Affichage des articles dont le libellé est Claudio Tagini. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Claudio Tagini. Afficher tous les articles

mardi 28 juillet 2009

Claudia Levy sur ADN Tango ce jeudi [radio]

C’est désormais les vacances pour Barrio de Tango et le rythme de publication va beaucoup, beaucoup ralentir d’ici le début septembre et une reprise en force, avec la tournée de Litto Nebbia en France !

Alors juste quelques mots avant de reprendre la sieste estivale pour vous annoncer que l’auteur-compositeur-interprète et pianiste Claudia Levy sera au micro de Claudio Tagini, jeudi soir, 30 juillet 2009. Vous connaissez le principe de diffusion de l’émission : passage en direct à 18h heure de Buenos Aires puis streaming à volonté pendant une semaine entière sur la page de l’émission sur le site de Radio Sentidos.

L’émission elle-même se présente comme une conversation à bâtons rompus entre l’animateur, Claudio Tagini, et l’invité, en l’occurrence l’invitée, avec audition de quelques morceaux issus de ses disques...

Pour en savoir plus sur Claudia Levy : se reporter à son raccourci dans la rubrique Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite (tous les articles qui lui sont consacrés en français sur ce blog). Visiter le site de l’artiste.
Pour écouter l’émission : cliquez à partir de jeudi soir ou vendredi matin (décalage horaire oblige) sur le lien de l’émission (rubrique Ecouter, dans la Colonne de droite, en partie inférieure).

lundi 13 juillet 2009

Marcela Bublik au micro de ADN Tango jeudi prochain [radio]

Photo diffusée par l'artiste

L'auteure-compositrice-interprète et chanteuse Marcela Bublik sera l'invitée jeudi prochain de Claudio Tagini dans son émission ADN Tango, sur la radio par Internet Radio Sentidos.
Le principe est simple : l'émission passe en direct sur le site de Radio Sentidos puis reste accessible pendant une semaine, sous forme d'un streaming non téléchargeable. Il s'agit d'une émission-interview où l'animateur, un passionné, lui-même auteur de quelques tangos, fils, frère et père de tangueros, converse à bâtons rompus, avec son invité en s'interrompant deux ou trois fois pour passant un extrait d'un disque de l'invité ou choisi par celui-ci.

Marcela Bublik a récemment intégré les pages du site encyclopédique consacré au tango, Todo Tango, une nouvelle consacration pour une artiste qui a reçu plusieurs récompenses et compte déjà plusieurs disques où elle interprète des morceaux de sa composition (de su autoria, comme on dit en Argentine) et des classiques.
Avant jeudi, vous pouvez déjà la découvrir en français à travers les articles que je lui ai déjà consacrés ou dans lesquels elle apparaît (en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de l'article, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio de la Colonne de droite), vous pouvez aussi aller l'écouter soit sur son site, soit sur sa page Myspace.
Ensuite jeudi, à partir de 19h (si vous pouvez veiller jusqu'à cette heure-là : en Europe, ça nous fait minuit tout rond, en ce moment même) soit un peu plus tard, à partir de vendredi matin, vous pourrez aller la découvrir telle qu'en elle-même dans l'émission : aller dans la partie basse de la Colonne de droite, dans la rubrique Ecouter. Le lien avec la page de ADN Tango y est accessible directement. Pour le lien avec Radio Sentidos, voir la rubrique Cambalache (casi ordenado).

mercredi 1 juillet 2009

La chanteuse Raquel Buela au micro de Claudio Tagini [radio]

La chanteuse et comédienne Raquel Buela, dont Barrio de Tango a déjà parlé, dont assez récemment pour un concert qu’elle vient de donner au Biblioteca Café, au Retiro, est un grande promotrice de la musique de Buenos Aires. Elle prête aussi sa voix aux poètes contemporains, comme Raimudo Rosales et Luis Alposta et bien d’autres.

Elle a gagné ses premières récompenses professionnelles et artistiques il y a 10 ans, c’est vous dire si elle a du métier.

Elle sera l’invitée ce jeudi de l’émission radiophonique par Internet ADN Tango, qu’anime Claudio Tagini, sur le site de Radio Sentidos. Vous connaissez le principe (sinon, vous allez le découvrir à cette occasion) : l’émission est diffusée en direct sur le site à 19h (heure locale) et reste disponible sur la page de l’émission pendant une semaine entière. Vous pouvez l’écouter mais vous ne pouvez pas la télécharger. C’est une petite heure de conversation à bâtons rompus entre l’animateur et son invité, entrecoupée de quelques morceaux, généralement tirés des disques de l’invité...

Une émission très agréable à écouter et une bonne manière de se familiariser avec l’espagnol de Buenos Aires, voire de progresser dans la maîtrise de cette langue, vraiment très proche du français.

Le lien avec la page de ADN Tango se trouve dans la Colonne de droite, partie inférieure, rubrique Ecouter.
Pour repasser tous les articles de Barrio de Tango sur un artiste, cliquer sur son nom soit dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search si vous êtes déjà sur un article le concernant soit dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne de droite. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous disposez en haut à gauche d’une petite fenêtre qui est un mini-moteur de recherche propre à ce blog.

mercredi 3 juin 2009

ADN Tango cette semaine : Ariel Ardit [radio]

Photo extraite du site du chanteur

Ajout du 4 juin :
pour des raisons d'agenda, Marta Iglesias m'annonce par mail aujourd'hui qu'Ariel Ardit ne pourra être au micro de ADN Tango ce soir. Le passage du chanteur au studio de Radio Sentidos est reporté au 18 juin.
En revanche, le concert de cette nuit à Balvanera devrait être maintenu.

Cette semaine, ce jeudi 4 juin 2009, à 19h (heure de Buenos Aires), c’est le chanteur Ariel Ardit qui sera l’invité de Claudio Tagini et de Marta Iglesias (qui assure la production en cabine tandis que Claudio est dans le studio au micro).

Ariel Ardit est l’ancien chanteur de l’orchestre El Arranque qu’il a quitté l’année dernière pour se lancer dans une carrière de soliste.

Il y a peu il a sorti un disque, Ni más ni menos, qu’il a présenté il y a peu, le 29 avril, à l’auditorium de Radio Nacional, et que vous pouvez écouter sur son site (sans téléchargement possible et franchement, pour nous, ce n’est rien de l’acheter sur le marché, par les disquaires argentins en ligne dont vous avez une sélection élitiste dans la Colonne de droite, partie basse, rubrique Les Commerçants du Barrio).

Ni más ni menos est son second disque de soliste. Le premier s’appelle Doble A, du nom du plus célèbre modèle de bandonéon (l’instrument de haut de gamme fabriqué dans les années 1910-1920 par le facteur allemand Alfred Arnold, là-bas, en Saxe, à Karlsfeld, bien loin du Río de la Plata, et pourtant le Doble A est le premier bandonéon que le fabriquant a conçu spécialement pour le tango...).

L’émission de Claudio Tagini peut être écoutée en direct (attention : 5 heures de décalage horaire en ce moment entre notre heure d’été, ici en Europe atlantique, et leur heure d’hiver) ou, plus commode pour nous, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pendant une semaine entière, en streaming, sans téléchargement possible, sur le site de Radio Sentidos (rubrique Cambalache casi ordenado, en Colonne de droite) ou sur la page de ADN Tango (rubrique Ecouter, en partie haute de la Colonne de droite).

Le soir même, à 22h30, Ariel Ardit donne un concert au Café El Social, Alsina 2764, dans le quartier de Balvanera (entrée 20 $).

Pour aller plus loin :
Visiter le site de Ariel Ardit

mercredi 6 mai 2009

Esteban Riera sur Radio Sentidos ce jeudi [radio]

Affiche officielle ADN Tango

C’est une excellente valeur montante du tango-canción qui sera ce jeudi au micro de Claudio Tagini, dans l’émission ADN Tango, sur les ondes ou, plutôt (mejor dicho), sur le site de Radio Sentidos, une radio culturelle qui ne diffuse que par Internet.

Le principe de diffusion est simple : transmission en direct sur le site le jeudi à 19h (heure de Buenos Aires) et mise en ligne simultanée de l’émission, en continu, pendant toute la semaine. A écouter en streaming, sans possibilité de téléchargement sur disque dur.

Le principe de l’émission est tout aussi simple : une conversation à bâtons rompus entre l’animateur (conductor), Claudio Tagini, et son invité(e), avec, pour illustration musicale, plusieurs tangos issus des disques de l’invité(e) ou de prises en public (en vivo) lors de tel ou tel concert.

En l’occurrence, après-demain, Claudio recevra le prix Hugo del Carril 2004, qui est aussi le chanteur attitré de l’orchestre Vale Tango, avec lequel il est venu déjà en France et a fait plusieurs tournées à l’étranger comme il l’a fait aussi avec le danseur classique Julio Bocca qu’il a accompagné sur sa tournée mondiale d’adieu en 2006-2007. Avec sa voix très chaude, très enveloppée, Esteban Riera est un aussi interprète délicat et fin des tangos du Maestro Raúl Garello, dont il a été plusieurs fois l’invité, notamment au défunt Club del Vino (un tanguería de Palermo qui a fermé en 2007).

Le 18 avril, à 00h30, il était à la Esquina Homero Manzi, à San Juan y Boedo, dans la trasnoche (1) de ce Bar Notable (2) du quartier de Boedo. En février, il était le chanteur du spectacle Mis tardes con Gardel, du Museo Casa Carlos Gardel (voir mon article à ce sujet).

