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vendredi 19 août 2022

Quatre musiciens se rencontrent à Belgrano demain : un récital multigenre [à l’affiche]


Litto Nebbia, Ricardo Soulé, Roque Narvaja et Raúl Porchetto se retrouveront demain, samedi 20 août 2022, sur la scène de l’auditoire de Belgrano, avec quelques artistes invités. Ce sera un « grand concert acoustique », El Acusticazo.

Ils célèbrent ainsi les 50 ans d’un récital historique que Litto Nebbia avait conduit, avec quelques autres musiciens, en 1972, dans ces années où il inventait le rock à texte argentin.

Ce sera un concert où tous les genres musicaux se croiseront.

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A cette occasion, Página/12 a interviewé les artistes. A lire dans le supplément culturel quotidien Cultura y Espectáculos (ci-dessus).

Entrée : 2 300 pesos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’interview dans Página/12

jeudi 9 juin 2022

Un spectacle sur Belgrano à… Belgrano [à l’affiche]

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L’historien contestataire et animateur radio-télévisuel Felipe Pigna proposera samedi 11 juin 2022, à l’Auditorio Belgrano, Virrey Loreto 2348, dans le quartier homonyme, un spectacle multimédia intitulé Felipe Pigna busca las huellas de don Manuel (Felipe Pigna sur les traces de don Manuel). Je vous laisse aprécier sur l'affiche la taille respective des noms propres. Pigna n'est pas une demi-vedette, comme vous le constatez !

Il y aura une récitante, de la musique et du dessin.

Il s’agit de raconter la vie et l’œuvre émancipatrice de Manuel Belgrano (1770-1820), avocat devenu économiste, le premier en Amérique du Sud, puis général pour repousser les forces contre-révolutionnaires et coloniales qui tâchaient de mettre en échec la révolution indépendantiste qui avait été déclenchée, sur l’initiative de Belgrano, le 25 mai 1810 lors d’une réunion des notables de Buenos Aires, à l’hôtel de ville, le Cabildo. La légende nationale retient surtout qu'il a inventé le drapeau argentin, à Rosario, sur les rives du Paraná, le 24 février 1812 (d'où l'iconographie que l'on observe sur l'affiche ci-dessus).

Dans sa démarche d’inlassable vulgarisateur, qui a le sens du public, Felipe Pigna entend entamer avec les spectateurs un échange. La figure historique de Manuel Belgrano est à la fois très célèbre, très aimée et passablement méconnue dans sa dimension historique réelle. Adopter une démarche qui préfère le dialogue à la parole magistrale trop fréquente en Argentine sur ces thèmes n’est donc pas du luxe.

L’entrée est fixée à 1 400 pesos argentins.

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En 2020, l’année était consacrée au 250e anniversaire de la naissance de Manuel Belgrano et au bicentenaire de sa disparition. La programmation culturelle, prévue de longue date dans tout le pays, avait été gâchée par les confinements et autres mesures sanitaires contre le covid. On sent que les animateurs culturels se rattrapent maintenant que la contagion semble moins dangereuse.

Seul Página/12 en fait un article aujourd’hui (pas étonnant, Felipe Pigna est très lié au groupe Octubre, actionnaire principal du quotidien). La Nación présente rapidement le spectacle dans ses pages consacrées aux nouveautés à l’affiche.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 qui propose une interview approfondie de l’historien

samedi 30 avril 2022

Vox Dei fête ce soir le cinquantenaire du premier opéra rock hispanophone à Belgrano [à l’affiche]

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Ce soir, samedi 30 avril 2022, à 21h, le groupe de rock argentin Vox Dei fêtera les cinquante ans de son second album, un opéra rock en espagnol, le premier dans cette langue, intitulé modestement La Biblia.

La revue Rolling Stone a classé La Biblia au quatorzième rang des cent meilleurs disques de rock argentin.

Le concert aura lieu à l’Auditorio Belgrano, dans le quartier du même nom, à l’angle de la rue Virrey Loreto et de l’avenue Cabildo. Ce sera un spectacle somptueux avec plusieurs invités surprise et un orchestre symphonique pour reprendre les grands tubes cinquantenaires.

"La Bible : des livres sapientiaux", dit le gros titre
sur cette photo actuelle du principal musicien du groupe
dans un décor familier aux Argentins
le couloir d'entrée d'une maison individuelle
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Prix des places : de 2 000 à 3 000 $ (pesos argentins). Il reste encore des places à vendre dans les trois catégories. Les places ne sont pas données !

