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mardi 11 septembre 2018

Experiencia Piazzolla cette semaine à la Ciudad Konex [à l'affiche]


Ce soir, mardi 11 septembre 2018, s'ouvre à la Ciudad Cultural Konex, Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, une série de concerts consacrée à la musique de Astor Piazzolla, revisitée par des musiciens d'aujourd'hui, Experiencia Piazzolla, dirigée par le petit-fils du grand compositeur, lui-même artiste de jazz. La manifestation prendra fin dimanche.

Entrée : à partir de 300 $ ARG.

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Au programme : les chanteuses Julia Zenko, Julieta Venegas, Elena Roger ou Ligia Piro (la fille rockeuse de la chanteuse Susana Rinaldi et le bandonéoniste et compositeur Osvaldo Piro), le pianiste Nicolás Guerscherg, le contrebassiste Juan Pablo Navarro, Pipi Piazzolla lui-même avec son groupe de jazz Escalandrum.

Pour aller plus loin :
consulter le site du CC Konex, sur lequel il est possible de réserver ses places en ligne, et sa page Facebook.

vendredi 18 décembre 2015

Hommage à Horacio Ferrer pour le premier anniversaire de sa mort [à l'affiche]

La dernière photo que j'ai faite de Horacio Ferrer en août 2013.
Il est sur la scène du Salón de los Angelitos, avec Gabriel Soria.
Le mur du fond a changé de décor : Gabriel a choisi la sobriété...
Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Lundi 21 décembre 2015, à 19h30, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à son fondateur et premier président, le Maestro Horacio Ferrer, qui nous a quittés il y a un an, dans sa quatre-vingt-deuxième année.

A côté du président Gabriel Soria, participeront à cet hommage de grands artistes qui partagèrent son parcours artistique et son combat pour permettre au tango d'accéder à une forme d'institutionnalisation : le Maestro Raúl Garello, les chanteurs Guillermo Fernández, José Angel Trelles, Julia Zenko, Pepe Kokubu et Raúl Lavié, Juan Trepiana et Fabián Bertero, qui animent une partie de l'enseignement à l'Académie...

Entrée libre et gratuite, au Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, 1er étage.


Ce jour-là, il n'y aura toutefois pas de mise à jour sur Barrio de Tango car je serai prise presque toute la journée à l'UNESCO, où se tiendra l'Assemblée générale du Conseil International de la Danse, auquel j'ai l'honneur d'appartenir depuis un an.

vendredi 11 septembre 2015

Le programme de septembre au CC Torquato Tasso [à l'affiche]

Quel beau programme nous propose ce mois-ci le Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo, pour fêter ses vingt ans ! Jugez-en :
ce soir, les chanteurs Julia Zenko et Guillermo Fernández
demain, samedi 12 septembre 2015, un trio autour du bandonéoniste Victor Lavallén
le 18 et le 25, le guitariste Hugo Rivas
etc.


Ajout du 12 septembre 2015 :
lire l'article de Página/12 de ce jour sur le spectacle de Lavallén-Estigarribia-Cabarcos de ce soir et samedi prochain.

mercredi 16 juillet 2014

Hommage à Pichuco au Teatro Cervantes [à l'affiche]

C'est la seconde partie de l'hommage organisé par le Ministère de la Culture au niveau national pour le centenaire de la naissance de Aníbal Troilo (11 juillet 1914-18 mai 1975) : ce soir, mercredi 16 juillet 2014, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, sous la direction de Atilio Stampone et Oscar de Elía, se produira sur la scène du Teatro Nacional Cervantes dans le quartier de Retiro. Le concert est gratuit.



Parmi les artistes invités, les chanteurs Omar Mollo (qu'on retrouvera ce week-end à La Falda), et Julia Zenko, les bandonéonistes Raúl Garello, Ernesto Baffa et Walter Ríos, le pianiste José Colángelo et les danseurs Eduardo et Gloria Arquimbau, deux grands représentants du tango salón, celui dansé par tout le monde au bal (milonga).

Le poète Horacio Ferrer participera lui aussi à la soirée avec la récitation de l'un ou l'autre des poèmes qu'il a consacrés à Pichuco (1) et parlera de ce qu'il a apporté dans la musique populaire argentine.

La soirée sera présentée par Gabriel Soria, son second à la tête de la Academia Nacional del Tango.

Les entrées, s'il en reste, sont à retirer au guichet du théâtre.

Pour en savoir plus sur les manifestations organisées dans le cadre de ce centenaire par le Ministère, à Buenos Aires et à Córdoba, visitez le site Internet (en espagnol).



