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jeudi 11 mars 2021

Centenaire de Piazzolla par chez nous [ici]

Capture d'écran du site Web de la RTS
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Ici, en Europe, le centenaire existe aussi.

La chaîne de télévision culturelle franco-allemande Arte propose plusieurs émissions, dont le documentaire de Daniel Rosenfled (2016), Astor Piazzolla, Tango nuevo (sous le lien), en ligne jusqu’au 27 mai prochain. La même chaîne propose aussi d’autres vidéos, dont une capture d’une représentation de l’opéra-tango María de Buenos Aires (Astor Piazzolla - Horacio Ferrer, créé en 1969).

Ce soir, à 20h, Arte propose enfin un hommage de 97 minutes en livestream avec Richard Galliano, Leonardo Alarcón et l’orchestre philharmonique de Radio France. Le concert sera disponible en replay jusqu’au 10 mars 2024.

Capture d'écran du site Web de Arte concert
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En France, la radio publique France Musique (groupe Radio France) propose sept émissions rien qu’aujourd’hui. Elles ont été précédées par d’autres programmes depuis le début de cette semaine.

En Suisse, la Radio Télévision de la Suisse Romande propose quatre longues émissions, dont une double capture de Piazzolla sur scène à Lausanne d’une part et au Japon (150 minutes) et une version de María de Buenos Aires (78 minutes).

En Belgique, la Radio Télévision Francophone Belge semble moins généreuse, en tout cas sur son site Internet (1).

Je laisse à mes lecteurs le soin d’aller farfouiller sur les sites néerlandais où l’événement est sans aucun doute mieux traité (la reine des pays-Bas est argentine et elle avait fait jouer du Piazzolla à son mariage !).

L'Osservatore Romano de ce soir
page 10
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A Rome, L’Osservatore Romano y est allé ce soir de son article, en italien bien entendu. Piazzolla est l’un des musiciens préférés du pape en matière de tango (2).

© Denise Anne Clavilier



(1) Dans ces pays multilingues, il serait bon de regarder ce qu’il se passe sur les médias audiovisuels dans les autres langues mais sur Barrio de Tango, je me contente de parler des pays francophones (sinon, je ne s’en sors pas !). Je n’ai ajouté l’italien que parce que François est argentin et que cela se sent dans sa manière d’aborder de nombreux sujets. Sans parler de l’importance que ses compatriotes lui accordent.

(2) Je n’ai pas bénéficié de confidences personnelles. J’ai juste lu les livres qu’il a publiés lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires !

vendredi 8 janvier 2016

Le vignoble de Mendoza vedette de Planète Terre – Mendoza, viña y clima en la radio pública francesa [ici]

Nota bilingüe

Planète Terre est une émission de France Culture (Radio France) sur les enjeux géographiques et géologiques de notre temps : avant-hier, mercredi 6 janvier 2016, l'émission se penchait sur les défis qu'ont à relever le secteur de la viticulture face au changement climatique. Les invités s'y sont intéressés, de façon insistante, à ce qu'il se passe dans le vignoble mendocin, bien séparé, par la barrière montagneuse et l'étendue continentale, des influences tempérées de l'un et l'autre océans, situé qu'il est depuis trois siècles dans le semi-désert qui occupe le côté occidental des Andes.

Les phénomènes climatiques y mettent en effet la viticulture à rude épreuve dans cette Province argentine qui a fait du vin une part essentielle de sa jeune identité, la capitale provinciale n'hésitant pas à se présenter comme La Capital mundial del Vino (excusez du peu !).

L'une des retenues d'eau qui alimentent l'agglomération de Mendoza en eau potable.
Le barrage a été construit en 1999.
Comme on peut le voir sur cette photo prise le 30 août dernier,
le niveau est très bas et on est en hiver !

Les invités de Sylvain Kahn, Hervé Quenol du CNRS et Benjamin Bois de l'Université de Bourgogne, présentent au micro, pendant un peu moins d'une heure passionnante et fluide, les différents défis auxquels font face les vignerons face au réchauffement de la planète. Et c'est assez rare sur un média français pour être remarqué, ce qui est dit de la réalité vécue en Argentine est très juste. Voilà pour une fois des spécialistes fort bien informés, puisque leurs propos correspondent à ce que l'on peut observer sur place, dans ce pays en stress hydrique récurrent et croissant alors que l'irrigation a toujours été un enjeu de première importance dans la vie locale.

Par ailleurs, quelques heures plus tard, sur la même modulation de fréquence, Du grain à moudre s'est penché sur le choix qui ne va pas tarder à s'imposer aux vignerons français à la suite d'une nouvelle régulation européenne qui entre en vigueur ces jours-ci et qui pourrait mettre en danger notre notion de terroir, si importante dans notre culture œnologique : "L'avenir de la viticulture française passe-t-il par le vin de table ?"

Ayer en la radio pública, se difundió un programa de la radio sobre el cambio climático en el sector vitivinicola por todo el planeta. Uno de los ejemplos expuestos por los invitados, dos distinguidos especialistas e investigadores, resulta ser lo que está pasando en la Provincia de Mendoza. Se trata del concepto de terruño, un concepto nuevo en la Argentina, bastante antiguo en Francia, los problemas del riego y la escasez de agua y las adaptaciones en la actualidad para fomentar un futuro sostenible... También se habla de la situación en Francia y algunos otros paises... todo en francés. Se escucha haciendo clic acá.

El mismo día, se difundó otro programa, Du grain à moudre, sobre una cuestión pendiente para todo el sector en Francia : el desarrollo de distintos niveles de calidad enológica frente al mercado nacional e internacional. Muy interesante también pero ¡ahí no se habla de la Argentina!

Museo provincial Las Bovedas, à San Martín (Mendoza)
tel qu'il a été restauré en 2014-2015

Au sujet du vin à Mendoza, il est une anecdote dont se régalent tous les Argentins qui veulent aborder le sujet en y mettant une touche d'histoire ou d'érudition, à moins que ce ne soit un peu de prestige épique ! Non pas qu'elle soit connue de tous, loin de là, mais les chroniqueurs en usent beaucoup et en abusent souvent. Alors, comme ce blog est francophone et que notre partie du monde n'est pas saturée d'information à ce sujet, je m'en vais vous la conter. Il s'agit d'un des nombreux coups de pouce que le général José de San Martín, y compris après son retrait de la vie publique, voulut donner au vin de Mendoza, dont il s'efforçait de développer la production et le commerce, y voyant l'une des conditions de l'indépendance nationale d'un pays nouveau qui n'avait encore que peu d'activités de transformation. Et c'est l'un de ses proches, le colonel Manuel de Olazábal, qu'il aimait comme un fils (et c'était réciproque), qui nous en a laissé le souvenir, dans des mémoires qui ne furent publiées qu'en 1942.

Souffrant encore d'une maladie qui l'a saisi à Santiago en octobre 1822 alors qu'il rentrait du Pérou, où il venait de démissionner de la charge de premier Chef d'Etat de la toute jeune république fondée un an plus tôt (1), San Martín, qui n'a pas encore de logis personnel en ville, s'est installé, comme c'est la coutume du temps, chez la veuve d'un ancien gouverneur révolutionnaire de Montevideo, doña Josefa Huidobro, chez qui il reprend des forces tout en préparant, de loin en loin, sa vaste propriété agricole (chacra) de Los Barriales (2), à la campagne, où il compte bien faire venir, dès qu'un semblant de paix civile se fera jour, sa femme et sa fille, qui vivent alors à Buenos Aires, chez sa belle-mère. Manuel Olazábal, qui, à 23 ans, est déjà un ancien de l'Armée des Andes (3), lui sert alors d'officier d'ordonnance.