Esteban Riera a deux disques disponibles actuellement :

Soy cantor, chez EPSA, album qui tire son nom d’un tango écrit par Raimundo Rosales et composé par Marcelo Saraceni (voir mes articles sur Raimundo Rosales). Le disque présente 13 morceaux, principalement des classiques : Cuando tallan los recuerdos, En esta tarde gris, Uno, El día que me quieras, Siga el corso, Volver, Como dos extraños... et deux morceaux contemporains assez peu enregistrés, Soy cantor déjà cité (dont c’est probablement le seul enregistrement commercial pour l’heure) et Qué flor para mi truco de Raúl Garello et Horacio Ferrer (et non pas Celestino Ferrer, comme l’écrit par erreur la boutique en ligne de Zivals, Tangostore, sur laquelle vous pouvez facilement vous procurer les deux disques cités ici).

Tal vez sera su voz tire, lui, son titre d’un très beau tango de Lucio Demare et Homero Manzi, dont le titre originel est Tal vez sera mi alcohol (peut-être est-ce mon ivresse). L’autre titre (Tal vez sera su voz) est le fruit de la censure de 1944-1949 qui a tenté d’éradiquer l’emploi du lunfardo et les allusions aux vices et autres mots dont souffrait la société portègne des années 30 et 40 : adultère, amours hors mariage et amours vénales, suicide, ivresse, cabaret, grève... (Voir Les grandes dates du Tango, dans la rubrique des Petites chronologies, en partie centrale de la Colonne de droite du présent blog). Cet album contient lui aussi 13 morceaux, dont des standards comme Toda mi vida, Pasional (que créa Osvaldo Pugliese en 1951, ce qui vaut aujourd’hui encore ce statut de classique à ce très beau tango qui raconte une histoire d’amour partagé, épanoui et torride), Después et Torrente. Et vous regarderez bien le dernier morceau... Il s’appelle Al filo del otoño... Et c’est un tango de Claudio Tagini et Oscar Barrios.

Parce que Claudio Tagini n’est pas seulement l’excellent intervieweur que vous découvrirez en écoutant ADN Tango (ou que vous avez déjà découvert si vous êtes déjà tombé sur un article sur son émission dans les colonnes de ce blog). C’est aussi un artiste du tango, qui écrit et qui compose... comme son "viejo" (3), Armando Tagini. Et c’est un promoteur du tango qui travaille beaucoup auprès des enfants pour donner au genre la place qui lui revient, contre les vents et les marées des gros circuits commerciaux qui se débarrasseraient bien volontiers de ce genre trop riche, trop évolutif, trop inclassable, trop idiosyncratique (voir à ce sujet mon article sur la soirée d’aujourd’hui au CCC) : sa place de genre national, sa place d’expression privilégiée et parachevée de l’identité culturelle argentine, rioplatense, portègne...

En savoir plus :

Visiter la page My Space de Esteban Riera
Visiter le site de Esteban Riera (attention : il y a bien longtemps que le chanteur a cessé de maintenir son site sans toutefois le détruire. Le site est très beau, mais pas du tout à jour).
Ecouter ADN Tango sur le site de Radio Sentidos (reportez-vous à la Colonne de droite, rubrique Ecouter, dans la partie inférieure).

A noter que la fille de Claudio Tagini (famille d’artistes et de tangueros, que celle-là), la chanteuse Vanina Tagini, tourne actuellement en Europe, essentiellement en Allemagne, avec le bandonéoniste Gabriel Merlino (lire mon article - voir aussi, en ce moment, mai 2009, la vignette sur Vanina et Gabriel dans la rubrique Par chez nous, en haut de la Colonne de droite).

Par chez nous est une rubrique qui évolue en fonction de l’actualité et présente aux lecteurs de Barrio de Tango ce qui se passe en temps réel dans l’Europe francophone en quelques images et ce, quelque soit l’article par lequel ils arrivent sur ce blog.

(1) trasnoche : intraduisible. L’équivalent le plus proche en français serait nuit blanche.
(2) Bar Notable : distinction officielle attribuée par la Ville de Buenos Aires à une cinquantaine d’établissements pour le rôle qu’ils ont joué et qu’ils continuent de jouer dans la vie artistique, culturelle et intellectuelle de la capitale argentine.
(3) el viejo, la vieja, los viejos : en lunfardo, c’est le père, la mère, les parents. Et c’est une expression respectueuse, qui ne sous-entend aucune mésentente, aucune discordance, aucune prise de distance, même pas par fausse pudeur, entre enfants et parents. Carlos Gardel, dont le respect et l’amour qu’il portait à sa maman sont légendaires, l’appelait publiquement "mi vieja" ou "mi viejita". Au micro de ADN Tango, Claudio parle fréquemment de "su viejo" (nombra a su viejo, comme on dit à Buenos Aires). J’ai entendu le Maesto Acho Manzi me parler de "mi viejo" (Homero Manzi, ni plus ni moins) et reçu un jour un mail d’un ami, dont la mère venait de décéder t qui évoquait le souvenir chéri de "mi vieja". Alors que notre vieux, notre vieille et nos vieux, en argot parisien, restent des expressions très ambiguës, passablement dépourvues de tendresse et de respect et que personne d’entre nous ne s’aviserait d’utiliser en présence de l’un ou l’autre de ses parents.

dimanche 19 avril 2009

Tournée européenne de Gabriel Merlino et Vanina Tagini [ici]

Du 2 au 23 mai, le bandonéoniste Gabriel Merlino et la toute jeune chanteuse Vanina Tagini seront en Allemagne, en Suisse et en France.

Affiche du concert à Saint Gall en Suisse le 8 mai prochain

La seule étape francophone sera Paris, les 19 et 20 mai. Le programme est encore incertain sur la capitale française (aussi les organisateurs de concert intéressés pour l'un ou l'autre de ces deux jours peuvent me contacter). Tout le reste de la tournée est fixée :

2 mai : Mannheim Tango Festival
3 mai : Offenburg
7 mai: München (Münich), à Tango Connection
8 mai : Sankt Gallen (Saint Gall), en Suisse, voir l'affiche ci-dessus.
9 mai : Einbeck, à la KulturHaus (Tango Brücke)
11 mai : Erfurt
13 mai : Franfkurt (Francfort) à La Academia
14 mai : Frankfurt, au Jazz Club Mampf
15 mai : Regensburg, au Tango im Fluss
16 mai : Murnau, au Kulturzentrum Westorhalle
17 mai : Karlsruhe
19 et 20 mai : Paris, France
21 mai : Tübingen
23 mai : Eislingen Marstall Kulturzentrum

Gabriel Merlino est un bandonéoniste confirmé.
Né en 1977, il est tombé dans le bandonéon quand il était tout petit (comme on dit dans Astérix). Il avait en effet 8 ans. Depuis, il a fait du chemin. C'est un instrumentiste, un professeur de bandonéon, un arrangeur et un compositeur. Il est familier de notre continent qu'il a souvent parcouru en tournée. A Buenos Aires, il joue dans les meilleures salles : la Bodega du Gran Café Tortoni où la photo ci-dessous a été prise, le CC Torcuato Tasso, le CC Recoleta, le Café Teatro Moliere de San Telmo. Dans le métier, c'est un filleul du Maestro Leopoldo Federico. En 1995, il a fondé son propre quatuor, Nuevo Siglo, avec lequel il joue la plupart des morceaux en audition sur sa page My Space (où vous pouvez l'entendre dans Les feuilles mortes, Autumn leaves, au bandonéon Doble A, ça change de l'accordéon musette) et dans les morceaux qui sont téléchargeables en Mp3 sur son site multilingue (espagnol, anglais, allemand). En 2005, il a sorti un disque de World Music au bandonéon, le premier de ce genre dans l'histoire de cet instrument allemand (eh si !) si bien identifié à la ville de Buenos Aires : Bandoneon Dreams, qui rassemble tous les genres (jazz, candombe, tango, salsa, bolero, folklore....). Son lien professionnel avec Vanina ne date pas d'hier, ils ont assuré ensemble de nombreuses soirées, notamment au Tortoni, et Vanina est la chanteuse du Quatuor Nuevo Siglo plus souvent qu'à son tour.


Gabriel Merlino est déjà sur notre continent. Il tourne actuellement en Allemagne, un pays avec lequel il entretient des liens privilégiés, qu'il visite souvent et où il se produit depuis le 16 avril avec le Akordeonale Ensamble :

le 16 il était à Karlsruhe (au Tollhaus), le 17 à Dudelange (au Kulturzentrum Op), le 18 à Dortmund.
Ce soir, il joue à Offenburg (au Reithalle).
Mardi 21, il sera à Fulda, le lendemain à Rietberg (Cultura), le 23 à Reutlingen (salle Franz K), le 25 à Dreieich, au BürgerHaus Sprendlingen, le 26 à Filderstadt (à la Waldorschule), le lundi 27, il sera à Coblence (Koblenz), au Cafe Hahn, le 28 à Homburg (au Kulturzentrum Saalbal), le 29 à Bonn (à la Kunst und Austellungs Halle), et le 30, il terminera cette partie de sa tournée à Pforzheim, au Kulturhaus Oesterfeld.

Au moment où Vanina arrivera de Buenos Aires, après être passée jeudi prochain au micro de son père, Claudio Tagini, sur ADN Tango, l'émission en streaming de Radio Sentidos, dont je vous parle régulièrement depuis janvier 2009.

Vanina est donc... Ah mais, je vois que vous avez suivi les épisodes précédents ! Elle est en effet la petite-fille d'Armando Tagini, chanteur et letrista (parolier) qui écrivit 7 des tangos qu'enregistra Carlos Gardel. Vanina est jeune, elle a 25 ans. Elle a fait ses débuts de chanteuse professionnelle à 16 ans, en 1998, dans la Bodega du Tortoni, lors d'un hommage à son grand-père... Elle a reçu le prix Hugo del Carril en 2002 (pas mal non plus !). De 2004 à 2007, elle a fait partie des artistes résidents qui se produisent régulièrement au Tortoni. De 2007 à 2008, elle appartint au Michelangelo Tango Show (un cena show assez prestigieux), et elle a aussi été chanteuse résidente au Taconeando (dans le quartier de San Telmo). Je vous passe la liste des autres salles où elle a eu l'occasion de se produire : c'est tout Buenos Aires qui défilerait, du sud au nord et d'est en ouest... Sur sa page My Space, Vanina chante des grands classiques comme Niebla del Riachuelo, Quedemonos aqui, Lejana tierra mia (un morceau inspiré du folclore espagnol écrit et composé pour un des derniers films de Gardel) et un tango peu connu, tout récent (1998) de Bibi Albert (paroles) et Pocho Lapoule (musique), Viejo Palermo.

