Affichage des articles dont le libellé est Lito Vitale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lito Vitale. Afficher tous les articles

vendredi 5 novembre 2021

La UBA va fêter en beauté son bicentenaire [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Pour le bicentenaire de sa fondation, l’Université de Buenos Aires proposera un grand concert symphonique sur les marches de la colonnade de la faculté de droit, à Recoleta, dans le nord de la ville.

Beaucoup de style de musique seront au programme : la musique classique côtoiera la variété (Jairo, Abel Pintos, Lito Vitale), le rock (Fito Páez) et le folklore (Víctor Heredia) sans oublier le tango, qui sera représenté par le grand chanteur Raúl Lavié, le guitariste Esteban Morgado et la danseuse Mora Godoy.

L’événement se tiendra en plein air, le 4 décembre 2021, à 18h30, et bien entendu, tout sera gratuit. Le concert sera retransmis en direct sur les chaînes Internet de la UBA (Youtube et Facebook).

Ce sera la dernière manifestation de ce bicentenaire qui aura été gâché par la pandémie comme tout depuis deux ans.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

jeudi 12 janvier 2017

Le programme du bicentenaire à Mendoza [Bicentenaire]


La province de Mendoza, capitale de la province homonyme, qui est issue de la division de l'ancienne province de Cuyo, s'apprête à fêter le bicentenaire de la Traversée des Andes, l'un des plus prestigieux épisodes de la guerre d'indépendance auquel la population de la province cuyaine a amplement participé, sous la direction du charismatique José de San Martín (1778-1850).


Les colonnes de l'armée des Andes se sont ébranlées le 15 janvier 1817, en quittant le camp d'instruction de Plumerillo, aujourd'hui situé dans la ville de Las Heras, du nom du colonel Gregorio de Las Heras (futur général) dont la colonne a pris le chemin d'Uspallata, celui de Mendoza (1), à 7 kilomètres de la capitale provinciale.

Un souvenir de ma visite au Campo Histórico en août 2015
A la guitare, à gauche, Omar Hernández, artiste de Las Heras
Photo de la page Facebook du musée
Voir mon article du 19 octobre 2015 sur cet ensemble de visites en Argentine

Cette année, les festivités seront centrés à Las Heras. Elles dureront trois jours, du 22 au 24. Le 24, on attend le Président Mauricio Macri pour l'hommage officiel dans le musée du Campo Histórico del Plumerillo, qui a été réaménagé pour l'occasion. Une bonne chose car le camp était vraiment en mauvais état et très mal mis en valeur du point de vue muséographique.

Chaque jour, un grand concert rassemblera, le soir, un public qu'on attend nombreux. Le 22, se produiront Jorge et Patricia Sosa. Le 23, c'est la chanteuse de tonada, mendocine pur sucre (de raisin), Juanita Vera, accompagnée par l'ensemble de guitares Tito Francia (la cuyanía musicale dans toute sa splendeur) – j'ai eu la chance de l'entendre au musée historique Sarmiento de Buenos Aires il y a un an et demi et je vous assure que l'artiste, qui n'est plus toute jeune, veut le déplacement ! Le 24, ce sera le tour des vedettes nationales, LitoVitale et Soledad Pastorutti.

Sur la grande scène montée au fond du parc qui constitue la plus grande partie du Campo Histórico, on attend plus de 700 danseurs pour ces trois soirées festives en plein air, en plein été.

Entrée libre et gratuite, Campo Histórico del Plumerillo, Lisandro Moyano e Independencia, Las Heras, province de Mendoza.

Le Camp dispose d'une page Facebook.



(1) San Martín a emprunté quant à lui, à la tête du gros des troupes, le chemin des canards, situé dans le sud de l'actuelle Province de San Juan, au nord de celle de Mendoza.

samedi 7 mai 2016

La nouvelle grille de Nacional Rock [à l'affiche]

Bobby Flores entouré de son équipe et des responsables du Système fédéral des Medias publics

Avec pas mal de retard sur les promesses de cet été, le nouveau directeur de Nacional Rock, Bobby Flores, a pu annoncer la nouvelle grille, en compagnie du ministre du Système fédéral des Medias Publics, Hernán Lombardi, dont dépend le groupe Radio Nacional, et toute son équipe, comme la TV Pública l'avait fait il y a quelques semaines.


Parmi les nouveaux producteurs-animateurs de la station, on voit Pipi Piazzolla, batteur et compositeur du rock et du jazz argentin et accessoirement petit-fils de Astor Piazzolla, et le pianiste Lito Vitale, musicien de musique populaire au sens large du terme.


Dans un des studios de Radio Nacional (avec le nouveau logo)
Bobby Flores au micro avec mate et facturas (viennoiseries) sur la table !

