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samedi 5 mars 2011

Une critique très élogieuse de Barrio de Tango (le livre) dans la revue d'Espaces Latinos, à Lyon [Disques & Livres]

C'est une critique très élogieuse de mon premier livre que vient de publier Christian Roinat dans la revue qu'édite à Lyon l'association Espaces Latinos, une association qui s'attache à faire connaître aux Francophones les cultures et les sociétés d'Amérique Latine depuis 1984, au moment où le sous-continent sortait si douloureusement des années de plomb que la CIA lui avait fait subir et auxquelles aucun de ces pays n'avait pu échapper.

La revue bimensuelle est issue d'un flash qui évoquait essentiellement la situation au Chili et le temps passant et la démocratie s'instaurant peu à peu partout, le Flash Chili s'est élargi à tout le continent et est devenu une véritable revue imprimée à laquelle vous pouvez vous abonner (30 € par an, pour 6 numéros en format papier, 15 € en format PDF), à partir du site Internet de l'association.

Facsimilé du sommaire (cliquez sur l'image pour obtenir une meilleure résolution)

Quelques extraits de l'article de Christian Roinat, dont je n'ai pas encore la page imprimée. L'article est intitulé Un voyage au pays du tango, ce qui fait un drôle d'effet dans le sommaire. Si, sur la seule fois de ce sommaire, vous allez demander à un libraire "Un voyage au pays du tango, de Denise Anne Clavilier", je vous souhaite bien du plaisir ! (1) Ceci dit, le message est bien passé. C'était bien le lien entre le tango et la ville -encore plus que le pays- que j'entendais mettre en valeur en choisissant pour titre celui d'un classique du répertoire du tango canción, un très beau tango des années 40 dû à Homero Manzi et Aníbal Troilo...

Quelle jolie surprise que ce « recueil bilingue de tangos argentins », publié il y a quelques mois aux éditions du Jasmin ! L’auteure, Denise Anne Clavilier, peut-être inspirée par le grand Julio Cortázar, a construit toute une architecture imaginaire de Buenos Aires et, à travers ses rues qui existent sans exister vraiment, elle nous propose une promenade sans contrainte. On découvre, au hasard des carrefours, quelques cafés mythiques qui résonnent du son du bandonéon, des éléments historiques qui accompagnent l’évolution du genre, des explications techniques, des considérations sur la météorologie de la capitale argentine, bref un catalogue de tout ce qui se rapporte de façon plus ou moins directe (2) à cette culture portègne. [...] Et, en prime, un CD, 22 chansons parfaitement choisies pour leur diversité, dont on ne peut regrette qu’une chose, l’information (titres, chanteurs etc.) est perdue quelque part parmi les 380 pages du livre. (3)

Et les deux paragraphes finaux, dont je tiens à remercier chaleureusement le journaliste (4) car je suis très heureuse de voir à quel point il a perçu la nature de ma démarche et cette même réaction m'apporte la même joie, quand m'en font part mes lecteurs, les auditeurs de mes conférences ou les participants des rencontres littéraires que j'anime (uniquement à Paris pour le moment, mais bientôt j'espère ailleurs aussi) :

Tout est jeu, dans ce livre, jeu de piste : le lecteur [...] peut se faire son propre itinéraire, ou suivre sagement l’ordre des « chapitres », il peut en passer certains ou se gorger des informations, multiples et diverses. Tout est sérieux pour le fond, rien ne l’est dans la forme. L’auteure ne se prend en aucun cas pour la détentrice du savoir : elle explique que, sans aucune idée préconçue sur l’Argentine et le tango, elle en est tombée amoureuse, que peu à peu, aidée par des amis portègnes, elle a appris ce qu’elle nous transmet avec une joie qui rayonne dans ses phrases. Jamais elle ne joue les « spécialistes » (mot épouvantable !). Il est difficile de résister à son enthousiasme, difficile aussi de ne pas apprécier l’immense somme de travail effectué : la recherche, mais aussi la sélection et une traduction des textes qui ne faiblit jamais.

Et puis, il y a le charme du travail artisanal : Denise Anne Clavilier modestement, comme tout bon artisan, nous prend par la main et nous entraîne dans son quartier, mi imaginaire, mi réel, pour une conversation détendue, entre amis. Peu importe si parfois elle nous en dit trop, on n’est jamais obligé de la suivre pas à pas. Elle a réussi ce qui est rare : un ouvrage qui puisse convenir aussi bien aux amateurs déjà bien informés qu’aux auditeurs occasionnels et même aux vrais néophytes, chacun y trouvera son compte.

Merci, Monsieur Roinat... et bienvenue dans les colonnes de ce blog à Espaces Latinos, que j'ai découvert à cette occasion (la Parisienne que je suis ne sait pas tout de Lyon et en demande pardon à la capitale des Gaules) et qui rejoint immédiatement la Colonne de droite, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), à la section des centres d'information. Ce sera le 3ème élément lyonnais dans cette Colonne, où vous trouverez déjà la librairie-restaurant Raconte-moi la terre et le blog des danseurs et chorégraphes El Parajo et María Belen, installés eux aussi à Lyon, avant que j'aie, je l'espère cette année, le plaisir de me rendre moi-même dans cette ville très belle et où j'ai des tas de beaux souvenirs.

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Pour en savoir plus sur les réactions des médias à mes livres ou mes conférences, cliquez sur le mot-clé Media dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur mes livres, reportez-vous aux photos des couvertures en haut de la Colonne de droite de ce blog. Chaque couverture renvoie aux articles qui décrivent l'ouvrage concerné.

(1) Ne vous trompez donc pas et demandez Barrio de Tango, aux éditions du Jasmin. Vous disposez aussi sur ce blog d'une liste de librairies qui proposent déjà le livre. Peut-être toutes ne l'ont-elles pas en stock. Mais vous pouvez passer par elles pour l'obtenir sans difficulté. Consultez à ce sujet la rubrique Où trouver Barrio de Tango, dans la partie haute de la Colonne de droite, sous la photo de la couverture. Si vous consultez ce blog depuis Buenos Aires, vous disposez de sites de vente en ligne depuis la France, en euros, et, là-bas, sur place, vous pouvez trouver le livre dans plusieurs bibliothèques du centre ville (en el trocén).
(2) Commentaire de ma part : "de façon plus ou moins directe à cette culture portègne", dit Christian Roinat. Léger désaccord entre nous. Les éléments que j'ai intégrés dans mon livre, je les ai choisis précisément parce qu'ils composent à eux tous LA culture portègne, laquelle est nécessairement complexe (comme n'importe quelle autre culture au monde) et s'étend bien au-delà du tango conçu à la manière étroite qui est souvent la nôtre (la musique, la danse) mais qui n'est pas celle des Argentins (la vie). Donc le "catalogue", si catalogue il y a , se rapporte de façon très directe à la culture populaire de Buenos Aires. Pour ma part, je n'ai pas voulu concevoir un catalogue mais plutôt constituer, sous la forme d'une mosaïque, un tableau cohérent à la bonne distance duquel il faut se placer pour percevoir ce qu'il représente. Et c'est pour cela que le plan général est construit de sorte qu'arrivé au bout, vous ayez envie de revenir au départ, comme on a envie de refaire le lendemain une balade qu'on vient d'achever pour mieux voir les détails qui nous ont échappé la première fois.
Et pour répondre à sa question, qui n'en est pas vraiment une, non, Julio Cortazar n'est pour rien dans le choix que j'ai fait de la structure de mon livre. Ni Cortázar, ni La Rayuela, son grand roman onirique auquel Christian Roinat fait allusion un peu plus bas dans son texte, sous son titre français de La Marelle. Mon choix procédait en fait d'une analyse pédagogique et non pas d'un souvenir littéraire : je ne voulais pas faire une anthologie traditionnelle, corpus de textes plutôt aride, du type "Débrouille-toi avec ça", précédé d'une introduction de 40 pages à la police de caractère lilliputienne et que personne ne lit donc jamais. Lourd travail d'érudition qui se perd sans jamais rencontrer son lectorat. J'ai donc choisi d'éclater l'introduction en petits récits qui s'insèrent dans le volume comme les étapes d'une promenade. C'est nettement plus digeste, même pour un public d'universitaires habitués aux imposantes introductions, que pourtant eux non plus ne lisent pas plus que les autres...
(3) pas si perdue que cela tout de même : le livre se clôt sur une table des matières très exhaustive et que j'ai voulu très précise (même s'il manque ça et là tel ou tel caractère gras ou italiques, dans cette toute première édition). Le contenu du disque figure bien sur la table des matières. Il occupe une page entière des annexes, la page 350. Pour des raisons économiques et pratiques, il n'était hélas pas possible de donner au disque une véritable jaquette. C'est impossible à gérer pour le libraire, parce que ça oblige à fermer hermétiquement le livre pour éviter que disque et livre se désolidarisent dans les rayons. Il faut donc que le libraire ouvre un exemplaire de démonstration et en retire le disque. Et puis les piles de livres, avec la sur-épaisseur du disque, ne tiennent pas debout. Dans les cartons pendant le transport, les bouquins s'entrechoquent et s'abîment et le libraire aurait fini par prendre Barrio de Tango en grippe ou par le vendre en oubliant d'inclure le disque. La solution qui a été adoptée est donc d'intégrer le contenu du livre dans les annexes de fin de volume, avant les index, et d'intégrer le CD dans une petite enveloppe discrètement collée à la 3ème de couverture, sans sur-épaisseur excessive. Rappelons que ce CD est une proposition du label argentin Melopea, dont il constitue une sorte de best-off du catalogue de tango, l'un des plus beaux d'un label indépendant en Argentine et en Amérique du Sud en général.
(4) La critique parue en mai 2010, juste après la sortie du livre, sur le blog de Mephisto Tango avait déjà souligné ce caractère de sérieux sans cuistrerie, auquel je suis très attachée et dont je me réjouis sincèrement qu'il soit si bien reçu du public. Quelle belle revanche sur les jaloux de tous poils qui m'ont dit des horreurs parce que ça les défrise que ça vous plaise. Voir mon article du 6 mai 2010 sur les premiers échos à la présentation du livre à la Maison de l'Argentine le 3 mai 2010 et mon article du 26 mai 2010 sur la citation du livre sur France Musique et la critique de Méphisto Tango (les deux articles vous renvoyent sur les entrées du blog de Méphisto Tango, une association de danse style tango nuevo très active à Paris depuis de nombreuses années).