Entre la prochaine édition de ADN Tango (en ce moment, il faut écouter le poète Héctor Negro) et cette page My Space, vous avez donc tout ce qu'il faut pour la connaître avant même de l'écouter en chair et en os à l'une ou l'autre des étapes de son voyage à travers l'Europe majoritairement germanophone.

Dès que je sais ce qui se passe à Paris, vous verrez la date apparaître sur la Colonne de droite (où j'intègrerai un appel d'article en image dans la semaine) et je viendrai enrichir cet article...

(L'émission de ADN Tango sera disponible sur le site à partir de vendredi à la première heure. Le lien est dans la rubrique Ecouter, de la Colonne de droite, partie inférieure comme tous les liens externes).

samedi 18 avril 2009

Remerciements - Agradecimientos

Huit mois après la naissance de Barrio de Tango, de nombreuses personnes ont déjà participé activement à sa diffusion en plaçant un lien sur leur site, en envoyant la Gazette ou la Gacetilla à leurs amis et connaissances ou me citant au micro de leur émission radiophonique.
Demain, Barrio de Tango aura 8 mois. A la veille d'une semaine, où ce blog va faire une petite sieste (1), j'ai pensé que c'était le bon moment pour remercier toutes ces personnes qui se sont déjà donné tant de mal, et en particulier tous ceux et celles dont j'ai vu effectivement les lecteurs arriver sur ce site...

Pierre Clavilier, "un homme-livre" ainsi qu’il se définit lui-même, un écrivain français passionné d’Amérique Latine, Juan Carlos Espósito, créateur et animateur à l'Abasto du podcast Tango City Tour, et la chanteuse Anna Saeki. Ils furent les tout premiers à m’envoyer des lecteurs alors que Barrio de Tango ne comptait guère plus de 70 articles.

Un merci très ému à l’Association des Grands-Mères de la Place de Mai, Abuelas de Plaza de Mayo, ONG des droits de l’homme très prestigieuse en Argentine et en Amérique Latine, pour l'honneur qu'elle m'a fait et me fait en plaçant sur sa page d'accueil un lien à mes articles concernant ses activités.

Merci aussi au groupe La Biyuya, aux chanteuses Lucrecia Merico et Marcela Bublik, aux chanteurs Hernán Cucuza Castiello, José María Pepe Kokubu, el Ponja Malevo, Alorsa et son groupe La Guardia Hereje, aux journalistes et conférenciers Claudio Tagini et Marta Iglesias, animateur et productrice de ADN Tango sur Radio Sentidos, à Solange Bazely, une spécialiste française de l’histoire du bandonéon, au duo Mariel Martínez et Alejandro Picciano (sur My Space et sur leur site), Marcelo Villegas, directeur du site Noticia Buena, Germán Marcos et Maximiliano Senkiw, co-animateurs de l’émission Fractura Expuesta, à Luis Lazaro (Tango en Suisse Romande), à Web Tango (un site français très complet), à Miguel Gadea Sandler, modérateur du groupe Perfiles de Tango qui m’a fait l’honneur de m’inviter dans cette communauté de plus de 250 membres argentino-uruguayens, et tout récemment à la poète et letrista argentine Marta Pizzo.

Dans le présent article, tous les liens renvoient aux sites des personnes remerciées...

(1) Beaucoup de travail sur le livre que je prépare pour la fin de cette année (enfin on espère !) et puis Paris se prépare un excellent programme d'excellents concerts avec des artistes qui n'y viennent pas tous les jours : les 24 et 25 avril, c'est le récital de la chanteuse Anna Saeki à la Maison de la Culture du Japon à Paris, et le 27 avril, le concert de la Orquesta Típica Fernández Fierro au New Morning.
Comme dit le proverbe français, on ne peut pas être à la fois au four et au moulin...
D'autant qu'aussitôt après, il faudra enchaîner : la jeune chanteuse Vanina Tagini s'apprête à venir en Suisse et en Allemagne !

lundi 13 avril 2009

Héctor Negro jeudi prochain au micro de ADN Tango [radio]

Le poète Héctor Negro, que les lecteurs de Barrio de Tango connaissent bien, surtout depuis son sonnet de voeux 2009 en décembre de l'année dernière, sera l'invité de Claudio Tagini (et Marta Iglesias Suárez) dans l'émission ADN Tango, sur la radio numérique Radio Sentidos (Buenos Aires).

L'émission est diffusée en direct le jeudi à 19h puis reste disponible sur le site pendant une semaine (elle peut donc être écoutée pendant ce délai à n'importe quel moment mais ne peut pas être conservée en mémoire sur votre ordinateur : autrement dit, il ne faut pas la rater).

Héctor Negro est un des grands auteurs du tango contemporain, il a reçu d'innombrables prix et récompenses, notamment le prix Konex (une prestigieuse fondation) à 20 ans de distance : en 1985 comme auteur de tango et en 2005 comme auteur et compositeur de tango... Il est membre de la Academia Nacional del Tango, où il enseigne au Liceo Superior del Tango, et de la Academia Porteña del Lunfardo. C'est un poète qui a publié 13 recueils de poésie (il est en particulier un des grands de la poésie lunfarda et un passionné de football dont il sait parler en poésie bien réelle et très simple à lire), il a réalisé également une anthologie de tangos qui passe en revue toute l'histoire depuis Pascual Contursi. Il est le co-directeur de la revue Buenos Aires, Tango y lo demas, dont je vous ai parlé du dernier numéro paru lors de sa sortie au Tortoni à la fin de l'année dernière.
Pour mieux le connaître, si vous parlez espagnol, il faut vous connecter sur son blog (Colonne de droite, rubriques Troesmas, dans la partie inférieure de la Colonne).

Sinon, vous pouvez lire son sonnet des voeux que j'ai intégralement traduit (avec son accord, bien sûr) sous ce lien. L'ensemble des articles qui sont consacrés au Maestro Héctor Negro (y compris celui-ci) sont accessibles en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de cet article.

Les articles concernant l'émission sont accessibles en cliquant sur le nom de Claudio Tagini.
La page de ADN Tango sur Radio Sentidos possède son lien direct, dans la rubrique Ecouter, de la Colonne de droite.

mercredi 8 avril 2009

Les jeudis de Radio Sentidos à la Esquina Osvaldo Pugliese [à l’affiche]

Affiche fournie par Marta Iglesias

Marta Iglesias Suárez, la productrice de ADN Tango et l’animatrice de Ecos de la Voz, du jeudi, sur la radio web Radio Sentidos, que vous connaissez déjà (voir la rubrique Ecouter, dans la partie inférieure de la Colonne de droite), organise le jeudi soir, à 21h30, des soirées musicales dans la pizzeria de quartier qu’est la Esquina Osvaldo Pugliese, située à l’angle de l’avenue Boedo et la rue Carlos Calvo (la porte d’entrée est au numéro 909 de la avenida Boedo).

Ce jeudi 9 avril, le groupe Los bandoleiros présenteront leur nouveau CD, Entre dos amores, qui mêle tango et flamenco (comme le fait aussi le dernier disque en date du chanteur et auteur-compositeur Guillermo Fernández). Le groupe chantera des tangos traditionnels en rythme de rumba flamenca (comme quoi, tous les métissages sont dans la nature !). Parmi les morceaux présents sur le disque : Pasional, Naranjo en flor, Volver, Niebla del Riachuela, El último café...
Ils partageront la petite estrade de la Esquina Osvaldo Pugliese avec un couple de danseurs qui mêleront eux aussi le tango et le flamenco, Doris et Victor. Le spectacle est à 20$. Il est d’usage d’arriver avant pour dîner. On paye le droit au spectacle après le repas.

Marta a accompagné l’annonce de la soirée d’un lien vidéo sur Pasional (Jorge Caldara y Mario Sotto) dans la version de Los Bandoleiros, un jour de 2005 sur le plateau de Canal 7 (Pasional a été un grand succès de l’orchestre de Pugliese, du portrait duquel les murs de la Esquina sont tapissés).

La semaine prochaine, la soirée sera celle du trio Tres x Tango qui présentera son prochain CD, Noche en taxi. Tres x Tango est un groupe composé d’un guitariste, Rene Jacobson, d’un flûtiste, Angel Derman et d’un contrebassiste, Gerardo de Monaco. Pour l’occasion, ils auront un invité, le guitariste Hugo Romero. Noche en taxi comportera des morceaux de Astor Piazzolla, Osvaldo Pugliese et Julián Plaza (pour ne vous citer que des compositeurs dont le nom commence par un P. Comme ça, ça vous laisse la surprise de découvrir les autres).
Le 16 avril, le droit au spectacle n’est que de 15 $ (mais il n’y a pas de danseurs prévus). La consommation d’au moins un café est obligatoire (la Esquina, ce n’est pas une salle de spectacle mais un café restaurant de quartier, tout simple, et on y mange très bien... De temps en temps, c’est mon côté Gault & Millau qui ressort, on ne se refait pas !)

Le trio Tres x Tango dispose de son propre site Web où vous pouvez aller écouter à quoi ressemble leur musique.

