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lundi 28 septembre 2015

A Domont puis à Migennes les 10 et 11 octobre [ici]

Dos nuevas ferias del Libro para el arranque del ciclo lectivo y laboral en Francia, los 10 y 11 de octubre, o sea una serie de cinco eventos en tres semanas...

Modification le 8 octobre 2015 :

Après la géographie à Saint-Dié du 2 au 4 octobre prochain, je plongerai au cœur de l'histoire de France le week-end suivant en me rendant le samedi 10 octobre au salon du livre de Domont, dans le Val d'Oise, et le dimanche 11 octobre à celui de Migennes (ci-dessous), en pleine Bourgogne, dans le département de l'Yonne, un des pôles géographiques de notre histoire politique et culturelle tout au long du Moyen-Age, haut et bas, puis, sans répit, dans les époques moderne et contemporaine jusqu'au patrimoine architectural et gastronomique qui marque aujourd'hui la région... Vous pouvez donc venir nous rendre une petite visite et profiter avant ou après de l'excursion pour voir ou revoir ces lieux, goûter ces spécialités, admirer ces châteaux et abbatiales que nous ont laissés nos ancêtres.

Pour raison de santé (un rhume sévère, qui me tient depuis lundi), je dois renoncer au salon de Domont et réduire mon week-end au seul salon de Migennes, le dimanche. Pas de spécialités argentines, mis à part le mate, que je ne partagerai que si je me suis débarrassée de mes microbes...


Dans l'un et l'autre cas, il s'agit de manifestations locales à taille humaine où auteurs, éditeurs et public peuvent dialoguer bien plus en profondeur que dans certains salons certes plus ambitieux mais où il s'avère moins aisé de faire son choix au milieu de centaines d'exposants.

Les deux salons, qu'il soit dans le sud de Paris ou dans le centre-est du pays, sont d'entrée libre et gratuite.

Hier après-midi, à Merlieux, alors que le soleil commençait à arroser mon espace de dédicace
sur le stand des Editions du Jasmin
avec mate (vert), chipá (devant) et tortitas (derrière)

Pour ma part, je dédicacerai comme d'habitude sur le stand des Editions du Jasmin tous mes livres sur la culture et l'histoire de l'Argentine, celle des villes et celle des champs, avec le thermos d'eau chaude à 75° (1) et le mate rempli d'une yerba mate d'exception (2) que je rapporte tous les ans du marché de San Telmo et des supermarchés du secteur (en particulier le supermercado Panda, tout en haut de la rue Perú, entre Belgrano et Moreno).

Les deux salons n'ont ni site Internet ni page ou profil Facebook. Les informations sont donc disponibles sur les site Web de leur mairie respective, celle de Domont et celle de Migennes. La mairie de Migennes dispose aussi d'une page Facebook.

Hier sur notre stand, à Merlieux

Sur tous les salons du livre de cet automne, vous trouverez sur le stand des Editions du Jasmin un petit ouvrage, composé de deux micro-nouvelles imprimées tête-bêche, publié par le collectif Bateau de Papier et vendu au profit de l'aide aux réfugiés.
Bateau de Papier réunit quatre petits éditeurs indépendants qui ont décidé de participer à la mesure de leurs moyens au gros effort qui devrait être celui de la Nation tout entière si la France est bien le berceau des droits de l'homme qu'elle s'enorgueillit d'être depuis de deux cents ans.

Cliquez sur l'image pour lire le texte

Vous pouvez rejoindre Bateau de Papier sur Facebook ou lire cet article publié récemment par Livres Hebdo, la revue francophone du secteur.


(1) Il ne faut en aucun cas que l'eau du maté dépasse les 75 ou 80°. Sinon, la plante est lavée comme on dit en Argentine. Toute la saveur est tuée par la chaleur, les premières gorgées sont trop fortes et les suivants n'ont plus de goût... Si j'ai le temps de les faire, à Domont, j'apporterai des chipá. Je doute fort d'avoir la même disponibilité le samedi soir pour le lendemain à Migennes.
(2) En fonction de l'humeur du jour, lorsque je prépare mon sac (la mochila) la veille, j'utilise tantôt la marque Playadito, appartenant à une coopérative de la Province de Corrientes qui produit trois yerba mate différentes, dont un mélange avec des plantes aromatiques, tantôt la marque La Obereña, propriété d'une autre coopérative, au fin fond du nord de la Province de Misiones, tout près des chute d'Iguazú : celle-ci ne produit qu'un seul type de yerba mate, une yerba fumée particulièrement délicate. Dans un cas comme dans l'autre, on ne trouve pas ces produits en Europe.

