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mardi 11 décembre 2018

Et à la fin, c’est River qui gagne [Actu]

J'aime décidément beaucoup les unes très inventives de ce journal
mais elles sont souvent difficilement compréhensibles à l'étranger
Le tableau représente la fondation de Buenos Aires en juin 1580
par Juan de Garay et son petit corps expéditionnaire.
Tableau de la fin du 19e siècle auquel on a ajoué la bannière du River Plate
En gros titre : la conquête millionnaire
La conquête est une allusion aux conquistadors, l'inverse des Libertadores,
puisque cette rencontre s'est jouée à Madrid
Quant aux millionnaires, ce sont les joueurs du River Plate
Chaque équipe a son surnom en Argentine

Dimanche soir, à Madrid, c’est River Plate, le club des riches et snobs patriciens du nord (qui parlent anglais), qui a remporté la Copa Libertadores par 3 buts à 1 pour Boca Juniors, le club des prolos du sud.

Clarín a fait beaucoup plus simple !
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En haut, River Plate sur la pelouse après le match
En bas, spectacle évoquant une Espagne en toc à Buenos Aires
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Le président argentin, Mauricio Macri, riche homme d’affaires de droite et néanmoins supporter encarté depuis toujours à Boca Juniors (1), s’est fendu d’un tweet fair-play aux vainqueurs mais a tout de même exprimé son amertume par la suite, devant les élèves d’une école qu’il est allé visiter lundi pour marquer le Jour des Droits de l’homme.

Dessin de Rudy et Paz hier sur la une de Página/12
Le ministre : L’important, c’est qu’on ait pu disputer la finale de la coupe….
Ils ont été très bien, les Espagnols.
Macri (qui semble accablé par la défaite) :
Et si on leur demandait de s’occuper de l’inflation ?
Traduction © Denise Anne Clavilier

Les unes d’hier parlent d’elles-mêmes et deux articles de La Prensa valent leur pesant d’or : méditations sur une finale jouée à l’étranger, dans la capitale de l’ancien colonisateur, parce que les pouvoirs publics se sont avérés incapables de faire respecter l’ordre et la sécurité dans les rues de Buenos Aires, il y a deux semaines.

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Et bien sûr, les dessinateurs de Página/12 n’ont pas manqué l’occasion de commenter le résultat avec le sens de l’absurde et de la critique politique qu’on leur connaît.

Miguel Rep, hier, dans Página/12
Alors maintenant oui, j’ai pris position (2).
Du côté du vaincu, toujours (3)
Traduction © Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
lire l’éditorial de La Prensa d’aujourd’hui
lire l’article de La Prensa sur les réactions du président Mauricio Macri.



(1) Il en a même été le président pendant une dizaine d'années avant de se lancer dans une carrière politique, avec l'appui de cette classe sociale laborieuse qu'il avait pu séduire dans cette fonction. Il était inutile qu'il fasse cela auprès des habitants des quartiers du nord, déjà sérieusement acquis aux idées de droite, qu'elle soit libérale ou catholique.
(2) Allusion au grand jeu de tous les Argentins pendant les quatre dernières semaines : "Et toi, tu soutiens qui ? Boca ou River ?"
(3) Lukas est un éternel déprimé. Ici, il porte les couleurs de Boca Juniors.

dimanche 9 décembre 2018

Página/12 s’essaie à l’espagnol et décrypte le choix de Madrid pour la super-finale [Actu]


En haut, dans la manchette bleue, une expression typiquement espagnole, inconnue en Argentine :
A la conquista de América, chavales (à la conquête de l’Amérique, les gamins !).
En Argentine, on apostropherait les joueurs en les appelant muchachos ou pibes
Le gros titre dit "Le maître du ballon", en montrant les deux hommes,
Pérez (président du Real) et Macri (président de la République Argentine)
et l’article s’intitule : "P comme ballon (pelota), péage, politique et pouvoir".

Página/12 croit comprendre pourquoi la Conmebol, la fédération sud-américaine de football, a choisi le stade Santiago Bernabéu pour jouer, dans quelques minutes, le match retour de finale de la Copa Libertadores entre River Plate et Boca Juniors (avec un s, et non pas sans, comme les fabricants de gadgets madrilènes l’ont écrit). La rédaction croit aussi savoir que la colère de Mauricio Macri a été assez peu sincère.

Quelques écharpes vendues à Madrid
avec une grosse faute d'orthographe dans le nom du club de La Boca

Le secret de l’affaire résiderait dans des intérêts économiques auxquels le président argentin serait mêlé depuis 2009, alors qu’il était chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires : le président de l’équipe résidente, le Real Madrid, est un entrepreneur de grande envergure en travaux publics, dont la société s’est développée dans le monde entier, en particulier en Argentine. L’homme est très influent en Espagne. Il est convoqué la semaine à venir devant le parlement espagnol au sujet du financement illégal du Partido Popular (la droite traditionaliste, issue de la transition démocratique post-Franco, qui a été éjectée du pouvoir par l’actuel président du Conseil, socialiste). En Argentine, Florentino Pérez est l’un des maîtres des péages autoroutiers, une activité très juteuse que Macri et Pérez, idéologiquement liés et tous deux politiquement proches du PP, entendent développer. Le groupe Macri est à l’origine des péages en Argentine.

La tenue du match au Bernabéu pourrait donc faire partie d’un accord entre les deux, une sorte d’échange de bons services médiatiques, après que les spots se sont posés sur Macri pendant le G20, où le président argentin a creusé, difficilement, son sillon diplomatique international.

Daniel Paz et Rudy ont une autre interprétation dans leur vignette du jour. Ils en appellent à l’histoire, avec un grand H.


