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vendredi 20 juillet 2012

Hommage à Aníbal Arias ce soir à la Scala de San Telmo [à l'affiche]


Le grand guitariste de tango Aníbal Arias est mort l'année dernière. Aujourd'hui, 20 juillet 2012, il aurait fêté ses 90 ans. Il lui sera rendu hommage ce soir, à 20h, à la Scala de San Telmo, une belle salle traditionnelle du quartier de San Telmo, Pasaje Giufra, 371, par les professeurs de la Escuela de Música Popular Argentina (EMPA) qu'il avait participé à fonder et qu'il a dirigée, à Avellaneda, dans la banlieue ouvrière de Buenos Aires.

Entrée : 60 $ (au bénéfice de l'association coopérative Aníbal Arias de l'EMPA).

vendredi 10 décembre 2010

Hommage à Aníbal Arias en présence de Osvaldo Montes à la Scala de San Telmo [à l'affiche]

Demain, alors que battra son plein la Fête nationale du Tango, les professeurs de l'Ecole de Musique Populaire de Avellaneda, que dirigeait le guitariste Aníbal Arias, rendront hommage au musicien, tout récemment disparu. Le bandonéoniste Osvaldo Montes, partenaire de duo du Maestro Arias, participera au concert. L'entrée est fixée à 25$ et la recette sera intégralement reversée à l'Ecole de Musique pour acheter des cordes des guitares de l'école.

Le concert aura lieu à la Scala de San Telmo, Pasaje Giuffra 371, samedi 11 décembre 2010, à 22h30.

mercredi 6 octobre 2010

Article n° 1700 : Hommage à Aníbal Arias par Rodolfo Ghezzi à écouter ce soir [Troesmas]

Rodolfo Ghezzi est un journaliste argentin, originaire de la ville de Córdoba, dans l’ouest du pays, qui est installé depuis une trentaine d’années en Espagne.
Le 16 août dernier, il a été reçu à la Academia Nacional del Tango comme Académico Correspondiente en Madrid.

Tous les mercredis, il intervient sur les ondes de Radio Inter, à Madrid, dans une émission intitulée El Color de la Tarde (la couleur du soir) et sa chronique commence vers 18h25.

Ce soir, il rendra hommage au grand guitariste qui nous a quittés dimanche dernier, Aníbal Arias…

A écouter en direct, à 18h25 heure espagnole, sur le streaming de Radio Inter. Une bonne façon pour vous de faire connaissance avec un autre académicien correspondant…


Rodolfo est également l’un des rédacteurs du journal Web Raíz Argentina (racine argentine), un site d’information en Espagnol sur l’Argentine depuis l’Espagne et l’Europe. Son article sur Aníbal Arias (capture d'écran ci-dessus) est paru il y a quelques heures. D’ici là, vous pouvez consulter un autre article qu’il a rédigé pour présenter le nouveau recueil de poèmes, intitulé Megamor, que Horacio Ferrer a fait paraître, il y a quelques semaines, chez Marcelo Oliveri (une sélection de textes déjà édités par ailleurs).

Pour accéder au streaming de Radio Inter
Pour lire la page consacrée à Color de la Tarde
Pour accéder à Raíz Argentina

lundi 4 octobre 2010

Encore un deuil lourd à porter : Aníbal Arias nous a quittés [Troesmas]

Décidément, l’année 2010 aura vu partir beaucoup de grands artistes en Argentine.

Le Maestro Aníbal Arias, qui a fait le tour du monde avec son compagnon bandonéoniste Osvaldo Montes, vient de passer la guitare à gauche à l’âge de 88 ans à la clinique Güemes où il était soigné pour ce qu’on appelle là-bas aussi une "longue maladie".

En décembre de l’année dernière, il avait annoncé, avec Osvaldo Montes, leur commun retrait de la Orquesta del Tango de la Ciudad de Buenos Aires à la fin du concert qui avait marqué les 40 ans de la création de Balada para un loco (voir le reportage envoyé par Solange Bazely à Barrio de Tango, depuis Buenos Aires où elle se trouvait alors). Il avait intégré cet orchestre en 1980.

