lundi 21 octobre 2013

Hommage de Susana Rinaldi à Julio Cortázar à Clásica y Moderna [à l'affiche]

Susana Rinaldi recevant le baise-main de Cortázar, à Paris, quand il affichait ce look de guerrillero...
Après son passage à Paris où elle a fait mémoire en septembre à la Maison de l'Argentine, où il a vécu, de son ami le romancier argentin Julio Cortázar, dont on fêtera l'année prochaine le centenaire de la naissance et qu'elle-même a connu pendant son exil en France, sous la dernière dictature militaire argentine, voilà Susana Rinaldi de retour à Clásica y Moderna, la libraire-bar notable bien connu de Avenida Callao (n° 892) au sud de Recoleta.

Les 3, 4, 5 et 9 novembre à 21h, elle chantera un répertoire qui lui rendra hommage. Elle sera accompagnée comme à son habitude par Juan Esteban Cuacci.

Il est vivement recommandé de réserver à l'avance auprès de l'établissement. Il risque d'y avoir foule !

Taquetepa de nouveau à l'Espace Tango Negro à Paris [ici]



Le trio que vous connaissez désormais bien, Taquetepa, que constituent le guitariste-charanguiste et bandonéoniste argentin Daniel Pérez, la flûtiste française Marie Crouzeix et le contrebassiste français lui aussi Fabrice Gouterot, implanté tantôt à Buenos Aires tantôt à Clermont-Ferrand, se produira une nouvelle fois à Paris, au studio Espace Tango Negro, du 71 rue Rochechouart, Paris 9, le jeudi 24 octobre 2013 à 20h.

N'hésitez pas, ils sont vraiment excellents !

Ce soir, la Jaula Mágica (1) reprend du service [à l'affiche]

Photo extraite du site Internet de
Mirta Caviello, la fille du Maestro
Ce soir, lundi 21 octobre 2013, à 19h30, la séance académique du 3e lundi du mois rendra hommage au bandonéoniste Juan Carlos Caviello, qui recevra à cette occasion son brevet d'Académicien honoris causa.

Aujourd'hui, le tango rituel sera... une milonga. En l'occurrence, Un baile a beneficio, de Juan Carlos Caviello et José Alfredo Fernández, dans un célèbre enregistrement qu'en fit Osvaldo Pugliese avec son orchestre et le chanteur Jorge Vidal.

Le cœur de la soirée sera consacré à un échange sur les souvenirs du récipiendaire, dans le cadre des Plenarios intitulés Las estrellas del Tango cuentan sus éxitos (les étoiles du tango racontent leurs succès). Juan Carlos Caviello conversera avec Gabriel Soria et Horacio Ferrer.
Né en banlieue populaire, à Quilmes, il s'installe tout petit dans le sud de Buenos Aires et commende à étudier son instrument fétiche à l'âge de sept ans, ce qui en soi est déjà un petit exploit, quand on connaît la complexité du clavier en question. Quelques mois plus tard, il est déjà devant le public que ce jeune prodige stupéfie au point que très vite il est surnommé El pibe del bandoneón (le môme au bando). Un peu plus tard, il entre dans le Quarteto de Roberto Firpo, un des plus grands musiciens de la Guardia Vieja. Très vite encore, il se met lui-même à enseigner et il compte maintenant plus de soixante-dix ans d'expérience pédagogique...

Dans l'espace artistique, il prendra en mains le bandonéon de Aníbal Troilo (2), qui trône habituellement dans sa vitrine du Museo Mundial del Tango, dans le couloir qui mène à la petite salle de conférence, et avec cet instrument mythique, il interprétera quelques solos.

Quelle somptueuse soirée en perspective ! Dommage que Solange Bazely, la meilleure spécialiste de l'histoire de cet instrument (une Française, cocorico !), ne puisse en profiter...

Entrée libre et gratuite comme toujours au siège de la Academia, Avenida de Mayo 833, au premier étage, dans la limite des places disponibles.


