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jeudi 3 novembre 2022

Adieu à Atilio Stampone [Actu]

A la Academia Nacional del Tango, Atilio Stampone est applaudi
à l'occasion de ses 90 ans
Photo Mario Quinteros (pour Clarín)


Pianiste, compositeur, arrangeur comme tout le monde et chef d’orchestre, Atilio Stampone avait 96 ans. Né à Buenos Aires, il a fait toute sa carrière dans la capitale argentine où il a à deux reprises occupé la présidence de la SADAIC, la société des auteurs et compositeurs argentins.

Il y a quelques jours, le maestro avait été hospitalisé.

Atilio Stampone a droit à un titre secondaire
à droite de la photo de Serrat
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Au cours de sa carrière, Atilio Stampone avait d’abord joué dans l’orchestre de Pedro Maffia, l’un des tout premiers grands bandonéonistes du début du 20e siècle, l'un des fondateurs du genre, puis avait rejoint les rangs d’une des toutes premières formations de Astor Piazzolla avant de prendre son indépendance en 1952. Il s’était alors associé à Leopoldo Federico. Avec le poète Homero Expósito, il avait composé ce chef d’œuvre et grand classique du répertoire qu’est Afiches (1).

Même choix de la rédaction :
l'information se trouve en haut au centre
à la droite de Serrat
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Plus tard, il avait co-fondé une tanguería aujourd'hui disparue mais qui a vu passer tout ce que le genre comptait de plus grands, dont El Polaco Goyeneche, Rubén Juárez, Osvaldo Pugliese, Raúl Lavié, Nelly Omar ou Edmundo Rivero et beaucoup d’autres encore, Caño 14, qui s’est baladé entre les quartiers de Retiro et de Recoleta.

Sur la fin de sa carrière, il a été l’un des chefs de la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto.

Atilio Stampone est veillé aujourd’hui au siège de la SADAIC.


A la tête de la Orquesta Juan de Dios Filiberto
Photo José Manuel Fernández

Dans la presse de ce jour, sa disparition est éclipsée par les adieux à la scène de l’auteur-compositeur interprète catalan Joan Manuel Serrat, très apprécié en Argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

Curieusement, Página/12 ne rapporte pas la nouvelle.

Ajout du 4 novembre 2022 :
lire
la nécrologie dans Página/12 aujourd’hui

"Un incontestable"
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(1) Afiches fait partie du corpus que j’ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru en 2010 aux Éditions du Jasmin. Il ne pouvait pas être absent.

lundi 4 juillet 2016

Atilio Stampone à l'honneur ce soir au Museo Mundial del Tango [à l'affiche]

Photo Clarín

Le Maestro Atilio Stampone fêtait vendredi dernier, 1er juillet, ses 90 ans. Le pianiste et compositeur, auteur de plusieurs tangos qui figurent depuis longtemps parmi les classiques, est depuis de nombreuses années le président de la SADAIC, la société des auteurs-compositeurs argentins.

Il sera la vedette ce soir, lundi 4 juillet 2016, du premier Plenario de juillet de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, à 19h30.

Entrée libre et gratuite comme d'habitude.

Le Maestro repassera toute sa carrière en devisant avec Gabriel Soria, Roberto Martínez et Alejandro Molinari, devant un parterre d'amis et de musiciens invités. Le chanteur Carlos Cabrera interprétera plusieurs morceaux en fin de soirée.

La séance académique s'ouvrira avec le tango rituel, en l'occurrence Y después qué, de et par Atilio Stampone, dans un enregistrement où Néstor Marconi tenait le bandonéon solo.

mercredi 11 novembre 2015

Sixième édition pour le Festival de Tango de la République de La Boca [à l'affiche]


Pour la sixième année consécutive et pour quatre jours pleins, du 11 au 14 novembre 2015, le dynamique Tango Nuevo monte son festival dans le quartier populaire et traditionnellement anarchiste de La Boca, dans le sud de Buenos Aires, le long de l'ancien port industriel. Dans les circonstances actuelles (campagne électorale très vive), la manifestation risque fort d'être le lieu de plusieurs prises de position politique de la part de différents artistes.

Le programme est magnifique. Tout commence ce soir d'une manière plutôt solennelle puisque l'ouverture est confiée à la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, avec à la baguette Atilio Stampone et Oscar De Elía et, en chanteurs invités, Lucrecia Merico et Martín Alvarado. L'orchestre est un peu chez lui dans ce quartier puisqu'il porte le nom du compositeur qui en est l'emblème musical (1). Ce sera au Teatro Catalinas Sur, à 19h30, ce soir, 11 novembre.