Durante su permanencia en Mendoza, llegaron allí de Chile y de tránsito para Buenos Aires, un señor Mosquera, colombiano, y don Antonio Arcos, antiguo jefe de ingenieros en el Ejército de los Andes.
Uno de los muchos días que comía con el General, lo hallé en su dormitorio con una pequeña imprenta sobre la mesa, y cuatro botellas de vino, timbrando unos papelitos, como los que traen los licores.
En el momento que entré, me preguntó:
-¿A que no adivina Ud. lo que estoy haciendo?
-No, señor- le respondí.
-Pues vea Ud., cuando invadimos a Chile, en 1817, dejé en mi chacra unas cincuenta botellas de vino moscatel de uno riquísimo que me había regalado don José Godoy. Por supuesto que lo que menos recordaba era esto, pero ahora ha días don Pedro Alvíncula Moyano, que como Ud. sabe corre con la chacra, me trajo una docena de estas botellas, refiriéndose al depósito que su honradez, me había conservado. Hoy tendrá a la mesa a Mosquera, Arcos y Ud., y a los postres pediré estas botellas y Ud. verá lo que somos los americanos, que en todo damos la preferencia al extranjero. A estas botellas de vino de Málaga, les he puesto de Mendoza, y a las de aquí, de Málaga.
Efectivamente, después de la comida, San Martín pidió los vinos diciendo: “Vamos a ver si están ustedes conformes conmigo sobre la supremacía de mi mendocino”.
Se sirvió primero el de Málaga con el rótulo Mendoza.
Los convidados, dijeron a más que era un rico vino, pero que le faltaba fragancia.
En seguida, se llenaron nuevas copas con el del letrero Málaga, pero que era de Mendoza.
Al momento prorrumpieron los dos diciendo: “¡Oh, hay una inmensa diferencia, esto es exquisito, no hay punto de comparación!”
El General soltó la risa, y les lanzó: “Ustedes son unos pillos, que se alucinan con el timbre”. Y en seguida les contó la trampa que había hecho.
Memorias del Coronel Manuel de Olazábal, Buenos Aires, 1942

Alors qu'il séjournait à Mendoza, arrivèrent du Chili et en route pour Buenos Aires, un Colombien, un certain monsieur Mosquera, et don Antonio Arcos, ancien ingénieur en chef de l'Armée des Andes.
L'un de ces nombreux jours où je déjeunais avec le général, je le trouvai dans sa chambre, avec une petite presse d'imprimerie et quatre bouteilles de vin sur la table, occupé à apposer des sceaux sur des étiquettes telles qu'en portent les liqueurs.
Au moment où j'entrais, il m'interrogea :
- Je suis sûr que vous ne devinez pas ce que je suis en train de faire !
- En effet, non, monsieur, lui répliquai-je.
Eh bien, voyez-vous, quand nous sommes partis au Chili en 1817 (4), j'ai laissé dans ma chacra une cinquantaine de bouteilles d'un fameux Moscatel que m'avait offertes don José Godoy (5). Bien entendu, cela m'était sorti de la tête mais il y a quelques jours maintenant, don Pedro Alvíncula Moyano (6), qui, comme vous le savez, s'occupe de la chacra, m'a apporté une douzaine de ces bouteilles qui viennent de ce dépôt que son sens de l'honneur m'a permis de conserver. Aujourd'hui, j'aurai à table Mosquera, Arcos et vous, et au dessert, je ferai venir ces bouteilles et vous verrez comment nous sommes, nous les Américains : en toute chose, nous donnons la préférence à ce qui vient de l'extérieur (7). Sur ces bouteilles de Málaga, j'ai mis des étiquettes de Mendoza et sur celles-ci, des étiquettes de Málaga.
Et en effet, après le repas, San Martín fit venir les vins en disant : Nous allons voir si vous êtes d'accord avec moi sur la suprématie de mon cher vin de Mendoza (8).
On servit d'abord celui de Málaga avec l'étiquette de Mendoza.
Les convives dirent qu'il fallait bien reconnaître que ce vin n'était pas mauvais mais qu'il manquait de bouquet.
On remplit sur le champ de nouveaux verres (9) avec celui qui portait l'étiquette de Málaga mais qui était de Mendoza.
Aussitôt les deux s'exclamèrent : Oh, il y a une immense différence. Celui-ci est exquis. C'est sans comparaison !
Le général éclata de rire et leur lança : Vous êtes deux fieffés filous. C'est le sceau sur l'étiquette qui vous fait divaguer ! Et il leur raconta aussitôt le tour qu'il leur avait joué.
(Traduction © Denise Anne Clavilier)

Les anecdotes ne manquent pas qui nous montrent ce San Martín méconnu : un homme plein d'humour, cordial et ne se prenant pas au sérieux... Voilà donc pour accompagner les vins que France Culture nous a servis dans de superbes verres ! Et il est probable que ce tour pourrait être joué avec autant de succès à beaucoup de Français qui aimeraient briller en société...

El Canal de la Patria à Junín (près de San Martín)
 Le creusement de ce canal fait partie des grands travaux ordonnés par San Martín
alors qu'il 'était gouverneur de la Province
Ce canal assurait l'irrigation des cultures, indispensable pour nourrir l'impressionnante Armée des Andes
L'Armée des Andes n'est plus là mais le canal remplit toujours sa mission agricole

Nos sobran estas anécdotas que nos enseñan a ese San Martín cordial, con tanto humor. Una lástima que no se conocen como se lo merece.
Para escuchar una charla que brindé en Buenos Aires en agosto del 2014 sobre esos aspectos del personaje, hacer clic acá (10). También se pueden escuchar en linea varias notas radiales.

Escuchar / Ecouter Planète Terre (Le vignoble au temps du changement climatique)
Escuchar / Ecouter Du grain à moudre (L'avenir de la viticulture française passe-t-il par le vin de table)

Pour aller non pas plus loin mais ailleurs :
lire l'article que La Nación consacre ce matin au tourisme œnologique qui montre le bout de son nez à Mar del Plata, à quelques kilomètres de la mer et à une latitude plus sudiste que Mendoza !



