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mercredi 23 juillet 2014

Un nouveau logo rejoint la Colonne de droite [Disques & Livres]

Depuis hier, le logo de la Société des Gens de Lettres a rejoint la partie basse de la Colonne de droite de ce blog, non loin des liens vers mon profil et des articles sur mes appartenances institutionnelles (Academia Nacional del Tango et quartier de Villa Urquiza à Buenos Aires).

La Société des Gens de Lettres a été fondée en 1838 par Honoré de Balzac, George Sand, Victor Hugo, Alexandre Dumas (1), tous soucieux de faire respecter la propriété littéraire et les droits d'auteur, le principe inventé par Beaumarchais. Ses deux premiers présidents furent Balzac et Hugo, rien que ça.

La SGDL offre à ses adhérents un certain nombre de service relatifs à leur statut social et au grand public, sur son site Web, un canal de vidéo en ligne où les internautes peuvent découvrir, à travers des interviews et des reportages, de nombreux écrivains de France. Chaque adhérent dispose également de sa fiche de présentation sur le site Internet de l'institution.

Depuis quelques jours, je suis devenue membre de la SGDL, puisque j'ai déjà publié plusieurs livres à compte d'éditeur, dans une maison qui rétribue les auteurs dès le premier exemplaire vendu, l'une des conditions impératives pour intégrer ce groupe. Une façon pour moi de confirmer et de renforcer le choix que j'ai fait il y a maintenant quelques années de faire de mon travail autour de l'Argentine une activité pleinement professionnelle. En cette période où je prépare mon sixième livre, qui doit sortir l'année prochaine aux Editions du Jasmin, et où je suis attelée à la rédaction d'un projet de spectacle, dont je vous parlerai plus avant lorsque notre équipe aura avancé dans ce montage...

D'ici là, les lecteurs de Barrio de Tango peuvent prendre connaissance des salons auxquels il est prévu que je participe de septembre à Noël : je viens de les inscrire sur l'agenda de mon site Internet.




(1) Ces grands écrivains français qui firent la gloire de l'époque romantique à Paris et fréquentaient tous les salons d'Alexandre-Marie Aguado, riche homme d'affaires d'origine espagnole, qui fut un admirable mécène pour la vie artistique parisienne à la fin de la Restauration et pendant une grande partie de la Monarchie de Juillet, jusqu'à sa mort en avril 1842. Aguado, dont le tombeau est toujours au cimetière du Père Lachaise, inspira à Dumas le personnage du Comte de Monte-Cristo. Il était aussi un ami personnel et intime du général José de San Martín, dont il fit l'un de ses exécuteurs testamentaires et qui est le sujet de deux des ouvrages qui me permettent aujourd'hui d'intégrer la Société.

dimanche 25 août 2013

Une nouvelle rubrique dans la Colonne de droite : quelques sources sur l'histoire argentine

Dans la Colonne de droite de Barrio de Tango, dans sa partie inférieure, celle qui est réservée aux liens vers les sites Internet extérieurs à ce blog, je viens d'installer une nouvelle rubrique qui rassemble un certain nombre de sites pertinents (du moins je l'espère) pour qui s'intéresse à l'histoire argentine.

Quelques institutions traditionnelles, comme la Academia Nacional de Historia ou les deux grands instituts consacrés l'un à José de San Martín, l'autre à Manuel Belgrano (créateur entre autres du drapeau national et vainqueur de la bataille de Salta dont on fêtait le bicentenaire le 20 février dernier – voir mon article à ce sujet).

Des structures plus récentes, parfois au centre de véritables guerres picrocholines dont l'ardeur laissent les Européens bouche-bée, comme el Instituto Nacional de Revisionismo histórico Manuel Dorrego (placé sous la direction de l'historien hyper-contesté et ultra-partisan Pacho O'Donnell) ou la Casa del Bicentenario, nettement plus consensuelle et pacifique.

Quelques musées (j'ai retenu ceux dont le site est efficace, ce qui n'est pas encore le cas de tous).

Vue perspective de la grande salle du Museo Nacional del Bicentenario,
avec les deux grenadiers à cheval de garde
(c'est ce régiment qui assure la sécurité des bâtiments officiels nationaux)
Photo MNB - Casa del Gobierno

Et deux sites non institutionnels, d'origine personnelle, comme le site monté et dirigé par l'historien vedette de la télévision, de la radio et chéri des maisons d'édition, Felipe Pigna, dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler à plusieurs reprises (un personnage public très controversé et qui fait ce qu'il faut pour le rester, sa manière à lui de lutter pour une histoire plurielle, détachée de l'histoire officielle enseignée aux enfants) et le site ultra-partisan, pour ne pas dire franchement belliqueux, du courant fédéral actuel intitulé La Gazeta Federal (une lecture de l'histoire liée à un courant politique longtemps majoritaire dans les couches populaires de l'Intérieur argentin, né juste après la guerre d'indépendance et qui fut le grand protagoniste de la guerre civile qui ravagea le pays de 1820 à 1880, il y fut réduit à une déroute presque complète à l'orée de ce qu'on appelle la Generación del Ochenta, 1880-1916).

Sur tous ces événements et leur enchaînement, voir le Vade-mecum historique dont vous trouverez le lien dans la rubrique Petites chronologies en partie centrale de la Colonne de droite.

Tous ces sites sont naturellement rédigés en espagnol, la plupart du temps de manière exclusive, et il vous appartient, de surcroît, de ne pas vous laisser entraîner dans les querelles idéologiques dont ils sont nécessairement pétris comme l'est toute l'histoire nationale en Argentine, qui ne se distingue encore qu'à grand peine d'un autre genre, celui de l'historiographie qui consiste à raconter le passé pour construire la mémoire collective d'une communauté, nationale ou locale.

samedi 13 février 2010

Le "nouveau dans la Colonne de droite" de l'été 2010

Je profite d'un jour sans grande nouvelle à vous apprendre (après une semaine largement fournie) pour faire un point sur les changements que j'ai apportés depuis le début de l'année dans la Colonne de droite.
Vous y trouverez donc une nouvelle section dans la rubrique Vecinos del Barrio (habitants du quartier), celle des Danseurs, avec Juan Carlos Copes, Aurora Lubiz et Johana Copes (d'autres viendront les rejoindre avec le temps, quand j'aurai déjà publié sur eux au moins trois articles).

