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mardi 1 novembre 2022

Julio Pane et Hugo Rivas au Marabú [à l’affiche]


Depuis quelque temps déjà, le bandonéoniste Julio Pane et le guitariste Hugo Rivas, tous deux compositeurs, forment un duo. Ces jours-ci, ils se produisent ensemble sur la scène du Salón Marabú, Maipú 365, qui est la résurrection de l’ancien cabaret Marabú où le grand Aníbal Troilo (Pichuco) inaugura son orchestre dans ses jeunes années.

Jeudi 3 novembre 2022, ils y donneront leur dernier concert commun pour cette année. A cette occasion, ils enregistreront leur prochain disque en public.

Entrée : 2 000 $ ARG.

Prière de ne pas jouer les "fiers à bras"
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Cela leur vaut les honneurs de la une du supplément culturel quotidien de Página/12 avec une longue interview à la clé.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

vendredi 28 septembre 2018

Hugo Rivas ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


Tous les vendredis soir, à 19h30, la Academia Nacional del Tango propose un concert intitulé Maestros en Concierto dans la salle de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage de son siège, Avenida de Mayo 833.

Ce soir, 28 septembre 2018, ce sera le compositeur et guitariste Hugo Rivas qui se produira.

L'entrée est payante : 250 $ ARG par personne.

lundi 5 décembre 2016

Une semaine entière sous le signe du tango au CCK [à l'affiche]


Le Centro Cultural Kirchner (CCK), qui dépend du ministère des médias et contenus publics au niveau national, propose tout au long de la semaine, de demain mardi jusqu'à dimanche 11 décembre 2016, un large programme de concerts instrumentaux, de récitals de chanteurs et chanteuses (Amelita Baltar, María Graña et Raúl Lavié, excusez du peu), cours de danse et grande milonga de clôture le 11 à partir de 18h.

Comme toujours, il faut retenir ses places à l'avance, dans des conditions qui ne sont guère commodes pour les gens soumis à des horaires de bureau, ce qui est la majorité de la population à Buenos Aires.

Dimanche marquera la date traditionnelle du Día nacional del Tango et, malgré l'organisation déplorable des réservations, c'est une bonne chose qu'un centre culturel national de cette taille et de ce prestige s'associe amplement aux célébrations. Ce n'était pas vraiment le cas sous les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner.

Pour connaître l'intégralité du programme, consulter le site Internet du CCK.

Ce matin, Página/12 commente l'événement dans un article court où la rédaction a réussi à glisser des critiques de la politique économique du gouvernement. Ce n'est pas que ce soit faux (les milongas ont été fortement impactées par l'augmentation soudaine de l'énergie) (1) mais ça ne leur arracherait pas ni plume ni la rotative de reconnaître que l'initiative du CCK va plutôt dans le bon sens !


Il est probable que je ne pourrai pas publier les mardi et mercredi 6 et 7 décembre. Pendant ces deux jours, je suis en réunion à la Société des Gens de Lettres.
Donc pas de mise à jour de Barrio de Tango,
sauf événement majeur lié à l'actualité argentine ou uruguayenne.



(1) En fait, l'énergie (électricité et gaz) était fortement subventionnée, tout comme l'eau. On pouvait arriver à une facture de 50 ou 60 $ ARG (moins de 5 €) pour deux mois pour un particulier. Et il n'y a pas de différence de tarification entre particuliers et entreprises. Ce qui explique l'emploi disproportionné de l'électricité ou du gaz (il faut voir les Argentins mettre et remettre la bouilloire sur le feu pour se servir l'eau chaude du mate au lieu d'employer une bouteille thermos comme font les Uruguayens ou comme nous-mêmes le ferions en Europe pour le même usage) et le gâchis de l'eau. A Buenos Aires en particulier, il y a des fuites d'eau partout et tout le temps, des robinets qui gouttent dans la cuisine comme dans la salle de bain, des chasses d'eau qui ne se remplissent jamais, etc.

mardi 3 novembre 2015

Guitarras del Mundo s'ouvre ce soir à Buenos Aires [à l'affiche]


Guitarras del Mundo est une gigantesque rencontre fondée en 1995 par le compositeur et guitariste Juan Falú pour rassembler des musiciens des quatre coins du monde et faire dialoguer les différents genres musicaux.