Si vous vous trouvez à Buenos Aires et que vous vouliez réserver, vous pouvez passer à la Esquina Osvaldo Pugliese dans la journée ou lui téléphoner au 4931-0277 ou le 4931- 2142 (depuis l’étranger ajouter l’indicatif du pays, 54, et l’indicatif de Buenos Aires, 11).
Les spectacles de tango à la Esquina ont lieu, sauf exception, tous les jeudis, vendredis et samedis soirs.
Si vous passez devant, vous verrez ce qui est prévu dans la semaine, c’est affiché sur la devanture.

mercredi 25 mars 2009

Concert unique de Monica Navarro à Notorious [à l’affiche]

Affiche du concert diffusée par Notorious

Et ce n’est pas un poisson d’avril. La chanteuse argentine Monica Navarro, qui s'est installée à Montevideo (et c’est plutôt rare dans ce sens-là), présentera son dernier disque à Buenos Aires, au Café Notorious, avenue Callao à la hauteur du 966, le 1er avril 2009 à 21h30.

Le disque s’appelle Paquetito de Tango (petit paquet de tangos). Il reprend un concert qu’elle a donné le 22 mars 2007 dans la salle Zitarrosa, à Montevideo.

Ce jeudi 26 mars 2009 à 19h, Monica Navarro sera l’invitée de Claudio Tagini dans ADN Tango, une émission que vous pouvez écouter sur le site de Radio Sentidos, soit en direct soit en différé, pendant toute la semaine qui suit la diffusion en direct. Une bonne occasion de découvrir cette chanteuse, sa voix, son répertoire pendant environ une heure où alterne l’interview de l’invité(e) et des passages de ses ou de son disque(s).

Sinon et sans attendre l’émission de Radio Sentidos, vous pouvez aller sur le site de la chanteuse. 3 morceaux sont écoutables et téléchargeables en format Mp3 (Fuimos, Nada et Carabelas de la nada). Pour les écouter, il faut entrer dans le site et cliquer sur l’onglet Material editado puis sur l’image de Paquetito de tangos. Le webmaster a aussi disposé sur cette page les textes des tangos qu’elle chante (letras). Et qu’elle chante très bien, avec une interprétation classique, très sentimentale, très chaude... La tradition, quoi ! Sur la page Vidéo, vous pouvez aussi voir quelques clips du concert repris sur ce nouveau disque et avoir ainsi un petit aperçu de cette Sala Zitarrosa qui est l’une des plus prestigieuses de Montevideo.

Le lien avec ADN Tango se situe dans la rubrique Ecouter, dans la Colonne de droite de Barrio de Tango, dans la partie inférieure (celle réservée aux liens externes).

mardi 17 mars 2009

Carlos Rossi ce jeudi au Tortoni et sur ADN Tango [à l’affiche]

Le chanteur et letrista (1) de tango Carlos Rossi sera ce jeudi 19 mars, à 19h (heure de Buenos Aires, laquelle vient de passer à l’horaire d’hiver), au micro de Claudio Tagini, dans l’émission (el programa) ADN Tango, sur le site de Radio Sentidos.

S’écoute en direct ou en différé, en streaming, pendant toute une semaine, 24h sur 24.

* ~ * ~ * ~ * ~ *

Carlos Rossi est né en 1943, dans le sud de Buenos Aires, dans le quartier de Nueva Pompeya, celui qu’ont célébré Homero Manzi et Aníbal Troilo dans Sur et dans Barrio de Tango, en 1948. C’est donc un artiste d’expérience et qui a tout pour être validement enraciné dans une tradition tanguera on ne peut plus orthodoxe. Au début de sa carrière, dans les années 60, il a chanté dans l’orchestre de José Basso, une figure musicale dans ces années-là qui sont moins connues par chez nous que celles qui avaient précédé, les années 30 et 40. Aujourd’hui, Carlos Rossi est un chanteur soliste.
En ce mois de mars, il se produit tous les vendredis et tous les samedis au Gran Café Tortoni, dans la salle Alfonsina Storni (rez-de-chaussée, au fond), à 20h30, avec une chanteuse de quelques années (!) sa cadette, Virginia Verónica (né en 1970). L’entrée est fixée à 60 $ le vendredi comme le samedi.
C’est cher, c’est cher, s’écrient mes lecteurs fidèles, habitués à une échelle de prix bien différentes. Vous êtes drôles, vous ! C’est qu’on est au Tortoni, tout de même. Tout est plus cher au Tortoni, même la tasse de café. Mais vous avez le décor, l’ambiance, les garçons en grande tenue, à la parisienne, les souvenirs historiques, la réalité culturelle d’aujourd’hui, vous tutoyez Jorge Luis Borges et Héctor Negro, sans parler de Quinquela Martín ou de Gardel en personne... Il faut attendre pour entrer, même en hiver quand ce n’est pas la saison touristique. Il y a un maître d’hôtel pour régler les entrées et les sorties, jusque sur le trottoir. Au-dessus, vous avez le Palacio Carlos Gardel, siège de la Academia Nacional del Tango. Le Café Tortoni, fondé en 1858 et aujourd’hui installé Avenida de Mayo n° 829, c’est l’un des lieux les plus prestigieux de tout Buenos Aires.

Le show du vendredi s’appelle Sol y Tango 2009, celui du samedi s’appelle Contango Historias (2). Ensemble, les deux chanteurs participent aussi à un spectacle conçu par Virginia Verónica, Terapía Tango (présenté comme un remède à la vie folle et déprimante d’aujourd’hui, mais qui n’a de thérapie que le nom. Un spectacle de tango, excellent à ce qu’il paraît. Todo Tango lui-même y fait référence dans son article sur cette chanteuse de la Guardia Jóven, une catégorie propre au site). Tous les deux sont enfin également co-auteurs de quelques tangos, publiés là aussi sur le site encyclopédique qu’est Todo Tango (voir le lien avec Todo Tango dans la rubrique Les Institutions dans la Colonne de droite, partie basse).

Carlos Rossi est aussi un chanteur connu pour ses prestations dans les médias audio-visuels. Il fait partie de l’équipe (el elenco) de La Noche con Amigos de Lionel Godoy tous les soirs de semaine, sur La 2x4, de Grandes Valores del Tango, l’émission dont fit aussi partie José María Mentana (récente invitée de Claudio Tagini). Enfin, il se produit sur le plateau de la chaîne payante Sólo Tango, sur laquelle travaille aussi Nolo Correa, autre récent invité de ADN Tango.

Carlos Rossi a fait un long séjour sur la scène de Taconeando, la tanguería fondée par la chanteuse et danseuse de tango Beba Bidart (aujourd’hui, La vereda de Beba, pour rappeler a mémoire de la fondatrice). Il s’est aussi produit un temps sur la scène de la tanguería voisine, à seulement une centaine de mètres de là, dans ce même coin ultra-pittoresque et authentique de Buenos Aires, presque à cheval entre San Telmo et Monserrat, El Viejo Almacén (fondé par Edmundo Rivero et passé, lui aussi, en d’autres mains désormais).

En 2003, Carlos Rossi a sorti un disque (qui n’est hélas plus disponible aujourd’hui sur Tangostore, la boutique en ligne de Zivals, mais il pourrait y revenir prochainement) : Socios de un sueño (associés d’un songe).

A ce disque ont participé en artistes invités des pointures comme Raúl Garello, Oscar Barrios, José Colángelo, Saúl Consentino, Carlos Morel et Juan Carlos Zunini, parmi d’autres. Rossi y interprète des pièces qui ne sont pas souvent enregistrées, notamment Lulú, une valse écrite d’une plume exceptionnellement simple par Horacio Ferrer, un beau poème passionnément amoureux et subtilement érotique dédié à sa femme, l’artiste peintre Lulú Michelli, et dont la musique est signée Raúl Garello (Lulú avait été créé et enregistré en 1992 par Raúl Garello et le chanteur uruguayen, décédé depuis hélas, Gustavo Nocetti, ami personnel et intime du poète). Egalement deux morceaux de Saúl Consentino, dont l’un écrit par la chanteuse guitariste compositrice et poète Eladia Blázquez (Sin tu mitad). Carlos Rossi est lui-même l’auteur de huit morceaux (temas) dont le second signé sur ce disque par Saúl Consentino, Tiempo de Nadie (temps de personne), et...

Vous savez garder un secret ?
Sûr ?

Bon. OK. OK, je vous le dis mais c’est entre nous, hein ? On est bien d’accord ? Vous le répétez pas ! Sur la liste de pistes composant Socios de un Sueño, on trouve un tango écrit par Claudio Tagini (musique d’Oscar Barrios). Si ! Al filo del otoño (au fil de l’automne). Bon ADN ne saurait mentir (3), Claudio est le fils d’un chanteur et letrista, qui a signé 7 tangos enregistrés par Carlos Gardel ! Ceci dit, je me répète, je l’avais déjà raconté dans un autre article, le premier consacré dans ce blog à cette émission de radio par Internet, en janvier dernier.

Chose bizarre, Carlos Rossi est aussi attendu à côté de Córdoba, le 27 mars, un vendredi, pour une émission en direct sur la radio de Bell Ville, et Bell Ville ce n’est pas tout près de Buenos Aires. Donc ou il y va en super-sonique, ou il ne chantera pas ce soir-là au Tortoni, ou il y a une gourrance (4) sur le programme du Tortoni ou dans l’article de Diario Marca, le journal de Bell Ville. Vous pouvez toujours aller lire l’article, il vous donne l’adresse du site de la radio où vous pourrez écouter l’émission en direct...

Sinon, ADN Tango figure dans les sites de la rubrique Ecouter, en partie basse de la Colonne de droite. Vous trouvez le lien aussi dans les autres articles que j’ai consacrés à cette émission (en cliquant sur le nom de Claudio Tagini, là-haut, entre le titre et l’article). Et si vous ne voulez pas attendre jeudi soir à 19h (là-bas, maintenant, 19h, ça nous fait minuit ici et à partir du 29 mars, ça nous donnera du 1 h du matin !), vous pouvez aller sur Todo Tango l’écouter chanter en 1966 avec l’orchestre de José Basso Mientras tú no llegas de Manuel Sucher et Carlos Bahr (tandis que tu n’arrives pas) ou en 1999 Musa de neón de Saúl Cosentino et María del Mar Estrella.

