seront le 18 mars prochain au CCC Floreal Gorini, dans le cadre du cycle Tango del Miercoles.


Le duo Reinaudo-Argañaraz est un duo de guitaristes, deux guitaristes de très grand talent et qui travaillent beaucoup. Hernán Reinaudo est un cordobés (il est né dans la ville de Córdoba, dans l’Argentine intérieure) et c’est un guitariste réclamé par tout le monde. Il a parcouru l’Europe cet automne avec la tournée de Daniel Melingo et a continué sur sa lancée en faisant un petit tour Belgique-Pays-Bas-Allemagne-Suisse avec Néstor Tomassini et la violoniste belge Ananta Roosens, tandis qu’à Buenos Aires, la chanteuse Gabriela Novarro l’attendait de pied ferme pour boucler l’enregistrement de son nouveau disque (qui va sortir bientôt, j’espère). Son compagnon, Ariel Argañaraz est originaire de la banlieue sud de Buenos Aires, il a eu entre autres professeurs de guitare le Maestro Aníbal Arias à la Escuela de Música Popular de Avellaneda (district de la petite ceinture de la capitale argentine), il a accompagné de nombreux chanteurs dont Ariel Ardit, Javier Domínguez, Lidia Borda, Cristóbal Repetto et joué auprès d Maestro Ernesto Baffa, compositeur et maître du bandonéon... Quand leur programme surchargé leur en laisse le temps, ils se produisent ensemble et ont monté une page Myspace de leur duo. N’hésitez pas à cliquer sur le lien pour accéder à quelques morceaux et à deux vidéos...

Au Torcuato Tasso, Defensa 1535, mardi prochain, l’entrée est libre et gratuite (dans la limite des places disponibles, selon la formule consacrée).
Dans la Colonne de droite, retrouvez toute l'actualité sous l'intitulé A l'affiche. D'autres raccourcis pour vous orienter thématiquement à travers les articles de Barrio de Tango : les musiciens (rubrique Les artistes), San Telmo (rubrique Quelques quartiers, villes et lieux).
Dans la Colonne de droite, partie inférieure : les liens aux sites de nombreux artistes (rubriques Les Troesmas et Grillons, zorzales et autres cigales).



(1) Bon sang ne saurait mentir : Adrián Ruggiero est le fils d’Osvaldo Ruggiero, le premier bando et légendaire musicien de la Gran Orquesta Típica Osvaldo Pugliese, entré dans l’orchestre-coopérative tout jeunot, à la fondation de celui-ci en août 1939, au Café El Nacional, et qui s’en retira en 1968, pour aller fonder avec cinq autres compagnons, dont Julián Plaza et Victor Lavallen, le Sexteto Tango. Un départ qui affecta beaucoup Pugliese, sur le plan émotionnel et professionnel. Mais les deux hommes ne sont pas restés fâchés trop longtemps, ils ont fini par retrouver les relations d’affection et de confiance qui les avaient unis pendant près de 30 ans. Dans presque tous les textes, notamment les letras de tango, qui rendent hommage à Pugliese, vous verrez citer le nom d’Osvaldo Ruggiero tant son rôle à la tête du pupitre des bandonéons a marqué la vie et le style de l’orchestre....