Samedi, le festival rendra hommage au Maestro Leopoldo Federico, qui nous a quittés en décembre dernier.

Fait aussi partie du programme le quintette Negro La Boca, qui se revendique de la tradition anarchiste du quartier où il a élu domicile. La Típica La Vidú en est aussi, qui appartient elle aussi à ce mouvement de conscientisation populaire.

Le festival fait partie de la grande movida d'art et de culture populaire qui anime le sud de la ville. Toutes les activités sont libres et gratuites.

Pour aller plus loin :
se connecter à la page Facebook du festival.
La manifestation dispose aussi d'un canal Youtube où vous pouvez visionner différentes vidéos des éditions antérieures.



(1) L'autre artiste emblématique de La Boca était un ami personnel de Juan de Dios Filiberto, anarchiste comme lui, le peintre Benito Quinquela Martín, dont le musée jouxte Caminito et fait face au vieux port industriel, qu'il a passé une grande partie de sa vie à peindre par tous les temps, à toutes les heures et sous toutes les lumières.

mercredi 14 octobre 2015

Les cent ans de José Bragato au Teatro Cervantes [à l'affiche]

Ce soir, vendredi 14 octobre 2015, à 20h30, la Orquesta Juan de Dios Filiberto fêtera les cent ans du Maestro José Bragato par un concert gratuit au Teatro Nacional Cervantes, esquina Córdoba y Libertad, dans le quartier de San Nicolás. Au programme, des œuvres du récent centenaire (c'était avant-hier), de Astor Piazzolla, dont il fut l'un des violoncellistes de prédilection, de Osvaldo Piro et d'autres.

A la baguette, Atilio Stampone et Oscar D'Elia, comme d'habitude avec cette formation.

José Bragato est né en 1915 en Italie d'où il a émigré avec sa famille pour s'installer à Buenos Aires à l'âge de 13 ans. Il fait partie de ses émigrés qui ont fait le tango dans les années 1930 et 1940, avant d'intégrer le célèbre Octeto de Astor Piazzolla en 1955, dont il devint l'un des arrangeurs. Il travailla aussi au sein de l'orchestre philharmonique de Buenos Aires et l'orchestre du Teatro Colón, l'opéra de la capitale argentine, avant de prendre sa retraite officielle en 1968.

Hier, Página/12 a rendu hommage au Maestro dans ses pages culturelles. L'agence de presse Télam l'avait fait dès le 8 octobre.

On peut aussi lire l'annonce officielle du concert de ce soir sur le site du Ministère national de la Culture.

dimanche 5 juillet 2015

Un Plenario exceptionnel demain [à l'affiche]

Atilio Stampone (photo extraite du site de Gerardo Fernandez)

Demain, lundi 6 juillet 2015, la Academia Nacional del Tango propose un plenario exceptionnel autour du Maestro Atilio Stampone, qui fêtera son 89ème anniversaire, et du souvenir du Maestro Horacio Ferrer, qui accompagnera désormais l'institution tout au long des mois et des années.

Dans l'espace central, Atilio Stampone, pianiste et compositeur, président de la SADAIC, la société des auteurs-compositeurs argentins et co-chef de la Orquesta nacional de música argentina Juan de Dios Filiberto, dialoguera avec Roberto Martínez et racontera des anecdotes de sa carrière et de sa vie de musicien important du tango qui commença à travailler à la fin du "siècle d'or", les années 30 et 40.

Le tango rituel du jour sera un morceau de Stampone, Mi amigo Cholo, enregistré par lui-même et son orchestre.

Dans l'espace Horacio Ferrer Eterno, on projettera un extrait d'un documentaire que Agustín Cantavenera a consacré à la belle valse Chiquilín de Bachín (Ferrer-Piazzolla) (1). Quelqu'un de très spécial sera présent à cet hommage, Pablo González, qui lorsqu'il était un tout petit garçon haut comme trois pommes avait inspiré cette chanson sublime lorsque son chemin rencontrait souvent la nuit celui de Piazzolla et de Ferrer qui venaient manger un morceau après le travail à la Casa Bachín. C'était lui ce petit vendeur de roses nocturne dont parle la chanson... Et c'est le réalisateur qui a retrouvé la trace de cet homme pour les besoins de son film, provoquant ainsi les retrouvailles entre le poète et celui qui bien malgré lui l'avait inspiré.