samedi 15 janvier 2011

Pour écouter Barrio de Tango (ed. du Jasmin) sur Myspace [Disques & Livres]


Barrio de Tango est un recueil bilingue et commenté de 231 textes (letras) de 78 auteurs tango argentin, au sens large de ce terme (l'ouvrage présente en effet des valses, des milongas, des candombes, de simples canciones et bien sûr des tangos, au sens restreint cette fois-ci). Le livre, disponible en librairies traditionnelles (voir cette liste), sur différents sites de vente en ligne (voir la liste sous le lien), sur les salons du livre auxquels mon éditeur participe tout au long de l'année (voir mes articles à ce sujet), est paru aux Editions du Jasmin (pour consulter leur site et commander directement auprès d'eux, cliquez sur le lien).

Une cinquantaine de ces différents titres (1) est désormais audible dans des enregistrements d'artistes actuels sur ma page Myspace. Cette liste d'écoute (playlist) s'appelle, ai-je besoin de vous le dire, Barrio de Tango (ed. du Jasmin). Vous y accédez directement sur la page du profil (c'est la playlist que vous voyez actuellement sur la gauche). A cette place-là, elle sera prochainement remplacée par une troisième liste d'écoute, destinée à vous faire entendre différentes pièces de mon autre livre, 200 ans après, le bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, qui paraîtra au cours de ce mois de janvier 2011, aux Editions Tarabuste (revue Triages).

Cette nouvelle liste d'écoute, je suis très fière d'avoir pu y inclure un certain nombre d'artistes qui sont aussi des amis personnels comme Cucuza, Cecilia Bonardi et son groupe Pulso Ciudadano, Horacio Molina, Hernán Genovese, Mariel Martínez (à partir de la page Myspace de Alejandro Picciano), Taquetepa et leur Petit Orchestre Typique (avec le merveilleux arrangement de Barrio de Tango que Daniel Pérez avait concoctée, avec beaucoup d'amitié, pour la présentation du livre, le 3 mai 2010, à Paris).

J'y ai ajouté aussi des artistes, que je connais personnellement ou non, plus ou moins intimement, et que le public n'a guère l'occasion d'applaudir ici : Mariel Dupetit (que vous pouvez entendre sur le disque Melopea, comme Mariel Martínez et Alejandro Picciano), Patricia Barone, Nora Bilous, Noelia Moncada, Josefina Rozenwasser, la chanteuse du Alan Haksten Grupp, María Graña, Néstor Basurto, Oscar Pometti, Guillermo Fernández (un standard Piazzolla-Ferrer offert par la page Myspace de la Academia Nacional del Tango), José Angel Trelles (avec Balada para un loco, comme le précédent), Caracol, le duo Napoli-Casares (qui reprend les modalités vocales de Ignacio Corsini, si fréquentes dans les premiers temps du tango, jusqu'aux années 20), Alfredo Piro, Luis Filipelli, les orchestres Vale Tango, El Afronte, La Vidú, La Orquesta Típica Imperial, La Quimera del Tango...

Je ne suis pas non plus mécontente d'avoir pu intégrer dans cette liste d'écoute des morceaux très rares, comme Betinotti chanté à la manière du payador José Betinotti lui-même (1878-1915) par le duo Napoli-Casares, En el corsito del barrio interprété par Alfredo Piro (très, très drôle), Gota de lluvia par Caracol (2), En esta tarde gris par la Imperial, El Bazar de los Juguetes, ce petit bijou de Noël par l'interprète qui l'a créé dans les années 40, dans l'orchestre de Miguel Caló, Don Alberto Podestá, et quelques grands classiques interprétés par Franco Luciani à l'harmonica. J'ai ajouté deux instrumentaux classiques, Responso, de Aníbal Troilo, par la Imperial, c'est une pièce dont je parle dans le chapitre consacré au grand compositeur (il le composa pour dire adieu à Homero Manzi, le co-signataire du tango Barrio de Tango), ainsi que La Yumba (pour des raisons très similaires, mais dans le chapitre consacré à Pugliese cette fois-ci), dans deux versions, par le Maestro lui-même (Don Osvaldo) et par le duo Tango Nomade (le projet musical du saxophoniste Eduardo Kohan et du pianiste Juan María Solare). Et vous entendrez aussi Roberto Goyeneche, dit el Polaco, avec Troilo, dans l'un de ses plus grands succès (je vous laisse le découvrir).

La liste n'est pas définitive. Je prendrai le temps encore de l'enrichir mais je ne vous le dirai pas à chaque fois...

Plusieurs morceaux sont présentés deux fois, car l'art de l'arrangement et des versions personnelles fait authentiquement partie de la tradition musicale du tango. J'ai donc trouvé intéressant de vous donner, pour quelques pièces, de quoi exercer votre sens de la comparaison.

Dans Barrio de Tango, ce blog, j'ai déjà parlé de tous ces artistes et pour certains, je l'ai fait en abondance. C'est bien normal : la liste d'écoute a un peu pour objectif de faire le lien entre ce blog, le livre et la page Myspace. Si vous voulez lire ces articles, vous pouvez chercher leur nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie inférieure de la Colonne de droite, ou bien le demander au moteur de recherche, qui se trouve en haut à gauche (attention : dans ce moteur de recherche, il faut respecter les accents espagnols, ce qui n'est pas toujours très commode avec un french clavier....)

Toutes mes listes d'écoute, prioritaire ou non, sont en permanence accessibles sous l'onglet Playlist, que vous trouverez dans le menu sur la droite de mon profil (c'est le vocabulaire Myspace). Pour écouter la liste Barrio de Tango (ed. du Jasmin), cliquez sur le lien puis,une fois la liste ouverte, sur le symbole Play.

Pour les membres Myspace, l'exécution est automatique pour la playlist principale dès lors que vous êtes connectés.

(1) Une vingtaine de ces titres composent par ailleurs le disque Melopea conçu par Litto Nebbia et qui est offert avec le livre. L'album de 22 pistes est complété par d'une part un bref entretien entre le poète Enrique Cadícamo et le musicien Litto Nebbia et d'autre part un morceau instrumental de et par Litto Nebbia lui-même.
(2) Cette valse, Gota de lluvia, se trouve aussi sur le disque Melopea, chanté par un duo masculin, Raúl Danés et Carlos Farias.

jeudi 26 août 2010

Jamais deux sans trois, dit-on [à l'affiche]

Jamais deux sans trois mais cette fois-ci, Buenos Aires y va très, très fort. Pour le plus grand honneur de celle qui signe ces lignes, naturellement (je ne vais pas me plaindre en plus !)

Il y aura en tout 3 présentations de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru en mai 2010 aux Editions du Jasmin (voir leur site Internet). Toutes d'entrée libre et gratuite, pour autant que je le sache.... Toutes avec la présence de Luis Alposta, postfacier de l'ouvrage et ardent diffuseur de l'information sur Buenos Aires. Le peintre Chilo Tulissi participera de la première présentation et le fileteador (donc un peintre lui aussi) Jorge Muscia de la première et de la troisième au moins (pour la seconde, je ne sais pas encore).

La première se tiendra le 1er septembre, à 19h, au Centro Cultural de la Cooperacion Floreal Gorini, dit aussi CCC, Corrientes 1543 ("Corrientes 248", c'est bien dans le bouquin, mais c'est autre chose et franchement, c'est vraiment beaucoup, beaucoup plus loin, plus d'un kilomètre !)
La seconde le 2 septembre à 19h30, à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, premier étage (et il est fort probable que l'ascenseur ne marchera toujours pas!).
La troisième le 3 septembre à 19h, au Museo Casa Carlos Gardel comme je vous le disais dans un article paru dans ce blog à la date d'hier (Jean Jaures 735).

Et alors tenez-vous bien, ce n'est pas fini !
Non seulement, il y a trois présentations, ce qui vous montre un peu l'enthousiasme des tangueros portègnes pour le travail que je m'efforce de mener à bien de l'autre côté de l'Atlantique, avec ou sans connexion internet convenable, et leur remarquable sens de l'improvisation qui vaut  une standing ovation : il y a  tout juste 15 jours, rien de tout cela n'existait, même pas en rêve.
Mais en plus, je vais recevoir 2 diplômes, l'un de la part du Cercle des Etudes Historiques du Quartier de Villa Urquiza qu'a fondé et que préside Luis Alposta (ce sera au CCC mais je ne le sais qu'à moitié) et l'autre de la part de la Academia Nacional del Tango (la remise aura lieu dans ses locaux et je suis tout à fait au courant mais seulement depuis quelques heures, le temps qu'il m'a fallu pour que mes mains arrêtent de trembler et de se tromper systématiquement de touche sur le clavier... Ce qui leur arrive encore trop souvent  à mon goût mais c'est tout de même moins fréquent).