Aníbal Arias, c’est une longue carrière car il jouait encore cette année, c’est une ample discographie, c’est le guitariste qui a aussi accompagné d’innombrables chanteurs, tous meilleurs les uns que les autres. Aníbal Arias, c’était aussi un musicien de cœur qui allait souvent, le dimanche, à la Feria de San Telmo, jouer en plein air auprès de ses amis, les danseurs de rue Osvaldo et Pochi Boó, que je ne suis pas allée voir cette année (1). Il jouait là, incognito. Seuls les Portègnes bons connaisseurs de tango le reconnaissaient. Les touristes applaudissaient comme ils auraient applaudi n’importe qui d’autre…
Aníbal Arias, c’était aussi un enseignant. Il avait notamment fondé la Escuela de Música Popular de Avellaneda, dont sont sortis de nombreux jeunes musiciens de valeur d’aujourd’hui, comme ceux qui composent le groupe La Biyuya, presque tous passés par cette institution…


Personnellement, j’avais eu la chance de l’écouter, à deux reprises dont une en 2008 (ci-dessus), le dimanche, en plein air, devant le Café Dorego à San Telmo, et de l’entendre aussi sur scène, dans la salle Jean Vilar du Théâtre National de Chaillot à Paris, en juin 2008, lors de la dernière édition du Festival Buenos Aires Tango où il était venu avec Osvaldo Montes jouer avec les jeunes musiciens de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, déjà placée sous la direction de Néstor Marconi.

Le décès du musicien est intervenu dans la journée d’hier. Il a été veillé de 20h à 23h et l’est à nouveau aujourd’hui de 8h à 11h dans un funérarium de la rue Acevedo au numéro 1120. Sa sépulture suivra immédiatement, comme il est d’usage là-bas.

Plusieurs médias argentins lui rendent hommage aujourd’hui malgré une actualité politique continentale très fournie (élection présidentielle au Brésil, suites du coup d’Etat raté en Equateur et scandale des expériences médicales étatsuniennes au Guatemala) :


Vous pouvez aussi visiter la page qui est consacrée à Aníbal Arias sur Myspace Music et celle dont il dispose sur le Portail Guitarrasweb (mais elle est assez pauvre).
C’est le troisième artistes dont le raccourci va s’enrichir de dates dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite…

Demain, je vous parlerai avec un jour de retard du Plenario de ce soir à l'ANT et des interviews d’Ute Lemper.

(1) Il a fait exceptionnellement un temps pourri pendant mon séjour à Buenos Aires, en août dernier, et le seul dimanche où il a fait beau, je suis allée à La Plata, pour un hommage à Alorsa. Donc pas de Feria de San Telmo cette année et je ne sais pas s’il a eu la force d’aller y jouer cet hiver, les dimanches de beau temps.

jeudi 24 décembre 2009

Remise des prix Gobbi lundi prochain à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

Lundi prochain, 28 décembre 2009, la Academia Nacional del Tango remettra, par l’entremise de son Président, Horacio Ferrer, les prix Gobbi de Oro 2009 à différentes personnalités pour leur travail en faveur de la diffusion et de la promotion du tango. Il y a 10 récipiendaires parmi lesquels le Directeur du Festival de Tango de la Ville de Buenos Aires, Gustavo Mozzi, la Députée portègne sortante Inés Urdapilleta, qui vient de terminer son mandat et présidait la Commission de la Culture de la Legislatura (1) et Alfredo Dilena, un homme de radio qui tient depuis 50 ans une émission consacrée à ce genre dans la ville de Córdoba (en Argentine).
La moitié des récipiendaires de cette année est récompensée pour un travail radiophonique.