Pablo Gonzalez le 11 mai 1914
photo extraite du blog Betisuaya

Pour aller plus loin :
lire l'interview de Pablo Alberto González datant du 11 mai 2014
lire la fiche du film sur le site argentin Cineartv
lire la dépêche de Argentina, le site du Secrétariat de la Communication du Gouvernement argentin.


(1) Chiquilín de Bachín fait partie des letras présentées et analysées le week-end dernier au festival Tangopostale de Toulouse.

mardi 19 mai 2015

Demain, Viviana Scarlassa chante avec l'Orchestre National de Musique argentine [à l'affiche]


Régulièrement, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto invite des chanteurs réputés ou moins connus à se joindre à lui lors de ses concerts, toujours gratuits pour le public, dans un grand théâtre de Buenos Aires.

Demain, mercredi 20 mai 2015, à 20h30, le concert aura lieu au Teatro El Globo, dans Recoleta, avec pour vedette la chanteuse et comédienne Viviana Scarlassa.

A la baguette, Oscar De Elía et Atilio Stampone.

Un régal en perspective.

Billets à retirer au théâtre, deux heures avant le lever de rideau.

mardi 16 décembre 2014

Dernier hommage officiel du Centenario Aníbal Troilo [Disques & Livres]


Ce soir, 16 décembre 2014, à 19h30, au siège de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage, la SADAIC, représentée par les Maestros Atilio Stampone, président, et Raúl Garello, membre du Conseil d'Administration, présentera un album institutionnel d'hommage à Aníbal Troilo, qu'elle édite pour marquer cette année du centenaire de sa naissance, le 11 juillet 1914.

Seront également présents Francisco Torne, petit-fils de Troilo et gestionnaire de ses archives, et Gabriel Soria, premier vice-président de l'ANT.

La manifestation, d'accès libre et gratuit dans la limite des places disponibles, est placée sous le patronage de la Commission Nationale du Centenaire Troilo.

mercredi 26 novembre 2014

Cien Troilos de María José Mentana [à l'affiche]


L'un des derniers épisodes du Centenaire Troilo : la sortie du nouveau disque de la chanteuse María José Mentana, Cien Troilos, qu'elle présentera demain, jeudi 27 novembre 2014, à 21h, au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo.

Elle sera accompagnée par de très grands musiciens comme Atilio Stampone, Leopoldo Federico, Osvaldo Berlingieri, Raúl Garello, Ernesto Baffa, Carlos Buono, Hugo Rivas et Litto Nebbia (grand admirateur de Pichuco à qui il a dédié des chansons), plus quelques autres qu'elle n'a pas nommés dans son blog.

Pour l'occasion, la Academia Nacional del Tango prête le bandonéon de Pichuco, qu'elle expose au Museo Mundial del Tango, pour qu'il sonne à nouveau en cette soirée exceptionnelle.

Le disque comporte quinze pistes, dont six interventions parlées de Horacio Ferrer, Leopoldo Federico, Ernesto Baffa, Litto Nebbia, Atilio Stampone et Raúl Garello et neuf chansons (1), toutes des grands classiques, dont Patio mío et Una canción.

Entrée : 100 $ ARG (comptez les consommations en plus, le Torcuato Tasso est aussi un restaurant, très sympathique soit dit en passant).

Pour en savoir plus :
consultez le blog de la chanteuse, son site Internet (attention au son qui se déclenche dès l'ouverture de la page d'accueil) et sa page Facebook
écoutez son interview par Leonardo Liberman, sur Siempre Argentina conexión español, de RAE (Radio Nacional) et téléchargeable sur le blog du journaliste, via Ivoox.
lire la dépêche de Télam sur la sortie du disque.