Et puisqu’on y est, parlons aussi de la partenaire, Virginia Verónica, dont Todo Tango nous offre la version de Cada día te extraño más (chaque jour, tu me manques un peu plus), enregistrée en 2001 (écoutez cette voix, ça vaut vraiment le coup). Vous pouvez aussi l'entendre dans le podcast 119 de Tango City Tour (lien dans la Colonne de droite, dans la rubrique Ecouter).

Et puis comme on parle de ADN Tango et qu’on ne fait rien sans Gardel dans ADN Tango (avec un titre et une histoire pareils, comment pourrait-il en être autrement ?), voilà le début d’une letra de Carlos Rossi et Virginia Verónica (musique de Saúl Cosentino).

Te canto desde mi canto, Gardel que estás en los cielos.
Te canto desde el desvelo de mis sueños de cantor.
Y para cantarte en serio, cuento con la bendición
que desde el fondo del tiempo puso en mi garganta Dios.
Y con la vida mis ganas de honrarte desde mi voz.
(Carlos Rossi et Virginia Verónica, 2004)

Je chante pour toi depuis ma musique, Gardel qui es aux Cieux.
Je chante pour toi depuis l’éveil de mes rêves de chanteur.
Et pour vraiment chanter pour toi, je compte sur la bénédiction
Que depuis le fond des temps Dieu a mis en mon gosier.
Et c’est ma vie que mon envie de te rendre hommage avec ma voix...
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Ce tango s’intitule tout simplement Gardel que estás en los cielos (formule empruntée à une traduction hispanophone du Pater, le Notre Père. Quand je vous disais que Gardel était plus qu’un chanteur, que c’était un mythe).

(1) letrista : parolier. Mais je n’aime guère cette traduction (même s’il n’y en a guère d’autre) : en tango, les textes vont bien plus loin que les paroles des chansons telles qu’on les conçoit, telles qu’on les écrit en Europe. A moins de faire du répertoire d’un Georges Brassens ou d’un Jacques Brel la norme or la richesse littéraire de ces textes sont des exceptions dans le genre qu’est la chanson ici.
(2) Contango Historias est une espèce de jeu de mot. Cela sonne comme "contando historias" ("en racontant des histoires", au sens des récits et non des mensonges, comme en français oral).
(3) El turno idiomático es "bon sang ne saurait mentir" (la sangre buena no sabe mentir, es decir que los hijos salen como sus padres)
(4) "gourrance" : error en argot parisino.

vendredi 6 mars 2009

Une arrière arrière petite-cousine du Zorzal Criollo au micro de Radio Sentidos [radio]

Hier soir, dans le studio de ADN Tango, Claudio Tagini recevait une lointaine parente de Carlos Gardel, surnommé el Zorzal Criollo (en français on dirait "le Rossignol sud-américain").
Cette dame, qui est elle-même grand-mère de 11 petits-enfants, cherche à faire reconnaître l’identité de celui qu’elle croit être le père du chanteur qui, comme j’ai eu l’occasion de l’exposer il y a quelques jours, est, en Argentine et dans toute l’Amérique du Sud, bien plus qu’un chanteur, un mythe, voir mon article de janvier 2009 à ce sujet).

Helena Irene Gardés appartient à la même famille que Berthe Gardes (Toulouse, 1865 - Buenos Aires, 1943), la mère de Carlos Gardel (Toulouse, 1890-1935, Medellín), dont -il est bon de toujours le garder à l’esprit- personne ne dispose d’aucune preuve sur l’identité du père.

La partition de Volver dans la rue Zelaya, dans le quartier de l'Abasto, à Buenos Aires en aoôt 2007.
(cliquer sur l'image pour la voir avec une meilleure résolution)


Sur l'identité du père de Gardel, trois thèses sont en présence. Il s’agit bien (j’insiste) de thèses.

L’une a été rejetée par deux fois par la justice, à Montevideo et à Buenos Aires, en 1935. Elle fait naître le chanteur dans la ville (ou le département) de Tacuarembo, au nord de l’Uruguay, de parents à l’identité fort mystérieuse. Il convient de s’y arrêter un peu car elle constitue la toile de fond de toute l’émission d’hier...

En Uruguay, en s’appuyant sur les papiers d’identité trouvés sur le corps de Gardel, le 24 juin 1935, certaines franges de la population croient, dur comme fer, que Gardel est le fils d’un officier supérieur et le fruit de ses amours ancillaires et/ou adultérines. Dans tous les cas, la naissance était illégitime (1) et, pour des raisons assez obscures, il aurait fallu cacher l’existence du bébé. C’est pourquoi on l’aurait confié à une Française de passage dans les parages, Berthe Gardes, qui l’aurait élevé comme le sien à... Buenos Aires.

Dans cette version non documentée (ni photo, ni échange épistolaire, ni témoignage oculaire, ni document d’Etat-civil valide, pas même la moindre trace dans des registres paroissiaux...) ou appuyé sur des éléments contestés et contestables (certificat de naissance reconnu nul pour vice de forme par la justice uruguayenne en 1935 ou extrait de registre d’Etat Civil, découvert seulement dans les années 70 et dont les données ne correspondent pas à celles des papiers d’identité du chanteur), dans cette version donc, la date de naissance de Gardel varie sur une amplitude d’une dizaine d’années (selon que l’on veut ou non tenir compte des documents du port de Buenos Aires, que l’on veut ou non intégrer une peine carcérale purgée par un certain Gardel au bagne d’Ushuaïa...), l’identité des parents et leur statut social respectif change selon les auteurs et la figure de Berthe Gardes est fort mise à mal.

Cette version, qu’on appelle en Argentine "la version uruguayenniste" (et non pas la version uruguayenne, la nuance est d’importance), fait de Berthe Gardes, au mieux, une chanteuse de cabaret travaillant à Montevideo (au Moulin Rouge entre autres, l’établissement fondé par le père du compositeur de la Cumparsita) (2), au pire, une prostituée (3). Vous imaginez si, de l’autre côté de l’estuaire, les Argentins acceptent que l’on crache comme ça sur les cheveux blancs de la dame qui repose aux côtés de Gardel, au cimetière de la Chacarita, et qui est vénérée à Buenos Aires à l’égal d’une sainte.

La figure de Berthe Gardés est sans doute le point le plus difficile à glisser dans la thèse uruguayenniste.
Les hypothèses qui vont dans le sens de cette thèse sont toutes très offensantes pour sa mémoire. De plus, la figure de cette dame, modeste et très digne, résiste solidement à tous ces coups de boutoir : rien dans ces hypothèses ne colle avec ce que l’on sait d’elle par ailleurs. La vie de Doña Berta, comme l’appellent les Argentins, est fort bien documentée : on dispose de beaucoup de choses sur elle, sur sa personnalité et sur sa vie : archives administratives tant en France qu’à Buenos Aires, abondante correspondance épistolaire notamment avec une cousine qui fut la confidente de toute sa vie, une montagne de photos et de témoignages de gens qui l’ont côtoyée et bien connue, des interviews qu’elle-même donna après la disparition de son fils...
Et rien dans tout cela ne démontre que Berthe Gardes ait jamais vécu et travaillé en Uruguay et surtout pas vers 1890, ni avant ni après, époque où sa présence est incontestablement attestée à Toulouse. Enfin, il se trouve qu’elle n’a jamais refait sa vie, ni du vivant de Gardel ni après sa mort, ni en France ni en Argentine, où on ne lui connaît pas la moindre aventure sentimentale (4). On n’a guère de mal à imaginer que s’il y avait le plus petit indice de la plus insignifiante amourette, les tenants de la thèse uruguayenniste se feraient un devoir d’en tirer aussitôt parti et de monter cette anecdote ou cette rumeur en épingle. Or rien de rien...
La vie simple et rude d’une femme du peuple, travaillant comme blanchisseuse et consacrant ses forces et ses maigres moyens à élever de son mieux, seule, un gamin gentil et affectueux, pas mauvais à l’école et doté très jeune d’un joli brin de voix, juste un peu difficile à l’âge de l’adolescence mais ni plus ni moins que la majorité des adolescents de son milieu social à cette époque-là...

En outre, à l’encontre de la version uruguayenniste, il y a aussi, pour l’esprit cartésien et l’historien rigoureux, deux obstacles difficilement franchissables :

a) au début de leur carrière en duo, Carlos Gardel et José Razzano (dont il est attesté qu’il est, lui, né à Montevideo en 1887) reçurent le surnom de "El Morocho y el Oriental" (le brun et l’Oriental). Oriental, c’est un adjectif qui autour du Río de la Plata est synonyme d’uruguayen. Aussi pourquoi aurait-on distingué ainsi ces deux chanteurs s’ils avaient tous les deux été uruguayens de naissance ? Pourquoi, dans son enfance et son adolescence, est-il attesté que Carlos Gardel était surnommé "el Francesito" ? Pourquoi, sur le registre de police de 1905, est-il noté qu’il est français, lorsque la police l’a arrêté après une fugue dans la banlieue de Buenos Aires ?

b) Après la mort de Gardel, l’Uruguay et l’Argentine ont tous deux réclamé le corps à la Colombie pour une inhumation sur la terre légitime. Dans ce cadre, l’Uruguay a contesté l’authenticité du testament déposé par Gardel en novembre 1933 dans une étude notariale de Buenos Aires (voir mon article, déjà cité plus haut, Carlos Gardel, plus qu’un chanteur, un mythe). Il y a eu procès à Montevideo et à Buenos Aires. Au cours de ces procès, jamais personne ne s’est présenté en Uruguay (ni en Argentine) pour attester avoir été témoin de la naissance de cet enfant (or les faits remontaient à moins de 50 ans), aucun curé, aucun sacristain, aucun ancien enfant de choeur n’a sorti de sa manche un acte de baptême ou d’ondoiement, pas une matrone n’a donné signe de vie, pas un homme n’est venu dire être le père, le frère, le demi-frère, l’oncle ou le cousin uruguayen de Gardel (aucun témoignage féminin non plus). Et pourtant, il y avait un petit paquet de prestige et... d’argent à la clé !