La cérémonie aura lieu à la Academia, comme d’habitude, au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage (je ne vous en dis pas plus puisque vous savez prendre le chemin les yeux fermés depuis plus d’un an que je vous en parle deux fois par mois....). Ce sera à 19h30 comme pour un Plenario. L’entrée est libre et gratuite, comme pour un Plenario, et comme pour un Plenario, il y aura un espace artistique qui sera confié aux Maestros Aníbal Arias (guitare) et Osvaldo Montes (bandonéon). La seule chose qui montre que ce n’est pas un Plenario, c’est l’absence du tango rituel...

Tous mes articles sur la Academia Nacional del Tango sont accessibles en cliquant sur le nom de l’institution dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut, sous le titre.

Vous disposez également dans la partie supérieure de la Colonne de droite d’une série de rubrique où des raccourcis thématiques vous permettent d’accéder aux autres articles déjà publiés depuis le 19 juillet 2008 (près de 1100 pour l’heure).

Et pour finir voici les voeux qui ont été envoyés cette nuit, avec une cloche qui se balance et un sapin de Noël dont la guirlande lumineuse clignote (je ne vous mets pas le gif, je vous mets juste une copie d'écran en jpg mais, comme c'est Noël, je vous traduits le texte que vous pouvez lire en cliquant sur l'image).

Notre Académie Nationale du Tango par l'intermédiaire de son Conseil d'Administration et l'ensemble des Académiciens vous souhaitent de très heureuses fêtes à vous tous qui nous avez accompagnés pendant cette merveilleuse année 2009 et à vous tous qui ferez de même en cette nouvelle année 2010.

(1) J’ai personnellement eu la chance et l’honneur d’être reçue par la Députée en août dernier dans son bureau de la Legislatura. Elle a longtemps apporté son soutien politique à la Academia Nacional del Tango. C’est une femme de culture, une professionnelle du ce domaine et une personne très aimable, chaleureuse et passionnée, qui n’a pas ménagé ses efforts pour faire aboutir des projets alors que les institutions politiques argentines ont d’ordinaire la réputation d’être aussi peu efficaces que possible et de laisser dormir les dossiers comme des loirs... Je vous avais déjà parlé d'elle en mai, lorsqu'elle avait présenté un livre et un DVD sur les milongas au Salon du Livre de Buenos Aires (lire mon article à ce sujet).

jeudi 29 octobre 2009

Lors du prochain Plenario, on causera de Pichuco [à l’affiche]

Ces deux photos ont été prises à Zivals (Corrientes y Callao) et sont diffusées aujourd'hui même par la Academia Nacional del Tango et Ediciones del Soñador

Le premier Plenario de novembre à la Academia Nacional del Tango sera consacré à la présentation de la biographie de Aníbal Troilo (Pichuco pour les intimes) que vient de publier Horacio Ferrer aux Ediciones del Soñador (les éditions du rêveur), sous le titre El Gran Troilo. Ce sera lundi prochain, le 2 novembre, à 19h30, et c’est comme d’habitude avec entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

La conférence sera donc à la charge du Maestro Ferrer lui-même. Il racontera entre autres la genèse de ce travail biographique, d’hommage à un musicien avec lequel il a travaillé et qu’il considère aujourd’hui encore comme l’un de ses maîtres. Un très grand portrait de Pichuco trône d’ailleurs dans son bureau de Président de la Academia.

Le tango rituel sera Pichuco, un instrumental de Armando Pontier, enregistré par le compositeur et son orchestre.

L’espace artistique sera confié au mythique duo Aníbal Arias (guitare) et Osvaldo Montes (bandonéon), deux musiciens qui travaillèrent avec Pichuco. Dont un autre grand portrait figure en bonne place dans la galerie des portraits du Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, où ont lieu tous les Plenarios (Horacio Ferrer a fait disposer sa photo à lui juste à côté et toc !). Vous la trouverez tout au fond de la salle, près de la fenêtre qui domine la avenida Rivadavia (au 1er étage du numéro 830). L’un des bandonéons de Troilo est, lui, exposé, ouvert, dans une vitrine, à l’entrée même de la salle.



