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vendredi 10 juillet 2020

Día nacional del Bandoneón lui aussi en mode confiné [à l’affiche]


Le 11 juillet marque tous les ans la fête nationale (et internationale) du bandonéon en hommage à Aníbal Troilo, le grand compositeur et instrumentiste, mort le 11 juillet 1975.

Tous les ans depuis 2012, Bahía Blanca se fait musique à cette occasion. Cette année, ce festival de deux ou trois jours, qui commence ce soir et s’achève dimanche, se présentera en direct sur Youtube. : Pichuco por siempre (Pichuco pour toujours), chaîne Bahía Blanca no olvida (Bahía Blanca se souvient).

Ce soir, au programme, la participation , entre autres, de Francisco Torné, actuel administrateur avec ses frères et sœurs de l’héritage musical de Troilo, les bandonéonistes Laura Cadabón et Eva Wolf. Demain, plusieurs artistes au programme dont María José Mentana et dimanche, vous pourrez entendre Jacqueline Sigaut, avec Nora Roca, les bandonéonistes Norberto Vogel et Pablo Bernaba et au piano, en invité spécial, le dernier pianiste de l’orchestre de Pichuco, José Colángelo.

Branchez-vous !

mardi 2 décembre 2014

Tangos para un siglo de cartón continue sa tournée portègne [à l'affiche]

Cliquez sur l'affiche pour la lire

Ce samedi 6 décembre 2014, à 21h30, toute la troupe de Tangos para un siglo de cartón autour du compositeur et guitariste Marcelo Saraceni sera au café Los Chisperos (1), Carlos Calvo 240, à San Telmo, avec les chanteurs Jacqueline Sigaut et Hernán Fernández, le pianiste et bandonéoniste Norberto Vogel et plusieurs invités, dont Raimundo Rosales (2).

Droit au spectacle : 80 $.


(1) Los Chisperos, comprenez "les sans-culottes". Il s'agit du surnom donné aux révolutionnaires portègnes de la semaine de Mai 1810. Leur statut social ne leur permettait pas de participer aux débats du Cabildo abierto (voir à ce propos mes articles sur la Semana de Mayo), aussi pour peser sur les événements et les décisions que devaient prendre les notables, ils s'étaient équipés d'armes à feu, qui, à l'époque, faisaient beaucoup d'étincelles (chispas). D'où leur nom d'étinceleurs ! Leur stratégie réussit, leur volonté fut, ce jour-là, entendue par la classe dirigeante de la ville.
(2) Raimundo Rosales fait partie des dix poètes et paroliers présentés dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, que j'ai publié comme numéro spécial 2010 de la revue Triages, chez Tarabuste Editions. Voir le raccourci dans la Colonne de droite. Marcelo Saraceni fait partie des compositeurs représentés également dans cette seconde anthologie bilingue que j'ai déjà publiée.

jeudi 30 octobre 2014

Une nouvelle soirée Tangos para un siglo de cartón à La Paila [à l'affiche]


La même équipe qu'il y a quelques jours, autour du guitariste et compositeur Marcelo Saraceni, se retrouve le 5 novembre 2014 au restaurant La Paila, du quartier de Palermo (Costa Rica, 4848).

La chanteuse Jacqueline Sigaut, le chanteur Hernán Fernández, le bandonéoniste et pianiste Norberto Vogel entourent Marcelo, à la guitare et la basse.

Droit au spectacle : 80 $.
Pensez à inclure au budget le prix du repas (excellent restaurant de cuisine du nord-ouest argentin).
Il est conseillé de réserver. Voir l'affiche (ci-dessus). Cliquez sur l'image pour lire le texte.

lundi 29 septembre 2014

Tango para un siglo de cartón de Marcelo Saraceni [à l'affiche]


Les chanteurs Jacqueline Sigaut et Hernán Fernández, accompagnés du pianiste-bandonéoniste Norberto Vogel, sera mercredi soir 1er octobre 2014, à 22h, au Libario Bar, Julián Alvárez 1325, à Palermo.

Tango para un siglo de cartón est un des spectacles du tango d'avant-garde qui se montent avec différents interprètes, sur une idée originale du compositeur et guitariste Marcelo Saraceni, depuis 2009, à travers tout Buenos Aires.

