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mercredi 28 septembre 2022

María Graña et Esteban Morgado se produisent au Teatro Astros [à l’affiche]

La première date a vite été complète.
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La chanteuse María Graña, qui a annoncé l’année dernière son prochain retrait de la scène, et le guitariste Esteban Morgado, à la tête de son ensemble, se produiront demain, jeudi 29 septembre 2022, à 20h30, au Teatro Astros, avenida Corrientes 746.

Prix des places : 3 000 et 4 000 $ ARG selon l’emplacement (dans un théâtre à l’italienne).

La chanteuse a commencé sa carrière il y a un demi-siècle, avec l’orchestre de Osvaldo Pugliese. Elle donne actuellement ses derniers récitals et offre au public ses tangos les plus emblématiques, ceux qu’il associe à sa voix et son interprétation comme les grands classiques Caserón de tejas (la grande maison aux tuiles) et Canción desesperada (chanson désespérée). Ce n’est plus l’heure des audaces et des innovations.

María Graña est accompagnée pour ces derniers tours de chant par le quatuor avec lequel elle se produit depuis une vingtaine d’années : un guitariste, Esteban Morgado ; un violoniste, Enrique Condomí ; un bandonéoniste, Walter Castro et un contrebassiste, Horacio "El Mono" Hurtado.

Ce tour de chant s’intitule Volvió una noche (autre titre d’un autre classique du répertoire).

Aujourd’hui, il semblait rester encore des places. Le précédent concert s’est tenu à guichet fermé.

Página/12 propose une courte interview des deux artistes dans son supplément culturel quotidien de ce matin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du spectacle sur le site de réservation en ligne Entrada Uno.

mercredi 17 novembre 2021

María Graña annonce ses adieux au tango [à l’affiche]

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Le samedi 27 novembre 2021, la chanteuse María Graña fêtera ses 50 ans de carrière et fera ses adieux au tango auquel elle a consacré la majorité de son parcours artistique.

Le concert aura lieu à l’Auditorio Belgrano, l’une des plus meilleures acoustiques de Buenos Aires, Virrey Loreto 2348, dans le quartier de Belgrano, dans le nord-ouest de Buenos Aires. A guichet fermé, malgré le prix des places (à partir de 1 400 $ ARG).

La chanteuse sera accompagnée à la guitare par Esteban Morgado, avec son quatuor (Walter Castro au bandonéon, Enrique Condomi au violon et Horacio Hurtado à la contrebasse).

A cette occasion, Página/12 a publié dimanche une longue interview de la chanteuse dans son supplément Яadar. Le quotidien doute un peu du caractère vraiment irrévocable du retrait de l’artiste. Elle pourrait revenir sur sa décision.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

vendredi 5 novembre 2021

La UBA va fêter en beauté son bicentenaire [à l’affiche]

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Pour le bicentenaire de sa fondation, l’Université de Buenos Aires proposera un grand concert symphonique sur les marches de la colonnade de la faculté de droit, à Recoleta, dans le nord de la ville.

Beaucoup de style de musique seront au programme : la musique classique côtoiera la variété (Jairo, Abel Pintos, Lito Vitale), le rock (Fito Páez) et le folklore (Víctor Heredia) sans oublier le tango, qui sera représenté par le grand chanteur Raúl Lavié, le guitariste Esteban Morgado et la danseuse Mora Godoy.

L’événement se tiendra en plein air, le 4 décembre 2021, à 18h30, et bien entendu, tout sera gratuit. Le concert sera retransmis en direct sur les chaînes Internet de la UBA (Youtube et Facebook).

Ce sera la dernière manifestation de ce bicentenaire qui aura été gâché par la pandémie comme tout depuis deux ans.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 20 juillet 2017

Le festival de Tango de La Falda retransmis à la télé [à l'affiche]


Demain, s'ouvre le festival de Tango de La Falda, dans la province de Córdoba, avec ses trois soirées de concert festifs. C'est le festival de tango le plus ancien dans le pays.

Cette année, ces spectacles seront retransmis par la télévision locale, Antena 3, et au niveau national par TV Pública en direct (il y a actuellement cinq heures de décalage horaire, à 20h à Córdoba, il est 1h du matin à Paris, Bruxelles ou Genève...