Cette année, le festival commence ce soir, mardi 3 novembre 2015, à 20h, à l'UOCRA Cultura, le siège d'un syndicat situé rue Rawson 42, à Almagro. Vous y entendrez entre autres le Dipi Kvito Trío et trois autres interprètes de l'instrument emblématique de l'Argentine.

Plusieurs des artistes dont je parle fréquemment dans ces colonnes participeront à la manifestation dont Lucho González, Hugo Rivas et son sextuor et Juan Falú lui-même, l'un des grands du folklore du nord-ouest argentin.

La France a trois représentants, l'Italie un, l'Espagne en a deux, la Syrie est représentée par un musicien syro-argentin qui joue du luth arabe, Elías Esper, tandis que la Turquie compte trois artistes, dont un est turco-argentin.

La manifestation bénéficie du soutien du ministère de la Culture au niveau national et elle se déploie dans tout le pays. Le site Internet donne toute la programmation, province par province.

Pour aller plus loin :

vendredi 11 septembre 2015

Le programme de septembre au CC Torquato Tasso [à l'affiche]

Quel beau programme nous propose ce mois-ci le Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, pour fêter ses vingt ans ! Jugez-en :
ce soir, les chanteurs Julia Zenko et Guillermo Fernández
demain, samedi 12 septembre 2015, un trio autour du bandonéoniste Victor Lavallén
le 18 et le 25, le guitariste Hugo Rivas
etc.


Ajout du 12 septembre 2015 :
lire l'article de Página/12 de ce jour sur le spectacle de Lavallén-Estigarribia-Cabarcos de ce soir et samedi prochain.

samedi 28 février 2015

Cucuza et Cie font leur rentrée au Faro [à l'affiche]

Vendredi 6 mars 2015, à 21h30, le tango revient au Bar El Faro, de la esquina Constituyentes y Pampa, aux limites des quartiers Villa Urquiza, Parque Chas et Villa Pueyrredón.


Pour une fois, la bande à Cucuza a oublié d'indiquer le prix dans sa communication (ça devrait être aux alentours de 100 $ ARG).

Le chanteur, que tous mes lecteurs connaissent bien, Hernán Cucuza Castiello, sera accompagné comme à son habitude depuis plusieurs années maintenant par le bandonéoniste Sebastián Zasali, la pianiste Noelia Sinkunas et le jeune guitariste Mateo Castiello, le fils de Cucuza.

Il a aussi invité le guitariste Hugo Rivas.

Si vous voulez y trouver une place, réservez impérativement (la salle est plutôt petite et le succès est immense) : 15 6198 3206 ou infocucuza@gmail.com.

mercredi 26 novembre 2014

Cien Troilos de María José Mentana [à l'affiche]


L'un des derniers épisodes du Centenaire Troilo : la sortie du nouveau disque de la chanteuse María José Mentana, Cien Troilos, qu'elle présentera demain, jeudi 27 novembre 2014, à 21h, au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo.

Elle sera accompagnée par de très grands musiciens comme Atilio Stampone, Leopoldo Federico, Osvaldo Berlingieri, Raúl Garello, Ernesto Baffa, Carlos Buono, Hugo Rivas et Litto Nebbia (grand admirateur de Pichuco à qui il a dédié des chansons), plus quelques autres qu'elle n'a pas nommés dans son blog.

Pour l'occasion, la Academia Nacional del Tango prête le bandonéon de Pichuco, qu'elle expose au Museo Mundial del Tango, pour qu'il sonne à nouveau en cette soirée exceptionnelle.

Le disque comporte quinze pistes, dont six interventions parlées de Horacio Ferrer, Leopoldo Federico, Ernesto Baffa, Litto Nebbia, Atilio Stampone et Raúl Garello et neuf chansons (1), toutes des grands classiques, dont Patio mío et Una canción.

Entrée : 100 $ ARG (comptez les consommations en plus, le Torcuato Tasso est aussi un restaurant, très sympathique soit dit en passant).

Pour en savoir plus :
consultez le blog de la chanteuse, son site Internet (attention au son qui se déclenche dès l'ouverture de la page d'accueil) et sa page Facebook
écoutez son interview par Leonardo Liberman, sur Siempre Argentina conexión español, de RAE (Radio Nacional) et téléchargeable sur le blog du journaliste, via Ivoox.
lire la dépêche de Télam sur la sortie du disque.