Au grand agacement d’une immense majorité d’Argentins, cette thèse, malgré ses incohérences, est toujours soutenue du côté oriental par beaucoup de gens, éminents, pas juste une poignée de farfelus un peu folkloriques, non ! Des intellectuels, des artistes, des diplomates, des politiques... avec une persévérance et une énergie qui forcent le respect, à défaut d’emporter la conviction rationnelle et logique, et qui agace, exaspère, voire révulse un bon nombre d’Argentins. Aucun des arguments rationels (aucun de ceux que je présente par exemple dans les notes du présent articles) ne peut ébranler un tant soit peu cette conviction. Quelque chose se joue là qui dépasse et de beaucoup ce que nous autres Européens pouvons comprendre et à quoi nous pouvons adhérer. On touche là à un mythe authentique dont nous devons nous garder de rire grassement (5), quelque invraisemblable que puisse nous paraître cette théorie ou plutôt ce corpus de théories.

De l’autre côté, dans la version historique (6), qui fait naître Carlos Gardel à Toulouse le 11 décembre 1890, qui est aussi la version reconnue par les justices argentine et uruguayenne, il existe deux hypothèses d’identité du père, qui ne jouissent pas de la même cote d’amour auprès des tangueros et des critiques.

La plus appréciée, la plus répandue, la plus acceptée de ces deux théories, en Argentine, en Amérique Latine mais aussi en France, se fonde sur une anecdote racontée par un journaliste qui disait la tenir d’un ami de Gardel et de rares déclarations de certains membres d’une famille toulousaine, les Lasserre, et cette anecdote et ces déclarations laissent entendre que le père de Carlos Gardel aurait été un certain Paul Lasserre (Toulouse, 1867 - ibidem, 1921).

Ce monsieur, c’est tout le contenu de l’anecdote, aurait voulu reconnaître sa paternité après la guerre de 14-18. Il aurait donc rendu visite à Berthe Gardes, sans doute à Buenos Aires, pour lui proposer de leur donner son nom, à elle et à son fils. Berthe aurait répondu n’avoir besoin de rien (en 1918-1921, Carlos Gardel était déjà un artiste reconnu à Buenos Aires, il gagnait confortablement sa vie et sa réussite rejaillissait largement sur sa mère, qui sans doute se faisait passer pour veuve auprès du voisinage. Donc une telle reconnaissance de paternité leur aurait peut-être même plutôt compliqué l’existence, à elle comme à son fils, qui cherchait à cette époque à obtenir des papiers argentins sans faire apparaître sa nationalité française. Voir mon article cité plus haut). Berthe aurait néanmoins consulté son fils qui aurait rejeté lui aussi la proposition d’une phrase assez sèche : "Moi non plus, je n’ai besoin de rien". On fait plus aimable comme réponse à son papa !

Dans la version Lasserre, les dates et les lieux concordent très bien et la plupart sont bien établis. Deux points restent flous :

a) On n’a pas trace de ce voyage de Paul Lasserre à Buenos Aires. Aurait-il revu Berthe lors d’un des séjours qu’elle fit à Toulouse dès la paix revenue ? Cela paraît possible. Mais alors Gardel, sa phrase pas très aimable pour son géniteur, il l’aurait prononcée au téléphone ? A une époque où ce moyen de communication n’était tout de même pas monnaie courante.

b) Ni Berthe Gardes ni Paul Lasserre n’étaient mariés en 1890. Alors pourquoi n’ont-ils pas "réparé" leur faute, selon le vocabulaire de l’époque ? Pourquoi ne se sont-ils pas mariés ? Rien dans ce que l’on sait d’eux ne permet d’imaginer qu’il y ait eu à ce mariage un empêchement quelconque : ils étaient de même condition sociale, d'âges raisonnablement assortis, même s'il avait deux ans de moins qu’elle, ce qui n’est certes pas courant mais ne constituait pas un obstacle infranchissable dans les conventions de l’époque...
Bizarre, bizarre, comme dirait l’autre...

Helena Irene Gardés, l’invitée de Claudio et Marta sur Radio Sentidos, est, elle, l’arrière-petite-fille d’un cousin germain de Berthe Gardés, un certain Joseph Gardes, dont on parle beaucoup moins dans les milieux initiés aux mystères gardéliens et qui, en 1890, aurait été séminariste. Ce qui ne l’a pas empêché par la suite de se marier et de fonder une famille, sinon on ne serait pas là à discuter de tout ça.

En 2003, Helena Irene Gardés, qui est argentine, a publié un livre où elle se fait écho de cette autre version, celle qui fait moins recette (pourquoi ? mystère !) et qui est celle qui s'est ancrée de génération en génération dans cette branche de la famille Gardes dont une partie s'est installée en Argentine et selon laquelle Gardel serait donc le fruit d’amours défendues mais passionnées et sincères entre notre séminariste et sa cousine.

La publication du livre a valu à son auteur de véritables volées de bois vert de la part de plusieurs journalistes, critiques et commentateurs, dont, vous vous en doutez bien, ni Claudio ni Marta ne font partie. Tant Clarín que Página/12, deux quotidiens portègnes qui font autorité pour leur intégrité intellectuelle, lui sont tombés dessus à bras raccourcis, allant jusqu’à l’accuser d’imposture (elle n’aurait, selon eux, aucun lien de parenté avec Gardel ni avec sa mère !) et de vouloir s’enrichir avec son ouvrage (pour s’enrichir, il y a peut-être en Argentine des moyens plus efficaces, reconnaissons-le).

Gardel, terrain miné ! Attention où vous posez les pieds...

Beaucoup de gens à Buenos Aires et au-delà de l’Argentine, en particulier à Medellín où il est mort, se sont construit leur version de l’histoire, ils se la sont appropriée dans un phénomène d’identification qui ne laisse pas de nous étonner, nous, en Europe. Touchez-y et ça explose !

Le fait est que l’ouvrage, Carlos Gardel y la raiz de mi genealogia, ne repose que sur une tradition familiale orale mais l’auteur le sait, le reconnaît, le regrette et déclare ne pas ménager ses efforts pour chercher des documents, des preuves écrites et donc historiques de ce qu’elle avance. Elle est même allée jusqu’à faire une démarche ultra-officielle, qui s’est depuis perdue dans les sables du désert de l’administration argentine : solliciter auprès de la Casa Rosada (du temps de Néstor Kirchner) des tests ADN sur les restes de Carlos Gardel et de sa mère et sur elle-même et sa famille. Il est néanmoins douteux qu’elle obtienne jamais satisfaction.

La justice argentine a déjà été saisie d’une semblable demande : c’était un lobby uruguayenniste qui voulait prouver que Gardel n’était pas le fils de Berthe. Ils se sont fait débouter avec pour principaux motifs l’autorité de la chose jugée (un bon point pour la démocratie) et des considérations d’ordre public (pour beaucoup d’Argentins, une telle exhumation et un tel examen, ce serait une profanation et ce n’est peut-être pas la peine de jouer avec ça pour prouver ce que tous les Argentins savent déjà : Gardel est né à Toulouse de père inconnu et il est le fils de Berthe Gardes. Fermez le ban !).

Quelques personnalités soutiennent néanmoins Irene dans ses démarches. C’est le cas du grand journaliste et remarquable expert en matière de tango qu’est Antonio Carrizo et du bandonéoniste Miguel Bonano, dont vous entendrez parler en écoutant l’émission.

Par ailleurs, en écoutant moi-même cette interview ce matin, il m’a semblé entendre en filigrane les échos d’un vrai drame psycho-sociologique (peut-être une projection de ma part, à vous de vous faire votre propre opinion).
Dans cette branche de la famille Gardes, on dirait qu’il faut réparer deux blessures narcissiques transgénérationnelles, celles laissées par les deux fautes originelles qu’ont pu être la maternité bâtarde de la cousine Berthe et l’abandon de la prêtrise par l’arrière-grand-père Joseph. Un moment donné dans l’émission, Irene Gardés en appelle même directement à Jésus Christ, avec une profession de foi mystique, très respectable, sensée et pas du tout illuminée, mais qui n'a rien à faire dans un débat juridico-historique où l'on réclame des preuves par l’analyse ADN. Le titre qu’elle a choisi pour son livre (la racine de ma généalogie) n’est pas anodin non plus car enfin son arrière-grand-père, qui a bien dû avoir des parents lui aussi, n’est pas le début absolu d’une lignée. Sauf s’il était destiné à ne pas avoir d’enfants et qu’il en a eu, auquel cas Gardel prend place peut-être en effet au niveau des "racines" généalogiques.... Cette sensation de drame intime peut avoir indisposé la presse. Il y a des gens qui n'aiment pas ressentir (à tort ou à raison) ce genre d'étalage et qui ont eux mêmes un problème à régler avec le divan de Papa Freud (surtout à Buenos Aires qui est l'une des grandes capitales de la psychanalyse).

Force est de constater que Irene Gardés consacre à son combat beaucoup d’énergie, au point que son propre fils, elle le dit dans l’émission, cherche parfois à la retenir, à l’apaiser : "Puisque nous dans la famille, on le sait, puisque nous ne pouvons pas en douter, ne va pas te rendre malade pour ça...". Son combat, la ferveur de sa parole n’ont pas pu ne pas me faire penser à l’engagement de Denis Le Her-Seznec, le petit-fils de Guillaume Seznec (7) qui a misé toute sa vie sur la réhabilitation de la mémoire de son grand-père. Cette émission d’ADN Tango est en cela très troublante et très émouvante.