Echange entre un père et son fils, à l’heure du mate
Le petit : Pourquoi ça s’appelle Libérateurs de l’Amérique ?
Le père : C’est pour rendre hommage aux victoires de San Martín et Bolívar
Le petit : Pourquoi on joue en Espagne ?
Le père : c’est à cause de la défaite de Cancha Rayada (1)
Traduction © Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :



(1) Cancha Rayada est un revers subi par San Martín, le père de la patrie en Argentine, le 19 mars 1818 (je devais en parler hier à Tours, si les gilets jaunes n’avaient pas obligé les organisateurs de La Plume et l’Epée à tout annuler pour raison de sécurité). En fait, Cancha Rayada n’est pas une défaite car il n’y a pas eu de combat. Les forces royalistes ont surpris l’armée unie dite patriotique, qui défendait, sous les ordres de San Martín, l’indépendance du Chili, à la nuit tombée, alors que les soldats venaient de s’arrêter et allaient préparer le bivouac. L’armée patriote fut dispersée puis bien vite rassemblée par San Martín, qui remportait la victoire définitive, le 5 avril suivant, à la bataille de Maipú. En Argentine, cancha veut dire terrain et c’est le terme que l’on utilise pour parler du terrain de football. Et rayada, comme en français, veut dire rayée.

vendredi 30 novembre 2018

Faire jouer la Libertadores au Bernabéu : l’humiliation suprême Actu]

Une du quotidien sportif argentin Olé
"P... de m... Finale à Madrid"
Dans le développement de son gros titre
le quotidien fait en toutes lettres l'interprétation historico-symbolique :
"La Conmebol a décidé que River et Boca joueraient la Coupe
(Conquistadores ?) sur le terrain du Real Madrid,
avec des suporters des deux équipes. Un échec de l'Argentine"

La Conmebol, la fédération sud-américaine du football, a rendu son verdict : le match retour de la finale de la Copa Libertadores se jouera le dimanche 9 décembre, à 19h30 (heure locale), à Madrid, au stade Sebastián Bernabéu, entre les deux équipes argentines, dont la fédération a jugé que leur pays était incapable d’assurer la sécurité de la rencontre… Peut-on infliger plus cinglante humiliation aux Argentins qui continuent à vibrer comme un seul homme aux enjeux de décolonisation économique et culturelle, deux cents ans après avoir déclaré son indépendance de l’Espagne, de son roi et de toutes les autres puissances étrangères ? Comble de l’humiliation, cette décision tombe en plein milieu de la rencontre au sommet du G20, devant une bonne partie de l’Europe et en présence de pays émergents eux aussi décolonisés, comme le Brésil et l’Afrique du Sud !

En bas : "un châtiment mérité", dit le second gros titre
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Même le président Mauricio Macri, pourtant assez peu doué pour défendre l’orgueilleuse susceptibilité indépendantiste de son pays, a piqué une colère noire en plein G20 contre cette décision des instances footeuses, qu’il connaît bien puisque il a été pendant des années le président du Boca Juniors (c’était avant qu’il se lance dans la politique partisane et qu’il pose sa candidature au parlement puis à des charges exécutives).

En haut en manchette : le grand duel sera à Madrid
En espagnol, duelo veut dire "duel" mais aussi "douleur morale", "deuil"
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Et El Diez, D10S, Diego Maradona, s'est fendu d'une bordée d'injures à l'attention des dirigeants de son sport et de son métier.

Par ailleurs, la Conmebol contingente la capacité de représentation des deux clubs concurrents et sanctionne (ce qui est juste, au regard de la jurisprudence ordinaire de la FIFA) le club de River Plate, dont les supporters (ou supposés tels) sont à l’origine des émeutes qui ont empêché que le match se joue au Monumental.

Chaque équipe ne pourra envoyer en Espagne que 70 personnes en tout et pour tout, toutes catégories comprises (présidence du club, techniciens, soigneurs, médecins et joueurs, qui devront supporter la différence thermique entre le début d'été plutôt chaud de Buenos Aires et l'hiver glacial du plateau continental où est plantée la capitale espagnole). La fédération argentine ne pourra envoyer que 20 représentants (pour une finale du la Libertadores, c’est peu).

En manchette, en haut, sur toute la largeur
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River Club est condamné à une amende de 400.000 dollars US et à deux matchs de compétition officielle à huis clos.

Aucun des deux clubs n’est satisfait de cette décision. Boca Juniors ira jouer mais a rendu publique son intention de faire appel.

Et que dire des supporters qui devront débourser des sommes considérables pour prendre l’avion sans délai pour se rendre à Madrid, où ni le logement ni le stade ne sont gratuits !

Pour en savoir plus :
lire l’article de La Prensa (qui estime la sanction méritée)
lire l’article de La Nación sur l’échec du football argentin
lire l’article de La Nación sur la patriotique colère du président Macri pendant la réception officielle du G20.

Ajout du 2 décembre 2018 :
lire cette analyse de Página/12 qui enfonce le clou en parlant de la Coupe des Conquistadors d'Amérique à Madrid. Il faut avouer que le choix est vraiment suffoquant de la part d'une instance qui siège à Asunción !
lire cet article de La Prensa sur le recours judiciaire interposé par River Plate contre le transfert de la rencontre à Madrid. Le club se dit gravement offensé. Et avec juste raison, même si ce sont des personnes portant ses couleurs qui sont à l'origine de cette décision ;
lire cet article de Clarín pour qui, malgré tous les recours de la terre, le transfert est irrévocable et les places du Bernabéu sont déjà en vente
lire cet article de La Nación qui, depuis Madrid, montre que les madrilènes sont assez peu enthousiastes à l'idée de recevoir la rencontre sportive portègne dans leur ville

Ajout du 4 décembre 2018 :
lire cet article de Página/12 sur l'appui apporté désormais par Mauricio Macri au dépaysement du match, à la suite d'une agression qu'a subie Gianni Infantino, le président de la FIFA, au salon de thé du stade Monumental (il s'est fait cracher dessus). Mauricio Macri aurait argumenté que ce crachat était pire que le jet de projectiles (subi par le bus de son ancienne équipe, Boca Juniors).

