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lundi 12 juillet 2010

Le Festival de Tango de La Falda (2) [à l’affiche]


Le Festival de Tango de La Falda est le plus vieux festival de tango au monde. Il fêtera cette année, du 16 au 25 juillet, sa 27ème édition, avec parmi les artistes invités Madame Nelly Omar qui a fêté en février ses 99 ans.

Cet article s’intéresse au programme du 23, du 24 et du 25 juillet prochains, les trois derniers jours de la manifestation, dont la première partie est décrite dans un précédent article publié ce même jour.

Le vendredi 23 juillet, à 20h, sur la scène de l’Auditorio Carlos Gardel de La Falda, les chanteurs Jairo, Patricia Barone, Anna Saeki (de Osaka), Luis Filipelli, Hugo Marcel et Esteban Riera. Comme toujours le Ballet José Hernández, qui se produira à nouveau le lendemain. Et la participation de la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto dirigée par les deux chefs, Atilio Stampone et Oscar de Elía. Ce sera aussi la première des trois nuits du concours de chant qui fait la réputation de ce festival.

Le samedi 24 juillet à 20h, Osvaldo Piro sera là avec son orchestre ainsi que la chanteuse Sandra Mihanovich et le spectacle au grand complet du Viejo Almacén de Buenos Aires avec Virginia Luque et Hugo Marcel, vieilles gloires des années 50… Entre autres invités. Ce sera la deuxième nuit du concours de chant.

Le dimanche 25 juillet, le spectacle commencera à 19h et on attend en invitée d’honneur Madame Nelly Omar, grande chanteuse qui commença sa carrière dans les années 40 et la continue à 99 ans révolus… Les chanteurs Raúl Lavie et Rodolfo Lemos, pas nés de la dernière pluie eux non plus, seront de la fête avec le Trio Las Rositas et l’Orchestre de Rafaela (une ville de la Province de Santa Fe). Ce sera aussi le final du concours de chant et la proclamation tard dans la nuit des résultats.

Le nombre de caractères pouvant être inclus dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, étant limité, je suis contrainte de déployer cette présentation sur deux articles, eu égard à la multitude des artistes invités.

Pour en savoir plus :

lundi 28 juin 2010

Viviana Scarlassa et Las Rositas au Torcuato Tasso ce mercredi [à l’affiche]

La chanteuse et comédienne Viviana Scarlassa, que vous connaissez entre autre parce qu’elle est la voix du groupe féminin China Cruel, se produit mercredi 30 juin 2010 à 21h30 accompagnée par le trio Lacruz, Heller et Nikitoff, et partagera la soirée avec le trio de cordes Las Rositas, un ensemble piano, violon et violoncelle de Córdoba.

Entrée 30 $.
Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo.

A voir si vous vous trouvez à Buenos Aires.

Et si vous connaissez déjà un peu le fonctionnement de ce blog, vous savez que pour lire d’autres articles sur ces artistes, il vous suffit de cliquer sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et que pour naviguer au milieu des bientôt 1500 articles de Barrio de Tango, vous pouvez vous aider des raccourcis qui sont distribués en rubriques thématiques tout au long de la partie supérieure de la Colonne de droite.

samedi 15 mai 2010

Las Rositas au 36 Billares aujourd'hui [à l'affiche]

Le trio Las Rositas (violon, alto et piano) se produit ce soir au Bar 36 Billares sur avenida de Mayo 1265, à 19h. Entrée : 25 $ (peso argentin).

Le trio Las Rositas est originaire de la ville intérieure de Córdoba. Elles ont déjà sorti un disque qui veut vraiment le coup (lire mon article du 30 juillet 2008 au sujet de ce disque, intitulé Estaciones, que vous pouvez comprendre comme Gares ou comme Saisons).

Pour en savoir plus sur Las Rositas, cliquez sur le nom du trio dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou visiter leur blog.

jeudi 6 mai 2010

Programmation de fête à Clásica y Moderna en mai [à l'affiche]

Photo issue du site du café-librairie

Commençons par le plus important : le lundi 24 mai, qui sera exceptionnellement férié pour composer un pont avec la fête nationale du 25 mai, Tres Mujeres para el Show feront leur retour exceptionnel pour saluer les 200 ans de l'Argentine.