(1) Jaula Mágica, surnom donné au bandonéon de Aníbal Troilo (Pichuco) par Horacio Ferrer dans un tango qu'il a écrit et dont Raúl Garello a composé la musique. Ce nom paraphrase le titre d'un célèbre opéra de Mozart, Die Zauberflöte, en français La Flûte Enchantée, en espagnol La Flauta Mágica. J'ai traduit La Jaula Mágica (la cage enchantée) dans l'hommage que j'ai rendu en français à Horacio Ferrer, dans le numéro 20 de la revue Triages, paru en juin 2008 (p 91), disponible chez Tarabuste Editions (voir les informations dans la Colonne de droite de Barrio de Tango ou sur mon site Internet, à la page Livres, www.denise-anne-clavilier.fr).
(2) N'oubliez pas en 2014 le Centenaire Troilo qui permettra au monde entier de se joindre aux célébrations argentines en l'honneur du grand musicien. Pour la France, vous pouvez me communiquer vos projets de toute sorte pour qu'ils soient inscrits au programme officiel. Vous disposez d'une adresse mail dans la Colonne de droite et en bas de la page d'accueil.

dimanche 20 octobre 2013

Quand le Teatro Colón passe commande à Horacio Ferrer [à l'affiche]

Capture d'écran du site du Teatro Colón

De ce soir, à 17h, au 29 octobre 2013 à 20h30, pour quatre représentations exceptionnelles, le Teatro Colón, qui est l'opéra de Buenos Aires, propose un opéra de son compositeur résident, Mario Perusso, sur un livret de Horacio Ferrer, que vous connaissez bien comme poète de tango et auteur, déjà, de plusieurs œuvres théâtrales comme María de Buenos Aires (Astor Piazzolla) ou Oratorio Carlos Gardel (Horacio Salgán).

Il s'agit d'une commande comme le théâtre national argentin a l'habitude d'en passer aux artistes dans son cahier des charges de soutien à la création contemporaine.

Le livret se réclame du surréalisme portègne, dont Horacio Ferrer est en effet l'un des porteurs les plus éminents, et ce depuis María de Buenos Aires, c'est-à-dire depuis 1968. Bebe Dom ou la Ciudad Planeta raconte le monde transformé en une seule ville (et cette ville, c'est d'abord et avant tout Buenos Aires, of course). D'où l'affichage fabriqué avec une vue nocturne de Puerto Madero, avec le Puente de la Mujer au milieu de l'image. D'après Diego Fischerman, le critique musical de Página/12, on retrouve ici l'univers foutraque et symbolique de María de Buenos Aires, avec son lot de personnages allégoriques et réalistes, mendiants, ivrognes et bonimenteurs qui font le quotidien de la nuit portègne.

Les représentations ont lieu le 20 à 17h, les 22, 25 et 29 octobre à 20h30. Le 22, le spectacle sera précédé d'une table-ronde à laquelle participeront le compositeur et l'auteur dans le cadre des Conférences d'avant Rideau.

Le Teatro Colón nous annonce un spectacle avec une touche de bandonéon (il faut ce qu'il faut) et du grand art lyrique avec une belle distribution rassemblant de nombreux artistes résidents.

Pour en savoir plus :
lire le présentation sur le site Internet du Teatro Colón (le site du Colón est trilingue, espagnol, anglais, portugais).

jeudi 17 octobre 2013

Festival Raíz à Tecnópolis [Coutumes]

Capture d'écran du site Internet

Premier Festival de Gastronomie nationale (argentine) au parc Tecnópolis, dans la petite ceinture de Buenos Aires (esquina General Paz y Constituyentes), du 17 au 20 octobre 2013, de 12h à 23h, au moment même où la France célèbre sa traditionnelle Semaine du Goût. On ne pouvait pas mieux tomber.

Entre la poire et le fromage...
(Photo Festival Raíz)

Pendant quatre jours, tout le monde est invité à venir découvrir la diversité des traditions culinaires et gastronomiques du patchwork argentin avec ses vingt-quatre Provinces et toutes les influences venant de presque tous les pays du monde. Ce festival se veut une fête du goût et des sens, tous les sens puisque la musique y a aussi sa place (les Argentins n'ont pas encore cultivé l'accord mets-vin mais ils maîtrisent à la perfection celui entre les mets et la musique, un accord très exotique pour nous !).
Regardez l'agenda : vous y trouverez la fête de l'omelette géante, la fête des Vendanges si traditionnelle à Mendoza (en avril, à l'automne, pas maintenant : on est en pleine saison des fraises !) et ainsi d'une trentaine de manifestations régionales aussi goûteuses les unes que les autres.