(1) Vous trouverez des versions bilingues, avec traduction en français, des deux textes majeurs dans ce domaine, El Gordo Triste et La Jaula Mágica, dans mes ouvrages, Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après (Tarabuste Editions). Pour en savoir plus, cliquez sur l'image des couvertures dans la Colonne de droite.

mercredi 14 juillet 2010

Trio de voix masculines et plein d'autres concerts au 36 Billares [à l'affiche]

On annonce ce soir à 21h30 au Bar Notable Los 36 Billares un trio de chanteurs, Hernán Genovese (1), Jesús Hidalgo et Esteban Riera, pour un concert de tango chanté en soliste, en duo et en trio, et accompagné par trois guitaristes, Román Vergagni, Pablo Alessia et Joaquín Althabe. Le même concert sera répété les mercredis 21 et 28 juillet à la même heure. Entrée : 30 $.

Par la suite, la chanteuse Julia Zenko occupera la même salle les 16, 23 et 30 juillet pour un spectable incluant de nombreux auteurs latino-américains. Elle présentera ainsi son plus récent album, Para Elis, où elle chante Eladía Blázquez, Enrique Cadícamo, Atalualpa Yupanqui et Violeta Parra entre autres.

Vendredi prochain, le 17 juillet, à la même heure, ce sera le tour de José Angel Trelles, qui fut le dernier chanteur de Astor Piazzolla, et qui chantera a la criolla avec l'accompagnement de 5 guitares. Le même concert sera à nouveau donné les 24 et 31 juillet.

Los 36 Billares, Bar Notable, Avenida de Mayo 1265

(1) qui est lui-même programmé au Teatro 25 de Mayo, ce soir, à 20h30, à l'autre bout de la ville... C'est l'Argentine, ça ! Voir mon article du 13 juillet 2010.

lundi 14 septembre 2009

De Buenos Aires a Horacio Ferrer poeta au Teatro Avenida [à l'affiche]

Rédigé à Buenos Aires le 23 août 2009

Superbe hommage conçu et monté par Gabriel Soria et présentant, grâce à des nombreux artistes invités, différentes facettes de l'oeuvre du poète avant-gardiste que fut et qu'est toujours Horacio Ferrer.

(Photo ajoutée le 26 septembre 2009)
Susana Rinaldi en train de lire la préface de Castillo à Romancero Canyengue, en présence de Horacio Ferrer (assis à droite)

Horacio Ferrer était lui-même sur scène pour réciter, dans son style si particulier, différentes pièces (souvent fort longues) de sa composition (de su autoría, comme on dit en Argentine). C'est lui qui a ouvert le spectacle sous un tonnerre d'applaudissements avec Moriré en Buenos Aires, un texte sublime entre tous... Le choix qui a été fait m'a touchée à de nombreuses reprises : je retrouvais dans sa voix (en su voz) des textes que j'ai moi-même traduits et publiés dans un petit cahier d'hommage que je lui avais fait consacrer pour ses 75 ans, dans le numéro de juin 2008 de la revue Triage (Editions Tarabuste, cf. mon profil, en bas de la Colonne de droite). Parmi ces poèmes : Existir, qu'il récita avec une interprétation chorégraphiée sans musique de Miguel Angel Zotto avec beaucoup de sobriété et une technique impeccable, Mi viejo Piazzolla, un poème écrit à Paris deux ans après la mort du compositeur et mis en musique ensuite par le fils de ce dernier, Daniel Piazzolla.

Participèrent à la soirée : Guillermo Fernández, avec un Chiquilín de Bachin qu'ils finirent tous les deux en duo, Raúl Lavie avec son interprétation de La Bicicleta Blanca, l'un des morceaux phares de ce chanteur, Julia Zenko avec Preludio por el año 3001, Susana Rinaldi qui ne devait faire qu'une apparition de courtoisie, pour saluer le public et le Maestro, et qui arriva tenant à la main son exemplaire de la première édition de Romancero Canyengue, le recueil initial de Horacio Ferrer, en 1967. Elle entreprit alors de lire in extenso la préface que Cátulo Castillo avait rédigée sous forme d'une lettre puis elle enchaîna, de manière improvisée, avec une interprétation a capella de La última grela, un poème de Romancero Canyengue, mis un peu plus tard en musique par Astor Piazzolla (il était prévu en fait qu'Horacio Ferrer récite ce texte après son départ). Ce fut époustoufflant. D'abord pour la beauté de la voix. Susana Rinaldi est une des plus grandes chanteuses actuelles (n'hésitez pas à ce propos à vous reporter à son interview d'avril dernier dans Página/12, lire mon article à ce sujet). Ensuite pour la sobriété de l'interprétation en contraste absolu avec ce que j'avais pu voir dans ce même théâtre l'année dernière, une version de Che bandoneón (Troilo-Manzi), qu'elle avait chantée accompagnée du seul Leopoldo Federico avec un jeu de scène exacerbé (cf. mon article sur le concert d'ouverture du Festival 2008).