jeudi 17 septembre 2015

Une nouvelle interview en ligne... et en français [Chroniques d'Argentine]

Nota radial en linea en el blog de RAE, Siempre Argentina conexión francés


Après la mise en ligne de deux interviews données en espagnol les 17 et 31 août dernier, respectivement à Radio Mitre Mendoza et à Radio Nihuil, c'est une interview en français mais bel et bien donnée en Argentine qui vient d'être mise en ligne sur le blog de RAE, Radiodifusión Argentina al Exterior, et que j'ai ajoutée à mon site Internet (en pages Radio).

Mes lecteurs assidus connaissent déjà bien cette station internationale de Radio Nacional Argentina qui émet en sept langues différentes (espagnol, français, anglais, italien, allemand, portugais et japonais).


En l'occurrence, et pour la première fois, l'interview a eu lieu en direct, le 4 septembre vers 18h (heure locale), tout juste un an après celle de 2014. En 2014, j'avais parlé surtout de José de San Martín (1778-1850), avec Magdalena Arnoux. Cette année, nous avons parlé toutes les deux de ma tournée à Mendoza, donc un peu de San Martín, inséparable de cette ville et de cette province qu'il aimait tant, et pas mal de Contes animaliers d'Argentine, mon livre le plus récent, que j'ai publié en juin 2015 aux Editions du Jasmin.

Ce livre et tous les autres, je les présenterai et les dédicacerai à la Fête du Livre de Merlieux, qui représentera pour moi le redémarrage de mes rencontres avec le public en 2015.

samedi 12 septembre 2015

Nouvelle interview à écouter en ligne sur mon site [ici]

Le 17 août 2015, Radio Mitre Mendoza m'a appelée au téléphone à Buenos Aires pour m'interviewer sur l'homme du jour, le général San Martín, dont l'Argentine fête le souvenir tous les ans ce jour-là, date anniversaire de sa mort à Boulogne-sur-Mer, en 1850.
C'était dans l'émission matinale Primero Mendoza, vers 9h30, heure locale.

L'interview, d'un petit quart d'heure, en espagnol bien sûr, est désormais en ligne sur les pages Radio de mon site Internet, à côté de l'autre interview, donnée le 31 août, à Radio Nihuil, encore plus tôt le matin et toujours par téléphone.

Radio Mitre Mendoza est l'une des antennes de l'Intérieur de Radio Mitre, une des stations privées les plus importantes du pays. Elle fait partie du même groupe que le quotidien Los Andes, le premier journal local de Mendoza. Vous pouvez ainsi l'écouter à partir du site du journal.


Radio Nihuil est la radio privée leader d'audience sur la Province de Mendoza. Elle émet depuis la ville de Las Heras, dans le Gran Mendoza, et elle est écoutée jusqu'au fin fond du sud de la Province ! C'est une interview qui m'a valu plusieurs contacts dans les deux jours qui ont suivi la diffusion. Très impressionnant.



Par ailleurs, j'ai également enrichi la page Coupures de presse et la page Distinctions argentines où un carrousel d'images propose les différents brevets d'honneur que j'ai reçu en Argentine depuis 2010 : Academia Nacional del Tango, Junta de Estudios históricos de Villa Urquiza, Rotary Club Mendoza Sur, Asociación Cultural Sanmartiniana de Mendoza, Instituto Nacional Sanmartiniano, etc...


samedi 5 septembre 2015

La rentrée est déjà là ! [ici]

A peine suis-je réinstallée à Buenos Aires pour quelques jours de répit entre les 1100 km qui séparent Mendoza de la capitale fédérale et les 11 000 qui séparent Ezeiza de Roissy que déjà se profile à l'horizon le rendez-vous annuel des lecteurs picards, à savoir la Fête du Livre de Merlieux-Fouquerolles dans l'Aisne.

En el arranque del año laboral europeo, mi primera feria del libro en el campo: Merlieux es un pueblo del norte de Francia donde me voy cada año para participar de este acontecimiento cultural de alta calidad en el stand de la editorial Editions du Jasmin.