Página/12 est le seul quotidien d’envergure nationale à en parler ce matin ! Le journal de gauche en fait la une de ses pages culturelles.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

mercredi 17 novembre 2021

María Graña annonce ses adieux au tango [à l’affiche]

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Le samedi 27 novembre 2021, la chanteuse María Graña fêtera ses 50 ans de carrière et fera ses adieux au tango auquel elle a consacré la majorité de son parcours artistique.

Le concert aura lieu à l’Auditorio Belgrano, l’une des plus meilleures acoustiques de Buenos Aires, Virrey Loreto 2348, dans le quartier de Belgrano, dans le nord-ouest de Buenos Aires. A guichet fermé, malgré le prix des places (à partir de 1 400 $ ARG).

La chanteuse sera accompagnée à la guitare par Esteban Morgado, avec son quatuor (Walter Castro au bandonéon, Enrique Condomi au violon et Horacio Hurtado à la contrebasse).

A cette occasion, Página/12 a publié dimanche une longue interview de la chanteuse dans son supplément Яadar. Le quotidien doute un peu du caractère vraiment irrévocable du retrait de l’artiste. Elle pourrait revenir sur sa décision.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

vendredi 16 avril 2021

A Buenos Aires, le quartier de Belgrano perd une deuxième multi-salle de cinéma [Actu]


Les annonces du président avant-hier ont dû lui porter le coup de grâce : le cinéma Arte Multiplex situé sur Avenida Cabildo dans le quartier de Belgrano vient d’annoncer sa fermeture définitive. Impossible pour ses propriétaires de continuer à exploiter cet établissement après plus d’un an de restrictions diverses et variées à cause de l’épidémie.

Le cinéma Arte Multiplex, c’était 5 salles différentes et un total de 700 places. A cause de la crise sanitaire, c’était aussi un beau paquet de dettes. Les exploitants espéraient que les restrictions de cet automne seraient levées ou assouplies d’ici quelques jours et ils se sont donc efforcés de garder la tête hors de l’eau pour attendre cette reprise en douceur mais mercredi soir, c’est tout l’inverse que le président a annoncé : les lieux de spectacle doivent fermer pour au moins deux semaines à Buenos Aires et dans sa région. L’exploitant, qui avait repris ce complexe en 2013, jette l’éponge.

En quelques jours, ce quartier, dont les habitants ont un pouvoir d’achat tout à fait confortable, perd donc deux complexes cinématographiques.

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :
lire l’article de Página/12
lire l’article de La Nación

mardi 30 mars 2021

Un multiplex de Belgrano disparaît [Actu]


Le multiplex cinématographique connu sous le nom historique de General Paz, dans le quartier de Belgrano, met la clé sous la porte : ce complexe n’aura pas survécu à la crise sanitaire. La réouverture des cinémas avec jauge ne l’aura pas sauvé. Il n’avait pas pu en bénéficier faute de pouvoir adapter la ventilation de cette architecture ancienne et patrimoniale aux contraintes de la prévention du covid.

Le complexe disposait de six salles pour une capacité totale de 1576 sièges. La seule activité commerciale qui avait repris, c’était la vente de pop-corn à un guichet donnant directement sur la rue… Pas commode à manger, avec un masque sur le visage !

En face, sur le même carrefour, il y a une autre salle qui n’a pas rouvert elle non plus.

Les cinéphiles du quartier ont constitué un groupe sur Facebook pour tenter d’éviter la catastrophe. Reste à savoir s’ils pourront susciter une solution pérenne en cette période d’incertitude.

Le Cine General Paz avait été repris par une famille d’exploitants de La Plata en 2011 : sous son nouveau nom de CinemaCity, la maison avait relancé les projections le Jeudi saint.

C’était il y a donc exactement dix ans.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

mercredi 9 décembre 2020

Le football argentin une nouvelle fois en deuil [Actu]


Début d’été décidément bien noir pour le Río de La Plata… Hier, le dernier entraîneur national argentin qui ait emmené l’équipe en finale d’une coupe du monde est mort dans une clinique cardiologique de Buenos Aires. Alejandro Sabella y avait été admis le 25 novembre : il avait fait un accident cardiaque chez lui en apprenant la mort de Diego Maradona.