Dans la même rubrique mais dans la section Toujours là, j'ai ajouté les poètes Enrique Cadícamo, Pascual Contursi, Homero Expósito, Sebastián Piana et Alfredo Le Pera.

Dans la section Musiciens, j'ai ajouté récemment Franco Luciani, Franco Polimeni, Ignacio Varchausky, José Ogiviecki et Walter Ríos.
Dans la section Chanteurs, sont arrivées María Estela Monti, Marikena Monti, Nora Bilous, Viviana Scarlassa et Valeria Shapira (il était temps !). (1)
Les raccourcis contenus dans cette partie haute de la Colonne de droite vous permettent d'accéder à des ensembles d'articles portant tous sur le même sujet et dispersés à travers ce blog depuis son ouverture le 19 juillet 2008. Et comme chaque article est affecté de plusieurs mots-clé, vous pouvez retrouver les mêmes textes en cliquant sur plusieurs raccourcis différents...
Dans la partie basse de la Colonne, partie réservée aux liens externes, j'ai ajouté les sites de deux facteurs de bandonéons, l'un en Allemagne, l'autre à Buenos Aires, dans la rubrique Les commerçants del Barrio de Tango. J'ai en effet pu constater que bon nombre de lecteurs arrivaient sur Barrio de Tango (le blog) à la recherche d'informations dans ce domaine. Tous mes articles consacrés à cet instrument emblématique du genre sont rassemblés sous le mot-clé bandonéon...

(1) Peu à peu, je règle le problème qui se pose dans la rubrique Vecinos del Barrio sur les nomset prénoms argentins qui portent un é, inconnu du français, comme c'est le cas avec le prénom Néstor qui existe bien en français mais s'écrit alors Nestor : dans ce cas, quand l'accent figure dans le mot-clé, le raccourci se corrompt dès sa publication dans la Colonne de droite, ce qui explique qu'il ne conduise vers aucun article. Il semble qu'il n'a pas été envisagé dans le paramétrage français de l'hébergeur blogger que des utilisateurs puissent parler en français d'une culture appartenant à une autre langue (c'est sans doute ce qu'on appelle l'ouverture des frontières qui caractérise si bien Internet). Il faut donc changer un à un tous ces mots-clés dans chaque article où ils ont été employés, ce qui est très long et très fastidieux. De ce fait, le problème se règlera au fur et à mesure. J'espère en avoir fini dans les derniers jours de février, ce qui correspondra à la rentrée australe et au retour du régime de croisière de l'activité artistique et culturelle en Argentine et en Uruguay. Néstor Basurto vient, pour sa part, de retrouver un raccourci qui fonctionne (jusqu'à plus ample informée). Il me reste tous les autres...

jeudi 4 février 2010

Du nouveau linguistique en haut de la Colonne de droite

Ce soir, j’ai ajouté deux nouveaux raccourcis dans la Colonne de droite (partie haute).

Ces deux raccourcis vous permettent, grâce à Google, d’atteindre Barrio de Tango (l’ensemble de ce blog qui compte désormais plus de 1140 articles) en traduction automatique en allemand (via Google Deutschland) et en néerlandais (via Google België).

Comme écrit Luis Alposta dans la postface qu’il a rédigée pour mon premier recueil bilingue de tangos argentins (1) :

Para castigar la soberbia de los hombres, que intentaron llegar al cielo edificando la Torre de Babel, Dios creó la confusión de las lenguas con el fin de que no se entiendiesen los unos con los otros.
Pero hecha la ley, se buscó la trampa. Y tal vez una trampa para redimir a los hombres de ese bíblico castigo, sea el arte de la traducción.
(Luis Alposta, épilogue, in Barrio de Tango, Denise Anne Clavilier, © ed. du Jasmin, 2010)

Pour châtier la superbe des hommes, qui avaient voulu monter jusqu’au ciel en construisant la Tour de Babel, Dieu créa le chaos des langues afin qu’ils ne se comprennent plus les uns et les autres.
Mais sitôt la loi instaurée, on chercha le subterfuge. Et s’il est un subterfuge qui affranchisse les hommes de ce châtiment biblique, il se pourrait bien que ce soit l’art de la traduction
.
(Traduction Denise Anne Clavilier, traductrice humaine et non automatique, in Barrio de Tango, © ed. du Jasmin, 2010).

La traduction automatique, comme celle qu'offre Google, a sur cette traduction humaine une fort désavantage, celui d'être un procédé très insatisfaisant sur le plan littéraire, surtout lorsqu’il s’agit de traduire un parler familier ou populaire, dont les tournures et les usages sont largement exclus des paramétrages des logiciels utilisés pour générer de la traduction au kilomètre sans intervention humaine pour affiner et ajuster la compréhension du texte lui-même.
Le plus souvent, un traducteur automatique fait fi du contexte dans lequel le texte est écrit, de son registre de langue, de son époque, des variations linguistiques locales et de mille autres choses qui font la saveur ou la lourdeur d’un texte écrit. Des nuances comme l’ironie et l’humour sont les premières passer de vie à trépas lorsqu’on fait appel à cette technique dite d’intelligence artificielle et dont la caractéristique est précisément de calculer sans réfléchir.

Merci néanmoins aux informaticiens qui conçoivent les logiciels de traduction automatique, ces énormes, complexes et puissantes calculatrices qui peuvent assister mes lecteurs non francophones dans leur compréhension de mes articles.

Et puisque les traducteurs automatiques, tous, ceux de Google comme les autres, ne pensent pas, ils sont dans l’incapacité de traduire les textes que j’écris directement en espagnol puisqu’ils effectuent la traduction à partir du français (mes recettes de cuisine française rédigées en espagnol, dans la section Gastronomie, un peu plus bas dans la Colonne de droite, les rendent totalement fous).
Et ils sont presque aussi peu capables de rendre accessibles dans une autre langue les traductions que je fais en français de certaines conférences (raccourci Conférences, dans la rubrique Tangoscope), de letras de tango (raccourcis Les poètes ou Troesmas), voire d’interviews ou d’articles de journaux (raccourcis Actu, A l’affiche, Disques & Livres et pas mal d’autres...).