Mais l’émotion ne fait pas la vérité historique.

Dans l’autre branche de la famille Gardes, celle de Jean-Marie Gardes, le frère aîné de Berthe, la situation semble avoir été bien différente. La recherche de l’identité du père de Gardel, donc de l’amant de Berthe, ne semble pas y avoir été très prégnante. Il faut dire que s'il y a eu, de ce côté-là aussi, deux fautes originelles, toutes les deux ont été tragiquement couvertes par la mort glorieuse des enfants issus de ces fautes.

Charles Carichou, auquel Gardel dût sans doute son premier prénom, fils illégitime de la mère de Berthe et de Jean, conçu hors mariage et né au Venezuela, en 1876, loin des cancans toulousains, est mort pour la France, sur le front de la seconde bataille de la Marne, le 11 octobre 1918. Il avait 42 ans et il avait fait toute la guerre. Et c’est peut-être le chagrin de cette mort qui a réconcilier Berthe avec ses proches avec qui la naissance de son fils l'avait fâchée.

L’autre enfant de la faute, Carlos Gardel lui-même, on sait comment il a trouvé la mort, à Medellín le 24 juin 1935.

Comme l'écrit Horacio Ferrer dans un très beau livre consacré au mythe de Gardel dans Buenos Aires (Buenos Aires es Gardel, Elogios al Rey del Tango, Ed. Atlantida, 1995) :

El 24 de junio de 1935, la única experiencia que le quedaba por vivir era morir, y renacer.
Horacio Ferrer

Le 24 juin 1935, la seule expérience qui lui restait à vivre, c’était mourir et renaître.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour ceux que ce sujet passionne, vous pouvez bien sûr essayer de vous procurer le livre de Irene Gardés mais cela ne doit pas être facile (et attention : c’est en espagnol !).
Vous pouvez aussi vous reporter aux articles (très critiques), parus à son sujet, dans Clarín, Página/12 et Los Andes en cliquant sur ces liens (ou en retrouvant ces liens sur le blog de ADN Tango).
Vous pouvez également aller consulter l’abondante documentation critique (en espagnol) présentée par Todo Tango sur cette question (Todo Tango réfute systématiquement la thèse uruguayenniste, les Argentins aiment bien polémiquer là-dessus avec les voisins).
Vous pouvez aussi visiter Bricheteau-carlos-gardel, le site de Madame Bricheteau, une universitaire française, auteur de recherches généalogiques sur la parenté en ligne directe de Berthe Gardes. Son site regorge de photos très intéressantes sur toute la famille, proche et un peu plus lointaine de Gardel, et penche pour la thèse Lasserre. Je n’ai même vu aucun document sur Joseph Gardes.
Vous pouvez aussi vous reporter, avant ou après avoir écouté l’émission, sur le blog de ADN Tango déjà cité. Vous trouverez la page d’ADN Tango (le nom est vraiment à double sens aujourd’hui) dans la rubrique Ecouter des liens externes de Barrio de Tango (sur la droite de votre écran, dans la partie inférieure de la Colonne de droite). Une fois sur le site de l’émission,cliquez sur le mot blog pour ouvrir le blog et sur les deux petits écouteurs pour accéder au son.

Les articles concernant Carlos Gardel (y compris celui-ci) sont accessibles en cliquant sur le raccourci portant son nom dans la rubrique Les artistes, dans la partie supérieure de la Colonne de droite.
Les articles sur les émissions de radio sont disponibles sous le raccourci présent dans la rubrique Tangoscope. Attention : les émissions passées de Radio Sentidos ne sont plus accessibles en audio. Restent les entrées sur le blog ADN Tango en espagnol et sur Barrio de Tango en français.

(1) Ce qui ne colle pas avec les papiers de Carlos Gardel, ceux qu’on a trouvé sur lui à sa mort, avec lesquels il passa toutes les frontières à partir de 1924 et qui nomment pour ses parents un couple marié uruguayen, Carlos et María Gardel. A noter que Berthe Gardés s’appelait de son nom complet Marie Berthe Gardes...
(2) Ce qui a le mérite de tout intégrer en un seul morceau : on récupère Carlos Gardel du côté uruguayen et on souligne à triple trait que la Cumparsita, l’hymne national de la République du Tango, est l’oeuvre d’un Uruguayen, et pas d’un Argentin. Et pan sur le bec pour les Argentins, qui en ont autant au service des Uruguayens...
(3) Et là, la rationalité cartésienne (qui est la mienne) se cabre : comment un honorable officier supérieur ou un non moins honorable propriétaire terrien de la république uruguayenne aurait-il confié son enfant, même bâtard, même non reconnu, à une prostituée ? Quel père ou quelle mère confierait son enfant à une prostituée dans le monde judéo-chrétien ? Et qui plus est, vers 1890 !
(4) Et Dieu sait comme, avec le peu de femmes qui vivaient à Buenos Aires quand elle a débarqué avec son bébé de 2 ans dans les bras, mignonne comme elle était, elle n’a pas dû manquer de soupirants...
(5) D’autant qu’un certain nombre d’Argentins font ça très bien tout seuls. Faites gaffe, n’allez pas prendre une balle perdue !!!! On frôle le casus belli à chaque sortie de bouquin ou d’article.
(6) historique parce qu’elle est attestée par des documents écrits contemporains des faits.
(7) A l’intention des lecteurs non français qui ne savent rien de l’affaire Seznec : Guillaume Seznec a été condamné en France, en 1924, au bagne à perpétuité pour le meurtre de Pierre Quémeneur, un notable local dont on n’a jamais retrouvé le corps. Guillaume Seznec a toujours affirmé qu’il était innocent et il s’est tenu à ses déclarations de 1924 jusqu’à sa mort en 1954, avec une constance sans faille. Il est avéré que le principal enquêteur, un certain inspecteur de police devenu par la suite commissaire, Pierre Bonny, était un fonctionnaire corrompu, il a d’ailleurs été condamné à mort et exécuté après la seconde guerre mondiale pour faits de collaboration avec l’ennemi. Le petit-fils de Guillaume Seznec, Denis Le Her-Seznec, remue ciel et terre pour obtenir de la Justice que son grand-père, qui n’aurait jamais dû être condamné en l’absence et d’aveux et de preuve du meurtre (pas de cadavre ni d’arme du crime), soit blanchie. A ce jour, la condamnation n’a toujours pas été levée ni invalidée.

mardi 3 mars 2009

Grilles de rentrée [radio]

Avec la rentrée des classes, la vie ordinaire reprend son cours à Buenos Aires. Les radios se mettent, elles aussi, en ordre de marche pour l’année.

Sur la 2x4, la radio publique 100% tango de la Ville de Buenos Aires, la nouvelle grille des programmes reprend quelques classiques de l’année dernière : El aperitivo de Luis Tarantino le soir en semaine (18h-20h) (1), La noche con amigos de Lionel Godoy juste derrière (20h à minuit), Historias en modo mayor de Diego Fischerman le samedi de 19h à 21h suivi du traditionnel Concierto de la 2x4 de Luis Tarantino (qui diffuse des grands concerts historiques de semaine en semaine, un régal peu accessible toute fois de ce côté-ci de l’Atlantique : c’est vraiment très, très, très tard pour nous !).
Le dimanche, l’émission interactive Ranking porteño (le hit-parade du tango de tous les temps) reprend du service de 14h à 18h et dans la nuit, on part guincher avec Sacando viruta al piso, de Zully Pinto ("arracher un copeau au parquet"... sous entendu à force de danser, c’est une expression toute faite qui décrit la passion que les Portègnes quand ils passent toute la nuit à danser). Le dimanche matin, mon émission préférée a disparu (Tangos y Libros, de Antonio Carrizo, un grand parmi les grands mais plus tout jeune et qui a eu de grosses alertes de santé l’année dernière). A la place de cette somptueuse émission hyper-culturelle au ton chaleureux et cordial, on trouvera quelque chose qui n’est pas mal non plus : Plumas, bikinis y Tango, de Rómulo Berruti, le dimanche matin de 10h à 13h.

Sur cette grille 2009, quelques titres nouveaux sont apparus qu’il faudra tester : A la luz del día de Edgardo Aronín, le matin en semaine (6h à 9h), Chamuyando (tailler une bavette) de Raúl Urtizberea et Mario Sapag juste après (jusqu’à midi) et Desde el alma (titre d’une très belle et très célèbre valse de Rosita Melo), animé par Anselmo Marini à l’heure du déjeuner (midi-2h de l’après-midi). Le samedi, à des heures accessibles pour nous, en Europe occidentale, il faudra écouter Talento con T de Tango de Oscar Lemos de 10h à 13h et Milonga solidaria par Mario Burgos (de 14h à 15h) dont je me demande ce qui se cache sur ce titre inattendu... "A ver", comme on dit là-bas (voyons voir !).

Le site de la 2x4, toujours en construction depuis le changement de majorité politique à Buenos Aires, en décembre 2007, s’apprête, semble-t-il, à proposer des podcasts et des documents audio à télécharger. On attend avec impatience, surtout nous, les auditeurs du bout du monde, handicapés par le décalage horaire.

Radio Sentidos, radio culturelle patchwork par Web, a elle aussi modifié sa grille.