J'avoue : cette photo est un peu "too much" surtout avec les types à cheval en arrière-plan.
Mais la communication institutionnelle argentine est souvent "too much" !
(Photo Festival Raíz)

Des producteurs variés sont présents. Des producteurs de tout. Miel, bière artisanale, vin, agneau patagonien (il paraît que seul notre agneau de pré-salé peut prétendre l'égaler), toutes les techniques d'asado (barbecue), les charcuteries (fiambres), les fruits frais et secs...

Le patio du brasseur, dit le site Internet !
(photo Festival Raíz)

La fine équipe de l'émission culinaire Cocineros Argentinos, qui passe tous les jours sur Canal 7, est présente sur la foire. Dégustation de viandes rôties, ateliers de cuisine pour les enfants et d'autres pour leurs parents et même création de la nouvelle cuisine argentine (aussi chichiteuse que son ancêtre française, déjà passée de mode et morte de ses propres excès)...

Si vous êtes de passage à Buenos Aires, ça vaut vraiment le coup d'aller y faire un tour...

Plan de la manifestation. Cliquez sur l'image pour obtenir une meilleure résolution.

Pour en savoir plus :
visiter les pages du Festival sur le site Internet de Tecnópolis
lire l'article de Página/12 sur cette initiative.

Ajout du 20 octobre 2013 :
lire l'article du 19 octobre sur Página/12 (un vrai régal, avec ce bout d'interview du champion de l'asado qui vous raconte les petites anecdotes de cette compétition hors normes).

Chino et Dipi au CAFF demain [à l'affiche]

Demain, vendredi 18 octobre 2013, à 22h, le chanteur Chino Laborde et le guitariste Dipi Kvitko occupent la scène du CAFF, Sánchez de Bustamante 764, avec comme invitée de luxe la chanteuse Sandra Luna. Trois excellents musiciens et deux superbes voix, l'une masculine, l'autre féminine.
Joli équilibre pour soirée printanière.

Chino et Dipi dans un enregistrement de 2010 réalisé par l'ami Pablo Jofre (que j'embrasse)

Entrée : 70 $ (1) à la porte du CAFF le jour même ou 50$ au Musetta Caffé, qui se trouve à Billinghurst 894 (tout est dans le quartier de l'Abasto).

(1) Mes lecteurs habituels le savent, les autres peut-être pas : $ est le symbole du peso argentin (et uruguayen aussi d'ailleurs). Du point de vue de sa valeur financière au taux de change du jour, rien à voir avec le dollar qui règne un peu plus au nord !

mardi 15 octobre 2013

Guiso de mondongo pour la Semaine du Goût [Coutumes]

Photo Cocineros Argentinos

La saison en est désormais passée à Buenos Aires qui est au milieu du printemps. Pour nous, elle commence. Voilà de quoi lutter contre les premiers frimas en cette frisquette mi-octobre : le ragoût de tripes comme on peut le manger à l'automne et en hiver dans le restaurant du coin de la rue, à Buenos Aires, où la nourriture la plus authentique, les vraies recettes sont toujours les plus humbles, une table de gens pauvres (c'est d'ailleurs pour cette raison que bien se nourrir à Buenos Aires y s'y régaler n'est pas cher pour notre niveau de vie européen, sauf à fréquenter les coins à touristes, où la matraque du "for export" guette avidement votre portefeuille). La cuisine de la classe supérieure n'a rien de particulièrement argentin, en général elle prétend imiter la cuisine française et s'évade donc dans l'exotisme lointain.

Pour la recette que je vous donne ici, je m'inspire de plusieurs versions différentes. Le guiso de mondongo, c'est comme le cassoulet ou la choucroute en France : on en trouve autant de recettes qu'il y a de cuisiniers, de cordons bleus et de traditions familiales...