Ajout du 5 décembre 2018 :
lire cet article de La Prensa sur les deux vols que Aerolineas Argentinas, la compagnie nationale toujours publique, affrète entre Buenos Aires et Madrid pour emmener les supporters.

mercredi 18 mars 2015

Miguel de Cervantes retrouvé ! Emotion mondiale pour les hispanophones et les hispanisants [Actu]

Portrait traditionnel du "Manchot de Lépante", comme on l'avait surnommé
après une blessure de guerre reçue lors de cette fameuse bataille contre les Turcs
(par Juan de Jauregui)

Depuis plusieurs mois, on savait que la découverte d'une sépulture collective dans le bâti d'une église de trinitaires déchaussées de Madrid pouvait être celle où avait été enseveli en 1616 le corps de Miguel de Cervantes y Saavedra, le plus grand écrivain de langue espagnole de tous les temps, le père de la littérature hispanophone.

Hier, l'équipe pluridisciplinaire qui effectuait les fouilles, ont confirmé avec solennité l'identification des restes du grand artiste. Si ce n'est une surprise pour personne, c'est une émotion profonde pour tous les hispanisants, dont je fais partie.

Ce qu'il reste de son cercueil : la plaque avec ses deux initiales principales

La presse argentine et uruguayenne n'en fait toutefois pas ses gros titres. On voit que les sud-américains se séparent peu à peu de leur identité espagnole, même si les journaux ont à faire à une grosse actualité, notamment en Argentine où chaque jour apporte de la nouveauté sur le front de la campagne électorale comme celui de l'enquête sur le suicide de Alberto Nisman (1).

Pourtant le personnage de Don Quichotte reste très important dans l'imaginaire de tous les hispanophones et inspire tant les Argentins que les Uruguayens. Dans Deux cents ans après, j'ai traduit la fantaisie qu'il avait inspiré à Horacio Ferrer (El Quijote del Arrabal).

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín (à quoi s'ajoute un article sur Sancho Panza et l'homme qui aurait inspiré le personnage à Cervantes, dont on ne sait ce qu'il est devenu)



(1) Je dis « suicide » parce que, malgré l'opposition féroce des représentants de la famille à cette explication, l'enquête s'achemine lentement et de manière continue vers cette conclusion alors que l'on découvre par ailleurs que le procureur pourrait avoir eu des mœurs curieuses pour un juge fédéral : une relation de plus en plus louche, peut-être illégale, avec l'un de ses salariés, l'informaticien dont il a emprunté l'arme qu'on a retrouvée dans sa main après sa mort, des comptes bancaires à l'étranger sur des banques nord-américaines engagées dans les démêlés de la dette argentine dont cet informaticien serait co-titulaire avec lui, le contrat de travail de cet homme qui aurait pu servir à un détournement d'argent régulier depuis au moins plusieurs mois sinon plusieurs années et la peur de son ex-épouse que la fouille des ordinateurs, téléphones et autres tablettes électroniques du défunt magistrat dévoile sa vie privée (et comment peut-on mener une enquête criminelle sur une mort violente sans fouiller au plus intime la vie privée de la victime ?)... La vraie qualification du fait déclencheur de l'enquête présente est "mort suspecte".

lundi 9 juin 2014

Hommage à Troilo à Madrid [ici]


A Madrid, c'est l'Ambassade d'Argentine qui organise l'hommage du Centenario Troilo, avec quatuor typique, guitariste, chanteur, exhibition chorégraphique et tutti quanti...

Ce mercredi 11 juin 2014, à 19h, avant un mois d'avance par rapport à la date de naissance de Aníbal Troilo.

mardi 11 mars 2014

Cecilia Bonardi et las Flores Negras à Grenade et à Madrid [ici]


Le mois de mars est celui où Grenade fête le tango avec son festival international, le plus vieux festival de tango hors de l'Argentine.

La soirée de jeudi

Cette année, la chanteuse Cecilia Bonardi se présente avec son groupe féminin, Las Flores Negras, au Teatro Isabel La Católica à 21h, jeudi 13 mars 2014, où se situe l'épicentre de la manifestation, et le vendredi 14, au Centre Civique de Loja, en périphérie, puisque le festival se diffuse aussi dans la Communauté grenadine.

Le prix des places varient de 18€ à 12€, selon l'emplacement (parterre, orchestre ou balcons).

La soirée de vendredi

Dimanche, le 16 mars, la formation vocale sera à la Casa de los Artistas, à Madrid.

La chanteuse Claudia Levy, qui sera à Paris, à la fin du mois, à la Maison de l'Argentine, se produira quant à elle, vendredi 14, à 21h, au même Teatro Isabel La Católica. Au cours de la même soirée, spectacle de la danseuse Milena Plebs.


Le festival s'ouvre aujourd'hui à 19h.
Pour en savoir plus sur le programme, consultez le site Web de la manifestation.


samedi 4 juin 2011

Découvrez le rock argentin dimanche midi sur les ondes de RNE ! [ici]

Demain, de 12h à 13h, l'émission de Radio 3, de la Radio Nacional de España (RNE), Café del Sur: memorias de tango, sera consacrée à un panorama du rock argentin. Ce ne sera pas exhaustif, c'est impossible mais le programme annoncé s'annonce sérieux : Los Gatos, que vous connaissez déjà un peu (c'était le groupe de jeunesse de Litto Nebbia), Luis Alberto Spinetta, Sui Generis, Tanguito etc... On devrait donc entendre La Balsa à un moment ou à un autre (j'ai traduit ce premier rock à texte d'expression hispanique dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, revue Triages, janvier 2011).