Dans Barrio de Tango, je vous ai déjà parlé de ce livre. C’était en septembre dernier à l’occasion de cette signature qui s'est tenue à la librairie Zivals, à Buenos Aires (lire l’article).

C’est le 3ème article que je consacre à la présentation d’un livre dans le cadre d’un plenario. Je vous ai déjà parlé de la biographie que Oscar del Priore a consacrée à Osvaldo Pugliese en juillet 2008 (lire l’article, qui date du 19 juillet 2008, le premier jour de vie de ce blog) et du livre de photos que le journaliste et photographe Carlos Carrizo a monté à partir de 300 clichés inédits de Piazzolla et édité par lui-même (lire l’article sur Imagenes de Piazzolla).

Horacio Ferrer sera à la mi-novembre en Europe.
Il se rend en Italie, où il recevra le prix Tenco 2009 dans le cadre du festival de la chanson de Sanremo, en Ligurie. La remise du prix aura lieux le dernier des trois jours consacrés à la chanson d'auteur (Rassegna della canzone d'autore), organisés par le Club Tenco, qui octroie le prix, créé en 1972 en souvenir d'un chanteur de variété, Luigi Tenco, qui s'était donné la mort pendant le Festival (site du Club Tenco). Ce jour-là, le 13 novembre, sera aussi présentée au public une anthologie de ses poèmes, intitulée Loca ella y loco yo (1), une centaine de poèmes traduits en italien. Cela se passera au Teatro Ariston de San Remo, à 17h, dans le cadre d'un manifestation consacrée au tango, avec la participation de Daniel Melingo et celle du poète et promoteur italien de la poésie en toute langue, Claudio Pozzani (2).
Horacio Ferrer a encore sous le coude tout un tas de trucs. Dans tous les domaines. Recueil de poèmes, mini-série télévisée et j'en passe.
Bref, en août, il était débordé, mais en octobre, il est heureux comme un poisson dans l'eau. Accrochez-vous pour suivre !

Pour en savoir plus :
Dans la rubrique Vecinos del Barrio (Colonne de droite), vous retrouverez sous leur nom tous les articles consacrés dans Barrio de Tango à Pichuco et à Horacio Ferrer
Un peu plus haut, dans la rubrique Les grandes avenues, vous trouverez le raccourci vers les articles de la section Disques & Livres.
Dans la partie basse de la Colonne de droite, vous trouverez les liens aux sites extérieurs. Celui de la Academia Nacional del Tango se trouve dans la rubrique Les Institutions (vous l’auriez deviné tout seul !).
Et pour ceux qui cherchent des partitions (il y en a beaucoup parmi mes lecteurs et ils ne pensent pas toujours à aller voir de ce côté-là), vous trouverez sans doute tout ce que vous cherchez et au-delà, dans cette même rubrique (Les Institutions), en cliquant sur le lien vers le site de Todo Tango (en espagnol, partition se dit partitura, et elles sont présentées par ordre alphabétique).

(1) C'est la conclusion (criée) de Balada para un loco. Dont on fêtera en novembre les 40 ans de la création à Buenos Aires, par Amelita Baltar et Astor Piazzolla, et aussitôt repris dans une version très légèrement modifiée (3 mots) par Roberto Polaco Goyeneche ; loca ella y loco yo, c'est la fin de cette version-là, la version pour voix d'homme (elle [est] folle et moi aussi). Ce tango est arrivé en deuxième position au Concours de la chanson de Buenos Aires cette année-là. Le jury de 1969 avait bien le tiercé gagnant, mais dans le désordre. Le premier prix était allé à Hasta el último tren, un gentil tango sans grande originalité et qui n'aura pas marqué son époque.
(2) en italien (annonce Club Tenco) : Alle 17 Tango al Tenco, spazio dedicato al tango argentino, con la partecipazione di Marco Castellani, un incontro con Daniel Melingo e la presentazione del libro di Horacio Ferrer Loca ella y loco yo, con Claudio Pozzani.
Site de Claudio Pozzani.