~ ~ ~

Pour six personnes (très affamées) (1), il vous faudra :

1 kilo de tripes (de bœuf), lavées et échaudées telles que le tripier les propose en France (je ne tiens pas compte ici des pratiques des bouchers argentins qui vendent souvent de la tripe crue)
1 chorizo (attention : il ne s'agit pas ici du saucisson espagnol plus ou moins chargé en paprika mais d'une saucisse à cuire assez similaire à la saucisse de Toulouse. Prenez-en une ou deux pièces selon votre goût et votre appétit. Selon les régions, mon lecteur pourra aussi jeter son dévolu sur le diot nature en Savoie ou la Montbéliard dans le Doubs, etc.)
200 gr de lard fumé (ou de lard nature si vous utilisez de la Montbéliard, par exemple)
200 à 500 gr de légumineuses, selon l'appétit, le froid extérieur et le goût de convives. Beaucoup de recettes ne proposent que des porotos (haricots blancs, proches de ceux que l'on cuisine en cassoulet), certaines proposent un mélange de pois chiches et de haricots. A vous de faire votre choix en fonction de vos préférences. En matière de cuisine argentine, il est difficile (mais non pas impossible) de prendre des décisions hérétiques.
2 carottes
2 branches de céleri
3 oignons blonds (une idée perso : remplacer les oignons par des échalotes grises, ce légume quasiment inconnu dans le monde hispanique mais bien goûteux et que l'on peut glisser entier dans la cocotte)
1 poivron rouge (vous pouvez le remplacer par un morrón sec espagnol si vous aimez)
On peut aussi ajouter des poireaux (à couper en julienne), du panais (à traiter comme les carottes) et des zapallos que l'on remplacera en Europe par des courgettes à découper en rondelles sans les avoir épluchées. Le zapallo a le mérite de donner du moelleux en fondant dans la préparation. Les amateurs de courge pourront choisir parmi les variétés qui ont leur préférence. Après tout, ces légumes nous arrivent tout droit du Nouveau Monde.
2 gousses d'ail frais
1 boîte de tomate concassée ou 1 petite boîte de concentré de tomate ou 3 tomates fraîches, épépinées (ne gardez que la chair ou faites-vous la veille votre propre sauce tomate)
du bouillon de légumes pour recouvrir les ingrédients pendant la cuisson
1 verre de vin rouge (pour un caractère très argentin, prenez un vin bien tannique et fort en alcool à base de malbec, voire un vin de cépage 100% malbec)
huile d'olive
2 feuilles de laurier
Pour assaisonner : sel, poivre, ají molido (piment en poudre typiquement argentin – vous pouvez remplacer par un peu de piment d'Espelette ou de paprika de force moyenne)

Préparation
La veille, lavez les légumineuses et mettez-les à gonfler toute la nuit dans de l'eau froide.
Le jour même :
Coupez vos légumes en cube, les tripes en lanières, le lard en lardons épais (une coupe paysanne plutôt qu'une coupe bourgeoise) ou en portions individuelles (comme on le fait pour un plat de choucroute) et la saucisse en portions individuelles.
Laissez l'ail entier, débarrassé de son enveloppe ou en chemise selon votre goût et vos habitudes culinaires.

Dans un faitout, versez un fond d'huile d'olive et faites revenir vos légumes (sauf les tomates). Salez, poivrez. Quand les légumes commencent à suer, ajouter les viandes (lard, saucisse, tripes)*. Mélanger puis ajouter les légumineuses égouttées et les tomates.
Couvrir avec le bouillon de légumes, le vin rouge et le coulis de tomate (en l'absence de tomates fraîches). Ajouter le laurier et l'ail (2). Couvrez et laissez mijoter (guisar) 40 minutes à feu doux jusqu'à cuisson complète des haricots et pois chiches.

* Variante : vous pouvez aussi faire cuire la saucisse à part et au dernier moment, sur un grill, une plancha (à l'espagnole) ou une simple poêle, sans graisse. La saisir à feu vif, la laisser dorer des deux côtés en lâchant une bonne partie de sa graisse. La séparer de la graisse qu'elle a lâchée et la réserver au tiède jusqu'au moment de servir. La couper en tranches à répartir dans le reste de la préparation. Et servir.