"Prof dans son pays"
Profeta et profesor en espagnol permettent un jeu de mot
que l'orthographe interdit en français
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Alejandro Sabella avait soixante-six ans. Il souffrait de multiples problèmes cardiovasculaires et il y a plusieurs années, il avait traversé un cancer qu’il l’avait laissé très affaibli.

L'info est traitée à droite
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Après une brillante carrière qui l’avait lui-même conduit à porter le maillot albiceleste au début des années 1980 et à jouer successivement dans les clubs de River Plate à Buenos Aires, de Sheffield United en seconde division britannique avant de passer à Leeds, en première division, il était revenu en 1981 à Estudiantes avant de gagner le Mexique pour une fin de carrière à Irapuato en 1989.

Hommage en bas de page
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Retraité des crampons, il revint à son cher club de Estudiantes qu’il allait conduire en 2009, en tant qu’entraîneur, à la victoire dans la Copa Libertadores où s’affrontent les meilleurs clubs d’Amérique du Sud.

L'info est traitée en bas à droite
Le gros-titre est réservé au nombre de morts du covid dans le pays
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Même l’Université nationale de La Plata, la ville du club Estudiantes, lui avait rendu hommage en août 2018.

Quand Sabella portait le numéro 10 de l'équipe nationale

Ce matin, la presse le salue des titres de maestro et de profe (maître et prof.). Les footballeurs qu’il a coachés ont toujours apprécié son sens de l’humain et le respect qu’il portait à tout le monde.

Sa veillée funèbre se tient dans le domaine officiel de la fédération nationale de football (AFA).

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

samedi 29 août 2020

Et si, en cette année belgranienne, on fêtait la victoire de Tucumán ? [ici]

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Le jeudi 24 septembre 2020, Tucumán fêtera la victoire de Manuel Belgrano qui arrêta définitivement le reconquête coloniale en 1812. Or 2020 est une année particulière pour la mémoire de ce personnage clé de l’histoire argentine : ce sont les 250 ans de sa naissance et le bicentenaire de sa mort.

Les Éditions du Jasmin vous proposent à cette occasion une soirée Argentine, de 18h30 à 20h30, où je vous présenterai tous mes livres à l’Espace L’Autre Livre, 13 rue de l’École Polytechnique, au Quartier Latin, à proximité de l’église Saint-Etienne-du-Mont (M° Luxembourg).

Les consignes de prévention du Covid devront être respectées : venez donc avec un masque ! Le port de cet instrument de torture est assez peu agréable, tout le monde en convient, mais, comme aurait dit cet autre héros historique qu’était San Martín (1), c’est mieux que de se retrouver en soins intensifs à l’hôpital !

Cette soirée remplace celle qui avait été prévue à la mi-mars et que nous avions annulée parce que le confinement se profilait à l’horizon et que la situation sanitaire devenait cauchemardesque.

Vous pouvez découvrir mes livres en cliquant sur leur couverture dans la Colonne de Droite de ce blog, en consultant leur fiche sur mon site Internet et en écoutant les conférences et interviews, dans l’une et l’autre langue, français et espagnol, que j’ai mises en ligne, sous forme de vidéo, sur ma chaîne Dailymotion.



(1) La lettre à Tomás Guido où San Martín utilise ce type d’argument figure dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, qui sera disponible à la consultation et à la vente, tant sur le stand du Jasmin à La Bellevilloise, du 11 au 13 septembre prochain, qu’à l’Espace L’Autre Livre.

Rentrée 2020 à la Fête de L’Humanité Autrement [ici]

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Cette année, L’Humanité a dû renoncer à sa traditionnelle gigantesque manifestation festive, militante et culturelle à La Courneuve. L’événement aura toutefois lieu sous une forme alternative, dispersé sur plusieurs lieux emblématiques dans tout Paris.

La grande Agora de L’Humanité (conférences et tables-rondes) et le Village du Livre, avec ses éditeurs et ses auteurs, se retrouveront à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, à Paris, dans le 20e arrondissement, M° Gambetta ou Ménilmontant, du 11 au 13 septembre 2020.

Pour une haute résolution, cliquez sur l'image

La Bellevilloise est une ancienne coopérative ouvrière de consommation d’inspiration proudhonienne fondé au tout début de la Troisième République. Elle est restée une citadelle de la mémoire populaire de Paris.