mardi 10 mars 2009

Buenos Aires Tango aux Beaux-Arts de Bruxelles [ici]

Extrait du site de Bozar Music


El Arranque + Noelia Moncada + le mythique duo Aníbal Arias y Osvaldo Montes + le couple, tout aussi mythique, de tango salón Eduardo y Gloria + le Ballet Tangovía Buenos Aires = une très grande et très belle affiche pour une soirée qui se déroulera le 17 mars prochain à 20h, au Palais des Beaux Arts de Bruxelles (Bozar pour les initiés), rue Ravenstein 23 (salle Henry Le Boeuf).

Le prix de la place va de 20 à 38 €.

Après le départ de membres historiques comme le pianiste Andrés Linetsky, parti se consacrer à sa propre formation, et le chanteur Ariel Ardit, qui a entamé il y a peu une carrière de chanteur soliste, l’orchestre portègne el Arranque a dû se recomposer.

Ramiro Gallo, le violoniste fondateur, 1er violon et co-fondateur de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, ne sera pas présent non plus à Bruxelles. Il se consacre désormais beaucoup à son propre groupe, le sextuor Vale Tango.

Des fondateurs, c’est Ignacio Varchausky, le contrebassiste et lui aussi co-fondateur de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, qui sera là.

Linetzy, Gallo et Varchausky, tous trois passionnés du patrimoine musical construit par les grands anciens, sont aussi des compositeurs pour un tango d’aujourd’hui (l’un n’empêche pas l’autre en général à Buenos Aires). Aussi le répertoire qu’interprète El Arranque est-il un mélange de grands classiques et de pièces beaucoup plus récentes, composées par les membres du groupe.

A Bruxelles, El Arranque se produira dans la configuration suivante : aux bandonéons Camillo Ferrero et Eva Wolff (1), aux violons Guillermo Rubino et Osiris Rodríguez, au piano Ariel Rodríguez, à la guitare Martín Vázquez et à la contrebasse Ignacio Varchausky. Enfin au chant, Noelia Moncadia, qui mène aussi parallèlement une carrière de chanteuse soliste (cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder aux autres articles la concernant dans Barrio de Tango, idem pour Ignacio Varchausky, Ramiro Gallo).

Le duo Arias y Montes se compose d’un guitariste, dont j’ai déjà pu parler dans Barrio de Tango, Aníbal Arias (son nom figure aussi dans le bloc Pour chercher) et du bandonéoniste Osvaldo Montes. En plus de leur carrière de duettistes, tous deux sont aussi membres de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires, fondée et toujours dirigée par le Maestro Raúl Garello. Ils se sont produits à Paris en juin 2008 avec la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce, passée depuis janvier 2008 sous la direction du Maestro Néstor Marconi.

Gloria et Eduardo Arquimbau (plus connus sous leurs deux prénoms, sans patronyme) sont deux danseurs désormais d’un certain âge. Ils ont parcouru au moins la moitié du monde pour montrer à tous les publics un tango salón authentique, subtil et très technique mais loin du sensationnel qui esbaudit le spectateur sans rien exprimer d’autre que sa propre virtuosité acrobatique (2). Ces deux-là vivent et sentent avant tout la musique, dans toutes les dimensions de la danse, complicité et intimité du couple comprises, ce qui est co-substantiel à la danse en tango argentin. Tous les deux ont fait en août dernier l’ouverture du Mundial del Tango pour la catégorie tango salón (voir mon article sur le 6ème Mundial del Tango).

Dans un récent mail à leurs élèves, Marisa Van Andel et Oliver Koch, professeurs de tango argentin à Bruxelles, leur disent (en anglais) : "votre passion, c’est à eux que vous la devez".
(Le lien au site de Marisa et Oliver se trouve dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la partie basse de la Colonne de droite).