(1) D'après le peu qu'on en voit décrit, cette maladie ressemble fort à ce qu'on appelle aujourd'hui un burn-out.
(2) La chacra en tant que telle n'existe plus. Elle a été détruite par le tremblement de terre qui a sinistré la région le Jeudi Saint 1861 dans la soirée. D'elle il n'y a plus qu'une maison, reconstruite après 1861 et entourée d'un parc, en pleine ville. Cette ville qui a été dessinée par San Martín lui-même pendant ce séjour de 1823 et qui, sur décision du gouverneur de l'époque, porte son nom. Elle est située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Mendoza. Celle qui a été rebâtie n'évoque que de très loin la bâtisse que San Martín a connue avec cinq coupoles. Le musée Las Bovedas a été réaménagé l'année dernière, rénové, modernisé (voir mon Retour sur images d'octobre 2014).
Outre son architecture, il expose quelques souvenirs relatifs au premier propriétaire, différents outils agricoles et des documents sur l'histoire de cette région.
(3) L'Armée des Andes est le nom du corps expéditionnaire que San Martín a constitué de 1814 à 1816 pour reprendre le Chili tombé en octobre 18147 aux mains des contre-révolutionnaires. L'Armée des Andes s'est ébranlée en janvier 1817 et elle a reconquis le Chili par la victoire de Chacabuco le 12 février 1817 (voir à ce propos les trois articles de Barrio de Tango que j'ai consacrés à cet événement fondateur, le premier en novembre 2012 pour présenter San Martín à rebours des conquistadors puis deux entrées publiées sur ce blog en février 2014, l'une sur l'analyse dressée en juin 1817 par Le Journal des Débats à Paris et l'autre sur celle d'un hebdomadaire de jeunesse argentin).
Sur Chacabuco, il est aussi possible d'écouter en ligne la conférence que j'ai donnée en novembre 2015 à la Société d'histoire de Gretz-Armainvilliers.
(4) San Matín emploie le verbe invadir (envahir).
Pour des raisons qui tiennent à l'histoire de France, je ne peux me résoudre à traduire ainsi. Il s'agissait d'une entrée authentiquement libératrice. Je ne peux donc pas employer un verbe qui a en français une résonance belliqueuse, surtout quand on sait que les forces pétainistes parlaient de l'invasion de la France par les Alliés pour se référer au débarquement du 6 juin 1944. Et comme la traversée des Andes est à l'Amérique latine ce que le D-Day est à l'Europe !
(5) Le père du député constituant Tomás Godoy Cruz qui a donné son nom à l'ancien village de San Vicente, au nord de Mendoza, aujourd'hui rebaptisé Godoy Cruz, où j'ai donné l'année dernière une conférence devant une partie du conseil municipal (voir mon article du 19 octobre 2015).
(6) C'est à cette personne de confiance que San Martín a continué de confier sa chacra lorsqu'il est parti pour l'Europe quelques mois plus tard. Dans San Martín parlui-même et par ses contemporains, j'ai glissé une lettre qu'il lui a envoyée depuis son exil. Elle nous le révèle très intéressé par l'exploitation agricole de cette propriété et très proche de ce monsieur et de toute sa famille sur le plan de l'affection humaine. Quant à Josefa Huidobro, il lui avait laissé des objets personnels, dont ses armes, en particulier ce cimeterre qu'il avait acheté à Londres en 1811, qui l'avait accompagné tout au long de l'épopée libératrice et qui est aujourd'hui exposé au Museo Histórico Nacional, à Buenos Aires (après plusieurs décennies d'exposition dans le grand hall de la caserne des Grenadiers à cheval).
(7) Cela l'agaçait prodigieusement. Et c'est toujours vrai de nos jours.
(8) Je fais l'hypothèse ici que le mi est affectif et non pas possessif. Je ne pense pas qu'il s'agisse du vin qu'il produit lui-même. D'abord parce que ses invités n'auraient sans doute pas répondu comme ils l'ont fait. Ensuite parce que pour ce que j'ai pu en voir, il ne me semble pas qu'il y ait eu de la vigne à sa chacra qui se partageait entre du maraîchage, des vergers et de l'élevage de bovins et de chevaux. Peut-être y avait-il une production de fromage. Et il est sûr qu'il y avait vente de cuir. Ce qui est certain, c'est qu'en partant, il avait donné instruction à Alvíncula de répartir entre les pauvres de quoi subvenir à leurs besoins alimentaires sur les produits de la chacra, ce dont s'acquittait cet honnête délégataire tout en s'étouffant de rage en constatant que les bénéficiaires venaient chercher leur colis comme s'il s'agissait d'un dû, sans manifester la moindre gratitude à l'égard du général en exil.
(9) L'expression est ambiguë. Il peut s'agir d'un nouveau jeu de verres ou de remplir à nouveau les mêmes verres, si tant est qu'ils aient tout bu ! Il faudrait que j'en connaisse davantage sur les usages de table de l'époque, à Mendoza, pour traduire avec plus de certitude.
(10) El 3 de febrero próximo, tengo previsto poner en linea otra charla, la que brindé en la biblioteca popular Ricardo Rojas, en el predio de las Bovedas, en San Martín (Mendoza).

vendredi 25 décembre 2015

Alberto Manguel (en français) à La Grande Table de France Culture [ici]

Photo EFE

Découvrez le prochain directeur de la Biblioteca Nacional Mariano Moreno (Argentine), Alberto Manguel, dans cet épisode de l'émission de France Culture, La Grande Table, mardi 22 décembre 2015 à midi : en compagnie d'un autre éminent spécialiste, professeur de littérature espagnole à l'université française, il s'exprime, dans la langue de Molière, au sujet de la parution d'une nouvelle traduction de Don Quichotte dans la prestigieuse collection de la Pléiade (chez Gallimard), pour le tricentenaire de ce roman, tout à la fois épopée et pastiche, qui a fondé la littérature hispanophone...

A écouter en ligne et même à télécharger en podcast si vous le souhaitez.

Alberto Manguel a été nommé la semaine dernière pour remplacer le sociologue Horacio González à partir de juillet prochain. Lire à ce sujet mon article du 19 décembre 2015.

lundi 5 janvier 2015

L'hommage de France Musique à nos deux maestros disparus [Troesmas]

C'est à écouter en ligne sur le site de France Musique jusqu'en septembre 2017, dans les archives de Le temps d'une chanson, de Laurent Valero, qui passe tous les samedis de 18h à 19h (heure de Paris). L'information est valide pour une écoute depuis le territoire français, j'ignore par ailleurs pour quels pays Radio France a acquis les droits de diffusion de ces deux émissions. Il se peut que l'émission soit inaccessible pour un internaute installé hors de France, dans un pays non francophone ou hors de l'Union Européenne.


Hommage à Horacio Ferrer le 27 décembre 2014



Hommage à Leopoldo Federico, le 3 janvier 2015
(encore disponible sous forme de podcast, sous réserve des droits territoriaux, à l'heure où je publie cette entrée).

Pour écouter l'une ou l'autre émission, il suffit de cliquer sur le lien que j'ai introduit dans l'article, sous chacune des captures d'écran (site France Musique).

Pour en savoir plus sur ces deux artistes argentins, en français et dans Barrio de Tango, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.



NB : je transmets ces liens au moment où je prends connaissance de l'existence de ces deux émissions par une visite impromptue sur le site de la station. Je n'ai pas encore eu le temps de les écouter.

lundi 6 mai 2013

Autour de San Martín : une interview en espagnol sur RFI [ici]



Cet après-midi, le journaliste de Radio France International (RFI) Jordi Batallé m'a interviewée pour l'émission L'invité de RFI, pour le service hispanophone de notre radio publique nationale.

L'entrevue tourne autour du personnage de José de San Martín, à l'occasion de la sortie récente de la première biographie en français de ce grand héros sud-américain, que j'ai signée aux Editions du Jasmin, San Martín à rebours des conquistadors (que vous pouvez vous procurer dans n'importe quelle librairie francophone de la zone Euro et un peu au-delà, tout dépend de la politique commerciale du commerçant).