A découvrir dans cette bonne émission qui se laisse écouter avec plaisir (en espagnol, bien sûr, et avec l'accent argentin, mais depuis les studios madrilènes). Elle existe depuis juillet 2009 et vous pouvez écouter et télécharger manuellement toutes les émissions depuis le début (la première émission était sur la chanteuse Nelly Omar), sur la page de l'émission dans le Portail Web de RTVE.

L'émission est podcastable semaine après semaine, en téléchargement automatique par abonnement. Et cela vaut le coup. Le numéro le plus récent est consacré au tango en France, depuis l'origine (les années 1900) jusqu'à aujourd'hui, avec Melingo et Juan Carlos Caceres.

Pour en savoir plus :

mardi 4 janvier 2011

Lancement du Mariel Martínez Cuarteto à Madrid [ici]

La chanteuse Mariel Martínez, que les lecteurs de Barrio de Tango connaissent bien, lance son propre quatuor jeudi prochain à Madrid, comme je vous l'avais annoncé en vous présentant les voeux qu'elle et Alejandro Picciano, le guitariste qui l'accompagne et qui assure la direction musicale des disques et des concerts, avaient envoyé en décembre (voir mon article du 16 décembre 2010 à ce sujet).



Le premier récital aura lieu jeudi prochain, 5 janvier 2011, à 23h, au Café Berlín, de Madrid (calle Jacometrezo, n° 4, M° Callao-Santo Domingo), dans le cadre d'une série de concerts placés sous le signe du tango (Noches de Tango).

Le Mariel Martínez Cuarteto se compose de la chanteuse elle-même, de Alejandro Picciano bien sûr, du bandonéoniste Fernando Giardini, dont je vous avais déjà parlé lors de la première tournée en France de Taquetepa (voir mon article du 30 avril 2009 par exemple) et du pianiste Federico Peuvrel.

Le programme de ces quatre jeudis de janvier se composera essentiellement de morceaux enregistrés par Mariel et Alejandro à Buenos Aires, dans leur second album Melopa, Perfume de Tango, qu'ils avaient déjà présentés en France le 2 mai 2010, la veille de leur praticipation, avec Taquetepa, à ma conférence de lancement de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, à la Maison de l'Argentine (voir mon article du 17 avril 2010 et mon Retour sur images du 19 juillet 2010).

Vous pouvez découvrir Mariel Martínez sur son site Internet (dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).
Par ailleurs, ils ont toujours leur page Myspace :

jeudi 16 décembre 2010

Les premiers voeux (1) sont ceux de Mariel Martínez et Alejandro Picciano [ici]

La chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano viennent d'envoyer leurs meilleurs voeux pour ces fêtes de fin d'année alors que leur carrière prend de l'ampleur depuis leur port d'attache qu'est Madrid... Ils vienent même de passer sur l'une des chaînes nationales de télévision, Telecinco (voir mon article du 29 novembre 2010 à ce propos)


Mariel vient de former son Cuarteto, avec Alejandro et deux autres musiciens, et ils se produiront  à 23h au Berlin Café de la rue Jacometrezo, M° Callao-Santo Domingo, dans le centre de Madrid, tous les jeudis de janvier 2011 (avis aux amateurs ! et à mes lecteurs castillans).

Pour mieux connaître ces artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio (partie haute de la Colonne de droite) et sur leur site, dont vous trouverez le lien dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (partie basse de la Colonne de droite).

(1) Petite inexactitude de ma part : les tout premiers voeux reçus ont en fait été ceux de Rodolfo Ghezzi, l'Académicien correspondant à Madrid de la Academia Nacional del Tango, sous forme d'un mail accompagné d'un mp3 (un tango de Pugliese sur Noël, inclus dans mon anthologie Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, mai 2010) et ceux du poète Luis Alposta, qui se présentent comme d'habitude sous la forme que vous découvrirez dans mon article du 31 décembre 2008.

lundi 29 novembre 2010

Mariel Martínez et Alejandro Picciano sur Telecinco le mois dernier [ici]

La chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano, que les lecteurs de Barrio de Tango connaissent bien, sont passés le 24 octobre à la télévision espagnole : c'était sur la chaîne privée Telecinco, dans l'émission Salváme (comprenez Sauve-moi ou A l'aide !). Ils ont interprété El último café, de Héctor Stamponi (musique) et Cátulo Castillo (texte), un des rares classiques qui datent du début des années 60.

Extrait de l'émission

A regarder sur You Tube tout de suite !

Et si vous avez un peu de mal à reconnaître le guitariste, c'est normal : il a coupé ses cheveux pour ce passage à la télé. Alejandro change de look comme de chemise en fonction des occasions...

vendredi 26 novembre 2010

Barrio de Tango sur Raíz Argentina - Barrio de Tango, nota de Rodolfo Ghezzi en Raíz Argentina [Disques & Livres]

Rodolfo Ghezzi, académicien correspondant à Madrid de la Acadamia Nacional del Tango, vient de consacré à mon livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (ed. du Jasmin), un article dans sa rubrique Historia del tango, qu'il anime sur le site hispanophone de la diaspora argentine en Europe, Raíz Argentina (racine argentine). C'est un article très élogieux, illustré entre autres d'une photo de nous deux qui a été prise le 30 août dernier dans l'entrée du Museo Mundial del Tango. Nous y posons de chaque côté de la vitrine dans laquelle est exposé l'un des bandonéons de Pichuco, Aníbal Troilo. C'est la grande fierté des académiciens correspondants de faire cette photo-là, même avec la grippe que je tenais ce jour-là !