Toutes ces réserves une fois expliquées, bienvenue sur ce site à ceux d’entre vous qui parlent anglais, espagnol (o castellano, como les gusta más decirlo), italien et désormais aussi allemand et flamand (et/ou néerlandais) !

Et vivent la francophonie et la langue de Molière !

(1) Pour lire mes articles concernant cet ouvrage, son contenu et sa prochaine parution, cliquez sur le mot-clé Ant Jasmin dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus (immédiatement sous le titre de l’article). De même pour accéder à l’ensemble des articles que j’ai déjà consacrés dans ce blog au poète, conférencier et essayiste argentin Luis Alposta, cliquez sur son nom, soit dans le bloc Pour chercher, soit dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite (partie supérieure). Quant au site des Editions du Jasmin, vous le trouverez dans mes principaux articles répertoriés Ant Jasmin mais aussi directement dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie basse de la Colonne de droite.

dimanche 22 novembre 2009

Enfin la rubrique Festivals dans la Colonne de droite et quelques remerciements avant le n° 1000

Voilà longtemps que je voulais dégager la sous-section des Festivals de la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la Colonne de droite. Voilà qui est fait depuis cet après-midi : les Festivals ont désormais leur rubrique en propre.
Les artistes argentins qui consultent ce blog de l'autre côté de l'Atlantique trouveront désormais dans une rubrique autonome les liens à un bon nombre de festivals existant dans l'Europe francophone et à partir desquels ils pourront rechercher quelques idées au moment de monter une tournée européenne...

Par ailleurs, je prends prétexte de cette brève, qui est aussi l'article n° 999 (ce qui annonce un article un peu particulier demain), pour remercier quelques sites qui ont eu, depuis le dernier article de remerciements, la gentillesse (et la bonne idée) de renvoyer leurs lecteurs vers Barrio de Tango, grâce à un lien ou à un flux RSS : l'association de Dijon, en Côte d'Or, la capitale de la Bourgogne, Tango d'Or, un très mystérieux blog à accès restreint, Elenaris.blogspot (ils ne m'ont pas avertie de leur initiative, je n'ai donc pas d'autre moyen de les en remercier que de le faire, à tout hasard, à travers cet article).
Et enfin, je veux remercier Pierre-Olivier et Françoise Bonnet, les co-présidents de l'association Les Trottoirs de Buenos Aires, dans la petite ville de Sierre, dans le Valais, en Suisse, avec lesquels se sont établis en peu de temps des échanges épistolaires cordiaux et très enrichissants. Leur site figure depuis ce dimanche après-midi dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !

lundi 15 juin 2009

De nouveaux venus parmi les Vecinos del Barrio : Los gringos

Los gringos, à Buenos Aires, ce sont les étrangers. Ceux qui débarquèrent par bateaux entiers depuis l’Europe, entre 1880 et 1930 (voir l’article sur l’histoire de l’Argentine et de l’Uruguay, dans la rubrique Petites Chronologies, dans la partie centrale de la Colonne de droite).

C’est donc le nom que j’ai choisi pour une nouvelle section de Vecinos del Barrio (Colonne de droite, partie supérieure). Une section qui rassemblera désormais les raccourcis des très rares artistes de tango qui ne soient ni argentins ni uruguayens et qui trouvent néanmoins leur place dans Barrio de Tango, un blog que je veux consacrer essentiellement au tango de là-bas et où je n’entends donc pas parler des artistes installés en Europe, qu’ils soient européens ou rioplatenses, pour la simple et bonne raison qu’il y a abondance de sites et de réseaux internet, ici et en français, mais aussi en italien, en allemand, en néerlandais... qui se consacrent déjà à leur activité et qu’ils n’ont donc ni peu ni prou besoin du présent site de tango pour se faire connaître.
Les artistes dont les noms seront inscrits dans cette nouvelle section de Vecinos del Barrio se distinguent tous par l’authenticité de leur travail tanguero et l’amour exceptionnel qu’ils portent au genre et à la réalité argentine que ce genre raconte, dont il vit, dont il se nourrit et qu’à son tour il enrichit et transforme et développe. Ils se distinguent aussi par le fait qu’ils sont et qu’ils restent eux-mêmes, qu’ils assument de n’être pas argentins et qu’ils n’essayent d’imiter personne (ce en quoi ils ont bien raison parce que personne n’est jamais devenu Gardel en imitant Gardel).

Les uns, comme la chanteuse japonaise (ponja en lunfardo) Anna Saeki et le chanteur espagnol Enrique Moratalla (vasco ou gallego ou même gaita à Buenos Aires, alors qu’en fait il est andalou) (1), m’ont été signalés par Horacio Ferrer, à l’occasion de mes passages à la Academia Nacional del Tango où je les ai moi-même entendu chanter. Tous les deux sont d’exceptionnels interprètes de tango et tout particulièrement de l’oeuvre commune d’Astor Piazzolla et Horacio Ferrer dont ils ont fait plusieurs enregistements, qu’ils ont présentés sur scène avec Horacio Ferrer lui-même...

Marie Crouzeix, quant à elle, se partage entre Buenos Aires et Clermont-Ferrand, en France, et joue, travaille, enregistre en duo avec le guitariste et compositeur argentin Daniel Pérez. Elle est flûtiste.

Une violoniste belge viendra bientôt les rejoindre, qui joue en trio avec le clarinettiste Néstor Tomassini et le guitariste Hernán Reinaudo, tous deux compositeurs et argentins eux aussi. Ananta retrouvera bientôt ses deux complices sur la rive occidentale du Río de la Plata, puisqu’elle va passer le mois de juillet à travailler avec eux. Il feront tous les trois ensemble au moins un concert dont les lecteurs de Barrio de Tango devraient avoir bientôt des nouvelles (puisqu’on est déjà le 15 juin).

Profitant de la création de cette section, j’ai ajouté ailleurs différents autres liens :

Marisa Vázquez, qui chante demain du côté de Bordeaux, a enfin son raccourci au milieu des chanteurs de Vecinos del Barrio.