Pour ma part, vous me retrouverez sur le stand des Éditions du Jasmin le vendredi et le samedi après-midi.


Toutes les consignes imposées par les pouvoirs publics contre la diffusion du Covid-19 seront en vigueur dans les lieux. Port du masque, lavage des mains, distance physique, etc. Et il n’y aura pas de dégustation de maté sur le stand. Pour reprendre cette belle habitude, on attendra le vaccin ou un traitement dûment validé…

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de La Bellevilloise, qui est encore en régime d’été pour quelques jours.

Ajout du 7 septembre 2020 :
Le vendredi, je quitterai le salon vers 17h pour pouvoir assister au Webinar organisé par deux professeures de l'Université de Salamanque dans le cadre de l'Année du Général Manuel Belgrano à 18h30.
Le samedi, je compte rester jusqu'à la fermeture prévue à 20h.

mercredi 30 janvier 2019

A Puerto Madero, régate de bienvenue à l’Année du Cochon [à l’affiche]

Régates 2018 (photo Maximiliano Faila)

Samedi prochain, le jour de la Chandeleur (peu fêté en Argentine), la communauté chinoise de Buenos Aires organise les régates du dragon pour fêter le Nouvel An chinois et l’année du Cochon, qui commencera le 5 février.

L'année dernière (photo Fernando de la Orden)

Comme l'année dernière, ces régates se disputeront dans le port de plaisance de Puerto Madero, non loin du Barrio Chino, installé depuis plusieurs années à Belgrano (1).

Les petites Argentines participent elles aussi aux festivités à Belgrano (photo F. de la Orden)

Depuis quelques années, les fêtes du nouvel an chinois cherchent leur place au soleil de la culture métissée de Buenos Aires et apparaissent comme un carnaval avant le carnaval et comme en plus, dans l’hémisphère sud, cela se passe en plein été et pendant les vacances, c’est un vrai atout touristique pour la capitale fédérale.

Sous les marquises, de quoi se restaurer de façon exotique ou plus classique
(photo Fernando de la Orden)

Les régates seront les bienvenues, un petit tour sur l’eau fera le plus grand bien à tout le monde, malgré l’effort, car actuellement la canicule règne sur l’Argentine et en particulier sur Buenos Aires.

Pour en savoir plus :
lire l’article de Clarín, qui propose aussi une sympathique galerie de photos.



(1) Et comme l’année dernière, à Paris, les mêmes festivités auront lieu le week-end suivant (dans le 13e arrondissement).

lundi 26 novembre 2018

La Copa Libertadores sans finale [Actu]

La une du supplément sportif hebdomadaire de Página/12 ce matin
C'est moi qui ai tourné en format paysage une une conçue en format portrait
Mais c'est plus facile à lire comme ça, non ? Surtout pour des francophones !

Le match retour entre Boca Juniors et River Plate qui avait été reporté à hier, dimanche, à 17h, n'a finalement pas eu lieu. Cela n'a rien d'étonnant, eu égard aux agressions et aux blessures subies par l'équipe des visiteurs au Stade Monumental, samedi dans l'après-midi, pendant leur trajet du sud au nord de Buenos Aires.

Les supporters effondrés sur les rares gradins rouge et blanc du Monumental
une nouvelle fois évacué pour cause de suspension de match
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Boca Juniors a décidé de passer par la voie judiciaire à l'intérieur des instances fédérales pour le moment et réclame par voie d'avocat que la fédération continentale lui accorde la coupe Libertadores puisque l'équipe a été mise hors d'état de jouer par la violence des supporters du River. Et il est vrai qu'en général, on punit le club dont les supporters manquent au code du fair-play.

Clarín a préféré faire sa une sur la conférence de presse de Boca
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River Plate a aussitôt sorti ses propres armes juridiques. La fédération continentale aussi. Et la FIFA n'est pas en reste dans cette guerre picrocholine qui fait la une des journaux ce lundi matin.