En juin 2008, Eduardo et Gloria étaient eux aussi à Paris, eux aussi dans ce même spectacle de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce auquel participaient Aníbal Arias et Osvaldo Montes, et toute la salle du Théâtre National de Chaillot leur a réservé la plus belle ovation qu’elle a adressée aux danseurs tout au long de la soirée.

Gloria et Eduardo seront accompagnés des trois couples du Ballet Tangovía Buenos Aires, la troupe de tango fondée par les musiciens de El Arranque dans le cadre de leur initiative, Tangovía, qui est tout à la fois un conservatoire, un laboratoire et une fondation de l’authenticité tanguera.

Ces danseurs sont Martín Borteiro et Regina Chiappara, Bruno Tombari et Mariángeles Caamaño, Gastón Torelli et Moira Castellano.

"Conclusion des courses", comme on dit en français familier (3) : si vous habitez Bruxelles ou n’importe où ailleurs en Belgique ou une région frontalière ou que vous êtes de passage dans cette capitale européenne, cochez votre soirée du 17 mars et dépêchez-vous de retenir votre place... Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Bozar.

En cliquant sur ce lien, vous tomberez directement sur la page francophone consacrée à Buenos Aires Tango.
En cliquant sur ce second lien, vous arriverez sur l’ensemble du site (site trilingue, français, néerlandais, anglais).

Sous la mention Ici, dans la rubrique Les avenues-Las avenidas (à droite de l’écran), vous trouverez tous mes articles portant sur des activités tango (spectacles, cours, stages, concerts...) qui ont lieu de ce côté-ci de l’Atlantique (Vieux Monde). Voir également les mentions La danse (rubrique Les artistes) ou Ville de Bruxelles (rubrique Quelques quartiers, villes et lieux).

(1) Eva Wolff n’est autre que cette jeune musicienne belge originaire de Gand (Gent) que vous voyez, dévorée de trac, faire sa toute première audition devant Varchausky, Gallo et Balcarce, dans un hôtel de Paris, en 2001, dans le film de Caroline Neal, Si sos brujo una historia de tango, qui raconte la naissance de la Orquesta Escuela de Tango (voir mon article sur ce film sous le lien)
(2) Cela fait quelques mois déjà que les lecteurs fidèles de Barrio de Tango ont deviné que ce tango-là me casse sérieusement les pieds, me barbe au-delà du possible, bref en français ordinaire, m’ennuie considérablement... J’aime beaucoup ce qu’en dit Alorsa (voir ici mes articles consacrés à cet auteur-compositeur-interprète de La Plata), dans l’un de ses savoureux textes, Vuelve el Tango (le tango revient) :
[el tango] "lo pisotearon atléticos bailarines que saltaban demasiado" (Alorsa)
[le tango] "Des danseurs athlétiques qui sautaient trop haut lui ont marché sur la tête".
(traduction Denise Anne Clavilier)
(3) Conclusion des courses (literalmente: conclusión de las carreras) se dice en francés popular para señalar el final de un razonamiento más o menos lógico.

mardi 23 décembre 2008

Academia Nacional del Tango : inscriptions pour l'année scolaire 2009 [actu]


La Academia Nacional del Tango, à travers le Conservatorio de estilos Argentino Galván, forme des musiciens de tango dans 3 disciplines : l'arrangement musical (le métier d'arrangeur est un des piliers de la tradition du tango), les techniques et styles des différents instruments (piano, guitare, bandonéon, violon et même flûte) et le chant. Chacune de ces formations s'étale sur 3 ans. Les inscriptions pour les nouveaux éléves qui commenceront en mars 2009 sont ouvertes depuis le 17 novembre et vont se clore avec l'arrivée des vacances scolaires (la Academia Nacional del Tango comme toutes les academias nacionales du pays a en effet pour autorité de tutelle et financeur le Ministère de l'Education Nationale, au niveau fédéral, elle ferme donc boutique à Noël jusqu'à la fin du mois de février).