Vous pouvez télécharger gratuitement ce document, soit à la demande soit en abonnement podcast, ou l'écouter directement sur le site Internet de la chaîne. L'interview est passée à l'antenne cette après-midi à 16h.

Dans la Colonne de droite, dans la partie supérieure, vous pouvez trouver l'ensemble de mes interviews en ligne sur le site de la chaîne émettrice (RCF Drôme, France Culture, Radio Nacional Argentina...). La totalité de mes interventions se trouve sur mon site Internet, à la rubrique Radio.

Pour écouter ou télécharger l'entretien, cliquez sur ce lien.
Pour accéder à l'intégralité des enregistrements radio (toutes chaînes confondues, les unes en français, les autres en espagnol), cliquez sur ce lien.
Pour en savoir plus sur la figure de San Martín dans la culture et l'actualité argentines, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Voyage
San Martín étant un personnage central dans la construction argentine, il est l'objet de beaucoup d'intérêt dans le contenu du voyage culturel à Buenos Aires que je propose en partenariat avec l'agence Human Trip : journées San Martín-Luján et journée Mitre dans la rue San Martín.
Biographie
Pour en savoir plus sur San Martín, à rebours des conquistadors, cliquez sur la reproduction de la couverture dans la Colonne de droite de ce blog ou sur la page qui est consacrée à l'ouvrage sur mon site Internet.

Capture d'écran du site de RFI (image inerte)

Barrio de Tango est la première de mes pages Web où ce document est publié. D'ici demain matin, il le sera aussi sur ma Page Facebook et sur mon site, mais chaque chose en son temps.

lundi 25 mars 2013

Une parole européenne et [néanmoins] honnête sur le Pape François [Actu]


Capture d'écran sur le site de France Culture

Comme le savent mes lecteurs assidus, j'ai le plus grand respect pour la rédaction de Página/12, que je cite souvent dans ces colonnes, et en particulier pour l'un de ses journalistes, le spécialiste des droits de l'homme qu'est Horacio Verbitsky. Je suis convaincue que l'homme est honnête et sincère et je sais qu'il a beaucoup fait dans la lutte pour la démocratie dans son pays (1). Comme tous les citoyens de bon sens, je suis offusquée et choquée que des journaux de l'opposition fassent circuler sur lui des bruits infamants pour discréditer son combat et son travail. Cette technique est odieuse, elle est abjecte et malhonnête et elle déshonore ceux qui s'y livrent. Il n'en reste pas moins vrai que ce journaliste brillant se trompe du tout au tout lorsqu'il parle de l'Eglise (et du clergé) dont il croit, à tort, qu'elle fonctionne ou devrait fonctionner comme un parti politique ou une ONG militante qu'elle n'est pas, qu'elle n'a jamais été et qu'elle ne sera jamais (2). En cela, Horacio Verbitsky ne se distingue d'ailleurs pas d'un grand nombre d'intellectuels athées, voire anti-religieux, dans tout le monde occidental, en Europe comme en Amérique, qui croient qu'ils sont libres parce qu'ils considèrent les phénomènes religieux comme des délires d'autres hommes.

Ces derniers jours dans les pages de Página/12, pour soutenir ses thèses hostiles au Cardinal Bergoglio et donc au Pape François (3), Horacio Verbitsky nous a accusés, nous les Européens, d'être indifférents aux souffrances qui furent celles de l'Argentine sous la Dictature parce que ces thèses ne trouvent plus guère d'échos dans nos médias fiables et sérieux, après avoir excité pendant 48 heures le goût du scandale et du crapoteux de notre presse écrite et audiovisuelle en général (ce qui a fait espérer un temps à la rédaction du quotidien argentin que sa vision des choses serait répercutée par les journalistes partout dans le monde). Il va plus loin : cette indifférence qu'il nous prête constituerait, selon lui, une explication à l'enthousiasme, si manifeste dans la population générale, dans le clergé et dans nos médias, envers la personnalité du nouveau Pape.

Le journaliste attribue ainsi à notre ignorance, à notre indifférence et à la distance physique qui sépare l'Europe de l'Argentine un écart d'analyse qui repose en fait sur tout autre chose : notre propre expérience de la dictature (4) qui remonte à plus de soixante ans. Je veux parler de l'effroyable occupation nazie sur une immense partie de notre continent qui a entraîné lutte armée de défense (ce que nous n'appelons pas guerrilla mais résistance) et par conséquent une série de dénonciations, d'arrestations arbitraires, d'exécutions sommaires, de prise d'otages, de tortures, de déportations, bref des crimes de guerre dont l'horreur a été telle qu'elle a conduit une communauté des vainqueurs longtemps indifférente au sort des populations civiles à inventer le concept de crimes contre l'humanité. Ce temps écoulé est celui qui nous a été nécessaire pour passer d'une lecture polémique et partisane de notre propre histoire et des fractures idéologiques qu'elle a provoquées dans nos sociétés (lecture dans laquelle l'Argentine est encore plongée, trente ans seulement après la fin de son cauchemar) à une autre lecture, historique et méthodique, réalisée par des historiens et non plus par des journalistes ou des militants (5). A travers ces travaux de recherche, nous découvrons aujourd'hui, souvent avec surprise, la complexité et la subtilité des prises de position et des actions des uns et des autres dans ces années de plomb qui furent les nôtres et nous apprenons que ceux qu'en raison de leur appartenance à tel ou tel métier, à tel ou tel corps social, à tel ou tel parti politique, nous avions si facilement tenus pour des héros n'en étaient pas toujours et que ceux qui furent honnis, collectivement eux aussi et sur des on-dits et des légendes, se sont, plus souvent qu'on ne croyait, comportés avec honneur et qu'ils sont parfois morts sans en avoir fait état même au sein de leur propre famille. Plusieurs fois au cours du demi-siècle, nous avons vu des personnalités en vue, crédibles, accuser d'autres gens en avançant des preuves plus que contestables et avoir, plusieurs années plus tard, le courage de reconnaître leurs erreurs, comme l'ont fait le père Jaliks et le prix Nobel de la Paix Pérez Esquivel que Verbitsky traite en girouette ces derniers jours.
Faire passer ce type de regard, méthodologiquement distancié et dépassionné grâce à un long effort de digestion historique, pour une nouvelle forme de notre mépris envers les pays de l'Amérique du Sud est injuste et profondément blessant pour des journalistes qui cherchent à faire honnêtement leur travail et pour tous les passionnés de ce continent des antipodes dont nous sommes nombreux en Europe à tâcher de faire connaître, au prix d'un labeur incessant auprès de nos compatriotes, la richesse culturelle, politique et historique et le dynamisme intellectuel.

A l'intention donc des Argentins qui me font l'honneur de consulter ce blog, je signale l'émission politique de la station de radio publique France Culture, produite et animée tous les dimanches par le sociologue et journaliste Philippe Meyer, sous le titre L'esprit Public. Hier matin (24 mars 2013), cette table-ronde radiophonique de politologues et de journalistes a consacré une longue partie de son débat pluraliste à l'élection du nouveau Pape, à sa trajectoire ecclésiale et aux attentes du public quant à ce nouveau pontificat (6).
Cette émission, écoutable à la demande et podscatable gratuitement, fait, me semble-t-il, la lumière une fois pour toutes sur les différences d'appréciation, par ailleurs tout à fait respectables, entre la gauche athée argentine (et un peu au-delà de ce pays) et le reste du monde sur ce point précis de l'histoire récente.