Droit au spectacle : 80 $ (peso argentin).

lundi 7 septembre 2009

Buenos Aires, façon Google J’ai de la chance [à l’affiche]

Ecrit le 20 août 2009, à Buenos Aires

Deux spectacles passionnants vus la semaine dernière :
les 60 ans de musique du grand bandonéoniste et compositeur multi-genre Walter Ríos, le 18 août, au Teatro Alvear, un spectacle organisé par la Direction de la Musique de la Ville de Buenos Aires,

(Photo ajoutée le 26 septembre 2009)

et le mercredi 19, Tangos para un siglo de cartón, un récital dont j’ai déjà parlé dans un précédent article (le 17 novembre 2008), conduit par le compositeur et guitariste Marcelo Saraceni, autour de son travail avec plusieurs poètes actuels, dont Raimundo Rosales (présent dans la salle), et faisant intervenir un récitant, Miguel Angel Facenta, qui est aussi animateur de radio dans l’émission de Ricardo Horvath (Café bar billares, sur La Voz de las Madres), deux chanteurs, Laura Rivadeneicira et Nicolás Scordamaglia, et un bandonéoniste-pianiste, déjà bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, Norberto Vogel (voir Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite). C’était au CCC, dans le cadre du cycle Tango de Miércoles.


(Photo ajoutée le 26 septembre 2009)

La soirée de mardi, avec les artistes qui entouraient Walter Ríos (et sa femme, la chanteuse Mariel Dupetit) en cette occasion exceptionnelle, s’est terminée au restaurant Lalo, esquina Corrientes y Montevideo, avec une vingtaine de convives dont la rédactrice de ces lignes, totalement estomaquée de se retrouver en si prestigieuse (et si tanguera) compagnie : Claudia Levy, Horacio Rebora, Francisco Torné, le Maestro lui-même et Mariel Dupetit (en bout de table), le Directeur de la Musique de la Ville de Buenos Aires, Luis Salinas (un grand de la musique tout genre également) et j’en passe, bref que du beau linge (1).
Dans la même journée, j’avais pu faire connaissance avec un poète que vous découvrirez dans un livre à paraître, un poète du lunfardo, grand connaisseur du Polaco Goyeneche, de Pugliese et des autres, le Maestro Alberto Ortiz. Quelques minutes auparavant, j’étais reçue par une députée de la Legislatura (je ne vous fais pas l’injure de vous redire ce qu’est la Legislatura ?) (2). Députée avec laquelle je me suis retrouvée nez à nez le soir même... chez Lalo. Comme quoi, Buenos Aires est une ville toute petite malgré des apparences contraires. (3)

Le lendemain, après une séance de travail de trois heures avec le fileteador Jorge Muscia, dans son atelier de San Telmo, après avoir pris le temps ensuite, dans l’inconfort d’un locutorio ouvert à tous les vents et d’un bruyant dont vous n’avez pas la moindre idée, de rédiger les quelques textes que je devais envoyer à l’honorable et très respectée institution portègne qu’est la Legislatura, j’avais la chance de rencontrer Horacio Molina (voir la section chanteurs de Vecinos del Barrio dans la Colonne de droite), à la confitería Las Violetas, un endroit très classieux du quartier d’Almagro, occupant avec quelque majesté l’angle nord-est de la esquina Rivadavia y Medrano (4). A peine entrée dans l’établissement, le hasard faisant bien les choses, je peux saluer Ruben Cané (et son frère), l’un des cinq Cantores de Típica que Gabriel Soria et Cecilia Orrillo (présents eux aussi) viennent de faire remonter sur scène, au Teatro Avenida, dimanche dernier. Je vous ai déjà parlé de ce spectacle issu d’un vrai travail de recherche archéo-discographique et qu’un méchant rhume (en hiver, ça manque d’originalité) m’a fait louper (voir l’article paru pour le Festival de La Falda).