Et Diego Dipi Kvitko a rejoint les Vecinos dans la section des musiciens et compositeurs.

Côté liens externes (partie inférieure de la Colonne de droite), dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), j’ai ajouté le site de la Péniche Demoiselle (où Litto Nebbia se produira en septembre prochain, dans le cadre des événements de l’Agenda de Barrio de Tango) et celui de l’Association Culturelle Franco-Argentine (ACFA) qui organise son concert de Ploërmel.

Et aussi un petit nouveau dans la rubrique Eh bien dansez maintenant : l’association Tango Porteño Orléans qui anime avec beaucoup d’exigence et une grande loyauté un lieu de convivialité et d’apprentissage pour de nombreux passionnés de tango dans la vieille cité de la Loire (lire l’article que j’ai consacré à la préparation de leur rentrée 2009). Bienvenue à eux tous.

(1) Mais faire ce distingo-là, à Buenos Aires, c’est le cadet des soucis du Portègne lambda. A 10 000 km de distance et avec un équateur et un océan au milieu, comment voulez-vous qu’il distingue entre un Galicien et un Andalou ? Tout ça, en 1880, ça descendait du même transatlantique battant pavillon espagnol et aujourd’hui, à l’aéroport international d’Ezeiza, ils descendent tous de l’avion de Madrid...
Vasco : Basque. Gallego : Galicien. Gaita : la gaita, c’est la musette galicienne, un instrument de musique que l’on retrouve sous des formes et des tailles variables dans tout le monde celte. A Buenos Aires, l’instrument de musique a fini par désigner les Espagnols par confusion avec les seuls Galiciens, très nombreux à avoir immigré. La gaita, au féminin, c’est l’instrument de musique. El gaita, au masculin, c’est un Espagnol. Comme nous, les Français, nous sommes capables d’utiliser le mot biniou pour désigner les Bretons dans certains contextes.

vendredi 8 mai 2009

Beaucoup de nouveaux liens en Colonne de droite

Je profite de ce jour férié pour enrichir un peu la Colonne de droite.
L'univers du tango à Buenos Aires et dans sa région est inépuisable et la Colonne de droite n'a pas encore fini sa croissance...

Dans la rubrique Ecouter, située dans les liens externes, dans la partie inférieure de la Colonne, je viens d'ajouter les liens à deux streamings radiophoniques : celui de la Radio General Belgrano et celui de Radio Genesis.
Encore un peu plus de tango à écouter, gratuitement, avec une connexion haut-débit.
Voir à propos de ces deux radios mon article de ce jour (8 mai 2009) sur Vamos Tango et ses différentes prestations à Buenos Aires en ce mois de mai (vous disposez d'un moteur de recherche en haut de la page, à gauche, reconnaissable à la formule "Chercher le blog").

Dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la partie haute de la Colonne, celle des raccourcis internes, destinés à faciliter la recherche et la consultation des 625 articles déjà publiés dans Barrio de Tango, j'ai ajouté ce matin 23 nouveaux noms (ça fait 24 avec Pablo Agri, créé le 3 mai dernier) :

Chez les chanteurs : Amelita Baltar, Pepe Kokubu dit El Ponja Malevo, Nelly Omar, Adriana Varela, Marisa Vázquez et Juan Pablo Villareal.
Dans les orchestres et groupes : Agua Pesada, Buenos Aires Negro, Hermanos Butaca, La Chicana, La Propina (un duo de guitaristes que j'aurais pu classer parmi les musiciens et compositeurs, mais bon ! Il faut bien choisir) et Las Rositas (un trio de cordes de Córdoba).
Parmi les musiciens et compositeurs : Fabian Bertero, Juan Carlos Cuacci, Esteban Falabella, Leopoldo Federico, Juan Trepiana et José Teixido.
Dans la section des auteurs-compositeurs-interprètes : Carlos Andreoli, Lucio Arce (y los del Zaguan), Pablo Banchero et Claudia Levy.
et à Toujours là, je viens d'ajouter le nom de Libertad Lamarque.

mardi 28 avril 2009

La bouteille à la mer - Article n° 600

Tout Internet en général et les moteurs de recherche en particulier me font penser à ce naufragé qu’un illustrateur de presse installe sur son île déserte, sous un cocotier (il y a toujours au moins un cocotier sur une île déserte), barbu, hirsute et dépenaillé, griffonnant un mot sur une feuille de papier. Il enferme sa missive de fortune dans une bouteille et il jette la bouteille à la mer. Et dans le message, il demande à sa femme de penser à acheter le journal pour le tiercé ou pour savoir ce qui passe à la télé ce soir.
Un jour, sur mon écran d’ordinateur, j’ai vu arriver une de ces bouteilles à la mer. Dans son appel au secours, l’inconnu(e) demandait dans sa langue (qui est aussi la mienne) : "Où peut-on voir du tango pas trop touristique à Buenos Aires ?"

La réponse est évidemment fort simple : absolument partout, sauf dans les établissements à touristes. Mais telle quelle, cette réponse ne va pas beaucoup aider notre naufragé, que j’imagine faisant à Buenos Aires un séjour fort court, pour des motifs très éloignés du tango : audit de contrôle de gestion dans la filiale d’un constructeur de voitures ou d’un groupe de grande distribution européen, halte de 48 h avant l’Atlantique sud et son safari-photo baleinier, Congrès à la Recoleta, Salon à Palermo ou soumission, à Puerto Madero, d’une réponse à un appel d’offre en architecture ou en ingénierie civile... Je l’imagine, notre naufragé, entouré de tous les volantes (tracts) aux slogans racoleurs trouvés à la réception de son hôtel, sachant en tout et pour tout trois mots d’espagnol, néanmoins curieux d’authenticité et soucieux de ne pas se faire vendre une boîte aux lettres ("vender un buzón", en portègne, c’est faire prendre des vessies pour des lanternes, entourlouper quelqu’un, lui faire gober n’importe quoi).