Tres mujeres para el show, je le précise pour les nouveaux visiteurs de Barrio de Tango, rassemblent trois chanteuses légendaires : Amelita Baltar, Marikena Monti et Susana Rinaldi, qui avaient monté ce spectacle au début des années 1970. Avec ce récital à trois voix, elles ont fait le tour du continent. Elles l'ont repris en novembre dernier avec un succès considérable qui ne s'est pas démenti au long des reprises de la reprise... Pour vous en assurer, cliquez sur le nom des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles que j'ai consacrés à chacune d'entre elles et vous verrez bien !

Ce samedi 8 mai et le 15 à 22h, la chanteuse Dolores Solá reprendra son spectacle Salto mortal (saut périlleux) où elle aborde pour la première fois un répertoire de tangos classiques en chantant a la criolla, c'est-à-dire accompagnée simplement à la guitare.

Les samedis 22 et 29 à 22h, c'est la chanteuse María Volonté qui sera sur la scène, accompagnée à l'harmonica par Kevin Footer.

Dimanche en huit, le 16 mai, à 20h30, c'est le trio féminin (violon, alto et piano) Las Rositas, de Córdoba, qui se produira dans ce Bar notable qui est aussi une bibliothèque. Je vous en avais parlé au cours du premier mois de la vie de Barrio de Tango lorsqu'elles étaient venues jouer à la Academia Nacional del Tango.

Le chanteur Luis Filipelli, accompagné par le pianiste Franco Polimeni, sera lui aussi de la fête les vendredis 14 et 28 mai à 0h30.

Et pour rester au courant, consultez le site de Clásica y Moderna, installé sur l'avenue Callao, au numéro 892, dans le sud du quartier de Recoleta.

vendredi 4 décembre 2009

La Gran Milonga Nacional demain sur Avenida de Mayo [à l’affiche]

C’est la troisième édition de ce grand bal à ciel ouvert, qui se tient tous les ans un samedi proche de la Fête Nationale du Tango (Día Nacional del Tango), à l’initiative du Maestro Horacio Ferrer, Président de la Academia Nacional del Tango, qui a convaincu, il y a trois ans maintenant, l’association des mécènes du Tourisme, de l’Hôtellerie et de la Gastronomie de la République argentine de monter ce grand événement festif et populaire à l’orée de l’été. (1)
La Gran Milonga Nacional 2009 se tient le 5 décembre, à partir de 20h et jusqu’à pas d’heure dans la nuit, sur Avenida de Mayo (2), entre les rues Perú et Bernardo de Irigoyen (la contre-allée qui longue la Avenida 9 de Julio). Dans cette portion de l’avenue qui passe au pied de la Academia Nacional del Tango.

Cette année, plus de 18 formations musicales se succèderont sur les trois scènes installées tout au long de Bernardo de Irigoyen à Perú, parmi lesquels on peut citer la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, le Sexteto Milonguero, Los Reyes del Tango (continuateurs du style de D’Arienzo), la chanteuse Lucrecia Merico, le trio féminin de cordes de Córdoba Las Rositas, le Cuarteto Sin Vento (qui s’est produit à la Academia durant la dernière Noche de los Museos, voir cette manifestation grâce au raccourci idoine dans la rubrique Grands Rendez-vous du Tango, dans la Colonne de droite). Plusieurs danseurs seront présents aussi, dont Johana Copes, la fille de Juan Carlos Copes, auquel il sera rendu hommage, le deuxième grand hommage de l’année pour ce danseur exceptionnel (3).

Si vous êtes à Buenos Aires, un événement festif à ne pas manquer et dont vous avez déjà dû entendre parler de tous les côtés. Et si vous n’êtes pas à Buenos Aires, il ne vous reste plus que vos yeux pour pleurer ou alors, demander au Père Noël qu’il vous apporte un beau billet d’avion pour l’année prochaine, à la même époque ! (Vous avez le site d’Aerolineas Argentinas, dans les liens de la Colonne de droite).