(1) Cinq d'entre elles font partie du corpus que j'ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin, et que je continue de présenter sur de nombreux salons du livre régionaux et locaux : María, Sur, Barrio de Tango, Garúa et Che Bandoneón. Avec le livre est offert un disque original, produit par Litto Nebbia en partenariat avec l'éditeur français. Comme tous les livres, il peut être obtenu chez n'importe quel libraire connaissant son métier. Il suffit de le lui commander (il est impossible aux libraires de disposer de tous les volumes qui paraissent en France, il y en a trop !)

lundi 21 juillet 2014

Le trio Pane Rivas Cucuza continue ses jeudis au Centro Cultural Torquato Tasso [à l'affiche]


Comme pendant la première quinzaine du mois, le chanteur Cucuza Castiello, le guitariste Hugo Rivas et le bandonéoniste Julio Pane se produisent le jeudi soir à 22h, avec des invités, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575.

Entrée 100 $ (ARG) à la caisse le jour même, 80 $ en cas de réservation à l'avance.

Guillermo Fernández et César Angeleri sont de la partie ce jeudi (ils étaient déjà là la semaine dernière).

jeudi 3 juillet 2014

Trio d'enfer au Torcuato ce soir et jeudi prochain [à l'affiche]

Le bandonéoniste Julio Pane, le guitariste Hugo Rivas et le chanteur Cucuza Castiello se présenteront ce soir, 3 juillet 2014, à 22h, et jeudi prochain, le 10, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, devant le Parque Lezama.

Ils ont invité ce soir la chanteuse Sandra Luna, qui sera accompagnée par Pablo Valle et Nicolás Enrich.

Entrée à 100 $ au guichet.

Réservation anticipée : 80 $ ARG (mais mes activités d'hier et d'avant-hier à Toulouse m'ont empêchée de publier l'info à temps pour que ce soit utile).


Pourvu qu'il  n'y ait pas de match de l'Argentine la semaine prochaine. Cucuza aime trop le football ! Il est vrai qu'à cette heure, le sort en sera jeté depuis quelques minutes au moins...

mardi 29 octobre 2013

La fête à Leopoldo ce soir au Maipo [à l'affiche]


Ce soir, au Teatro Maipo, Esmeralda 443, le Maestro Leopoldo Federico fête les 55 ans de son orchestre typique entouré de ses amis tangueros, comme Atilio Stampone, Horacio Ferrer, José Colángelo, Hugo Marcel et le petit jeune guitariste, Hugo Rivas, avec lequel il a sorti récemment un disque... Tout l'orchestre sera là lui aussi comme on peut l'imaginer. La soirée est comme si souvent l'initiative de Gabriel Soria, le premier Vice-Président de la Academia Nacional del Tango.

A 86 ans, le grand bandonéoniste peut s'enorgueillir d'un parcours brillant. Ce n'est pas pour rien qu'il est aussi le président de l'AADI, la société des interprètes argentins.

Leopoldo Federico (en veste blanche) lors du concert d'ouverture
du Festival de Tango de Buenos Aires au Teatro Avenida le 15 août 2008
J'y étais ! Quel souvenir !

L'occasion en or pour Página/12 d'obtenir une interview de tous ces vétérans qui ont commencé à parler football, comme de bien entendu, en se plaignant de la mauvaise équipe qu'est devenu le Racing, une équipe qui a fait beaucoup comméré les supporters ces dernières semaines ! Ensuite, c'est le moulin à anecdotes qui commence à tourner et ce qui s'est passé ce jour-là en 1958, et avec Astor et avec Julio Sosa etc... Le supplément culturel de Página/12 a choisi pour illustrer sa une cette photo de la bande dans les locaux d'AADI. Cela ne vous donne pas envie d'aller au théâtre vous en mettre plein les oreilles ce soir ? Moi si !

Pour aller plus loin :

vendredi 26 juillet 2013

Hugo Rivas présente son sixième disque au Torquato Tasso [Disques & Livres]

Ce soir, vendredi 26 et samedi 27 juillet 2013, à 21h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, face au Parque Lezama de San Telmo, le guitariste et compositeur Hugo Rivas présentera son nouveau disque, dans lequel il s'est adjoint des partenaires de luxe, le violoniste Pablo Agri, le guitariste Luis Salinas et les bandonéonistes Leopoldo Federico, Julio Pane, Raúl Garello et Ernesto Baffa. La crème de la crème.

Página/12 pour l'occasion lui consacre une interview dans ses pages culturelles de ce jour.

Mélange de répertoire et de composition personnelle sur ce sixième album d'un musicien assez prolifique.