Cette année, la fête aura lieu le dimanche 27 septembre 2015. Elle se déploie à travers tout le village, en plein air, dans la rue principale et autour de l'église et du cimetière.

Comme les années précédentes, le salon du livre est précédé de nombreuses animations dans les écoles, les collèges et les bibliothèques des environs.

Pour ma part, j'y serai, au stand des Editions du Jasmin, comme d'habitude, avec mon mate (vous pouvez goûter) et très certainement un poncho (surtout le matin, où il fait frisquet pour nous, les exposants, cloués derrière nos tables) et si j'en ai le temps j'apporterai des tortitas mendocinas (maintenant que j'ai pu vérifier sur place, à Mendoza et dans toute la province, que ma recette donnait des résultats très proches de la réalité cuyaine) (1). Pour la première fois en France, je dédicacerai les cinq livres déjà sortis au Jasmin :

Pour en savoir plus sur la manifestation :
rendez-vous sur le site Internet de la Fête et sur sa page Facebook.

En ce qui me concerne, ce salon du livre sera précédé le vendredi et/ou le samedi du Festival ABM (Aventures au Bout du Monde) à l'Opéra de Massy (91) sur le stand de Human Trip (je vous en dirai plus à mon retour en Europe).


(1) Je vais peut-être tenter maintenant des variations dans le mode de cuisson, sans aller toutefois jusqu'au four à pain en pierre alimenté au bois ou à la braise glissée sous une taule pour une cuisson façon asado.

lundi 1 juin 2015

Plenario de reprise ce soir à la Academia [à l'affiche]

Ce soir à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, que le président Gabriel Soria présentera les grands rendez-vous de cette nouvelle saison marquée par la disparition de Horacio Ferrer en décembre dernier, sa propre arrivée à la direction de l'institution (comme cela avait été prévu et acté par Horacio Ferrer lui-même depuis très longtemps) et plusieurs innovations à venir dans les six prochains mois.

Parmi ces innovations, il y aura un mois d'hommage à Horacio Ferrer et un Congrès de Tango propre à l'institution.

Depuis avril, un nouveau rite s'est aussi instauré dans ces plenarios : un tango d'hommage intitulé Horacio Ferrer Eterno, qui vient compléter l'ancien Tango Ritual et le plus récemment institué Tango Fresco, qui présente deux fois par mois un tango écrit et composé dans les mois antérieurs.

Ce soir, 1er juin 2015 à 19h30, au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer du Museo Mundial del Tango, le tango ritual sera El Académico de Raúl Garello et Aníbal Arias, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la fondation de l'Académie.
Pour Horacio Ferrer Eterno, on écoutera Oblivión (musique de Astor Piazzolla) chanté par Guillermo Fernández.

Entrée libre et gratuite.

lundi 27 avril 2015

Les cours de danse reprennent au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Vous reconnaissez la photo d'illustration : je vous en ai parlé récemment
Il s'agit d'un extrait de Tango Bar, où Carlos Gardel danse avec Rosita Moreno
Voir mon article de vendredi dernier à ce sujet

Comme tous les ans, le Museo Casa Carlos Gardel offre des cours de tango danse dans le patio couvert de l'ancienne maison habitée par le grand artiste, rue Jean Jaures 735.

Les cours ont lieu le mardi de 18h30 à 21h pour les intermédiaires et avancés, le mercredi aux mêmes horaires pour les débutants et intermédiaires.

Il est vivement recommandé aux Européens de passage à Buenos Aires qui auraient l'envie de s'y inscrire de participer aux cours du mercredi, quelque soit leur niveau ici, et de laisser le professeur déterminer leur véritable niveau tel que lui-même l'établit et le conçoit. Il saura faire !

L'activité est gratuite mais le nombre de participants limité à 50. Ils seront donc intégrés au cours par ordre d'arrivée au musée.

samedi 4 avril 2015

Le Museo Casa Carlos Gardel ouvre sa saison de Narración Oral [à l'affiche]


Cet après-midi, samedi 4 avril 2015, à 18h, premier volet d'un nouveau cycle de spectacle théâtralisé dans le patio du Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurés 735 : cette première série de six matinées portera sur Buenos Aires et ses habitants (Buenos Aires y su gente).