Ceci, rhume ou pas, quand, en l’espace de 48 heures, on rencontre coup sur coup une députée, deux poète, un grand bandonéoniste au sommet de son art, pleins de musiciens, trois chanteurs, deux chanteuses, un peintre, un compositeur, le Vice-Président de la Academia Nacional del Tango et son épouse et pardon si j’en oublie, croyez-vous sérieusement qu’on a encore du temps de reste pour se plaindre qu’il fait froid et qu’il pleut ? Non ! On attend que Buenos Aires retrouve son temps d’août normal avec son ciel bleu et ses 15 à 17° dans l’après-midi...


(1) du beau linge : turno idiomático para hablar de personas de rango.
(2) Vous savez aller dans la Colonne de droite consulter la Trousse lexicale d’urgence, dans la partie médiane... Si, si, vous savez...
(3) là aussi, petit détour vers la partie médiane de la Colonne de droite. Des précisions chiffrées sont disponibles dans la rubrique Buenos Aires : infos pratiques.
(4) dont j’ai fini par faire, lors de ce séjour bousculé, mon quartier général (note ajoutée le 7 septembre 2009)

vendredi 12 juin 2009

Gabriela Novaro au Torcuato ce mardi [à l’affiche]

Photo communiquée par Gabriela Novaro


La chanteuse Gabriela Novaro présente en avant-première son nouveau disque au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, ce 16 juin 2009 à 21h30 (entrée libre et gratuite).

Elle sera accompagnée comme si souvent par le bandonéoniste Norberto Vogel et le guitariste Hernán Reinaudo, qui a assuré la direction musical et les arrangements de ce nouveau disque qui sera très prochainement en vente.

Le tour de chant se composera des grands classiques que Gabriela a installé dans son répertoire depuis longtemps, dont de nombreux tangos, valses et milongas écrits par Homero Manzi et Enrique Cadícamo, et de tangos tout récents, dus aux plumes de Nélida Puig, Alejandro Szwarcman ou Juan Muñiz.

Pour l’occasion, Gabriela Novaro, Norberto Vogel et Hernán Reinaudo partageront la scène avec Escolaso (le jeu, le tapis vert), un trio de guitaristes de tango de Rosario, la grande ville au nord de Buenos Aires, la seconde ville du pays en importance démographique.

En savoir plus :
Ecouter Gabriela Novaro sur son site
Ecouter Escolaso sur sa page Myspace
Voir le programme du Torcuato en visitant le site de cet important Centre culturel du quartier de San Telmo.

dimanche 12 avril 2009

Gabriela Novaro au Fondo Nacional de las Artes [à l'affiche]



La chanteuse Gabriela Novaro se produira mardi 14 avril à 20h30 précises à la Casa de la Cultura du Fondo Nacional de las Artes, une institution qui promeut et finance de nombreuses activités artistiques dans tous les genres et tous les domaines.

Gabriela se produit dans le cadre du cycle des Mardis La musique comme elle vient. La Casa de la Cultura se situe rue Rufino de Elizalde au numéro 2831, dans le quartier de Palermo (tout à côté de la Plaza República de Chile). L'entrée est libre et gratuite et la distribution des billets se fait deux heures avant le début du spectacle.

Gabriela sera accompagnée par Norberto Vogel, bandonéoniste et pianiste, et Hernán Reinaudo, à la guitare. Le tour de chant est intitulé Abretango (ouvre-tango, sous le format d'ouvre-bouteille). Gabriela Novaro y interprétera des pièces classiques signée Enrique Cadícamo (1900-1999) et Homero Manzi (1907-1951) par exemple, et des poètes d'aujourd'hui, Nélida Puig, Juan Muñiz et Horacio Ferrer.

En illustration, une photo que m'a envoyée Gabriela et qui a été prise lors de son concert au cinéma Arrayanes à San Carlos de Bariloche, à la mi-mars, lors du Sommet Mondial du Tango, où elle a été accompagnée par Norberto Vogel (voir mon article sur le jour où elle a chanté et le récent Retour sur Images que je lui ai consacré, notamment grâce aux éléments qu'elle a eu la gentillesse de me fournir).