Pour aller plus loin :

lundi 8 novembre 2010

Pas de surprise aux prix Gardel cette année [Disques & Livres]

Cette année, les Prix Gardel, qui sont à la musique en Argentine ce que les Victoires sont à la musique ou ce que les Cesars sont au cinéma en France, récompensent en ce printemps 2010 la comédienne-chanteuse Soledad Villamil en qualité d'artiste féminine pour son album Morir de Amor, l'auteur-compositeur-interpréte de jazz nacional hyper-reconnu Luis Salinas, pour l'album Luis Salinas en vivo (un excellent musicien, mais pas vraiment une découverte récente) en qualité d'artiste masculin et pour ce qui est des orchestres de tango, c'est le disque du Maestro Leopoldo Federico (bandonéon) et de son cadet, Hugo Rivas (guitare), Sentido único, qui l'emporte : on s'en réjouit pour eux, mais là encore, la communauté des artistes électeurs n'a pris aucun risque.

Félicitations aux vainqueurs mais dommage pour l'avenir de la musique populaire si ni les festivals ni les prix professionnels ne permettent de faire sortir de l'anonymat les jeunes artistes novateurs qui, eux, prennent des risques et mangent de la vache enragée pour survivre...

samedi 16 octobre 2010

Horacio Salgán et Leopoldo Federico fêtent les 50 ans du Quinteto Real au Tasso [à l'affiche]

Depuis hier et pour tous les vendredis et samedis soirs jusqu'à la fin du mois, à 22h, Horacio Salgán, pourtant retiré de la scène depuis plus de six ans, et Leopoldo Federico fêtent ensemble les 50 ans de la fondation du Quinteto Real au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Aujourd'hui, César Salgán a repris dans le quintette la partie du piano tenue originellement par son père. Et il est lui aussi au Tasso pour la fête...


A cette occasion,le quotidien Página/12 a consacré la une de ses pages culturelles aux deux Maestrazos (maîtres des maîtres) et publié une interview croisée dont voici quelques passages en version bilingue comme toujours sur Barrio de Tango.

“Tengo los mejores recuerdos de mi vida al lado de Horacio –arranca–. Y ahora me ocurre esto, tan inesperado, cuando casi estoy en los finales de mi carrera. Volver a estar al lado de Horacio Salgán es un premio que no esperaba. Lo que menos me imaginé es que un día iba a subir a un escenario a tocar al lado de Salgán y de César, ¡a él lo conocí de pibito!”
Leopoldo Federico, Página/12

J'ai les meilleurs souvenirs de ma vie à côté de Horacio, commence [Leopoldo Federico]. Et maintenant qu'il m'arrive ça, qui est si inattendu, alors que je suis presque à la fin de ma carrière... Se retrouver à côté de Horacio Salgán, c'est un cadeau que je n'attendais pas. Et ce que j'avais imaginé le moins, c'est qu'un jour j'allais monter sur une scène pour jouer à côté de Salgán et de César... Lui, je l'ai connu tout moufflet !
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Yo también me siento honrado con este reencuentro –devuelve gentilezas–. No todo el mundo puede interpretar: hay gente que toca muchas notas, pero es poco lo que interpreta. Leopoldo es uno de los pocos privilegiados capaces de ser intérpretes de las intenciones del autor de la obra, agregándole su personalidad, su arte. Hemos pasado hermosos momentos en mi orquesta y siempre se ha mantenido a través del tiempo una amistad basada en lo artístico, que continúa en lo personal.”
Horacio Salgán, Página/12

Moi aussi, je me sens honoré de ces retrouvailles, retourne [Horacio Salgán, en veine de gentillesses]. Ce n'est pas tout le monde qui peut interpréter : il y a des gens qui jouent beaucoup de notes mais il y en a peu qui interprètent. Leopoldo est un des rares privilégiés capables d'être des interprètes des intentions de l'auteur de l'oeuvre, en lui ajoutant sa personnalité, son art. Nous avons passé de beaux moments avec mon orchestre et une amitié, fondée sur l'art, s'est toujours maintenue au fil du temps et se prolonge sur le plan personnel.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi padre me dejó su lugar, ahora se lo voy a devolver, ¡y espero que sea para siempre! (risas). Vamos a darnos ese gusto, y va a ser un acontecimiento: lo que uno ha escuchado y aprendido durante años de la historia del tango podremos verlo en vivo. Arrancamos primero nosotros, el Quinteto de hoy, y después van a subir estos grandes para decir cómo se hace”
César Salgán, Página/12