Le spectacle est payant (c'est nouveau) : 50 $ ARG (pour ce prix, vous pourrez manger, des empanadas et du vin sont prévus).

vendredi 3 avril 2015

Rentrée intense (et heureuse) pour Tata Cedrón [à l'affiche]


Le compositeur, chanteur et guitariste Juan Tata Cedrón, retourné vivre en Argentine depuis une dizaine d'années, après un long exil à Paris, fait en ce moment une rentrée intense.

Ce soir, vendredi 3 avril 2015, à 20h30, il présentera un nouveau spectacle, intitulé El puchero misterioso (la marmite mystérieuse) au Teatro El Popular, une institution culturelle sans fin lucrative qui se situe Chile 2080, à San Telmo. Il partagera la scène avec la compagnie nationale d'automate La Musaranga, qui propose un spectacle de marionnettes, façon cirque ambulant... Le spectacle aura lieu tous les vendredis du mois d'avril.

Entrée : 150 $ ARG.


Par ailleurs, le musicien travaille à présent sur les ondes de Radio Nacional, notamment aux côtés de Héctor Larrea, qui anime tous les après-midi de la semaine une longue émission très appréciée. Et quand il ne cause pas dans le poste, il part avec El Puchero Misterioso en tournée régionale dans la Province de Buenos Aires.

C'était bien assez pour que Página/12 lui consacre un long article et une interview recueillie par Karina Micheletto, avec sa photo pour ouvrir les pages culturelles du quotidien.


Pour aller plus loin :

mardi 31 mars 2015

Lundi prochain, le premier Plenario sans Horacio Ferrer [à l'affiche]

Capture d'écran de Tango Trazo
Horacio Ferrer (au micro) récitant Lulú, accompagné par le compositeur, Raúl Garello
(Si mes souvenirs sont bons, il s'agit de la soirée de ses 80 ans)

Lundi prochain, 6 avril 2015 (le lundi de Pâques n'est pas férié en Argentine), la Academia Nacional del Tango ouvrira sa nouvelle année de rencontres publiques avec un Plenario chargé en émotion : ce sera le tout premier sous la présidence de Gabriel Soria, après la disparition du fondateur, Horacio Ferrer, le 21 décembre dernier.

Sept minutes d'interview sur TV Pública
Horacio Ferrer parle de Preludio para el Año 3001
Il est assis sur sa chaise attitrée,
dans ce Salón de los Angelitos
qu'il doit encore habiter par l'esprit et par l'humour...

L'espace central de la soirée sera exceptionnellement consacré à des remises de brevets honorifiques dans plusieurs classes et de prix décernés l'an passé.
Parmi les trois académiciens honoris causa qui seront créés à cette occasion, nul doute qu'il s'élèvera une longue salve d'applaudissements, pleine d'affection et de tendresse, quand la Maestra Lucía Michelli montera sur la petite estrade d'où son mari a si longtemps présidé, avec patience et humour, ces réunions académiques bon enfant. Lulú Michelli a été sa compagne pendant plus de trente ans et elle s'est si souvent tenue à ses côtés dans cette petite salle tout en longueur qu'il animait de son talent. Elle était près de lui à la clinique lorsqu'il s'en est allé en tournée, comme disent les Argentins (se fue de gira). Il lui avait dédié de très nombreux poèmes et letras de tango, dont la valse Lulú, qu'il avait été si ému de trouver dans mon manuscrit de Barrio de Tango lorsque je le lui avais présenté en août 2007 (1).

La salle des conférences académiques a d'ailleurs été rebaptisé pour lui rendre un hommage définitif. Elle est maintenant le Salón de los Angelitos del Museo Mundial del Tango Horacio Ferrer.

Dans le programme musical prévu pour cette soirée très particulière, à côté du tango rituel qui saluera Alfredo Gobbi (à cause de la remise des prix Gobbi 2014 qui n'a pas pu être réalisée en décembre à cause de ce deuil cruel), il y aura un Horacio Ferrer Eterno : on écoutera un enregistrement de Preludio para el año 3001 (où il décrivait sa renaissance dans le Río de la Plata, un matin d'hiver 3001), récité par lui-même avec l'accompagnement au piano de Juan Trepiana.

Horacio Ferrer récite Lulú

Puisqu'il nous faut bien lui dire adieu...