Rodolfo Ghezzi est journaliste, il est argentin, il est né à Córdoba et il s'est installé à Madrid, où il vit, il y a 40 ans. En Espagne, il tient diverses chroniques écrites et radiophoniques autour du tango et de la culture populaire de son pays natal. Vous pouvez sélectionner tous les articles de ce blog où j'ai déjà parlé de lui en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-desssus.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Historia del Tango (Denise Anne Clavilier plasma Barrio de Tango en París, Francia).
Pour vous aider à le comprendre, connectez-vous dans une autre fenêtre au site de traduction en ligne Reverso dont vous trouverez le lien dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie basse de la Colonne de droite. C'est de la traduction automatique, jamais aussi vivante qu'une traduction humaine, mais ça aide à comprendre.
Pour lire l'ensemble des articles relatifs aux échos que les médias ont donné à ce livre, sorti en mai 2010 aux editions du Jasmin (Clichy, 92, France), cliquez sur le mot-clé Media dans le bloc Pour chercher ou sur le raccourci On en parle dans les médias en haut de la Colonne de droite.

mercredi 6 octobre 2010

Article n° 1700 : Hommage à Aníbal Arias par Rodolfo Ghezzi à écouter ce soir [Troesmas]

Rodolfo Ghezzi est un journaliste argentin, originaire de la ville de Córdoba, dans l’ouest du pays, qui est installé depuis une trentaine d’années en Espagne.
Le 16 août dernier, il a été reçu à la Academia Nacional del Tango comme Académico Correspondiente en Madrid.

Tous les mercredis, il intervient sur les ondes de Radio Inter, à Madrid, dans une émission intitulée El Color de la Tarde (la couleur du soir) et sa chronique commence vers 18h25.

Ce soir, il rendra hommage au grand guitariste qui nous a quittés dimanche dernier, Aníbal Arias…

A écouter en direct, à 18h25 heure espagnole, sur le streaming de Radio Inter. Une bonne façon pour vous de faire connaissance avec un autre académicien correspondant…


Rodolfo est également l’un des rédacteurs du journal Web Raíz Argentina (racine argentine), un site d’information en Espagnol sur l’Argentine depuis l’Espagne et l’Europe. Son article sur Aníbal Arias (capture d'écran ci-dessus) est paru il y a quelques heures. D’ici là, vous pouvez consulter un autre article qu’il a rédigé pour présenter le nouveau recueil de poèmes, intitulé Megamor, que Horacio Ferrer a fait paraître, il y a quelques semaines, chez Marcelo Oliveri (une sélection de textes déjà édités par ailleurs).

Pour accéder au streaming de Radio Inter
Pour lire la page consacrée à Color de la Tarde
Pour accéder à Raíz Argentina

mercredi 14 avril 2010

Le programme à venir de Mariel Martínez et Alejandro Picciano [ici]

La chanteuse Mariel Martínez et le guitariste et arrangeur Alejandro Picciano viennent de rentrer de leur tournée d'été en Argentine où ils ont présenté leur nouveau disque, le second, Perfume de Tango (1), enregistré en mai dernier dans le Studio du Nouveau Monde, celui de Melopea (2), et sorti à Buenos Aires il y a quelques mois (lire mon article du 11 février dernier sur la présentation à l'intérieur et celui du 1er mars sur la présentation à Buenos Aires).


Ils étaient déjà venus présenter à Paris leur premier disque, De mi Barrio, en octobre puis en novembre 2008, étaient partis en Allemagne puis en Angleterre.

Cette année, c'est une autre tournée de présentation qui commence : en Espagne (ils seront samedi prochain à Barcelone et le 29 à Madrid, comme l'annonce leur affiche ci-dessus), à Paris, à la Maison de l'Argentine, où ils assureront la partie artistique de la soirée de présentation de mon anthologie Barrio de Tango, avec le trio Taquetepa, le 3 mai (3), puis un retour exprès à Madrid, puisqu'ils y joueront le 5 mai et jusqu'au Portugal en juin. Et ce ne sont que les dates fixées pour le moment.

Si vous souhaitez les faire venir dans votre région ou votre ville, n'hésitez pas à me contacter. Je ferai le lien avec beaucoup de plaisir.

Le lien vers leur site se trouve dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la partie basse de la Colonne de droite. Vous pouvez les écouter sur le site.

Vous pouvez accéder aux autres articles que je leur ai déjà consacrés en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci dessus, ou sur leurs raccourcis respectifs dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie supérieure de la Colonne de droite. Alejandro est dans la section Musiciens et compositeurs et Mariel dans celle des chanteurs (ça, vous l'aviez deviné).

(1) Lire mon premier article sur ce tout nouveau disque à l'occasion des voeux du début d'année 2010. Très jolie carte envoyée par les deux artistes.
(2) Lire
mon article du 13 juin 2009 sur ce séjour d'automne en Argentine.
(3) Je ne tarderai pas à vous donner prochainement les détails pratiques. Je peux déjà vous indiquer l'heure : 19h30, l'adresse : la Cité universitaire internationale de Paris, et le prix : entrée libre et gratuite (dans la limite des places disponibles).

vendredi 20 novembre 2009

Litto Nebbia, c'est ce soir ou demain à Madrid... ou alors l'année prochaine [ici]

Les deux derniers concerts de la tournée européenne de l'auteur-compositeur-interprète argentin Litto Nebbia (1), au cours de laquelle il était venu en France pour trois concerts en septembre, à Ploërmel et à Paris, auront lieu, ce soir et demain, à 21h à Madrid, à La Cueva del Bolero, calle Cid au numéro 1, et la chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano l'accompagneront sur scène, comme ils l'ont déjà fait à plusieurs reprises, en Espagne et en Argentine.


Si vous ne savez pas qui est Litto Nebbia, ce n'est pas très étonnant mais ça veut dire que vous êtes un tout nouveau lecteur de ce blog. Pour rattraper tout ça, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search (ci-dessus) ou dans la rubrique Vecinos del Barrio (les habitants du quartier), dans la Colonne de droite : ces raccourcis vous ouvriront l'ensemble des articles que j'ai déjà écrits sur ce grand musicien argentin.