Pour lire l'invitation de la Academia, cliquez sur l'image (ajout du 1er octobre 2010)

Et maintenant, direction le Centro Cultural Torcuato Tasso, à quelques cuadras de l'appartement que j'occupe, parce que les diplômes, c'est bien beau. Mais une fois qu'on les a, il faut encore mériter de les garder. Imaginez un peu le travail ! Je vais passer une bonne partie de la soirée à applaudir toutes les trois minutes les Frères Butacas (Hermanos Butacas), Juan Vattuone et le groupe de Angel Pulice et Ruth de Vicenzo... Est-ce que c'est une vie, ça !

jeudi 10 juin 2010

La perfection n'est pas de ce monde : errata [Disques & Livres]

On a beau lire et relire des épreuves, il s'y maintient toujours des erreurs. Et il y en a, malheureusement, dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, aux Editions du Jasmin (mai 2010). Simples coquilles la plupart du temps, qui ont échappé à de nombreuses relectures de diverses personnes très appliquées, et je ne listerai pas ici les éventuelles fautes d'orthographe qui nous auraient échappé. Mais certaines erreurs portent à conséquence.

Au fur et à mesure qu'on me signalera un défaut ou que je le verrai moi-même, je viendrai l'inscrire avec sa page et sa correction dans cet article dont j'espère qu'il ne s'allongera pas indéfiniment...

Pardon aux lecteurs pour ces étourderies et aussi aux artistes eux-mêmes...

p 70 : Tierra Negra est un morceau de Juan Vattuone qui date non pas de 2003 comme indiqué dans le bloc titre mais bien de 2008, comme le suggère la 1ère note en bas de page où je précise que Tierra Negra fera partie du 2ème disque de cet auteur-compositeur interprète, disque dont il a présenté le contenu au Festival de Tango de Buenos Aires d'août 2009 (voir mon article publié en septembre à ce sujet).
Le deuxième disque de Juan Vattuone n'est toujours pas sorti à l'heure où je publie cet erratum (le 11 juin 2010).

Pour connaître les librairies qui distribuent Barrio de Tango, cliquez sur le lien.

jeudi 6 mai 2010

Barrio de Tango : premiers articles sur le Net après la parution du livre [Disques & Livres]

La présentation de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, le 3 mai, a donné lieu d'ores et déjà à deux articles en français :

L'un est un reportage sur la soirée du 3 mai 2010 à la Maison de l'Argentine (Cité Internationale Universitaire de Paris) pour le lancement du livre, il est paru sur le blog de Méphisto Tango, une association de tango (danse) à Paris.

L'autre est une interview donnée par l'auteur au site d'actualité culturelle en France, La Rue du Bac.

L'ensemble des articles relatifs aux mentions de Barrio de Tango (blog et anthologie) dans les media sont accessibles à travers le mot-clé "media" dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Les librairies où trouver Barrio de Tango.

samedi 17 avril 2010

Présentation de Barrio de Tango le 3 mai à Paris [ici]

Comme je l'avais déjà annoncé dans d'autres articles de ce blog, j'aurai l'honneur et la joie de présenter mon anthologie bilingue de tango argentin Barrio de Tango (1), le lundi 3 mai à 19h30, dans un lieu très beau et très prestigieux pour tous les amoureux de la culture argentine à Paris : la Maison de l'Argentine, à la Cité Internationale Universitaire de Paris (27 A, boulevard Jourdan, 14ème arrondissement, M° Cité Universitaire), que je tiens à remercier de son accueil.
Ce lundi 3 mai, ce sera aussi le 59ème anniversaire de la mort du grand poète Homero Manzi, celui qui a écrit ce tango immortel qu'est Barrio de Tango, et dont la musique est d'un de ses amis, Aníbal Troilo.

La soirée se déroulera en trois temps :

- une conférence-débat avec le public (environ 45 mn) autour du livre, du tango, de sa culture, de ses poètes, de Buenos Aires et du disque Melopea qui accompagne le livre,

- un concert (environ 45 mn aussi) avec mes invités, le trio Taquetepa et le duo composé de la chanteuse Mariel Martínez et Alejandro Picciano, que les lecteurs de ce blog connaissent bien désormais.

- et nous pourrons ensuite bavarder autour d'un verre de l'amitié, convivial et sans prétention, dont je prépare en ce moment la composante gastronomique, un petit soupçonbabélienne.

A ma demande, les artistes profiteront de la soirée pour présenter le contenu de leurs disques respectifs :

Au Taquet du trio Taquetepa, dont vous connaissez déjà bien le guitariste, charanguiste, arrangeur et compositeur argentin Daniel Pérez, et la flûtiste française Marie Crouzeix. Ils seront accompagnés de Fabrice Gouterot, un contrebassiste français avec lequel ils ont enregistré Au Taquet.

Perfume de Tango (ed. Melopea Discos) de Mariel Martínez et Alejandro Picciano, dont une plage du précédent album (De mi barrio) figure sur le disque Melopea de 22 pistes offert avec Barrio de Tango (le livre).

Capture d'écran du site de la CIUP (image inerte).
Pour lire le plan, cliquez sur l'image (elle apparaîtra en meilleure résolution).
Pour plus d'information, allez sur le site de la CIUP et consulter le plan interactif.

A la Maison de l'Argentine, l'entrée est libre et gratuite.
Barrio de Tango (et son CD cadeau) et les albums des artistes invités (2) seront en vente lors de la soirée.
Le public peut se présenter à partir de 19h30 à la Maison de l'Argentine.
Le temps pour les spectateurs de s'installer dans la salle et la soirée commencera.
On réduira donc le traditionnel et cafouilleux "quart d'heure parisien" jusqu'à mettre en pratique une autre tradition française dont un dicton clame que "la ponctualité est la politesse des rois". Or comme les Français et singulièrement les Parisiens se prennent, comme les Argentins d'ailleurs (fort peu ponctuels eux aussi), pour les rois du monde....
Avec les remerciements de nos hôtes de la Cité Universitaire pour un démarrage pas trop tardif de la soirée.

Si donc, pour ne pas être en retard, vous arrivez tôt, je vous conseille une petite promenade dans le parc : au printemps, c'est un enchantement.

J'ai aussi beaucoup de plaisir à signaler les autres concerts parisiens de mes invités, dont j'aurai l'occasion de parler en propre plus tard :

Mariel Martínez et Alejandro Picciano seront au restaurant L'Angora, 3 boulevard Richard Lenoir, dans le 11ème arrondissement, à 17h, le dimanche 2 mai (M° Bastille)

Et le trio Taquetepa sera à la Péniche Demoiselle, amarrée au Bassin de La Villette, dans le 19ème arrondissement, dans l'après-midi du samedi 8 mai (M° Jean Jaurès ou Ricquet) et le soir de ce même samedi, au restaurant sud-américain El Camino, 16 rue Guillaume Bertrand, dans le 11ème arrondissement, M° Rue Saint Maur, Ménilmontant ou Père Lachaise.

Autres dates de présentation de Barrio de Tango, d'ores et déjà prévues ou prévisibles :
le samedi 1er mai, au Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras (62), de 10h à 21h (les heures exactes où je serai présente dépendent un petit peu des horaires de train du matin et du soir -un jour férié- mais je fais tout mon possible pour me rendre disponible le plus largement possible tout au long de la journée) : il s'agira d'une rencontre informelle avec le public, avec vous, les lecteurs de ce blog, avec les souscripteurs du Nord-Pas de Calais (ils ont été très nombreux), au stand des Editions du Jasmin,
le mercredi 9 juin au soir à Clermont-Ferrand, en partenariat avec Taquetepa et l'association Tango Volcanique
les 11, 12 et 13 juin à Paris, dans le 4ème arrondissement (je dois donner une conférence en ouverture d'une grande milonga festive mais on en reparlera)
Un des tout premiers jours de juillet à Toulouse, en préambule du festival Tangopostale
enfin, le 19 septembre, à Rambouillet (en région parisienne)
Quelque chose est possible en Suisse Romande en mai ou juin prochain (dès que j'en sais plus, je vous en parle).

Pour en savoir plus sur le livre : cliquez sur le mot-clé Ant Jasmin ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, pour accéder à l'ensemble des articles liés à cette anthologie de 231 tangos de 96 auteurs (et plus de 100 compositeurs)
Pour en savoir plus sur les artistes : cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, ou sur le raccourci à leur nom dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite.
Pour les sites externes :
voici celui de la Cité Internationale Universitaire de Paris (très intéressant pour les informations pratiques, notamment les questions d'accessibilité et le plan interactif)
Le site des Editions du Jasmin se trouve dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) en partie inférieure de la Colonne de droite.
Dans cette même rubrique, vous trouverez le site de la Péniche Demoiselle qui accueillera le concert de Taquetepa le 8 mai.
Un peu plus haut, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, vous trouverez les sites ou les pages Myspace des artistes invités.

(1) à paraître dans les jours qui viennent aux Editions du Jasmin (France).
(2) Pour le mode de règlement : pour les disques des artistes, il est préférable de régler en espèces directement aux musiciens (en euros). Le livre sera à régler aux Editions du Jasmin, qui seront représentées par Saad Bouri, le patron, de préférence par chèque (à cause du prix de 24,90 €). Le paiement par carte ne sera techniquement pas possible.
Les souscripteurs qui compteraient venir à la soirée de présentation sont invités à s'annoncer d'avance par mail auprès de l'éditeur ou auprès de moi. Cela facilitera les opérations puisqu'ils ont déjà réglé le livre mais ne l'auront pas encore reçu.

vendredi 26 mars 2010

Contratapa : 4ème de couv de Barrio de Tango (ed. du Jasmin) [Disques & Livres]

Alors que va s’achever la souscription (1) de mon livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, bientôt aux Editions du Jasmin, je devais aux lecteurs de ce blog un dernier article avant la parution : j’avais déjà publié une image de la couverture, dès le 6 janvier (cliquez sur le lien pour lire l’article) et je vous avais promis la 4ème de couverture.