"L'heure est aux mesquineries", proclame le gros titre
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Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación

Ajout du 27 novembre 2018 :
le scandale a enfin une traduction politique avec la démission contrainte du ministre portègne de la Justice et de la Sécurité, qui a reconnu qu'il a failli dans l'exercice de ses responsabilités. C'est le premier ministre du gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires qui assumera ses fonctions.
lire l'article de Página/12
lire l'article de La Prensa
lire l'article de Clarín
lire l'article de La Nación

dimanche 25 novembre 2018

Bientôt le G20 et une équipe de foot attaquée dans Palermo [Actu]

La Prensa fait le lien entre deux émeutes sur deux grandes artères urbaines
en haut, l'avenida Libertador, à Buenos Aires
en bas, les Champs Elysées, à Paris
Pas mal vu !
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Hier après-midi, devait se tenir le match retour de la finale de la Copa Libertadores, au Monumental, au nord de Buenos Aires, entre Boca Juniors (visiteur) et River Plate (résident), en présence des seuls supporters de ce dernier club. Les spectateurs étaient déjà placés dans les gradins lorsque, en arrivant dans le quartier, le car du joueurs du Boca, un  beau bus de la très célèbre entreprise Flecha Bus, a été pris d’assaut par des groupes de supporters violents de River qui l’ont attaqué à coups de pierre, de projectiles en métal, de bouteilles… Vitres fracassées, joueurs blessés, chauffeur atteint qui s’évanouit au volant…

La Nación a choisi de montrer une photo
du bus sous les jets de projectiles des supporters adverses
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Les spectateurs ont été évacués du stade et les blessés du Boca Juniors soignés sur la pelouse pendant que l’équipe de River se solidarisait avec leurs confrères attaqués. Les forces de police avaient été mal distribuées dans la ville et le bus n'était pas escorté à la hauteur des enjeux, le gouvernement semblant tout absorbé par la préparation politique et technique du G20, vendredi prochain.

L’équipe de Boca, très notablement diminuée par les blessures de ses joueurs, refuse que le match soit simplement reporté au lendemain. L’équité sportive n’y trouverait pas son compte. Mais, d’une manière absurde ou cynique, la fédération internationale sud-américaine, soutenue par la FIFA, exige la tenue du match aujourd’hui, à 17h, sous peine de sanctions contre Boca Juniors. Comme dit l’un des joueurs vedettes, grièvement blessé à l’œil, autant donner tout de suite la victoire à River Plate !

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Le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires est montré du doigt pour son incapacité à assurer la sécurité du match et la paix civile dans la rue, ce qui n’est pas nouveau. Il y a des années que ces bandes de supporters du River font des quartiers nord de Palermo et de Belgrano un enfer à chaque match que leur équipe perd au Monumental et que les soirs de match, les riverains se calfeutrent chez eux.

Página/12 a choisi sa cible : la ministre fédérale de la Sécurité, Patricia Bullrich
En dessous, un joueur de Boca blessé
En dessous, le car du Boca Juniors pendant l'attaque
En gros tire : une phrase d'il y quelques jours de Bullrich :
"A côté du G20, un Boca-River c'est une chose plutôt mineure"
Il faut croire que non !

Le président Mauricio Macri, ancien président du Boca Juniors, dénonce l’incurie de son successeur à la tête de la Ville, qui en a autant à son service. Un spectacle lamentable en toutes circonstances mais encore plus à cinq jours d’une réunion au sommet du G20 dans la capitale argentine qui a choisi d’accueillir ses hôtes dans ce quartier de Palermo. Une honte internationale vivement ressentie par les portègnes, l’ensemble des Argentins et par la presse, aux premières loges pour la commenter.

Pour en savoir plus :
lire le récit du chauffeur de Boca Juniors rapporté par La Nación

mardi 18 juillet 2017

Eté septentrional sur Barrio de Tango [ici]

Programa en la Argentina en castellano, haciendo clic en este enlace


Comme tous les ans à la même époque, à partir de ce week-end, consacré au salon du livre du FILM, à Saint-Cyr Coëtquidan, et donc en ce qui me concerne à la grande campagne libératrice continentale de San Martín, je vais ralentir le rythme de mes publications sur Barrio de Tango. Ici, en Europe, c'est l'été.



Pour moi, c'est la dernière ligne droite avant mon voyage annuel en Argentine et les désormais traditionnelles tournées de conférences dans l'Intérieur et dans la capitale fédérale et sa banlieue.

Photo de la conférence à l'Alliance Française de Martínez
l'année dernière, un soir de tempête (sudestada)
Quelques courageuses avaient osé sortir de chez elles, ce soir-là... Rien que des dames !
Espérons que le ciel sera avec nous, cette année !