Sur la page Facebook de la radio, qui a changé de logo comme toutes les chaînes de RTA (Radio Télévision Argentine), on lit des réactions très hostiles de la part des accros à la version kirchneriste de la radio mais là encore, l'engagement du pluralisme semble respecté. Il faudra bien sûr écouter la radio à partir de lundi pour voir si la programmation tient ses promesses. Mais à première vue, Radio Nacional a tiré son épingle dans ce grand changement politique qui lui aura été profitable. Et en plus, à part quelques animateurs et journalistes de l'ancienne équipe, la radio n'a pas perdu de personnel et n'a pas eu à subir les licenciements en masse qui ont affecté tout le secteur public par ailleurs.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, le seul des grands quotidiens nationaux à parler ce matin de la chaîne
voir la grille sur le site Internet de Nacional Rock, où il existe un lien avec le streaming en direct
consulter la page Facebook de la chaîne et son canal Youtube.

Ajout du 9 mai 2016 :
lire dans Clarín l'interview exclusive de Paul Mac Cartney où l'ex-Beatle révèle que le rock n'a jamais été pour lui synonyme de rébellion. C'était aussi l'analyse de cette musique que faisait Bobby Flores en janvier, au moment de sa nomination à la tête de Nacional Rock.

mercredi 8 octobre 2014

Carlos Saura prépare un film sur le folclore argentin [à l'affiche]


Après ses longs métrages sur le tango, le flamenco et le fado, le cinéaste espagnol Carlos Saura, 82 ans, a entamé le tournage à Buenos Aires d'une co-production hispano-argentine sur le folclore argentin. Ce documentaire, dépouillé de toute intrigue dramatique, devrait s'intituler Zonda, Folclore Argentino, et rassembler quelques unes des plus grandes célébrités du genre, dont quelques redoutables représentants du folclore for export comme El Chaqueño Palavecino (super-grosse vedette équipée d'un super-tourneur de super-star qui lui monte partout sur le continent des shows super-clinquants à la Johnny Hallyday) ou Los Nocheros (un groupe vocal qui joue à fond la carte du pittoresque et se présente sur scène dans des tenues aussi chamarrées et bucoliques qu'un packaging de yerba mate).

Ces monstres du show-bizz côtoieront des artistes beaucoup plus personnels comme Liliana Herrero et Jaime Torres, Pedro Aznar et Luis Salinas (lequel est bien plus un jazzman qu'un folkloriste tant et si bien que je me demande ce qu'il vient faire dans cette affaire).

Le pianiste Lito Vitale est de l'aventure puisqu'il assure la direction musicale du tout. Dans le mélange, devenu habituel chez Saura, Vitale sera peut-être un gage de cohérence musicale.

Certains cinéphiles adorent ce style un peu fourre-tour du Saura de l'après-franquisme (et qui, à mon humble avis, manque un peu de discernement artistique, voire politique, comme si la transition espagnole avait vidé le cinéaste de l'esprit critique acéré qu'il manifestait sous la dictature, du temps où il était le gendre de Charlie Chaplin) mais il en faut pour tous les goûts et ma foi, si ce nouveau film permet de découvrir un pan de la musique argentine dont nous ne connaissons presque plus rien (1) en dehors de l'Espagne, tant mieux...

Página/12 consacre au cinéaste et à son nouveau film le premier article de ses pages culturelles, avec interview à la clé. Et photo en couverture.


(1) Nous en connaissions quelque chose dans les années 70 lorsque Mercedes Sosa et Atahualpa Yupanqui vivaient en exil, notamment en France, et jouaient dans nos salles et sur nos plateaux de télévision.

mercredi 16 juillet 2014

Festival de La Falda ce week-end [à l'affiche]


Ce week-end, du 18 au 20 juillet 2014, comme tous les ans à la même époque, la ville de La Falda déploie son festival à l'ombre des sierras pampaneas de la Province de Córdoba.

A l'affiche de ces trois jours de gala nocturne, des artistes de dimension nationale et même internationale pour certains comme les chanteurs Amelita Baltar, Ariel Ardit, Raúl Lavié, María José Demare, José Angel Trelles, Adriana Valera et même Omar Mollo (un récent transfuge du rock), les musiciens Julián Hermida, Osvaldo Piro, Lito Vitale, Esteban Morgado et Juan Carlos Baglieto (tous deux à la fois guitaristes et chanteurs).

Cliquez sur les images pour lire les textes

Plusieurs compagnies de danse sont également invités, ainsi que l'orchestre corbobais de musique urbaine (traduisez tango, jazz et rock, par opposition au folclore qui appartient en propre aux zones rurales du pays).