La voici donc, telle qu’elle sera sur le livre dans son format authentique de 16 sur 24 (sur la photo, il manque le code barre que l’imprimeur est en train de placer en bas à droite sur l’image).

Le présent article est donc minimaliste : qu’ai-je besoin d’ajouter ? Sinon que, pour pouvoir lire confortablement cette 4ème de couv, il faut cliquer sur l’image pour l’obtenir en une résolution meilleure, tout à fait lisible à l’écran.
Attention : le document est en prévu pour une lecture sur écran, son rendu imprimé n’est donc pas excellent.


Il convient encore d’ajouter, pour ceux qui auraient été pris par le temps, que la souscription court jusqu’au 30 mars (elle prend donc fin mardi prochain à minuit).
Pour souscrire, à 20 € au lieu de 24,90 €, il vous suffit de télécharger le bon de souscription, de l’imprimer, de le remplir et de l’envoyer à l’éditeur avec votre règlement (en euros).
Vous pouvez télécharger le bon sur ce blog (il est dans mon article du 26 février dernier) ou sur le site du Jasmin (sur la page d’accueil, cliquez sur la mention Avant le 30 mars).

Vous pouvez aussi, si c’est sur votre chemin ce week-end, le demander personnellement à l’éditeur, Saad Bouri, sur le stand du Jasmin au Salon du Livre d’Eaubonne (95) tout le week-end (27 et 28 mars 2010). Ou à Fabienne, sur le stand du Jasmin dans le petit Salon du Livre de l'école maternelle d'Orsay (91), dimanche de 14h à 18h.

Rude concurrence pour le Salon du Livre de Paris qui s’ouvre en ce moment à la Porte de Versailles : le Salon d’Eaubonne est d’accès libre et gratuit. Celui d'Orsay itou. Et puis à Eaubonne comme à Orsay, on a en plus le temps de parler vraiment avec les auteurs (mais je n’y serai pas) et avec les éditeurs.

Les liens utiles :
vers mon article de présentation générale (du 6 janvier 2009)
vers mon article n° 1 sur le disque Melopea (à l'occasion de l'ouverture de la souscription)
vers mon article n° 2 sur le disque Melopea (avec copie de la page du livre)
vers mon article sur la 4ème de couverture (du 26 mars 2009)
vers le site des Editions du Jasmin
vers mon article du 22 mars sur le Salon du Livre d’Eaubonne (27 et 28 mars) et le petit Salon du Livre d'Orsay (28 mars)
Pour se procurer le livre en librairie, cliquez sur le lien.

Pour lire les autres articles relatifs à Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, cliquez sur le mot-clé Ant Jasmin dans la rubrique Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, sous le titre.

Pour vous faire votre idée sur mes traductions, vous pouvez aussi consulter la page Ecouter du site de Rodrigo Rufino et Gisela Passi, deux professeurs de tango argentin, tous deux nés à Buenos Aires et qui exercent leur métier, la semaine, à Paris (où ils animent 5 cours réguliers sur trois lieux différents) et, le week-end, en région et même parfois hors des frontières hexagonales. Depuis le mois de décembre, chaque mois, j’y publie en exclusivité des traductions de letras, présentées systématiquement en version bilingue avec quelques notes sur le contexte.
Prochains rendez-vous autour du livre : sa sortie mi-avril, sa présentation parisienne le 3 mai et, le week-end précédent, sans doute une présentation officieuse sur un salon du livre d'Arras où je me rendrai sur le stand du Jasmin.

(1) Une souscription est une opération commerciale peu fréquente : pouur une maison d’édition, il s’agit de vendre par anticipation directement aux particuliers (seuls ou fédérés au sein d’une association) un livre sur le point de paraître, le tout agrémenté d’une importante réduction (ici, 20 % sur le prix mentionné sur la couverture, alors que la loi française n’autorise pas les libraires à concéder plus de 5% de réduction). Une souscription permet donc à un éditeur de toucher directement les premiers lecteurs d’un livre et d’avoir perçu les premières recettes au moment même où le livre paraît. Dans le cas d’une publication ordinaire, ce sont les libraires qui assurent la première diffusion auprès du public et l’éditeur doit attendre plusieurs semaines après la parution du livre pour engranger les premiers règlements. Une souscription, comme un salon d’ailleurs, c’est donc un moment privilégié où public, éditeurs et auteurs peuvent entrer en contact directement les uns avec les autres.
Pour le lecteur, de son côté, la souscription lui permet d’acquérir à un prix avantageux un livre qu’il reçoit chez lui dès sa parution, voire quelques jours même avant la parution.
Sur l’opération Barrio de Tango, les chèques des souscripteurs seront encaissés lorsque les Editions du Jasmin auront reçu depuis Buenos Aires les disques Melopea qui accompagnent le livre (voir
mon article sur le contenu du disque). Les CDs arriveront après Pâques, et dès leur réception, le Jasmin procèdera à l’expédition du livre et du disque à chacun des clients.
Le livre sera disponible en librairie à la mi-avril et pourra être commandé sur le site de l'éditeur dès le début avril au prix définitif de 24,90 €. Il sera présenté officiellement à la Maison de l’Argentine le lundi 3 mai lors d’une soirée à laquelle je compte faire participer quelques amis musiciens.
Plus d’informations sur cette rencontre à la Maison de l’Argentine sur ce blog d’ici quelques jours.

lundi 15 mars 2010

Un CD de 22 pistes avec un livret de 380 pages pour 20 € au lieu de 24,90 : à saisir [Disques & Livres]

Le label indépendant argentin Melopea s’est associé à la maison d’édition indépendante française du Jasmin pour diffuser, en Europe francophone, un CD de 22 pistes qu’accompagne un petit livret de seulement 380 pages en format 16x24, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins.

Je plaisante, c’est l’inverse, bien sûr mais le partenariat entre le Jasmin et Melopea est bien réel et très sérieux. L’ouvrage sera effectivement édité aux Editions du Jasmin et distribué avec un disque de 22 pistes, conçu et proposé par Melopea. L’ensemble est actuellement en souscription jusqu’à la fin du mois de mars 2010 au prix de 20 € (au lieu de 24,90 €, prix public en librairie à compter de la mi-avril, dans un mois environ).

Il y a quelques jours, je vous annonçais que je consacrerai dans ce blog un article au contenu de ce CD, après avoir dédié une page au livre lui-même le 6 janvier et une autre à la présentation de la table des matières stricto-sensu (et donc la structure du projet) le 8 mars.

Ainsi donc, au moment de la conception du livre, j’avais souhaité que l’ouvrage soit accompagné d’un disque, parce qu’il m’était difficile de concevoir un livre sur le tango dont la musique eût été absente, parce que, pour moi, mon travail n’avait de sens que s’il permettait au public de comprendre ce qu’il écoute quand il écoute du tango. Donc il fallait aussi pouvoir écouter.

Facsimilé de la page 350 consacrée au disque Melopea
Cliquez sur l'image pour lire le texte

Il y a deux ans, j’ai donc contacté Litto Nebbia, artiste majeur de la musique populaire argentine dont je vous ai parlé à plusieurs reprises dans ce blog, en particulier en septembre 2009, lorsqu’il a donné ses premiers concerts en France (voir mes articles sur ce temps fort de l’Agenda de Barrio de Tango). Litto Nebbia est aussi le patron de Melopea, une maison de disques qu’il a fondée à Buenos Aires en novembre 1988 (voir mon article sur les 20 ans de Melopea). Il a eu la gentillesse de me recevoir dans ses locaux, dans la petite cuisine familiale, dans ce qui fut de fait la maison de sa mère, comme il le raconte sur le site de Melopea (lire la version en français, traduite par mes soins, en cliquant sur le lien, le site se trouvant lui-même parmi les liens de la partie basse de la Colonne de droite). Je lui ai montré et commenté le manuscrit et je lui ai exposé mon idée. Je crois qu’elle l’a emballé. Quand je suis rentrée de mon séjour à Buenos Aires, par mail, nous avons conçu (enfin, lui surtout, moi j'ai joué les mouches du coche) un disque qui rassemble des extraits éminents de l’impressionnant catalogue de Melopea, fort peu diffusé en Europe francophone mais bien présent en Espagne, des morceaux qui sont autant d’interprétations marquantes d’une vingtaine de pièces présentées dans le corps de mon recueil.

Et comme, depuis un peu plus de vingt ans, Melopea a enregistré et commercialisé à peu près tout le gratin artistique du tango contemporain (et pas seulement du tango mais aussi du rock, du jazz, du foclore, de la musique uruguayenne...), nous avions l’embarras du choix. Ainsi donc, vous trouverez dans ce CD, inséparable du livre (1), 20 morceaux en version chantée, un morceau en version instrumentale, par un interprète prestigieux, le grand violoniste Antonio Agri, et un tango instrumental de Litto Nebbia, qui a voulu construire ce disque comme il construit chacun de ses disques, avec un début, le tango Barrio de Tango, interprété par le compositeur lui-même, Aníbal Troilo, son orchestre et sa dernière chanteuse en titre, Nelly Vázquez, et une fin.
Litto, qui est lui-même avant tout un chanteur, aime bien les disques qui se concluent discrètement et sereinement par un morceau instrumental. En l’occurrence, il s’agit de Los Nocturnos, où il tient lui-même la partie piano et synthétiseur, en duo avec le bandonéoniste Carlos Buono.