Tous les articles de Barrio de Tango (y compris celui-ci) sur Gabriela Novaro en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, entre titre et article. De même pour Norberto Vogel et Hernán Reinaudo. Voir également dans la Colonne de droite le site de Gabriela Novaro dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales (partie inférieure de la Colonne).

vendredi 27 février 2009

Quarante bougies et toujours pas un cheveu sur le caillou [à l’affiche]



Vendredi 27 février à 21h30
Le tango se ramène dans le quartier - Edition spéciale
A peu près le même foutoir que d’habitude mais avec un gâteau en plus.
Cucuza (moi) fête son anniv
Moscato y donne du lustre (enfin, il essaye !)
Invités d’honneur : vous tous.

(Traduction Denise Anne Clavilier)

Telle est l’invitation que j’ai reçue hier soir (trop tard pour prendre mon billet auprès d’Aerolineas - c’est incroyable comme ils sont mal organisés, ces Argentins !). Comme j’ai trouvé l’invitation sympa, j’ai décidé de la partager.

La fête se passe donc ce soir au café El Faro, un bar-restaurant-pizzeria situé à l’angle (esquina) Pampa et Constituyentes dans le quartier excentré de Villa Urquiza, où vit Cucuza (voir les autres articles de Barrio de Tango sur ce cycle, EtvaB, en cliquant sur l’anagramme dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ci-dessus, il y a aussi dans les articles quelques photos des soirées passées).

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le chanteur (mais aussi auteur et compositeur, on en reparlera à la fin mars) Cucuza, rendez vous de toute urgence sur les autres articles que je lui ai déjà consacrés (en cliquant sur son nom dans le pavé Pour chercher Para buscar To search, sous le titre) et sur sa page My Space pour écouter cette voix de velours (dans les liens externes de la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales). Elle vaut le clic de souris.
Ou alors cliquez sur ce lien, Tibieza (Cucuza accompagné par Hernán Reinaudo et Norberto Vogel, dans un de ses propres morceaux).

Et comme c’est aujourd'hui même son anniversaire (c'est même écrit sur la page d'accueil de Todo Tango !) et que Cucuza a une bonne dose d’humour dans la plume, dans l’encrier et dans la boîte mail, je vous livre quelques uns des délires de sa prose promotionnelle...

Corría el verano de 1969, poco antes poco después se separaban "Los Beatles", el hombre llegaba a la luna (oooootro tema...), "El Polaco" Goyeneche se tomaba su "whiscacho" número 2346, Raúl Lavié empezaba a hacerse el coqueto y nacía casi sin querer Hernán Ernestor Castiello. Este "pescadito" con ascendente en conejo y descendente en ornitorrinco, que a la edad de 5 años escribía sus primeros palotes en las páginas del Tango y a los 6 recibía sus primeros palazos por escribir desafinando. A los 10 se saca los últimos mocos (hecho que se concretaría en verdad recién a los 14) y a partir de los 15 años hasta los 39 su historia se pierde en un misterioso "Triángulo Bermudezco" que nos fuerza a llegar raudos hasta este presente...
Hernán Cucuza Castiello

C’était l’été 1969, un peu avant un peu après les Beatles se séparaient, l’homme marchait sur la lune (toute une histoire, ça !), le Polaco Goyeneche s’avalait son 2346ème whiscacho (1), Raúl Lavié (2) commençait à se faire coquet et naissait, presque sans le vouloir, Hernán Ernestor Castiello. Ce petit poisson avec le lapin en ascendant et l’ornithorynque en descendant, qui à l’âge de 5 ans traçait ses premiers bâtons sur les pages du Tango et à celui de 6 recevait ses premiers coups de règles parce qu’il écrivait en chantant. A 10 ans, il finissait de moucher son nez (ce qui en fait n’arriva vraiment qu’à l’âge de 14) et à partir de ses 15 ans juqu’à ses 39 ans, son histoire se perd dans un mystérieux Triangle des Bermudes que nous force à arriver en 4ème vitesse jusqu’à aujourd’hui...
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le mot d’ordre de la soirée est de chanter exclusivement des tangos dont le titre contient le nombre 40, comme Las 40 (les années 40) ou Buenos Aires del 40 (Buenos Aires en 1940). Les titres avec le nombre 50 sont priés de rester au vestiaire : Cucuza ne chantera donc pas l’immortel chef d’oeuvre du Padre del Tango, Don Ángel Villoldo (1861-1919), qui fit bien rigoler en son temps les petits gars du faubourg avec son Cuidado con los 50 (chansonnette qui moquait un édit municipal interdisant aux hommes d’adresser des galanteries aux femmes dans la rue sous peine d’une amende de 50 pesos, une vraie fortune pour l’époque) (3). Dans son mail d’invitation, Cucuza précise (à toutes fins utiles) que les rigolos de service sont priés de s’abstenir de lui réclamer le tango Voy camino a los 50 (je vais sur mes 50), le seul tango dont, dit-il, il sache que son titre contient le chiffre 50. Mais bon ! comme il n’en aura que 40, on restera sur ce chiffre. Non mais !