Pour en savoir plus sur le plus ancien de ces festivals d'hiver, visitez son site Internet.

vendredi 20 juin 2014

Premier Día de la Bandera à Rosario pour Teresa Parodi [Coutumes]

L'image symbolique du jour

C'est aujourd'hui le premier Día de la Bandera (fête du Drapeau) dont la célébration est confiée à la toute nouvelle ministre de la Culture Teresa Parodi. Elle a donc organisé une grande fête musicale à Rosario, ville où le général Manuel Belgrano conçut l'actuel drapeau national argentin (à peu près dans son aspect actuel), pour fédérer son armée et lui permettre de se distinguer des armées absolutistes espagnoles : les deux forces en présence arboraient l'une et l'autre jusque-là le même drapeau rouge et or, le drapeau de l'Espagne royaliste. C'était le 27 février 1812 dans la petite ville de Rosario, aujourd'hui la deuxième du pays en taille et en nombre d'habitants.
Ce n'est cependant qu'un an plus tard que l'Assemblée de l'An XIII a définitivement aboli le rouge et or espagnol pour les forces armées du nouvel Etat, qui n'avait pas rompu son allégeance à l'Espagne, dans l'attente qu'elle se dotât d'une constitution au retour sur le trône du roi Fernando VII, dit le Désiré, exilé en France depuis 1808, sur l'ordre de Napoléon, qui s'était ainsi assuré de tous les membres de la Famille royale. Il fallut attendre le retour effectif de ce roi et la répression qu'il ordonna aussitôt contre les libéraux espagnols qui venaient pourtant de risquer leur vie pendant six ans pour lui pour que les couleurs espagnoles fussent descendues du mât du Fort de Buenos Aires et remplacées par l'actuel blanc et ciel, en 1815, lorsque les sinistres nouvelles en provenance de Madrid délièrent de leur Métropole les ex-colonies désormais en rébellion ouverte. Les couleurs nationales argentines sont celles d'une cocarde bleu et ciel que se confectionnèrent les révolutionnaires populaires pour se compter sur la Plaza de la Victoria (actuelle Plaza de Mayo) durant la Semaine de Mai 1810, les 22, 23, 24 et 25 mai, jusqu'à la destitution complète et définitive du vice-roi Cisneros. Le 20 juillet 1816, quelques jours après la déclaration d'indépendance du 9 juillet, le Congrès de Tucumán adopta définitivement les deux couleurs comme drapeau national des Provinces-Unies du Sud.

Belgrano en kit
dans la revue enfantine Billiken du 18 juin 1961
A vos ciseaux et vos bâtons de colle !

La fête actuelle a été instituée en 1938, alors que la paix civile se voyait menacée entre les habitants du pays, à cause de la situation très conflictuelle qui affectait l'Europe dont la majorité d'entre eux étaient originaires : Allemagne d'Hitler, Italie de Mussolini, Espagne en guerre civile, annexion des Sudètes, Anschluss, répression stalinienne en URSS, régime répressif en Pologne, etc.

La fête a été créée pour rappeler aux Argentins leur commune appartenance à un pays nouveau et pour renforcer l'effet pédagogique et unificateur de ces célébrations patriotiques, on choisit de la fixer à la date anniversaire de la mort de Manuel Belgrano, décédé à Buenos Aires, le 20 juin 1820, à l'âge de cinquante ans, épuisé par les maladies tropicales contractées pendant sa campagne du Haut-Pérou en 1813.

Comme tous les ans, les célébrations officielles se tiennent au Monument au Drapeau à Rosario, en présence de la Présidente argentine, avec musique militaire, à 14h (heure locale) et ce soir, ce sera le méga-concert avec de nombreux artistes d'envergure nationale, comme Darío Volonté et Lito Vitale, entre autres.

Pour aller plus loin :
lire l'article de El Litoral, le quotidien provincial de Santa Fe
Voir l'article sur le drapeau sur le site de el Instituto Nacional Belgraniano.

vendredi 24 janvier 2014

A paraître bientôt aux Editions du Jasmin [Disques & Livres]

Comme souvent depuis que Barrio de Tango existe, je profite des longues vacances de l'été austral pour préparer ce qui sera ma "rentrée" de mars. L'année dernière, à la même époque, je mettais à profit le temps offert par le ralentissement de l'actualité argentine pour travailler aux épreuves de la version française Tango Negro, qui porte sur les racines afro-américaines du tango, une composante de la population argentine à laquelle José de San Martín avait fait une vaste place dans son projet de libération continentale, à l'inverse de ses homologues tant américains qu'européens.


Une version militaire de l'Hymne au Général San Martín
très bien illustrée, avec les paroles
(et des images conventionnelles,
éloignées de la réalité historique du personnage)

Pour l'arrivée du printemps (septentrional), c'est un nouvel ouvrage sur ce héros du Cône Bleu que je prépare chez mon éditeur de toujours, les Editions du Jasmin, dont le patron n'hésite pas à m'accompagner hors des sentiers battus, dans des mondes peu connus en terre francophone et Dieu sait s'il faut du courage pour faire cela par les temps qui courent !