Les soirées se tiennent à l'auditorium municipal Carlos Gardel et c'est l'animateur télévisuel Silvio Soldán, un Michel Drucker métissé de Guy Lux, qui tiendra le rôle de Monsieur Loyal.

Des beaux noms au programme : les chanteurs Amelita Baltar, Adriana Varela, Raúl Lavie et Ariel Ardit, la Orquesta de Tango de la Ville de Buenos Aires et la Orquesta Provincial de Córdoba, le guitariste Esteban Morgado, le bandonéoniste Osvaldo Piro, et j'en passe.

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de la manifestation et la page Facebook de la ville.

mercredi 16 juillet 2014

Festival de La Falda ce week-end [à l'affiche]


Ce week-end, du 18 au 20 juillet 2014, comme tous les ans à la même époque, la ville de La Falda déploie son festival à l'ombre des sierras pampaneas de la Province de Córdoba.

A l'affiche de ces trois jours de gala nocturne, des artistes de dimension nationale et même internationale pour certains comme les chanteurs Amelita Baltar, Ariel Ardit, Raúl Lavié, María José Demare, José Angel Trelles, Adriana Valera et même Omar Mollo (un récent transfuge du rock), les musiciens Julián Hermida, Osvaldo Piro, Lito Vitale, Esteban Morgado et Juan Carlos Baglieto (tous deux à la fois guitaristes et chanteurs).

Cliquez sur les images pour lire les textes

Plusieurs compagnies de danse sont également invités, ainsi que l'orchestre corbobais de musique urbaine (traduisez tango, jazz et rock, par opposition au folclore qui appartient en propre aux zones rurales du pays).

Pour en savoir plus sur le plus ancien de ces festivals d'hiver, visitez son site Internet.

samedi 18 juin 2011

María Graña et Esteban Morgado enregistrent en direct ce soir aux 36 Billares [à l'affiche]

Ce soir, samedi 18 juin 2011, et la semaine prochaine, le samedi 25 juin, à 21h30, la chanteuse (excellente) María Graña et le guitariste (de très bonne réputation) Esteban Morgado se produisent au Bar 36 Billares, avenida de Mayo 1265, dans le quartier de Monserrat.

Entrée : 70 $.

Les deux concerts seront aussi l'occasion d'un enregistrement en public qui donnera lieu à la publication d'un disque avant la fin de l'année.

Au programme de ces deux soirées, quelques classiques du tango, des boleros et des morceaux folkloriques.

A voir, ne serait-ce que pour le plaisir d'avoir été témoin de ce qu'il y aura dans le CD, qui fera sans doute un excellent cadeau de Noël...

vendredi 3 avril 2009

Le Cuarteto Esteban Morgado à La Viruta [à l’affiche]

Capture d'écran du site d'Esteban Morgado


La Viruta est une célèbre milonga de Buenos Aires (1). Elle est située dans la rue Armenia au numéro 1366. Le guitariste et compositeur Esteban Morgado et son quatuor s’y produisent les deux premiers jeudis d’avril, le 2 (hier) et le 9, la semaine prochaine, à 23h. Entrée 20$.

Outre Esteban Morgado, qui assure la direction, les arrangements et la partie guitare, le Cuarteto se compose de Quique Condomí le violoniste, Horacio Hurtado, le contrebassiste et Walter Castro qui tient le bandonéon. Ils joueront des oeuvres originales et des classiques dans des arrangements réalisés pour être dansables (2) et ces concerts en public seront enregistrés et constitueront dans les mois qui viennent le prochain disque et le prochain DVD d'Esteban Morgado. A suivre...

Le concert sera accompagné de démonstrations du couple de danseurs Horacio Godoy, qui est aussi DJ, et Cecilia García.

Tous les samedis depuis la mi-février, Esteban Morgado se produit aussi à Clásica y Moderna, avenida Callao 892, à 21h30 (50$ l’entrée).