Ultime précision : Cucuza fera don de tous les cadeaux qui lui seront faits à cette occasion à l’institution S.O.N.M.I.O.S (il y a un jeu de mots, je vous laisse deviner lequel ? Si ! C’est vachement fastoche... Promis !) (4)

Enfin il termine son mail en remerciant tous ceux qui l’ont aidé à réalisé l’affiche et à rassembler quelques tangos rassemblant les caractéristiques mathématiques susvisées et en priant les gens d’arrêter de lui envoyer des listes de titres(il croule sous les suggestions de ses correspondants !)

Allez !
Depuis Paris et depuis l’hiver, bon anniversaire, Cucuza,
et bonne soirée à tout le monde !

(1) whiscacho : l’immense chanteur Roberto Goyeneche, dit El Polaco (1926-1994), ne pouvait pas entrer en scène sans avoir bu juste avant un petit cocktail passablement costaud qui avait été très en vogue dans les années 20. Je me souviendrai longtemps d’avoir entendu l’anecdote racontée par Horacio Ferrer, qui est un conteur fabuleux. C’était le 15 août dernier, quelques heures avant l’ouverture du Festival de tango. Une petite équipe de tournage de Telesur (la chaîne du Venezuela) venait de nous projeter, à lui, à Walter Piazza, le secrétaire de la Academia Nacional del Tango et à moi qui me trouvais là presque par hasard, un superbe documentaire de 25 minutes (si riche qu’il en paraissait 60) dont ils venaient d’achever le montage et dont Horacio Ferrer se montra très content ("ce film est plus moi que moi-même", joli compliment, non ? et mérité avec ça !). Et le Maestro se mit à nous raconter des tas d’anecdotes avec faconde, sur Troilo, sur la fondation de la Academia, sur l’écriture de Balada para un loco... et sur le whiscacho d’El Polaco. L’un de nous lui demanda ce que c’était que cette bête-là. "Oh, un vieux cocktail des années 20, expliqua-t-il avec un geste vers un lointain passé... Il faut bénir celui qui l’a inventé... S’il ne l’avait pas fait, il aurait fallu inventer le whiscacho pour qu’el Polaco puisse chanter".

Y cuando el fueye arrea su vendaval de infarto,
El Tango es una curda poética en tu voz
(dans El Polaco, tango d’Horacio Ferrer et Leopoldo Federico)

Et quand le soufflet lâche sa bourrasque cardiaque,
Le tango, chanté par toi, est une cuite poétique.
(traduction Denise Anne Clavilier)

Vous pouvez entendre ce texte récité par Horacio Ferrer, accompagné au bandonéon par le compositeur lui-même, dans un disque reprenant un concert public à la mémoire de Roberto Goyeneche (chez Melopea, pour ne pas changer....)
El fueye (le soufflet), en lunfardo, c’est le nom du bandonéon.
(2) Raúl Lavié, un autre chanteur, heureusement toujours en vie et toujours en activité, lui. Les articles sur les chanteurs en général, sous la mention Les chanteurs, dans la rubrique Les artistes, dans la Colonne de droite.
(3) Comme il y avait beaucoup plus d’hommes que de femmes à Buenos Aires au début du 20ème siècle, beaucoup hommes importunaient assez fréquemment les femmes dans la rue. Le Maire de l’époque prit donc des mesures énergiques !
(4) Pour ceux qui n’ont pas la bosse de l’espagnol : "son míos", surtout si vous parlez de cadeaux, ça veut dire "ils sont à moi !" Le présent article de blog, en français, finira donc directement dans la trésorerie de cette brave ONG aux objectifs pas clairs...