ADN Tango de Claudio Tagini (produit par Marta Iglesias) reste le jeudi mais change d’heure (19h et non plus 18h). Mais ce n’est pas très grave : sur Radio Sentidos, toutes les émissions sont disponibles 24h sur 24 pendant une semaine après leur diffusion en direct. A souligner la disparition (hélas) de l’autre émission de Claudio (Protagonistas de la cultura barrial) et l’apparition de Nuestro Mundo Tango de Romina Verón et Carlos Sosto (un talkshow de tout ce qui gravite autour du tango dans la capitale argentine : artistes, producteurs, éditeurs, libraires, disquaires, directeurs de salles de spectacles, patrons de milongas, artisans chausseurs ou marchands de vêtements pour le bal) et Araca Tango (22 v’là le tango qui rapplique !) de Juan Ronchi (je n’ai pas encore pu écouter cette émission, je ne peux pas encore vous en dire grand-chose...) et enfin Dos por cuatro (du tango non stop).

Nuestro Mundo Tango a sa première diffusion le vendredi à 18h, Araca Tango juste après (vendredi 19h) et Dos por Cuatro le dimanche à 10h.

Sur le même site, le jeudi à 18h (l’ancien créneau de ADN Tango) c’est le nouvel horaire de Ecos de la voz, l’émission animée par Marta Iglesias.

Emissions connexes qui peuvent intéresser les lecteurs de Barrio de Tango : Rock nacional, du lundi au vendredi à 8h (émission écoutable pendant 24h), Clásica (du lundi au vendredi à 6h), Uruguayos (les Uruguayens) le mercredi à 18h (l’image de tambour que l’on chauffe au feu pour les accorder avec le début du défilé de candombe), Folklore, le mercredi à 19h, Guitarras le samedi à 20h...

Vous n’allez plus savoir où donner de l’oreille...

*~*~*~*~*

Pour les internautes qui cherchent "comment écouter du tango", "de la musique de tango", "du tango moderne", "du tango contemporain", "du tango d’aujourd’hui", du "tango authentique", du "tango pas trop touristique", "gratuitement", "à l’oeil", "sans payer" (pour ne citer que quelques unes des formules que je vois défiler sur les moteurs de recherche), Barrio de Tango offre dans ses articles (rubriques Radio et Disques & Livres) plein d’informations en français sur les bons sites à enregistrer dans vos favoris.

De plus, sur la droite de votre écran, vous trouverez une liste de liens, classés thématiquement.
Les sites de radios se trouvent dans la rubrique Ecouter. Ces sites diffusent tous du tango argentin gratuitement, soit sous forme de streaming, soit sous forme de podcast.
Le streaming diffuse une musique non reproductible : vous êtes donc obligés de rester à portée d’oreille de votre ordinateur, avec ou sans Wi Fi. Les podcasts sont, quant à eux, téléchargeables et transposables sur votre lecteur Mp3 et vous permettent d’aller faire un footing ou une balade "al compás del 2x4" (au rythme du 2x4).
Les radios gratuites diffusant en continu s’appellent : la 2x4, FM Tango, les radios de 10tango (voir plus bas).
Todo Tango n’est pas une radio mais un site encyclopédique doté d’une audiothèque extraordinairement riche (met à disposition de la musique non téléchargeable, garantie 100% qualité extra). Vous trouvez aussi Todo Tango, un peu plus haut dans la Colonne de droite, dans la rubrique Les institutions, car c’en est une.

Dans cette même rubrique, Les institutions, vous avez libre accès à quelques morceaux d’anthologie de Carlos Gardel en cliquant sur le lien du Museo Casa Carlos Gardel (le musée installé dans la dernière maison habitée par Carlos Gardel et sa mère à Buenos Aires, rue Jean Jaurés 735).

Dans la rubrique Ecouter, à l’intention des internautes avides de musique de tango argentin à se mettre dans l’oreille, j’ai récemment ajouté la page rassemblant les 4 radios en streaming continu de 10tango. Sur cette page (le lien est direct et vous évite de chercher vous-même), 10tango propose une radio consacré à l'ensemble du répertoire de tango argentin, tous musiciens, toutes époques, une autre consacrée exclusivement à la musique d’Astor Piazzolla, une autre qui ne diffuse que Carlos Gardel. Les trois radios vous indiquent quel morceau est à l’écoute dans la fenêtre du lecteur audio. Tout cela est actuellement (3 mars 2009) gratuit d’accès avec n’importe quelle connexion haut-débit.

Deux autres sites proposent quelque chose qui se situe entre le streaming en continu et le podcast : des émissions non téléchargeables mais ré-écoutables à volonté dans un délai limité mais raisonnable. Il s’agit de Radio Sentidos, dont je viens de vous donner la grille (rubrique Ecouter), et de Noticia Buena, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado).
Pour en savoir plus, se reporter aux articles de Barrio de Tango rassemblés sous le mot-clé radio (dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, en dessous du titre).

Les podcasts, gratuits eux aussi, sont aussi dans la rubrique Ecouter : il s’agit de l’émission Fractura Expuesta (les émissions hebdomadaires sont à écouter en direct le lundi à 22h, heure locale ! puis à télécharger sans limite de temps manuellement) et de l’émission de Tango City Tour (les numéros hebdomadaires sont téléchargeables manuellement sans limite de temps sur le site et disponibles aussi par voie d’abonnement via iTunes ou autre système d’abonnement podcast).

N’oubliez pas non plus les sites des artistes eux-mêmes : la plupart d’entre eux disposent de plusieurs morceaux en écoute intégrale et certains mêmes ont mis de la musique téléchargeable par morceaux entiers. Les liens avec les sites des artistes, musiciens, chanteurs, groupes, auteurs-compositeurs et poètes sont rassemblés dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (cliquez sur ce lien pour comprendre le sens de cet intitulé... C’est un jeu de mot avec des manières de parler typiquement argentines). Même les poètes ont mis de la musique sur leur page My space ou leur site !

Pour en savoir plus en français sur ces artistes argentins ou uruguayens, voyez leur actualité à travers les articles de Barrio de Tango par le mot-clé Affiche (le raccourci A l’affiche dans la Colonne de droite) ou les raccourcis Les musiciens et Les chanteurs. Vous pouvez aussi taper le nom qui vous intéresse dans le moteur de recherche interne (tout en haut à gauche).

La Colonne de droite s’enrichit au fur et à mesure que mes contacts en Argentine me signalent des émissions, des radios, des sites d’artistes intéressants. Il peut donc être utile de jeter de temps en temps un coup d’oeil sur le contenu évolutif de cette colonne et/ou de s’abonner à la Gazette (en français) ou à la Gacetilla pour ceux qui préfèrent la langue de Cervantes à celle de Molière. Gazette et Gacetilla sont des newsletters envoyées par mail mensuellement et dans lesquelles je tiens mes lecteurs au courant des nouveautés de mon site et des points forts du mois.

Voilà ! Maintenant je crois que vous disposez de tout ce qu’il faut pour passer une bonne année 2009 toute en tango argentin.

(1) Dans cet article, toutes les heures sont données en horaire local. Voir le décalage horaire entre Buenos Aires et l’Europe occidentale dans la Colonne de droite, Buenos Aires : Infos pratiques.

mercredi 25 février 2009

Raúl Luzzi en concert à Bien Bohemio [à l’affiche]

Raúl Luzzi avec Jacqueline Sigaut (le mate dans la main) et Franco Luciano à l'harmonica (photo extraite de la page Myspace de Raúl Luzzi)

Le 6 mars 2009, le guitariste et compositeur Raúl Luzzi sera avec son propre groupe (Raúl Luzzi Ensamble) et divers invités seront à 21h30 sur la scène de Bien Bohemio, rue Sanchez de Loria 957 (qui sépare les quartiers de Boedo et de San Cristobal), dans le cadre de son disque de musique instrumentale, Tiempo virtual, enregistré en 2007 et sorti il y a un an.


Tiempo virtual est un disque de 13 pistes, avec plusieurs très grands classiques comme Taconeando, El día que me quieras, Nunca tuvo novio, Organito de la Tarde, Oblivión, Tu pálida voz et quatre morceaux de sa propre composition et un tango, Dos duendes, co-signé avec le parolier Mario Dobry.

Raúl Luzzi enregistre en ce moment un autre disque, dont il présentera quelques pièces. Ce nouveau disque s’appellera Un sueño de horizonte et contiendra plusieurs chansons co-signées avec Mario Dobry. A ce titre, Mario Dobry sera présent à Bien Bohemio.


Je vous ai déjà parlé de Raúl Luzzi à propos d’un concert récent de la chanteuse Jacqueline Sigaut (pour lire les autres articles relatifs à Raúl Luzzi, cliquez sur son nom dans le pavé Pour chercher, para buscar, to search entre titre et article).

D’ici là, demain à 18h (heure de Buenos Aires), Raúl Luzzi sera (avec Mario Dobry, le seul présent en chair et en os dans le studio) le co-invité de Claudio Tagini sur Radio Sentidos, lors de son émission hebdomadaire ADN Tango, que vous pouvez écouter ensuite pendant toute la semaine sur le site de cette radio web (último programa). Vous pourrez y entendre quelques extraits de Un sueño de horizonte qui devrait sortir à mi-mars dans les rayons des disquaires de Buenos Aires (surveillez sur le site de Zivals, dans la Colonne de droite, rubrique Les commerçants du quartier).

A partir de mars, l’horaire de ADN Tango change, l'émission passera désormais à 19h, toujours le jeudi (heure de Buenos Aires).

La page My space de Raúl Luzzi est accessible en cliquant sur le lien ainsi que son site.
(La photo en noir et blanc m'a été envoyée par Pilar Sanchez, assistante du Maestro. Qu'elle trouve ici mes remerciements chaleureux).


Pour le décalage horaire avec l’heure de Bruxelles, voir Buenos Aires : infos pratiques dans la Colonne de droite.
Le lien vers ADN Tango est disponible dans la Colonne de droite, rubrique Ecouter.
Les articles de Barrio de Tango sur des sujets connexes : voir les raccourcis A l’affiche et Disques & Livres dans la rubrique Les avenues-las avenidas, Les musiciens dans la rubrique Les artistes et Radio dans la rubrique Tangoscope.