(1) Día Nacional del Tango : journée déclarée telle à l’initiative de l’éditeur Ben Molar, pour célébrer un double anniversaire de naissance, celui de Carlos Gardel, le mythe du tango par excellence, et celui de Julio De Caro, l’initiateur de la Guardia Nueva, le premier compositeur qui révolutionna la musique du tango, au tout début des années 20. Voir toutes les manifestations relatives au Día Nacional del Tango en cliquant sur le lien situé dans la rubrique Grands Rendez-vous du Tango dans la Colonne de droite.
(2) La Avenida de Mayo a été choisie parce que c’est l’axe national par excellence dans la capitale argentine. Lors de la conférence de presse il y a quelques jours, Horacio Ferrer a parlé de salón cívico de la Ciudad (salle citoyenne de la ville).

"Yo creo que la Gran Milonga Nacional, en su tercera edición, es lo que el público esperaba de la Academia, de los patrocinadores y trabajadores de la gastronomía, porque el tango, los bares, los restaurantes, y los cafés han sido un solo corazón a través de la historia de Buenos Aires y esta vez tenemos el privilegio de tener como salón de baile a la Avenida de Mayo que es el salón cívico de la ciudad" (Horacio Ferrer, cité par le communiqué de presse de la Academia Nacional del Tango, par Cecilia Orrillo)
"Pour ma part, je crois que la Gran Milonga Nacional, en cette troisième édition, c’est ce que le public attendait de la Academia, des mécènes et des salariés de la gastronomie, parce que le tango, les bars les restaurants et les cafés n’ont jamais formé qu’un seul coeur tout au long de l’histoire de Buenos Aires et cette fois nous avons le privilège d’avoir comme salle de bal la Avenida de Mayo qui est la Salle des fêtes citoyenne de la ville". (Traduction Denise Anne Clavilier).

La Avenida de Mayo relie depuis les années 1880 le palais du Parlement (Congreso Nacional) et le palais de la Présidence de la République, la Casa Rosada (Casa de Gobierno). C’est aussi l’axe des manifestations, les défilés officiels comme celui qui conduit le nouveau chef d’Etat du Congrès où il a prêté serment devant la représentation nationale à la Casa Rosada, siège de son pouvoir, et les défilés de revendication, un peu plus imprévisibles...
(3) Le premier grand hommage rendu à Juan Carlos Copes a trouvé place au cours du Festival de Tango de Buenos Aires, cet hiver, à la mi-août. Vous pouvez à ce propos
lire l’article que lui avait consacré à ce moment-là le chroniqueur Carlos Bevilacqua dans Página/12 (interview incluse, mais tout en espagnol, bien sûr).

samedi 21 mars 2009

C'est le printemps [Troesma]


21 mars : c'est le printemps. Les cerisiers japonais sont en fleurs depuis quelques jours. Dans Paris intra-muros, les marronniers éclosent leurs bourgeons aujourd'hui même. Les chocolats de Pâques viennent de faire leur apparitions dans les vitrines de boulangers et des pâtissiers. Il fait beau. Bref, c'est le printemps et pour une fois il est à pile à l'heure.

Barrio de Tango s'aligne donc sur le calendrier et propose à ses lecteurs de partir grâce à Todo Tango aux antipodes pour un peu plus de 6 minutes de musique saisonnière avec cet Otoño Porteño de Astor Piazzolla, dans l'interprétation du Trío Las Rositas, un groupe de musiciennes de Córdoba qui ont fourni le sujet d'un des tout premiers articles de ce blog. C'était en juillet 2008 dans la rubrique Disques & Livres. Mais vous pouvez aussi retrouver l'article à travers les raccourcis Les musiciens et Academia Nacional del Tango ou en tapant leur nom dans le moteur de recherche interne situé en haut à gauche (buscador arriba izquierda, searching engine up left).

mercredi 5 novembre 2008

A dúo Tango, le nouveau disque de Pablo Agri [disques & livres]

Le violoniste Pablo Agri est le fils de cet autre violoniste de légende, Antonio Agri, musicien d’Astor Piazzolla entre autres grands maîtres et décédé il y a une dizaine d’années.