lundi 17 novembre 2008

Tangos para un siglo de cartón [à l'affiche]

Tangos pour un siècle de carton est un parcours musical à travers des tangos de Marcelo Saraceni sur les textes de Bibi Albert, Raimundo Rosales, Hugo Salerno, Hilda Guerra, Pablo Guzmán, Ernesto Garabato et Enrique Martín. Siglo de cartón est le titre d'un tango de Marcelo Saraceni que vous pourrez découvrir sur sa page My Space. Il a été élève de Sebastián Piana, un des très grands compositeurs du tango des années d'or et l'inventeur de la milonga ciudadana. Côté écriture, il a été celui de León Benarós, un poète à qui j'ai consacré un de mes tout premiers articles en juillet dernier.

Le titre doit se comprendre par rapport aux chiffoniers de Buenos Aires, qu'on appelle les cartoneros et qui gagnent leur vie en récupérant dans la rue, dans les poubelles, parfois directement chez les particuliers tous les déchets (cartons, plastiques, métal, bois, tissu, os et tout autre détritus qu'on peut trier et recycler d'une manière ou d'une autre). Attendez-vous à une sélection de tangos à fort retentissement social... Ce qu'on appelle là-bas le tango testimonial (le tango qui porte témoignage de la réalité).

Participeront au show les chanteurs Laura Rivadeneira et Nicolás Scordamaglia, le bandonéoniste et pianiste Norberto Vogel que j'ai déjà cité car il se produit souvent avec la chanteuse Gabriela Novarro, le guitariste et compositeur Marcelo Saraceni et le poète Raimundo Rosales qui dira des poèmes et les glosas des tangos de ce show (1) .

Cela se passera au Taconeando, une tanguería de Monserrat, dans la rue Balcarce, à la limite avec San Telmo, dimanche 23 novembre à 20h (entrée 15 €).

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de Raimundo Rosales dans divers articles, notamment celui que j'ai consacré à la Rencontre de poètes qui a eu lieu à la Academia Nacional del Tango, le 18 août dernier, pendant le Festival. Et de Marcelo Saraceni en vous présentant Sara Melul, qui a écrit pas mal de textes qu'il a mis en musique ou vice-versa ou Jacqueline Sigaut qui a chanté et enregistré quelques uns de ses tangos.

Quelques uns de ces artistes peuvent être découvert sur la toile :

Raimundo Rosales : sa page My Space, sur laquelle vous pourrez écouter quelques uns de ses tangos chantés notamment par Cucuza et voir plein de jolies photos où il pose à côté d'Horacio Ferrer, Raúl Garello et Héctor Negro, avec Jacqueline Sigaut, Claudia Levy, Cucuza, Oscar Pometti...

Norberto Vogel dispose d'un site à lui, où vous pourrez télécharger en Mp3 quelques morceaux de grande qualité.

Marcelo Saraceni a sa page My Space, qui vous permettra d'en savoir plus sur son histoire et son style. 7 tangos sont en écoute non téléchargeable.

(1) la glosa est un texte poétique d'introduction à l'oeuvre à venir.

jeudi 6 novembre 2008

Gabriela Novaro au Centro Cultural Recoleta [à l’affiche]

La chanteuse Gabriela Novaro présentera une nouvelle fois son disque Otra historia tout en donnant un aperçu du répertoire de son prochain album le mercredi 12 novembre à 19h au prestigieux Centro Cultural Recoleta (dans la salle Microcine au 1er étage). Entrée 10 $.

Gabriela sera accompagnée par Norberto Vogel au bandonéon, qui l’accompagne déjà sur le disque, et Carlos Filipo à la guitare (en lieu et place de Hernán Reinaudo, qui enchaîne la tournée de Daniel Melingo sur celle de Néstor Tomassini, avec Ananta Roosens pour compléter le trio, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse). La direction musicale et les arrangements de Otra historia sont dus à Norberto Vogel et Hernán Reinaudo.