J'y serai par la pensée : lundi 6 avril 2015, 19h30, Avenida de Mayo 833, 1er étage.
Entrée libre et gratuite comme à l'ordinaire.



(1) J'ai traduit encore un autre texte dédié à Lulú dans les pages centrales de la revue Triages, n°10, parue en juin 2008 (Tarabuste Editions). Les quinze pages du cahier central sont un hommage au poète en onze textes peu connus, présentés sous forme bilingue, que j'avais choisis pour retracer son parcours de vie en ce mois où il fêtait ses 75 ans.

lundi 23 mars 2015

Une rentrée sous le signe du passage à l'immortalité [à l'affiche]

Comme le disait si bellement notre si regretté Horacio Ferrer,

"le 24 juin 1935, la seule expérience qu'il lui restait à vivre, c'était mourir et renaître."
(traduction © Denise Anne Clavilier)

El 24 de junio del 1935,
la única experiencia
que le quedaba por vivir
era morir y renacer (1)

Au mois de juin, l'Argentine et une bonne partie de l'Amérique latine va fêter (je dis bien fêter et non pas commémorer) le passage à l'immortalité (c'est l'expression requise) de Carlos Gardel.


Le musée qui porte son nom à Buenos Aires et qui est installé dans les murs de la maison qu'il habita dans la capitale argentine ouvre donc la saison, ce jeudi 26 mars 2015, à 18h30, par une conférence sur le départ de Carlos Gardel de New-York à la fin mars 1935. Il aurait voulu emmener avec lui sur la fin de sa tournée mondiale un jeune bandonéoniste rencontré dans le port nord-américain, un certain Astor Piazzolla. Le père s'y opposa, il trouvait son fils trop jeune pour partir seul, sans ses parents, sur les routes du monde...

Carlos Gardel devait périr, le 24 juin, à Medellín, dans une collision d'avions au sol. Et avec lui presque toute son équipe, à l'exception de deux hommes qui survécurent quelques années.

Jeudi, c'est le journaliste et critique musical uruguayen Alfredo Dighieri qui nous racontera cet épisode crucial de cette tournée triomphale et fatale. Alfredo Dighieri s'est fait connaître par son émission de radio, Así es Carlos Gardel (Portrait de Carlos Gardel).

Entrée libre comme d'habitude, Museo Casa Carlos Gardel, rue Jean Jaurès 735.



(1) Buenos Aires es Gardel, Elogios al Rey del Tango, textes de Horacio Ferrer, photographies de Rafael Wollmann, Editorial Atlandida, 1995, p 54

mercredi 18 mars 2015

La rentrée en comptant [à l'affiche]


Ce soir, à 19h30, commence à Buenos Aires, à La Usina del Arte, dans le quartier de La Boca, MatBaires, un festival de mathématiques désormais traditionnel en cette période de l'année qui correspond à la rentrée des classes et au début de l'année de travail.

Il s'agit d'une longue manifestation, entre le 18 et le 22 mars, destinée à vulgariser les savoirs mathématiques, spécialement cette année autour du concept de symétrie.

Ateliers scolaires, démonstrations, concours, conférences, cinéma, exposition d'arts plastiques, participation de grands mathématiciens internationaux... Les amoureux des chiffres vont se régaler.

Programme complet des activités proposées
Cliquez sur l'image pour une résolution optimale
Au milieu en vert sur fond jaune,
une publicité pour le système de bicyclettes en prêt gratuit à Buenos Aires, Ecobici

Pour aller plus loin :
lire l'article de Barriada, le site Internet de la vie de quartier à Buenos Aires
lire l'article de El Porteño (quotidien culturel local)
consulter la page de la manifestation sur le portail des festivals officiels de Buenos Aires

mardi 17 mars 2015

Rentrée de Lucrecia Merico à ECuNHi [à l'affiche]

Illustration ECuNHi

Le Centre culturel ECuNHi, de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, reçoit dès à présent les inscriptions de la nouvelle année scolaire pour l'atelier de chant de Lucrecia Merico, qui vous apprendra à interpréter le tango canyengue, avec la gouaille du faubourg portègne.

Lucrecia Merico anime cet atelier depuis maintenant plusieurs années, dans l'ancien et vaste hangar à moteurs navals où l'association Madres de Plaza de Mayo a établi ses quartiers culturels il y a neuf ans maintenant. La chanteuse est à la tête de l'ensemble des propositions de formation musicale dans cet espace culturel à vocation populaire et militante.