Mon père m'a laissé sa place, maintenant je vais la lui rendre et j'espère que ce sera pour toujours (rires). Nous allons nous faire ce plaisir, et ça va être tout un événement : ce qu'on a écouté et appris durant des années au sujet de l'histoire du tango, nous pourrons le voir en direct. Nous démarrons les premiers, nous, le Quinteto d'aujourd'hui (1), et après, ce sont des vieux qui montent [sur scène] pour dire comme ça se fait.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi destino se empecinó en no dejarme parar [...]. Siempre aparece algo nuevo para comprometerme, y siempre está mi orquesta, once compañeros que son tan amigos que no quieren que desaparezca como institución. Y así van apareciendo compromisos de grabación, proyectos, que me tientan, me engolosino, y a pesar de mis problemas físicos, no quiero dejar de hacer algunas cosas. Eso sí: trataré de no pasar papelones. Ahora, al lado de Salgán, vamos a ver qué papelón hago...”
Leopoldo Federico, Página/12

Mon destin s'est entêté à ne jamais me laisser m'arrêter [...]. Toujours il arrivait quelque chose de nouveau da,ns quoi m'engager et il y avait toujours mon orchestre, onze collègues qui sont autant d'amis qui ne veulent pas qu'il disparaisse comme institution. Et c'est comme ça que viennent des engagements d'enregistrement, des projets qui me lient, je m'emballe, et malgré mes problèmes physiques (2), je ne veux pas arrêter de faire certaines choses. Alors oui, j'essayerai de ne pas tourner en ridicule sur scène. Maintenant, à côté de Salgán, on va voir quel crétin je fais...
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi orquesta no era una orquesta fácil, es cierto. Pero no es que yo me proponga que mis tangos sean difíciles o fáciles, sino que he procurado ser absolutamente sincero en lo que hago, de manera de no estar pensando si voy a ganar mucha o poca plata [...] No he buscado ser popular o no popular: he querido ser honesto [...]. Todos los arreglos que hice a través del tiempo tienen algo en común: no son fáciles. Tampoco lo son las composiciones que tengo para piano, son tan difíciles que en el momento de ponerme a tocarlas yo mismo debo ponerme a estudiar. Si Dios me dio un talento para manejarme dentro de la música, el día que vaya a encontrarme con él, y me pregunte: ¿qué hiciste con el talento que te di? Creo que a Dios no le va a gustar que le diga: lo comercialicé.”
Horacio Salgán, Página/12

Mon orchestre n'était pas un orchestre facile, c'est sûr. Mais ce n'est pas mon propos que mes tangos soient difficiles ou faciles, c'est que j'ai tâché d'être absolument sincère dans ce que je fais, de sorte que je ne suis pas toujours là à penser si je vais gagner beaucoup d'argent ou pas beaucoup [...] Je n'ai pas cherché à être populaire ou non, j'ai voulu être honnête [...] Tous les arrangements que j'ai faits au fil du temps ont quelque chose en commun : ils ne sont pas faciles. Et pas plus les compositions que j'ai faites pour le piano. Elle sont tellement difficiles qu'au moment de me mettre à les jouer moi-même, il faut que je me mette à travailler. Si Dieu m'a donné un talent pour me débrouiller dans la musique, le jour où je vais le rencontrer, et qu'il me demandera qu'as-tu fais du talent que je t'ai donné ? Je crois que ça ne va pas lui plaire à Dieu ce que je vais lui dire : j'en ai fait du commerce.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

La suite est à lire sur Página/12, au besoin en vous aidant de la traduction en ligne de Reverso (lien dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans le bas de la Colonne de droite).

(1) César Salgán au piano, Carlos Corrales au bandonéon, Julio Peressini au violon, Juan Pablo Navarro à la contrebasse et Hugo Rivas, à la guitare.
(2) Le Maestro Leopoldo Federico, 83 ans, a des difficultés considérables pour marcher et pour se tenir debout. Des problèmes articulaires qui le font beaucoup souffrir. C'est connu parce que lorsqu'il est sur scène, on ne peut pas manquer de le remarquer.

jeudi 16 septembre 2010

Jorge Vidal est décédé [Actu]


Le chanteur Jorge Vidal, né le 12 août 1924, dans le quartier de Caballito, vient de s’éteindre à Buenos Aires, le 14 septembre, à l’âge de 86 ans.