Après une biographie intitulée San Martín à rebours des conquistadors (voir mes articles dans ce blog et la présentation sur mon site Internet), j'ai voulu faire découvrir à mes lecteurs quelques uns des documents historiques sur lesquels le premier livre a été bâti, ces documents qui nous permettent, deux cents ans plus tard, d'entendre sa propre voix et de l'approcher, presque en chair et en os, grâce aux témoignages de ceux qui l'ont côtoyé et dont il a su se faire aimer. Mon cinquième ouvrage rassemblera donc quelque cent cinquante textes, provenant d'auteurs aux nationalités variées, écrits en espagnol (pour une majorité d'entre eux), en français et en anglais, avec une fluidité littéraire qui m'a personnellement remplie d'admiration.
Bien entendu, j'ai tenu à ce que les textes soient accessibles dans leur langue d'origine avec une traduction en français en vis-à-vis. Cela tombe bien : les Editions du Jasmin sont spécialisées dans les libres bilingues et fortement ancrées dans les cultures du monde.


Himno al General San Martín dans une version lyrique
par le ténor Leonardo Pastore
(et toujours les mêmes images convenues)

Le livre, de la même taille et du même format que Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, paraîtra d'ici quelques mois. Sa sortie sera précédée d'une très prochaine souscription qui proposera l'ouvrage à 20% de réduction sur le prix de vente en librairie (conformément à la loi Lang).

Pour cette première mise en bouche, voici, en illustration sonore, un morceau de musique que tous les Argentins connaissent par cœur : el himno al general San Martín, chanson patriotique s'il en est car en Argentine, contrairement à ce qui se passe dans bon nombre de pays blasés de notre vieille Europe, on ressent toujours le besoin de conforter le sentiment et la fierté d'appartenance nationale à travers le chant, qu'on entonne tous en chœur, à l'unisson, debout, aux jours symboliques que sont les fêtes nationales et les grandes commémorations. C'est pourquoi, pour nous, il n'est peut-être pas simple d'entrer dans cette manière de célébrer, qui  nous ramène cent ans en arrière, à une époque belliqueuse de triste mémoire. Le ressenti argentin est tout autre : il s'agit de célébrer la naissance, accidentée comme toute naissance, de la Patrie sous de grandes figures tutélaires, réellement admirables...


Une très célèbre interprétation, 100% civile,
de l'Hymne au Général San Martín,
chantée par Pedro Aznar accompagné au piano por Lito Vitale
qui est aussi l'auteur de l'arrangement

En voici le texte, qui date de 1950, une année que Juan Perón érigea en Año del Libertador, pour marquer le centenaire de la mort de San Martín à Boulogne-sur-Mer, en France. Ce chant est donc contemporain du Monumento al Abuelo Eterno, qui fait face à l'Instituto Nacional Sanmartiniano, sur plaza Grand-Bourg, à Palermo (voir la journée que nous passerons autour de ce personnage pendant le voyage Le Roman national argentin, voyage culturel, solidaire ethumain, avec Human Trip). Son compositeur était un musicien né en Italie et qui immigra en Argentine, où il fit une brillante carrière, jusqu'à diriger le teatro Colón, l'Opéra de Buenos Aires.

Yerga el Ande su cumbre más alta,
dé la mar el metal de su voz
y entre cielos y nieves eternas
se alza el trono del Libertador

Suenen claras trompetas de gloria
y levanten un himno triunfal,
que la luz de la historia
agiganta la figura del Gran Capitán.

Que l'Ande dresse son plus haut sommet
que la mer fasse retentir sa voix
et entre cieux et neiges éternelles
que s'élève le trône du Libertador (1)

Sonnent les claires trompettes de la gloire
et élèvent un hymne triomphant
car la lumière de l'histoire
magnifie la figure du Grand Capitaine.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

De las tierras del Plata a Mendoza,
de Santiago a la Lima gentil
fue sembrando en la ruta laureles
a su paso triunfal, San Martín.

San Martín, el señor en la guerra,
por secreto designio de Dios,
grande fue cuando el sol lo alumbraba
y más grande en la puesta del sol.

Des terres du Río de la Plata à Mendoza
de Santiago à Lima l'Impie (2)
San Martín des lauriers sur sa route
sema, sous ses pas triomphants.

San Martín, le maître de la guerre,
par un secret dessein de Dieu
fut grand quand le soleil l'illuminait
et plus grand encore au coucher du soleil (3)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

¡Padre augusto del pueblo argentino,
héroe magno de la libertad!
A tu sombra la patria se agranda
en virtud, en trabajo y en paz.