Le tango interprété au violon par le regretté Antonio Agri, c’est Como dos extraños, de Pedro Laurenz pour la musique et José María Contursi pour les paroles.

Me acobardó la soledad
y el miedo enorme de morir lejos de ti...
José María Contursi

La solitude m’a effrayé
Et la peur immense de mourir loin de toi…

(Traduction © Denise Anne Clavilier - Editions du Jasmin)

Le quotidien Página/12 s’était servi du titre de ce tango hyper-connu en juillet 2008 pour un gros titre politique, sur la mésentente entre Cristina Fernández de Kirchner et son vice président, Julio Cobos, ce que j’avais commenté dans l’un des tout premiers articles de ce blog (lire mon article du 31 juillet 2008).

Dans ce disque, j’ai souhaité que vous puissiez entendre les voix de quelques uns des grands maestros dont je vous brosse le portrait dans les esquinas du livre (au sujet des esquinas, voir mon article sur la table des matières). Pour qu’ils cessent de n’être que de vagues noms interchangeables sur le dos d’un CD et qu’ils deviennent pour vous ce qu’ils sont pour les Argentins : des compagnons du quotidien, des personnes bien réelles dont on peut ressentir la présence inouïe et la proximité chaleureuse et fraternelle, à tous les coins de rue dans Buenos Aires.

Ainsi vous entendrez, au début de l’album (piste 02), Balada para un loco récitée par le poète lui-même, Horacio Ferrer, dont tous les fidèles lecteurs de ce blog savent qu’il est aussi le formidable président-fondateur de la Academia Nacional del Tango. Cette piste appartient à l’album Vida y obra de Horacio Ferrer, enregistré en 1991 (pour le 5ème centenaire de la découverte de l'Amérique, en 1992). Horacio Ferrer y est accompagné au piano par Osvaldo Tarantino. Et de ce même album, vous retrouverez aussi, à la fin du CD, Horacio Ferrer récitant et chantant avec María Graña en public Chiquilín de Bachín (piste n° 19). C'est une prise du début 1992, avec Juanjo Domínguez à la guitare et Julio Esbrez au bandonéon, dans un spectacle intitulé Graña con Ferrer, donné au Konzert Café del Paseo de la Plaza à Buenos Aires.. Ainsi Horacio Ferrer (à tout seigneur, tout honneur) et les deux morceaux majeurs de son oeuvre tanguera, les deux morceaux qui figurent dans le top 50 du répertoire et qui portent sa signature et celle de Piazzolla, ouvre et conclut le disque.

Vous entendrez Naranjo en flor, chanté par son compositeur, Virgilio Expósito, qui s’accompagne au piano dans un arrangement personnel qui semble bien improvisé (a la parilla, comme ils disent là-bas) : Virgilio Expósito n’était pas un chanteur, il s’en faut de beaucoup. C’était un excellent pianiste et son interprétation est aussi surprenante qu’émouvante, sans doute précisément parce qu’il n’était pas chanteur et qu’il nous donne donc à écouter un Naranjo en flor intimiste et brisé, comme si nous étions chez lui, le mate passant de mains en mains, dans le silence d’amis qui écoutent un ami, ce qu’un vrai chanteur, soucieux de sa professionnalité, aurait rendu plus brillant et plus fluide, au détriment de la densité d’un texte qui confine au tragique, une letra du frère aîné, Homero Expósito, avec lequel Virgilio a signé de très nombreux chefs d’oeuvre. Le morceau appartient à une compilation de deux CD par laquelle Litto Nebbia a rendu hommage au maître, avec lequel il a lui-même travaillé dans un trio dont le troisième membre était le bandonéoniste et compositeur Néstor Marconi : Virgilio Expósito, cancionística y melódico.

Vous pourrez écouter enfin la voix du poète Enrique Cadícamo, bavardant avec Litto Nebbia, vers 1995, dans le studio de Melopea, pendant l’enregistrement d’un des disques et DVD que Litto a produits avec et sur le Maestro. Cette petite conversation, qui constitue une courte piste d’environ une minute, j’en ferai prochainement une transcription que je vous donnerai, sur ce blog, en version bilingue (comme d’habitude), probablement dans un mois, pour fêter la sortie en librairie de cet ouvrage, qui m’aura pris (ou donné) quelque 3 ans de recherche et de rédaction. Enrique Cadícamo y parle d’une facette peu connue de sa carrière : son aventure secrète comme compositeur sous le pseudonyme de Rosendo Luna (2).

Litto Nebbia, c’est aussi l’artiste-producteur qui a remis Roberto Goyeneche dans le circuit discographique lorsque l’état de santé de ce grand chanteur s’était si fort dégradé qu’il en avait presque perdu sa voix et que tous les producteurs et directeurs de salle le considéraient comme fini. Roberto Goyeneche vivait dans son quartier natal de Saavedra, tout près du quartier de Villa Urquiza, où Melopea a établi son studio d’enregistrement et c’est donc en voisin qu’il venait au studio. Litto Nebbia a d’ailleurs gracieusement cédé aux Editions du Jasmin pour les besoins de Barrio de Tango une photo d’une de ces séances d’enregistrement dans le Studio du Nouveau Monde (Estudio del Nuevo Mundo, comme le connaissent tous les bons musiciens argentins) (3). Goyeneche, el Polaco, a ainsi sorti plusieurs disques sous ce label, les derniers et sans doute les plus émouvants d’une discographie abondante, parce qu’à cette période-là de sa carrière, son talent était sublimé et tout entier concentré dans ses qualités d’interprète.

Roberto Goyeneche était entré dans l’orchestre de Troilo en 1956. Il y est resté jusqu’en 1964. A son arrivée, Troilo lui avait donné cette indication qui devait le guider toute sa vie : "toi, ton rôle c’est de raconter l’histoire au public. Pour ce qui est de chanter, l’orchestre s’en occupe". Cette phrase de Pichuco, c’est la clé de l’art du Polaco Goyeneche, cet art que vous apprécierez dans Garúa et La última curda, deux tangos de Troilo, l’un sur une letra de Cadícamo, l’autre sur une letra de Cátulo Castillo, tous deux chantées en public. El Polaco Goyeneche dispose dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, d’une esquina pour lui tout seul, comme Cadícamo, comme Ferrer, comme Troilo, comme Homero Expósito (avec un ou deux paragraphes pour le petit frère, Virgilio)... Victor Hugo Morales, grand journaliste uruguayen et grand animateur radiophonique d’émissions hautement culturelles en Argentine, a dit de Roberto Goyeneche qu’il était Gardel : El Polaco es Gardel. Autrement dit en français, Polaco est Gardel, Polaco est la perfection incarnée, selon le sens de nom propre ou d’adjectif que vous donnez au vocable Gardel.
Sur ce double sens de Gardel, lire mon article sur les voeux 2009 de Luis Alposta, où cet autre poète joue sur l’ambiguïté avec un plaisir non dissimulé (4).

Dans la catégorie des grands interprètes historiques, le disque recèle, entre autres joyitas (petits bijoux), l’un des derniers enregistrements de Tito Reyes, qui fut le dernier chanteur de l’orchestre de Troilo (en voix d’homme). Il nous chante Volver, l’un de derniers tangos du tandem Gardel et Le Pera, écrit et composé en 1935, quelques mois avant leur mort simultanée à Medellín. Il y a une belle histoire d’amitié entre Tito Reyes et Litto Nebbia. Cette inclusion dans cette compilation destinée au public européen, c’est donc un hommage à l’artiste, disparu il y a quelques années à peine, mais aussi à l’ami et au compagnon de création. Reyes et Nebbia ont signé ensemble plusieurs tangos, l’un faisant le texte, l’autre la musique. Autre joyita : les deux morceaux chantés par Horacio Deval, un chanteur de l’époque d’or, qui avait entamé sa carrière dans l’orchestre de Miguel Caló, et est qui est décédé lui aussi il y a quelques années en 2004, à Miami. On l’avait baptisé "l’Imitateur de Gardel", c’est vous dire s’il comptait parmi les bons.
De lui, vous entendrez María, un Troilo - Cátulo Castillo, et Amores de estudiante, de Gardel - Le Pera, où il est accompagné par rien moins que le guitariste Ubaldo de Lio et son groupe (ça, c’est une doble joyita : Deval et De Lio !).

Autre joyita enfin : un tango interprété par l’orchestre de Juan Canaro, le célébrissime Caminito, de Juan de Dios Filiberto et Gabino Coria Peñalosa, chanté par María de la Fuente, grande chanteuse de l’époque d’or, elle aussi, que Gabiel Soria et Cecilia Orrillo ont fait remonter en scène en 2008, aux Festivals de La Falda et de Buenos Aires et que j’ai eu la chance de voir, à Harrods (rue Florida), en août 2008, dans ce spectacle que Gabriel et Cecilia avaient baptisé El retorno de las cancionistas (lire à ce sujet mon article du 23 août 2008)
Le disque comporte aussi des morceaux inattendus parce qu’ils sont très peu connus sous nos latitudes, avec des interprètes qui gagnent eux aussi à être découverts, à commencer par Litto Nebbia, très célèbre en Amérique du Sud et inconnu en francophonie, chanteur au style très typiquement argentin, une esthétique dont on ignore l’existence par chez nous et qu’ont cultivée des grands chanteurs comme Ignacio Corsini, un contemporain de Gardel dont la réputation n’a jamais atteint la rive est de l’Atlantique. Litto Nebbia chante deux tangos : un grand classique, Fuimos, de José Dames et Homero Manzi, dans un arrangement personnel, pour voix et synthétiseur, extrait d'un spectacle en hommage posthume à Goyeneche (album Tributo al Polaco) et sa propre Canción para Pichuco, qu’il a écrite pour un album de Tito Reyes, Vuelve el tango.