Même chose en ce qui concerne Mariel et Alejandro, qui ont déjà fait l'objet de nombreux articles dans Barrio de Tango. Ils sortiront au printemps leur second disque ensemble, enregistré à Buenos Aires, dans le studio de Melopea, la maison de disques fondée par Litto Nebbia il y a maintenant 21 ans !

Vous trouverez dans la partie basse de la Colonne de droite, dans la rubrique Les commerçants du quartier, le lien avec ce label indépendant argentin, qui a un très riche catalogue en rock, jazz, blues, folklore argentin, musique uruguayenne, tango et même flamenco...
(1) Pour la petite histoire, et parce qu'il n'en fait pas mystère : Litto Nebbia est le petit-gendre de Libertad Lamarque. Clin d'oeil à propos d'un article que j'ai publié hier, 19 novembre, sur un hommage qui sera rendu à la grande chanteuse, sous forme d'une comédie musicale, à la Academia Nacional del Tango et la Casona del Teatro, à Buenos Aires...

mardi 24 mars 2009

Tango argentin en Auvergne et ailleurs [ici]

Cliquez sur l'affiche pour l'obtenir en meilleure résolution


Le guitariste (1) portègne Daniel Pérez, qui accompagne entre autres et assez souvent Las Minas del Tango Reo (les chanteuses Lucrecia Merico et Valeria Shapira, voir mes articles sous ce lien) et sa partenaire flûtiste française, Marie Crouzeix, ainsi que tantôt la chanteuse et comédienne chilienne, Claudia Urrutia tantôt le bandonéoniste argentin, Fernando Giardini, vont porter la bonne musique du tango et du folklore argentin en Auvergne, puis en Bourgogne, puis dans les Flandres françaises, une étape en crochet à Madrid et retour en terre auvergnate...

Ce dimanche, 29 mars, ils seront à Montferrand où ils donneront un concert de quartier à 17h (voir affiche ci-jointe, vous pouvez l’imprimer en A3 si vous cliquez sur l’image).

Montferrand est un vieux quartier historique de Clermont-Ferrand, la "capitale" du Massif Central et du Puy de Dôme réunis ! Ville qui jouit d’une gloire mondiale depuis qu’une grosse crise de foie a obligé un prestigieux chef gaulois du nom d’Abraracourcix (et non pas Abraracúrcix comme croient les hispanophones) à venir y faire une promenade de santé (2) et même très accessoirement pour une modeste fabrique de pneumatiques, fondée en 1889 par les deux frères André et Edouard Michelin, qui s'est aussi établi un peu du côté de Buenos Aires. Et c’est aussi la préfecture d’une très belle région rurale, d’élevage, d’anciens volcans et de bonne chère...

Voici la page de ce quartier très typique sur le site de Clermont-Ferrand. Et le portail (volcanique bien sûr) de la région (cherchez un peu : vous y trouverez une page consacrée aux nombreux fromages et à la charcuterie locale, particulièrement renommée).
Une sympathique association anime aussi à et depuis Clermont-Ferrand des cours de tango (danse) : elle s’appelle Tango volcanique.

Dans son mail, Marie Crouzeix annonce que le concert de dimanche (entrée libre) sera suivi d’un pot.
Si le comité de quartier possède un aussi bon coup de fourchette que son oreille est musicale, ça devrait faire une après-midi dominicale des plus sympathiques... Le concert aura lieu dans une salle du vieux quartier, la salle Poly, place Poly, un bâtiment répertorié au patrimoine national pour son intérêt architectural.

La tournée de Daniel et Marie les conduira ensuite à Manzat (toujours en Auvergne) le 25 avril, à Clermont-Ferrand à nouveau les 16 et 17 mai (avec un repas argentin le 16), à Guérigny en Bourgogne le 23 mai (portail touristique de cette autre région historique, gastronomique et vinicole de France), à Lille (avec une milonga) à la frontière avec la Belgique, le 20 juin (pas mal non plus dans l’assiette et le verre), à Madrid les 27 et 28 juin pour un traditionnel crochet hors de l’Hexagone (sans quoi il n’y a plus de Tour de France qui vaille) puis à nouveau en Auvergne, à Torsiac, au pays des volcans, le 10 juillet.
Vous pouvez suivre leur périple à guitare et à flûtes sur la page My Space de leur formation, Taquetepa. Et s’ils passent par chez vous, ne loupez pas cette échappée des antipodes en maillot blanc et ciel (comme il se doit). Le français est en prime !

Après les concerts, étalez donc votre science en leur parlant de leurs amis Cucuza, Lucrecia et Valeria, ça les épatera !

Voir mes autres articles sur Daniel Perez et Marie Crouzeix en cliquant sur leur nom respectif, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en haut de l’article, sous le titre.

(1) Daniel Pérez joue aussi du charango. Si vous ne savez ce que c’est, il faut lire mon article d’hier sur le nouveau disque de Me Darás Mil Hijos (j’explique en note en bas de page).
(2) Le Bouclier Arverne, en espagnol, el Escudo Arverno, 11ème aventure d’Astérix d’Albert Uderzo et René Goscinny

mercredi 4 mars 2009

Mariel Martínez demain, jeudi 5 mars 2009, sur Radio Nacional de España [radio]



La chanteuse Mariel Martínez, qui a sorti avec le guitariste Alejandro Picciano son premier disque en octobre dernier chez Melopea, De mi barrio, sera reçue demain matin à 10h (heure de Madrid) dans l'émission Punto de Vista, sur les ondes de Radio Nacional de España Exterior.

Les deux musiciens, qui vivent à Madrid, partent d'ici quelques mois à Buenos Aires pour travailler à leur prochain disque, qui sera leur deuxième ensemble.

Cette émission peut aussi être écoutée à travers le site de la Radio Télévision publique espagnole, RTVE (voir ce lien).

Cliquez sur l'image pour la voir en pleine résolution. L'affiche donne aussi le calendrier des différents shows prévus dans les semaines qui viennent dans la Péninsule ibérique.