Pour découvrir Esteban Morgado, il faut cliquer sur ce lien qui vous mène à son site.
Pour découvrir la Viruta, cliquez sur cet autre lien.
La Viruta propose des bals (bien sûr), avec musique vivante ou DJ, et également des cours de tango argentin (et d’autres danses de société) et une restauration sur place (danser ça creuse) : pizzas, pâtes jusqu’à 3h30 du matin et empanadas pour le reste de la nuit, pour des petits-déjeuners roboratifs après une nuit passée à arracher des copeaux au plancher à force de danser (3).

(1) Milonga : ici le mot désigne le lieu du bal. Dans d’autres contextes, le même mot désigne aussi un rythme particulier appartenant à la famille du tango (en fait de la música ciudadana porteña), voir un type de composition poétique musicalisée propre à l’art, disparu désormais, des payadores (voir Grandes dates du tango argentin, dans la rubrique Petites Chronologies, en partie centrale de la Colonne de droite).
(2) C’est une des grandes richesses du tango que de compter sur une multitude d’arrangements pour chaque morceau. On peut faire un arrangement pour le bal (de corte bailable) ou pour le concert. Dans les années 30 et 40, le tango est essentiellement de corte bailable (de forme dansable en français). Horacio Salgán joue lui pour des auditeurs plus que pour des danseurs et se fait très mal voir dans le milieu des organisateurs de spectacles, la plupart du temps propriétaires de cabarets ou de café dansants, à qui ça ne peut pas plaire. C’est Astor Piazzolla qui remportera le pompon de la rupture avec la danse au milieu des années 50 en ne jouant plus que pour le public des auditeurs. Il n’a jamais joué pour le bal, après 1949...
(3) La Viruta : le copeau. Vient de l’expression "sacar viruta al piso" (arracher un copeau au plancher ou au sol), à force de le raboter avec les souliers en dansant. Une expression qui s’emploie pour décrire la passion avec laquelle les Argentins dansent jusqu’à pas d’heure...

vendredi 13 février 2009

Cycle Letra y Música au Teatro 25 de Mayo [à l’affiche]

Le 11 février a commencé au Teatro 25 de Mayo, Triunvirato 4444, dans le quartier de Villa Urquiza, un cycle de rencontres musicales, intitulé Paroles et musique (Letra y música) et placé sous la responsabilité de la journaliste Silvina Chediek et du guitariste et compositeur Esteban Morgado. Ce cycle s’intègre dans un programme parrainé par le Ministère de la Culture du Gouvernement de la ville de Buenos Aires, Aires Buenos Aires, Cultura para respirar.

Il s’agit d’une rencontre où la journaliste interviewe des artistes, qui présentent leur répertoire sur scène, et où le public peut intervenir. C’est Silvina Chediek qui a ouvert le cycle. C’est une animatrice audiovisuelle populaire, bien connue et très appréciée pour la qualité de ses nombreuses émissions, son charme, son élégance et la chaleur du ton intimiste de ses interviews. Sur la scène du Teatro 25 de Mayo, mardi prochain, Silvina Chediek sera remplacée par le journaliste Alejandro Apo.

De 1998 à 2006, Letra y Música était le titre d’une émission de télévision animée par Silvina Chediek et dont Esteban Morgado assumait la partie musicale. Il accompagnait à la guitare, sur le plateau, les chanteurs et autres artistes qu’invitait et interviewait Silvina Chediek. L’émission avait commencé sur le Canal de la Mujer (la chaîne de la femme) et avait continué sur Canal (á), une maison de production privée dont le slogan est "Cultura Activa" et qui appartient au groupe Pramer TV.

Actuellement, Canal (á) produit des émissions sur le rock (Rockeros et Manifiesto rock), sur le théâtre (Teatro Argentino et Escenario de Buenos Aires, une émission consacrée au programme du Complejo teatral de Buenos Aires qui rassemblent les deux théâtres publics que sont le San Martín et le Presidente Alvear sur la avenida Corrientes), sur les promenades littéraires à faire dans Buenos Aires (Lecturio), sur les courts métrages (Cortoscopía) et sur le tango (Destino Tango, Destination tango, de Matías Castelli). Les émissions sont multi-diffusées et passent sur différentes chaînes par satellite (et donc payantes).