Vous trouverez aussi De mi barrio, vieux tango des années 1920, écrit et composé par Roberto Goyheneche, l’oncle paternel du Polaco Goyeneche, dans une interprétation de mes amis Mariel Martínez et Alejandro Picciano, qui viennent de rentrer à Madrid, après une nouvelle tournée en Argentine où ils ont présenté leur deuxième album, Perfume de Tango (lire mon article sur la présentation à Buenos Aires il y a quelques jours). Le tango est extrait de leur premier album, intitulé lui aussi De mi Barrio, qu’ils étaient venus présenter à Paris en novembre 2008 (lire mon article de Retour sur image à ce propos).

Petit clin d’oeil artistique et familial de la part de Litto Nebbia : l’introduction dans le disque d’une version de La luz de un fósforo, chantée par Mirta Deluca, fille de Libertad Lamarque (voir mes articles sur la chanteuse et actrice Libertad Lamarque), et maman d’Alejandra Deluca, qui est la femme de Litto, une dame adorable, hyper-dynamique et amoureuse de notre langue.
Enfin, toujours dans la catégorie des raretés, un tango impertinent et subversif par les temps qui courent et qui l’était déjà en pleine période menémiste en Argentine (ultra-libéralisme hyper-boursier), un tango de Raúl Garello et Horacio Ferrer, chanté par le regretté Gustavo Nocetti : La Guita (comprenez les sous, le fric, l’oseille....). Je vous laisse le plaisir de découvrir à la page 124 du livre ce tango plutôt décoiffant qui fait partie d’un album enregistré lui aussi en 1992 et celui d’en découvrir la version chantée sur la plage 6 du disque. L’album s’appelle Homenaje a Woddy Allen, Horacio Ferrer - Raúl Garello, il est placé tout entier sous la direction du compositeur. Il se présente sous une jacquette, conçue autour d’un portrait de Woody Allen dû au pinceau de Lulú Michelli, la femme de Horacio Ferrer, et dessinée par le fileteardor Jorge Muscia, qui signe aussi la couverture de Barrio de Tango, que vous voyez en Colonne de droite et que je vous commente dans mon article du 6 janvier 2010.
Gustavo Nocetti était un très grand chanteur uruguayen. Il a été pendant de nombreuses années un ami très proche de Horacio Ferrer, qui a écrit pour lui plusieurs letras qui ont eu des compositeurs divers et variés, dont Raúl Garello à plusieurs reprises. Dans le spectacle de clôture du festival de tango de Buenos Aires en août dernier, Gustavo Nocetti avait été rendu présent dans l’hommage, grâce à des archives télévisées, projetées sur la scène du teatro Avenida (lire mon article sur ce spectacle, De Buenos Aires a Horacio Ferrer, poeta). Gustavo Nocetti était né le 6 novembre 1959 à Montevideo et il est décédé, le 30 décembre 2002, sur un boulevard du Buceo, le quartier du port de plaisance de la capitale uruguayenne.

Dans le tout premier article de ce blog où je mentionne le disque, le 26 février, je vous parlais aussi, entre autres raretés, de cette valse, Gota de lluvia, de Felix Lipseker et Homero Manzi, rarement portée au disque et chantée ici à deux voix, par Raúl Danés et Carlos Farias. Je la mentionne donc pour mémoire.

Enfin pour vous faire une idée encore plus précise de la structure de l’album, cliquez sur le facsimilé de la page 380 de mon livre. Je me suis efforcée de créer cette fois-ci un fichier jpg un peu plus lisible que la table des matières, pour une version papier. Ceci dit, une version parfaitement lisible pour l'impression exigerait un poids en pixels beaucoup trop lourd pour le blog, déjà très chargée en images. Donc la meilleure façon de lire cette page proprement imprimée sur papier, c’est encore d’acheter le livre. Il faut bien que ça serve à quelque chose que l’imprimeur (et l’éditeur) se décarcassent, pour parler comme une célèbre marque d’épices et d’aromates...

Si vous souhaitez bénéficier du prix de lancement de 20 € (soit une réduction de 20% du prix de vente en librairie), vous pouvez participer à la souscription jusqu’au 30 mars prochain (5). Pour cela, reportez-vous à mon article du 26 février. Vous pouvez y télécharger le bon de souscription. Ou demandez-moi par mail de vous l’envoyer en format pdf si vous voulez l'obtenir dans une définition imprimée parfaite (6).

Et pour les lecteurs qui font tout juste connaissance avec ce blog, voici quelques indications sur la meilleure façon d'y naviguer : en haut, sous le titre de chaque article, vous disposez de mots-clés dans un bloc intitulé Pour chercher, para buscar, to search. Chaque clic trie les articles déjà parus à la date où vous lisez cette page et que j'ai attachés au thème choisi.

Pour élargir votre choix, vous disposez dans le haut de la Colonne de droite de raccourcis disposés en plusieurs rubriques de plus en plus précises qui vous conduisent tous à l'intérieur de ce blog qui compte à ce jour un peu plus de 1210 articles publiés (depuis le 19 juillet 2008).
Dans la partie médiane de la Colonne de droite, diverses informations pratiques et linguistiques. Et dans la partie inférieure, vous disposez de nombreux liens à des sites externes, comme les sites et pages internet de plusieurs artistes dont j'ai déjà souvent parlé dans ce site, des boutiques en ligne, des institutions liées au tango à Buenos Aires ou ailleurs, des professeurs de danse ici et là-bas, des sites pour écouter du tango en streaming, en podcast ou à la demande, des organes de presse pour l'actualité en Argentine et en Uruguay.

Les librairies où trouver le livre (ajout du 10 juin 2010).

(1) et dont la propriété morale et le copyright restent entièrement acquis à Melopea. Tous droits réservés au label argentin pour tous pays. Les droits du livre, quant à eux, sont réservés pour tous pays aux Editions du Jasmin.
(2) Barrio de Tango (le livre) contient un tango écrit et composé par Enrique Cadícamo, Adiós Chantecler, avec lequel il salua à sa disparition le célèbre cabaret El Chantecler, de la esquina Corrientes y Paraná, où Juan D’Arienzo avait connu la plupart de ses succès entre 1936 et 1958, date de la fermeture de l’établissement.
(3) Luis Alposta est le postfacier de Barrio de Tango. Lire à ce propos
mon article du 6 janvier 2010 où je commente la postface et la couverture, en plus du projet littéraire qui structure l’ensemble de l’ouvrage.
(4) Un autre label, Pichuco Records, m’a cédé quant à lui une photo de Raúl Garello et Horacio Ferrer en pleine séance de travail, crayon en mains. Cette photo de deux Maestrazos (maestros d’entre les maestros) du disques illustre un autre morceau, une milonga complètement loufoque, éditée par Pichuco Records, la maison de disque fondée par Francisco Torné, qui gère, avec son frère et sa soeur, l’héritage du grand-père par alliance, Aníbal Troilo (ils sont les petits-enfants de Zita Calahi de Troilo, l’épouse de Pichuco). Tout ça pour vous dire que Melopea, qui a sans doute le catalogue de qualité de musique le plus étendu et le plus variés de tous les labels indépendants argentins, laisse aussi vivre d’autres maisons, d’excellente qualité elles aussi, et tout aussi mal distribuées hélas de ce côté-ci de l’Atlantique. Dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango, en partie basse de la Colonne de droite, j’ai disposé d’un lien vers Melopea et vers Tangostore, la boutique en ligne du grand disquaire Zivals de Buenos Aires, un site de confiance pour autant que vous respectiez les consignes habituelles pour la sécurité de toute transaction en ligne. Tous les disques de Melopea et de Pichuco Records y sont référencés. Pas toujours disponibles en permanence mais à coup sûr référencés.
(5) Les chèques ne seront encaissés par les éditions du Jasmin qu’à l’arrivée sur le sol français des disques, pour un envoi du livre et du disque à votre adresse, sans doute à la mi-avril. On va laisser passer les fêtes de Pâques, d’autant que c’est un des rares longs week-ends de cette année où les jours fériés à date fixe tombent presque tous le samedi ou le dimanche. Mauvaise pioche !
(6) Vous pouvez m’écrire sans crainte, je ne conserve en fichier que les adresses mails des abonnés à la Gazette ou la Gacetilla de Barrio de Tango (la newsletter mensuelle du site) et je ne vends les adresses à personne. Comme vous avez pu le constater, Barrio de Tango est un site libre de toute pollution publicitaire. Je n’y fais pas non plus de publi-reportage. Cela fait du bien, un peu de gratuité dans la vie, non ?

lundi 8 mars 2010

Barrio de Tango, Recueil bilingue de tangos argentins, côté Table des matières [Disques & Livres]

Le 6 janvier dernier, je vous annonçais la prochaine sortie de mon livre, un recueil de 231 letras de tango présentées dans le texte original avec la traduction en français et tout le contexte culturel et historique permettant de les comprendre en profondeur (cf. l’article du 6 janvier 2010).