¡San Martín! ¡San Martín! Que tu nombre
honra y prez de los pueblos del sur
aseguren por siempre los rumbos
de la patria que alumbra tu luz.

Auguste père du peuple argentin,
grand héros de la liberté !
Dans ton ombre la patrie croît
en vertu, en travail et en paix (4)

San Martín ! San Martín ! Qu'ils assurent
pour toujours ton nom
honneur et gloire des peuples du Sud
les chemins de la patrie qu'éclaire ta lumière.
(Traduction Denise Anne Clavilier)


La partition (cliquez sur l'image pour lire les portées)


(1) Souvent en Argentine, on interprète ce trône comme celui d'un roi, ce qui gêne, à juste titre, de nombreux patriotes républicains. Il est beaucoup plus probable que le terme s'enracine ici dans la tradition psalmique (que l'on connaissait alors surtout dans le texte latin, donc incompréhensible) et que Segundo Argañaraz aura cherché par ce biais à sacraliser San Martín. Dans les psaumes, le trône est toujours une allégorie de Dieu, qui permet d'éviter de prononcer un nom imprononçable dans la tradition hébraïque.
(2) Dans les années 1810, lorsque San Martín préparait l'expédition libératrice du Pérou, Lima avait la réputation, pas vraiment surfaite, d'être une ville dépravée. C'était alors la seule place forte demeurée envers et contre tous fidèle à l'Ancien Régime. Cernée dix ans durant par la révolution, il y régnait une profonde décadence éthique et politique comme c'est toujours le cas lorsqu'un système s'effondre. Stigmatiser ainsi Lima en 1950 était bigrement archaïsant et, de surcroît, assez peu aimable pour les voisins.
(3) Allusion au soleil qui est à la fois le symbole du Pérou et celui de la Révolution de 1810 en Argentine et au crépuscule de la vie du général, lorsqu'il avait renoncé au pouvoir et s'était retiré dans une petite sous-préfecture alors parfaitement obscure, sur la côte sud de la Manche. Boulogne-sur-Mer a depuis pris sa revanche, devenant le premier port de pêche français et s'enorgueillissant d'un bon nombre d'atouts culturels, comme Nausicaa ou le Musée-Château (avec une collection d'objets inuits unique en France).
(4) Si seulement les gouvernements militaires factieux argentins n'avaient pas passé leur temps à faire mentir cette strophe en s'appropriant l'image du général au point de l'atrophier et de lui dénier son humanisme profond.

vendredi 12 avril 2013

Les nouveaux albums de Franco Luciani [Disques & Livres]


Mardi dernier, l'harmoniciste Franco Luciani a présenté deux nouveaux disques au Café Notable 36 Billares de Avenida de Mayo. Il était accompagné pour l'occasion par le pianiste Daniel Godfrid, les guitaristes Ariel Argañaraz et Martín González, le bassiste Facundo Peralta et le percussionniste Horacio Cacoliris. Le pianiste Lito Vitale et la chanteuse Lidia Borda étaient aussi de la fête. Il s'agit d'un disque où le musicien mêle des classiques de tango avec quelques morceaux de sa propre composition, et d'un second CD consacré, quant à lui, au folclore argentin.

Página/12 a publié mercredi une interview dont je vous donne ici quelques extraits :

–¿De dónde proviene esta especie de “principismo criollo” aplicado a la música, más allá de sus admirados?
–Es cierto que definitivamente la época de oro del folklore fueron los ’60 y la del tango, los ’40, pero creo que hoy se está viviendo una época de revisión, y se está empezando a esfumar esa cosa de la panza, la barba y los 70 años para el folklore; o el saco, el funyi y las polainas si te gusta el tango. Ya convive todo y de hecho los rockeros, bueno, ya se van a empezar a morir de viejos (risas). Estoy hablando del viejito con el bastón... y no es una cosa tan lejana.
Franco Luciani, in Página/12

- D'où provient cette espèce de "principisme" du terroir sud-américain appliqué à la musique, au-delà des artistes que vous admirez ?
- C'est sûr qu'incontestablement l'âge d'or du folclore c'est les années 1960 et celui du tango, les années 1940 mais je crois qu'on vit aujourd'hui une époque de remise en question et tout ce truc du ventre, de la barbe et des années 1970 pour le folclore (1) est en train de partir en fumée. Pareil pour le veston, le chapeau et les guêtres si tu aimes le tango. Maintenant tout cohabite et de fait, les rockeurs, bon, ils commencent à mourir de vieillesse (rires). Je parle du petit vieux avec sa canne et [l'âge d'or du rock] ce n'est pas si lointain.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Hay algo o alguien que unifique ante tal diversidad?
–El Flaco Spinetta, totalmente... ¡Cómo se extraña! Un mundo de muchos colores, el suyo. No lo grabé, pero suelo hacer en vivo “La miel en tu ventana” o “Los libros de la buena memoria”. El arte es la necesidad de uno y en él la necesidad siempre fue cambiar. Siempre. Pero obvio que no es el único: he tenido el gusto de trabajar con la Negra Sosa en su última etapa. Recuerdo que hicimos una gira a Europa, la última que hizo ella, y era una profesional tremenda, que también irradiaba con su onda a músicos de todos los géneros.
Franco Luciani, in Página/12