Comme il avait été fait Ciudadano Ilustre de la Ciudad de Buenos Aires en 2003, sa veillée funèbre s’est déroulée dans les salons de la Legislatura dans la nuit de mardi à mercredi. Puis son corps a été porté en terre hier au cimetière de la Chacarita.

Les journaux n’en ont parlé que mercredi et aujourd’hui. Et ils restent très discrets, comme si l’artiste avait été quelque peu oublié depuis ses années de gloire.
Pourtant Jorge Vidal a été l’un des grands (et très beaux) chanteurs de l’orchestre de Osvaldo Pugliese, qui l’avait fait débuter en 1948, après quelques années passées à jouer au foot au Club de San Lorenzo, la grande équipe du quartier de Almagro, et il a enregistré avec lui en particulier trois tangos, des versions qui font référence encore aujourd’hui : Puente Alsina (1), Ventanita de Arrabal (grand succès de Carlos Gardel reconverti en succès de Pugliese) et Vieja Recova, tango emblématique de Enrique Cadícamo (sur une musique de Rodolfo Sciammarella). Après son passage dans l’orchestre de Pugliese, Jorge Vidal a fait une carrière de soliste. En 1989, il avait fondé l’Association Argentine des Chanteurs, organisation professionnelle représentative, dont il fut le président pendant une vingtaine d’années.

De temps en temps, malgré son grand âge, il lui arrivait encore de se produire ces dernières années avec le jeune guitariste Hugo Rivas, qui parle de lui avec tendresse et admiration dans l’article nécrologique que La Nación consacre au chanteur disparu sous le titre Despedida de un tanguero de alma y de profesión (Au revoir à un tanguero de cœur et de métier).

Pour aller plus loin :
La newsletter de la revue argentine El Tanguata lui rend hommage aujourd’hui avec un billet posté sur You Tube (cliquez sur le lien pour l'écouter chanter Vieja Recova, avec l’orchestre de Pugliese).

(1) Puente Alsina figure dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins (ed. du Jasmin), à la page 152. Justement parce que son interprétation m’avait frappée et touchée personnellement, ce qui me fit m’intéresser à ce morceau très ancien.

samedi 19 décembre 2009

Festival de tango en el Tasso : 4ème semaine [à l'affiche]

Pour cette 4ème et dernière semaine de ce festival, organisé par le Centro Cultural Torcuato Tasso, le programme est beau et chargé...

Le 23 décembre 2009, à 22h, le pianiste Nicolás Ledesma et son orchestre, Pablo Agri et son trio (Pablo Agri au violon, Juan Pablo Navarro à la contrebasse, Laurato Greco au bandoneon et Emiliano Greco au piano) et un invité spécial, Juan José Mosalini. Entrée : 50 $.

Le 24, le centre fait relâche. Tout le monde fête Noël en famille ou avec des amis.

Le 25 décembre au soir, à 22h, la scène sera pour le bandonéoniste Julio Pane et le guitariste Hugo Rivas en première partie et en seconde, un autre bandonéoniste, Pablo Mainetti, et un autre guitariste, César Angeleri. Entrée 50 $.

A la trasnoche, donc vers minuit, le groupe Vice Versa, un quintette típico (piano, violon, contrebasse, bandonéon + guitare électrique) prendra possession des lieux...

Le 26 décembre, qui tombe cette année un samedi mais est d'ordinaire férié en Argentine, le chanteur Juan Carlos Baglietto se présentera avec le pianiste Lito Vitale, à 22h, pour le concert de clôture. Entrée : 100 $.
Et ce sera la fin de l'année et de la saison (là-bas, les deux vont ensemble).
Pour connaître d'un peu plus près les artistes mentionnés ici, vous pouvez allez consulter l'ensemble des articles déjà parus à leur sujet dans Barrio de Tango en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Vous pouvez aussi visiter leurs sites. Je vous donne ici ceux des artistes dont je n'avais jamais parlé autrement dans ce blog :
Pablo Mainetti
Vice Versa (dont j'ai fort peu souvent parlé encore, malgré près de 1070 articles déjà publiés)
Juan Carlos Baglietto
Lito Vitale, dont je n'avais que mentionné le nom dans mon article sur la présentation qui fut faite du festival à la fin novembre.

mercredi 8 juillet 2009

Jeudis du Torcuato pour un hommage juilletiste à Pichuco [à l’affiche]