Les programmes sont détaillés sur le site de la Academia, aux pages consacrées au Conservatorio, dirigé par Juan Trepiana (directeur pédagogique) et avec une pléïade de professeurs parmi lesquels figurent des maîtres comme Aníbal Arias (guitare) et Osvaldo Montes (bandonéon) ainsi qu'une chanteuse, José María Mentana, une vedette du tango et... du petit écran.

Les cours ont lieu le soir, deux à trois jours par semaine, un jour sur deux seulement (lundi, mercredi et vendredi), après 18 heures, pour laisser à tous ces jeunes gens la possibilité d'exercer un métier alimentaire à l'extérieur.

lundi 25 août 2008

Una guitarra para Gardel, le nouveau disque de Aníbal Arias [à l’affiche]


Feria de San Telmo, devant le Bar Plaza Dorrego, sur le stand de Osvaldo et Pochi Boo. Anibal Arias a pris place pour jouer en toute simplicité... (assis, chapeau sur la tête et concentré dans l'écoute du Maestro, Osvaldo Boo). La photo a été ajoutée le 7 septembre 2008.
Le grand guitariste Aníbal Arias, 86 ans, présentera son nouveau disque, Una guitarra para Gardel, le 29 août à 21 heures au Cine Teatro 25 de Mayo, dans le quartier excentré de Villa Urquiza (Triumvirato 4444).

L’entrée est de 10 pesos (avec tarif réduit pour les étudiants et les retraités).

Aníbal Arias sera entouré de nombreux amis à cette occasion.

Ce musicien d’exception est connu ici pour son histoire dans l’orchestre d’un autre Aníbal, Aníbal Troilo, pour le duo qu’il forme avec le bandoneoniste Osvaldo Montes. Ils viennent tous les deux de se produire à Paris, en juin, au Festival Buenos Aires Tango du Théâtre National de Chaillot, avec la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce placée sous la direction de Néstor Marconi...

Je ne pourrai malheureusement pas assisté à la présentation de ce nouveau disque, pour cause de fiesta de despedida (fête d’au revoir) avec mes amis portègnes, mais j’ai eu la chance hier dimache de voir et surtout d’écouter Aníbal Arias, à 1,20 m de distance, à la Feria de San Telmo où il est venu jouer trois tangos, superbes comme vous pouvez l’imaginer, sur le stand de Osvaldo et Pochi Boó, les deux danseurs a la gorra dont je vous ai déjà parlé au début des ces Chroniques de Buenos Aires...

Comment puis-je avoir toutes ces chances d´entendre et d’approcher dans des conditions si proches de la réalité locale des artistes de cette dimension ?

Et je ne vous ai pas encore dit à quoi j’ai assisté la nuit dernière....

Bien sûr hier aprés-midi, j’ai pris des photos. Donc au retour, cet article s’illustrera d’une photo originale du Maestro jouant sur la Plaza Dorrego et j’ai bien pris soin de prendre dans le champs Osvaldo... Pochi, je n’ai pas pu, elle était assise juste à côté. Non, c’est l’inverse : c’est moi qui me tenait debout à côté d’elle.


En Buenos Aires es el mediodía

mardi 5 août 2008

Apprendre le tango argentin à Buenos Aires

Amateurs, vous avez évidemment l’embarras du choix...

Vous vous méfierez seulement des professeurs qui ne vivent que du tourisme -il y a mieux comme garantie de qualité...- et de ceux qui exercent dans le sillage d’un commerce (comme les marques de chaussures de tango).