Au programme :

  • un congrès international d'histoire à San Juan pour le Bicentenaire de la Traversée des Andes par le général San Martín, dont j'aurai l'honneur d'être la seule participante européenne grâce au Ministère provincial de la Culture et du Tourisme qui a souhaité m'inviter à la demande de l'Association de Recherche historique de San Juan (les 17 et 18 août 2017). Mes conférences sont programmées le 17, au Centro de Convenciones, à 10h et à 16h45. Elles porteront l'une sur l'image de San Martín dans la presse européenne après la traversée des Andes et pendant la campagne d'émancipation continentale et l'autre sur les sources francophones sur la vie de San Martín (sources françaises et suisses, original du supposé discours de Sarmiento à Paris en 1847).
  • Interventions dans les établissements scolaires affiliés à l'Alliance Française le samedi 19 août autour de San Martín à Grand-Bourg, tel que Alberdi nous en a parlé (texte de Juan Bautista Alberdi de septembre 1843, contenu dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publié aux Editions du Jasmin),
  • plusieurs interventions à Villa Mercedes, au sud de San Luis, dans la province du même nom, dans deux établissements, le Centro Educativo n° 9 Dr. Juan LLerena, la matinée du 22 août, le Colegio n°2 Juan Esteban Pedernera (l'ex-Colegio Nacional) dans la matinée du 23 août, une rencontre informelle avec les élèves de l'Alliance Française le 22 à 19h30, un cocktail dînatoire au Rotary Club le 23 à 21h, une conférence universitaire sur les sources francophones qui enrichissent notre connaissance de la vie et la personnalité du général José de San Martín au Colegio de Arquitectos de la Universidad Nacional de Villa Mercedes (UNVIME) le 24 à 21h ainsi qu'une rencontre à l'Alliance Française, laquelle m'invite et organise l'ensemble de mon séjour sur place (du 21 au 24 août),
  • un exposé sur François Casimir Carbonnier, le peintre français qui exécuta le fameux portrait de Manuel Belgrano, à Londres, en 1815, pendant une mission diplomatique du général en Europe, un exposé en espagnol qui se tiendra à la Caserne du très historique Premier Régiment d'infanterie dit de Patricios (Parlermo), où l'Instituto Nacional Belgraniano a son siège (1).
  • une conférence à l'Alliance Française de Martínez  (le 1er septembre 2017), dans la très résidentielle banlieue nord-ouest de Buenos Aires, où j'étais déjà intervenue l'année dernière (2),
  • une journée au Colegio del Centenario, établissement scolaire privé de Florencio Varela, dans la grande banlieue sud de Buenos Aires (le 7 septembre),
  • et enfin une conférence, dont la date reste à fixer, au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, situé dans l'emblématique caserne de l'Escorte Présidentielle, dans le quartier de Palermo, pour compléter la causerie que j'avais déjà donnée en 2013 à un groupe d'officiers de ce corps prestigieux (et très populaire) (3)


Au fur et à mesure que mon programme se précise, je le note sur mon site Internet et sur ma page Facebook, où vous pouvez le voir plus rapidement que sur ce blog (où je ne le publierai vraiment que lorsque tout sera arrêté).

L'année dernière à Villa Mercedes, au Salón Azul, la salle des fêtes municipale

Autrement dit, ce n'est pas le travail qui me manque actuellement pour préparer mes interventions, dont la quasi-totalité se feront en espagnol (il y aura peut-être une animation en français à Martínez mais rien n'est encore gravé dans le marbre).

Ma première conférence au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo (MRGC)
le 6 septembre 2013

Sur Barrio de Tango, j'envisage de reprendre une activité normale au début du mois d'octobre... Ce sera un été indien, n'est-ce pas ?