La plupart du temps, c'était Juan Trepiana qui accompagnait tous ces chanteurs, seul au piano. Là aussi, la sobriété était au rendez-vous, pour laisser tout l'espace à la poésie. Et c'était très puissant, car cette poésie n'a besoin d'aucun effet de manche, contrairement à ce que trop de chanteurs, dont le talent n'est peut-être pas à la hauteur, se sentent obligés de faire lorsqu'ils chantent Chiquilín de Bachin, Balada para un loco o Mi loco bandoneón.

En dernier lieu, vint le Maestro Raúl Garello avec qui Horacio Ferrer rendit hommage à sa femme, Lulú Michelli, présente dans une baignoire du second étage : la valse Lulú, un texte atypique et très touchant, lui aussi, sur une mélodie infiniment délicate (tout cela s'écoute sur Homenaje a Woody Allen chez Melopea, ou Diálogo de poeta y bandoneón, chez Pichuco Records). Et ils ont fini le spectacle avec un Balada para un loco, récité-chanté par Horacio Ferrer accompagné d'un solo de bandonéon du Maestro Garello... Une splendeur, qui fut applaudie à tout rompre.

Par le biais d'archives filmées participèrent aussi à la soirée Amelita Baltar dont on admira la création (mouvementée, façon bataille d'Hernani) de Balada para un loco (on en fêtera en novembre le quarantième anniversaire comme on fêtait l'année dernière les 40 ans de María de Buenos Aires) et feu Gustavo Nocetti (un grand chanteur uruguayen que vous pouvez retrouver dans cet Homenaje a Woody Allen, déjà cité). Ce chanteur, grand ami personnel du Maestro Horacio Ferrer, a trouvé la mort dans un accident de voiture à 42 ans en 2002. L'artiste a laissé le souvenir d'une présence rayonnante sur scène et il a laissé sur le disque la trace d'une voix très particulière, à l'esthétique très caractéristique du Río de la Plata.

En sortant de cette soirée tous très émus, nous avons été un petit groupe de grupies et pour quelques uns d'amis personnels du Maestro à aller dîner ou tenter de le faire dans un restaurant de la rue Montevideo, un peu plus au nord, à l'angle avec l'avenue Corrientes (le teatro Avenida se trouve lui sur Avenida de Mayo). Quelques uns se sont perdus en route et pour ma part et avec trois autres personnes, dont le directeur du festival international de Granada (que je ne pouvais rencontrer qu'à Buenos Aires, c'est tellement plus simples pour des Européens !), j'ai fini cette soirée chez Ramos, un resto de quartier à une cuadra de Chiquilín. Après ce dîner très animé, j'ai pris mon taxi devant l'enseigne lumineuse de cette parilla (grill) qui occupe l'emplacemetn de ce qui fut le Bachín, le grill où toutes les nuits Piazzolla voyait passer entre les tables un petit vendeur de roses, sale et pouilleux, un enfant des bidonvilles d'au-delà du Riachuelo. Cet enfant (ou plutôt ces enfants, car il y a eu plusieurs), c'est celui dont parle Chiquilín de Bachin. Après cette soirée poétique et musicale, il y avait là un bon paquet d'émotions...

Le lundi précédent, malgré un énorme rhume, j'avais pu assister au Plenario de la Academia Nacional del Tango, où Horacio Ferrer avait reçu des mains de Julio Maffia, au bord des larmes, le bandonéon du Maestro Pedro Maffia. J'ai entendu jouer Gabriel Chula Clausi, 98 printemps et un jeu de jeune homme. Raúl Garello était là lui aussi. Et j'ai pris des photos...

Pour aller plus loin : consultez dans la Colonne de droite les raccourcis Festival de Tango de Buenos Aires (rubrique Grands Rendez-vous du Tango) et Festivals (rubrique Tangoscope), voir aussi le raccourci rassemblant mes articles sur les poètes (rubrique Les artistes) et celui consacré à Horacio Ferrer (rubrique Vecinos del Barrio, sections Les Poètes).