Sur une idée née d’une conversation avec la chanteuse Susana Rinaldi, la Tana, Pablo Agri vient de sortir chez Acqua Records un disque où il interprète avec La Tana et différents autres musiciens des grands standards du répertoire, de Cobián à Piazzolla : les musiciens de la génération de son père Osvaldo Berlinghieri (piano) et Leopoldo Federico (bandonéon), les pianistes de sa génération que sont Nicolás Ledesma et Cristian Zárate, des chanteurs comme Guillermo Fernández (de sa génération) ou Susana Rinaldi. Pour citer les morceaux dans l’ordre des interprètes ci-dessus : El día que me quieras (Carlos Gardel et Alfredo Le Pera), Vida mía (Osvaldo Fresedo), Fuimos (version instrumentale du tango de José Dames et Homero Manzi), Los Mareados (Juan Carlos Cobián - Enrique Cadícamo en version instrumentale), Soledad, Cuando tú no estás (tous deux signés Carlos Gardel - Alfredo Le Pera, le second en version instrumentale). Sur la boutique en ligne de Zivals, vous pouvez écouter les 30 premières secondes de chaque piste du disque.
Vous aurez aussi accès aux deux autres disques, Cuadros Tangueros avec son Sextuor (Pablo Agri Sexteto) et le premier, Agri x 2, un récital que père et fils ont enregistré très peu de temps avant la mort de Antonio Agri (malheureusement pour le moment épuisé, mais dont vous pourrez tout de même écouter le petit extrait habituel).

Il y a quelques semaines, Pablo Agri partageait la scène avec Litto Nebbia dans le cadre d’un concert avec une formation de jeunes. C’est un violoniste très délicat, doté d’une grande personnalité musicale (il le faut pour faire sa carrière et être reconnu comme il l’est aujourd’hui en étant le fils de ce père-là...). De surcroît, je sais pour avoir pu le croiser à la fête d’ouverture du 10ème Festival de Tango ce 15 août à Tango Porteño, c’est un homme très simple, très humble et comme tant d’artistes de tango, extrêmement abordable. Dire que je n’ai pas eu le temps de profiter de cette rencontre pour rapporter dans ce blog une petite contribution de sa part...

Aujourd’hui, Pablo Agri enseigne une fois par semaine à la Casa de Cultura de Almirante Brown, une ville de la banlieue portègne dont il dirige aussi l’orchestre, il joue tous les vendredis dans l’orchestre symphonique national. Il est le violon du Cuarteto Osvaldo Berlinghieri et s’apprête à partir en tournée dans la province de San Juan avec le Quinteto Daniel Binelli. Il a aussi parrainé le trio de cordes de Córdoba récemment primé, Las Rositas. Tous les trois ont été ses élèves (cf. mon article sur ce trio et son premier disque, Estaciones). Pablo Agri est programmé dans Todas Las Músicas de novembre : dimanche 23, Radio Ciudad, alias la Once Diez (Am 1110), une émission qui passera des extraits de son disque et présentera aussi une interview en direct et en public dans ses studios, installés dans le Centro Cultural San Martín, qui appartient aussi à la Ville, rue Sarmiento 1551 (entrée libre et gratuite dans la mesure des places disponibles).

A l’occasion de la sortie de A dúo Tango, Pablo Agri accorde une interview à Cristian Vitale dans les pages culturelles de Página/12 (édition de ce matin, 5 novembre 2008). Dans sa longue introduction-critique musicale, Cristian Vitale glisse que les versions de Oblivión et Kicho (Astor Piazzolla) et de Vida mía présentées ici sont à "rendre un sourd fou de jalousie".

mercredi 30 juillet 2008

Estaciones : le premier disque de Las Rositas [Disques-Livres]

Las Rositas sont un trio de musiciennes de tango, Gabriela Palma , au violon, Cecilia Palma, au violon alto et Ana Belén Disandro, au piano. Elles gagnent à être écoutées...