(1) Cinq d'entre elles font partie du corpus que j'ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin, et que je continue de présenter sur de nombreux salons du livre régionaux et locaux : María, Sur, Barrio de Tango, Garúa et Che Bandoneón. Avec le livre est offert un disque original, produit par Litto Nebbia en partenariat avec l'éditeur français. Comme tous les livres, il peut être obtenu chez n'importe quel libraire connaissant son métier. Il suffit de le lui commander (il est impossible aux libraires de disposer de tous les volumes qui paraissent en France, il y en a trop !)

mercredi 16 juillet 2014

Hommage à Pichuco au Teatro Cervantes [à l'affiche]

C'est la seconde partie de l'hommage organisé par le Ministère de la Culture au niveau national pour le centenaire de la naissance de Aníbal Troilo (11 juillet 1914-18 mai 1975) : ce soir, mercredi 16 juillet 2014, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, sous la direction de Atilio Stampone et Oscar de Elía, se produira sur la scène du Teatro Nacional Cervantes dans le quartier de Retiro. Le concert est gratuit.



Parmi les artistes invités, les chanteurs Omar Mollo (qu'on retrouvera ce week-end à La Falda), et Julia Zenko, les bandonéonistes Raúl Garello, Ernesto Baffa et Walter Ríos, le pianiste José Colángelo et les danseurs Eduardo et Gloria Arquimbau, deux grands représentants du tango salón, celui dansé par tout le monde au bal (milonga).

Le poète Horacio Ferrer participera lui aussi à la soirée avec la récitation de l'un ou l'autre des poèmes qu'il a consacrés à Pichuco (1) et parlera de ce qu'il a apporté dans la musique populaire argentine.

La soirée sera présentée par Gabriel Soria, son second à la tête de la Academia Nacional del Tango.

Les entrées, s'il en reste, sont à retirer au guichet du théâtre.

Pour en savoir plus sur les manifestations organisées dans le cadre de ce centenaire par le Ministère, à Buenos Aires et à Córdoba, visitez le site Internet (en espagnol).



(1) Vous trouverez des versions bilingues, avec traduction en français, des deux textes majeurs dans ce domaine, El Gordo Triste et La Jaula Mágica, dans mes ouvrages, Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après (Tarabuste Editions). Pour en savoir plus, cliquez sur l'image des couvertures dans la Colonne de droite.

samedi 12 juillet 2014

A cent ans et un jour [Troesmas]


C'était donc hier le centième anniversaire de la naissance de Aníbal Troilo et une belle surprise attendait les banlieusards qui fréquentent la gare de Constitución, dans le centre de Buenos Aires : la somptueuse et grande salle des Pas Perdus s'était animée au souvenir du grand musicien, avec des artistes de talent, en particulier le chanteur et compositeur Guillermo Fernández et une compagnie de danse contemporaine, dont les danseurs s'étaient mêlés à la foule des usagers, jusqu'à l'heure de révéler leur art...

D'un autre côté, le nouveau Directeur de l'Art au Ministère national de la Culture animait une table ronde, dans le cadre du congrès de l'IUNA, qui se tenait toute cette semaine et dont j'ai déjà parlé à l'occasion de ce centenaire.

Dans ce célèbre grand hall de la gare
Photo Leandro Teyssiere pour Página/12

Página/12, surtout, et Clarín, dans une moindre mesure, se font l'écho ce matin de cette journée particulière.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur la table-ronde à laquelle participaient Raúl Garello, José Colangelo et Atilio Stampone
lire l'article de Página/12, qui rapporte quelques déclarations (de circonstance) de différents artistes et ça commence mal : un vers de Horacio Ferrer (extrait de El Gorde triste) (1) mis, sans autre forme de procès, dans la bouche de Franco Luciani
lire l'article de Página/12 sur l'événement de la ligne Roca, à Constitución
lire l'article de Clarín sur le même sujet.



(1) Ce genre d'erreur d'attribution ou plus exactement d'oubli de la source (toujours lorsqu'il s'agit de Horacio Ferrer) a le don de m'agacer prodigieusement, parce que ces mêmes personnes, qui s'attribuent ainsi sans vergogne ses plus belles trouvailles poétiques, se répandent par ailleurs en sarcasmes et en propos malveillants sur lui, sa personnalité, sa façon de vivre (comme si cela regardait quelqu'un d'autre que lui !) et même sur le travail considérable qu'il abat à la tête de la Academia Nacional del Tango. Cela me fait sortir de mes gonds. El Gordo triste figure à la page 302 de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.

samedi 3 mai 2014

Lucrecia Merico et Esteban Riera avec la Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto [à l'affiche]


Mercredi 7 mai 2014, à 20h30, au Teatro Del Globo, Marcelo T. de Alvear 1155, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto se produira sous la direction de Atilio Stampone et Oscar de Elía avec pour chanteurs invités Lucrecia Merico et Esteban Riera, lequel viendra accompagné du Sexteto Meridional.