- Y a-t-il quelque chose ou quelqu'un qui fasse le lien face à une telle diversité ?
- Luis Alberto Spinetta (2), oui, à 100%... Ce qu'il nous manque, lui ! C'était un monde très coloré que le sien. Je ne l'ai jamais enregistré mais j'ai l'habitude de jouer en public La miel en tu ventana (le miel à ta fenêtre) ou Los libros de buena memoria (Les livres qu'on a aimés). L'art est un besoin [chez moi] et là-dedans, j'ai toujours eu besoin de changer. Toujours. Mais c'est clair qu'il n'est pas tout seul : j'ai eu le plaisir de travailler avec la Negra Sosa (3) vers la fin de sa vie. Je me souviens que nous avons fait une tournée en Europe, sa dernière à elle, c'était une professionnelle formidable, dont les bonnes ondes irradiaient sur les musiciens dans tous les genres.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–En el disco de tango ha incluido dos temas suyos: “Tu vals” y “A vos te encanta”. ¿Qué tiene para decir del Luciani compositor, aunque aparezca poco?
–Precisamente que mi caso no es el del compositor nato que dedica todo el tiempo a crear.
–¿Entonces?
–Es el de un tipo que tiene ideas melódicas y las va escribiendo en un pentagrama. Me gusta el concepto de una melodía que uno memoriza y la silba. Es un proceso lento y tiene que ver con una recepción que funcione, aunque, sí, me gustaría tener más tiempo para crear, sin apuros.
Franco Luciani, in Página/12

- Dans le disque de tango, vous avez inclus deux morceaux de votre composition : Tu vals (ta valse) et A vos te encanta (toi, ça t'enchante). Qu'il y a-t-il à dire du Luciani compositeur, encore qu'il apparaisse peu ?
- Ça justement, que dans mon cas, ce n'est pas le compositeur né qui consacre tout son temps à la création.
- Alors ?
- C'est plutôt l'histoire d'un type qui a des idées mélodiques et qui les met sur la portée. J'aime l'idée d'une mélodie qu'on mémorise et qu'on siffle (4). C'est un processus lent et qui a quelque chose à voir avec une bonne réception [du public] mais ceci dit, bien sûr, j'aimerais bien avoir plus de temps pour créer, sans me presser.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 de mercredi dernier.


(1) Les artistes de folclore de ces années-là ont en effet cette silhouette baba-cool très datée.
(2) Luis Alberto Spinetta est décédé il y a un peu plus d'un an. C'était un grand du rock argentin. Voir mon article du 9 février 2012. Il était surnommé El Flaco (comprenez quelque chose comme le grand échalas ou la grande asperge, à cause de sa silhouette efflanquée).
(3) Mercedes Sosa. La Negra est son surnom (à traduire comme "La brave", "la grande" ou pourquoi pas même "la petite". En tout cas, c'est affectueux et cela n'a pas grand-chose à voir avec une couleur de peau). A son sujet, reportez-vous à mon article du 5 octobre 2009.
(4) Les Portègnes ont beaucoup d'admiration pour les gens qui savent siffler. C'est une approche de la musique très appréciée et très populaire. Cela s'entend dans la rue(pas à tous les coins de rue, mais tout de même, plus qu'en France par exemple).

jeudi 29 novembre 2012

Hier, devant le Congrès, les musiciens ont fêté la loi nationale de la Musique [Actu]



Sous le gouvernement de Cristina Kirchner, malgré plusieurs mesures chargées d'une certaine démagogie qui en inquiète plus d'un en Argentine, comme il y a quelques semaines cette loi absurde qui ouvre le droit optionnel de vote aux mineurs à partir de 16 ans (voir mon article du 1er novembre 2012 sur le sujet), la République Argentine continue sa mue vers un Etat démocratique, structuré, aux compétences élargies...

C'est ainsi qu'hier le Sénat a validé la loi qui établit l'Institut National de la Musique, pour favoriser le développement artistique et économique de ce secteur et faire en sorte que les musiciens ne soient plus pieds et poings liés devant les multinationales de l'industrie discographiques. Et là, on ne peut pas parler de mesure démagogique : la défense de la musique nationale n'est pas un thème électoral, les musiciens ont bien du mal à faire entendre les besoins politiques et économiques de leur secteur dans un pays où le téléchargement en ligne illégal est une plaie encore plus terrible qu'en Europe, faute d'instances de régulation, dont nos pays se sont dotés, et de moyens matériels et légaux de lutte contre les fraudeurs dans les forces de police et les tribunaux.