Elles sont cordobesas (de la Province de Córdoba, au centre du pays). Elles parachèvent leur cursus universitaire à l’Université de Córdoba, la plus ancienne université fondée sur le sol argentin (1). Elles ont suivi différentes formations auprès de plusieurs maîtres, dont un cycle conduit par le grand violoniste de tango Pablo Agri, qui parraine leurs débuts de concertistes. Elles ont constitué leur trio au Brésil, il y a peu de temps, durant un stage de perfectionnement instrumental.

Gabriela et Cecilia Palma sont natives de la Province de Neuquén, dans le sud-ouest du pays, à la frontière andine avec le Chili. Gabriela est actuellement membre suppléant de l’Orchestre de l’Université Nationale de Córdoba. Cecilia appartient à l’Orchestre Symphonique de la Province de Córdoba. Ana Belén Disandro est née, quant à elle, dans la province de Córdoba et exerce comme professeur de piano au Conservatoire Provincial.

Le 16 décembre 2007, elles ont gagné un prestigieux concours de musique à Buenos Aires, ce qui leur a valu de pouvoir, le 25 juillet dernier, présenter leur disque, Estaciones, sous les ors de l’Academia Nacional del Tango au coeur historique et culturel de Buenos Aires.

Ce CD commence par une jacquette-calembour : on les voit toutes les trois, en tenue élégante de concert, attendre sur le quai d’une gare (estación) déserte. Or dans l’album, elles jouent une célèbre suite d’Astor Piazzolla : las cuatro estaciones (saisons) porteñas, les quatre morceaux étant distribués tout au long du parcours musical, qui privilégie ce compositeur (Oblivión et Libertango sont de la partie), et qui inclut Gallo ciego (Agustín Bardi), Danzarin (Julián Plaza), Fuimos (José Dames), Por una cabeza (Carlos Gardel), El Firulete (Mariano Mores) et enfin une Yumba (Osvaldo Pugliese) explosive et vigoureuse (malgré le petit nombre d'interprétes).

Leur style est hardi, dynamique, valeureux. Elles ont un martelé qui n’est pas sans rappeler Osvaldo Pugliese... Rien à voir en tout cas avec l’image rose bonbon d’una orquesta de señoritas, cette institution sucrée, délicieusement surannée des années 20 et 30 (2), et ce en dépit de leur jeunesse de filles jolies à ravir et du nom fleuri, passablement désuet, qu’elles ont adopté...

Pour en savoir (un tout petit peu) plus, il faut visiter leur blog : http://lasrositastango.blogspot.com/. Vous y trouverez quelques infos et des clips vidéo (La Yumba et Gallo ciego).


(1) La notion d'études supérieures en Argentine est très différente de ce qu'elle est chez nous. D'abord parce que tout enseignement supérieur est universitaire, y compris l'enseignement artistique, que ce soit la musique, les arts plastiques, le cinéma, l'architecture... Ensuite parce qu'on est étudiant tant qu'on suit l'enseignement d'un professeur (comme en Europe, dans une école d'art). Le statut d'étudiant n'empêche donc d'aucune manière d'entrer dans la carrière, comme professeur de conservatoire par exemple.
(2) "Il s'agissait d'une Orquesta de Señoritas, raconte Aníbal Troilo à son ami, le poète Julián Centeya, qui l'interviewe à propos de ses débuts au Café Ferraro à l'âge de 13 ans. A cette époque, on en voyait beaucoup dans les cafés de quartier et les salons de thé du centre-ville. En fait, c'était des quatuors mais on disait orchestres de demoiselles. Physiquement, tous les orchestres de demoiselles ressemblaient à n'importe quel autre du même genre. C'était toujours une petite grosse qui jouait du piano, le violon était au pouvoir d'une maigre. Dans tout orchestre de demoiselles, il y avait un homme. Ça aussi, c'était un truc obligatoire. Je ne sais pas pourquoi c'était comme ça mais le fait est que ça a toujours été comme ça. Et c'est comme ça que je suis devenu l'homme de cet orchestre de demoiselles". (La Historia del Tango, Aníbal Troilo, n° 16, Ed. Corregidor, Buenos Aires, 1999)