Lucrecia Merico interprétant Anclao en París, de Enrique Cadícamo et Guillermo Barbieri (1)

Entrée libre et gratuite. Les places sont à retirer le jour même au guichet du théâtre, à partir de 18h30.


(1) Anclao en París fait partie du corpus de tangos que j'ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paru en mai 2010 aux Editions du Jasmin. Peut être commandé chez tous les bons libraires.

mardi 29 octobre 2013

La fête à Leopoldo ce soir au Maipo [à l'affiche]


Ce soir, au Teatro Maipo, Esmeralda 443, le Maestro Leopoldo Federico fête les 55 ans de son orchestre typique entouré de ses amis tangueros, comme Atilio Stampone, Horacio Ferrer, José Colángelo, Hugo Marcel et le petit jeune guitariste, Hugo Rivas, avec lequel il a sorti récemment un disque... Tout l'orchestre sera là lui aussi comme on peut l'imaginer. La soirée est comme si souvent l'initiative de Gabriel Soria, le premier Vice-Président de la Academia Nacional del Tango.

A 86 ans, le grand bandonéoniste peut s'enorgueillir d'un parcours brillant. Ce n'est pas pour rien qu'il est aussi le président de l'AADI, la société des interprètes argentins.

Leopoldo Federico (en veste blanche) lors du concert d'ouverture
du Festival de Tango de Buenos Aires au Teatro Avenida le 15 août 2008
J'y étais ! Quel souvenir !

L'occasion en or pour Página/12 d'obtenir une interview de tous ces vétérans qui ont commencé à parler football, comme de bien entendu, en se plaignant de la mauvaise équipe qu'est devenu le Racing, une équipe qui a fait beaucoup comméré les supporters ces dernières semaines ! Ensuite, c'est le moulin à anecdotes qui commence à tourner et ce qui s'est passé ce jour-là en 1958, et avec Astor et avec Julio Sosa etc... Le supplément culturel de Página/12 a choisi pour illustrer sa une cette photo de la bande dans les locaux d'AADI. Cela ne vous donne pas envie d'aller au théâtre vous en mettre plein les oreilles ce soir ? Moi si !

Pour aller plus loin :

mardi 23 avril 2013

La Academia Porteña del Lunfardo fête son cinquantenaire au Cervantes [à l'affiche]


La Academia Porteña del Lunfardo, association privée qui ne dépend que des cotisations de ses membres, fête cette année les cinquante ans de sa fondation à Buenos Aires. Pour célébrer cet anniversaire, l'institution organise une grande soirée musicale au Teatro Nacional Cervantes, Libertad 815, dans le quartier de San Nicolás, le mercredi 24 avril 2013, à 20h30.

Entrée libre et gratuite.

Au programme, une première partie confiée à la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, placée sous la direction des Maestros Atilio Stampone et Oscar De Elía, avec le chanteur Raúl Cardá et en seconde partie la cantate profane Los 7 Pecados Capitales (les sept péchés capitaux), de Luis Alposta (texte) (1) et Pascual Cholo Mamone (musique), une œuvre composée pour deux voix et un accompagnement de bandonéons...

La distribution est brillante :
La cantante sera présentée par Luis Alposta et Marcela Ciruzzi. Au bandonéon, Sebastián Zasali (que vous connaissez passablement) et au chant, Lulú et Roberto Messina (la première vous est connue elle aussi).

Les entrées (gratuites) peuvent être retirées à la Academia Porteña del Lunfardo, Estados Unidos 1379 (dans le quartier de Constitución), ou au théâtre (une heure avant la représentation).

Si vous vous trouvez à Buenos Aires, allez vous régaler... sans vous damner. Attention, le lunfardo a longtemps senti le soufre...


(1) Qui a signé la postface de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

mercredi 6 mars 2013

La Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto fête la journée de la femme au Teatro del Globo [à l'affiche]


Vendredi 8 mars 2013, à 20h30, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto se produira au Teatro del Globo, Marcelo T. de Alvear 1155, dans le quartier de Recoleta, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme.


L'orchestre, qui sera dirigé par Atilio Stampone et Oscar D'Elia ainsi que par Osvaldo Piro, comme chef invité, présentera un choix de pièces de Eladia Blázquez, arrangées par Piro et Stampone et défendues par les voix des chanteuses Viviana Scarlassa, Alicia Vignola et Patricia Barone.