Dès que je dispose à nouveau d'une connexion convenable, normale, j'ajoute une de mes photos sur cet article. Pour le moment et ce depuis mercredi 9 au petit matin, un incident technique indépendant de ma volonté, une rupture complète de service de mon fournisseur d'accès à mon domicile, m'empêche de tenir ce blog dans des conditions acceptables. Je n'ai en particulier guère de possibilité pour publier des photos (la manipulation à effectuer est assez gourmande en temps) ni celle de publier mes articles à mon rythme normal, ce qui me fait différer les hommages à Alorsa que je vous annonçais mardi dernier, juste avant l'incident qui me prive d'internet...


Pour aller plus loin, lire l'article de Carlos Bevilacqua dans Página/12 du 24 août 2009

lundi 29 septembre 2008

María de Buenos Aires au Teatro Nacional Cervantes [à l’affiche]

Horacio Ferrer et Julia Zenko, Teatro Nacional Cervantes avril 2008


A l’occasion des 40 ans de sa création, le 8 mai 1968, dans la capitale argentine, le Teatro Nacional Cervantes reprend María de Buenos Aires, dans la version créée en avril de cette année. La operita María de Buenos Aires est la première oeuvre commune d’Astor Piazzolla et Horacio Ferrer. Elle figure en première place dans le Teatro Completo, María de Buenos Aires y otras obras, de Horacio Ferrer, el Duende, publié l’année dernière par la Editorial del Soñador. Bien qu’il se soit essayé à l’écriture dramatique avant 1967, le Maestro Ferrer considère que cet opera-tango est sa première oeuvre théâtrale. L’écriture de María fit immédiatement suite à la publication du son premier recueil poétique (Romancero Canyengue, réédité il y a peu aux Editions Continental, 1999, BsAs). Depuis plusieurs années, Astor Piazzolla rêvait de faire sur et pour Buenos Aires la comédie musicale que West Side Story était déjà pour New York. Et Horacio Ferrer savait fort bien qu’il caressait ce projet. Les deux hommes se connaissaient depuis 20 ans ! Au fur et à mesure que leur amitié avait grandi, notamment à partir de 1955, quand Horacio Ferrer organisa un concert de Piazzolla à Montevideo, dans les locaux de l’association qu’il présidait alors (déjà !), el Club de la Guardia Nueva, Piazzolla avait eu maintes fois l’occasion d’en parler avec et devant lui. Qui plus est, Ferrer tentait de convaincre Piazzolla de composer des tangos cantables. Jusqu’en 1967, à part une douzaine de morceaux avec des textes de Jorge Luis Borges - excusez du peu ! et créés -excusez du peu ! (bis), par Edmundo Rivero, le compositeur livrait presque exclusivement des pièces instrumentales.

Toujours est-il qu’emballé par la découverte du talent de poète de son ami uruguayen, talent qui lui était resté inconnu jusque là, Piazzolla, que Pichuco avait surnommé El Gato (le chat ou le petit-chose), lui passa commande d’un livret pour cet opera-tango qu’il appelait de ses voeux. Et comme Horacio Ferrer en rêvait sans doute tout autant que lui, il se mit au travail sur le champs et quelques temps plus tard, Piazzolla débarqua pour venir découvrir chez Horacio Ferrer, à Montevideo, le résultat. Chez lui, il trouva son ami dans ses petits souliers, bigrement inquiet de savoir ce que lui allait penser du projet (c’est Piazzolla qui raconte l’anecdote). Au moment de la création, celui déclara à la presse qu’il considérait qu’Horacio Ferrer (qui était uruguayen et pas encore bi-national à cette époque) avait déjà sa place parmi les classiques de la littérature portègne ! C’est vous dire s’il avait aimé cet argument délirant et fastueux, historique et irrationnel, où Horacio Ferrer s’est composé un rôle qui lui va comme un gant et qu’il a visiblement un immense plaisir à jouer encore et toujours (il suffit d’écouter le son de sa voix et de voir son regard quand il en parle), le rôle terriblement romantique du Duende, l’esprit du tango, en redingote, canne et chapeau melon, amoureux fou et chaste de María durant sa vie misérable et au-delà de sa mort, lorsque son ombre, cet esprit éthéré, symbolise la ville et sa féminité tout en érotisme contenu et tendu. C’est ce rôle qui lui vaut son surnom, el Duende, dont Astor Piazzolla s’est bien amusé à l’affubler et dont lui s’amuse beaucoup.