Elle est accompagnée dans sa tache pédagogique par le guitariste Nacho Iruzubieta, avec lequel elle monte aussi ses tours de chant.

Les inscriptions sont recevables en ligne, sur le site du centre (www.nuestroshijos.org.ar) ou sur place, avenida del Libertador 8465, à Palermo (ex-ESMA).

Programme complet des ateliers artistiques proposés par ECuNHi en 2015
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Les cours commenceront le lundi 6 avril 2015 (le Lundi de Pâques n'est pas férié en Argentine, mais toute la Semaine Sainte si !). Ils se tiennent d'avril à novembre. Le coût est de 400 $ ARG par personne et par mois. Deux séries de cours sont dispensés : le lundi ou le mercredi, de 18h30 à 21h30... Ah oui ! Il faut tenir la distance...

En plus de son site Internet, ECuNHi dispose aussi d'une page Facebook.

lundi 2 mars 2015

Gros succès pour Cristina à l'ouverture de la session parlementaire [Actu]

Página/12 a choisi de couper sa une en deux
en haut Cristina répondant aux vivats de la foule
en bas, la foule sur Plaza de Congreso
Hier, c'était l'ouverture de la session parlementaire en Argentine, le 1er mars correspondant à la rentrée après les longues vacances de l'été. Pour Cristina Kirchner, c'était aussi la dernière fois qu'elle présidait la cérémonie et ce fut pour elle l'occasion de dresser un bilan de ses deux mandats comme de présenter les derniers grands chantiers de sa politique (son discours est disponible en vidéo sur le site Web de la Casa Rosada).

Elle s'est félicitée des avancées sociales conquises pendant les sept ans de présidence déjà accomplis, ce que ce matin Página/12 souligne à gros traits et, fait beaucoup plus étonnant, La Prensa revient elle aussi sur une des réussites de ce gouvernement : le recul important de la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans le pays grâce à une meilleure couverture vaccinale et différents programmes de surveillance sanitaire (1).

Pour lire les textes, cliquez sur l'image

La présidente a également annoncé un plan de nationalisation de tout le transport ferroviaire de voyageurs, aujourd'hui confiés à plusieurs sociétés privées, lesquelles ont montré à plusieurs reprises d'incontestables défaillances dans le maintien des infrastructures, du matériel et de la discipline dans le personnel roulant, au détriment de la sécurité des clients-usagers mais au bénéfice des actionnaires. La nationalisation concernera aussi les infrastructures du réseau et s'imposera donc au transport de marchandises, dont l'exploitation commerciale restera aux mains des intérêts privés. C'est la renaissance de la société Ferrocarriles Argentinos, de la République radicale (1916-1930), qui conclut une série de nationalisations partielles des chemins de fer que ce gouvernement avait entreprises après le tragique accident de la gare Once, il y a trois ans, à l'été 2012.

Son discours, où elle a aussi abordé le conflit qui l'oppose à une grande partie du système judiciaire, dont elle avait annoncé qu'elle voulait le réformer dès sa prise de fonction en décembre 2008, a été suivi et applaudi par une immense foule réunie sur une Plaza del Congreso bondée au point qu'on voit nettement la foule déborder sur partie de Avenida de Mayo (on aperçoit au loin la tour de l'horloge de la Legislatura Porteña). Un soutien aussi marqué pourrait bien signifier une popularité intacte et un futur succès aux primaires pour son successeur virtuel (Daniel Scioli ?), malgré les récents soubresauts de l'été, avec cette affaire surréaliste autour du procureur Alberto Nisman (d'abord son intention de poursuivre la mandataire en justice pour des faits dont il n'apportait pas la preuve de l'existence puis sa mort violente à son domicile de Puerto Madero et enfin la poursuite effective et le non-lieu pour non commission d'actes illégaux).

Le foot encore et toujours
Clarín n'appartient pas pour rien à un groupe médiatique avec chaînes de télévision


Tous les quotidiens nationaux mettent l'événement en une, avec la même division idéologique que vous connaissez bien entre Página/12, qui soutient le gouvernement aux affaires, et la presse que les démocrates argentins appellent les médias monopolistiques (Clarín, La Nación, La Prensa).