Je n'ai pas pu recueillir d'informations sur le prix des places. J'ai l'impression que c'est gratuit, mais sur place, mieux vaut vérifier...

jeudi 17 novembre 2011

Inauguration du Paseo Enrique Cadícamo [Troesma]

Mardi 22 novembre 2011 à 19h, aura lieu l'inauguration du Paseo Enrique Cadícamo, une promenade en l'honneur d'un des plus grands poètes du tango, né en 1900 à General Rodríguez (à côté de Luján) et mort en 1999 à Buenos Aires, à l'angle entre la Diagonal Norte et la rue piétonne Carabelas, en plein centre ville.

Le maître de cérémonie sera l'essayiste et grand collectionneur Oscar del Priore.

Atilio Stampone, pianiste, compositeur et actuel Président de la SADAIC, prendra la parole.

On attend une participation spéciale du Cuarteto El Amanecer et celle de huits chanteurs : le grand artiste qu'est Litto Nebbia, qui a sauvé de nombreuses oeuvres du poète de l'oubli dans son travail de producteur discographique, avec la publication de plusieurs disques et DVD sur le sujet, Jesús Hidalgo, Marcelo Tommasi, Lucrecia Merico, Hugo del Carril junior (le fils du grand chanteur et acteur homonyme), Néstor Fabián, Rodolfo Lemos, et surtout la fille du poète elle-même, Mónica Cadícamo, qui n'a pas fait une grande carrière d'interprète et qui sait pourtant chanter les classiques paternels d'une des manières les plus émouvantes et les plus sobres qu'il m'ait été donné d'entendre....

Bien entendu, le public peut se rendre à l'événement de manière libre et gratuite. Il est probable que la manifestation sera reportée en cas de pluie...

mardi 2 août 2011

Atilio Stampone intègre le corps professoral de la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Tous les mardis du mois d'août, donc dès ce soir, le Maestro Atilio Stampone, pianiste, compositeur (1), chef d'orchestre et également président de la SADAIC, la société des auteurs et compositeurs argentins, intègre le Séminaire de Culture Tanguera coordonné par Horacio Ferrer et Gabriel Soria.

De 19h30 à 21h30, il dissertera sur les commencements du tango, les premiers compositeurs, l'arrivée du sextuor de Julio De Caro, les grands pianistes du tango, son expérience au théâtre et au cinéma (musique de films) et les nuits de la tanguería Caño 14, dont il était le directeur et propriétaire et où de très grands se sont produits. Il en parlera aussi : Astor Piazzolla, Roberto Goyeneche, Aníbal Troilo...

La série des 5 cours coûte 250 pesos

(1) Atilio Stampone est en particulier le compositeur du célèbre Afiches (si merveilleusement interprété par Roberto Goyeneche). La letra (le texte) du poète Homero Expósito est présentée et traduite en français dans mon anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingues de tangos argentins, parue aux Editions du Jasmin, en mai 2010. C'est à la page 196.

mardi 17 mai 2011

Concert de tango au Cervantes mercredi soir [à l'affiche]

Demain, mercredi 18 mai 2011, à 20h30, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto donnera un concert gratuit au Teatro Nacional Cervantes, Libertad 815, sous la direction des Maestros Atilio Stampone et Oscar de Elía. Le chanteur invité est Hugo Marcel.

Au programme, des oeuvres de Astor Piazzolla, Atilio Stampone, Carlos Gardel, Julián Plaza, Mariano Mores etc...

Les entrées sont à retirer demain, à partir de 10h du matin, aux guichets du théâtre.

mercredi 14 juillet 2010

Hommage à Astor Piazzolla au Cervantes ce soir [à l'affiche]

Ce mercredi 14 juillet à 20h30, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto rendra hommage à Astor Piazzolla, au Teatro Cervantes, Libertad 815, entrée libre et gratuite.

Pour l'occasion, l'orchestre a invité la chanteuse Amelita Baltar, qui fut la femme de Piazzolla et a créé tous ses tangos à texte entre 1968 et 1975, année de leur séparation, et le bandonéoniste Horacio Romo, qui interviendra en qualité de soliste. Est également invité le Coro Nacional de Jóvenes, dirigé par Néstor Zadoff.

Le concert sera successivement dirigé par Atilio Stampone et Oscar De Elía.