Pour prendre quelques repères :

. Academia Nacional del Tango (cours de tango-baile + Liceo superior del Tango)
. Casa de la Cultura de la Ciudad de Buenos Aires (cours de tango-baile et de musique), toutes les deux situées avenida de Mayo
. Casa de tango, fondée par Osvaldo Pugliese en 1967, pour être un lieu de toutes les rencontres, un centre de répétitions, de cours (de tout), d’expositions, de conférences, aujourd’hui située calle Guardia Vieja
. Museo Casa Carlos Gardel (cours de tango-baile, de guitare et de chant), situé calle Jean Jaurés
Attention : l’Academia Nacional del Tango suit les rythmes scolaires et ferme pendant les vacances d’été (de Noël à la fin février).
Pour les avides de fortes chaleurs en plein milieu de notre hiver, ça ne marchera pas...

Les quatre institutions ci-dessus dispensent des cours de danse, d’instruments et de chant, ainsi que des formations de culture générale, sous forme de conférences isolées ou organisées en cycle. Cette conjonction est toujours bon signe (les touristes ne s’intéressant qu’aux cours de danse et ne touchant pas au reste, si une école s’intéresse à tout, c'est qu'elle cible la clientèle locale, moins facile à duper que les touristes).

L’Academia Nacional del Tango propose même (mais pas aux touristes de passage et pour cause !) un cycle étalé sur deux ans qui couvre tous les domaines du tango : écriture et littérature, composition, interprétation, direction d’orchestre, histoire, arts plastiques (Liceo Superior del Tango).

Parmi les autres écoles de qualité, on peut citer la Escuela Argentina de Tango (EAT), belle institution aujourd’hui installée sur 2 lieux d’enseignement :

. Le Sede Centro, installé au 1er étage des Galerias Pacificos, côté rue Viamonte, un somptueux et immense bâtiment encadré par les rues Viamonte, Córdoba, Florida et San Martín, qui abrite un centre commercial très chic et très touristique, la fondation artistique Julio Bocca (danse classique) et le Centro Cultural Borges, dans les locaux duquel l’EAT dispose de deux salles qui tournent quasiment en permanence avec des cours de 90 minutes, du lundi au samedi de 9h à 22h et le dimanche de 13h à 21h ;

. la Sede Rodríguez Peña, dans la rue du même nom à la hauteur du n° 1074 non loin du carrefour entre Callao y Santa Fe, avec la même amplitude horaire ;

+ un petit quelque chose à San Telmo...

Tout s’y enseigne :
la musique (piano, bandoneón, violon, contrebasse, guitare, composition, interprétation orchestrale, chant)
et la danse (tango tradicional, nuevo, milonguero, salón, canyengue, vals, milonga lisa, milonga traspié, techniques de guidage, technique homme et technique femme).

Parmi les professeurs de musique : Néstor Marconi (bandoneón), Leonardo Marconi (piano), Aníbal Arias (guitare). Rien que ça !

Parmi les professeurs de danse : Aurora Lubiz (l’une des meilleures professeurs au monde pour les cours de technique femme), Hugo Daniel (tango, milonga et technique sur l’axe et l’équilibre), Gabriela Elias pour la milonga con traspié (la plus difficile à capter pour les Européens).

Pour les amateurs, les cours sont répartis en 3 niveaux : débutants, intermédiaires et avancés. Attention à ne pas se surévaluer ! Nous avons souvent cette tendance ici, en Europe...

Des cours collectifs sont aussi dispensés au niveau professionnel.
Par exemple, à l’occasion du Festival de Tango, l’EAT dispensera un cycle spécial de cours destinés aux professeurs de tango baile, 7 jours d’enseignement et 42 heures de cours...

Les professionnels peuvent aussi apprendre à Buenos Aires, soit dans le cadre de formations collectives assez longues (dépassant le cadre des vacances) soit dans le cadre de cours privés intensifs sur mesure. Le Liceo Superior de Tango de l’Academia, la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce sont des institutions qui attirent des étudiants du monde entier... Il y a un bon nombre de japonais actuellement derrière les pupitres de l’OET Emilio Balcarce...