L'INAMU aura des compétences pour soutenir la production musicale, réguler la distribution, favoriser la formation des professionnels et des amateurs et promouvoir la musique argentine dans le cadre de la politique de soutien à l'expression culturelle nationale. Il devra aussi favoriser la pluralité des genres, des styles, des modalités économiques. D'autres secteurs culturels disposaient déjà d'un tel institut, comme le cinéma, en salle et à la télévision, qui bénéficie des services de l'INCAA, dont l'ancien directeur, José Coscia, un professionnel reconnu pour sa compétence par ses pairs, détient maintenant le portefeuille de la Culture au sein du gouvernement de la Nation (gobierno de la Nación).

Il y a quelques années, l'Argentine avait mis en place le MICA, marché de l'industrie culturelle argentine, qui fédère toutes les disciplines dans leurs aspects économiques et commerciaux.

L'arrivée prochaine de l'INAMU est une très bonne nouvelle pour les artistes qui ont fêté l'événement comme ils convenaient, en organisant une mega-fête devant le palais législatif, avec scène géante et interdiction de la circulation dans les avenues avoisinnantes...
On a retrouvé sur l'estrade la crème des kirchneristes et autres sympathisants péronistes de toujours quu pullulent depuis 1943 dans l'univers musical argentin tous genres confondus : Teresa Parodi, Litto Nebbia, Lito Vitale, Carabajal et beaucoup d'autres. Ni l'affiche ni l'article de Página/12 ne cite cependant ni León Gieco, ni Fito Paéz ni Charly García, qui sont pourtant assez souvent présents dans ce genre de happening . Il faut supposer qu'ils avaient des obligations à l'autre bout du pays ou qu'ils sont en tournée à l'étranger (on arrive à la belle saison dans l'hémisphère sud, avec son cortège de concerts en plein air et de festivals tous azimuts).
Les artistes ont même appelé les morts à la rescousse en lisant les déclarations de soutien qu'avaient écrites en leur temps la grande folkloriste Mercedes Sosa (voir mes articles sur elle) et le rockeur récemment disparu Luis Alberto Spinetta, auquel la Biblioteca Nacional rend hommage actuellement (voir mon article du 10 octobre 2012 à ce sujet).

Cela faisait en effet six ans que la Fédération argentine des musiciens indépendants, la FA-MI (c'est bien trouvé, avouez-le !) faisait pression pour obtenir une loi qui protège les artistes et les œuvres et soutienne la vie artistique dans ce domaine. C'est le 24 août dernier que Cristina avait enfin lancé le processus législatif, annoncé en grande pompe selon la coutume d'un des salons d'apparat de la Casa Rosada devant un parterre d'artistes et de représentants des ONG des droits de l'homme, toujours présentes dans ces manifestations politiques. Voilà qui est fait. Espérons maintenant que ce INAMU s'installe et commence à travailler, en souhaitant qu'il soit confié à des gens responsables, compétents, honnêtes, courageux et efficaces, ce qui n'est pas toujours le cas dans les organes gouvernementaux en Argentine...

Une remarque en passant : je ne pense guère m'être trompée en subodorant au début du mois une manœuvre de diversion de la part de Página/12 lorsque la rédaction avait choisi de faire la une du journal sur une prétendue découverte du passé délinquant de Carlos Gardel (voir mon article du 12 novembre 2012 à ce sujet). Je vous y disais qu'en temps normal, si les récentes manifestations anti-kirchneristes ne venaient pas de démentir la croyance en une Cristina indéboulonablement installée à la Casa Rosada, cette information secondaire aurait dû se trouver au mieux à la une du supplément culturel du journal. Je crois en avoir la preuve aujourd'hui : voilà une loi capitale pour la vie culturelle du pays, elle fait véritablement l'actualité et réjouit tous les musiciens (vérifiez donc sur Facebook où toutes leurs pages en parlent) et elle est bien ce matin reléguée dans les pages intérieures. La une est consacrée quant à elle à un jugement d'un tribunal de New-York déboutant l'un de ces fonds que les Argentins surnomment les fonds-vautours (fondos buitres) qui ont des créances sur l'Argentine et tentent depuis des années d'accélérer les remboursements, au détriment du plan de retour à la normale de l'économie globale du pays.

Pour aller plus loin :
lire l'éditorial qui le suit, toujours sur l'édition de ce matin du quotidien kirchneriste
lire l'article de Clarín, bien caché au milieu des nouvelles de cinquième importance.

samedi 19 décembre 2009

Festival de tango en el Tasso : 4ème semaine [à l'affiche]

Pour cette 4ème et dernière semaine de ce festival, organisé par le Centro Cultural Torcuato Tasso, le programme est beau et chargé...