~ ~ ~

Le mondongo se sert chaud, à table, à même cocotte sortie du feu, dans une grande soupière dans laquelle chacun se servira (ou se laissera servir) ou dans des raviers individuels ou des cassolettes de terre cuite. Vous pouvez décorer le plat avec du persil haché.

Les Argentins ont l'habitude d'arroser ce solide plat d'hiver d'un bon malbec (l'autre grand cépage de la table argentine, le merlot, est un choix secondaire mais les Argentins n'ont pas encore le culte de l'accord met-vin alors libre à vous de choisir en fonction de votre région de prédilection).

Pour aller plus loin :
l'émission Cocineros Argentinos, de Canal 7, nous propose sa recette en vidéo sur le site Internet de cette émission très sympathique de la première chaîne de télévision publique.
Seul réserve de ma part : ils ont choisi de vous donner une recette en kit, avec haricots en boîte et tomates en conserve. Si cela simplifie considérablement le travail des mères de famille qui constituent le gros du public, cela empêche les haricots de se charger des parfums des autres ingrédients. Une hérésie qu'un cuisinier-gastronome français, belge ou suisse ne commettra jamais !
Voir la recette de Bien Casero (groupe Clarín)
Bien entendu, tous ces liens renvoient vers des sites exclusivement en espagnol.


(1) En Argentine, les proportions sont toujours très généreuses. Méfiez-vous d'un restaurant qui pratique la portion nouvelle cuisine. A Buenos Aires, ce n'est pas normal (ni dans aucune autre ville du pays).
(2) A ce stade de la cuisson, évitez de saler. Le bouillon de légumes le fera. Ajouter encore du sel durcira les légumineuses, ça donnera des fayots en béton armé ! Si nécessaire, rectifier l'assaisonnement en fin de cuisson.

Cucuza et Lucio Arce font la paire [à l'affiche]


Vendredi prochain, le 18 octobre 2013, au Bar El Faro, Constituyentes y La Pampa, que vous connaissez bien, deux artistes de première classe font la paire (yunta) à 21h30 : le chanteur Cucuza Castiello et l'auteur-compositeur interprète Lucio Arce. Pour les accompagner, le bandonéoniste Sebastián Zasali.

Droit au spectacle : 50 $ (peso argentin, à ne pas confondre avec dollar US). Comptez aussi les consommations (mais ça vous ne ruinera pas si vous êtes européen).

Il est fortement recommandé de réserver (coordonnées sur l'affiche). Chaque soirée du Faro fait désormais le plein...

Les élèves du Manuel de Falla au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Jeudi 17 octobre 2013, à 18h30, une belle brochette de jeunes musiciens se produiront, gratuitement, au Museo Casa Carlos Gardel, que vous connaissez bien si vous lisez régulièrement ce blog. Rue Jean Jaurès, 735, en plein Abasto.



Le concert fait partie d'une série de matinées offertes au Conservatoire Manuel de Falla pour permettre aux élèves d'affronter le public en vrai ! Allez-y.

Cardenal et Argañaraz portent Alucinado à Villa Crespo [à l'affiche]


Le chanteur Cardenal Domínguez et le guitariste Ariel Argañaraz, accompagnés de Mariano Martos et de Augusto Argañaraz, présenteront jeudi 17 octobre 2013 à 22h leur nouveau disque, intitulé Alucinado, déjà présenté il y a peu au CAFF mais cette fois-ci, ils seront à Villa Crespo, le quartier natal de Osvaldo Pugliese, au Centro Cultural Oliverio Girondo, Vera 574.

Ils ont invité pour la soirée Alicia Alonso et Hernán Reinaudo.

Entrée : 70 $ sans le disque, 100 $ avec.

vendredi 11 octobre 2013

Liliana Herrero ce soir au Teatro Coliseo [à l'affiche]


Une grande voix du folclore argentin à découvrir, celle de Liliana Herrero, qui se produira ce soir au Teatro Coliseo, Marcelo T. de Alvear 1125, à 21h entourée de ses musiciens, pour présenter son nouveau disque, intitulé Maldigo (je maudis), où elle revisite le répertoire de quelques uns des plus grands comme Atahualpa Yupanqui, Miguel Abuelo, Fernando Cabrera, Juan Falú ou la Chilienne Violeta Para, adorée par les musiciens argentins.