Alors, si vous êtes dans ce cas (et peut-être l’êtes-vous si vous venez d’atterrir sur cet article), voici, pour un premier séjour sans connaissance préalable du tango, quelques conseils qui vous épargneront peut-être, du moins je l’espère, le jet d’une bouteille dans la mer Google.
(Pensons à préserver la mer pour le bien de nos descendants, même quand elle s’appelle Google !)

Conseil n° 1 : Eliminer tous les cena-shows.

Ce n’est pas qu’il ne s’y passe jamais rien de bon, loin de là ! Mais comme vous aurez du mal à séparer le bon grain de l’ivraie, gardez-les pour un séjour ultérieur. Pour le moment, tenez-vous au sacro-saint principe de précaution : é-li-mi-nez !
Un Cena-show, c’est un restaurant qui vous propose, à un prix très élevé (par rapport au niveau de vie local), un dîner chic de cocina internacional (cuisine internationale, dont vous aurez tout oublié dès le lendemain matin) assorti d’un spectacle très complet avec chanteurs, orchestre et danseurs (1). Actuellement, par personne, le prix d’une soirée dans un Cena-show oscille entre 250 et 500, voir 600 $ arg, sans le champagne ou le digestif qu’on vous proposera en plus. Il arrive que des Argentins viennent dans un Cena-show, comme il arrive que des Parisiens s’offrent pour un anniversaire le spectacle du Lido ou du Moulin Rouge. C’est vous dire si c’est rare. Les Cena-shows les plus connus s’appellent Esquina Carlos Gardel, Esquina Homero Manzi, Tango Porteño, Señor Tango, El Viejo Almacén, Taconeando, Piazzolla Tango, Café de los Angelitos...
A noter que dans la journée, la Esquina Homero Manzi et le Café de los Angelitos sont deux cafés normaux, extrêmement agréables, historiquement très intéressants et pas touristiques pour deux sous. Même s’ils pratiquent tout de même des prix plus élevés que les autres.

Conseil n° 2 : Evitez les lieux touristiques, ceux dont vous voyez des photos partout sur Internet (mais pas sur Barrio de Tango).

Au premier rang de ces lieux, Caminito, une micro-rue du quartier de La Boca devenue un vrai piège à gogos.
En revanche, tout à côté de Caminito, il y a le Teatro de la Ribera où il peut y avoir des spectacles et des concerts très intéressants et le Museo de Bellas Artes de la Boca Benito Quinquela Martín qui veut le déplacement.
Au rang des autres lieux touristiques où on peut vous vendre du tango pas très authentique : el Abasto (et Dieu sait pourtant qu’il y a du vrai tango dans ce quartier, j’en parle à longueur de page web) et la Recoleta (idem : il y a beaucoup de choses très authentiques dans ce quartier mais il est difficile de s’y retrouver quand on dispose d’à peine quelques heures pour s’informer et se décider).
En fonction du temps dont vous disposez pour vous renseigner, consultez les articles sur ce qui se passe à l’Abasto et à La Recoleta en tapant l’un ou l’autre de ces noms dans le moteur de recherche en haut à gauche.
En fonction du temps que vous pouvez vous accorder pour explorer les ressources de Barrio de Tango, vous pouvez aussi vous reporter aux articles classés par critère géographique dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux (sur la droite de votre écran).
t si vous n’êtes pas trop pressé, si vous avez 24 heures devant vous, envoyez-moi un mail, si vous voulez. Si je peux vous donner quelques indications, je le ferai avec plaisir.

Conseil n° 3 : Limitez-vous aux concerts à prix raisonnables ou gratuits.

Les concerts gratuits sont généralement de très grande qualité. Ils sont aussi très fréquentés par un public portègne extrêmement averti. Sachez vous montrer généreux si les artistes passent avec une casquette ou vendent leurs disques. Un prix raisonnable se situe actuellement (avril 2009) entre 10 à 50 $ la place.

Conseil n° 4 : Jetez un coup d’oeil à la rubrique Vecinos del Barrio (habitants du quartier), dans la Colonne de droite (sur cette rubrique et sa composition, lire cet article).
Tous ces noms sont ceux d’artistes, toutes générations confondues, qui défendent le tango tel qu’on le vit à Buenos Aires et qui ne cèdent pas à la tentation du "tango for export" (ce que notre naufragé appelait le "tango touristique"). Cliquez sur les noms pour voir si un article récent annonce un spectacle dans vos dates et si oui, allez-y.
Sinon, fiez-vous à ces noms si vous les voyez dans une revue, un tract, une affiche ou sur le site qui recense presque tous les spectacles de Buenos Aires (única cartelera).

Conseil n° 5 : Méfiez-vous des spectacles où l’on vous annonce une grosse distribution (sauf s’il s’agit d’un opéra-tango ou d’un oratorio dont l’un des auteurs serait Horacio Ferrer et l’autre Horacio Salgán, Astor Piazzolla ou Raúl Garello. Dans ce cas, ne réfléchissez même pas, allez-y !)

Sauf circonstances exceptionnelles (anniversaire, jour férié, ouverture d’un festival, hommage à un grand Maître...), la très lourde distribution n’est pas très bon signe. Quand il s’agit de vrai tango, un show (c’est l’expression consacrée) se monte soit autour d’un artiste, qui en invite éventuellement un ou deux autres, soit autour d’un groupe constitué qui porte donc un nom et qui invite, le cas échéant, un soliste et/ou un chanteur, soit autour d’une immense vedette (Amelita Baltar, Susana Rinaldi, Adriana Varela, Rubén Juárez, Leopoldo Federico, Raúl Garello, Litto Nebbia...) qui invite un artiste moins connu, voire débutant, en lever de rideau.

Quelques lieux où vous ne serez pas déçu (liste non exhaustive)
Les liens vous conduisent vers d’autres articles de Barrio de Tango.

Le long de l’avenue Corrientes : le Vesuvio, le Centro Cultural de la Cooperacion Floreal Gorini (CCC), le Teatro General San Martín juste en face (ou par l’entrée de la rue San Martín pour les salles plus petites dans les étages), le Teatro Presidente Alvear et, dans l’avenue Callao, Clásica y Moderna...