En Argentine, les programmes de radio et de télévision sont souvent en kit : vous les retrouvez sur différents diffuseurs, les diffuseurs achetant les programmes à une multitude de maisons de production privée qui, à l’inverse de ce que nous connaissons en Europe, ne se lient pas par des contrats d’exclusivité. Cela a l’avantage d’offrir une foule d’opportunité de voir ou de revoir une même émission pour le spectateur (assez riche pour s’offrir les abonnements) et le désavantage de faire régner la loi de la jungle sur le marché audio-visuel.

Pour vous donner une idée du marché local en matière de télévision payante, Pramer TV touche un peu plus de 5 millions d’abonnés (familles, cafés, restaurants, clubs de quartier...) sur l’ensemble du continent sud-américain. Il est vrai aussi qu’il existe, notamment à Buenos Aires, une habitude de convivialité bien ancrée qui consiste à partager un téléviseur : on se réunit au café pour voir une émission au coude à coude avec les amis ou avec des inconnus ou chez le voisin qui a la télé et qui ouvre son patio à la moitié de la cuadra (voir le sens de ce concept dans Trousse lexicale d’urgence, dans la partie centrale de la colonne de droite).

Vous pouvez lire sous les deux liens suivantes deux interviews de Silvina Chediek : La Nación en 2000, La Nación en 2002.
Retrouvez le site de Esteban Morgado dans la zone des liens externes, rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (colonne de droite, partie inférieure).

Tous les articles de Barrio de Tango (y compris celui-ci) sur Villa Urquiza : cliquez sur le raccourci portant ce nom dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux (colonne de droite, partie supérieure).
Tous les articles sur la télévision (y compris celui-ci) en cliquant sur le raccourci Télévision, rubrique Tangoscope (colonne de droite, partie supérieure).
Le quotidien argentin La Nación : voir la colonne de droite. La partie inférieure est consacrée aux liens extérieurs. Rubique : Actu.

mercredi 4 février 2009

Cambalache : d'autres liens pour aller plus loin

Couverture de la partition originale de Cambalache (source : Todotango.com)

Barrio de Tango, blog sur le tango d'aujourd'hui (musique, danse, littérature, arts plastiques, histoire et vie quotidienne à Buenos Aires et sa région), accueille, depuis ce soir, une nouvelle section de liens externes pour aller plus loin.

J'ai donné à cette section le titre d'un célèbre tango d'Enrique Santos Discépolo, Cambalache, dans une version récente (la voix rauque et gouailleuse d'Adriana Varela, chantant en public accompagnée à la guitare par Esteban Morgado en 1996) parce que cette nouvelle rubrique est un peu un fourre-tout, juste un peu mis en ordre à travers quelques thémes pour que vous puissiez y trouvez vos petits (1).
Il y avait longtemps que je voulais élargir le choix de liens externes que je propose au lecteur à plusieurs sites qui ne s'intéressent pas exclusivement au tango et qui auraient donc noyé le sujet si je les avais introduits dans les sections précédentes.

Dans la section Cambalache, installée dans la partie basse de la colonne de droite, vous trouverez des stations de radio (accessibles par Internet), des chaînes de télévision (sur le Web), des maisons d'édition et des librairies ouvertes sur le monde entier ou sur l'univers hispanique (qui est déjà assez vaste), des centres culturels et autres institutions qui sont autant de sources d'information valables. Enfin j'ai aussi ajouté des dictionnaires en ligne pour aider mes visiteurs non francophones qui veulent comprendre plus précisément mes articles et qui n'ont pas nécessairement un dictionnaire sous la main (les dictionnaires de français ATLIF et CISCO, constitués par l'Université de Caen en Normandie) et mes visiteurs francophones qui souhaitent comprendre un article de journal argentin ou uruguayen auquel je renvoie. Les visiteurs francophones pourront ainsi facilement consulter le site de la RAE. La Real Academia Española publie (et met à jour) un dictionnaire qui fait référence dans tout le monde hispanique même s'il ne tient pas encore beaucoup compte de la langue populaire, orale, du Río de la Plata qui est celle du tango comme des journaux.
Wordreference est un dictionnaire bilingue polyglotte qui traduit langue à langue, dans les deux sens en français, anglais, espagnol, italien et portuguais. L'espagnol est plutôt celui de l'Espagne mais vous avez accès à des forums pour toutes les expressions latino-américaines inconnues en Europe.