Vous remarquerez que les trois unes réservent une petite place, pas toujours vite identifiable, à la prise de fonction de Tabaré Vázquez de l'autre côté du Río de la Plata.

Sur le discours de la Présidente :

Sur quelques points du discours :
lire l'article de Página/12 sur la nationalisation des chemins de fer
lire l'article de La Prensa sur la baisse de la mortalité materno-infantile.

Et vu de l'Uruguay, qui changeait de chef d'Etat et avait donc d'autres chats à fouetter :


(1) Rappelons qu'au niveau local à Buenos Aires, c'est le contraire qui s'est produit depuis l'arrivée au pouvoir municipal de Mauricio Macri, qui pratique la politique opposée (voir mon article du 14 décembre 2010 par exemple).

samedi 28 février 2015

Cucuza et Cie font leur rentrée au Faro [à l'affiche]

Vendredi 6 mars 2015, à 21h30, le tango revient au Bar El Faro, de la esquina Constituyentes y Pampa, aux limites des quartiers Villa Urquiza, Parque Chas et Villa Pueyrredón.


Pour une fois, la bande à Cucuza a oublié d'indiquer le prix dans sa communication (ça devrait être aux alentours de 100 $ ARG).

Le chanteur, que tous mes lecteurs connaissent bien, Hernán Cucuza Castiello, sera accompagné comme à son habitude depuis plusieurs années maintenant par le bandonéoniste Sebastián Zasali, la pianiste Noelia Sinkunas et le jeune guitariste Mateo Castiello, le fils de Cucuza.

Il a aussi invité le guitariste Hugo Rivas.

Si vous voulez y trouver une place, réservez impérativement (la salle est plutôt petite et le succès est immense) : 15 6198 3206 ou infocucuza@gmail.com.

Tango de Miércoles reprend cette semaine au CCC [à l'affiche]


Cela sent la fin de l'été : la nouvelle saison de Tango de Miércoles s'ouvre ce mercredi 4 mars 2015 à 20h30 dans la salle Osvaldo Pugliese du rez-de-chaussée, au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543, avec le groupe Monos del Infierno (singes de l'enfer), un sextuor de tango contemporain composé de Lucía Herrera, au violon, Mariano Malamud à l'alto, Marcela Muollo au violoncelle, Julia Peraltaen au bandonéon, Gerardo De Monaco à la contrebasse, le compositeur et arrangeur Fabian Adell au piano et la chanteuse invitée Felicitas Rossi.

Entrée : 70 $ ARG (billets à retirer le jour même ou quelques jours à l'avance au guichet du CCC).

Monos del Infierno dispose d'une page Facebook où vous pouvez découvrir cette formation.

jeudi 26 février 2015

Rentrée aussi pour Cardenal et Reinaudo [à l'affiche]


Ce soir, jeudi 26 février 2015, à 21h, le chanteur Cardenal Domínguez et le guitariste Hernán Reinaudo reprennent le collier au Café La Trama, Mexico 1500, dans le quartier de Monserrat.

Au programme, un vaste répertoire de tangos, milongas et autres chansons du Río de la Plata et quelques compositions personnelles de Reinaudo.

Participation libre (à la sortie). Indications pour les touristes : entre 80 et 100 $ ARG minimum. Et n'oubliez pas les consommations.

mardi 24 février 2015

Rentrée à Circe pour Cecilia Bonardi [à l'affiche]


La chanteuse Cecilia Bonardi et son groupe Flores Negras se produiront ce samedi , le 28 février 2015, à 21h, à Circe, Córdoba 4335. C'est la rentrée qui se profile à l'horizon.

Entrée : 80 $ ARG

Pour découvrir l'artiste, vous pouvez visiter son site Web ou vous connecter à son profil Facebook.

mercredi 11 février 2015

La vie reprend à la Academia Nacional del Tango – article n° 4100 [Actu]


Après le deuil de la fin décembre lorsque le Maestro Horacio Ferrer nous a quittés, laissant aussi orpheline l'institution qu'il avait fondée avec tant de passion et d'amour en 1990, la rentrée se prépare à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo, dans le quartier historique de Monserrat.

L'institution lance ses différents enseignements de l'année universitaire dont le démarrage s'étendra de mars à avril prochain.