Démarrage d’un cycle de concerts les jeudis du mois de juillet, au Centro Cultural Torcuato Tasso, qui fait pourtant partie des centres culturels de la Ville de Buenos Aires, lesquels ont annoncé hier qu’ils fermaient leurs portes devant le manque d’affluence dû à la grippe A (voir article d’hier).
Mais il semble que ni la grippe A ni la désertion des fidèles ne soient de taille à détourner Ariel Ardit, Julio Pane et Hugo Rivas de donner tous les trois ensemble ce premier spectacle qu’ils ont conçu comme un hommage à Aníbal Troilo dont l’Argentine doit fêter samedi prochain l’anniversaire de la naissance à travers les manifestations (presque toutes annulées) du Día Nacional del Bandoneón (voir l’ensemble des articles sur cette fête qui est un peu à l’Argentine ce que la Fête de la Musique est à l’Europe).
Le démarrage de ce cycle donne lieu à un article approfondi de Karina Micheletto dans Página/12 de ce jour, article où la critique musicale de la journaliste se mêle à une interview à trois voix du chanteur (Ariel Ardit), du bandonéoniste (Julio Pane) et du guitariste (Hugo Rivas), ces deux derniers étant aussi des compositeurs.
Le cycle semble bien vouloir tenir fermement tête à la vague des annulations qui emporte le reste des shows dans tout Buenos Aires. Alors demain soir, tout le monde, sauf les malades et les convalescents, et avec le masque de rigueur, au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.
Le concert est à 22h et le prix d’entrée à 40 $.
En savoir plus :
Vous connecter au site du Torcuato (attention à la musique qui se déclenche dès la connexion. C’est du Piazzolla et du bon -du mauvais, de toute façon, ça n’existe pas-, et ça s’entend ! Attention aux voisins que ça peut déranger ou surprendre).
Lire l’article de Página/12

dimanche 12 avril 2009

Dialogue trangénérationel tanguero [Disques & livres]

Photo extraite du site de Página/12


Le week-end dernier, vendredi 10 et samedi 11 avril, à 22h, le bandonéoniste et compositeur le Maestro Leopoldo Federico (82 printemps) et le guitariste et compositeur Hugo Rivas (34 ans) présentaient leur disque commun Sentido único, tout récemment sorti, au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1535 dans le quartier San Telmo (au prix pas très fréquent au Torcuato de 70 $ l'entrée). Ils y étaient déjà les 3 et 4 avril et y reviendront les 17 et 18 avril, toujours à la même heure et au même prix.
Un peu cher pour le niveau de vie local, on est d'accord, mais... bon ! C'est Leopoldo Federico !

Le disque se veut un dialogue en musique entre deux artistes qui se sentent très proches l'un de l'autre en dépit de la différence d'âge. Ceci dit, quand Federico joue, je l'ai vu sur scène et de fort près, il faut savoir qu'il a l'âge qu'il a pour le croire. Il est d'un dynamisme et d'un enthousiasme tout à fait contagieux et il emporte et la salle et l'orchestre dans son élan...

Ce disque renoue en quelque sorte avec le feu Cuarteto San Telmo que Leopoldo Federico anima avec Roberto Grela dans la deuxième partie des années 60, après la mort de Julio Sosa, le chanteur qu'il accompagnait, et la dissolution du duo Troilo-Grela. On peut les écouter ici interprétant Cabulero en 1965.

Quant à Hugo Rivas, qui n'est pas encore présent sur Todo Tango, il est déjà sur You Tube (ici dans une interprétation de Gallo Ciego, en solo de guitare). Et pour les retouver tous les deux en attendant que les disquaires en ligne aient réceptionné le nouvel album, vous pouvez vous plonger dans la lecture de l'interview à deux voix accordée par les deux artistes à Karina Micheletto, de Página/12 (édition du 10 avril).

jeudi 12 mars 2009

La 6e mise à jour 2009 de Noticia Buena [radio]

En ce moment sur Noticia Buena, les quatre interviews de Para escucharnos en los valores dont je vous ai déjà parlé (voir l’article précédent sous ce lien), dont celle de Horacio Ferrer et celle de Litto Nebbia. Des perles à ne pas louper (allez-y avant une prochaine mise à jour, il faut que les interviews tournent et c’est du streaming, donc sans téléchargement possible. C’est vrai aussi des autres pages dont le contenu change fréquemment).