Le 27 février, je vous annonçais le lancement de la souscription pour cet ouvrage de 380 pages (384 pour être tout à fait exacte), au prix de 20 € jusqu’au 30 mars 2010, comprenant le disque Melopea offert avec le livre (en librairie, l’ensemble coûtera 24,90 €), cf. l’article du 27 février 2010.

Pour vous présenter la table des matières, l’une des meilleures façons de savoir ce que contient un livre, j’attendais de disposer de facsimilés des pages définitives, ce qui est le cas depuis jeudi soir. Mais j’ai voulu laisser passer l’article n° 1200 que je voulais dédier à la mémoire de mon ami, l’auteur-compositeur-interprète Alorsa et à son groupe, La Guardia Hereje, ce que j’ai pu faire hier soir (vous reporter à l’article du 7 mars 2010 sur l’émission qui lui est consacrée et que vous pouvez télécharger gratuitement sur Canal Encuentro). Et ce week-end, j’avais aussi à traiter (en retard) une interview de Juan José Mosalini (lire l’article de samedi) et un article à faire sur le 1er Festival de Tango indépendant qui s’est ouvert il y a deux jours à Buenos Aires (lire l’article de samedi).
Dans Barrio de Tango (le livre), la table des matières occupe trois pages (en format 16x24). Cette longueur autant que cette structure, pas vraiment classique pour ce genre d’ouvrage, méritent un petit mot d’explication, d’autant plus que vous ne pouvez pas encore feuilleter le livre comme vous le feriez dans une librairie...
(Pour voir les facsimilés en meilleure résolution et les lire, cliquez sur les images).

Il y a deux manières de lire Barrio de Tango : une manière ludique ou une manière fonctionnelle.

Je vais m’adresser d’abord à ceux à qui le jeu ne dit rien qui vaille, qui veulent de l’information efficace et pour lesquels tout ce qui ressemble à du divertissement et des devinettes est une perte de temps.
Comme toute anthologie, celle-ci s'adapte au lecteur qui, pour lire ce qu’il veut lire au moment où il veut le lire, peut s’appuyer sur divers index : à la fin du volume, on trouve une liste des tangos par ordre alphabétique de titres et une autre par ordre chronologique (par année). On trouve aussi une liste des titres par auteur et une autre par compositeur. Ainsi il est possible de lire toutes les letras signées Homero Manzi et rien qu'elles ou tous les morceaux composés par Juan D’Arienzo et rien qu'eux. Ou de consulter tous les morceaux, datés de 1933, de 1920 ou de 1992.
Il en va de même pour les récits de contextualisation. Ceux-ci sont répartis tout au long du livre, sous le titre générique de esquina. Les esquinas, ce sont des biographies d’artistes majeurs, des récits d’événements historiques et des descriptions de quelques hauts emblématiques de Buenos Aires (à la manière d’un guide touristique culturel). Un index des noms cités vous permet de vous repérer dans ces pages puisque les noms des personnalités sur lesquelles j’ai rédigé un (ou des) récit(s) y apparaissent en caractères gras ainsi que les pages des récits eux-mêmes.
Carlos Gardel dispose ainsi de 3 esquinas, Osvaldo Pugliese et Homero Manzi en ont chacun deux (1). Les autres personnalités en ont une et une seule.

* * * * *

Aussi est-ce surtout aux lecteurs ludiques, à ceux qui acceptent l’aventure culturelle que je leur propose dans le livre, que le présent article se révèlera utile. Il m’a semblé en effet qu’il serait plus enrichissant pour le lecteur de parcourir le répertoire comme on parcourt une ville que de picorer à droite et à gauche au risque de ne pas pouvoir saisir la cohérence intérieure qui fait que le tango est le tango et pas un autre genre.

C’est pourquoi j’ai structuré le livre comme s’il s’agissait d’une promenade à travers la ville de Buenos Aires (à pied, pour prendre notre temps, pour mieux regarder lentement et à hauteur d’homme), une promenade pour ceux qui se laissent guider et qui pourrait, pour ceux qui aiment deviner à l’avance où on les conduit, se transformer en jeu de piste.

Je m'explique.

Lorsque j’ai construit ce livre, mon objectif était d’offrir aux lecteurs francophones un panorama aussi complet que possible de la culture qui fonde le tango argentin, une initiation en profondeur à une culture beaucoup plus intimement liée que nous ne pouvons nous le figurer à l’histoire de ce pays, à l’histoire de ce lieu, lieu et histoire que nous connaissons mal et sur lesquels nous avons beaucoup d’idées toutes faites et très, très erronées.

En Argentine, la plupart des anthologies sont organisées par ordre alphabétique de titres ou d'auteurs, car tout le monde sait ce qui se cache sous les titres Yuyo verde, La luz de un fósforo, Naranjo en flor ou Bien frappé. Ici, en Europe, avec l'obstacle de la langue, ce type de structuration n'a aucun sens et se revèle tout sauf éclairant.

Dès lors comment parvenir à monter ce panorama initiatique en épargnant au lecteur l’introduction d’une cinquantaine de pages construites en parties et en sous-parties, sans doute intéressante mais que n’aurait pu lire de bout en bout qu’une poignée de passionnés de littérature bardés de diplômes universitaires. C’est-à-dire une infime partie du public susceptible de s’intéresser au tango, que ce soit par amour pour cette musique, par admiration pour Carlos Gardel, Susana Rinaldi, Roberto Goyeneche ou Astor Piazzolla, par curiosité de voyageur pour ces deux pays frères et berceau du tango que sont l’Argentine et l’Uruguay ou par passion pour cette danse, qu’on adore avec enthousiasme (ou qu’on déteste hélas parfois, et dans ce cas, reportez-vous sur la musique et la poésie. Elles valent le coup).

L’idée de la promenade m'est venue en constatant combien le tango parle de Buenos Aires et combien Buenos Aires se nourrit du tango. Dès lors pourquoi ne pas imaginer une ballade, nonchalante et tranquille, au cours de laquelle on parcourt les cent mètres qui séparent deux carrefours (la cuadra) et l'on s’offre une pause (culturelle) dans le café de l’esquina : à l’angle de deux rues, à Buenos Aires, il y a toujours un café, une pizzeria ou un salon de thé, où l'on peut s'asseoir entre amis, commander un verre ou un snack et refaire le monde jusqu'à pas d'heure...

Il m’a semblé que ce rythme était le bon : 5, 6 ou 7 oeuvres d’affilée, en espagnol, avec la traduction française en vis-à-vis, puis une pause, qui, dans un livre, ne pouvait que prendre la forme d’un récit vivant, court, où l'essentiel d'un point du contexte pourrait être exposé de manière concrète et simple.

Restaient à intituler ces récits. J’aurais pu choisir de les baptiser de titres purement descriptifs mais sans surprise : Carlos Gardel, Aníbal Troilo, Homero Manzi, la rue Florida, le gouvernement de Perón... J’ai trouvé l’idée banale et plutôt terne, assez peu accordée à l’esprit portègne, cet esprit vivace et rebelle, insolent et sarcastique, marqué par un humour fin et dramatique, cet esprit dont font preuve les musiciens et les conférenciers, lorsque, pendant un concert, ils racontent au public une anecdote sur le ton de la confidence ou glissent, l’air de ne pas y toucher, un subtil jeu de mots ou un énorme calembour, juste avant d’entamer le morceau le plus poignant de la soirée. Et je me suis dis que j’avais là une occasion en or de proposer au lecteur francophone des équivalents, dans notre langue, de cette manière de s’exprimer qu’on repère dans les textes de tango et que les fidèles lecteurs de ce blog ont pu déjà reconnaître dans ce que je vous rapporte du quotidien Página/12, très représentatif à cet égard : dictons, citations, proverbes, allusions à l’actualité ou à l’histoire, remarques loufoques comme nous en sert souvent le chanteur Cucuza en annonçant ses spectacles, comme aimait en imaginer Alorsa pour assurer la promotion de ses concerts au Tango Criollo Club à La Plata, comme Horacio Ferrer en garnit ses écrits et sa conversation, comme Luis Alposta en saupoudre ses causeries... bref tout ce qui fait que le tango est bien de Buenos Aires et de nulle part ailleurs (2).

Pour atteindre mon but, j’ai décidé d’attribuer à chaque esquina un titre en forme de devinette. Il est donc normal que vous vous demandiez, en lisant la table des matières, ce que c’est que cette histoire de piano et d’oeillet rouge dans le titre de l’esquina 17, à la page 170 ? Ou de Parolier du Muet (esquina 35), à la page 324 ? Pour nous, Francophones, à qui cette culture, cette histoire, cette géographie de Buenos Aires ne sont pas familières, ces titres sont autant d’expressions bizarres, dénuées de signification immédiates, le fruit d'un caprice de ma part qui sait, des rébus difficiles à déchiffrer, quoi qu'il en soit.
En aucun cas pour les Argentins, qui savent, eux, parfaitement et d’emblée, à qui et à quoi fait allusion la conjonction d’un piano et d’un oeillet rouge et qui était le Muet (el Mudo) et quel letrista (parolier) lui est à jamais et indissolublement associé pour l’éternité du temps. Je m’abstiens ici, dans le corps de cet article, de vous dire ce qu’il en est, pour ne pas frustrer ceux d’entre vous qui aiment les surprises, qui prennent plaisir à se creuser la tête ou à se laisser bousculer par l’inattendu (imaginez l’auteur de polar qui, pour mieux vous parler de son roman, vous soufflerait le nom de l’assassin avant que vous ayez le livre en main !). Si vous souhaitez connaître la solution, vous la trouverez donc dans la note 3, à la fin de l’article.
Pour 36 esquinas sur 37, je me suis donc efforcée de trouver des formules qui renvoient à quelque chose de notre propre culture :
Maître Zorzal sur un arbre perché est la parodie de certain premier vers de certaine fable d’un certain poète du Grand Siècle dont je tairai le nom pour faire mine de respecter un semblant de mystère, un poème qu’on apprend par coeur tout petit quand on est francophone, que ce soit en France, en Belgique ou en Suisse (et je suppose qu’au Québec, les choses ne sont pas très différentes).
La traversée du siècle paraphrase le titre d’un célèbre film de Claude Autant-Lara, avec Jean Gabin et André Bourvil, et dont l’action se situe dans le Paris de l’Occupation.
Quant à Leurs ancêtres les payadores, c’était l’ouverture rituelle, et aujourd’hui caricaturale, du tout premier cours d’histoire à l’école primaire dans la France de la IIIème République, "Nos ancêtres les Gaulois" (j’explique à l’intention des internautes argentins, uruguayens, britanniques ou allemands, qui débarquent parfois sur ce blog et qui, eux, ne sont pas obligés de savoir déjà tout ça).