Les articles sur Mariel (y compris celui-ci, en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de l'article).

Les articles de Barrio de Tango sur le label Melopea, en cliquant sur ce nom dans le bloc Pour chercher. Le site de Melopea Discos est disponible dans la rubrique Les commerçants du Barrio (sur la droite de votre écran), mais actuellement ce site est en pleine opération de relookage pour encore quelques petites semaines (je vous avertirai de la mise en ligne du nouveau site).

Tous les articles de Barrio de Tango sur la radio est disponible sous le raccourci de la rubrique Tangoscope, Colonne de droite (sur la droite de votre écran).

vendredi 5 décembre 2008

Mariel Martínez et Alejandro Picciano sur Cadena SER ce soir 19h [ici]

A l’occasion de la sortie de leur récent album, De mi barrio (ed. Melopea Discos, Buenos Aires, octobre 2008), la chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano sont reçus en direct ce soir, à 19h, sur la station de radio Cadena SER (Servicio Español de Radio), à Madrid.

Pour les écouter, il faut donc se brancher sur le site de la station et cliquez sur le bouton "Oir En directo", c’est en haut et à gauche, si vous utilisez Internet Explorer. Et soit dit en passant, vous aurez remarqué qu’en Espagne, les sites de radio vous invitent à "Oir en directo" (ce qui a exactement et restrictivement le même sens qu’en français) alors que leurs homologues en Argentine préfèrent "Escuchar en vivo" (ce qui veut dire tantôt "en direct" tantôt "en public", tout dépend du contexte).

Comme disait Oscar Wilde, les Anglais et les Américains ont tout en commun, sauf la langue !

Lundi prochain, Mariel et Alejandro sont à la Sala Clamores, rue Albuquerque 14, à Madrid, pour un nouveau concert à 21h30. Si vous êtes dans les parages, ne les manquez pas, ils valent largement que vous leur consacriez votre soirée (entrée : 6 €). Cf. mon article sur leur tournée.
Le 18 novembre dernier, Mariel et Alejandro sont venus à Paris présenter leur disque dans un tour de chant près de Beaubourg. Ils ont été très apprécié du public (certains auditeurs venaient les écouter pour la troisième fois en quinze jours !), ils reviendront donc bientôt dans la capitale française. Nous visons une date quelque part en février. Cf. l’article de Barrio de Tango sur le show des Barytons.

Si vous ratez l’émission sur Cadena SER, tout n’est pas perdu. Vous pouvez tout de même faire la connaissance musical de ce couple tanguero en visitant leur site (marielmartinez) ou la page My Space de Mariel.

Et puis surtout si vous vous mettez à l’heure hispanique, vous êtes encore à l’heure pour commander De mi barrio. Même si c’est tout à fait râpé pour la Saint Nicolas, le disque arrivera néanmoins à temps peut-être encore pour Noël au moins, sûrement, pour le jour des Rois. Ce qui est très bien, ce sont les Rois, en Espagne et dans toute l’Amérique Latine, qui apportent les cadeaux. Même aux grandes personnes. Vous pouvez donc acheter en toute tranquillité De mi barrio à Madrid, sur le site de la fondation Factoria Autor où il figure en première page (11,15 € hors frais de port).

vendredi 28 novembre 2008

Sacri Delfino au Festival de Jazz de Madrid [ici]




Sacri Delfino, né à Buenos Aires et installé à Madrid depuis 2002, est guitariste, arrangeur et compositeur, il exerce son métier dans un cadre pédagogique et se promène musicalement entre tango, jazz et musiques pop, reconnaissant l’influence sur son travail de maîtres aussi variés que Juan Carlos Cobián, Astor Piazzolla, Roberto Grela, Aníbal Troilo (ça, c’est pour le tango), John Coltrane, Charlie Parker et Luis Alberto Spinetta (1) mais aussi, et sans faire le distingo d’avec les musiciens, Pablo Picasso, Salvador Dalí et Wassily Kandinsky (pour les arts plastiques).

Sacri Delfino est membre de la Academia Nacional del Tango de Buenos Aires, dans la catégorie Cuadro de Jóvenes (le cadre des jeunes).

En 2003, il a participé à la création pour l’Espagne de María de Buenos Aires, la ópera-tango de Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, monument de l’histoire du genre qui fête cette année les 40 ans de sa première représentation dans la capitale argentine.

Sacri Delfino participe depuis hier au 25ème Festival de Jazz de Madrid. Les soirées sont prévues les 27, 28, 29 et 30 novembre, à 23h, au Café El Despertar (le réveil), rue Torrecilla del Leal au n° 18 (dans la catégorie Jazz con sabor a club, Jazz sentant bon le club) avec son trio, composé outre de lui-même à la guitare, de Gerardo Ramos à la basse et de José Manuel Torrego aux tambours.


(1) Luis Alberto Spinetta, un des pères du rock argentin, toujours très actif dans les studios et sur scène. Luis Alberto Spinetta dispose de deux sites qui sont pour le moment en construction et renvoient l’un à l’autre : site n° 1 et site n° 2.

vendredi 24 octobre 2008

D'autres nouvelles de Madrid [ici]


Voilà un spectacle musique dont Alejandro signe la musique.
C'est ce soir, à Madrid, à 22h30, au Teatro Ateneo.
Quelle somptueuse affiche !

A l'occasion de la sortie de leur disque De mi Barrio (ed. Melopea), Mariel Martínez et Alejandro Picciano multiplient leur présence dans les médias espagnols.

On peut les écouter dans les 10 dernières minutes de Nuevos Ciudadanos, une émission de Punto Radio du 18 octobre (cliquez ici et descendez jusqu'à l'émission du 18/10) et les voir sur You Tube quand ils sont passés sur la Televisión Autonómica de Ciudad Real (une télévision publique régionale).