Liliana Herrero est une chanteuse du folclore litoraleño comme disent les Argentins pour désigner la côte fluviale délimitée par le fleuve Uruguay et, dans une moindre mesure, par le Paraná. Elle est née en 1948 dans la Province de Entre-Ríos, dans la Mésopotamie argentine, précisément entre ces deux puissants cours d'eau dont la jonction forme le Río de la Plata.

Dans ce nouveau disque, qu'elle veut essentiellement politique, Liliana Herrero, qui est philosophe de formation, entend interroger le phénomène actuel de construction de l'identité argentine ou des différentes traditions qui confluent en elle pour la constituer. Dans une conversation à bâtons rompus mais un peu tarabiscotée avec Página/12 ce matin, elle évoque le travail sonore pour dégager quelque chose d'authentique en intégrant les éléments constitutifs de cette tradition, non seulement sur le plan strictement musical mais aussi en intégrant jusqu'aux essences locales, qui donnent le bois et donc l'acoustique d'un bon nombre d'instruments de musique, entre autres les percussions, mais qui donnent aussi aux paysages qu'ils composent leur identité irréductible. Le travail de la musicienne a également porté sur l'émission vocale et la manière de rendre le langage, de mettre en valeur ou de casser les textes. Elle estime que ce nouvel album, qui est aussi un nouveau récital, est très chargé en émotions et se révèle difficile à soutenir sur toute la longueur du spectacle tant il demande d'énergie aux musiciens.

Vidéo promotionnelle de Maldigo

Ce soir, donc, au Teatro Coliseo, dans le quartier de Retiro, avec Pedro Rossi (guitare), Ariel Naón (basse électrique et contrebasse), Mario Gusso (percussion), Martín Pantyrer (saxophones) et Lucio Baldini (guitare électrique).

Pour en savoir plus :
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jeudi 10 octobre 2013

Alfredo Piro de retour au Celta [à l'affiche]


Le chanteur Alfredo Piro, qui n'est autre que le fils de Susana Rinaldi qui voyage actuellement à travers l'Europe, quelque part entre l'Espagne et la France, présentera une nouvelle fois son nouveau récital, intitulé El tiempo de los necios (le temps des imbéciles), au Celta, Sarmiento 1702.

Il aura pour invités ses confrères Hernán Lucero et Pablo Krantz.

Acho Estol et Los moscas de Bar au CAFF [à l'affiche]

Le compositeur et guitariste Acho Estol continue à présenter son nouveau concert avec Las Moscas de Bar (les mouches du bar) au CAFF demain, vendredi 11 octobre 2013, à 22h, Sánchez de Bustamante 764.

Entrée achetée à l'avance : 50 $ (en vente au Mussetta Caffé, Billinghurst 894)
Réservation sans paiement et achat à la caisse le soir même : 70 $.


Tango en Tres à Circé le 13 octobre [à l'affiche]

Le groupe Tango en Tres se produira dimanche 13 octobre à 20h à Circe, Córdoba 4335. Comme d'habitude dans cette salle, le spectacle commence à l'heure, ce qui n'est pas fréquent à Buenos Aires (mais il y a un progrès très net depuis un ou deux ans). Ils présenteront leur récital intitulé Caminos (chemins).

Entrée : 40 $



Il est recommandé de réserver au 4772 9042 ou par mail.

Autre visite de la Botica del Angel, cette fois by Lucrecia Merico and Friends [à l'affiche]


Demain, vendredi 11 octobre 2013, dans le cadre de ses visites guidées, le Museo de La Botica del Angel vous propose à 19h un parcours illustrée par une intervention musicale confiée à Tango en Compañía, dirigée par la chanteuse Lucrecia Merico, avec Patricia Carcova, María Rosa Fontanet, Ana Luque, Adriana Rubistein et Nelly Stella, et accompagnée à la guitare par Juan Iruzubieta.

La Botica del Angel est située dans le quartier historique de Monserrat, Luis Saenz Peña 541.