Le long de la Avenida de Mayo (le quartier est plus cher qu’ailleurs, mais c’est du vrai tango) : le Café 30 Billares et le Gran Café Tortoni (la Bodega, en sous-sol, ou la sala Alfonsina) et bien sûr, la Academia Nacional del Tango (où conférences et concerts sont gratuits dans 99% des cas).

Dans le quartier de San Telmo : le Centro Cultural (CC) Torcuato Tasso et la Feria de San Telmo à pied le dimanche après-midi (cherchez mes amis Osvaldo et Pochi Boó, devant le Café Plaza Dorego : ils dansent à merveille, et ils donnent aussi des cours, mais il faut le leur demander). Vous verrez plein de choses le dimanche à San Telmo, de l’excellent, comme eux, et du franchement exécrable.

Dans le quartier de San Nicolás : le Centro Cultural Borges, esquina Viamonte y San Martín, où vous verrez des spectacles dotés d’une petite touche intello.

Dans le quartier de Retiro : la Biblioteca Café et le Club Lounge (dont les prix sont aux alentours de 70-100 $ Arg).

Dans le quartier de Boedo : la Esquina Osvaldo Pugliese (pizzeria-grill du coin aux heures des repas, café de proximité dans la journée).

Dans le quartier excentré de Villa Urquiza : les spectacles du Teatro del 25 de Mayo et les soirées du vendredi de la pizzeria El Faro (esq. Constituyentes y Pampa) sont de très exubérants récitals à la bonne franquette, avec deux artistes résidents à qui vous direz que vous venez de ma part, ils vous sauteront au cou ! Cucuza et Moscato, l’un chanteur, l’autre guitariste, sont des artistes vrais de vrai, bien de là-bas, et Moscato se débrouille en français. Vous qui cherchez du tango pas trop touristique, à El Faro, vous serez servi.
On parie que vous serez le seul nord-hémisphérien dans la salle ?

Tous les conseils ci-dessus sont valables pour le choix de disques et de livres (voir le raccourci dans la rubrique Las avenidas - Les avenues, dans la Colonne de droite). Deux grandes adresses immanquables dans Buenos Aires.
La première, c’est la esquina Corrientes y Callao (à la station Callao, encore qu’à Buenos Aires, le repère dans la ville, ce soit la esquina, l’angle entre deux artères, pas la station de métro).
A Corrientes y Callao, presque face à face, vous trouverez du côté sud, faisant exactement l’angle entre les deux avenues, la disquerie-librairie Zivals et, du côté nord, à quelques mètres vers l’est, la librairie-disquerie Gandhi-Galerna, qui dispose aussi d’un coin cafétéria très sympa. Zivals a aussi un autre magasin, un peu plus petit, dans le quartier de Palermo.
La deuxième de ces grandes adresses, c’est toute la très commerçante rue Florida, avec son grand nombre de librairies qui ont toutes un rayon de disques. A privilégier pour la qualité de leur fonds, la librairie El Ateneo et la Librairie La Ciudad (lire l’article sur leurs 40 ans). En revanche, dans la rue Florida, vous éviterez le boutiques de cuir ou de chaussures qui font de la retape auprès des passants (leurs produits sont certes moins chers qu’en Europe ou qu’en Amérique du Nord, mais ils sont beaucoup plus chers qu’ailleurs en ville).

Si vous vous intéressez au fileteado, restez sur vos gardes : il y a peu de bons ouvrages sur le sujet (2) et un certain nombre de pas très bons. Il y a en particulier un acharné du pinceau qui se fait passer pour un expert patenté dans ce domaine et qui inonde les librairies de ses ouvrages aux titres savants (livre du fileteado, traité de fileteado, petit traité de fileteado). En fait, c’est du fileteado for export. Pas difficile à repérer : évaluez la fréquence des noms sur les couvertures de livres ou dans les crédits de maquette de couverture. Vous n’allez pas mettre longtemps à le repérer. Si vous vous intéressez au fileteado, 1) Arrêtez-vous aux trois noms suivants (ce trio n’épuise pas cet art, mais ce sont des artistes qui conjuguent talent et respect du public) : León Untroib, Luis Zorz, Jorge Muscia. 2) si vous avez le temps, faites un saut au Museo Mundial del Tango (Rivadavia 830), ou au Museo de la Ciudad à Monserrat ou (mais c’est plus compliqué) au Museo Manoblanca de la rue Tabaré dans le quartier de Nueva Pompeya. Là, vous verrez des oeuvres de véritables artistes et vous pourrez vous construire quelques repères.

Et si vous voulez danser (en Europe, il y a plein de danseurs de tango très assidus qui ne savent pas s’orienter dans le tango d’aujourd’hui, et on ne saurait leur en vouloir : dans les milongas, les DJ ne passent que des disques des années 30 à 50 ! Et les marchands de disques les imitent ou vice versa...). Si donc vous voulez danser, vous pouvez jeter un coup d’oeil sur mon article sur les milongas au jour le jour (lire Danser le tango argentin... à Buenos Aires).
Pour les cours de tango, sachez que, si votre séjour ne dure que quelques jours, prendre un cours reviendra à jeter votre argent par les fenêtres (on n’apprend rien ni en une ni en quelques heures).
Si votre séjour dure deux à trois semaines, je suppose que vous l’aurez déjà préparé a minima ou que vous êtes en train de le faire. Peut-être est-ce même la raison pour laquelle vous lisez cet article (soyez le bienvenu ou la bienvenue).
A toute fins utiles, je vous signale donc la Escuela Argentina de Tango (voir leur richissime programme sur leur site, dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, de la Colonne de droite), la Maestra Aurora Lubiz (que vous pouvez contacter par mail de ma part via son site), la Academia Nacional del Tango (lire l’article général sur La danse à la Academia), la Casa de la Cultura (à l’angle entre Avenida de Mayo et Plaza de Mayo, lire l’article) et mes amis Osvaldo et Pochi Boó que vous rencontrerez le dimanche sur Plaza Dorrego (lire l’article 1, sans photo, et l’article 2, avec la leur).