Pour en savoir plus :
connectez-vous à la page de l'émission.
Quant à ceux qui préfèrent la télévision, France 5 a déjà consacré à cette élection plusieurs numéros de son émission de débat C dans l'air, rediffusée aussi sur TV5 et disponible en replay sur le site Internet de la chaîne (dans un délai limité à une semaine, tandis que L'Esprit Public reste consultable sans limitation de durée). Le délai institué par France 5 étant écoulé, ne sont plus visibles en ligne que certains reportages extraits de l'émission consacrée au Pape François (intitulée Un pape sympa) le 14 mars 2013 (aucun extrait des débats n'est plus visible).
Pour vous connecter néanmoins à la page de C dans l'air sur le site Internet de France 5, cliquez sur le lien.


(1) Pour mettre les choses en perspective pour le lecteur européen, Horacio Verbitsky et le Pape sont de la même génération. Donc Verbitsky n'est pas un "journaliste prometteur" qui a encore trente ans de carrière devant lui pour rattraper le coup. De son point de vue, ce qui vient d'arriver l'atteint dans sa crédibilité à la fin de sa carrière et il voit sa bête noire dans une situation exactement inverse à la sienne, accédant à un ministère dont il croyait lui avoir définitivement barré le passage. Pour quelqu'un qui défend la démocratie, c'est dur de se retrouver en opposition frontale avec les médias de vieille tradition démocratique. Sur un plan humain, on ne peut que saluer ses collègues qui restent à ses côtés et répéter qu'il se grandirait à reconnaître qu'il s'est trompé...
Cristina de Kirchner, quant à elle, a soixante ans. En femme politique responsable qui a encore de belles années d'action devant elle, elle avait intérêt à ne pas s'attarder dans des positions belliqueuses qui auraient affaibli son crédit sur le plan international et l'auraient rendu peu sympathique auprès d'un électorat assez ébloui par la "réussite" d'un enfant du pays, voire sincèrement acquis au Pape dans son ministère pétrinien, ce qui ne présume en rien de ce qu'elle a pu vivre à titre personnel dans la rencontre qu'elle a eue le 18 mars dernier avec le Pape à la Maison Sainte Marthe (elle semble bien en être sortie intimement touchée).
(2) Pour ceux qui ne savent toujours pas sur quelle réalité l'Eglise est fondée depuis mille neuf cents ans, je rappelle qu'il s'agit de l'impérieuse nécessité pour tous les chrétiens de proclamer un Dieu nommé Jésus, mort sur la croix et ressuscité, donc vivant parmi nous aujourd'hui. Son objet n'est donc pas la lutte pour la justice sociale ni même celle des droits de l'homme car quelque indispensable qu'elles soient l'une et l'autre, elles appartiennent toutes les deux à la sphère du politique ("Rendez à César ce qui appartient à César"). En revanche, ces deux thématiques sont des conséquences pratiques qui découlent logiquement et implacablement de la raison d'être de cette communauté de croyants, à savoir, comme je l'ai dit plus haut, la confession d'un dieu crucifié et ressuscité, qui est la source de la Vie ("et à Dieu ce qui appartient à Dieu"). Personne ne peut rien comprendre à l'Eglise et à son comportement visible et terrestre, a fortiori se permettre de le juger, s'il écarte de ses critères d'appréciation la réalité spirituelle sur laquelle elle est fondée, comme l'a, au reste, suggéré le Pape lui-même au lendemain de son élection, en adressant aux cardinaux une homélie magistrale et limpide : "Si elle ne confesse pas le Christ crucifié, l'Eglise n'est qu'une piètre ONG" (et en effet, si on la jugeait sur les critères valides pour les ONG, l'Eglise n'en mènerait pas large, mais c'est normal, ce n'est pas une ONG, c'est une communion spirituelle).
(3) Cette enquête sur Bergoglio repose, comme on l'a déjà vu dans d'autres articles, sur les dénonciations verbales de certains prêtres en conflit ouvert avec leur supérieur pendant la Dictature, et ce supérieur était Bergoglio. Or jamais des dénonciations ne peuvent faire office de preuves ni dans un Etat de droit ni dans la déontologie d'un chercheur ou d'un journaliste. Cette enquête représente néanmoins une partie importante du travail de Verbitsky et il lui a fallu du courage [mal placé sans doute, mais du courage tout de même] pour s'attaquer à un archevêque dans une Argentine qui reste très catholique. C'est même une des choses qui l'a fait connaître et qui a fait avancer la prise de conscience des Argentins sur les dégâts provoqués dans leur société par le système de mensonges institutionnalisés mis en place par la Dictature pour assurer son emprise sur le pays. Il est donc très humain qu'il veuille en soutenir le contenu et la véracité et qu'il soit très mécontent de voir que les témoins sur lesquels il s'est appuyé défendent maintenant d'autres positions (et ce retournement date d'il y a plusieurs années). A titre personnel, je comprends donc qu'il reste sur ses positions mais cela n'empêche pas qu'il se trompe. Or depuis dix jours, il a pris acte des déclarations qui s'opposent à sa version des choses, ce qui est honnête de sa part, et il n'a pas prouvé que ces retournements des témoins relevaient d'autre chose que de leur sincérité et de leur libre arbitre. Il est donc singulièrement surprenant et décevant de le voir attribuer des intentions tordues à des confrères étrangers qui prennent un chemin tenant compte des déclarations des dénonciateurs "repentis", que ce soit le père Jaliks, en Allemagne, ou le prix Nobel de la Paix argentin Pérez Esquivel.
(4) Je parle ici de l'Europe atlantique bien entendu, et non pas de l'Europe de l'Est, dont l'expérience des dictatures totalitaires communistes s'est prolongée jusqu'en 1989.
(5) A noter cependant qu'en Argentine, il n'y a toujours pas de différence claire de nature entre le métier d'historien et celui de journaliste. Les deux sont encore très liés l'un à l'autre par le fait que l'un comme l'autre nourrit le même débat qui reste largement idéologique et militant comme je l'ai dit à plusieurs reprises ici en parlant du Bicentenaire, de San Martín et de certains historiens comme Norberto Galasso et Felipe Pigna et comme j'aurai l'occasion d'en parler à nouveau lorsque je présenterai d'ici quelques semaines mon prochain livre, Tango Negro, dont je signe la version française avec l'auteur de l'essai original paru en Argentine, Juan Carlos Cáceres, lequel prend lui aussi la militance pour de l'histoire malgré ses presque cinquante ans de vie dans notre pays qui auraient pu et dû l'aider à séparer les deux activités.
(6) A la fin de l'émission, vous entendrez Philippe Meyer reprendre les éléments du débat en comparant d'une manière sévère mais juste la prétendue affaire des jésuites Yorio et Jaliks (arrêtés et torturés puis libérés et expulsés d'Argentine grâce à un Jorge Bergoglio qui les aurait exfiltrés, eux ou d'autres prêtres dans la même situation, sur ses propres deniers pour les mettre à l'abri à l'étranger) à la rumeur dite d'Orléans. Pour mes lecteurs sud-américains, j'explique donc de quoi il s'agit : il y a une bonne quarantaine d'années, sinon plus, un horrible bruit a couru dans la ville d'Orléans. Il prétendait qu'un certain nombre de femmes avaient été enlevées dans les cabines d'essayage des magasins d'habillement. Les pouvoirs publics eurent beau répéter et montrer que les chiffres de la police n'indiquaient aucune croissance des plaintes pour disparition ni à Orléans ni ailleurs en France, les Orléanais et d'autres habitants du pays se mirent à éviter les magasins d'habillement et à regarder tous leurs voisins avec angoisse et méfiance, faisant régner dans cette belle ville historique un climat de peur irrationnelle résistant à toute expression du bon sens et alimenté par des récits délirants de gens qui croyaient avoir assisté à des choses qui n'avaient jamais existé que dans leur imagination. Philippe Meyer a consacré un important travail d'analyse aux dérives commerciales actuelles de nos médias vers l'exploitation immédiate et sans recul du spectaculaire et du crapuleux, il sait donc de quoi il parle lorsqu'il fait cette comparaison, juste mais très rude pour ses confrères, majoritairement argentins, qui accréditent encore et toujours un scandale forgé de toutes pièces à partir d'interprétations subjectives sans qu'aucune preuve judiciaire recevable n'ait jamais été produite. Et je crois avoir assez dénoncé dans ces colonnes le peu de connaissance de l'Amérique Latine chez un grand nombre de nos reporters et chez quelques pédants prétendument experts pour avoir le droit aujourd'hui d'envoyer mes lecteurs vers une émission de qualité, comme je l'ai fait récemment pour Thalassa (mon article du 28 février 2013).