Dans cette sous-section, j'ai aussi mis un lien vers Reverso, un logiciel offert par le site du quotidien français Le Monde et qui permet de réaliser des traductions automatiques. Il vous suffit de taper votre texte et de cliquer sur la langue dans laquelle vous souhaitez le faire traduire. Bien sûr, ce genre de traduction automatique présente quelques défauts, surtout lorsqu'il s'agit de la langue orale, de la langue du quotidien. En matière de traduction, rien ne remplacera jamais sans doute le discernement d'un être humain, sa sensibilité et sa liberté de choix. Les mêmes avantages de rapidité et les mêmes inconvénients d'imprécision valent pour les traductions automatiques proposées par Google et auxquelles vous donnent accès les liens INICO (castellano) et HOME (english) tout en haut de la colonne de droite. En cliquant dessus, vous accédez au blog en espagnol automatique et en anglais automatique (le blog ainsi traduit doit être à jour).



(1) Vous avez aussi dans la colonne de droite, au-dessus du profil, une section intitulée Trousse lexicale d'urgence, où les mots portègnes les plus courants sont traduits et expliqués.

vendredi 19 décembre 2008

Esteban Morgado au Club Lounge [à l’affiche]

Le guitariste et compositeur de tango Esteban Morgado est ce soir, vendredi 19 décembre, à 22h, au Club Lounge, Reconquista 974, dans le quartier de Retiro.

Il présentera son nouveau disque, intitulé Milonguero, entouré de ses musiciens : Quique Condomi au violon, Eduardo Hurtado dit Mono (le singe) à la contrebasse et Walter Castro au bandonéon.

Milonguero est inscrit pour le prix Latin Grammy. Vous trouverez facilement chez les disquaires de Buenos Aires (par Internet y compris) une bonne demi-douzaine de disques toujours en circulation.

Ce soir, 22h, au rez de chaussée (entrée 40$).

Esteban Morgado dispose d’un site web sur lequel vous pouvez écouter sa musique, avec un choix de 4 morceaux (l’onglet à droite en haut, si vous utilisez Internet Explorer).

lundi 1 décembre 2008

On n’a pas tous les jours 20 ans ! [Disques & Livres]

On n’a pas tous les jours vingt ans,
Ça nous arrive une fois seulement
Ce jour-là passe hélas trop vite
C’est pourquoi faut qu’on en profite

dit une chanson populaire française, de Léon Raiter (musique) et Fernand Pothier (paroles), sans grand intérêt littéraire, soit dit en passant, pour ne pas dire même assez cucul-la-praline (1). Mais enfin, elle fait partie de notre culture de base, cette rengaine à la noix.

Or il se trouve qu’en ce moment, c’est ce qui, en cette toute fin d’année 2008, arrive à Melopea Discos, la maison discographique que Litto Nebbia a monté il y a 20 ans pour défendre la bonne musique, la musique qu’il aime, la musique dont se désintéressent si souvent les grands labels internationaux.

C’est Melopea qui vient d’éditer, en octobre, De mi barrio, le premier disque commun de Mariel Martínez et Alejandro Picciano, qui le présentent en ce moment à travers l’Espagne après l’avoir présenté à Berlin, à Londres et à Paris tout récemment (le 18 novembre).

C’est Melopea qui a sorti de l’oubli dans lequel il coulait l’immense chanteur de tango, le second Gardel, que fut et que demeure Roberto Goyeneche, dit El Polaco. C’est Melopea qui a publié ses derniers albums, avant qu’il ne quitte cette terre, prématurément, en 1994. C’est à l’initiative de Litto Nebbia que plusieurs hommages lui ont été rendus et dont l’un a donné lieu à un très beau disque : Tributo al Polaco, avec Adriana Varela, Antonio Agri (aujourd'hui décédé), Horacio Ferrer, Néstor Marconi, Walter Ríos et Esteban Morgado... C’est encore à Litto Nebbia qu’Antonio Carrizo a confié une montagne de chutes d’émissions qu’il avait faites avec El Polaco et qui ont donné trois albums intitulés El Polaco cuenta y canta su historia (un millefeuille de pièces chantées accompagnées de différents articles et d’interviews où il parle de sa carrière et de tous les géants qu’il a côtoyés au long de sa vie artistique : Salgán, Troilo, Piazzolla, Kaplún, les frères Expósito, Discépolo, Homero Manzi, Horacio Ferrer, Cátulo Castillo et j’en oublie). C’est chez Melopea que vous trouverez des disques d’inédits de Piazzolla-Ferrer (eh si, ça existe), de Enrique Cadícamo (un disque dont la chanteuse est Adriana Varela, un autre interprété par Litto Nebbia lui-même) sans oublier le disque Cadícamo-Goyeneche, el poeta y el cantor, et toujours sur Cadícamo, un documentaire sublime, avec le poète lui-même et sa fille qui chante si merveilleusement : La historia vuelve a repetirse...