Enfin si vous voulez vous acheter des chaussures de tango (ça se fait quand on est à Buenos Aires !), vous pouvez, homme ou femme, aller à la boutique de Loló Gerard, un authentique artisan-chausseur, qui fait de la confection et du sur-mesure, à des prix très raisonnables et dans une qualité exceptionnelle, tant pour la solidité que pour le confort. Je le dis d’autant plus qu’en cours comme à la milonga, je ne quitte plus mes Loló Gerard. A chaque fois, c’est une paire de merveilles que j’ai aux pieds avec lesquelles je ne sens pas la fatigue s’accumuler.
Vous trouverez le site de Loló Gerard dans la Colonne de droite, dans la rubrique Les commerçants du Barrio (en partie inférieure de la Colonne).
La boutique de Loló Gerard se situe dans la rue Anchorena. Ne vous trompez pas de boutique : il y a plusieurs marchands de chaussures de tango dans cette portion de rue. Celle de Loló est celle qui est la plus proche physiquement du Museo Casa Carlos Gardel, à visiter si vous avez quelques minutes (au 735 de la rue Jean Jaurés, dans le quartier de l’Abasto).

Si vous êtes une femme et que vous voulez vous acheter des chaussures pour vous (exclusivement pour vous), vous pouvez aller visiter la boutique de la Maestra Aurora Lubiz (voir son site dans la rubrique Eh bien dansez maintenant, dans la Colonne de droite). En professionnelle exigeante et avertie de l’importance d’être bien chaussée pour une danseuse, même au niveau amateur, Aurora Lubiz vous vendra des chaussures parfaitement adaptées à votre pied, à votre silhouette et à votre marche, mais, revers de la médaille, elle ne vend qu’à la propriétaire des pieds à chausser. Elle ne prend pas le risque de vendre à des pieds inconnus. Pas de vente par correspondance, pas de "c’est pour une copine qui chausse la même pointure que moi", pas non plus de "c’est pour ma femme". Vous vous déplacez vous-même. Idem chez Loló Gerard : évitez d’acheter pour quelqu’un d’autre qui n’est pas du voyage.

Voilà ! j’espère que je vous ai tout dit pour le moment. J’aurai sans doute l’occasion de revenir sur le sujet au fil du temps. Et si quelque chose vous manque, vous pouvez me contacter par mail. Vos idées, vos suggestions sont toujours les bienvenues. Profitez donc de votre séjour, même s’il est court et même si c’est pour le boulot...

(1) Et pour savoir leurs noms, vous pouvez attendre assis, comme disent les Portègnes ! ("Esperá sentado", "attends assis", c’est "compte dessus et bois de l’eau fraîche", "Tu peux toujours courir", "Va donc te me faire pendre ailleurs"...). La distribution, même quand elle compte des personnalités artistiques de valeur, n’a aucune importance dans la publicité que font ces institutions. Seuls comptent le nombre d’artistes sur scène et le nombre et la nature des costumes. Un musicien que j’ai l’honneur de connaître a exercé pendant de longs mois la direction artistique à El Viejo Almacén. Je n’ai jamais pu voir son nom sur le site de ce Cena-Show... A vous, je peux bien vous le dire : il s’agit du Maestro Fabio Hager, et c’est un très bon bandonéoniste, un excellent arrangeur et l’un des compositeurs qui font le tango vivant d’aujourd’hui... Dans les Cena-shows, se produisent des jeunes de grand talent (qui plus tard feront des carrières brillantes), des artistes de tous âges convenables mais pour certains sans présence ni génie particulier, et des artistes sur le retour, qui ne sont plus ce qu’ils furent mais dont le Cena-show exploite le glorieux passé d’une manière qui va de la mention digne à la plus franche indécence.
(2) S’il y a peu de bons ouvrages, il y a beaucoup d’oeuvres exposées partout dans la ville, sous forme d’enseignes ou de plaques, honorifiques ou commémoratives. Ce qui veut dire qu’il faut que vous ayez du temps pour vous promener... à pied.

samedi 18 avril 2009

Pour ceux qui n'ont pas le temps de chercher (y para los que buscar fuerte !)

La Colonne de droite vient de s'enrichir d'une nouvelle rubrique, dans la partie haute. Et qui dit partie haute de la Colonne de droite, dit raccourcis internes vers des articles de Barrio de Tango.

En l'occurrence, Vecinos del Barrio vous donne la liste des principaux artistes dont il est question dans ce blog.

Pour des raisons d'organisation, seuls des artistes ayant déjà fait l'objet de trois articles dans ces colonnes y figurent. De très nombreux artistes n'ont encore qu'un seul article, voire parfois une simple mention dans l'un des 577 articles que comptent désormais ce site.
Et encore, pour le moment, je n'ai pas intégré les artistes plastiques (qu'ils veuillent bien me pardonner ce retard : je ne tarderai pas à combler cette lacune coupable).

Grâce à Vecinos del Barrio, les visiteurs pressés pourront trouver plus rapidement les entrées concernant leurs artistes préférés...

Dans Cambalache (casi ordenado), en partie inférieure de la Colonne de droite, la section des festivals s'enrichit peu à peu. Elle prendra sans doute très bientôt son indépendance. Cette section permet aux artistes du Río de la Plata de s'orienter un peu lorsqu'ils cherchent à monter une tournée par chez nous...

lundi 16 mars 2009

Grands Rendez-vous du Tango : une nouvelle rubrique en Colonne de droite

Avec bientôt 500 articles au compteur de Barrio de Tango (1), il apparaît comme un besoin grandissant des lecteurs de disposer d’une aide à la recherche de plus en plus précise et détaillée dans la Colonne de droite, même si chaque lecteur peut chercher l’information qui l’intéresse directement en inscrivant son mot-clé dans le petit moteur de recherche en haut à gauche (el buscador se encuentra arriba izquierda con "Pour chercher dans ce blog" / Searching engine is on lefthand ahead on home page along with "Pour chercher dans ce blog").