jeudi 28 février 2013

Carlos Gardel bientôt Au Fil de l'histoire [ici]


Le 13 mars 2013, à 2 h du matin, donc dans la nuit du mardi au mercredi, France Inter diffusera une pièce de théâtre radiophonique du dramaturge et romancier Patric Nottret intitulée Carlos Gardel, le tango dans la peau (le titre n'est pas de l'auteur).

D'après l'auteur, qui a eu la gentillesse de me tenir au courant de tout après m'avoir longuement interviewée il y a plusieurs mois pour éviter les clichés qui circulent un peu partout, la pièce a été mise en ondes avec beaucoup de soin par le producteur, Patrick Liegibel, qui a traité le sujet avec le respect qui s'imposait (Champagne !). Ce n'est pas moins de vingt-six personnes qui ont été mobilisées pendant quatre heures de répétition et d'enregistrement dans le studio 115 de la Maison Ronde : comédiens, techniciens du son, bruiteurs, réalisateur etc. Les chansons de Carlos Gardel mêlées au fil de la pièce ont été choisies par Patric Nottret (ce qui n'était pas acquis d'avance, une autre coupe, garçon !).

C'est le comédien Bernard Gabay, dont Patric Nottret m'assure qu'en plus d'avoir du talent, c'est un homme très sympathique, qui prêtera sa voix parlée au Zorzal Criollo, dont l'auteur souhaite souligner l'identité française (1). Et cela doit nous valoir une troisième coupe de champagne car la bonté, la générosité, le grand cœur de Gardel sont légendaires et amplement documentés... Mieux valait donc que le rôle échoie à un homme sympathique qu'à un cabotin arrogant...

L'heure de diffusion de l'émission vous dissuadera peut-être de l'écouter si vous habitez la façade ouest de l'océan Atlantique. C'est en revanche un horaire plus adapté à nos amis argentins. Cependant, l'émission est téléchargeable gratuitement, en podcast automatique et en opération manuelle pendant une semaine après la diffusion puis disponible en écoute à volonté pendant plus d'un an... France Inter dispose d'un streaming sur son site Internet, les auditeurs vivant sous des longitudes compatibles avec ces heures pourront donc l'écouter en direct. L'émission dure une demi-heure.

La pièce n'est pas encore annoncée sur le site de France Inter. Tant que cette annonce n'est pas faite par les services de la station, la date de diffusion reste susceptible de changement, mais l'émission a déjà été si souvent repoussée que ça devrait être bon, cette fois-ci !

Pour aller plus loin :
connectez-vous à la page d'Au Fil de l'histoire sur le portail de France Inter
      Ajout du 13 mars 2013 : podcast téléchargeable jusqu'à la mi-mai (sur France Inter).
connectez-vous au site Internet de Patric Nottret et découvrez le reste de son travail
allez découvrir le profil de Bernard Gabay sur Wikipedia (information gracieusement fournie par Patric Nottret lui-même)

Et puis pour le plaisir, voici Tomo y obligo (2), enregistré en son temps par le Zorzal Criollo, dans les studios de la Paramount, à Joinville-le-Pont, tout près de Paris, en 1931. Il s'agit d'un extrait de Luces de Buenos Aires, un film qui rassemblait tout un chapelet de grandes vedettes argentines débarquées tout exprès de leur lointaine capitale... En remerciement à Patric Nottret pour le sérieux avec lequel il a mené son enquête avant de se lancer dans l'aventure d'écrire une pièce chronométrable pour la radio française !




(1) Seul petit désaccord entre nous car pour ma part, je ne pense pas qu'il faille que la France ou les Français cherchent à récupérer cet artiste qui doit tout ce qu'il fut comme homme et comme musicien à l'Argentine. Certes il a vu le jour en France (que me pardonnent mes lecteurs uruguayens persuadés que cette idée est une invention argentine) mais il n'a eu dans son pays natal que des marques de mépris puisqu'il était un enfant né hors mariage, sans père comme on disait alors. Plus tard, mais bien plus tard, la France lui a accordé l'une de ses premières reconnaissances internationales et la plus prestigieuse aux yeux de son public sud-américain, mais il était alors un homme dans la force de l'âge. En 1924, il avait déjà trente-quatre ans !
(2) Tomo y obligo (c'est ma tournée) est la dernière chanson que Carlos Gardel ait chantée. C'était le 23 juin 1935 à Bogotá. Il s'est tué le lendemain peu après midi dans un accident d'avion, au sol. Tomo y obligo est traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, à la page 295.

jeudi 17 novembre 2011

Ma participation prochaine à Carnet Nomade sur France Culture [ici]

Le samedi 10 décembre 2011 (et non plus le 3, comme initialement prévu), France Culture diffusera un numéro de Carnet Nomade, de Colette Fellous, où j'interviendrai aux côtés d'autres personnalités dont la liste n'est pas encore totalement arrêtée. Je donnerai donc de plus amples informations d'ici quelques jours, dès que la productrice me donnera le feu vert.

Carnet Nomade est une émission de reportage culturel, constitué comme une mosaïque, par une productrice et animatrice qui est aussi écrivain, autour de l'histoire, de la littérature, de la musique, des ailleurs proches ou lointains... Actuellement, Colette Fellous s'intéresse particulièrement à l'Italie (le numéro de samedi dernier, toujours disponible en podcast au moment de la présente mise en ligne, porte sur Pompei).


L'émission bénéficie d'une double diffusion au petit matin du samedi, de 5h à 6h, et plus tard en début de soirée (de 19h30 à 20h30). Elle est audible en direct par voie hertzienne (longueur d'ondes variable sur l'ensemble du territoire français) et sur le streaming du site Internet de France Culture (Portail de Radio France), elle est téléchargeable sous forme d'un podcast en abonnement automatique pendant une semaine et elle reste disponible en écoute libre sans possibilité de téléchargement pendant de très longs mois, selon la règle qui s'applique à plusieurs émissions hebdomadaires de Radio France.