C’est aussi chez Melopea que vous trouverez Homenaje a Woody Allen, un album fantastique avec un excellent chanteur uruguayen trop tôt disparu, Gustavo Nocetti (6 novembre 1959 - 30 décembre 2002), qui chante ici des morceaux alors inédits de Raúl Garello et Horacio Ferrer, avec une jacquette dessinée par les Maestros Jorge Muscia (poue le fileteado et la conception générale) et Lulú Michelli (pour le portrait du cinéaste new-yorkais en pur style portègne).

Chez Melopea aussi, un album historique très émouvant : Virgilio Expósito, pianiste et compositeur de grands standards du tango des années 40, la plupart composés en coopération avec son frère aîné, le poète Homero, et avec lequel Litto a travaillé pendant plusieurs années, au sein du trio Expósito-Marconi-Nebbia. Virgilio Expósito Melódico y Cancionista, où le compositeur chante en s’accompagnant lui-même au piano quelques uns des grands morceaux du duo fraternel. Hyper-émouvant...

Chez Melopea aussi, la série des DVD Tangos instrumentales, qui nous montrent des formations passionnantes en pleine séance d’enregistrement en studio ou Susana Rinaldi en vivo en Finlandia en 1999, avec Juan Carlos Cuacci (aujourd’hui co-directeur de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires) et Walter Ríos, un bandonéoniste dont il a déjà été question plus haut et je reparle plus bas. Ces DVD, nous pouvons les trouver sous nos latitudes, surtout dans les grandes villes mais enfin, en cherchant bien...

Sinon, vous allez directement sur le site de Melopea et vous faites vos courses tranquillement avec votre souris....

En ce moment, chez Melopea, en vedette :

Litto Nebbia y La Luz, le 2ème volume d’hommage rendu par Litto au blues (neufs morceaux de sa composition sur les 14 pistes qui constituent ce disque)

Le bandonéoniste Walter Ríos et la chanteuse Mariel Dupetit : Tarde de julio (après-midi de juillet, donc d’hiver), un album de tango de 17 pistes, dont 3 sont occupées par des compositions de Walter Ríos (dont une co-signée avec Litto Nebbia) et beaucoup de classiques (Malena, Responso, Balada para mi muerte, Pedacito de cielo, El choclo, El Corazón al sur, Balada para un loco, etc...).

Eduardo Lagos, Folcloreishons, un disque de folklore argentin (attention : en Argentine, la musique folklorique, c’est de la musique vivante, contemporaine, ce n’est pas de la muséologie sonore). Le disque comporte un morceau de Atahualpa Yupanqui et un autre du Tatá Farias Gomez.

Un disque d’un duo violoniste-guitariste, respectivement Mauricio Marcelli et Hugo Romero, un duo de tango. L’album s’appelle Motivos, comporte des grands classiques (El motivo, La ví llegar, Lo que vendrá, Discepolín, Libertango, El día que me quieras) et d’autres morceaux nettement moins connus, comme Alfonsina y el mar (sur le suicide de la grande poètesse argentine Alfonsina Storni, 1892-1938) et Menta y Miel, une composition de Mauricio Marcelli lui-même.