Entrée libre et gratuite.
Les places sont à retirer aujourd'hui à partir de 10h, heure de Buenos Aires, au guichet du théâtre.

mardi 11 mai 2010

Prochain Plenario en l’honneur de Leopoldo Federico à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Le Plenario du 17 mai 2010 à la Academia Nacional del Tango sera consacré à un hommage bien mérité à la carrière et au talent du Maestro Leopoldo Federico dans le cadre d’une série de rencontres intitulée Les étoiles du tango racontent leurs succès (Las estrellas del Tango cuentan sus éxitos).

Ce sera comme d’habitude à 19h30, au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au 1er étage de la Academia (Avenida de Mayo 833 ou Rivadavia 830), dans le Museo Mundial del Tango.
Entrée libre et gratuite.

Il y aura deux tangos rituels (dans les grandes occasions, il faut ce qu’il faut !) : Cabulero de et par Leopoldo Federico à la tête de son orchestre et Neotango, de Leopoldo Federico, par le Octeto Buenos Aires, formation mythique d’Astor Piazzolla lorsqu’il revint en Argentine, après son séjour à Paris et les cours de Nadia Boulanger, en 1955.

C’est Horacio Ferrer qui fera l’introduction de la soirée pour présenter Leopoldo Federico (c’est histoire de causer parce que Leopoldo Federico, ce n’est plus vraiment nécessaire de la présenter !). Il sera accompagné sur l’estrade par Atilio Stampone, Horacio Malvicino et Susana Rinaldi avec un grand nombre d’autres membres de la Academia réunis sans doute au grand complet pour l’occasion.

Et enfin, il y aura projection de plusieurs films qui retraceront la riche carrière de ce grand du bandonéon.

Alors, à défaut d’être là-bas pour participer à cette fête, écoutons Cabulero, par la cuarteto Federico-Grela en 1965, grâce à Todo Tango. Cela consolera, pauvres Européens que nous sommes !

lundi 5 avril 2010

Patricia Barone et Raúl Lavié invités spéciaux de la Orquesta Juan de Dios Filiberto mercredi [à l'affiche]

La chanteuse Patricia Barone et le chanteur Raúl Lavié seront mercredi 7 avril à 20h30 les invités de la Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto.

Ce sera au Teatro Nacional Cervantes, situé à l'angle de la rue Libertad et de la avenida Córdoba, à la limite entre San Nicolás et Retiro.

Le concert est à entrée libre et gratuite, mais il convient néanmoins de retirer les places au guichet du théâtre à partir de 10h le jour même.

La chanteuse Patricia Barone est l'une des grandes artistes de la jeune génération. Elle a été l'une des interprètes du rôle principal de l'opéra-tango María de Buenos Aires, avec lequel elle a chanté en Italie il y a deux ans (je vous parlais samedi de cette oeuvre, à propos de la nouvelle version discographique que Marcelo Nisinman vient de sortir, voir mon article du 3 avril à ce propos).

Le site Internet que Patricia partage avec son mari, le compositeur et guitariste Javier González, est répertorié dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie basse (sur fond blanc) de la Colonne de droite de ce blog.

Raúl Lavié appartient à une génération antérieure et il a derrière lui une belle carrière. Je vous en ai parlé vendredi, pour sa version, qui a fait l'histoire, du tango-polka La Bicicleta Blanca, de Piazzolla et Ferrer (voir mon article du 2 avril sous le lien) mais aussi samedi parce qu'il tient le rôle du Cantor dans ce nouveau double disque de Marcelo Nisinman.

La Orquesta Nacional Juan de Dios Filiberto est une formation publique, dirigée par le pianiste et compositeur Atilio Stampone. Ces musiciens se consacrent à l'ensemble des répertoires de musiques argentines orchestrales, tango, folklore et musique classique.

Le 7 avril, l'ensemble sera placée sous la baguette d'Atilio Stampone et du sous-directeur, Oscar de Elía.

Pour en savoir plus :
lire les autres articles sur ces artistes en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Patricia Barone dispose d'un raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio.
Raúl Lavié, qui a désormais bien plus que 3 articles dans Barrio de Tango, la rejoint aujourd'hui (section Les chanteurs). A ma connaissance, en revanche, il ne dispose pas de site Internet ni de page de réseau social sur le Web (il faut dire qu'à ce stade de sa carrière, il n'en a pas vraiment besoin non plus).