Deux séminaires recueillent déjà des inscriptions : la formation pour paroliers, Seminario Homero Expósito, avec sa brochette de poètes d'envergure en guise de professeurs (excusez du peu!) et le niveau deux de la formation musicale générale.



Les élèves intéressés par les formations proposées par l'ANT sont vivement invités à prendre contact avec l'institution, à travers son site Internet, en lien permanent dans la rubrique Les Institutions de la partie basse de la Colonne de droite de ce blog.
Bien entendu, l'enseignement est dispensé en espagnol. C'est bien la moindre des choses que de parler la langue si l'on veut étudier le tango de façon un tant soit peu sérieuse.

samedi 7 février 2015

Une anthologie de nouvelles policières pour ouvrir la saison au CCC [Disques & Livres]


Les Editions DLG (Desde la Gente), petite maison indépendante, viennent de sortir, en plein été austral, un recueil de 128 pages consacré au genre policier en Argentine (55 $ ARG).

L'auteur de l'anthologie, Vicente Battista, présentera l'ouvrage mardi prochain, le 10 février 2015, à 19h, au Centro Cultural de la Cooperación, dans la salle Osvaldo Pugliese, du rez-de-chaussée, avenida Corrientes 1543.

Entrée libre et gratuite.

Le genre est né en Europe, à la fin du XIXème siècle, grâce à des auteurs de la trempe d'Arthur Conan Doyle (1) et des premières méthodes d'enquête qui allaient donner naissance à l'actuelle police scientifique. En Argentine, il semblerait que le premier roman de ce genre nouveau soit paru à la même époque, en 1884, sous la plume d'un auteur très prestigieux, un grand intellectuel de la Generación del 80, Paul François Groussac. Ce dernier était né à Toulouse en 1848 (comme Carlos Gardel, dont il avait l'âge d'être le grand-père), il a émigré en Argentine très tôt, en 1866, pendant la République Conservatrice, et il est mort, à Buenos Aires, en 1929, à  la fin de la République Radicale. Il a exercé les fonctions d'Inspecteur général des Ecoles à Tucumán (équivalent de recteur d'académie en France), dont il est devenu un excellent historien (selon les critères de la seconde moitié du XIXème siècle). Puis de 1885 à 1929, il dirigea la Bibliothèque Nationale argentine. Il est l'un des intellectuels qui auront fécondé durablement la culture argentine en la mâtinant d'esprit français (2), parmi d'autres influences provenant d'Italie, d'Allemagne, d'Autriche et de Grande-Bretagne (voir l'article le concernant dans l'encyclopédie en ligne argentine Biografías y Vidas).


Hommage de La Gaceta de Tucumán à Paul Groussace
le 27 juin 1988, pour l'anniversaire de sa mort
(source : site Internet de la Coopérative de Télécommunication Telpin)
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Son roman, La Pesquisa (L'investigation), précède sa prise de fonction à la Bibliothèque nationale et il est contemporain de la loi rendant l'école obligatoire en Argentine et de l'apparition du tango et du lunfardo, au début de la grande vague d'immigration pan-européenne.

Depuis lors, le genre a séduit de nombreux écrivains qui ne se sont jamais spécialisés dans cette littérature. C'est ceux-là que Vincente Battista a rassemblés dans son livre, en vente depuis le début de l'année dans les librairies argentines.

Par ailleurs, en ce même début d'année, Planeta Argentina, filiale du géant de l'édition espagnole Planeta, publie également une anthologie, saluée par une dépêche de Télam.

Pour acheter en ligne le livre de Battista, vous pouvez vous connecter à l'IFMC, institut coopératif partenaire du CCC et propriétaire des Editions DLG.


(1) Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez découvrir Arthur Conan Doyle dans la biographie que Marianne Stjepanovic-Pauly a publiée aux Editions du Jasmin, dans la même collection que San Martín, A rebours des conquistadors.
(2) Il fait donc partie de ces Français qui ont durablement marqué l'Argentine bien avant Carlos Gardel (1890-1935), comme l'architecte paysagiste parisien d'origine Carlos Thays (1849-1934) qui dessina entre autres une bonne partie des espaces verts et du quartier de Palermo. Carlos Thays est arrivée quant à lui en 1890 à Buenos Aires, embauché à Paris via la représentation diplomatique argentine (voir sa biographie sur le portail Internet de la Ville Autonome de Buenos Aires).