Si j’ai bien fait mon travail (c’est à vous d’en juger) et à condition que vous suiviez le plan que je vous propose, vous devriez donc, arrivé aux alentours de la page 326, savoir que Gardel a été surnommé d’un nom d’oiseau (au sens littéral de l’expression), où il est né et où il est mort, que Juan D’Arienzo a été l’artiste résident d’un cabaret prestigieux qui s’appelait le Chantecler, que Piazzolla a retrouvé le goût du tango à Paris et dans quel quartier il faut vous rendre à Buenos Aires pour vous promener dans des parcs à perte de vue, prendre le frais sous les arbres ou admirer une roseraie de 12 000 rosiers qui est à la capitale argentine ce que la Roseraie du Parc de la Tête d’Or est à la capitale des Gaules (4).

Amateurs de jeux de piste, vous avez vous aussi de quoi vous adonner à votre passe-temps favori dans Barrio de Tango.

1ère règle : le contenu de chaque cuadra conduit logiquement au thème de la esquina qui suit. Cherchez donc quel est le point commun entre les différentes letras qui composent la cuadra et vous saurez de quoi vous parlera l’esquina suivante.
Un indice supplémentaire pour vous aider : dans chaque cuadra, il y a un intrus (parfois deux, pour les cuadras de luxe, du côté de la Recoleta), un texte qui n’a rien à voir avec le point commun que partagent ses collègues.

2ème règle, si vous en voulez un peu plus : dans chaque esquina, vous trouverez des citations en espagnol, sans traduction (c'est le 2ème degré de la difficulté !). Les citations sont séparées du texte en français, bien centrées dans la page, en haut ou en bas. Ou, version plus corsée, elles sont (mais c'est plus rare, rassurez-vous) glissées à l’intérieur même du texte, comme dans Sur, paredón y después et dans L’homme du 11 juillet (5). L'enjeu est alors d'identifier la letra dont est extraite la citation. C’est toujours une letra traduite dans le livre et généralement le texte complet se trouve dans les environs immédiats de la esquina (sauf dans la première, L’oiseau rare - on démarre très fort - dont la citation est tirée d’un tango situé dans la dernière cuadra). Autrement dit, si vous n’identifiez pas la citation, vous n’y perdez pas. Mais si vous l’identifiez, vous gagnez le plaisir d’avoir réussi. Et ce plaisir-là, c’est un gain que personne ne pourra vous voler.

Il se peut aussi qu’une première lecture cursive, du début à la fin, ne vous permette pas de tout retenir. Ne vous inquiétez pas, c’est normal : l’abondance, l’étendue et la diversité du répertoire de tango nous submergent toujours, nous autres Européens, peu habitués à des corpus aussi foisonnants sur une période tout compte fait assez court, lorsque l'on considère que le premier tango-canción date de 1916. Sur cet ensemble considérable, j’ai sélectionné -seulement- 231 textes, de 96 auteurs différents et un peu plus de 100 compositeurs. Et encore, me suis-je fait violence pour m’en tenir à ces 231 letras. Avec moins, je n’aurais pas couvert l’essentiel des thématiques liées à Buenos Aires et à son histoire. Avec plus, j’aurais fait un livre qu’il aurait été encore plus difficile, pour ne pas dire impossible, de publier !

Imaginez pourtant que, comme l’a dit, dans son excellent français, le chanteur Horacio Molina au micro de la Radio Suisse Romande, dans l'émission Radio Paradiso (lire cet article de janvier sur cette émission téléchargeable gratuitement), le répertoire compte au moins 500 tangos aux textes d’un excellent niveau littéraire. Ajoutez à ces 500 tangos à texte une quantité à peu près équivalente de pièces instrumentales et étonnez-vous encore après cela de ne pas tout retenir d’un seul coup.

J’y ai pensé en structurant mon livre : le recueil commence donc avec Volver, qui est le dernier tango du dernier film tourné par Carlos Gardel à New York, en mars-avril 1935, El día que me quieras. Après la tragédie de Medellín, le 24 juin 1935, ce tango est devenu le symbole du retour impossible : Gardel est mort pendant sa tournée, sur l’aérodrome de cette ville colombienne, sur le chemin de Bogotá à Cali, quelques semaines avant son retour à Buenos Aires. Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, commence donc par la fin, ou du moins par une certaine fin, celle de la vie et de l'oeuvre d’un artiste si emblématique qu’il est devenu un mythe. Et la dernière letra traduite, à la page 323, avant le rituel de fin qu’est La Cumparsita, c’est El día que me quieras, le premier tango (en fait une canción), chanté par Gardel au début de ce même film. Pouvais-je mieux vous inviter, arrivé à la fin du livre, à en reprendre la lecture à la première page ? Comme on refait le parcours de la veille, dans un lieu qu’on a beaucoup aimé, pour mieux le voir, pour mieux le découvrir, pour mieux en profiter.

Retour à Volver, donc, chanté par Tito Reyes, sur le disque Melopea. Vous finirez avec celle de Mariel Dupetit et le bandonéon de Walter Ríos, son mari, interprétant El día que me quieras...

Pour en savoir plus :
Cliquez sur le mot-clé Ant Jasmin pour lire tous les articles relatifs au livre et aux textes qui y sont traduits, articles déjà publiés sur le blog Barrio de Tango depuis son ouverture le 19 juillet 2008. Les mots-clés se trouvent dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de chaque article (c’est à dire ci-dessus).
Lire l’article de présentation générale de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, publié sur ce blog le 6 janvier 2010.
Lire l’article sur la souscription en cours (jusqu’au 30 mars 2010) avec présentation du disque Melopea offert avec le livre, publié sur ce blog le 17 février 2010.
Visiter le site des Editions du Jasmin qui devrait mettre en ligne cette semaine la page consacrée à mon livre (le lien permanent avec le site se trouve dans la rubrique Cambalache casi ordenado dans le bas de la Colonne de droite)
Les librairies où trouver le livre (ajout du 10 juin 2010)


(1) Homero Manzi en a deux parce que le livre a été conçu et rédigé pour 80% de son contenu en 2007, l’année du bicentenaire de la naissance du poète (el año Homero Manzi). Osvaldo Pugliese parce qu’il est le compositeur et le chef d’orchestre à travers lequel j’ai découvert la vraie nature du tango. Alors j’ai un petit faible pour sa musique et sa personnalité.
(2) Pour avoir une idée de tout ça, cliquez sur les noms de Cucuza, Alorsa, Horacio Ferrer ou Luis Alposta dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la partie haute de la Colonne de droite. Vous pouvez aussi cliquer sur l’intitulé Humour dans la rubrique Tangoscope, toujours en haut de la Colonne de droite, ou sur l’intitulé Actu, pour accéder à mes articles concernant le quotidien Página/12.
(3) Quand Osvaldo Pugliese, qui était membre du parti communiste depuis 1936, était en prison dans les années noires des gouvernements anti-communistes, dans les années 30, sous Perón, pendant les dictatures militaires, son orchestre jouait malgré son absence et les musiciens la soulignaient en déposant un oeillet rouge sur le tabouret du piano. Cet oeillet rouge aujourd'hui, vous le retrouvez sur le piano sculpté au-dessus de la tombe de Pugliese au cimetière de la Chacarita. Vous le retrouvez sur le piano du monument qui lui rend hommage à l’entrée de Villa Crespo (esquina Corrientes y Scalabrini Ortiz). Vous le retrouvez partout où il est question d’Osvaldo Pugliese, jusque sur des pochettes de disques et des couvertures de livre. Et c’est le public qui apporte l’oeillet rouge de nos jours. Quant au Muet, c’était l’un des innombrables surnoms de Gardel : El Mudo, petite anti-phrase dont les Portègnes ont le secret, parce que Gardel chantait bien. Et le parolier de El Mudo, qui n’a pratiquement écrit que pour Gardel, il n’y en a qu’un et les Argentins l’identifient très bien ainsi : Alfredo Le Pera, le poète auquel on doit Volver, Soledad, El día que me quieras, Cuesta abajo, Por una cabeza et j’en passe.
(4) La capitale des Gaules, c’est la ville de Lyon, dans le centre de la France.
(5) L’homme du 11 juillet copie la formule "L’homme du 18 juin", qui désigne le Général de Gaulle, qui lança aux Français sur la BBC de Londres un appel à la résistance, le 18 juin 1940. Ici, le 11 juillet est la date d'une fête de la musique, instituée au jour anniversaire de la naissance... d’un musicien, bien sûr.
Un grand musicien.
Un très, très, très grand musicien, même.