Dans ce numéro de Carnet Nomade, vous entendrez en particulier Patricia Barone, chantant Pompeya no olvida (un tango de Javier Gonzalez et Alejandro Swarcman, que j'ai traduit dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions) et Lucio Arce, dans Blues del Sur, une valse qui appartient à son tout prochain disque...

Pour en savoir plus :
Capture d'écran de la page de l'émission (cliquez dessus pour lire le texte en bonne résolution)

mercredi 15 juin 2011

Dernière chronique tango de la saison : Pichuco sur les ondes de France Musique [ici]

Jean-Louis Mingalon consacrera sa dernière chronique de la saison au "plus grand bandonéoniste de Buenos Aires", selon la formule du poète Julián Centeya, Aníbal Troilo, dit Pichuco, dit aussi El Gordo (1914-1975).


Ce sera pour conclure la prochaine émission de Benoît Duteurtre, Etonnez-moi Benoît, qui est diffusée le samedi, de 11h à 12h30, sur France Musique, et qu'il est possible de podcaster pendantn une semaine, après la diffusion en direct.

Aníbal Troilo, on ne le présente plus, en tout cas plus sur Barrio de Tango, dont les lecteurs le connaissent désormais très bien (cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à tous les articles que j'ai déjà consacrés au souvenir vibrant qu'il a laissé à Buenos Aires). Bandonéoniste, chef d'orchestre, compositeur de très nombreux chefs d'oeuvre, dont le tango Barrio de Tango, soit dit en passant, il est un personnage fondateur de l'histoire du genre et on le rencontre à tous les coins de rue à Buenos Aires, sous toutes les formes : la caricature, le fileteado, les plaques commémoratives, les références à ses oeuvres... Il a inventé le chanteur d'orchestre, celui dont la voix est l'un des instruments de la formation, par opposition au estribillista des années 30 qui ne faisait que chanter un refrain au milieu d'un arrangement en majeure partie instrumental. Il a donné au bandonéon ses lettres de noblesse définitives, après les pionniers que furent Eduardo Arolas, Pedro Maffia et Pedro Laurenz. Il a accepté d'accueillir dans son orchestre un jour un troublion très doué, Astor Piazzolla, et les deux hommes deviendront des amis inséparables. Le répertoire du tango, instrumental comme chanté, regorge de morceaux qui lui rendent hommage, dont Ese muchacho Troilo ou El Gorde Triste pour citer deux oeuvres de deux grands poètes, Homero Expósito et Horacio Ferrer (1) qui furent aussi de ses très nombreux amis (2).

Pour écouter l'émission, allumez votre radio si vous habitez en France ou dans les régions frontalières. Sinon, connectez-vous au streaming de la station sur le Portail de Radio France ou à la page de l'émission et abonnez-vous au podcast dont vous trouverez la liste sur la gauche de la page d'accueil du site de France Musique. Si vous ratez les 7 jours qui suivent la diffusion, vous pouvez encore écouter l'émission jusqu'à 30 jours plus tard.

La partie principale de l'émission sera consacrée à Jacqueline Boyer.

(1) Les deux pièces font partie de mon anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, respectivement aux pages 247 et 302.
(2) Il y a deux ans, Horacio Ferrer a sorti une biographie consacrée à Aníbal Troilo, aux Ediciones del Soñador, une épaisse somme accompagnée de deux CD, avec le soutien de la Ville de Buenos Aires. Voir mon article du 19 septembre 2009 sur la sortie de cet ouvrage. Aníbal Troilo a également son fascicule de la collection Historia del Tango, aux éditions Corregidor (c'est le n° 16).

mardi 10 mai 2011

Edmundo Rivero dans Etonnez-moi Benoît ce samedi [ici]

Le journaliste Jean-Louis Mingalon (JLM dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus) consacrera sa prochaine chronique tango au chanteur et compositeur Edmundo Rivero, le fondateur du Viejo Almacen, à San Telmo, dont on fête cette année le centième anniversaire de la naissance.

Cette nouvelle chronique concluera sur les ondes de France Musique la prochaine émission de Benoît Duteurtre, Etonnez-moi Benoît, samedi 14 mai 2011 en fin de matinée.

Comme le savent déjà bien les lecteurs réguliers de ce blog, Etonnez-moi Benoît s'écoute en direct sur la longueur d'onde locale de France Musique en direct, sur le streaming disponible sur le Portail Internet de Radio France, en podcast téléchargeable (gratuitement) par abonnement et en écoute à volonté sans téléchargement légal. Le podcast est disponible 7 jours après la diffusion et l'écoute à la carte dure 30 jours.

Jacquette du 33 tours original

Edmundo Rivero fut l'une des grandes (et rares) voix de basse du tango. Il a aussi été un militant vigoureux du lunfardo, ce parler populaire de Buenos Aires contre lequel combattirent si souvent différents gouvernements argentins plus soucieux de servir les intérêts de puissances étrangères (Grande-Bretagne avant la seconde guerre mondiale, Etats-Unis d'Amérique après) que ceux du peuple argentin lui-même. Il fallait un certain courage pour mener ce combat et il l'a eu. Il existe en particulier de lui un double album intitulé En lunfardo, qui a été depuis remasterisé pour CD et qui est disponible tout au long de l'année chez les disquaires de Buenos Aires (1).

Sur des textes du poète Luis Alposta, il a composé un bon nombre de très beaux tangos, dont certains sont présentés et traduits dans Barrio de Tango, mon anthologie parue en mai 2010 aux Editions du Jasmin (voir dans la partie supérieure de la Colonne de droite). Il a même repris des poèmes beaucoup plus anciens de Luis pour en faire des tangos, malheureusement peu enregistrés.

Il a enfin fondé la tanguería El Viejo Almacén, où, de son vivant, se sont produits les plus grands artistes de tango. Il avait fait choix pour cela d'une de ces rares bâtisses de style colonial qui existent encore à Buenos Aires, et dont la particularité architecturale est de former un angle de rue sans présenter de pan coupé (la ochava sacro-sainte de toute esquina portègne). Il avait eu un coup de coeur pour ce bâtiment où avait fonctionné une de ces épiceries-buvettes qui animaient au 19ème siècle la vie sociale des quartiers populaires, comme San Telmo l'était devenu après la grande épidémie de fièvre jaune de l'été 1871. Après la mort du fondateur, la famille de Edmundo Rivero n'a pas pu maintenir l'endroit en vie et a mis la clé sous la porte. Quelques années plus tard, le lieu a été repris, le nom conservé, mais le Viejo Almacén d'aujourd'hui est un lieu à touristes, un lieu pour des événements de communication montés par les services marketing des entreprises et il n'a plus rien à voir avec ce qu'avait fait vivre Edmundo Rivero.

De lui, il nous reste sa voix, à écouter et à réécouter sans cesse, un essai sur Carlos Gardel, une biographie écrite par Luis Alposta, le souvenir d'une prestance, d'un visage, d'une laideur légendaire, des disques avec Aníbal Troilo et son orchestre, ou Aníbal Troilo et Roberto Grela et avec un ensemble de guitares, puisque Rivero était chanteur d'orchestre et soliste a la criolla comme on dit là-bas...