Ajout du 9 août 2017 :
Pour en savoir plus, consulter les pages Web des organismes qui m'invitent :
la Junta de Estudios Históricos de San Juan,
le ministère du Tourisme, de la Culture et de l'Environnement de San Juan (page Facebook et site Internet),
l'Alliance Française de San Juan (page Facebook et site Internet),
l'Alliance Française de Villa Mercedes,
l'Alliance Française de Martínez (page Facebook et site Internet),
l'Université Nationale de Villa Mercedes (page Facebook et site Internet),
le Rotary de Villa Mercedes,
l'Instituto Nacional Belgraniano (page Facebook et site Internet),
le premier Régiment d'infanterie de Patricios,



(1) Ce point est un ajout du 31 juillet 2017. modifié le 8 août (la première date avait été fixée au 4 septembre)
(2) Ajout du 25 juillet 2017 : deux conférences sont prévues, l'une de 17h à 18h30, en français (et sans traduction), sur les sources francophones de l'histoire de San Martín, l'autre en espagnol, de 19h30 à 22h, sur le Paris de 1843, celui dans lequel a vécu San Martín, celui dont Alberdi nous a parlé dans son récit de sa rencontre, inattendue et émouvante, avec le Libertador, le 14 septembre 1843. Son récit est devenu un classique de la littérature argentine.
(3) Comme le sont en France la Garde Républicaine ou la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris.

jeudi 7 juillet 2016

Le nouveau Zamba est arrivé [à l'affiche]

En bas : la petite noire est pour une fois une dame de la haute société avec son peigne espagnol
et Zamba a coiffé le chapeau des vecinos (les propriétaires fonciers qui avaient le droit de vote)
En haut, au-dessus des autres personnages,
à gauche en uniforme, San Martín, à droite en civil, Belgrano

Le petit écolier argentin qui depuis plusieurs années enseigne sur la chaîne éducative Paka Paka à peu près tout le programme scolaire aux enfants argentins, Zamba, le petit Correntino qui aime goûter avec du chipá (le snack à la farine de manioc et au fromage de sa province), revient sur le devant de la scène à l'occasion des fêtes du Bicentenaire qui correspondent aussi aux vacances d'hiver.

Pendant l'ère kirchneriste, le petit écolier en blouse blanche n'a pas échappe à l'idéologisation de le secteur public. Il a été ici ou là un véritable support de propagande politique, notamment pour parler aux minots de personnages politiques comme Domingo Faustino Sarmiento, la bête noire des peronistes, qui en font un parangon de la droite libérale anglophile contre laquelle ils ont toujours lutté. D'après La Nación, le petit bonhomme, qui a conservé sa ligne picturale intacte, serait désormais débarrassé de ces oripeaux politiques et pourrait être mis sous tous les yeux, sans risquer de pré-conditionner les futures consciences politiques des têtes blondes. Je demande à voir, je suis comme saint Thomas sur ces affaires-là (il arrive qu'on remplace une idéologie par une autre, plus discrète mais non moins prégnante).

On retrouve les personnages habituels avec leurs caractéristiques picturales : Zamba lui-même, la petite esclave noire des temps coloniaux avec son fichu coloré sur la tête (à l'antillaise), l'institutrice en blouse blanche comme il convient, le bus scolaire orange qui permet aux enfants d'aller visiter tout le pays, les héros historiques de la Révolution de 1810 (San Martín, Belgrano, les grenadiers à cheval qui ici sont à pied, etc.) et les lieux emblématiques (le Cabildo de Buenos Aires, la Casa Histórica de Tucumán, très en vedette ces jours-ci, les Andes avec leurs neiges éternelles qui préparent déjà le programme de l'année prochaine)...

Capture d'écran

Reste à espérer que la créativité pédagogique et artistique qui a marqué de son empreinte cette formidable série est toujours là, derrière les pupitres de Paka Paka. Car grâce à ce programme, les enfants ont fait des progrès considérables dans la connaissance de l'histoire : lors des visites des musées, ils reconnaissent maintenant seuls les portraits des héros historiques, ce qui facilite grandement le travail des guides et enrichit le contenu muséologique qui peut leur être proposé. Et ce n'était pas du luxe !

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación, qui, fondée par Bartolomé Mitre, l'autre grand parangon de l'idéologie libérale anglophile, semble soulagée par ce changement que la rédaction appelait de ses vœux
consulter le site Web de Paka Paka, où l'on peut voir les différents épisodes du programme.

Ajout du 13 juillet 2016 :
lire l'article de La Nación sur la réouverture du parc pédagogiques d'attraction scientifique et technique Tecnópolis où Zamba retrouve sa place, alors qu'on l'en avait cru à jamais exilé... Zamba et d'autres succès de la période précédente, mais débarrassés (dit le quotidien) de la charge de propagande idéologique qui marquait la version kirchneriste.