Ce rôle parlé qu’il va reprendre en ce mois d’octobre au Cervantes, avec cette diction tirée au cordeau qui le caractérise, y compris quand il bavarde avec vous...

Partagent la scène avec lui la chanteuse Julia Zenko dans le rôle-titre et le chanteur, qui est aussi parolier et compositeur, Guillermo Fernández dans le rôle du Cantor, le rôle masculin chanté. L’orchestre est placé sous la direction de Marcelo Lombardero. Les chanteurs Laura González y Marcelo Tommasi (le chanteur titulaire de la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires) (1) assureront les remplacements en cas d’indisponibilité de Julia Zenko ou de Guillermo Fernández.

En avril, la place coûtait 20 $ et 15 en tarif réduit le jeudi. Le prix peut varier pour cette reprise (inflation de 25% l’an oblige).

Discographie :
il existe une version de María de Buenos Aires avec Julia Zenko (María), Jairo (el Cantor), Horacio Ferrer (El Duende) sous la direction de Gidon Kremer (Teldec Classic, 1999),
une version enregistrée en public, en septembre 2003, au Centro Cultural Borges, avec Patricia Barone, José Angel Trelles (qui fut le dernier chanteur de Piazzolla) et Juan Vitali (avec aux percussions le petit-fils d'Astor, le musicuen de rock Daniel "Pipi" Piazzolla) éditée par la Fondation Astor Piazzolla et les Editions Milan Music,
une version flamenca enregistré en mars à Grenade et sortie en août avec María Rey-Joly, Enrique Moratalla et Horacio Ferrer avec Versus Ensamble (Naxos 2008) dont je vous ai parlé en août dans Chroniques de Buenos Aires,
et, last but not least, la version originale jouée (et dirigée) par Astor Piazzolla au bandonéon, avec Amelita Baltar, Héctor de Rosas et Horacio Ferrer, une version multi-rééditée par Trova.

María de Buenos Aires a également tourné au printemps en Europe, notamment en Italie, avec Patricia Barone dans le rôle-titre.

(1) A noter, en marge de María de Buenos Aires, que Marcelo Tomassi s’apprête à sortir pour le début de l’année 2009, un nouvel album qui s’intitulera Buenos Aires es tu fiesta et sera composé de morceaux écrits par le duo (la dupla, dit-on à Buenos Aires) Raúl Garello et Horacio Ferrer (donc des tangos,des valses et des milongas de première qualité et dont il existe -pour l’heure- que de rares enregistrements).

jeudi 7 août 2008

Noelia Moncada et Tangoloco au Velma Café [à l’affiche]

Noelia Moncada, chanteuse de tango et professeur de chant, se produit sur la scène du Velma Café, dans le quartier de Palermo, mardi 19 août à 21h30 (entrée : 30 $)

Elle y donnera un concert de tangos, valses et milongas...

Noelia Moncada a participé au dernier disque du Maestro Raúl Garello, Tocata para Sexteto (Pichuco Records), où elle reprend ¡Viva el tango! (après Roberto Goyeneche et Gustavo Nocetti) et a enregistré la première version chantée de Homero en Flor (deux morceaux dûs à la plume du Maestro Horacio Ferrer).

Une belle voix, profonde, abyssale et pourtant claire, des interprétations lyriques. Une grande chanteuse de tango, une personnalité qui s'entend...

Pour éviter d’être tout à fait frustrés de ne pas pouvoir aller là-bas l’écouter (si ça peut vous consoler, le Velma Café, c’est une des tanguerias les moins données de Buenos Aires !), vous pouvez l’entendre et la voir sur son site : http://www.noeliamoncada.com.ar/
Vous pouviez y décharger des documents de toute beauté...

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Le samedi, Tangoloco, le sextuor conduit par Daniel García, continue sa présentation de son disque Tangos de Liverpool où il a tanguisé, avec grand talent, quelques standards immortels des Beattles.
Ce samedi, 9 août, à 21h (entrée 35 $), Tangoloco aura comme invitée d’honneur la chanteuse Julia Zenko, qui a été l'une des 3 titulaires du rôle de María dans María de Buenos Aires, l’opéra-tango emblème de la capitale argentine, la première oeuvre commune d'Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, dont c'est cette année les 40 ans de la création...

Daniel García et Julia Zenko interprétant ensemble Con las alas del alma, de Daniel García et Eladia Blázquez (tango datant de 1995) sur Youtube (il n’y a pas grand-chose à voir mais en revanche, on entend bien) : http://www.youtube.com/watch?v=yponswCi9NM