En dessous de Quelques rubriques thématiques, j’ai donc disposé une nouvelle section intitulée Grands Rendez-vous du Tango, qui comptent trois raccourcis nouveaux : Cumbre mundial del Tango (Sommet mondial du tango, le rassemblement biennal qui vient d’avoir lieu cette année à San Carlos de Bariloche), Noche de los Museos (la nuit des musées, une fête qui a lieu tous les ans à Buenos Aires et qui s’inspire de la Nuit Blanche instituée à Paris il y a quelques années par Bertand Delanoë et le Conseil de Paris) et Festival de Tango de Buenos Aires.
Pour ce faire, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé entre titre et corps d’article, j’ai modifié le mot-clé reliant tous les articles sur la Noche de los Museos (ce n’est plus 15/11 mais NMBsAs).

Se trouvent désormais aussi placés dans cette nouvelle rubrique deux raccourcis qui existaient déjà mais ailleurs : Día Nacional del Tango (Arg), autrement dit, la Fête Nationale du Tango en Argentine, qui figurait depuis décembre dernier dans Quelques rubriques thématiques et Carnaval, que j’avais créé en février dans Tangoscope.

C’est dans Grands Rendez-vous du Tango que j’ajouterai, le moment venu, de nouveaux raccourcis : l’un sur le prochain Día Nacional del Bandoneón (le 11 juillet en Argentine, pour l’anniversaire de naissance du compositeur et bandonéoniste Aníbal Troilo, voir les articles de Barrio de Tango relatifs à Pichuco, surnom sous lequel il est universellement connu en Argentine et en Uruguay) et le Día Nacional del Tango en Uruguay (le 24 juin, date anniversaire de la mort de Carlos Gardel, voir à ce sujet l’article que j’ai consacré à la dispute argentino-uruguayenne sur la nationalité de naissance du grand artiste).

(1) Celui-ci porte le n° 480.

samedi 29 novembre 2008

La colonne de droite relookée

Les lecteurs habituels de Barrio de Tango auront remarqué depuis quelques jours que je multiplie les menus changements sur la colonne de droite et que ce week-end, j'ai chamboulé un bon nombre d'éléments. Avec plus de 260 articles, il m'a semblé que quelques outils pour s'y repérer ne seraient pas de trop.

J'ai doublonné les contacts (jusqu'à présent, il fallait aller jusqu'en bas de la page pour trouver mon adresse mail sur la dernière ligne du commentaire du titre et certains lecteurs m'ont dit ne pas avoir su comment me joindre, dont acte).
Le mois dernier, j'ai lancé une double newsletter, en langue française et en langue espagnole. Vous pouvez donc vous abonner si vous le souhaitez dans cette section. La newsletter est envoyée en début de mois.

En dessous, à chaque fois que l'actualité le requierera, j'installerai deux sections temporaires :
Pense-Bête que certains lecteurs connaissent déjà (pour le show de Mariel Martínez et Alejandro Picciano quand ils sont venus à Paris présenter leur disque De mi Barrio, chez Melopea, et pour le passage presque simultané dans la capitale française de l'écrivaine et éditrice Sara Melul). Pense-Bête me permettra de conserver constamment en page d'accueil les événements en instance que j'organise moi-même sur Paris (concerts, conférences, rencontres littéraires ou artistiques).
Trois chanteurs, et non des moindres, tous les trois auteurs-compositeurs-interprétes de Buenos Aires, s'annoncent déjà pour le premier semestre 2009 à Paris. Sans parler de Mariel et Alejandro qui ont été appréciés par les convives de la pizzeria, le 18 novembre, et qui devraient revenir nous voir !
En tournée chez nous tiendra la même fonction pour les tournées en Europe, surtout dans les pays francophones, que m'annoncent mes amis chanteurs, musiciens ou écrivains de là-bas.

Mis recaladas présentera divers lieux que j'aime à Paris et que je conseille en particulier à mes amis argentins en visite par chez nous. Des lieux authentiques et dans des gammes de prix aussi raisonnables que possible pour eux (cf. mon article du 10 septembre sur les prix à Buenos Aires).

Barrio de Tango : s'y orienter vous donne quelques raccourcis pour trier les articles selon leur thématique. Vous pouvez vous faire vos propres assemblages en cliquant sur les mots-clés que je dispose sous le titre de chaque article. Le tri thématique permet de croiser et recroiser les articles sous des angles différents.

Barrio de Tango : les archives, une autre façon de se promener dans le blog.

Sous Buenos Aires : infos pratiques (qui vous donne une petite idée de ce qu'est cette mégalopole qui rassemble un quart de la population totale du pays), j'ai chapitré et thématiser les liens. Il me semble que cette liste a ainsi gagné en clarté.
Grillons, zorzales et autres cigales fait allusion à divers particularismes linguistiques de là-bas (grillo, c'est violoniste en lunfardo ; zorzal, c'est un merle brun très fréquent à Buenos Aires, connu pour la beauté de son chant, ce qui en fait un synonyme de "chanteur" ; cigale, c'était un surnom d'Osvaldo Pugliese : Chicharrita, la petite cigale). Bien sûr, tous les francophones font tout de suite le lien avec la fable de La Fontaine en lisant le titre suivant... Pour les hispanophones, "Eh bien dansez maintenant" est un choix moins facile à décrypter. Este título (Bueno ¡bailen ahora!) es la falsa moraleja de una fábula en versos de Jean de La Fontaine (1621-1695) que en nuestras tierras aprenden a los 7 años todos los chicos. Se llama la fábula de la Chicharra y la Hormiga y opone la bohemia de la Chicharra siempre cantando sin trabajar nunca y el ahorro de la Hormiga que trabaja sin cesar. Por eso tiene ella lo que necesita durante el invierno mientras la Chicharra se hace una mendiga sin nada que comer.

La Trousse lexicale d'urgence n'a pas bougé depuis sa création au début septembre.

Et j'ai repoussé le profil de votre servante tout en bas de la colonne.

Vos remarques, constructives, sont les bienvenues par mail ou par commentaire, en français, en espagnol ou en anglais, pour améliorer encore cette colonne permanente, quelque soit la date de l'article que vous lisez.

dimanche 7 septembre 2008

Un nano dictionnaire dans les rubriques fixes de droite

Depuis aujourd'hui, un nano-dictionnaire permet aux francophones de s'y retrouver un peu dans certains termes à peu près intraduisibles de la culture portègne. Son titre : Trousse lexicale d'urgence.

Dans les rubriques de la Colonne de droite.