Le 27, ils sont attendus sur Radio 5 (la chaîne d'info en continu de Radio Nacional de España qui s'écoute en direct, rubrique Escuchános en vivo), dans l'émission Travesias de 18h30 à 19h, et le 29 sur la radio privée écoutable en direct sur le Web, Radio Tentación, à 19h (heure de Madrid). Sous réserve que les chaînes respectent leurs horaires et leurs programmes, bien sûr...

Le 2 novembre, Mariel et Alejandro entament leur tournée européenne de tour de chant tango De mi barrio par l'Allemagne. Ils seront le 3 novembre à Ivry s/ Seine (à deux stations de métro de Paris), retour en Espagne pour plusieurs shows dans différentes villes de la Péninsule et le 17 novembre, on les retrouve à Londres dans un restaurant argentin.

Pour les écouter, leur site (et les radios déjà mentionnées) vous attendent...

mercredi 15 octobre 2008

Mariel Martínez et Alejandro Picciano en tournée et sur RNE [ici]


La jacquette intérieure et extérieure de De mi barrio, Ed. Melopea Discos (communiquée par Litto Nebbia)

La chanteuse Mariel Martínez et le guitariste Alejandro Picciano se produiront tout près de Paris, le lundi 3 novembre à 21h30, au Squat Sans Plomb, 38 rue Gabriel Péri, à Ivry (à deux pas du métro Mairie d’Ivry).

Bien qu’installés à Madrid, Mariel Martínez et Alejandro Picciano ont tous les deux 100% portègnes, elle est née dans le quartier de Villa Crespo en 1980, lui dans celui de Caballito dix ans plus tôt.

Elle est une élève de la chanteuse Patricia Andrade et doit une partie de sa formation à la Escuela de Música Popular de Avellaneda (une école de musique située dans la banlieue sud de Buenos Aires et dont sort un bon paquet d’artistes de talent de la génération montante). Elle a pratiqué d’autres genres mais le tango l’attire depuis qu’elle est toute petite et elle s’y consacre donc avec une belle voix grave et une manière très simple d’interpréter ce vaste répertoire en mettant en avant le texte et l’histoire à servir sans tirer la couverture à elle (sin protagonizarse, dirait-on à Buenos Aires).

Comme un bon nombre d’artistes de tango de sa génération, lui vient du rock, genre dans lequel il a composé, interprété, s’est produit au sein de différentes formations et a enregistré plusieurs disques. Adepte de la guitare depuis l’enfance, il s’est formé au tango auprès du guitariste Armando de la Vega et au jazz auprès de Marcelo Mayor. Il s’est installé à Madrid en 2002, il y donne des concerts et des cours de musique.

Mariel et Alejandro ont un site Web au nom de Mariel et sont aussi présents sur My Space, là encore sous son nom à elle. Sur le site, vous trouverez leur version de 3 grands morceaux du répertoire tanguero et vous pourrez constater de oido (à l’oreille) que ces deux-là ne cèdent pas à la facilité : la milonga Oro y Plata (Charlo-Homero Manzi), les tangos Vuelvo al Sur (Astor Piazzolla-Fernando Solanas) et De mi barrio (un vieux classique de 1923, du pianiste et compositeur de la Guardia Vieja Roberto Goyheneche, l’oncle du neveu, le neveu qui a créé, enregistré et tant marqué de son empreinte de géant Vuelvo al sur... le chanteur Roberto Goyeneche, dit el Polaco).

Le jeudi 16 octobre (demain), le duo passe sur les ondes de RNE (Radio Nacional de España) dans l’émission La Hora de América, à 22h. L’émission est podscastable à la rubrique Podcast (aller chercher l’émission à la lettre H et s’abonner directement depuis le site de la RNE). Hora de América peut aussi s’écouter en direct grâce au streaming de la chaîne Radio Exterior de España (dans la fenêtre Radio Nacional en directo ou en cliquant ici).

En juillet de cette année, Mariel et Alejandro ont enregistré leur premier disque commun, De mi Barrio, chez Melopea, lors d’un séjour de Litto Nebbia en Espagne (photos ci-dessus). Le bandonéoniste Carlos Quilici et le violoniste Tancredo les accompagnnt sur cet album. C’est Litto Nebbia lui-même qui m’a mise en contact avec eux, en m’écrivant tout le bien qu’il pense et de leur personnalité artistique et de leur respect de la tradition. Cette recommandation vaut tous les sceaux d’authenticité de la terre...

Tous ceux qui en ont l’occasion profiteront donc de leur passage pour aller les écouter ou les découvrir (qu’il s’agisse du passage des artistes ou de leur passage à eux, les auditeurs). Voilà le programme de leur tournée :

Le dimanche 2 novembre, Mariel et Alejandro sont à Berlin (le concert est annoncé à 20h, ce qui sera probablement son heure effective. J’attends des intéressés de plus amples précisions dès qu’eux-mêmes en disposeront).

Le lundi 3 novembre, ils sont à la Mairie d’Ivry en banlieue parisienne à 21h30 (voir en haut de l’article). Attention, sur My Space, c’est toujours l’heure standard de 20h qui est affichée.

Le jeudi 6 novembre, ils seront de retour en Espagne où ils se produiront dans à Salamanca.

Le vendredi 7 novembre, à 22h, ils jouent à El Contrabajo, c/ Venezuela, à Vigo. Entrée 4 € (1)

Le 8 décembre, ils feront un show de présentation de leur disque De mi Barrio, à Madrid, à 21h30, au Clamores, c/ Alburquerque 14 (entrée : 6 €).

(1) c/ en Espagne, c’est le symbole de calle (rue). Symbole inexistant à Buenos Aires où la nature de la voie n’est guère mentionnée qu’en cas d’ambiguïté, quand plusieurs voies différentes portent le même nom (rue, avenue, place).