Quelques titres du disque, pris au hasard (tu parles !) sur la pochette :
Torrente (Hugo Gutierrez - Homero Manzi), Fangal (Bourbier, Enrique Santos Discépolo - Virgilio et Homero Expósito), Niebla del Riachuelo (Brume du Riachuelo, Juan Carlos Cobián - Enrique Cadícamo), Candombe para Gardel (Rada Rubén), Homero al Sur (Homero dans le sud, un hommage largement posthume à Homero Manzi, de Domingo Moles et Roberto Diaz)...

Gabriela attend actuellement le retour de Hernán Reinaudo pour reprendre leurs séances de travail sur leur prochain album. Je vous tiendrai au courant de sa sortie...

En attendant, Otra historia est disponible chez Zivals dont le site vous permet d’écouter 30 secondes de toutes les pistes de tous les disques que vous voulez acheter (voir les liens à droite) et vous fait aussi une évaluation du prix de chaque article et du tout en euros et en dollars US. Entre l’Europe et l’Argentine, comptez un délai de 3 à 4 semaines pour la livraison de votre commande par Correo Argentino (la poste argentine). Noël est dans 6 semaines et demie. Vous êtes dans les délais. Et en plus, vous êtes sûr que ce cadeau-là ne fera pas doublon au pied du sapin !

Si vous êtes du genre méfiant, vous pouvez encore aller vérifier plus à fond que c’est de la bonne musique directement sur le site de Gabriela. Là (à la page discografía, vous entendrez les morceaux en entier et vous pourrez même en télécharger trois en Mp3 (Torrente, Villa Freud et Homero al Sur).

mardi 14 octobre 2008

Gabriela Novaro présente son nouveau disque [à l'affiche]

Photo envoyée par Gabriela Novaro

La chanteuse Gabriela Novaro participera au cycle Tango 08 au Centro Cultural San Martín, le centre culturel couplé au Teatro San Martín de la avenida Corrientes.
Ce sera le jeudi 16 octobre à 20h30 dans la Salle Enrique Muñio, au 4ème étage (on y accède par l'arrière, la rue Sarmiento, à la hauteur 1551).
L'entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.
Gabriela Novaro y présentera son premier disque, Otra historia, sorti en 2005, et son nouveau répertoire composé de tangos contemporains, dont beaucoup d'inédits, et de classiques assez peu fréquemment interprétés.

Elle sera entourée d'un trio de musiciens : Norberto Vogel, au bandonéon, Carlos Filipo à la guitare et Roberto Amerise à la contrebasse.

La veille, le mercredi 15 octobre, elle passe en direct sur les ondes de la 2x4, dans Los Tres Berretines, l'émission de Gogo Safigueroa, vers 16h (heure locale). Jusqu'à dimanche prochain, nous avons toujours 5 heures de décalage horaire. Il faut donc vous connecter au streaming du site de la radio vers 21h, si vous vivez en Europe occidentale.

En décembre 2004, elle a obtenu une mention d'honneur dans un concours co-organisé par la 2x4, la Academia Porteña del Lunfardo, la ville de Buenos Aires et l'association Proyecto Tango, qui s'appelle : Andá a cantarle a Gardel (Va donc chanter ça à Gardel, une expression familière qui correspond au français "c'est ça ! Et moi je suis le Pape !").

samedi 20 septembre 2008

Gabriela Novaro au Bar Notorious dimanche 21 septembre [à l'affiche]


Accompagnée par Hernán Reinaudo à la guitare et Norberto Vogel au bandonéon, la chanteuse Gabriela Novaro présentera en ce premier jour du printemps son premier disque intitulé Otra historia et en profitera pour présenter aussi son nouveau répertoire, qui mélangera des classiques qui n'ont pas été usés à force d'être chantés et des tangos contemporains, la plupart inédits. Elle aime les valses et les candombes qu'elle colore d'un peu de jazz.

Elle sera accompagnée par les auteurs des arrangements qu'elle interprètera, tous trois forment depuis plusieurs années un trio uni par un même projet esthétique.


A moins que vous n'ayiez la possibilité de vous rendre directement au Bar Notorious, ce dimanche. Je vous donne l'adresse à tout hasard : avenida Callao 966 à Buenos Aires. L'entrée est à 15 $. (Le patron n'exige pas que vous preniez en plus au moins une consommation). Le show commence à 18h.