Le 23 décembre 2009, à 22h, le pianiste Nicolás Ledesma et son orchestre, Pablo Agri et son trio (Pablo Agri au violon, Juan Pablo Navarro à la contrebasse, Laurato Greco au bandoneon et Emiliano Greco au piano) et un invité spécial, Juan José Mosalini. Entrée : 50 $.

Le 24, le centre fait relâche. Tout le monde fête Noël en famille ou avec des amis.

Le 25 décembre au soir, à 22h, la scène sera pour le bandonéoniste Julio Pane et le guitariste Hugo Rivas en première partie et en seconde, un autre bandonéoniste, Pablo Mainetti, et un autre guitariste, César Angeleri. Entrée 50 $.

A la trasnoche, donc vers minuit, le groupe Vice Versa, un quintette típico (piano, violon, contrebasse, bandonéon + guitare électrique) prendra possession des lieux...

Le 26 décembre, qui tombe cette année un samedi mais est d'ordinaire férié en Argentine, le chanteur Juan Carlos Baglietto se présentera avec le pianiste Lito Vitale, à 22h, pour le concert de clôture. Entrée : 100 $.
Et ce sera la fin de l'année et de la saison (là-bas, les deux vont ensemble).
Pour connaître d'un peu plus près les artistes mentionnés ici, vous pouvez allez consulter l'ensemble des articles déjà parus à leur sujet dans Barrio de Tango en cliquant sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Vous pouvez aussi visiter leurs sites. Je vous donne ici ceux des artistes dont je n'avais jamais parlé autrement dans ce blog :
Pablo Mainetti
Vice Versa (dont j'ai fort peu souvent parlé encore, malgré près de 1070 articles déjà publiés)
Juan Carlos Baglietto
Lito Vitale, dont je n'avais que mentionné le nom dans mon article sur la présentation qui fut faite du festival à la fin novembre.

samedi 28 novembre 2009

6ème Festival de Tango au Tasso [à l'affiche]

Photo Telam

C'était au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo, hier après-midi, à 19h : la présentation officielle de cette 6ème édition du Festival de Tango en el Tasso, qui s'ouvrira le 2 décembre pour se clôturer le lendemain de Noël (jour férié en Argentine).
Participaient à cette soirée de lancement quelques uns des plus prestigieux artistes qui y participeront : la chanteuse Amelita Baltar (qui est décidément sur tous les fronts en ce moment, voir les articles qui lui sont consacrés en ce mois de novembre 2009), les bandonéonistes et compositeurs Leopoldo Federico (assis au premier rang sur la photo) et Rodolfo Mederos (à droite d'Amelita Baltar) et le pianiste et compositeur Lito Vitale (debout avec les lunettes) ainsi que l'auteur-compositeur-interprète Guillermo Fernández.

Le programme, qui s'étale sur 14 soirées, présente une bonne trentaine d'artistes et de groupes. Je vous procèderai donc en plusieurs fois pour avoir la place de citer tous les artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, dont la capacité est limitée (et très limitée pour la nature de ce blog).

Pendant la première semaine, les Portègnes pourront donc profiter de :

Rodolfo Mederos trio, le 2 décembre, à 22 h (entrée : 60 $)
Les chanteurs Lidia Borda et Ariel Ardit, le 3 décembre, à 22h (entrée : 50 $)
Le chanteur Horacio Molina le 4 décembre à 22h (entrée : 50 $) puis l'orchestre Astillero qui assurera la trasnoche (le concert au-delà de minuit).
Le chanteur et bandonéoniste Rubén Juárez et son sextuor le 5 décembre, à 22h (entrée : 70 $) et à la trasnoche, le groupe La Chicana de Acho Estol et Dolores Solá.
Pour aller plus loin :
Lire la dépêche de l'agence argentine Telam sur la soirée de présentation et l'ensemble du programme (que je détaillerai au long des jours qui viennent).
Vous pouvez accéder à l'ensemble de mes articles sur les artistes cités en cliquant sur leur nom, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.
Le lien vers le site d'Amelita Baltar, d'Horacio Molina, Guillermo Fernández et Rubén Juárez se trouve déjà dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la partie basse de la Colonne de droite.
Leopoldo Federico est sur Facebook (il a fait mettre le minimum syndical).
Les autres sont sous les liens ci-dessous :
le site de Lito Vitale (bilingue espangol-anglais)
le site de Rodolfo Mederos (bilingue espagnol-anglais)
et ceux que j'ai déjà donnés en annexe de nombreux autres articles et qu'il faudrait que je trouve le temps de créer en Colonne de droite :
La page Myspace de Lidia Borda
Le site de Ariel Ardit
Le site de la Chicana