Deux autres documents audio beaucoup plus courts mais tout aussi savoureux (dont le rythme de mise à jour est plus rapide, comptez une quinzaine de jours seulement).

Côté Luis Alposta, un poème dit par son auteur, le poète Juan Carlos La Madrid. Poète peu connu des amateurs de tango mais qui est néanmoins un des auteurs qui comptent dans le terreau poétique qui nourrit le tango argentin. Luis Alposta vous le présente dans son petit entrefilet et livre sous forme (à lire donc) deux de ses poèmes. L’audio joint vous permet d’entendre la voix de Lamadrid disant un autre poème. Même si vous ne comprenez pas l’espagnol, je crois que ça vaut le coup d’oreille pour la musique des mots et la modulation de cette voix...

Côté Primo Antonio (une nouvelle rubrique, sur la page d’accueil) vous pourrez entendre un tango-canción dont cet auteur a écrit les paroles (la musique étant, elle, de Héctor Palacios), chanté par Rubén Améndola accompagné par le guitariste Hugo Rivas (qui se produit avec Néstor Marconi, avec Julio Pane, pour ne citer que des partenariats auxquels a déjà fait écho Barrio de Tango).

L’accès général à Noticia Buena se trouve dans la Colonne de droite, rubrique Cambalache (casi ordenado).
Lien vers Para escucharnos en los valores (les 4 interviews d’environ une heure chacune s’écoutent les unes derrière les autres en enchaînement automatique ou une par une si vous cliquez directement sur un titre pour choisir celle que vous voulez écouter).
Lien vers la page de Luis Alposta.
Lien vers la page de Primo Antonio.

vendredi 19 décembre 2008

Julio Pane et Hugo Rivas à la Casona de Fernando [à l’affiche]

La Casona de Fernando (l’Auberge de Fernando) est un cena-tango-show de qualité.
L’établissement a d’ailleurs été déclaré "Sitio de interés cultural", une distinction que distribue la Ville de Buenos Aires (et aussi la Secretaría de Cultural, c’est-à-dire le Ministère de la Culture, au niveau fédéral).

Le bandonéoniste, arrangeur et compositeur Julio Pane et son complice à la guitare, Hugo Rivas, seront ce samedi 20 décembre à 22h dans ce haut-lieu du quartier de Monserrat (Avenida Garayn 2301) dans le cadre des soirées du vendredi et du samedi, "Las Máximas Figuras del Tango" (les plus grandes figures du tango). Ils seront entourés d’une pléiade d’invités.

L’affiche de ce week-end sera présentée par Yasmin Ventura. Abel Córdoba et Nelly Vázquez, l'un, le dernier chanteur de Pugliese, l’autre, la dernière chanteuse de Troilo, doivent aussi se produire dans ces murs.

Le 6 décembre, La Casona de Fernando recevait le chanteur et compositeur José Angel Trelles, le dernier chanteur de l’orchestre de Piazzolla. Une autre référence et une vraie personnalité musicale à découvrir si vous ne le connaissez pas encore en allant visiter son site (écoute et possible téléchargement en Mp3 de divers morceaux tous meilleurs et plus intéressants les uns que les autres).

Tous les jeudis à 21h, la Casona propose une soirée intitulée "Puchero y tango", avec les artistes résidents. (Pour savoir ce qu'est un puchero, lire cet article de la rubrique Gastronomie).

En revanche, au niveau de l’assiette, ce n’est pas la typicité qui domine. Bien au contraire. La Casona se vante de servir lors de ces dîners spectacles une cuisine internationale, ce qui veut généralement dire pseudo-française mais dépourvue de tout cachet. A leur décharge, il paraît que cette cuisine sans identité est préparée avec les meilleures viandes locales (carne de exportación) et servi avec les vins des meilleures caves nationales (ça doit pas être donné !).

Pour ceux qui sont sur place, la Casona propose les deux réveillons, Noche Buena (24 décembre) et Noche Vieja (Saint Sylvestre). Si ça vous tente et si tout n’est pas déjà archi-réservé...

jeudi 27 novembre 2008

Tango puro au Torcuato Tasso [à l’affiche]

Ce vendredi et ce samedi, les 28 et 29 novembre, à 22h, le chanteur Horacio Molina, le bandonéoniste Julio Pane (un maître du genre) et Hugo Rivas (guitariste de renom) se produisent au Centre Culturel Torquato Tasso, rue Defensa 1575 dans le quartier de San Telmo (entrée : 50 $).