Ecoutez-le ce samedi ou les jours qui suivront, grâce à la page de l'émission sur le site de France-Musique et si ce n'est pas encore fait, abonnez-vous au podcast d'Etonnez-moi Benoît (l'édition de samedi dernier est consacrée au comédien Jean Piat pour son spectacle sur la Nohan des artistes, programmé salle Gaveau à Paris le 16 mai prochain, Jean Piat dont l'épouse, Françoise Dorin, invitée à ce même micro il y a quelques semaines pour parler de ses propres chansons, était le week-end dernier en Alsace, à la Foire du Livre de Saint-Louis. Très élégante, à son habitude). Et d'ici samedi, vous pouvez visiter la page que le site encyclopédique argentin Todo Tango a consacrée à Edmundo Rivero, avec une jolie collection de ses enregistrements à vous mettre d'ores et déjà entre les oreilles.

Le reste de l'émission de samedi prochain sera consacré au Ministre de tutelle, Frédéric Mitterand, comme par hasard quelques jours après le 30ème anniversaire de l'élection de Tonton...

(1) Dans la rubrique Les commerçants du Barrio de Tango, dans la partie basse de la Colonne de droite de ce blog, vous trouverez en particulier le site en ligne du disquaire Zivals, véritable institution à Buenos Aires.

mercredi 9 mars 2011

Une voix rauque du tango contemporain à écouter sur France Musique samedi [ici]

Jacquette d'un des premiers disques de Adriana Varela, Melopea Discos (distribué en France)

Samedi 12 mars 2011, Jean-Louis Mingalon consacrera sa chronique tango à la chanteuse argentine Adriana Varela.

Vous connaissez désormais bien cette chronique qui revient environ toutes les six semaines à la fin de l'émission hebdomadaire que Benoît Duteurtre consacre à la musique populaire le samedi entre 11h et 12h30, Etonnez-moi Benoît.

Cette émission, vous le savez aussi, vous pouvez l'enregistrer par abonnement au podcast (format MP3) pendant la semaine qui suit la diffusion et l'écouter en libre écoute, gratuitement mais sans téléchargement possible, pendant les 30 jours qui suivent la diffusion. Le tout sur le portail internet de Radio France.

Adriana Varela, en revanche, vous la connaissez moins. C'est l'une des chanteuses très en vue à Buenos Aires où sa voix qui se fait de plus en plus rauque et cassée avec le temps, et son style de "diceuse" à la Goyeneche partagent radicalement le public argentin entre ceux qui aiment et ceux qui détestent. A vous de vous faire votre idée.

A ses débuts, La Gata Varela comme on l'appelle là-bas (entendez la môme Varela, à cause de sa gouaille, faubourienne en diable) a bénéficié du parainnage d'un Roberto Goyeneche qui avait perdu la puissance et l'onctuosité de sa voix mais dont le talent n'en éclatait que plus, dans cette décadence dont il eut le génie de tirer de la beauté. Elle a même enregistré avec lui une Balada para un loco qui a fait date. Elle a sorti ces premiers disques chez Melopea, la jacquette illustrant cet article en faisant foi (1).

Vous trouverez un certain nombre d'articles que je lui ai déjà consacrés dans ce blog en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et pourrez découvrir sa voix et son style sur son site Internet (2) et sur sa page Myspace. Adriana Varela figure en effet parmi les amis de ma propre page Myspace.
Sur la liste d'écoute Barrio de Tango (ed. du Jasmin), que vous trouverez sous l'onglet Playlists, sur la gauche de ma page Myspace, j'ai intégré sa version de El Morocho y El Oriental, un tango en hommage au duo que formèrent de 1911 à 1925 Carlos Gardel (que l'on surnommait dans ces années-là El Morocho ou El Morocho del Abasto) et José Razzano (surnommé, quant à lui, el Oriental) (3). El Morocho y El Oriental est du poète Enrique Cadícamo et du compositeur Ángel D'Agostino. Il a été écrit et composé après la mort accidentelle et tragique de Carlos Gardel à Medellín mais du vivant de José Razzano (qui est décédé en 1960).

Pour écouter l'émission, vous pouvez vous brancher sur la longueur d'ondes en FM de votre région, si vous vous trouvez en France ou dans une région limitrophe, ou en dehors de cette zone, vous connecter au streaming de la station ou à la page de l'émission, pour avoir accès au podcast et à l'écoute à la carte.
Dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie basse de la Colonne de droite, sur la droite de cet écran, vous disposez d'un lien permanent avec le site de France Musique.
Pour en savoir plus sur la chronique de Jean-Louis Mingalon, cliquez sur ses initiales dans le bloc Pour chercher, para buscar, to serach, ci-dessus.
Pour en savoir plus sur Adriana Varela, cliquez sur son nom dans ce même bloc Pour chercher.

(1) Pour acheter des disques Melopea, consultez d'abord le site du label (voir la partie basse de la Colonne de droite). Puis rendez-vous sur la boutique en ligne du disquaire portègne Zivals, Tangostore, où vous pourrez acheter des disques à prix argentin et détaxés (pour cause d'exportation), avec paiement sécurisé et conversion approximative de votre facture en euros. Bref, tout pour vous faciliter l'opération. On trouve sur le marché européen quelques disques de Adriana Varela, en dehors de l'Espagne, qui reste le pays d'Europe où l'on trouve le plus grand choix de musique argentine. Allez savoir pourquoi !
Les liens vers les deux sites, Melopea et Zivals-Tangostore, se trouvent de manière permanente dans la rubrique Les commerçants du Barrio de Tango, dans la partie inférieure de la Colonne de droite, sur cet écran, parmi tous les liens vers les sites externes (la partie supérieure de la Colonne rassemble, elle, les raccourcis internes à ce blog).
(2) Ce matin, lorsque je me suis connectée pour les besoins de cet article, j'ai trouvé un écran me signalant que le site était temporairement indisponible. C'était encore le petit matin à Buenos Aires, il est possible qu'il soit actuellement en maintenance ou en transformation.
(3) Pour comprendre ces deux surnoms, il faut lire El Morocho y El Oriental que j'ai présenté dans le texte original, puis traduit et commenté dans Barrio de Tango (Edition du Jasmin), le tout à la page 330. L'histoire du duo est racontée dans le même recueil aux pages 24 et 25. Balada para un loco, qu'elle a donc chanté et enregistré, est à la page 316 (toujours sur le même principe qui unifie tout le recueil : texte original, traduction en français, commentaires). Adriana Varela est aussi une interprète appréciée du poète Enrique Cadícamo, notamment Garúa (p 53), Anclao en París (p 284), La Casita de mis viejos (p 285), Muñeca Brava (p 283). Toujours chez Melopea, elle a enregistré, du vivant de Cadícamo et sous sa supervision, un album intitulé Tango del Lengue, entièrement consacré à l'oeuvre de ce poète, et elle a participé au documentaire La historia vuelve a repetirse, qui est l'hommage de Litto Nebbia au grand artiste, au soir de sa vie, disponible chez Melopea en DVD (Enrique Cadícamo est décédé à 99 ans et demi, en décembre 1999).