Un disque de décembre 2007 du bandonéoniste Ernesto Baffa, l’un des maîtres du film El Café de los Maestros, avec Romance de Barrio de Pichuco, le maître dont la seule évocation le fait pleurer dans le documentaire, plusieurs tangos dont il est le compositeur et un éventail de compositeurs classiques (Cobián, Laurenz, Razzano, Maffia, De Caro...).

En 20 ans, Melopea a déjà publié plus d’un milliers d’albums, dans tous les genres vivants en Argentine (tango, folclore, jazz, blues et rock), en musique uruguayenne (candombe, murgas et autres) et aussi en flamenco. Litto Nebbia adore le flamenco et va tous les ans en Espagne, où il est attendu à nouveau cet été. Il fera une tournée dans la Péninsule, passera par Londres, où il est invité d’un groupe de rock dans la veine Beattles avec lequel il vient de se produire en Argentine, lors d’un festival de jeunes musiciens. Et dès que j’en sais plus, je vous annonce s’il passe ou non par Paris ou par la France...
(1) cucul-la-praline (popular) : tonto

mercredi 8 octobre 2008

Esteban Morgado et Raúl Garello au Velma Café [à l’affiche]

Vendredi 10, à 21h, le guitariste et compositeur Esteban Morgado jouera au Velma Café, une célèbre tanguería du quartier de Palermo (entrée à partir de 40$). Son site : cliquez ici.

Raúl Garello, compositeur, bandonéoniste et chef d’orchestre, accompagné de son Sextette présentera son dernier CD (Tocata para Sexteto, sorti en début d’année chez Pichuco Records), samedi 11 octobre, à 21h (entrée à partie de 35$). Le site du Maestro : utilisez ce lien ou voyez les liens à droite de la page.
Le Sexteto Raúl Garello se compose de Raúl Garello (bandonéon, direction et arrangements), Fabián Bertero (violín), Alberto Giaimo (piano), Chachi Ferreira (flûte), Gabriel De Lio (basse électrique) et José María Lavandera (percussion et accessoires). La chanteuse Noelia Moncada sera elle aussi présente. Sur le disque, chante également Jesús Hidalgo (absent au Velma).

samedi 20 septembre 2008

5ème Semaine de l'Art à Buenos Aires [à l'affiche]


Pour ouvrir le programme d'activités gratuites de la Semaine de l'Art du 21 au 27 septembre, la ville de Buenos Aires offre à tout le monde un concert de tango en plein air, au pied de l'Obélisque, point de rassemblement des Portègnes dès qu'il y a quelque chose à fêter ou à partager tous ensemble.

Ce sera à 16h, le dimanche 21 septembre, 1er jour du printemps, un jour que l'on fête en grande pompe là-bas, avec le Cuarteto Esteban Morgado. Bien entendu, c'est un concert gratuit. Le show sera complété par une exhibition d'un couple de danseurs. Le ministre de la Culture et du Tourisme du gouvernement de la ville, Hernán Lombardi, devrait être présent. En cas de pluie, le concert serait reporté au dimanche 28 mais les prévisions sont plutôt optimistes : on prévoit un temps un peu frisquet (17°), et des nuages qui joueraient à cache-cache avec l'astre solaire mais sans verser une seule goutte (la pluie, en l'occurence une llovizna, petite pluie de rien du tout, c'est pour ce soir).

Les samedis 13, 20 et 27 septembre, le guitariste Esteban Morgado se produit aussi à 21h30, à Clasica y Moderna (avenida Callao 892). Pour le connaître mieux, il n'y a qu'à visiter son site (en haut sur la droite, vous avez un petit cartouche qui vous permet d'écouter 4 morceaux, dont Por una cabeza de Carlos Gardel et Alfredo Le Pera).

Après ce concert, c'est plus de 100 galeries d'art, de musées et de centres culturels qui offriront pendant une semaine un circuit de visites guidées et gratuites, de conférences et autres activités en lien avec l'expression artistique. Il s'agit de la 5e édition de cette manifestation qui se concluera par un festival du dessin de 12h à 16h le 27, esquina Mayo y Peru, dans le quartier de Monserrat, pour que les Portègnes puissent y participer en famille.

Par ailleurs, en ce week-end des Journées européennes du Patrimoine, l'Ambassade de France, située dans le quartier de Retiro, ouvre ses portes gratuitement au public !!!